Compte-rendu de l'audience avec la Secrétaire Générale - 16 mars 2018

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Mme DEPOYANT- DUVAUT nous a reçus le vendredi 16 mars 2018 en présence de M. HOSATTE, DRH.

Notre délégation était composée de :

  • Jean-François LEBRETON, pour évoquer les problèmes de la gestion des remplacements, en particulier celle des adjoints-gestionnaires,
  • Elise ANTONETTI : point sur les mutations
  • Carole GUSTAVE, afin d’évoquer l’organisation du séminaire des adjoints-gestionnaires et de la présence des collectivités territoriales,
  • Martine PUICERCUS, qui tenait à parler des RPS et du groupe de travail sur le malaise des gestionnaires.

 

  1. Sur les questions des remplacements :

Jean-François fait part à Mme DEPOYANT de notre inquiétude face à la gestion des remplacements sur l’académie :

  • En cas d’arrêt maladie : les remplacements sont aléatoires, il nous semble évident que le nombre de remplaçants est insuffisant sur l’académie.

Mme DEPOYANT nous répond longuement sur ce point. Elle reconnait les difficultés de recruter des contractuels sur des emplois aussi particuliers que ceux d’adjoints-gestionnaires dont l’équivalent n’existe pas dans d’autres secteurs. Elle explique également que Paris est une zone concurrentielle forte qui l’amène à s’interroger sur le niveau de rémunération des contractuels. Elle indique cependant que l’Académie dispose d’une équipe mobile de titulaires remplaçants, ce qui est déjà une plus-value par rapport à d’autres académies.

Nous sommes obligés de constater cependant que face à des métiers de plus en plus complexes, une équipe au profil indéfini (secrétariat ou gestion matérielle) n’est plus satisfaisante. On demande à ces collègues d’être immédiatement opérationnels.

De plus, nous lui indiquons également qu’il faudrait être vigilants quant à la manière dont l’affectation est annoncée aux EPLE. Trop souvent, les établissements apprennent la venue d’un remplaçant par l’intéressé lui-même. Cela pose problème : l’arrivée d’un nouveau personnel doit être préparée, des réorganisations sont parfois nécessaires en fonction des compétences des remplaçants. Nous pensons qu’il est dans l’intérêt de chacun que les personnels soient présentés autrement que par eux-mêmes.

Mme DEPOYANT nous annonce que cette problématique de la gestion des remplacements sera au cœur des missions confiées au nouveau Chef de la DPATSS.

  • En cas de départ de collègues gestionnaires par la BIEP : les collègues sont inquiets de ne pas pouvoir prendre le poste qu’ils ont trouvé par cette voie, du fait de leur non-remplacement sur leur établissement. M. HOSATTE nous répond que légalement, les administrations d’origines ont jusqu’à 3 mois pour libérer leurs fonctionnaires. A sa connaissance, aucun agent n’a été bloqué pour ces raisons. Nous le notons, cependant, nous insistons sur la légitime inquiétude des collègues qui partent sur ce type de poste parfois contraints et forcés face à une situation difficile dans les postes qu’ils occupent. Pour certains collègues, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « fuite » vers d’autres administrations face à des situations très tendues dans leurs établissements.
  1. Sur les mutations :

Nous rappelons notre opposition au profilage des postes, notamment en gestion matérielle. Ainsi, en catégorie A, un poste de gestionnaire matériel est profilé, et en cat B, un poste est profilé en agence comptable. M. HOSATTE explique ce profilage par le contexte de ces établissements. J’attire son attention sur le fait que le profilage ne peut être une réponse à un travail plus lourd qu’il ne le serait si les moyens étaient alloués autrement, y compris au sein même des établissements. Pour les agences comptables, si nous comprenons qu’il puisse être acceptable de profiler un catégorie A (pour l’attaché chargé de la tenue de la comptabilité sous la responsabilité du comptable), le fait d’être agence comptable ne doit pas mener à un profilage de tous les postes. Nous dénonçons cette pratique.

Nous demandons encore la tenue d’un groupe de travail sur le profilage des postes et les critères de recrutement que nous souhaitons voir plus transparents. Nous portons cette demande depuis longtemps, car c’est pour nous le minimum que nous pouvons demander en matière d’égalité d’accès à l’information des candidats.

Nous pointons également que les profilages et recrutements opérés depuis quelques temps n’ont pas été la garantie d’une réelle adéquation poste/candidat et n’avaient pas empêché les difficultés pour les personnels comme pour les EPLE.

Enfin, tous les postes n’apparaissent pas au mouvement, et nous demandons une information plus large sur les postes qui seraient plus « susceptibles de se libérer » que les simples « susceptibles d’être vacants » par mutation, mais que les départs en retraite, même non actés, rendent certains postes plus susceptibles de se libérer que d’autres.

  1. Sur le séminaire des gestionnaires :

Nous notons la venue des collectivités territoriales, nous faisons part de notre inquiétude à les voir présents tout le séminaire. Nous rappelons que nous sommes fonctionnaires de l’Etat. Ce séminaire doit être un moment où les collègues puissent s’exprimer librement devant leur seule autorité. Ainsi s’il peut être intéressant pour certains collègues de participer à un atelier avec les collectivités sur certaines problématiques, nous ne pensons pas que leur présence soit indispensable sur la journée afin de ne pas détourner ce séminaire de son objet. Mme DEPOYANT nous répond qu’elle avait convié les collectivités mais n’avait pas pour l’heure la certitude de leur présence. Elle semble entendre nos inquiétudes et reconnait n’avoir pas perçue cette éventuelle difficulté.

Elle précise qu’elle n’avait pas envisagé une présence des CT sur la journée.

  1. RPS et Groupe de travail malaise des gestionnaires :

Nous souhaitons insister sur la poursuite du travail engagé il y a déjà un an sur le GT malaise des gestionnaires. Le GT précédent ayant permis de dégager un certain nombre de difficultés, nous aimerions maintenant examiner des pistes pour répondre à ces difficultés. M. HOSATTE s’engage à poursuivre ces travaux.

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