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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 46 min 34 sec

Mise au point juridique sur nos droits

lun, 07/10/2019 - 21:26

Au sommaire, différents points sont abordés : convention Etat/région ; MAD ; missions PsyEN et DCIO...

Flash Info n°2

lun, 07/10/2019 - 20:46

Au sommaire :

  • la réforme territoriale impacte les CIO
  • les masques tombent ou le retour des vieux démons !
  • quelques exemples des offensives régionales
  • action !

Expulsions : des jeunes menacés

lun, 07/10/2019 - 17:07

Gvantsa, 19 ans, géorgienne, a fait sa rentrée en Terminale à Dijon après des péripéties éprouvantes. Assignée à résidence et menacée d'expulsion alors qu'elle dépend entièrement de son père (en situation régulière), elle est arrêtée fin août puis libérée du CRA sur décision de la juge des libertés. La mobilisation en sa faveur est forte. La pétition en ligne initiée par une militante SNES-FSU atteint 7 000 signatures.
Début septembre, la préfecture régularise enfin Gvantsa mais expulse le même jour Qadri, un jeune nigérian, pourtant dans une situation similaire.
La mobilisation est en cours pour le faire revenir parmi les siens.
Deux histoires qui rappellent que partout sur le territoire, des jeunes scolarisé-es ou en études sont les victimes d'une politique migratoire insensée et inhumaine.

Logement : record d'expulsés

lun, 07/10/2019 - 17:01

En 2017, 15 547 ménages ont été expulsés. « Un record historique », selon la Fondation Abbé-Pierre qui exige une action forte du gouvernement.
Ce chiffre confirme la précarisation croissante de la population, le manque criant de logements sociaux et la hausse des coûts de l'habitat.

Les vacances scolaires sont la haute saison pour les expulsions locatives. C'est un phénomène courant : les associations sont moins disponibles, les solidarités plus aléatoires et les familles désemparées ne savent où s'adresser.
Beaucoup d'entre elles sont pourtant éligibles au Droit au logement opposable (DALO). Mais, en Île-de-France, on compte au moins 800 candidatures prioritaires et aucune solution de relogement. Les dispositifs de l'hébergement d'urgence sont saturés.
Le candidat Macron avait pourtant promis qu'il n'y aurait plus de SDF !

PMA pour toutes : on y est (enfin, presque ...)

lun, 07/10/2019 - 16:53

Le chemin vers l'égalité des droits est souvent long et sinueux. Celui de l'accès à la PMA pour toutes les femmes aura été particulièrement compliqué. Exclu de la loi sur le mariage pour tous, promesse de campagne sans cesse reportée du candidat Macron, le projet de loi est enfin débattu à l'Assemblée à la rentrée 2019, alors que de récents sondages montrent un soutien large de la population à cette mesure.

De réelles avancées
La PMA sera bien ouverte à toutes les femmes, célibataires ou en couple de même sexe, et la gratuité de cet accès sera effectif. Suite aux auditions parlementaires, le projet a été sensiblement amélioré.
La question de l'établissement de la filiation demeure cependant. Le gouvernement a heureusement abandonné le projet d'un établissement spécifique de la filiation réservé aux couples de femmes. Mais le dispositif présenté reste à mi-chemin : si la reconnaissance signée par les couples de femmes s'apparente à celle signée par le père dans un couple hétérosexuel, la double reconnaissance demandée aux couples de femmes crée une discrimination. En effet, d'un côté on reste sur un mode de reconnaissance par l'accouchement, de l'autre on demande une reconnaissance anticipée y compris pour la mère qui porte l'enfant. Rien n'empêche de trouver une solution pour sécuriser la filiation de la mère qui ne porte pas l'enfant, et permettre le même mode d'établissement de la filiation pour toutes les autres, hétérosexuelles ou homosexuelles.

Un projet incomplet
Le projet n'ouvre pas la possibilité aux hommes trans (femmes ayant effectué leur transition) d'accéder à la PMA. Or, depuis 2016 et la loi « Justice du XXIème siècle », les personnes trans n'ont plus à subir une opération de stérilisation pour changer d'état civil. Il faut donc en tirer toutes les conséquences, sinon à obliger les hommes trans à reculer leur changement d'état civil. Cela leur permettrait légalement d'accéder à la PMA, mais générerait les nombreuses discriminations liées à la non-conformité genre/état civil.
Il existe actuellement de fortes disparités dans l'accès à la PMA, et dans les pratiques, qui varient fortement d'un centre à l'autre... Le vote de ce texte doit également être l'occasion de doter les CECOS* des moyens nécessaires pour assurer cet accès pour toutes les femmes.

Olivier Lelarge

* Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains.

PMA pour toutes : on y est (enfin, presque ...)

lun, 07/10/2019 - 16:46

Le chemin vers l'égalité des droits est souvent long et sinueux. Celui de l'accès à la PMA pour toutes les femmes aura été particulièrement compliqué. Exclu de la loi sur le mariage pour tous, promesse de campagne sans cesse reportée du candidat Macron, le projet de loi est enfin débattu à l'Assemblée à la rentrée 2019, alors que de récents sondages montrent un soutien large de la population à cette mesure.

De réelles avancées
La PMA sera bien ouverte à toutes les femmes, célibataires ou en couple de même sexe, et la gratuité de cet accès sera effectif. Suite aux auditions parlementaires, le projet a été sensiblement amélioré.
La question de l'établissement de la filiation demeure cependant. Le gouvernement a heureusement abandonné le projet d'un établissement spécifique de la filiation réservé aux couples de femmes. Mais le dispositif présenté reste à mi-chemin : si la reconnaissance signée par les couples de femmes s'apparente à celle signée par le père dans un couple hétérosexuel, la double reconnaissance demandée aux couples de femmes crée une discrimination. En effet, d'un côté on reste sur un mode de reconnaissance par l'accouchement, de l'autre on demande une reconnaissance anticipée y compris pour la mère qui porte l'enfant. Rien n'empêche de trouver une solution pour sécuriser la filiation de la mère qui ne porte pas l'enfant, et permettre le même mode d'établissement de la filiation pour toutes les autres, hétérosexuelles ou homosexuelles.

Un projet incomplet
Le projet n'ouvre pas la possibilité aux hommes trans (femmes ayant effectué leur transition) d'accéder à la PMA. Or, depuis 2016 et la loi « Justice du XXIème siècle », les personnes trans n'ont plus à subir une opération de stérilisation pour changer d'état civil. Il faut donc en tirer toutes les conséquences, sinon à obliger les hommes trans à reculer leur changement d'état civil. Cela leur permettrait également d'accéder à la PMA, mais générerait les nombreuses discriminations liées à la non-conformité genre/état civil.
Il existe actuellement de fortes disparités dans l'accès à la PMA, et dans les pratiques, qui varient fortement d'un centre à l'autre... Le vote de ce texte doit également être l'occasion de doter les CECOS* des moyens nécessaires pour assurer cet accès pour toutes les femmes.

Olivier Lelarge

* Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains.

L'ORAL DU BREVET

lun, 07/10/2019 - 11:25

Expérimentée en 2010 par Jean-Michel Blanquer, alors directeur au ministère, pour imposer un enseignement interdisciplinaire de l'histoire des arts, l'épreuve orale au DNB n'a cessé d'être modifiée en gardant une même absence de cadre créant confusion, surcharge de travail et accroissement des inégalités entre les élèves. (…) voir PJ.

Sciences et réforme du collège : faut-il faire le lien ?

lun, 07/10/2019 - 11:18

Les résultats montrent qu'en fin de primaire, le niveau est stable depuis 2007 et s'homogénéise. Les professeurs des écoles déclarent que leurs élèves ont de l'appétence pour les sciences. En fin de Troisième, si les écarts de résultats sont toujours liés au profil social des élèves, le niveau a baissé aussi bien dans les collèges défavorisés que dans ceux favorisés alors qu'il était resté stable entre 2007 et 2013. En revanche, l'écart entre filles et garçons s'est resserré.
Nouveauté depuis 2013 : les élèves ont répondu sur support numérique. Les types d'items proposés se sont complexifiés.
CEDRE évalue aussi des compétences expérimentales. Si 80 à 90 % des élèves de Troisième savent mettre en œuvre un protocole expérimental selon l'activité proposée, ils ne sont plus que 60 à 70 % à être à l'aise avec des gestes manipulatoires fins. 48 % des élèves sont capables de proposer un protocole expérimental correct, à partir d'une question posée, dans une situation connue.

Moins d'une classe sur deux expérimente
La baisse des résultats des élèves en fin de collège est-elle liée à la réforme qui en 2016 a mis en concurrence les enseignements pratiques interdisciplinaires, l'accompagnement personnalisé et les dédoublements, notamment en sciences ? D'après l'enquête CEDRE, seuls 39 % des professeurs déclarent faire manipuler leurs élèves régulièrement. Les dédoublements se sont raréfiés et les préconisations institutionnelles portent davantage sur la compréhension de la démarche scientifique que sur la manipulation. Dans ces conditions, comment les élèves pourraient-ils maîtriser « des gestes manipulatoires fins », alors que cet objectif n'est plus recherché ?
En outre, si les élèves se déclarent intéressés par les sciences, ils admettent y consacrer peu de temps de travail personnel alors que 40 % envisagent exercer un métier dans le domaine scientifique. Il serait temps de permettre à tous les élèves d'expérimenter en sciences dans de bonnes conditions !
Anne-Sophie Legrand, Fabrice Rabat
(1) Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance.
(2) Cycle d'évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon en fin d'école et en fin de collège, tous les cinq ou six ans, à partir des programmes.
US MAGAZINE - Supplément au n° 790 du 21 septembre 2019

BAC BLANQUER : IMPROVISATION COUPABLE

lun, 07/10/2019 - 11:15

Le bac devient un monstre bureaucratique à mesure que les arrêtés, les circulaires et autres notes de service s'amoncellent. Avec des épreuves communes de contrôle continu (E3C) non organisées et des projets d'épreuves de Terminale au cadrage souvent incohérent, quel avenir pour le diplôme national ?

Avec des épreuves communes de contrôle continu (E3C) non organisées et des projets d'épreuves de Terminale au cadrage souvent incohérent, quel avenir pour le diplôme national ? Le ministère a beau convier les organisations syndicales pour discuter du cadrage des épreuves, il ne réunit jamais les conditions nécessaires au débat et empêche toute consultation en amont des collègues en ne communiquant les documents de travail qu'au dernier moment.
La main au local ?
Le ministère s'est enfermé dans une organisation complexe des E3C, coincé entre la nécessité de cadrage et la volonté de laisser la main à l'organisation locale. La mise en œuvre des E3C apparaît désormais comme bien aléatoire. Banques nationales de sujets toujours vides aux dires mêmes du ministère, organisation de la passation sur le temps ordinaire des cours, commissions académiques d'harmonisation sans calendrier connu, copies corrigées qu'il faut rendre aux élèves tout en les conservant trois ans, modalités indéterminées de la dématérialisation des corrections, toutes ces incertitudes plombent l'ensemble du système d'évaluation.
Incertitudes pour les épreuves de Terminale
Résultat des discussions entre les services du ministère et les inspections générales, les projets de note de service souffrent de la précipitation et des incohérences de la réforme du bac elle-même. Avancées en mars, les épreuves de spécialité ne concerneraient qu'une partie des programmes, sans que l'on sache si ce programme limitatif comporterait une liste de chapitres ou de thèmes, ou bien nécessiterait une adaptation des programmes spiralaires. Aucun programme limitatif ne semble cependant envisagé pour certaines disciplines comme les LLCER (langues, littérature, cultures étrangères et régionales).
Des interrogations demeurent également sur les épreuves « d'oral de contrôle » : pour certains enseignements pluridisciplinaires il n'y aurait qu'un examinateur... Encore aujourd'hui, l'épreuve du Grand oral constitue l'angle mort du nouveau baccalauréat car nul ne sait comment ses modalités peuvent s'articuler avec les oraux ou les épreuves pratiques de spécialités qui auront lieu trois mois avant. Alors que la session 2021 commence dès le deuxième trimestre, les personnels et les élèves sont placés devant une équation à plusieurs inconnues.
Sandrine Charrier, Claire Guéville
US MAGAZINE - Supplément au n° 790 du 21 septembre 2019

Le ministère fait exploser le bac !

dim, 06/10/2019 - 22:52

Le SNES-FSU a été reçu ce vendredi 4 octobre au ministère sur la question particulière des épreuves communes de contrôle continu. Il se confirme un calendrier des épreuves de bac réparties tout au long du cycle terminal sans interruption de janvier au mois de juin de l'année suivante, avec des épreuves de spécialités en Terminale dès le retour des vacances de février ! C'est un véritable parcours du combattant.

Le ministère persiste dans sa volonté de renvoyer au local le cadre de l'examen laissant chaque établissement décider de l'organisation des épreuves de contrôle continu. On peut aisément concevoir à la vue du tableau de synthèse établi par le ministère lui-même l'ampleur de la désorganisation des enseignements et de la dégradation des conditions d'exercice des métiers de l'éducation, enseignants et non enseignants.

calendrier du Bac session 2021 (Projet)

La note émanant de la direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO) confirme le projet ministériel d'un baccalauréat à géométrie variable et la volonté de mettre au pas des enseignants soumis aux logiques bureaucratiques d'une évaluation permanente et standardisée.

Note ministérielle E3C

Un refus de cadrage national ou même académique pour l'organisation des épreuves
Une organisation locale des épreuves, il préconisé d'étaler les épreuves tout au long de la période concernée , sur 3 mois et demi pour la première session par exemple.
Pas de salle format examen
Surveillance assurée par le professeur habituel ou tout autre personnel, pas besoin de surveillant supplémentaire
Dans ce schéma, il n'y a pas de banalisation des cours prévue , ni pour les élèves, ni pour les enseignants correcteurs
Possibilité de donner des sujets différents selon les classes et/ou ne pas les faire composer simultanément

Une confusion volontaire entre les différents types d'évaluation, formative et certificative
L'élève a accès à sa copie corrigée car la notation est pensée « à l'appui de la progression de l'élève »
« L'évaluation continue des élèves ne doit pas donner lieu à des périodes successives de « bachotage » : elle accompagne le lycéen dans son parcours et lui permet d'acter naturellement sa progression. Inscrites dans le cours normal de sa scolarité, les épreuves communes lui permettent de cumuler régulièrement ses acquis pour l'obtention du baccalauréat. »
barèmes de correction mentionnés sur les sujets ou grilles d'évaluation prévues dans les définitions des épreuves

Un formatage de l'acte pédagogique
standardisation obligatoire des progressions pédagogiques

Une bureaucratisation de l'évaluation
Banque nationale de sujets dont les sujets les plus souvent choisis seront retirés ; Le niveau équivalent des sujets garantirait seul l'égalité de traitement, selon le ministère.
Sujet choisi par le Proviseur, avec l'appui de l'équipe pédagogique
Dématérialisation des corrections est un outil (Santorin) pour assurer l'anonymisation des copies et leur éventuel brassage entre les correcteurs de l'établissement ou à l'échelle d'un bassin (archivage et répartition en lots vers les correcteurs désignés) ; notes à saisir dans Cyclades
Surveillance des correcteurs en ligne (alertes en cas de distorsion avec la moyenne académique pour un même sujet)
Commission académique d'harmonisation (composition fixée par arrêté rectoral, avec IPR et enseignants), à chaque fin de session pour « corriger un éventuel effet correcteur ou établissement »

Le SNES-FSU a pointé toutes les contradictions d'un projet qui soumet les élèves comme les personnels à la pression constante de l'évaluation tout en faisant disparaître le sens même d'épreuves de Bac. Il a rappelé la situation d'impréparation totale de l'administration pour l'organisation de ces épreuves dont les sujets ne pourront bénéficier des protocoles de vérification en vigueur. Le retard pris dans la constitution de la BNS (banque nationale de sujets), toujours inaccessible à ce jour, est inquiétant. Où est l'égalité de traitement quand les épreuves d'une même discipline se dérouleront, par exemple, sur le temps ordinaire des cours en janvier pour les uns, et en mars pour les autres ? Le ministère semble aussi ignorer le degré de pression qui peut exister sur des correcteurs quand ceux-ci sont aisément identifiables et qu'il s'agira d'exploiter pédagogiquement la copie corrigée à laquelle l'élève aura accès dès le retour de la commission d'harmonisation (car c'est de cela dont il s'agit quand on préconise d'inscrire la note d'épreuve comme un outil de progression). Le ministère semble aussi tout ignorer de la réalité du quotidien d'un lycée : sans banalisation des cours, les E3C d'une durée de 2 heures vont se superposer à des séquences de cours de 55minutes, ce qui va considérablement désorganiser l'établissement (retard prévisible des élèves et des professeurs autours qui vont suivre, surcharge de travail pour les vies scolaires etc...)
A toutes ces interrogations, le ministère a concédé la possibilité d'un accès à la banque de sujet élargi à l'ensemble des enseignants et d'une rémunération spécifique sans autre précision. A toutes les autres objections du SNES-FSU, il répond souplesse et renvoi au local, affirmant que ces épreuves sont du contrôle continu.

A titre transitoire, le SNES-FSU demande l'annulation de la première session d'épreuves communes qui doit avoir lieu à partir de janvier et la transformation de la session de juin en épreuves nationales. Il est temps que le ministère prenne la mesure du danger d'une désorganisation des enseignements telle que le sens même du métier enseignant et la santé de tous seraient mis en péril.

L'oral du brevet : variations sur le même thème

dim, 06/10/2019 - 22:24

Expérimentée en 2010 par Jean-Michel Blanquer, alors directeur au ministère, pour imposer un enseignement interdisciplinaire de l'histoire des arts, l'épreuve orale au DNB n'a cessé d'être modifiée en gardant une même absence de cadre créant confusion, surcharge de travail et accroissement des inégalités entre les élèves.

Plusieurs notes de service ont redéfini l'épreuve orale sans jamais l'accompagner du cadrage national demandé par la profession et le SNES-FSU. Parce que les élèves sont évalués par leurs enseignants, l'oral renforce le poids du contrôle local par rapport aux épreuves nationales. Quant aux enseignants, ils se trouvent en difficulté déontologique pour évaluer les élèves.

Avec la réforme du collège et l'imposition des EPI et des parcours, l'épreuve s'est transformée en une présentation d'un seul projet déconnecté des programmes d'ensei­gne­ment, avant la réin­troduction de l'histoire des arts en 2018. Aujour­d'hui, dans de nombreux collèges, deux thématiques s'appuyant sur les parcours avenir ou artistique et culturel sont privilégiées, les enseignants ayant depuis le début recyclé l'oral d'histoire des arts et celui des stages d'observation en entreprise.

Dès la première session, le SNES-FSU n'a eu de cesse de dénoncer le « bricolage » local, résultant de l'absence de cadre national et de l'affranchissement par des principaux de quelques règles : jurys composés avec des AED, oraux sur la pause méridienne tout au long de l'année... Le ministère a été forcé en 2011 de préciser la composition des jurys et la période de passation des épreuves (après le 15 avril). Il a refusé de fournir une grille d'évaluation et d'accorder une rémunération pour cette épreuve, ouvrant la porte à des aménagements locaux et à un bénévolat forcé. Ces pratiques montrent l'abandon des équipes par le ministère. Les collègues ont été laissés dans le plus grand désarroi, sous la pression de chefs d'établissement, voire de parents d'élèves.

Cet oral, à l'instar du bilan de fin de cycle, amène à toutes les formes d'évaluation : du « doigt mouillé » au recours des grilles avec une multitude d'items qui saucissonnent l'évaluation jusqu'à la perte de sens, et « évaluent » plus une posture qu'un oral. De plus, Il n'est pas rare que des résultats soient revus à la hausse pour atteindre les « performances » des années précédentes afin qu'ils correspondent à l'image que certains chefs d'établissement veulent donner aux parents et à leur hiérarchie.

Le ministre annonce un renforcement de l'oral (via le barème ?) et la prise en compte des enjeux civiques dans le DNB 2021, donc rien qui semble pouvoir répondre aux demandes de la profession.

Le SNES-FSU continuera à se battre avec les collègues pour obtenir un cadre national de l'épreuve connecté aux enseignements, un échange d'établissements entre les jurys, un paiement décent des oraux d'examens ainsi que de leur préparation.

témoignage

« Une épreuve locale pour un examen national ? »
Cécile Sanchez enseigne au collège Barnave de Saint-Égrève (académie de Grenoble).

L'US Mag : Comment se déroule l'oral du DNB dans ton établissement ?
Les élèves présentent au choix un projet du cycle 4. La préparation des élèves est assez chaotique : quelques HSE sont dégagées en fin d'année pour prendre en charge des entraînements seulement pour les élèves volontaires.

L'US Mag : Quels sont les problèmes pointés par tes collègues sur cet oral ?
Les collègues pointent des difficultés pour harmoniser les exigences des différents jurys, entre ceux qui attendent un travail conséquent sur une œuvre d'art étudiée en classe, par exemple, et ceux qui valorisent davantage l'expression orale. Enfin, comme pour l'oral de stage, les élèves qui ont eu la chance d'être accompagnés par leur famille sont nettement favorisés.

L'US Mag : Avez-vous eu des remarques de l'institution ou de parents sur les résultats à cet oral ?
Cet oral pose le problème de l'épreuve locale pour un examen national. Dans notre collège socialement favorisé, on nous reproche souvent de noter « trop sec » par rapport aux autres collèges en se basant sur la note moyenne de l'académie. Une moyenne académique, une épreuve locale, ça laisse rêveur sur le bac Blanquer !


Repères

◗ 2009 : création de l'oral d'histoire des arts (seuls les points au-dessus de la moyenne de 10 sur 20 sont pris en compte).
◗ 2011 : coefficienté 2.
◗ 2017 : l'épreuve orale porte sur un des projets menés par le candidat, elle est notée sur 100 points sur 700.
◗ 2018 : l'histoire des arts est réintroduite ; 100 points sur 800.

Statistiques
88,67%
des candidats ont été admis en 2019 :
48% de garçons 52% de filles
Sources : Le Parisien, juillet 2019.


Chiffre clé

4
C'est le nombre de réformes
du brevet depuis 2011 !
Inégalités socialesi
Sont reçus au brevet :
97 % des élèves issus d'un milieu social favorisé
79 % issus de milieu populaire

Épreuve orale du brevet
◗ Durée : 15 minutes.
– 5 minutes : exposé de l'élève.
– 10 minutes : entretien avec le jury.
◗ Notation : 50/50.
– 50 points : maîtrise de l'expression orale.
– 50 points : maîtrise du sujet.


Citation

« L'épreuve orale d'histoire des arts (juin 2016) reste l'épreuve finale la mieux réussie : la moitié des élèves a au moins 14/20, un quart a 17,5/20 ou plus. Un élève sur 10 a 20/20 ».
Source : note DEPP, n° 17-07.

Sciences et réforme du collège : faut-il faire le lien ?

dim, 06/10/2019 - 21:56

La DEPP (1) a publié deux notes d'information au sujet des résultats de l'enquête CEDRE 2018 (2) en sciences (SVT et physique-chimie).

Les résultats montrent qu'en fin de primaire, le niveau est stable depuis 2007 et s'homogénéise. Les professeurs des écoles déclarent que leurs élèves ont de l'appétence pour les sciences. En fin de Troisième, si les écarts de résultats sont toujours liés au profil social des élèves, le niveau a baissé aussi bien dans les collèges défavorisés que dans ceux favorisés alors qu'il était resté stable entre 2007 et 2013. En revanche, l'écart entre filles et garçons s'est resserré.
Nouveauté depuis 2013 : les élèves ont répondu sur support numérique. Les types d'items proposés se sont complexifiés.

CEDRE évalue aussi des compétences expérimentales. Si 80 à 90 % des élèves de Troisième savent mettre en œuvre un protocole expérimental selon l'activité proposée, ils ne sont plus que 60 à 70 % à être à l'aise avec des gestes manipulatoires fins. 48 % des élèves sont capables de proposer un protocole expérimental correct, à partir d'une question posée, dans une situation connue.

Moins d'une classe sur deux expérimente
La baisse des résultats des élèves en fin de collège est-elle liée à la réforme qui en 2016 a mis en concurrence les enseignements pratiques interdisciplinaires, l'accompagnement personnalisé et les dédoublements, notamment en sciences ? D'après l'enquête CEDRE, seuls 39 % des professeurs déclarent faire manipuler leurs élèves régulièrement. Les dédoublements se sont raréfiés et les préconisations institutionnelles portent davantage sur la compréhension de la démarche scientifique que sur la manipulation. Dans ces conditions, comment les élèves pourraient-ils maîtriser « des gestes manipulatoires fins », alors que cet objectif n'est plus recherché ?

En outre, si les élèves se déclarent intéressés par les sciences, ils admettent y consacrer peu de temps de travail personnel alors que 40 % envisagent exercer un métier dans le domaine scientifique. Il serait temps de permettre à tous les élèves d'expérimenter en sciences dans de bonnes conditions !

(1) Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance.
(2) Cycle d'évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon en fin d'école et en fin de collège, tous les cinq ou six ans, à partir des programmes.

Education prioritaire vs ruralité : ne pas tomber dans ce piège.

dim, 06/10/2019 - 21:43

Salomé Berlioux vient d'être missionnée sur « l'orientation et l'égalité des chances dans les zones rurales et les petites villes ». Le soudain intérêt du gouvernement pour la ruralité n'est pas exempt de visées électoralistes.

Toute la communication ministérielle vise à opposer les besoins des territoires ruraux et de l'éducation prioritaire dans le but inavoué de faire des économies en se contentant d'un redéploiement, par le biais d'allocations progressives de moyens sur des fondements qui ne seraient pas éducatifs et sociaux alors qu'il faudrait donner à tous. Or, l'éducation prioritaire est une politique qui a toujours visé la lutte contre les déterminants sociaux de la réussite scolaire. A ce titre, elle n'a jamais été l'apanage des collèges des zones urbaines ; la pauvreté n'est d'ailleurs pas négligeable dans certaines zones rurales, où Les inégalités territoriales se cumulent souvent avec les inégalités sociales. Plus d'une centaine de collèges ruraux sont actuellement classés en éducation prioritaire au vu des indicateurs communs.

Déjà, les collèges de REP sont délaissés, quand les REP+ restent la seule vitrine de l'éducation prioritaire. Ils font l'objet de restrictions de moyens. Le seuil d'élèves par classe y augmente régulièrement. La prime REP stagne et les enseignants n'y bénéficient pas d'heures de pondération alors que les conditions de travail et les difficultés des élèves nécessiteraient davantage de temps. De nombreux collèges sont ainsi délaissés dans une zone grise où le label n'apporte que trop peu de moyens supplémentaires pour faire la différence.

En outre, la mission Azéma-Mathiot risque de leur porter le coup de grâce. En effet, il serait question de laisser gérer ce label au niveau académique plutôt que ministériel quand on sait que les académies appliquent déjà difficilement une politique d'éducation prioritaire dont le cadre est national. Dans ce cas, les collèges de REP perdront progressivement leur label et les moyens afférents. Le sort des collèges délabélisés en 2015, abandonnés à la bienveillance des politiques rectorales, en est la préfiguration.

La « territorialisation », mot clé de la communication institutionnelle, qui prétend élaborer pour chacun des offres scolaires différenciées au plus près des besoins du terrain va surtout conduire à la mise en concurrence des établissements puis à l'abandon de certains, tout en creusant les inégalités existantes. Telle qu'elle est envisagée, elle aboutirait à un redéploiement des moyens pour répondre à des enjeux qui ne sont pas ceux de l'éducation prioritaire.

Pour le SNES-FSU, il s'agit tout au contraire de tracer précisément le champ et les objectifs d'une politique de la ruralité, de définir des règles claires, de l'articuler ainsi au mieux avec la politique d'éducation prioritaire et d'abonder leurs budgets respectifs pour que l'ensemble puisse fonctionner mieux et ne se retrouve pas soumis à des agendas politiques locaux.

Colloque : La FSU engagée pour l'Éducation prioritaire

dim, 06/10/2019 - 21:28

Le silence du ministère sur les inégalités scolaires et sur l'éducation prioritaire est assourdissant. Pour la FSU, une réflexion sur ces questions est urgente, comme l'a montré le colloque du 2 octobre.

Pour les personnels, la priorité en termes d'amélioration des conditions de réussite des élèves et d'attractivité des établissements de l'éducation prioritaire est la baisse des effectifs des classes, selon les résultats de l'enquête FSU Éducation prioritaire d'avril 2019. Les syndicats de la fédération, dont le SNES-FSU, ont rappelé l'importance, là plus qu'ailleurs, d'un travail en équipe pluriprofessionnelle complète.

L'essentiel, c'est la démocratisation

L'éducation prioritaire, a rappelé Jean-Yves Rochex, professeur en sciences de l'éducation à Paris 8, s'est mise en place sur un constat d'« achèvement » du collège unique, qui n'a pas permis à lui seul de démocratiser la réussite scolaire. J.-Y. Rochex pointe « les paradoxes d'une politique incertaine », qui donne des moyens sans pour autant ­outiller les personnels. Pour lui, il faut à la fois une politique de ciblage pilotée nationalement, aux critères transparents et débattus, qui peut s'ajouter à une allocation différentielle des moyens, et un outillage pédagogique des enseignants.

Le SNUipp-FSU (premier degré), le SNES et le SNUEP (enseignement professionnel) ont rappelé la nécessité d'un bilan partagé avant toute nouvelle réforme, d'un travail serein avec la hiérarchie, l'importance de la formation initiale et continue, la nécessité de labelliser des lycées.

En conclusion, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, a donné de grands axes de travail, notamment libérer du temps pour le travail collectif, revaloriser la rémunération et faire tomber collectivement les pressions managériales pour aboutir à un travail serein avec la hiérarchie. Contrairement à la philosophie du ministre, qui privilégie la réussite de quelques-uns au nom du mérite, la FSU défend le principe d'une démocratisation pour toutes et tous.

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dim, 06/10/2019 - 10:32

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Fiches syndicales de suivi individuel - Rubrique Mutations pour les syndiqués

communiqué de presse du 5 septembre 2019

sam, 05/10/2019 - 19:14


l'Intersyndicale SAPA

appelle à une nouvelle journée de mobilisation

L'intersyndicale SAPA et l'AD-PA se sont rencontrées, le 5 septembre 2019, afin d'effectuer le bilan et l'analyse de la situation des services à domicile et établissements après l'été et de décider des actions à mener.

L'Intersyndicale SAPA et l'AD-PA font le constat que la situation ne cesse de se dégrader dans le secteur de l'aide aux personnes âgées : un manque de personnel pour pallier les congés d'été indispensables pour la qualité d'accompagnement de ces citoyens fragilisés, un sentiment d'abandon professionnel et une augmentation des accidents de travail compte tenu de l'épuisement physique et moral des salariés à travailler dans des conditions extrêmes, la surcharge de travail liée à la canicule, les difficultés de recrutement de personnels de remplacement dans les établissements et des services à domicile, …

Depuis plusieurs années, comment l'Etat peut-il laisser le secteur de l'aide aux personnes âgées, secteur où nous prônons la bientraitance, se dégrader au quotidien : donc se déshumaniser ? Nous déplorons que, malgré les alertes et les différents rapports (Iborra-Fiat, IGAS, CESE, Libault…), aucune décision concernant de nouveaux moyens à mettre en œuvre, ne soit prise.

L'intersyndicale SAPA et l'AD-PA demandent d'urgence la création de 40 000 postes supplémentaires dès 2019 pour une meilleure prise en soin des personnes âgées dans les services d'aide à domicile et les établissements {{}}et ainsi atteindre l'objectif inscrit dans le plan Solidarité Grand Age de 2006 du ratio 1 personnel pour 1 résident et l'équivalent à domicile, une revalorisation salariale pour les professionnels, un personnel formé , l'amélioration des conditions de travail , des moyens et financements pérennes pour l'aide à domicile et les établissements.

Après plusieurs engagements lors de différentes audiences (cabinet du Président de la République, cabinet de la Ministre de la santé), l'Intersyndicale SAPA et l'AD-PA ne constatent aucune ouverture de négociations et aucun moyen supplémentaire en 2019 pour renforcer les équipes de proximité.

Face à cette situation et inquiets quant au PLFSS pour 2020, l'intersyndicale SAPA et l'AD-PA, ont décidé d'appeler à une grande journée de mobilisation, avec appel à la grève des professionnels de ce secteur, le mardi 8 octobre 2019. Un rassemblement est prévu devant le Ministère des solidarités et de la santé, le 8 octobre à 11h, où nous invitons aussi les personnes âgées, les retraités et les familles à se mobiliser. Des manifestations et rassemblements seront aussi organisés en régions et départements.

Une conférence de presse de l'Intersyndicale et l'AD-PA est organisée, le 3 octobre 2019 à 11h30, dans les locaux de la CGT, 263 rue de Paris, 93100 Montreuil.

Formation de militants syndicaux au Niger : un projet de coopération du SNES

sam, 05/10/2019 - 15:02

Le SNES-FSU a pour partenaire de coopération, depuis plusieurs années, le SNEN, principal syndicat de l'éducation du Niger. Le programme de coopération 2018-2019 consistait en une participation financière à l'organisation de séminaires de formation en province et à Niamey, en direction des militants du SNEN et dans le contexte des premières élections professionnelles du pays, enjeu important pour le SNEN.

Du 20 au 24 juin 2019, une session de « formation de formateurs » s'est tenue à Niamey : chacun des 8 coordonnateurs régionaux (équivalents des SG des S3 du SNES) ainsi que 2 militants formateurs par région, soient 24 enseignants engagés dans le syndicalisme, ont suivi une formation qu'ils devront utiliser pour les sessions de formation régionale. Les thèmes abordés au cours de la formation concernaient la gestion de carrière, le statut de fonctionnaire et les élections professionnelles. L'enjeu des élections professionnelles tenait aussi à l'importance de la participation : il s'agissait de tout mettre en œuvre pour mobiliser les enseignants peu habitués à ces opérations et parfois sceptiques quant à leur utilité. La gestion de carrière est un enjeu important car c'est le principal « service » demandé par les adhérents aux militants syndicaux : des ateliers consacrés à des études de cas ont permis de mieux armer les formateurs provinciaux. Enfin, une méthodologie en matière de formation a été adoptée.

Ces journées de formation sont très coûteuses pour notre partenaire, en raison de la taille du pays et du prix des transports : pour faire venir 3 militants d'Agadez, qui se trouve à 950 km de Niamey, il faut compter plus de 600 euros de frais de transport et d'hébergement, le voyage entre les deux villes prenant souvent deux jours. Pour Diffa, à 1360 km de Niamey, le voyage est plus long et coûteux encore. De plus, il faut défrayer les participants de leurs journées de salaire, le congé pour formation syndicale n'existant pas dans la plupart des pays africains. Au total, la formation de 5 jours aura coûté plus de 7000 euros au SNEN, un coût très élevé pour un syndicat dont les adhérents ne peuvent payer qu'une très faible cotisation. Dans le cadre de la coopération syndicale, le SNES-FSU a participé à hauteur de 90 % environ au financement de cette formation.
Les élections professionnelles se sont tenues le 31 juillet 2019 et sont venues récompenser les efforts des militants du SNEN et l'investissement de sa direction nationale : la CDTN, confédération à laquelle est affiliée le SNEN, est en effet arrivée en tête devant toutes les autres organisations syndicales, obtenant 32 % des suffrages exprimés.

Mutations 2020

sam, 05/10/2019 - 13:14

De nouvelles modalités, le SNES toujours à vos côtés

La loi n° 2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique », promulguée le 6 août 2019, fait voler en éclats une série de dispositions statutaires qui organisaient notamment des garanties collectives.

Les commissions paritaires ne seront plus compétentes en matière de mouvement dès le 1er janvier 2020. Chaque demandeur de mutation devra, individuellement, décider de contester ou non l'affectation communiquée par l'administration. Les élus ne seront plus destinataires, en amont des décisions de l'administration, des projets de barème puis de mutation. Ils pourront toutefois intervenir sur toutes les situations sur lesquelles ils auront été saisis individuellement.

Ce changement ne sera pas sans conséquences pour les personnels tant les erreurs, au niveau des barèmes comme au niveau du projet de mouvement, étaient nombreuses.
Plus que jamais, les personnels devront faire appel au SNES et à la FSU pour faire respecter leurs droits. Dans le nouveau cadre imposé par la loi, le SNES-FSU sera, comme il l'a toujours été, aux côtés des personnels pour les aider et les accompagner dans leur demande de mutation tout au long de la campagne 2020.
Il est d'autant plus important, pour faire en sorte que tous les éléments de votre barème soient pris en compte, de prendre contact avec des représentants du SNES-FSU et de participer à l'une des nombreuses réunions sur les mutations organisées par le SNES-FSU.
Dans tous les cas, en dépit de la volonté gouvernementale de gestion opaque et arbitraire, vous pourrez compter sur le SNES-FSU, la force que lui donnent le nombre de ses représentants et leur expertise pour que vos droits soient respectés.
Une fois les résultats du mouvement connus, tout participant qui ne sera pas satisfait, c'est-à-dire tout candidat qui n'aura pas obtenu son vœu 1, sera fondé à faire appel aux représentants SNES-FSU pour l'aider dans des démarches de recours auprès de l'administration, le recours étant prévu par la loi.

Il est plus que jamais indispensable de solliciter les représentants SNES-FSU dans le cadre du mouvement, que ce soit lors de la phase inter ou de la phase intra. Nos publications à venir (papier et sur le site www.snes.edu) vous indiqueront la marche à suivre, l'administration n'ayant pas encore pris de dispositions en la matière.

Article paru dans l'US MAG N° 790 – supplément à l'US N° 790 DU 21 septembre 2019

Plus jamais ça !

sam, 05/10/2019 - 05:30

Le suicide de notre collègue Christine Renon, directrice d'école, a provoqué une vive émotion chez tous les personnels de l'Éducation et déclenché de nombreuses réactions. L'opinion découvre que la souffrance au travail, les méfaits d'un mode de gouvernance à la fois autoritaire et inepte, les conditions de travail de plus en plus dures, touchent l'Éducation nationale comme d'autres services publics, l'hôpital, La Poste ou France Télécom, tandis que l'institution demeure muette, voire se réfugie dans le déni. Les alertes furent pourtant nombreuses, qu'elles proviennent d'enseignants épuisés par l'accumulation des tâches et la valse des réformes, des personnels de vie scolaire ou d'orientation, dont les missions sont malmenées, des contractuels menacés à tout moment de perdre leur emploi... Elles émanent de ceux et celles qui, au quotidien, doivent se débrouiller avec les sureffectifs, les injonctions hiérarchiques, les multiples réunions, l'insatisfaction devant l'impossibilité de faire du bon travail et qui s'épuisent, alors que, pourtant, ils sont portés par des valeurs, mus par l'adhésion à des principes, soucieux de l'éducation de tous les jeunes.
C'est dans cette situation même que le gouvernement, censé s'occuper du « bien-être » des personnels, dixit
Jean-Michel Blanquer, réduit les compétences des CHSCT, supprime de nouveau des postes dans le second degré, n'a à la bouche que le « travailler plus »...

L' US Mag N° 790 du 5 octobre 2019

sam, 05/10/2019 - 05:00

SOMMAIRE :
30 jours 4
Portrait 6
• Anne Sylvestre
Actualité 8
• Suicide de Christine Renon
• Choix politique : régression
• Climat : se mobiliser
• Congrès FSU : thème 2
• Mutations
• Retraite par points :
– Retraite ou salaire ?
– Refuser l'intox
• Bac Blanquer
• Parcoursup
• Comité de suivi des réformes
• Colloque : éducation prioritaire
• Élections des parents d'élèves

Éco/social 18
• La situation économique,
monétaire et financière mondiale
• Le Mercosur et le Ceta
• Le manuel indocile de sciences sociales

Dossier 21
• Mouvement social :
vers un renouveau des luttes ?
Métier 28
• Autonomie et aide à domicile
• Sciences et réforme du collège
• Enquête SNES-FSU sur le métier

Catégories 30
• Psy-ÉN : dans l'action
• Éducation à la sécurité dans les transports
• CNED
• Préprofessionnalisation des AED

Sur le terrain 32
• AESH : quel statut ?

Fenêtre sur 34
• Gratuité des transports publics

Culture 36
• Livres/Revues
• Cinéma/Théâtre/Spectacles/Expositions

Entretien 40
• Alice Zeniter
Rattrapage 42
• Les dispositifs d'accompagnement

Dans la classe 43
• L'oral du brevet

International 44
• Mali : insécurité et déscolarisation
• Congrès de l'Internationale
de l'Éducation
• Italie : situation politique

Droits et libertés 46
• PMA pour toutes
• Mort de Steve Caniço