Agrégateur de flux

"Fleurir ensemble" contre le coronavirus

Actualités 1er degré - mer, 18/03/2020 - 15:55

"Les Italiens chantent, les Espagnols applaudissent, le 26 mars donnez des couleurs à vos fenêtres et balcons, fleurissons-les au moyen de dessins, de photographies, de collages, de peintures… représentant toutes sortes de fleurs réelles ou imaginaires".

Chaque année, la grande lessive est l'occasion d'exposer des milliers de productions artistiques d'élèves dans la rue. Un événement largement plébiscité en France mais aussi à l'étranger. Depuis 2006, date de sa création, elle a rassemblé plus de onze millions d'habitants dans 117 pays et sur cinq continents. Alors que la situation sanitaire impose la fermeture des écoles et des lieux publics, les organisateurs de l'événement propose son maintien le 26 mars mais sous une forme renouvelée.  

"Fleurir ensemble", c'est donc une invitation à représenter des fleurs sous des formes variées et à les suspendre sur un fil tendu aux moyens de pinces à linge à un balcon ou une fenêtre.

Que le 26 mars soit la journée des fleurs!

Quid des agents en CDD ?

Actualités 1er degré - mer, 18/03/2020 - 14:39

Dans la situation de confinement et de fermeture des services publics que connait notre pays, des personnels agents de la fonction publique risquent de ne pas voir la reconduction de leur contrat et de leur mission. La FSU interviendra pour qu'ils ne soient pas les grands oubliés de cette période exceptionnelle. 

Le courrier 

Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Directeur Général,

Nous tenons à vous alerter sur la situation particulière des agents non-titulaires en contrat à durée déterminée, quels que soient le fondement, l'objet, la mission, l'affectation ou la durée de celui-ci dans le contexte de réduction de l'activité, de fermetures d'établissements et de services en application des mesures de confinement liées au covid-19.

En effet, nous sommes par exemple confrontés aux situations suivantes :
1. Les collègues dont le contrat en CDD a pris fin au cours des dernières semaines, perdent toutes chances de se voir proposer un nouveau contrat dans les futures semaines, voire les prochains mois.
2. Les collègues dont le contrat se termine durant les prochaines semaines, pourraient également se retrouver dans la même situation que précédemment.
3. De plus, ces collègues risquent encore d'être confrontés à la difficulté d’obtenir l’attestation de leur employeur au terme de leur contrat, en raison du recentrage de l'activité des services sur les missions de continuité essentielle, de la fermeture de certains, des organisations de leur travail perturbés par des effectifs réduits et massivement en télétravail.
Cette liste de difficultés concrètes n'est sans doute pas exhaustive et le contexte de confinement drastique décidé par le Président de la République et le gouvernement est un élément aggravant leurs effets sociaux à court terme pour les personnels concernés.
Pour la FSU, il convient de s'assurer qu'ils ne soient pas oubliés et qu'ils n’échappent pas à la protection qui leur est due.
Nous vous demandons donc de prendre toutes les mesures visant à assurer à ces personnels des garanties sur leur avenir et leurs conditions de vie immédiate et en particulier :
- le versement des traitements des agents en CDD pendant les mesures de «&nbspconfinement&nbsp» et au-delà le temps de la période impactée par les effets de la crise sanitaire, dans les mêmes conditions que pour les autres personnels, et le maintien de tous les éléments de leur rémunération durant cette période (heures supplémentaires annuelles, primes, indemnités, etc.).
.../...
- la continuité, la prolongation et le renouvellement des contrats en cours, et la poursuite des recrutements à la hauteur des besoins (remplacement des enseignant-es titulaires, accompagnant-es des élèves en situation de handicap, moyens administratifs et techniques renforcés pour faire face au surcroît de travail prévisible, ...).
- la suspension de la règle sur l'interruption de 4 mois entre deux contrats pour ne pas pénaliser les agent- es dans leur décompte d'ancienneté pour l'obtention d'un CDI, et ce, de la période allant du 16 mars à la date de reprise de l'activité ordinaire des services, des écoles et des établissements.
Je vous prie de croire, Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Directeur Général, en l’expression de mes salutations respectueuses.

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

Permettre le travail des soignants

Actualités 1er degré - mer, 18/03/2020 - 14:14
Le communiqué  Accueil des enfants des personnels soignants:  la solidarité se met en place, les personnels ont besoin de protections

Après deux jours de fermeture des crèches, écoles, établissements scolaires et universitaires, les remontées du terrain que peuvent avoir les syndicats nationaux de la FSU font état d'un nombre important de personnels volontaires pour assurer l’accueil des enfants des personnels soignants, mesure qui semble étendue en certains endroits aux enfants d'autres personnels, extension sur laquelle la FSU attend des clarifications.
Quoi qu'il en soit, c'est le signe d'une mobilisation sans faille des personnels au service de l'intérêt général, mobilisation que la FSU n'a eu de cesse d'encourager et dont ses militant-es sont partie prenante. Les personnels du service public sont conscients de la mission qui leur incombe, et l'accueil des enfants ne peut reposer que sur le volontariat ; en outre, il faut absolument garantir leur sécurité et renforcer les protections sanitaires de ces personnels, condition sine qua non à l'accueil de ces enfants. Leur engagement en nombre rend d'autant plus urgente cette question des protections, toujours pas assurées de manière satisfaisante.

Les Lilas, le 17 mars 2020

L'école en veille

Actualités 1er degré - mer, 18/03/2020 - 10:35

On l’aura compris la crise épidémique que traverse notre pays demande à chacun et chacune d’agir en se protégeant et en protégeant les autres. La fermeture des écoles entraîne une situation inédite qui impose à tous ses personnels de tenir tous les bouts : une légitime protection individuelle, la poursuite d’une activité scolaire pour les élèves et leurs familles et surtout un accueil minimal des enfants de soignants afin de permettre la continuité du service public de santé et le travail de ses personnels.

Solidarité avec les personnels de santé

Car ce sont bien les personnels de santé qui luttent contre l’épidémie, avec les moyens qui leur sont données, et qui au premier chef mettent toute leur énergie dans ce combat collectif. Dans toutes les académies, la solidarité de la profession n’a pas démérité et de nombreux rectorats ont fait état d’un nombre conséquent de volontaires bien au-delà des besoins pour accueillir dans les écoles les enfants prioritaires. 

Maintenir le lien

De la même façon, les équipes pédagogiques se sont mobilisées dès vendredi pour trouver des solutions afin de permettre une poursuite de l’activité scolaire. Des trésors d’inventivité ont trouvé leur place sur les réseaux sociaux, dans les mails ou encore dans le matériel prêté aux familles. Une professionnalité qu’il convient de souligner et qui montre une fois de plus l’intérêt et la vitalité des collectifs de travail enseignant.
Bien sûr, personne ne peut croire que l’école peut se déplacer à la maison par voie de mail, de vidéos, d’ENT ou de manuels prêtés.
Bien sûr, la classe et l’école restent et resteront les lieux privilégiés des acquisitions scolaires, notamment parce qu’elles permettent d’accompagner les élèves les plus éloignés de la culture scolaire.
En attendant, après un premier temps d’adaptation pour mettre en place des outils de communication avec les familles, il s’agit de maintenir du lien mais aussi d’aider à cadrer une activité des enfants réduite du fait des contraintes de confinement, en gardant présent à l’esprit les risques de creusement des inégalités scolaires.

Faire confiance aux équipes qui sont sur le pont

Le SNUipp-FSU a dans la période pris ses responsabilités à la fois en intervenant à tous les niveaux, départements, rectorats ou ministère afin de stabiliser et faire respecter les consignes données localement, bien trop souvent disparates et autoritaires et en informant massivement toute la profession des évolutions au fur et à mesure.
L'heure n'est plus à exercer des pressions mais c’est au contraire le moment pour que l’institution montre pleinement sa confiance dans les équipes enseignantes et qu’elle se préoccupe partout de protéger les personnels en charge des enfants des soignants (savon, essuie-main en papier, gel, masques...).

Des ressources à disposition

Pour poursuivre ce travail, le SNUipp-FSU se propose également de se faire le relais des ressources qui sont mises à disposition des familles et des élèves pour cette période de mise en sommeil des écoles.

Le syndicat tiendra à jour sur son site toutes les informations utiles au fur et à mesure de cet épisode épidémique. Il mettra toutes ses forces dans ce nouveau défi pour l’école et surtout se tiendra aux cotés de tous les personnels pour les soutenir dans cette période à la fois exceptionnelle, contraignante et parfois éprouvante.

Des ressources pour la continuité scolaire

Actualités 1er degré - mar, 17/03/2020 - 11:18

Notre école vit une situation exceptionnelle à laquelle elle n’était manifestement pas préparée. La poursuite du lien avec les familles et les élèves est un enjeu pour les équipes d’écoles et, comme l’a remarqué Philippe Meirieu, on observe des trésors d’inventivité depuis la fin de la semaine dernière. Il ne s’agit bien sûr pas de livrer clé en main l’ensemble des outils nécessaires à la continuité des apprentissages, ni de donner à penser que l’école pourrait se faire à la maison dans les mêmes conditions pour tous, tant on sait bien la disparité des réalités sociales et culturelles des familles, de leur rapport à la culture scolaire.

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Lire aussi : L’école et ses personnels seront à la hauteur !
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Mais le SNUipp-FSU tient à apporter sa pierre et met à disposition cette liste non exhaustive de contenus. Elle sera régulièrement mise à jour.

Et un grand merci au Café pédagogique ainsi qu’au SNUipp-FSU 93 dont le travail a inspiré une partie de cette première sélection.

Les mouvements pédagogiques


Des activités proposées aux familles par Les cahiers pédagogiques

l'ICEM - Pédagogie Freinet met à disposition ses différentes publications  gratuitement.

Les Ceméa mettent à disposition gratuitement, pendant le confinement, leur médiathèque éduc'active Yakamédia. Ils proposent chaque semaine une sélection sous la forme d'un cocktail d'activités #Yaka'ChezNous : #Yaka'ChezNous n°1#Yaka'ChezNous n°2, #Yaka'ChezNous n°3

L'Ageem

Des défis pour l'école à la maison

L'OCCE

PiLi : la webradio qui nous rassemble

Chez nos collègues Cycle 1

Le blog de Monique

Mes maternelles

Maternelle Simone Veil, à Puget-Théniers

Matern'ailes

En attendant l'école

La minute pédagogique de Stanne

Une page Facebook qui regorge d'idées

Cycle 2 et 3

Le enquêtes de Titi et Matou, c'est une énigme mathématique par jour.

Tous cycles

Un défi par jour avec Charivari

Des activités de la PS au CM2 dans la classe de Florent

Du côté des chercheurs 

Philippe Meirieu

Emission de France Inter : "Faire l'école à la maison"

Ressources numériques par Sylvain Grandserre

Interview dans Libération 

Stéphane Bonnéry

Vidéo :"Les informations en ligne ne suffisent pas à l'appropriation des savoirs par les élèves"

L'équipe "Opération Maths" de Joël Briand

Faire des mathématiques avec vos enfants

L'équipe de Marie-Rose Moro

Un kit pour garder le contact avec les familles d’élèves allophones

Chez nos amis

La grande lessive

Le 26 mars, à vos fenêtres pour "Fleurir ensemble !"

Les Ceméa

Yakamédia : la médiathèque éduc'active

Chez nos partenaires

Il était une histoire

Lecture et téléchargement d'albums de littérature jeunesse (Cycles 1 et 2)

Le cartable fantastique

Des ressources pour les enfants dys

Dans les médias

Sur France 5

Lumni : des vidéos pédagogiques pour accompagner les 8-12 ans

Sur France 4

A partir du 23 mars, du lundi au vendredi

Un jour, une actu

Des vidéos pour répondre aux questions que se posent les enfants

Sur France Inter

Odyssées invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l’histoire.

Sur Radio classique

Des histoires en musique

Chez les éditeurs de contenus

Des manuels numériques en accès libre

Hachette, Hatier, Didier

Bordas, Nathan, Retz

Magnard, Delagrave, Vuibert

Les "Éditeurs d'éducation" qui regroupent 27 éditeurs scolaires

Des lectures à haute voix d'ouvrages pour les enfants.

L’école des loisirs

Sur les plateformes institutionnelles

Le musée d'Orsay

Les petits M'O : un site pour découvrir les œuvres du musée

Le réseau Canopé

Des films d'animation sur les fondamentaux

Le ministère

Ma classe à la maison sur le site de l’académie de Caen

La lettre d’Eduscol

Sur Snuipp.fr

Des ressources, par cycle et par matière, parues dans Fenêtres sur cours

Outils pour la classe

Le ministère, lui aussi, doit être à la hauteur

Actualités 1er degré - dim, 15/03/2020 - 17:21
Le communiqué du SNUipp-FSU

Le ministère doit se montrer à la hauteur

De toute évidence, la décision de fermer les écoles a pris de court notre ministère. Si cette décision est une bonne mesure, recommandée par le corps médical et ayant fait ses preuves dans d’autres pays, encore faut-il qu’elle soit organisée. Nous sommes loin du « on est prêts », clamé avec obstination par le ministre. Encore la semaine dernière la protection des professeurs, des élèves, des usagers n’était pas assurée : pas de savon, d’essuie-mains jetables partout, pas de distribution de gel, pas de désinfection systématique des locaux.

Si la fermeture des écoles met fin à une certaine cacophonie de mesures disparates et permet une meilleure protection de tous les personnels des écoles en première ligne avec les enfants, les instructions données localement aux enseignantes et aux enseignants sont trop souvent contradictoires avec le discours gouvernemental et parfois autoritaires et infantilisantes. Manque d’anticipation et manque de confiance dans les équipes enseignantes constituent un cocktail anxiogène.

Dans la même journée de vendredi, les enseignants ont reçu ordres et contre ordres et n’ont pas été en capacité d’informer les familles avec clarté. Dès lundi, ils assureront bien évidemment la continuité d’une activité scolaire. Ils le feront avec les moyens du bord et en étant respectueux des familles ne disposant pas d’ordinateurs ou d’internet.

Il est demandé aux écoles d’accueillir les enfants des personnels soignants, c’est la moindre des choses de s’entraider et de contribuer à la permanence du service public de santé mais cela doit se faire avec un minimum de préparation et de mesures sanitaires de protection.

Le rôle de notre ministère est aussi d’assurer la continuité du service public en tenant compte des réalités : fracture numérique des familles, précipitation, manque de formation et de préparation…

Pour le SNUipp-FSU, le ministère doit se montrer à la hauteur des circonstances, en répondant à son obligation de protection de ses personnels, en assurant au mieux dans ces circonstances exceptionnelles la continuité du service public et en offrant toutes les mesures sanitaires nécessaires à l'accueil des enfants du personnel soignant.

Paris, le 15 mars 2020

Faisons simple

Actualités 1er degré - dim, 15/03/2020 - 16:19

Pour le SNUipp-FSU, ce qui doit guider la décision dans ces circonstances exceptionnelles doit être la protection des personnels de l'école, des familles et des enfants, ainsi que la continuité du service public d’éducation et celle du service public de santé pour la lutte contre l'épidémie. 

En cohérence avec le discours gouvernemental et face à la cacophonie de consignes locales disparates et autoritaires, le SNUipp-FSU appelle les enseignants et les enseignantes des écoles ainsi que les AESH à s’organiser de la manière suivante à partir de lundi 16 mars :

  • La norme est de privilégier le télétravail et de le réaliser depuis son domicile. 
  • La présence physique d’enseignants et d'enseignantes dans les écoles lundi et les jours suivants repose sur l’organisation collective et le volontariat des équipes. Il ne peut s'agir des personnels en situation médicale dite fragile, devant garder leur enfant ou devant prendre des transports collectifs. 
  • Cette présence permet d'assurer une continuité du service public d'éducation en répondant notamment aux questions des familles et d'accueillir les enfants des personnels d'hôpitaux.  Pour cela il faut que les écoles disposent d’un minimum d’équipement (gel hydroalcoolique, serviettes jetables, masques…)
  • Les AESH, ne pouvant ni travailler, ni télétravailler, restent à leur domicile et bénéficieront rapidement d'une autorisation spéciale d'absence (ASA).  
  • Les personnels enseignants étant dans l'obligation de garder leurs propres enfants de moins de 16 ans restent à leur domicile et se mettent autant que possible en télétravail ou en autorisation spéciale d’absence si ce dernier est impossible. 

Coronavirus : des consignes un peu plus claires

Actualités 1er degré - sam, 14/03/2020 - 07:06

Le ministre évoque à la fois des règles communes et l’autonomie du terrain. Cette dernière notion a pu ainsi amener des injonctions locales, contradictoires et parfois excessives. La FSU a demandé une consigne ministérielle claire qui indique une confiance aux équipes enseignantes en les laissant décider des modalités de la continuité d’une forme d’activité scolaire. En effet, il s’agit de maintenir la continuité du service public d’éducation en fonction des réalités et possibilités locales et également en respectant les droits des personnels.

Fermées mais pas complètement

La fermeture des écoles n’est pas une fermeture physique mais une suspension de l’accueil des élèves dans les écoles. Le ministère « espère » qu’elle ne dépassera pas les vacances de printemps, c’est à dire début mai. Les DROM restent eux soumis à des fermetures au cas par cas, ils ne sont qu’aux stades épidémiologique 1 ou 2. Les ESMS eux ne seraient pas concernés par la fermeture généralisée, mais cette question peut encore évoluer.
L’exception à cette règle de non-accueil des élèves est le service minimum pour les enfants des personnels soignants des hôpitaux. Ce dernier s’organisera à partir d’un accueil lundi dans l’école habituelle de scolarisation (sur justificatif) et selon une liste établie par le ministère de la santé. L’organisation s'affinera dans la semaine pour faire des classes cohérentes de 8-10 élèves, de préférence de même niveau scolaire, dans des écoles au plus proche des hôpitaux. Le SNUipp et la FSU ont fait remarquer que c’était quelque peu improvisé et contradictoire avec les consignes données aux personnels.

Alors, quelle présence des personnels enseignants ?

Sur la présence physique dans les écoles, le ministère a précisé les modalités. Il avance le bon sens et l’inventivité locale dans ces circonstances exceptionnelles mais semble continuer de soumettre tout cela à l’avis de l’autorité hiérarchique.  La référence à ce sujet reste la foire aux questions (FAQ) qui est remise à jour régulièrement, sur le site du ministère. 

Extrait de la FAQ : Quelles sont les consignes pour les personnels de l’éducation nationale ?

Le Gouvernement a recommandé à l’ensemble des employeurs, publics comme privés, de privilégier le télétravail lorsqu’il est possible

Par ailleurs, le Gouvernement a décidé d’interdire tous les rassemblements de plus de 100 personnes dans des conditions ne permettant pas le strict respect des gestes barrières et une distance minimale d’un mètre entre les participants. Les réunions, séminaires, séquences de formation… de plus de 100 personnes doivent donc être reportés jusqu’à nouvel ordre. Ceci ne fait pas obstacle à la tenue de réunions pour l’organisation de la continuité pédagogique ou la tenue des conseils de classe ni à la venue des personnels dans l’établissement notamment pour réaliser la production de ressources pédagogiques, accéder à des postes de travail haut débit, assurer le lien avec les familles démunies d’outils numériques, contribuer à la coordination de l’équipe éducative ou disciplinaire… Il convient de veiller dans cette perspective à ce que le nettoyage des établissements et l’équipement des sanitaires soit assuré de manière à ce que les personnels puissent respecter strictement les gestes barrières. 

En conséquence, l’ensemble des personnels des écoles et établissements scolaires ne sont pas tenus de rejoindre systématiquement à partir de lundi 16 mars leur lieu de travail : 

  • - les équipes de direction et les personnels indispensables pour assurer la mise en place de la continuité administrative et pédagogique, le lien avec les familles et les élèves, l’accueil des enfants des personnels de santé sans solution alternative de garde, ainsi que les personnels en charge de la salubrité et de la sécurité des établissements doivent être physiquement présents. 
  • - Les autres personnels doivent être invités à privilégier le télétravail. 
  • - En tout état de cause, les personnels fragiles au regard de l’épidémie (liste disponible sur le site du gouvernement) doivent être invités à rester à leur domicile et donc à télé-travailler, dans la mesure du possible.

Les personnels qui ne pourraient, en raison de la nature de leur fonction, exercer leurs missions par télétravail et qui seraient tenus d’assurer la garde de leurs enfants peuvent bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence.

Que faire lundi ?

Sur la situation des personnels lundi le ministère affirme que la solution du télé-travail à domicile doit être la norme autant que possible. Les horaires de travail ne peuvent pas être identiques car le distanciel n’est pas le présentiel. Les personnels ne pouvant télé-travailler, les AESH par exemple, resteront à leur domicile, mais il semble là-aussi que des informations différentes aient pu être données dans les rectorats ...

Pour les enseignants eux-mêmes parents, il faut privilégier le télétravail lorsqu’il est possible sinon ils bénéficieront d’une autorisation spéciale d’absence (ASA).

Pour les personnels présentant des facteurs de risques, la liste précise des pathologies concernées va paraître rapidement. A titre conservatoire ils restent systématiquement en télétravail et bénéficieront d’une ASA au plus vite. Ils ne doivent en tous les cas pas être mobilisés pour la scolarisation des enfants de personnels hospitaliers.

Cet article sera tenu à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation et éventuellement des consignes qui seraient modifiées. 

L’école et ses personnels seront à la hauteur !

Actualités 1er degré - ven, 13/03/2020 - 14:23

Le chef de l’État, a annoncé la fermeture des écoles partout en France à partir de lundi jusqu'à nouvel ordre, et au moins pour quinze jours selon le ministre de la santé. C'est une bonne décision et elle met fin à une période de mesures disparates sur le territoire. Dans le même temps il a loué dans son discours le système de santé français et affirmé l’importance de son système de protection sociale. Le SNUipp-FSU ne peut qu’y souscrire et saura lui rappeler quand il s’agira de le défendre et de le renforcer.

Les personnels mobilisés

L’école publique aura bien sûr à cœur d’accompagner au mieux ses élèves et les familles qui vont, pour certaines, être en difficulté, voire très en difficulté dans cette période. Mais on ne pourra nier les obstacles auxquels va être confrontée la profession pour assurer ce suivi (fracture numérique pour certaines familles, impréparation, manque de formation…) loin du discours angélique du ministre de l’éducation. Et cela ne pourra sur le long terme que renforcer la détermination à lutter contre les inégalités sociales de destin scolaire.
Quoi qu'il en soit, les enseignantes et les enseignants de l’école publique répondront présent pour être à la hauteur de cette crise totalement inédite et prendront la part qui leur revient dans la solidarité nationale. Pour autant, nul ne pourrait faire croire qu’une complète continuité éducative et scolaire pourrait être assurée en dehors de l’école.
Avec professionnalisme, sens des responsabilités, souci des élèves et du maintien du lien avec les famille, les équipes s’organisent déjà dans les écoles, comme elles le peuvent en fonction des réalités et des possibilités locales, pour fournir des activités et des conseils aux parents : permanence dans les écoles, pages Facebook spécifiques de ressources, prêt de manuels, listes d’activités. Sans faire croire que chacun pourrait faire l’école à la maison mais avec la volonté d’aider celles et ceux qui le souhaitent, ou qui ont besoin d’être accompagnés à trouver des pistes d’activités réalisables.
Elles seront d’autant plus à même d’élaborer des activités scolaires adaptées que les écoles ne subiront pas d’injonctions contradictoires et que la confiance dans les équipes sera réelle, en commençant par leur donner le temps de s’organiser collégialement lundi. Confiance aux équipes et cohérence dans la communication institutionnelle, c'est d'ailleurs ce qu'a réclamé le SNUipp-FSU, reçu rue de Grenelle ce vendredi 13 mars.

Réaffirmer le service public

Cette crise est aussi l’occasion de rappeler l’importance de notre service public d’éducation et d’une manière générale de l’ensemble des services publics dans leur rôle d’amortisseur des crises qu’elles soient économiques, écologiques ou sanitaires. L’occasion de réaffirmer qu’ils sont, non pas un coût pour la société, mais un investissement et un outil permanent de solidarité.

La classe à la maison questionnée

Actualités 1er degré - jeu, 12/03/2020 - 16:32

Aux élèves et aux enseignants privés d’école pour cause de coronavirus, le ministère propose une plateforme en ligne intitulée «&nbspMa classe à la maison&nbsp». Une plateforme qui permet de maintenir une offre scolaire mais montre une fois de plus la fracture numérique et les inégalités sociales qui vont avec.
Équipes enseignantes et familles sont appelées à se rendre sur la plateforme en ligne du CNED munies de leur adresse professionnelle pour les premières et personnelle pour les autres. Huit cours sont disponibles de la grande section de maternelle au CM2. Chaque cours propose, sous forme de fiches PDF, des modules d’activités pour une durée de quatre semaines. Un cahier de bord «&nbsporganise le travail de l’élève sur la journée&nbsp».

Pas si simple

Le module «&nbspclasses virtuelles&nbsp» destiné à maintenir le lien entre les professeurs et les élèves et entre camarades de classe n’est ouvert que dans les académies concernées par les fermetures d’école. Les outils proposés ne sont pas adaptables pour des élèves en difficulté ou en situation de handicap. Les progressions sont «&nbspthéoriques&nbsp» et ne s’inscrivent évidemment pas dans les progressions et projets en cours de la classe. Quant aux activités d’entraînement, elles peuvent mettre en difficulté les élèves qui se retrouvent confrontés à des notions non encore découvertes en classe ou insuffisamment maîtrisées. Aucun module n’est proposé pour les petites et moyennes sections de maternelle. Des suggestions de jeux, d’activités motrices sans être consignées dans un cahier auraient pu être proposées. Quant à la grande section, de nombreuses activités visent des acquisitions expertes comme la copie en écriture cursive, des dénombrements au-delà de 10, l’identification des faces et arêtes des solides, des compétences plutôt maîtrisées en fin d’année.
Enfin «&nbspMa classe à la maison&nbsp» suppose un équipement informatique complet, la possibilité d’imprimer, une connexion haut débit pour les activités interactives et un espace de travail propice à la concentration de l’enfant.
Ce dispositif suppose également une bonne maîtrise du français écrit et d’être en connivence avec les codes de l’école. D’évidence, la continuité pédagogique n’est pas assurée.
Encore une fois le ministre aurait gagné dans sa communication à se montrer plus prudent sur la réalité de cet outil, notamment pour des élèves du primaire.

Coronavirus : l’école bousculée

Actualités 1er degré - jeu, 12/03/2020 - 15:34
Le communiqué

Prévenir une crise sanitaire majeure conduit à prendre des mesures fortes, dont la fermeture d’écoles, pour le moment limitée à certaines zones géographiques et à deux départements. Cela suscite des questions pour les élèves, les familles et les personnels.

Quelle réalité recouvre la vaste opération de communication ministérielle sur la « continuité pédagogique » pour rassurer l’opinion publique ? Les activités par niveau proposées par le CNED avec « Ma classe à la maison », tout comme les classes virtuelles, se heurtent à plusieurs obstacles et posent la question des inégalités scolaires. De nombreuses familles ne possèdent pas en effet l’équipement requis : ordinateur, imprimante (les livrets comptant jusqu’à 200 pages) voire webcam et micro... sans compter le nécessaire espace de travail au calme dans le logement pour chaque enfant. À cela s’ajoute la nécessité pour les familles de maîtriser les codes de l’école afin d’aider leurs enfants à s’y retrouver.

Tout ceci rend illusoire le recours immédiat, sans grande préparation ni véritable formation, à un outil complexe comme la classe virtuelle proposée par le ministère d’autant que l’existence d’espaces numériques de travail pour la relation école-familles reste marginale dans le 1er degré. Et la seule transmission par l’école de documents en lien avec le travail scolaire est elle-même difficile lorsqu’on ne dispose pas des adresses électroniques de toutes les familles ou que celles-ci ne disposent pas de l’équipement nécessaire.

Pour autant, les enseignantes et les enseignants se préoccupent de maintenir une relation pédagogique avec leurs élèves et les familles. C’est d’ailleurs ce qui se fait en fonction des réalités et des possibilités locales.

C’est pourquoi, pour le SNUipp-FSU, entretenir une « activité scolaire » chez les élèves, malgré la fermeture de l’école pour cause d’épidémie, apparaît comme le seul objectif raisonnable et atteignable. Tout le monde sait qu’aborder des notions nouvelles sans l’aide d’un pédagogue n’est pas envisageable à distance.

L’autre grande question qui se pose est celle de la protection des personnels et des usagers de l’école. Concernant les enseignants, difficile de s’y retrouver tant les principes de précaution du ministère peuvent être changeants et relever de l’incohérence.

La santé des citoyens et la prévention de la crise sanitaire majeure qui s’annonce doivent prévaloir sur toute autre considération, notamment d’ordre économique. C’est pourquoi le SNUipp-FSU demande des consignes claires et que toutes les mesures soient prises pour protéger les personnels des écoles comme les élèves et prévenir ainsi la propagation de l’épidémie. Aucune raison, ne doit y faire obstacle.

Paris, le 12 mars 2020

Concours PE, le compte n’y est pas

Actualités 1er degré - jeu, 12/03/2020 - 10:52

Publié le 11 mars dernier, le nombre de places était attendus impatiemment par les candidats et candidates. Pour certains, c’est la douche froide. Comme à Lille, où le nombre de places passent de 722 en 2019 à 480 en 2020. 

La répartition académie par académie Places au concours externe 2020 ACADÉMIES POSTES  INSCRITS  RATIO
INSCRITS/POSTES
AIX MARSEILLE 360 3789 10,5 AMIENS 323 1764 5,5 BESANÇON 130 1161 8,9 BORDEAUX 275 4348 15,8 CAEN 118 2700 17 CLERMONT FERRAND 117 1601 13,7 CORSE 27 455 16,9 CRÉTEIL 1520 4172 2,7 DIJON 255 1636 6,4 GRENOBLE 405 3123 7,7 GUADELOUPE 45 636 14,1 GUYANE 187 753 4 LA RÉUNION 160 1798 11,2 LILLE 480 4169 8,7 LIMOGES 178 1360 17,4 LYON 478 4362 9,1 MARTINIQUE 34 667 19,6 MAYOTTE 160 MONTPELLIER 190 3194 16,8 NANCY-METZ 298 1804 6,1 NANTES 244 3879 15,9 NICE 233 2467 10,6 ORLEANS-TOURS 384 2664 6,9 PARIS 270 2268 8,4 POITIERS  135 2480 18,4 REIMS 157 1333 8,5 RENNES 138 2856 20,7 ROUEN 174 1789 10,3 STRASBOURG 230 1896 8,2 VERSAILLES 1690 4803 2,8 TOTAL 9515 73231 7,7

On sait qu'en moyenne 40% des inscrits et inscrites se présentent effectivement au concours.

Les académies de Créteil et Versailles

Dans ces deux académies, le nombre de postes est stable. Mais comme les années précédentes, elles ne feront pas le plein faite de candidates et candidats. Le journal officiel ne précise pas le nombre de postes offerts aux concours supplémentaires organisés dans ces académies.

Priorité au primaire ? 

Alors que la rue de Grenelle assure que le primaire est sa priorité,  le compte n’y est pourtant pas. Projet de dédoublement de toutes les grandes sections en REP+ pour 2021, limitation des effectifs à 24 élèves dans les classes de cycle 2, difficile d’imaginer comment le ministre va pouvoir tenir les engagements pris pour mettre en oeuvre sa «&nbsppriorité au primaire&nbsp». A n’en pas douter, l’école maternelle et les postes de remplaçants risquent bel et bien d'en souffrir encore. 

Coronavirus : vers le stade 3

Actualités 1er degré - ven, 06/03/2020 - 18:59

Actuellement, ce sont environ 150 écoles et établissements, scolarisant plus de 40 000 élèves qui sont fermés dans les 4 clusters identifiés (Oise, Morbihan, Haute-Savoie et Bas-Rhin). Ce nombre devrait doubler la semaine prochaine où le passage au stade 3 est plus que probable.

Pour les écoles

Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne pas enclencher une fermeture généralisée des écoles et des établissements scolaires, se basant sur le rapport de 2012 du Haut conseil de santé publique. La situation sera appréciée au cas par cas et toutes les mesures ciblées de fermeture seront prises par le préfet en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS). 

Le stade 3 ne déboucherait pas sur de grandes différences pour l’éducation nationale avec le stade 2, la politique des clusters à confiner sera poursuivie.

Les recommandations et la foire aux questions sont mis à jour quotidiennement sur le site educ.gouv. Le ministère considère que celles-ci ont valeur de circulaire.

Pour les personnels

Comme demandé par la FSU, les personnels, comme les élèves, qui ont une pathologie les exposant aux formes les plus graves de la maladie déclenchée par le Covid-19 font l’objet d’une attention et d’une protection particulière. Ces pathologies peuvent être multiples : respiratoire, cardiovasculaire, diabète, maladies chroniques fragilisant le système immunitaire… Le gouvernement est en train d’en établir une liste précise dans laquelle figure d’ores et déjà le diabète et les maladies cardiaques. Pour ces personnels, la procédure pour bénéficier d’une mesure d’isolement est de consulter son médecin traitant qui délivre un arrêt de travail.
Dans ce cas, comme dans le cas d’un congé maladie ordinaire suite à une infection par le coronavirus, le jour de carence ne devrait pas être appliqué. Le gouvernement est en recherche d’une solution réglementaire, c’est donc un engagement à prendre avec prudence. L’autorisation spéciale d’absence prise par l’ARS pour les mesures d’éviction, de confinement ou d’isolement, dans un cluster ou en cas de risque de contagion, ne peut, elle, en aucun cas conduire au retrait d’un jour de carence.
Le ministère n’a pas apporté de réponse précise sur les obligations de service en cas de confinement, il met en avant la continuité du service public qui passe par une information et un contact maintenu avec les familles.

Par ailleurs, la FSU a alerté sur le manque de savon et de serviettes jetables dans les écoles et fait part de nombreux cafouillages remontés des départements. 

Permut : ça baisse encore !

Actualités 1er degré - ven, 06/03/2020 - 10:20

Une lente érosion se confirme d’année en année puisqu’avec 23,34 %, le taux de satisfaction global aux mutations informatisées baisse encore en 2020. Rappelons qu’il était de 23,47% l’an passé, de 23,69 % en 2018, de 23,93% en 2017. Bref, on est bien loin des discours DRH du ministère disant vouloir faciliter la mobilité des personnels…

Contrairement aux années précédentes, les élus du personnel n’ont pu avoir accès aux données concernant les demandes pour rapprochement de conjoint, pas plus que celles concernant les enseignants et enseignantes en situation de handicap. Sûrement un des effets de l’amélioration du dialogue social et de la volonté de transparence de ce ministère.

Les barèmes publiés

Les barèmes publiés ne traduisent pas la réalité. Les barèmes indiqués ne sont que ceux des collègues affectés sur les possibilités d’entrants déclarées par les départements. Ils ne tiennent pas compte des soldes entrants/sortants qui libèrent parfois de nouvelles places. Lorsqu’un département affiche 15 possibilités d’entrée, ce nombre est augmenté des places libérées par les sortants et les sortantes de ce même département. Ce qui modifie bien sûr la réalité des barèmes.
Les informations fournies sont donc parcellaires et peu utiles. A cette heure, personne ne peut donc savoir quels sont, in fine, les barèmes d’entrée et de sortie pour chacun des départements.

Le SNUipp-FSU recommande à chacun et chacune de déposer une demande de recours afin de pouvoir bénéficier de l’ensemble des informations. Des modèles sont disponibles en s’adressant aux sections départementales du SNUipp-FSU ou en utilisant la plateforme que le syndicat met à la disposition des personnels.

Coronavirus : "ma classe" à la maison

Actualités 1er degré - jeu, 05/03/2020 - 17:17

équipes enseignantes et familles sont appelées à se rendre sur la plateforme en ligne du CNED  munies de leur adresse professionnelle pour les premières et personnelle pour les autres afin de découvrir et utiliser des activités permettant d’assurer une continuité scolaire à la maison. 

Ma classe à la maison kesaco ?

Huit cours sont disponibles de la grande section de maternelle au CM2. Chaque cours propose des modules d’activités pour une durée de quatre semaines. Un cahier de bord « organise le travail de l’élève sur la journée et propose des renvois vers un recueil de documents, des entraînements en ligne, et des livres numériques.&nbsp» Celui-ci prend la forme d’un cahier d’exercices et d’activités, coloré, richement illustré, globalement assez attractif qui n’est pas sans rappeler les cahiers de vacances.

Chaque cahier hebdomadaire est décliné en huit ateliers, à réaliser par demi-journée. Sont disponibles, pour chaque niveau, un formulaire de présentation et un fichier avec des annexes. Des consignes destinées aux familles sont également présentes pour accompagner les élèves. A partir du CE2, des activités interactives sont proposées. Les activités proposées sur cette plateforme couvrent l’ensemble des disciplines des programmes.

Le module «&nbspclasse virtuelles&nbsp» destiné à maintenir le lien entre les professeurs et les élèves et entre camarades de classe n’est ouvert que dans les académies ciblées par le ministère. Cette restriction ne permet pas aux personnels de découvrir l’application en amont d’une éventuelle fermeture d’école et implique une appropriation par les personnels en urgence.

Des écueils et des manques

Les outils proposés ne sont pas adaptables, pas de différentiation possible ni d’adaptation aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Les progressions sont «&nbspthéoriques&nbsp»  et ne s’inscrivent évidemment pas dans les progressions et projets en cours de la classe. Quant aux activités d’entraînement, elles peuvent mettre en difficulté les élèves qui se retrouvent confrontés à des notions non encore découvertes en classe ou insuffisamment maîtrisées.

à l’heure de l’instruction obligatoire à trois ans, aucun module n’est proposé pour les petites et moyennes sections de maternelle. Des suggestions de jeux, d’activités motrices sans être consignées dans un cahier auraient pu être proposées. Quant à la grande section, de nombreuses activités visent des acquisitions expertes comme la copie en écriture cursive, des dénombrements au-delà de 10, l’identification des faces et arrêtes des solides, des compétences plutôt maîtrisées en fin d’année.

Une continuité scolaire mais pas pédagogique

Si cette plateforme permet d’assurer une continuité scolaire, la continuité pédagogique peut-elle être assurée hors la classe ? Rien n’est moins sûr tant elle est dépendante des grandes disparités des réalités sociales et culturelles des familles et de leur rapport à la culture scolaire.
Face à une situation exceptionnelle, ne serait-il pas plus profitable pour les enfants et leurs familles, dans un contexte sanitaire qui peut être anxiogène, de mettre entre parenthèses le temps de l’école ?

Ce dispositif «&nbspMa classe à la maison&nbsp» se confronte à la problématique générale de la «&nbspfracture numérique. Il suppose un équipement informatique complet, la possibilité d’imprimer, une connexion haut débit pour les activités interactives et un espace de travail propice à la concentration de l’enfant. Les livrets ne devraient-ils pas être imprimés par l’institution pour être mis à disposition des familles ?
Autre obstacle, ce dispositif suppose une bonne maîtrise du français écrit et d’être en connivence avec les codes de l’école. Aucune consigne n’est disponible sous forme orale ou en dans d’autres langues pour les parents non lecteurs.
Le déroulé des activités suppose la présence d’un tuteur et pose la question à la fois de la disponibilité mais aussi de la maîtrise des consignes qui lui sont données.
Si cette plateforme a le mérite d’exister, elle n’est pas sans poser des questions sur la possible substitution des experts pédagogiques que sont les enseignants et les enseignantes. Substitution qui serait évidemment un leurre car le repérage de ce qui fait obstacle aux apprentissages relève bien de l’expertise des professionnels.

Les questions que le ministre a oublié de poser

Actualités 1er degré - jeu, 05/03/2020 - 15:31

Parcours professionnel, missions, formation continue, bien-être au travail, égalité professionnelle : «&nbspTous les professeurs pourront dire ce qu’ils ce qu’ils attendent&nbsp» de l’évolution de leur métier, assurait le ministre de l’Éducation nationale en lançant sa «&nbspgrande consultation inédite et exhaustive&nbsp».
Volonté de renouer un dialogue rompu depuis bien longtemps avec les enseignantes et les enseignants des écoles ou nouvelle opération de communication au service d’un projet déjà tout ficelé ? Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Blanquer dit vouloir faire des résultats de son enquête «&nbspune base de discussion avec les organisations syndicales&nbsp». Fort bien. Sauf qu’il a oublié de poser quelques questions qui ont aussi tout leur intérêt à l’heure où les conditions d’exercice du métier se dégradent, où se discute une réforme des retraites particulièrement pénalisante pour les PE et où les perspectives de revalorisation salariale restent à l’état d’annonces nébuleuses.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU propose son questionnaire additionnel et ne manquera pas d’en faire valoir les résultats au moment où le ministre présentera les siens. 

Remplir le questionnaire

Le 14 mars, on marche pour le climat !

Actualités 1er degré - mer, 04/03/2020 - 14:13

«&nbspJamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et écologiques. Les alertes des scientifiques se succèdent pour expliquer que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour y faire face.&nbsp» rappellent dans un communiqué les organisations signataires. Après les grandes marches de 2019, le samedi 14 mars sera la première grande journée de mobilisation pour dire stop au gouvernement qui ne semble toujours pas saisir l’urgence de la situation. «&nbspRepenser la transition écologique est certes un enjeu environnement mais aussi un enjeu d’inégalités sociales&nbsp», rappellent les organisations.

Le communiqué 

Les organisations ATTAC, CGT, Confédération Paysanne, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam, Union Syndicale Solidaires appellent à participer massivement aux marches pour le climat le 14 mars prochain. 

Jamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et écologiques. Les alertes des scientifiques se succèdent pour expliquer que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour y faire face. Le climat et les enjeux sociaux figurent en tête des préoccupations de la population et le soutien aux mobilisations récentes pour les retraites et les services publics a été massif. Mais le gouvernement reste sourd adoptant une même logique : le refus de parler d’une autre répartition des richesses est justifié par une course sans fin à la croissance faisant fi de la situation écologique.

Nous sommes pourtant convaincu·es que la résolution de ces crises réside dans une profonde remise en cause du système politique et économique actuel, que nous devons collectivement exiger du gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les inégalités sociales.

L’Etat, en lien avec les collectivités locales, doit pour cela reprendre ses habits délaissés de planificateur, afin d’organiser au mieux la transition agricole, industrielle et énergétique nécessaire et veiller à accompagner solidement tout·es les salarié·es dans l’évolution des métiers. Les travailleuses et travailleurs et leurs organisations doivent pouvoir participer et décider au sein du processus de reconversion. Le développement de services publics de qualité et de proximité et la création de millions d’emplois sont également nécessaires à la transition écologique et sociale.

Nous devons enfin contraindre les multinationales, banques et institutions financières à cesser d’alimenter le changement climatique, à protéger et respecter les droits des salarié·es, préserver et renforcer les acquis sociaux et non les faire reculer.

Combattre les dérèglements climatiques, c'est aussi refuser l'injustice sociale. Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible et souhaitable. Les alternatives sont connues et nombreuses et pourtant les décideurs politiques et économiques retardent leur mise en œuvre au nom d’intérêts particuliers. Ensemble, exigeons une meilleure répartition des richesses pour garantir une existence digne pour chacun·e. Ensemble, exigeons une réelle transformation de notre système pour répondre à l’urgence climatique.

Le 14 mars, nous marcherons ensemble pour faire entendre nos déterminations communes.

Les retraites au 49-3 !

Actualités 1er degré - dim, 01/03/2020 - 09:51

C'est une drôle de manière d’éluder le débat et de mettre un voile sur le rejet exprimé par des millions de citoyens et de citoyennes depuis plus de trois mois, contre la mise en place d’un système de retraites à points. Une décision qui renforce la détermination de la FSU et du mouvement syndical à poursuivre la mobilisation, pour faire du 31 mars une journée d'action interprofessionnelle massive, dans l'unité la plus large. L'intersyndicale appelle à des rassemblements partout en France (devant l'Assemblée nationale, les préfectures, sur les places publiques) le jour de l'examen des motions de censure, mardi 3 mars. 

Le communiqué de la FSU Retraites au 49-3 :  face au coup de force du gouvernement, la FSU toujours plus déterminée

La FSU s’indigne de l‘utilisation de l‘article 49-3 de la Constitution pour faire passer sans débats à l‘Assemblée Nationale la loi retraites combattue depuis près de trois mois et rejetée par une majorité́ de Français·es.
Preuve supplémentaire de l’incapacité́ du gouvernement à convaincre sur son projet, ce coup de force est aussi un nouveau signe de mépris du gouvernement vis à vis de l'Assemblée, de l'opinion et du mouvement social. Cela ne fait que renforcer la détermination de la FSU à continuer son combat contre cette loi injuste.
La FSU appellera avec ses partenaires très vite, dès la semaine prochaine, à de nouvelles initiatives avant la journée interprofessionnelle du 31 mars qui doit plus que jamais rassembler dans l'unité́ la plus large.

Les Lilas, le 1er mars 2020

Permutations 2020 : Les résultats et ensuite ?

Actualités 1er degré - sam, 29/02/2020 - 10:45

Ce lundi 2 mars, les enseignantes et les enseignants des écoles ayant participé au mouvement inter-départemental recevront individuellement par SMS et sur leur messagerie professionnelle le résultat qui les concerne. Et ensuite ?
C’est une des conséquences de la loi de transformation de la Fonction publique, le travail de vérification globale de la régularité des opérations par les élus du personnel est rendu plus difficile. Pour autant, les équipes départementales du SNUipp-FSU sont mobilisées pour accompagner chacune et chacun dans les démarches à entreprendre pour la suite.

En ligne

Le syndicat propose un outil en ligne qui permet de répondre à chaque situation.

Le résultat est positif
Un formulaire à renseigner permet de recevoir toutes les informations nécessaires pour participer au mouvement dans le département d’accueil. Il permet également d’entrer en contact avec les élus du personnel de ce département pour toutes les questions pratiques qui peuvent se poser.

Le résultat est négatif
Là aussi, un formulaire permet d’obtenir des explications et de contester ce résultat à partir des nouvelles règles de recours. Un accompagnement dans ces démarches sera assuré par les élus du syndicat.

L’outil en ligne

Coronavirus : ce qu'on sait

Actualités 1er degré - sam, 29/02/2020 - 09:59

La responsabilité de l’Éducation nationale dans le cadre de la gestion d’une crise épidémique avec l’accueil collectif de 12 millions d’élèves et plus d’un million de personnels est forcément particulière. Aussi le ministère a-t-il actionné une cellule de «&nbspcrise&nbsp» permettant un suivi quotidien du nombre de cas d’infection parmi les élèves et les personnels comme des cas de confinement. A ce jour, seul un cas d'élève et un de professeur, décédé depuis, ont été recensés. Il reste bien entendu de la responsabilité du ministère de la Santé en lien avec les services du Premier ministre de prendre toutes les décisions globales sur les mesures à tenir pour contenir la propagation du virus, notamment l’établissement des «&nbspzones à risque&nbsp» et des "zones de circulation du virus". 

Le Ministère met à disposition sur son site des informations actualisés pour les écoles et les personnels. 

Placement en «&nbspquatorzaine&nbsp» : c'est terminé ou presque 

Dimanche en fin d'après-midi les autorités sanitaires ont décidé la fin de la mise en quatorzaine de prévention pour les personnes revenant de la plus grande partie des zones à risque. En effet, une note pointe le fait que «&nbsple virus circulant déjà sur notre territoire, il n’y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones exposées à une circulation active du virus. Ces contraintes destinées à éviter l’entrée du virus en France n’ont plus lieu d’être et en particulier, les élèves et les personnels en retour de Lombardie et de Vénétie vont pouvoir retourner à l’école  ». 
Deux situations  justifient encore des mesures restrictives : d’une part les zones figurant en rouge sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE). A ce stade seule la province du Hubei en Chine est désormais concernée; d’autre part les «&nbspclusters&nbsp», soit les communes de Creil, de Crépy-en-Valois, de Vaumoise, de Lamorlaye de Lagny-le-Sec dans l’Oise, Lacroix Saint Ouen, la commune de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie et dans le Morbihan, les 3 communes d’Auray, Carnac et Crac’h. 
Ces listes sont actualisées sur le site gouvernemental.

Par ailleurs, une affiche doit être apposée sur les portes des écoles et donne les principales mesures de précaution et d’usage pour prévenir et lutter contre l’épidémie. 

Pour les personnels ? 

Si elle devait avoir lieu, mais ce n'est a priori plus le cas, la «&nbspquatorzaine&nbsp» n’aurait entraîné aucune incidence salariale, ni jour de carence, quel que soit le statut, fonctionnaire ou contractuel a répondu le ministère aux organisations syndicales. Il aurait suffit d’avertir à distance la hiérarchie et de fournir quelques éléments justifiant les déplacements ou un certificat médical pour un enfant de moins de 16 ans qui serait concerné, par exemple de retour d’un voyage scolaire. La position administrative serait une autorisation exceptionnelle d’absence et non un congé maladie. Le justificatif de quarantaine notifié individuellement arrivant a posteriori.
Le ministère envisageait également de privilégier des solutions de télétravail lorsque c’est possible. Ce qui pour les enseignants de primaire semble, pour le moins, très irréaliste, et sans doute tout autant dans le secondaire…

Suivi pédagogique des élèves

Le CNED a mis en place une solution d’école numérique à la maison, une plateforme qui contient actuellement quatre semaines de cours et de révision de la grande section de maternelle à la terminale. Dans le primaire, le support se limite à un fascicule, plutôt de lecture, d’une durée d’une heure quotidienne… Le ministère entend les remarques formulées notamment par le SNUipp-FSU, sur les difficultés matérielles que pourraient rencontrer les élèves et leurs familles.
Par ailleurs, le ministère met en avant un dispositif de classe virtuelle pilotée par l’enseignant qui peut envoyer un lien vers cette classe à ses élèves, discuter avec eux via un chat, mettre en place une discussion via une visio-conférence, interagir via une sorte de tableau numérique… Cette dernière mesure laissera sûrement rêveurs bon nombre de personnels des écoles…

Qu’en est-il des voyages scolaires ?

Depuis le week-end dernier, tous les voyages scolaires prévus pour l'étranger et, en France, dans les zones "clusters" doivent être interrompus. S’agissant des voyages sur le territoire national, ils peuvent se poursuivre normalement. Il convient néanmoins de s’assurer qu’aucun transit ou escale dans les «&nbspclusters&nbsp» identifiés sur le territoire national n’est prévu au cours du voyage.
Pour autant le gouvernement a décidé que «&nbspl’ensemble des voyages scolaires n’avaient pas vocation à être interrompu  ».
Il convient donc de procéder à l’examen particulier de chaque voyage en cours, en se référant aux consignes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment au regard de la situation épidémiologique de destination ainsi que celle des éventuelles zones de transit. Il convient également de tenir compte des mesures restrictives éventuelles prises par les autorités locales restreignant le cas échéant l’activité sociale et l’accueil des voyages scolaires et/ou des ressortissants français.

Moyens matériels dans les écoles

Au-delà des affichettes à destination des familles, le ministère dit travailler avec les collectivités locales pour la mise à disposition de savon (le gel hydro alcoolique serait moins performant) et de serviettes en papier. Les masques seront destinés uniquement aux personnels de santé ou pour les personnes atteintes par le virus.

Il diffuse également une foire aux questions, accessible sur son site, ainsi que deux circulaires, une sur la continuité pédagogique et une autre, à venir, sur les mesures à prendre en cas de passage à un autre stade de propagation du virus.

Des ressources pour la classe

Enfin, il faudra aussi répondre aux questions légitimes des élèves sur le sujet. Quelques ressources non exhaustives, trouvées sur le net :