Newsletter n° 2017-13

« Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national est qualifiée pour le second tour. La FSU considère avec une extrême gravité la montée de l'extrême droite dans notre pays. Depuis des années, la FSU prend une part active pour la combattre (…) La FSU s'y emploie dès aujourd'hui en appelant à faire du 1er mai un grand rassemblement revendicatif, dans l'unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l'idéologie du Front National présent au second tour des élections. Le vote Front national n'est pas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société. Nous sommes toutes et tous concerné-es ». Pas de vote pour le Front national ! Communiqué ICI.

« Entre miroir aux alouettes et vieux démons », le SNUIPP décrypte les propositions du Front National relatives à l'éducation : ICI

Nos collègues estiment qu’« avec sa candidate qualifiée au second tour de l'élection présidentielle et en tête dans 47 départements, le Front national n'a jamais été aussi proche du pouvoir. Son programme est à l'opposé des objectifs et des valeurs que porte le SNUipp-FSU. Son histoire, ses alliances internationales et ses pratiques prouvent que ce parti est profondément antidémocratique et xénophobe. Il constitue une menace majeure pour nos droits et nos libertés (…) Au-delà de cette séquence électorale et très vite, les mobilisations seront donc indispensables pour défendre nos droits et en conquérir de nouveaux. Mais d'abord, barrons la route au Front national » : ICI

Le SNES est sur la même ligne : « Pour la deuxième fois en quinze ans, la France voit arriver au second tour de l'élection présidentielle un candidat du FN. Cette situation en dit long sur l'état de notre société, la hauteur des inégalités et des inquiétudes, la défiance vis à vis de toute une partie du monde politique (…) Mais, dans l'immédiat, l'enjeu premier, c'est barrer la route au FN dans les urnes, à la présidentielle comme aux législatives, être dans la rue le 1er mai, rassemblés pour dire non à l'extrême droite. Par ce qu'il représente, parce que la société en laquelle nous croyons courrait un grave danger avec le FN, le SNES-FSU appelle instamment à contrer la menace imminente et battre le FN » : ICI

Même si la majorité des syndicats de fonctionnaires ont appelé à faire barrage à Marine Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle, ceux-ci n’approuvent pas pour autant le programme d’Emmanuel Macron, bien au contraire... En ce qui concerne les fonctionnaires, les territoires, la sécurité…, les principales propositions des finalistes ne font guère envie (PDF iconLe choix cornelien des syndicats de fonctionnaires.pdf).

Quand le candidat d’En marche ! assure que son « objectif est d’ouvrir la fonction publique » (PDF iconEmmanuel Macron.pdf), la candidate du Front national souhaite intégrer « la connaissance de l’histoire et la culture françaises dans les concours de la haute fonction publique comme celui de l’ENA, car il me paraît indispensable que les hauts fonctionnaires aient un savoir développé sur le pays qu’ils servent...» (PDF iconMarine Le Pen.pdf).

Quant aux autres formations politiques, certaines comme le parti Les Républicains pensent déjà à la stratégie pour les élections législatives. Ainsi, l'ex-Président Nicolas Sarkozy pousse à assouplir le projet de la droite, notamment en matière de fonction publique (PDF iconLégislatives.pdf).

Quoiqu’il en soit, les responsables de cette situation sont peut-être aussi ceux qui gouvernent le pays à tour de rôle depuis longtemps. Ainsi, après trente-sept ans de carrière à l’éducation nationale, l’ex-directeur de cabinet de Vincent Peillon, Pierre-Yves Duwoye, relate le rendez-vous raté de la gauche avec l’école” en 2012. Il incrimine un système éducatif “régulé d’en haut, verticalement, de façon injonctive” (PDF iconLes amères confidences.pdf).

De même sur le chômage : l’inversion de la courbe tant attendue et mainte fois annoncée n’aura jamais vraiment eu lieu. Le ministère du Travail et Pôle emploi ont annoncé qu'au mois de mars, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, avait augmenté de 43 700 par rapport au mois de février, soit une hausse de 1,3 %. Ce chiffre augmente de 1,2 % sur trois mois et recule de 0,9 % sur un an : ICI

« L’heure de faire les cartons approchant », la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a publié une lettre, adressée le 21 avril au Premier ministre, Bernard Cazeneuve, où elle fait état des principaux chantiers menés dans son ministère et propose aussi une réflexion prospective sur la fonction publique à l’horizon 2025. "Parmi les priorités du prochain quinquennat, doivent figurer la reconnaissance du mérite dans le déroulement de la carrière des agents et l’organisation d’états généraux du service public, estime la ministre Annick Girardin… ». Le changement, c’est maintenant ? (PDF iconLa ministre des fonctionnaires veut une reconnaissance du mérite.pdf).

Il est donc plus que nécessaire cette année encore que nous puissions construire une mobilisation forte et unitaire pour le 1er mai. Le SNASUB et la FSU, en tout cas, mettront toute leur énergie dans cette perspective.

Vous trouverez ci-joint le texte d'appel à manifester de la FSU Ile de France pour le 1er mai de la place de la République à celle de la Nation aux cotés de la CGT, de FO et de Solidaires. Rendez-vous à 14h30 place de la République sous le ballon « FSU ile de France ». L'ordre des cortèges sera le suivant : CGT, FSU, FO, Solidaires, puis ensuite les associations et enfin les partis politiques comme c'est de coutume le 1er mai. Il y aura une banderole FSU Ile de France et 2 camionnettes avec des sphères (FSU IdF et FSU 75) : PDF iconmanif 1 mai 17.pdf

Soyons nombreux(ses) lors de cette Journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs pour la paix, pour la solidarité internationale, pour le progrès social et pour « en finir avec les reculs sociaux qui font le terreau de l'extrême droite » !

Le SNES-FSU Paris appelle lui aussi à se mobiliser pour le 1er mai et à faire barrage à l'extrême droite le 7 mai dans les urnes (PDF icontract 1er mai 2017 final-2.pdf).

L'intersyndicale de l'université d'Aix Marseille diffuse un document « Pas une voix Pour le FN » réalisé avant le 1er tour des élections : ICI

Par ailleurs, la FSU a condamné vivement la dégradation du siège de la CFDT qui a eu lieu dans la nuit du 23 avril : « le mouvement syndical est divers. Le respect de chacune des organisations syndicales, de ses sensibilités et de ses choix est essentiel. Il s'agit d'un principe démocratique fondamental. La FSU exprime sa solidarité avec la CFDT et ses militants » : ICI

Enfin, la FSU a exprimé « sa solidarité avec les policiers, après la fusillade qui a eu lieu sur les Champs Élysées à Paris dont ils ont été la cible (…) Chacun des attentats, où qu'il ait lieu dans le monde, est une menace pour la démocratie. Il vise à diviser et fragiliser la société. La FSU ne cessera de faire vivre et rappeler son attachement à défendre la solidarité, la fraternité et la liberté, valeurs essentielles qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie » : ICI

 

Actualités diverses et Fonction Publique

Un décret paru au Journal officiel du 20 avril précise les modalités suivant lesquelles les employeurs publics doivent mettre en place les procédures de recueil des signalements des membres de leur personnel ou des collaborateurs extérieurs et occasionnels qui souhaitent procéder à une alerte éthique : « Chaque organisme détermine l'instrument juridique le mieux à même de répondre à l'obligation d'établir une procédure de recueil des signalements et l'adopte conformément aux dispositions législatives et réglementaires qui le régissent. Pour les administrations de l'État, la procédure de recueil des signalements est créée par voie d'arrêté ». Ces organismes sont également tenus de désigner un “référent lanceurs d'alerte”, dont les missions pourront être exercées par les référents déontologues : ICI