Agrégateur de flux

Quand l'école éduque à l'empathie

Actualités 1er degré - mar, 09/04/2013 - 10:57

66666888 «&nbspBen, à la cantine, Topakan a donné un coup de poing à Nora mais avant elle l'avait traité de petit nain mais c'était pour rire&nbsp». Dans le préau couvert de l'école Michel Ange au Mans, huit élèves sont chargés de rejouer la scène devant leur classe de CM1 sous les indications de Sarah qui a été témoin de l'incident. Petit à petit, les éléments de la bagarre se mettent en place. Pour cela Dany Dauphin, l'enseignante de la classe et Gilles Rouby, le coordonateur de la ZEP interrompent la mise en situation, questionnent, relancent. Cet événement de l'école avait été noté sur un papier et déposé dans la boîte aux lettres de la classe pour le cours de «&nbspvivre ensemble&nbsp» du jeudi matin.

Une expérimentation au long cours

Cette séance d'1h15 fait partie d'une expérimentation menée dans vingt classes de CM1 en zone d'éducation prioritaire de la Sarthe «&nbspDe l'empathie pour lutter contre le harcèlement à l'école&nbsp». C'est le deuxième cycle d'ateliers auquel les enfants participent. Après des jeux empathiques et jeux de rôles, ce cycle est basé sur le théâtre-forum et l'expression corporelle. Il s'agit donc de développer l'empathie des élèves pour renforcer leur lien à l'autre dans un cadre garanti par les enseignants. Pour cela, dans chaque classe participante, deux animateurs encadrent les séances. Tous ont été formés par l'équipe VIP§S* d'Omar Zanna (lire ci dessous) à la fois sur des éléments théoriques liés à l'empathie et au harcèlement mais aussi sur chacun des outils proposés. «&nbspNous avons nous-mêmes été mis en situation et cela nous permet de mieux appréhender ce que cela induit chez les élèves&nbsp» explique Dany. «&nbspCette expérimentation se poursuivra l'année prochaine avec les mêmes élèves en CM2&nbsp» ajoute Gilles Rouby qui a travaillé, avec l'équipe de chercheurs du VIP§S et l'Inspection d'académie, à l'élaboration de ce projet financé par le ministère jeunesse et sports. Des conférences comme celle d'Eric Debarbieux le 11 avril viennent rythmer ce travail qui se cloturera par une évaluation sur le climat scolaire et le comportement des élèves.

Des corps et des mots

Ce matin, une fois la scène de la cantine rejouée, les enseignants reviennent avec les élèves sur ce qui s'est passé. «&nbspQu'a ressenti Topakan, quand Nora l'a appelé petit nain ?&nbsp», «&nbspEst-ce que Topakan est grand ?&nbsp» Les élèves mettent des mots de plus en plus précis : «&nbspde la haine&nbsp», «&nbspil était triste&nbsp», «&nbspen colère&nbsp», «&nbspvexé&nbsp», «&nbspil a cru que c'était une insulte&nbsp», «&nbspil s'est senti humilié&nbsp». «&nbspCette situation est d'autant plus intéressante que nous savons que cet élève d'une autre classe est très sensible au sujet de sa petite taille, nous sommes proches de situation de discrimination voire de harcèlement&nbsp» raconte l'enseignante. «&nbspEt Nora qu'a-t-elle ressenti quand elle a pris le coup ?&nbsp»... «&nbspJ'arrive pas à dire&nbsp». «&nbspDans ces séances on se rend compte du manque de vocabulaire des enfants pour verbaliser ce qu'ils ressentent&nbsp» poursuit-elle. Cet exercice est le dernier d'une séance qui a débuté par de la relaxation, un échauffement type «&nbspcris de guerre&nbsp» par équipe et une première situation de théâtre-forum durant laquelle les enfants devaient régler un conflit entre deux enfants et leurs parents au sujet de la télévision. Un déroulé que les deux animateurs construisent ensemble en fonction des situations proposées dans le cadre de l'expérimentation et des réactions des élèves. La semaine prochaine, la classe sera amenée à reprendre l'incident de la cantine mais à le modifier pour le faire évoluer et trouver une solution au conflit.

Voir aussi :

l'OCCE sans violence
Une université d'été de l'OCCE consacrée  à «&nbspmieux vivre l'école, apprendre sans violence.

Trois questions à Omar Zanna, maître de conférences à l'UFR Sciences et techniques de l'Université du Maine.

Qu'est-ce que l'empathie ?

C'est la disposition à se mettre à la place d'autrui tout en restant à distance, sans se confondre avec l'autre comme c'est le cas dans la sympathie ou la compassion. Précisons une distinction. L'empathie cognitive, c'est ce que fait l'enseignant quand il s'adresse à ses élèves. Car pour transmettre faut-il encore avoir pris la mesure du niveau de réception des élèves. L'empathie cogntive, c'est aussi celle du pervers qui manipule sa victime" ; ce qui montre bien que l'empathie n'est pas toujours vertueuse. L'empathie émotionnelle se déclenche dans les situations de face à face, elle passe par les corps en présence et c'est précisément cette version de l'empathie qui m'intéresse. Disons qu'en la matière, nous avons tous tendance à être affectés : autrement dit à entrer en résonnance émotionnelle. Si vous souriez, j'aurais tendance à sourire aussi. C'est elle qui est en jeu chaque fois qu'il y a des personnes en interaction. Elle ne passe pas forcément par la parole.

Pourquoi travailler sur l'empathie émotionnelle à l'école primaire ?

Je travaille depuis plus de 15 ans sur la délinquance juvénile. J'essaie de saisir les mécanismes sociaux de l'empathie pour faire des propositions de prise en charge des mineurs délinquants dont je suppose que le passage à l'acte a à voir avec ce que je qualifie «&nbspd'anesthésie momentanée de l'empathie&nbsp». Autrement dit, ces jeunes sont, au moment du passage à l'acte, sous l'emprise de leurs émotions, incapables de se maîtriser et donc incapables de reconnaître autrui comme un autre, comme une version d'eux-mêmes. Partant de cette hypothèse, j'ai expérimenté auprès de plusieurs groupes de jeunes un protocole qui consiste à mettre en scène des émotions, pour solliciter l'empathie dont certains semblent manquer au moment du passage à l'acte. Je propose désormais des programmes de prévention des comportements violents et de harcèlement par une éducation, par le corps, à l'empathie.

Comment s'y prendre ?

Le cœur des interventions est l'occasion de proposer aux élèves de vivre des situations permettant d'accéder à la reconnaissance de l'autre, de s'ouvrir à l'autre. Il est question de créer les conditions du développement de la disposition à l'empathie pour favoriser le «&nbspbien vivre ensemble&nbsp». Dans cette perspective, il s'agit d'utiliser, à raison d'une séance par semaine, la médiation des émotions provoquées par la pratique des activités physiques, du théâtre-forum, des jeux de rôle et toute autre activité mettant en jeu le corps.

Remise en forme !

Actualités 1er degré - dim, 07/04/2013 - 21:19

  «&nbspLa maternelle, elle a tout d'une grande !&nbsp» En voulant faire la promotion de l'école maternelle pour dire toute son importance dans le développement de l'enfant, certains ne croyaient pas si bien dire. La petite école aurait parfois tendance à se prendre pour la grande. Ce glissement vers une forme de «&nbspprimarisation&nbsp», les IGEN Viviane Bouysse et Philippe Claus l'ont pointé dans un rapport paru en 2011 . Ils estiment que «&nbspdepuis 1989, les cycles pédagogiques qui devaient mieux articuler les deux structures ont produit un amalgame tel que le modèle scolaire élémentaire a envahi toute l'école maternelle&nbsp». Si bien qu'au final les inspecteurs font ce constat désolant : «&nbspil n'y a plus guère aujourd'hui de spécialistes de cette école&nbsp». Après les années de dénigrement où il n'était pas question de former des enseignants «&nbsppour changer des couches culottes&nbsp» puis ces années où la maternelle était avant tout considérée comme une propédeutique à l'élémentaire, voici venu semble-t-il le moment de remettre les pendules à l'heure. C'est du moins l'ambition affichée par le projet de loi d'orientation et de programmation de l'école qui fait l'objet du débat parlementaire. «&nbspLes missions de l'école maternelle seront redéfinies afin de lui permettre de jouer pleinement le rôle majeur qui doit être le sien dans la prévention des difficultés scolaires et la réduction des inégalités&nbsp», annonce le ministère. Le texte met l'accent sur les conditions d'accueil des moins de trois ans dans les zones prioritaires ; 3 000 postes y seraient consacrés. Sa spécificité est de nouveau soulignée : «&nbspla formation dispensée dans les classes et les écoles maternelles favorise l'éveil de la personnalité des enfants, conforte et stimule leur développement affectif, sensoriel, moteur, cognitif et social. Elle les initie et les exerce à l'usage des différents moyens d'expression.&nbsp» Le texte de loi propose «&nbspdes approches éducatives qui visent à développer la confiance en soi et l'envie d'apprendre&nbsp» et la GS réintègre pleinement le Cycle 1.

Réinterroger les formes scolaires de la maternelle

L'école maternelle semble soumise à un mouvement de balancier. Un bémol est mis sur l'usage du papier-crayon et des fiches, qui ont peu à peu envahi les classes de moyenne ou grande section. Voici (re)venu le temps du développement de l'enfant. En vérité, la maternelle ne s'est jamais complètement éloignée de cette mission première, preuve en est la persistance des formes scolaires qui lui sont propres : l'atelier, le coin jeu, les rituels. Il ne s'agit pas pour autant de revenir à un âge d'or de la maternelle si tant est qu'il n'ait jamais existé, mais de réinterroger des formes scolaires qui ont vu le jour avec les mouvements d'éducation populaire des années 40, puis ont été revisitées à la lumière des valeurs sociales issues de mai 68. Et cela, à la lueur des enjeux d'aujourd'hui, notamment celui d'endiguer cette difficulté scolaire qui continue de frapper entre 15% et 20% des élèves à la sortie de l'élémentaire. Dans ce contexte la question de la formation se pose avec acuité. Plus que jamais il faut mettre en place une formation spécifique solide, prenant en compte le travail des enseignants et les missions de l'école maternelle. Mais il faut aussi tirer parti des acquis de la recherche afin de revitaliser les savoirs professionnels.

Construire des progressions qui vont de l'avant

La création d'une centaine d'IEN maternelle en 2009, aurait pu aller dans ce sens. Le bilan reste contrasté selon les départements. A certains endroits cela a pu permettre l'émergence de véritables «&nbsppôles pédagogiques&nbsp» comme dans l'académie de Dijon avec des ressources, des actions de formation. Mais ces expériences ne doivent pas rester l'exception, elles doivent au contraire constituer un point d'appui qui accompagne les changements annoncés pour la maternelle. Bien entendu, il serait exagéré de dire que la formation ne prend jamais en compte les besoins des jeunes enfants. La preuve, à l'école Sophie Condorcet de Valence, dans la Drôme, c'est bien parce que le travail fait à l'IUFM avec une équipe de l'IREM de Bordeaux les a conduit à se questionner sur la pertinence de certaines formes de travail que les enseignants ont remis en question l'organisation a priori des ateliers et choisissent la forme de travail en fonction d'objectifs précis. A Varennes dans la Meuse, c'est aussi avec le concours d'un IEN que les enseignantes de l'école sont passées «&nbspdes coins jeu aux espaces jeu comme lieux d'apprentissage&nbsp». Mais comme tout le monde n'a pas la chance d'avoir un IEN concerné sous la main, autant savoir que certaines ressources se trouvent en ligne même s'il reste difficile de transmettre une pratique par le web. Il y a les sites officiels institutionnels, tels que Néopass, mais aussi des outils issus du terrain, de la mutualisation des pratiques, c'est le cas de maternaile.net, site créé par Christine Lemoine, enseignante en Seine-et-Marne et dont elle a ressenti le besoin quand, débutante en classe unique maternelle elle se sentait «&nbsptrès isolée&nbsp». Cependant, ces ressources ne peuvent se substituer à des véritables temps de formation pour aider les enseignants. Tout cela doit contribuer au final à la mise en place d'une organisation des activités qui soit au service des apprentissages. Pour Alain Houchot, inspecteur général, il faut «&nbspd'abord réfléchir à ce que l'on peut organiser avec de très jeunes enfants et ensuite en déduire ce qu'on pourra mettre en place dans les classes suivantes&nbsp». Autrement dit, pour réussir la maternelle il faut construire des progressions qui vont de l'avant et non plus à rebours.

Lire :

Le Fenêtres sur cours n° 382

Voir aussi :

l'interview de Viviane Bouysse : à l'école de la maternelle
l'interview de Mireille Brigaudiot : mais à quoi sert la grande section ?

Alerte sur l'aide administrative à la direction

Actualités 1er degré - ven, 29/03/2013 - 16:36

Dans un courrier adressé le 29 mars au ministre de l'Éducation nationale, le SNUipp-FSU lui demande de prendre d'urgence toutes les dispositions pour renouveler les contrats des 12 000 employés de vie scolaire (EVS) affectés en grande partie aujourd'hui dans les écoles. En effet, «&nbspces contrats, recrutés progressivement au cours du premier trimestre de l'année scolaire 2012-2013 et ce, depuis le mois de juillet pour une durée de dix mois, commencent à arriver à échéance dès le mois d'avril 2013&nbsp» prévient le Secrétaire général du syndicat dans son courrier. Dès lors, les écoles risquent bien de se retrouver dans quelques semaines privées d'aide à la direction comme à l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Les personnels exerçant ces missions se trouveraient quant à eux sans autre solution que le retour à Pôle-emploi.

Des discussions à venir pour l'accompagnement au handicap

L'aide à la direction, ainsi que l'accompagnement des enfants en situation de handicap, sont indispensables au bon fonctionnement des écoles. Pour le SNUipp, la «&nbsppriorité au primaire&nbsp» inscrite dans la loi d'orientation actuellement discutée au parlement ne saurait trouver comme première traduction une disparition de ces dispositifs. Il doivent au contraire être pérennisés et donner lieu à la création de nouveaux métiers statutaires. Si le dossier est ouvert concernant une professionnalisation à venir pour l'accompagnement du handicap, il n'en est rien pour la direction et le fonctionnement de l'école.

Alerte sur l'aide administrative à la direction d'école

A ce jour, il resterait près de 9 500 EVS affectés à l'aide administrative des directrices et directeurs (sur 46 000 écoles primaires.) Une première vague est donc menacée à très court terme mais aucune garantie non plus n'est actuellement donnée pour le financement des autres contrats de 36 mois qui vont arriver à échéance.


Le SNUipp-FSU décide donc de tirer la sonnette d'alarme. Le ministre doit apporter des réponses rapides sur le renouvellement de l'aide administrative. Il est plus qu'urgent d'ouvrir les discussions annoncées sur la direction et le fonctionnement de l'école.

Lire :
la lettre au ministre

Lire aussi :
les EVS doivent rester dans les écoles !

La circulaire "108 heures" est parue

Actualités 1er degré - jeu, 21/02/2013 - 11:00

Le temps de service hebdomadaire des enseignants des écoles passe de :

  • 24 heures devant la classe entière + 1h30 d'aide personnalisée + 1h30 de concertation 

à

  • 24 heures devant la classe entière + 1h d'APC + 2h de concertation.
Ce qui change dans les 108 heures
  • 36 heures annuelles d'activités pédagogiques complémentaires (APC) - soit 1 heure par semaine- en lieu et place des 60 heures d'aide personnalisée. 
  • 24 heures de concertation supplémentaires consacrées notamment «&nbsp à l'identification des besoins des élèves et à l'organisation des APC et à leur articulation avec les autres moyens mis en œuvre (...) &nbsp» (dont maîtres supplémentaires et scolarisation des enfants de moins de trois ans.) 
  • 18 heures d'animation pédagogique et d'actions de formation continue avec une nouveauté : cette formation doit représenter au moins la moitié des 18 heures et être tout ou en partie effectuée «&nbsp à distance, sur des supports numériques &nbsp». En conséquence, les animations pédagogiques ne pourront pas excéder neuf heures annuelles.
Ce qui sera maintenu
  • 6 heures consacrées aux conseils d'école 
  • 24 heures consacrées au travail en équipe pédagogique, aux relations avec les parents, à l'élaboration et au suivi des PPS. Une nouvelle mission est ajoutée : «&nbspélaboration d'actions visant à améliorer la continuité pédagogique entre les cycles et la liaison école-collège&nbsp»
L'avis du SNUipp-FSU

Le SNUipp prend acte de cette première prise en compte de ses demandes, avec 24 heures annuelles supplémentaires pour la concertation et le travail en équipe. Pour autant, il continue à revendiquer trois heures de concertation pour que soient mieux reconnues toutes les dimensions du travail invisible. Il faut donc aller plus loin, même si en étant exigeant, le SNUipp a contribué à faire bouger le ministère.
De plus, et s'agissant des animations pédagogiques, leur volume annuel devrait être au maximum de neuf heures. Reste que n'est pas précisé le moment où elles se dérouleront. Or, le SNUipp a été ferme : pas de journée continue le mercredi, dont l'après-midi doit obligatoirement rester un temps personnel.
Enfin, les actions de formation continue consacrées pour partie à des sessions à distance sur des supports numériques méritent d'être clarifiées. Elles ne pourront en aucun cas se substituer à la mise en œuvre d'une vraie formation continue sous forme de stages sur le temps de classe.
D'une manière générale, la bonne application d'une circulaire se vérifie surtout à l'épreuve du terrain. Le SNUipp-FSU a réaffirmé que la confiance et la liberté professionnelle doivent être reconnues aux équipes. “Stop aux tableaux excel” et aux contrôles tatillons sur les heures ! La reconnaissance d'heures globalisées pour ces missions doit y contribuer. Pour l'APC, les initiatives doivent être laissées totalement aux mains des équipes enseignantes. Le SNUipp-FSU a demandé au ministre de faire preuve de fermeté auprès des recteurs et des DASEN pour que le message soit relayé sans ambiguïté auprès des équipes.

Et les services particuliers ?

La situation des directeurs d'école est actuellement examinée pour préciser les allègements du volume horaire d'APC dans une nouvelle circulaire à paraitre.

Concernant les maitres formateurs, le texte reprend à l'identique la définition de leur service avec les nouvelles 108 heures. Le SNUipp-FSU a demandé que des discussions s'ouvrent au plus vite pour revoir l'organisation de leur service (un vrai tiers de service) et de leurs missions dans le cadre de la création des ESPE.

Concernant, les enseignants de CLIS et RASED, la circulaire reprendra la définition actuelle de leur service : «&nbsple temps consacré à la concertation, aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents ou à la participation aux conseils d'école est égal à 108 heures annuelles&nbsp»

Lire :
la circulaire

Congé de solidarité familiale

Actualités 1er degré - mar, 29/01/2013 - 16:16

Le principe du congé de solidarité familiale

Le fonctionnaire dont un ascendant, un descendant, un frère, une sœur, une personne partageant le même domicile ou l'ayant désigné comme sa personne de confiance, souffre d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou phase terminale d'une affection grave et incurable a droit au congé de solidarité familiale.

Le congé peut être demandé :

Pour une période continue d'une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois ;
Par périodes fractionnées d'au moins sept jours consécutifs, dont la durée cumulée ne peut être supérieure à six mois ;
Sous forme d'un service à temps partiel dont la durée est de 50 %, 60 %, 70 % ou 80 % du temps de service que les fonctionnaires à temps plein exerçant les mêmes fonctions doivent effectuer. Le service à temps partiel est accordé pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois.

Le congé de solidarité familiale prend fin soit à l'expiration d'une de ces périodes, soit dans les trois jours qui suivent le décès de la personne accompagnée, soit à la demande du fonctionnaire.

L'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie

Une allocation journalière dont le montant est fixé à 53,17 € est versée sur leur demande aux fonctionnaires bénéficiaires du congé de solidarité familiale (26,59 € en cas de congé sous forme de temps partiel). Le nombre maximum d'indemnités journalières est de 21 jours (donc l'indemnité maximale est de 21 x 53,17 € = 1116,57 €) ou 42 jours en cas de temps partiel. La demande d'allocation

La demande de versement de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie doit être adressée au DA-SEN avec les indications suivantes :

l'indication du nombre de journées d'allocation demandées ;
les nom et prénom, le numéro de sécurité sociale, l'attestation du médecin ainsi que le nom de l'organisme de sécurité sociale dont relève la personne accompagnée ;
le cas échéant, le nom des autres bénéficiaires de l'allocation d'accompagnement et la répartition des allocations journalières entre chacun des bénéficiaires.

Répondre aux besoins spécifiques des tout-petits

Actualités 1er degré - lun, 14/01/2013 - 22:47

Trois mille postes sont programmés sur 5 ans pour le développement de l'accueil des enfants de moins de trois ans : la scolarisation des tout-petits est de nouveau à l'ordre du jour. Pour le SNUipp, son développement ne pourra pas se faire à n'importe quelles conditions. Il l'a clairement exprimé au ministère et obtenu des modifications de la circulaire d'application. Ainsi l'attention particulière portée à la relation aux parents d'élèves et la place des enseignants dans les structures locales d'échanges entre les différents partenaires de la petite enfance sont affirmées dans le texte. Souplesse, concertation et collaboration sont préconisées pour «&nbspdéterminer le moment opportun pour scolariser chacun&nbsp», permettre «&nbspdes possibilités de passage entre les différentes structures&nbsp» et «&nbspfaciliter l'implication des familles les plus éloignées de la culture scolaire.&nbsp» Le SNUipp a obtenu que les postes soient identifiés au mouvement pour que les enseignants y participent en toute connaissance de cause. Il reste attentif à un possible profilage des postes.

Des besoins spécifiques

L'annexe à la circulaire érige en principes la formation et l'accompagnement des équipes d'école. Le syndicat a pu intervenir pour que les formateurs et notamment les CPC puissent bénéficier aussi d'une formation spécifique. À sa demande, un espace de ressources et de mutualisation sera ouvert sur Eduscol. Enfin, si le texte évoque bien les besoins spécifiques des jeunes enfants, la souplesse des modalités d'accueil, la comptabilisation des deux ans dans les effectifs de rentrée, il ne reprend pas certaines propositions du syndicat notamment sur la demande d'effectifs réduits à 15 élèves maximum, d'une obligation d'ATSEM à plein temps, d'une rentrée échelonnée. Le SNUipp a demandé qu'un temps soit prévu pour la mise en place de ce dispositif et le travail de partenariat. Cet élément est présent dans la circulaire qui redéfinit les 108h.

Dans une interview donnée à Fenêtres sur Cours, Agnès Florin revient sur la circulaire sur l'accueil des moins de 3 ans. Selon la Professeure de psychologie de l'enfant et de l'éducation à l'Université de Nantes, cette circulaire prend en compte les besoins spécifiques des enfants de moins de 3 ans.

Qu'est-ce que cette circulaire devrait concrètement changer ?

Ce qui est novateur, même par rapport aux années 90-2000, c'est de considérer qu'on ne scolarise pas les enfants de moins de trois comme les autres. Du fait de la grande hétérogénéité qui existe entre eux, en fonction de leur mois de naissance par exemple, il faut beaucoup plus de souplesse. L'organisation de l'espace et des activités devra être pensée pour les plus jeunes et leurs besoins pris en compte : besoin de calme, besoin d'un accompagnement privilégié, présence conjointe d'un enseignant et d'un ATSEM. Précédemment, même quand on accueillait massivement les moins de trois ans, on ne trouvait pas ces préconisations au niveau des textes officiels.

Il est question dans la circulaire de partenariat et de lien avec les familles.

Je me réjouis que l'école ne soit pas refermée sur elle-même. Les enfants dont on parle passent du pré-scolaire au scolaire, c'est à dire de la famille, des structures de la petite enfance, de l'assistante maternelle... à l'école. L'important c'est l'éducation dont on connaît l'impact tant sur les trajectoires scolaires que sur les trajectoires de vie. Établir une relation de confiance avec les familles, notamment avec celles de milieux défavorisés, est essentiel. Les associations de quartier, les services de la PMI et les autres professionnels contribuent aussi à la qualité de cette relation.

L'école est-elle prête à accueillir massivement les moins de trois ans ?

Depuis trente ans les travaux sur le développement ont révolutionné notre conception de la petite enfance et cela nécessite que les connaissances soient actualisées. Il est indispensable de prévoir des modules de formation spécifiques pour la maternelle. On peut aussi envisager des formations croisées entre personnels de la petite enfance et enseignants qui donneraient aux uns et aux autres la possibilité d'échanger les expériences concernant aussi bien les soins, les rythmes de vie ou la collation que le développement du langage ou les compétences cognitives.

Athlétisme à la maternelle : ça conte !

Actualités 1er degré - lun, 26/11/2012 - 22:46

Pour vaincre le lion terrible qui fait régner la terreur sur son village, Kalikoba, le petit africain devra courir aussi vite que le guépard, sauter aussi loin que la gazelle et lancer aussi loin que le singe malin. Et voilà le cycle athlétisme lancé à l'école maternelle publique Sainte-Catherine. Dans les quatre classes, l'histoire est racontée aux enfants puis tous vont essayer de faire comme Kalikoba. «&nbspC'est une formatrice qui m'avait présenté cette démarche&nbsp» confie Émilie Burte, «&nbspje l'ai proposée à mes collègues quand j'ai été nommée directrice ici&nbsp». Travailler les activités physiques à partir de contes, c'est le parti-pris de l'équipe départementale EPS des Bouches du Rhône qui souhaite donner davantage de sens à l'activité physique des jeunes enfants pour favoriser les apprentissages. «&nbspC'est beaucoup plus imagé, ils se rendent compte de ce qu'ils ont à faire&nbsp», poursuit Émilie, «&nbspon ne court pas pour courir ou pour faire plaisir, il y a un but.&nbsp» Deux ans de suite, les quatre classes ont investi la cour et le parc voisins pour mettre en place l'activité.

Tout pour se lancer

«&nbspL'EPS sort de la salle de motricité et il y a une vraie activité de référence&nbsp». Le CRDP propose le livre de contes et un guide pédagogique.* «&nbspÇa change des pratiques habituelles, ça peut effrayer les collègues au début, mais le guide est très facile d'accès.&nbsp» Il propose en effet des situations de découverte, puis une situation de référence : chaque performance est matérialisée par des zones de couleur. Les enfants vont pouvoir gagner des gommettes comme Kalikoba gagne des pierres précieuses. «&nbsp Ensuite, on met en place des situations d'apprentissages : lancer haut pour lancer loin, réagir à un signal, courir dans un couloir…&nbsp» Lors de la rencontre interclasses qui clôt le cycle, l'envie de participer, de progresser, de s'encourager mutuellement est palpable. «&nbspCet outil n'est pas assez connu&nbsp» conclut Émilie qui compte bien en faire la promotion et tester les autres modules conte/activité physique proposés.

* Courir, sauter, lancer, s'orienter à l'école maternelle sous la direction de M.Jallet et D. Hébert, CRDP Aix-Marseille

Congé parental conjoint

Actualités 1er degré - jeu, 04/10/2012 - 23:07

A partir du 1er octobre 2012, les deux parents pourront prendre en même temps un congé parental pour un même enfant. Cette nouvelle disposition qui figure dans le décret 2012-1061 du 18 septembre 2012 dernier relatif au congé parental répond à la directive europé