Newsletter n° 2017-11

 

Le lundi 27 mars, la Guyane était en grève générale. La FSU, porteuse des valeurs humanistes, solidaires, fraternelles, soutient la mobilisation : ICI

Jeudi dernier, à l'appel de neuf organisations (FSU, UCR-CGT, UCR-FO, UNIR-CFE CGC, CFTC, CFTC, UNIRS SOLIDAIRES, FGR-FP, Ensemble Solidaires, LSR), des milliers de retraité-e-s ont manifesté dans l'ensemble des départements dont 6 000 à Paris : ICI

Demain, samedi 1er avril, plusieurs associations et organisations syndicales appellent à manifester à 15h Place de la République : « Pour nos droits, contre leurs privilèges : nous marcherons ! ». Retour des expulsions, attaques contre le droit à la santé, les services publics, les droits des femmes, baisse des revenus, précarité, inégalités sociales, spéculation, logement cher, répression et violences policières, état d'urgence, racisme, hausse des profits, corruption... STOP : ICI

Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, après plusieurs semaines d'échanges dans les professions, les lieux d'éducation et de formation, rendent également publique la plateforme revendicative unitaire : c'est quoi ce travail ? Cette démarche s'inscrit dans la poursuite de la mobilisation contre la loi dite travail, et pour l'obtention de droits nouveaux. « Nous réaffirmons que ce texte législatif, et ses applications, sont toujours aussi contestés, comme le démontre la campagne électorale » : ICI

Voici quelques exemples d’un mouvement social qui se met en route à l’approche des prochaines échéances électorales et dans lequel la FSU tient toute sa place.

C’est ainsi que notre fédération s’adresse aux agent-es de la Fonction publique pour leur dire : « Votons et faisons voter pour défendre les valeurs et les engagements que nous partageons » ! ICI

La Secrétaire Générale, Bernadette GROISON, a répondu à trois questions sur l’adresse de la FSU aux candidat-es à l’élection présidentielle : ICI

« Convaincue que c'est sur le fond des questions que l'on fait barrage aux idées d'extrême droite et réactionnaires, que l'on fait gagner les politiques alternatives, la FSU poursuit son engagement syndical. Et notamment pour défendre la Fonction publique et ses agent-es mais aussi pour faire vivre la démocratie en promouvant les valeurs d'égalité, de justice, de laïcité, de liberté…et leur donner pour toutes et tous une réalité au quotidien » ! ICI

A ce titre, selon la troisième vague du baromètre Ifop-Acteurs publics sur les intentions de vote des fonctionnaires, on apprend que le candidat d’En marche ! fait une percée inédite. À 30 % (+ 8 points), Emmanuel Macron devance pour la première fois Marine Le Pen, à 24 % (- 4 points) : PDF iconSondage exclusif.pdf.

La lutte syndicale continue cependant contre les idées de l'extrême droite, présentes dans le programme du Front national, mais aussi reprises, voire mises en œuvre, par d'autre partis politiques. Le SNES-FSU dénonce notamment « la volonté de ranimer la guerre scolaire en cherchant à favoriser l'enseignement privé, très majoritairement confessionnel, la vision purement répressive du traitement de la délinquance et l'orientation anti-étrangers et anti-immigrés » : ICI

 

Actualités diverses et Fonction Publique

Dans le reste de l’actualité, le ministère de la Fonction publique a présenté le jeudi 23 mars 2017 aux organisations syndicales deux projets de circulaires : l'une concernant « L'application des règles en matière de temps de travail » et l'autre « La prévention des absences pour raison de santé ». D'entrée de jeu, la FSU a averti le directeur de cabinet de la Ministre, qui animait cette réunion, du caractère inopportun de la période de parution de ces deux circulaires : ICI

Quatre autres syndicats de fonctionnaires (CGT, FO, Solidaires et FA-FP) ont claqué la porte de la réunion de concertation sur le projet de circulaire relatif au temps de travail dans la fonction publique. Les organisations ont critiqué un texte « de portée politique ». Le ministère de la Fonction publique souhaite de son côté publier “rapidement” la circulaire (PDF iconTemps de travail 2017.pdf).

Preuve s’il en est besoin que la mobilisation syndicale peut aboutir : le ministère de la Fonction publique a retiré du projet d’ordonnance sur la mobilité des fonctionnaires, jeudi 23 mars, une disposition, qui réduisait le rôle des commissions administratives paritaires dans les opérations de mobilité. Les organisations syndicales avaient déjà rejeté unanimement le texte au début du mois de mars (PDF iconVolte face.pdf).

Qu’il s’agisse de la gestion des ressources humaines, du temps de travail ou de la lutte contre l’absentéisme, la fonction publique doit se moderniser pour être plus efficace, selon l’Association des directeurs des ressources humaines des grandes collectivités dans sa plate-forme de propositions en vue de l’élection présidentielle. Qu’ils commencent déjà par s’appliquer ces beaux principes à eux-mêmes avant de vouloir les imposer aux autres (PDF iconLes recettes des DRH des collectivités pour une fonction publique plus efficiente.pdf).

Ils feraient mieux de s’inspirer du document très exhaustif transmis par notre collègue Laure Dellu-de-Reffye issu du think-tank SPINOZA qui présente un « GUIDE PRATIQUE DES OUTILS DE MESURE DU BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL » :PDF iconGuide-des-indicateurs-de-bien-etre-au-travail-FS-FINAL.pdf).

Une circulaire de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, datée du 24 mars, précise que les employeurs publics peuvent désormais accorder aux agentes publiques des autorisations d’absence pour les actes médicaux nécessaires à l’assistance médicale à la procréation (PMA). Et ce à l’instar de ce que prévoit le droit du travail pour les salariées du secteur privé. L’agent conjoint de la femme bénéficiant de cette assistance médicale pourra, quant à lui, se voir accorder une autorisation d’absence pour assister au maximum à trois de ces actes médicaux : ICI

Par ailleurs, alors que plus des trois quarts des Français déclarent que l'on parle trop de religion dans le débat public (77 %), 90 % des Français pensent que la laïcité est une valeur essentielle de la République et 74 % estiment qu'elle est aujourd'hui menacée en France. 79 % sont favorables à l’interdiction du voile dans les universités. Moins de la moitié de sondés sont favorables à la suppression du financement public des écoles privées (46%), ainsi qu'à la mise en place d'un enseignement spécifique à l'École sur le fait religieux (42 %). Le Sondage IPSOS / France télévision (23 mars 2017) : ICI

Une circulaire, mise en ligne le 28 mars, précise le sens et la portée pour les agents publics du principe de laïcité et de son corollaire, l’obligation de neutralité. Signée de la main de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, et adressée aux ministres, aux préfets et aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), la circulaire présente également les nouveaux outils de formation, de communication, de conseil et de veille mis en place pour permettre aux agents publics d’exercer leurs fonctions dans le respect du principe de laïcité. La circulaire : ICI

La Cour de justice de l'Union européenne a d’ailleurs rendu le 14 mars une décision sur le port de signes « politique, philosophique ou religieux » sur le lieu de travail. À la demande des justices belge et française, elle a estimé que l'interdiction de ces signes dans les entreprises privées ne relevait pas d'une « discrimination », ce qui a été interprété comme sa justification : ICI

Michel Jallamion, président de la convergence des services publics, revient sur la présentation du Manifeste du Service Public du XXIe siècle à la presse : de quoi s'agit-il ? ICI

Le collectif éducation contre les LGBTphobies, dont le SNES et la FSU sont membres, présentera ses revendications au Printemps des associations LGBT à Paris le 26 mars 2017 : ICI

Enfin, l'auteur Alain Soral a été condamné à une peine de trois mois de prison ferme pour la publication sur son site internet, au lendemain des attentats de Bruxelles, d'un dessin qui remettait en cause l'existence de la Shoah : ICI

 

Secteurs professionnels

Dans l’enseignement scolaire du premier degré, lors du Comité technique ministériel du 22 mars, le décret sur le remplacement a été proposé au vote. Si le cadre juridique ne pose pas de problème majeur, le SNUipp-FSU a dénoncé à maintes reprises sa déclinaison dans le premier degré : ICI

Nos collègues reviennent également sur la première mesure du plan interministériel triennal de mobilisation et de lutte contre l'enfance en danger que Laurence Rossignol a présenté le 1er mars et qui sera de confier à l'Observatoire national de la protection de l'enfance toute la collecte de données sur les homicides d'enfants et de les rendre publiques. Violences aux enfants : briser le tabou ! ICI

Autre signe inquiétant dans le premier degré, surfant sur une vague de dénigrement de l'école publique et d'appel à davantage d'autonomie des établissements, l'école privée reprend du poil de la bête : ICI

Enfin, un éclairage intéressant sur les 70 000 auxiliaires de vie scolaire (AVS) auprès des élèves en situation de handicap qui sont devenus incontournables dans une école qui tend à devenir inclusive : ICI

Dans l’enseignement scolaire du second degré, le SNES lance un appel pour un Lycée pour toutes et tous : ICI

Dans l’Enseignement Supérieur, Thierry Mandon et le secrétariat d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics, représenté par Nathalie Morin, directrice de l’immobilier de l’Etat, ont signé avec chacune des quatre universités d’Aix-Marseille, Bordeaux, Caen et Tours un protocole d’accord afin de leur transférer leur patrimoine immobilier : ICI

L'édition 2017 des Journées des arts et de la culture dans l'enseignement supérieur (JACES) s'est tenue les 28, 29 et 30 mars prochains. Son objectif : mettre en lumière les réalisations culturelles et artistiques des établissements et permettre ainsi l'accès du plus grand nombre à la culture. Ces journées s'inscrivent dans le cadre du renforcement de la présence artistique dans l'enseignement, de l'école à l'université : ICI

S’agissant des retraités, « le groupe des 9 » organisations syndicales et associations de retraités s’est réuni le Lundi 27 mars. Vous trouverez ci-dessous le relevé de conclusions : ICI

Le 13 janvier dernier, au siège du Conseil économique social et environnemental, à Paris, près de 300 retraités ont écouté les arguments puis échangé lors du colloque organisé par « le groupe des 9 ». Un message fort envoyé au gouvernement pour une véritable reconnaissance des 16 millions de retraités. Et, bien sûr, pour la revalorisation immédiate de toutes les retraites : ICI