Newsletter n° 2017-14

Le 1er mai a été l’occasion d’une grande journée de mobilisation et de rassemblement contre le front national pour faire avancer les droits sociaux, promouvoir la paix, la justice sociale, l'éducation et la démocratie. À Paris, les organisations syndicales FSU, CGT, FO, Solidaires, unies en 2016 contre la loi Travail, ont défilé derrière une banderole unitaire « Pour en finir avec les reculs sociaux qui font le terreau de l'extrême droite ». Même si le cortège n’a pas rassemblé les foules, la gravité de la situation, c’est à dire celle ouvrant la possibilité de voir accéder au pouvoir la candidate d'un parti que nous n'avons cessé de combattre, un parti d'essence anti- démocratique, xénophobe et liberticide, appelait une expression forte des organisations syndicales porteuses d’autres valeurs. La FSU et l’ensemble de ses syndicats nationaux ont contribué à cette action.

Le SNES estime que « le 1er mai, première étape de mobilisation, doit lier fortement les deux dimensions, celle du refus de l'extrême droite, celle de l'expression de nos revendications ; plus nous serons nombreux, plus le message adressé à E. Macron sera explicite : pas de blanc-seing mais la volonté de rassembler les forces progressistes du pays pour garantir les droits, réduire les inégalités, améliorer le pouvoir d'achat de tous » : ICI

Nos collègues constatent un « bouleversement politique » et présentent leurs premiers éléments d’analyse : « Quand vient le moment de se décider pour le deuxième tour, chacun agira avec sa sensibilité, son histoire personnelle, son contexte et sa situation mais le SNES-FSU a la responsabilité de peser les dangers, d'analyser et hiérarchiser, et de faire connaître ses positions. C'est ce qu'il fait aujourd'hui en considérant qu'il faut à la fois barrer la route au Front national et construire les mobilisations sociales contre les politiques libérales qui font le lit de l'extrême droite » : ICI

Dans ce contexte électoral particulier, le SNUipp-FSU appelle pour sa part « à défendre la protection sociale, les retraites, les services publics, les droits des salariés et les libertés démocratiques, à s'opposer aux politiques d'austérité, aux reculs sociaux, à la précarité. La présence du Front National à ce second tour de l'élection présidentielle ne doit pas être banalisée tant les positions de ce parti sont un danger pour la République et la démocratie. Pour autant poursuivre sur la voie des politiques libérales régressives ne fera qu'aggraver le chômage, fragiliser les services publics, renforcer les inégalités...et faire le lit du FN et de l'extrême droite » : ICI

Le SNESUP-FSU « comprend et respecte celles et ceux qui répugnent ou se refusent à utiliser le bulletin Macron tant le programme de celui-ci va à l’encontre des aspirations sociales, écologistes et démocratiques. Pour autant, sans aucune adhésion au projet politique, social et universitaire de ce candidat, (il) appelle les syndiqué.e.s, les universitaires et plus largement l’ensemble de la population, à faire échec à la candidate du Front National et pour cela les invite à utiliser le bulletin de vote Macron. Dès le lendemain du vote, mobilisons-nous ! » Il appelle à barrer la route à l’extrême droite : ICI

Le Bureau National du SNASUB-FSU a publié un communiqué que notre Secrétaire Général, Bruno LEVEDER, a envoyé à tous les adhérents dans lequel il juge indispensable que « le 1er mai soit l'occasion de grands rassemblements revendicatifs, dans l'unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l'idéologie du Front national présent au second tour de l'élection présidentielle ». Le SNASUB « continue dès maintenant à poursuivre sur cette voie pour imposer la satisfaction des revendications. Il réaffirme avec force que le vote Front national n'est en aucun cas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société. Toutes et tous, nous sommes concerné-es : Pas une voix pour le Front national ! » : PDF iconCommuniqué SNASUB-FSU élection présidentielle.pdf

Plusieurs camarades du SNASUB se sont exprimés au nom de leur courant de pensée ou à titre individuel. Vous trouverez ci-jointes leurs contributions qui, si elles reflètent la diversité des opinions sur « le choix » à faire ou pas au second tour de cette élection, se rassemblent toutes néanmoins sur la nécessité de combattre le Front national et les idées qu’il véhicule.

PDF iconAlexis Boche.pdf

PDF iconAnne de Maupeou Anne.pdf

PDF iconarnaud.pdf

PDF iconAurand Patrice.pdf

PDF iconFlorence Marly.pdf

PDF iconJean Odel OUMANA.pdf

PDF iconLANCHA Catherine.pdf

PDF iconPhilippe Lalouette.pdf

PDF iconsebastien poupet.pdf

PDF iconSNASUB NICE.pdf

D’autres textes comme l'appel unitaire départemental de la Somme pour le 1er mai transmis par Philippe LALOUETTE ou l'Appel intersyndical départemental de Toulouse et de la Haute-Garonne transmis par Hervé PETIT ont pris position sur la question du front national dans cette situation politique si particulière (PDF iconAppel unitaire 1er mai-final.pdf et PDF iconTract unitaire 1er mai 2017 FN.pdf).

Alors que des présidents d’organisme de recherche appellent également à voter contre Marine Le Pen (PDF iconDes présidents d’organisme de recherche appellent à voter contre Marine Le Pen.pdf), c’est un président d’Université parisien courageux qui est intervenu dans le débat : celui de l’Université Paris Descartes (texte diffusé en interne).

Enfin, espérons que celles et ceux qui souhaitent voter puissent le faire car les maires craignent de manquer d’assesseurs pour le scrutin de dimanche. Certains viennent de lancer des appels à candidatures et d’autres se déclarent prêts à mobiliser leurs propres agents municipaux (PDF iconLes agents municipaux appelés en renfort dans les bureaux de vote pour le second tour.pdf).

 

Actualités diverses et Fonction Publique

Une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, parue le 4 mai, souligne que les injures, menaces ou violences physiques… sont des atteintes qui se produisent souvent dans le cadre professionnel, en particulier chez deux catégories de fonctionnaires : les forces de l’ordre et les enseignants (PDF iconPoliciers et enseignants.pdf).

L’inspection générale des Affaires sociales et celle de l’Administration de l'éducation nationale et de la recherche constatent, dans un rapport récent, que des pouvoirs publics en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’accordent qu’une place “modeste” à l’objectif de mixité des métiers, Les progrès vers la mixité des métiers sont “très lents” (PDF iconLa mixité des métiers peine à infuser la fonction publique.pdf).

Le gouvernement a créé un droit d’initiative citoyenne pour les projets environnementaux qui permettra notamment à 10 000 citoyens, à 10 parlementaires ou à une collectivité de saisir la Commission nationale du débat public (CNDP) pour demander un débat public ou une concertation préalable sur un projet environnemental d’ampleur nationale (PDF iconLe gouvernement crée un droit d.pdf).

Enfin, le SNES a publié un certain nombre d’articles sur la situation internationale et les droits et libertés :

  • Groupes néonazis : procès à Amiens : ICI
  • Palestine : prisonniers politiques en Israël, solidarité ! : ICI
  • Prisons : changer de logique : ICI
  • Rapport du CNCDH : tolérance en hausse : ICI

Autre initiative, le 17 mai aura lieu la Journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies : ICI

 

 

Secteurs professionnels

Dans l’enseignement scolaire du premier degré, face à la remise en question permanente de la position de détachement des personnels enseignants, au vu du peu de volonté de dialogue du MENESR, des départements et des académies sur ces points, les syndicats de la FSU appellent à multiplier les grèves dans le réseau AEFE du 9 au 12 mai 2017 : ICI

Dans l’enseignement scolaire du second degré, au terme de cette première année de mise en place de la réforme du collège, le SNES considère que le bilan est sans appel : tout montre l'échec de cette réforme. Il organise une action nationale : une grande campagne d'HIS est lancée. Dans tous les collèges, les personnels sont invités à prendre le temps de se réunir pour faire le bilan de cette année, puis à transmettre ces éléments à leurs sections académiques. Toutes ces réponses permettront de dresser un bilan national de la situation en collège et d'interpeller rapidement le prochain Ministre de l'Education Nationale, dès son installation, sur la gravité et l'urgence de la situation : ICI

Au BOEN paru hier, la liste des établissements scolaires publics inscrits dans le programme Rep à la rentrée scolaire 2015 a été modifiée. A Paris, le collège Suzanne Lacore entre dans le dispositif : ICI

La circulaire n° 2017-080 du 28-4-2017- NOR MENE1712498C dresse la liste des fournitures individuelles pour l'année scolaire 2017-2018 : ICI

Dans l’Enseignement Supérieur, le gouvernement a entériné le tirage au sort pour départager les trop nombreux candidats à l’entrée de certaines filières universitaires surbookées. Une circulaire publiée le 27 avril au bulletin officiel grave dans le marbre ce recours à l’aléa en dernier ressort, une fois le critère géographique et celui de l’ordre des vœux des bacheliers effectués sur la plate-forme d’Admission postbac (APB) appliqués. Un article transmis par Jacques AURIGNY fait le point sur la question (PDF iconLe gouvernement entérine le tirage au sort.pdf).