Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 34 min 30 sec

Grève le 1er juillet

mar, 25/06/2019 - 19:24

Communiqué FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ'Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC
avec le soutien des Stylos rouges, de la Chaîne des Bahuts et de l'APSES

Après la forte mobilisation du 17 juin, les assemblées générales ont décidé de la poursuite des actions sous diverses formes (reconduction de la grève des surveillances, rétentions des notes du baccalauréat, refus collectifs de la fonction de professeur principal pour l'année prochaine…). Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l'enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges, la Chaîne des Bahuts soutiennent ces mouvements.

Elles continuent d'appeler les personnels à se réunir en assemblées générales pour décider collectivement des modalités d'action,pour :
• une revalorisation significative des rémunérations ;
• le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
• le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique » ;
• des créations et non des suppressions de postes (36 000 élèves en plus, 2650 postes en moins à la rentrée prochaine dans le Second degré).
Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période des examens et concours. Une journée nationale de mobilisation contre le projet de loi Fonction publique aura lieu le jeudi 27 juin.

Elles appellent à faire du lundi 1er juillet un nouveau temps fort par la grève des surveillance du brevet des collèges et la participation aux rassemblements.

Paris, mardi 25 juin 2019

Physique-chimie : analyse des programmes de physique-chimie et des propositions d'évaluations

mar, 25/06/2019 - 11:52

Physique-chimie : analyse du nouveau programme de Seconde
physique-chimie : analyse du programme de spécialité de Première
Physique-chimie : analyse du programme d'enseignement scientifique
Physique-chimie pour la santé :analyse du programme de Première ST2S
Analyse du programme de STI2D physique-chimie et mathématiques
Option Sciences et laboratoire en Seconde : analyse du programme
Physique-chimie : analyse de l'évaluation en Terminale
Physique-chimie : analyse de l'évaluation de la spécialité abandonnée
Physique-chimie : analyse de la proposition de programme de spécialité de Terminale
Physique-chimie : analyse de la proposition de programme de spécialité Chimie - biologie et physiopathologie humaines - Classe de terminale série ST2S
Physique-chimie : analyse de la proposition des programme de classe de Terminale série STL
Physique-chimie : analyse de la proposition des programme de classe de Terminale série SI2D

Physique-chimie : analyse du nouveau programme de Seconde

Le programme de physique-chimie de Seconde est l'un des rares à avoir obtenu un vote positif au Conseil Supérieur de l'éducation. Il est publié au BO du mardi 22 janvier 2019.

18 vote "pour" ; 4 votes "contre" ; 25 abstentions et 1 refus de vote

L'ensemble des programmes a été très peu, voire, pas modifié selon les programmes considérés.

Analyse plus détaillée :

analyse-prgr_def_pc_2nde

physique-chimie : analyse du programme de spécialité de Première

Le programme de physique-chimie de spécialité de Première est l'un des rares à avoir obtenu un vote positif au Conseil Supérieur de l'éducation. Il est publié au BO du mardi 22 janvier 2019

16 vote "pour" ;4 votes "contre" ;25 abstentions et 1 refus de vote

Analyse plus détaillée :

analyse_spe_premiere_def_pc

Physique-chimie : analyse du programme d'enseignement scientifique

proposition prgme spé terminale PC

Malgré un vote négatif au Conseil supérieur de l'éducation (CSE), le BO du mardi 22 janvier 2019 publie un programme d'Enseignement scientifique de Première inchangé.

0 vote "pour" ; 23 votes "contre" ; 9 abstentions

Ce programme présente un schéma classique et se décline en quatre thèmes, eux-mêmes découpés en sous thèmes orientés pour certains physique - chimie et pour d'autres SVT dont les objectifs sont très ambitieux.

Une longue histoire de la matière Retour ligne manuel
Le Soleil notre source d'énergie Retour ligne manuel
La Terre un astre singulier Retour ligne manuel
Son et musique, porteurs d'information

Pour chaque thème il existe des sous thèmes à dominante physique-chimie et des sous thèmes à dominante SVT, d'autres peuvent être plus ambigus. Les mathématiques sont considérées comme un outil et et ne font d'ailleurs l'objet d'aucun thème, malgré les propos du Ministre.

Il apparaît un « projet expérimental et numérique » auquel il faudra consacrer un peu moins de 20% du temps en groupes à effectifs restreints, ce qui est une surprise...

Il est à ce stade difficile de statuer sur sa cohérence en l'absence du programme de Terminale. Le programme est intellectuellement intéressant. Il reprend des parties qui existent déjà dans le programme de physique-chimie de Première et Terminale scientifique. Certains des sujets risquent d'être très compliqués à aborder – dans l'optique affichée du programme, c'est-à-dire fondée sur une démarche scientifique rigoureuse, quantitative – devant des élèves très hétérogènes en termes d'appétence et de compétences scientifiques.

Le curseur de la complexité de ce qui sera enseigné sera fixé par la banque d'exercices d'épreuve commune, ce qui n'est pas acceptable.

En l'absence de ce curseur, nous redoutons aussi que le volume de cet enseignement soit aussi trop ambitieux et irréalisable. En effet, le texte ne précise pas si tous les sous-thèmes doivent être enseignés ou non (actuellement en spécialité physique-chimie, le choix du sous-thème à traiter est au choix du professeur).

Une question majeure demeure : qui l'enseignera ? sous quelle forme ? Il est évident que les collègues d'une discipline ne pourront pas enseigner les notions d'autres disciplines à ce niveau.

Physique-chimie pour la santé :analyse du programme de Première ST2S

Le programme de physique-chimie pour la santé de 1ere ST2S est l'un des rares à avoir obtenu un vote positif au Conseil Supérieur de l'éducation. Il est publié au BO du mardi 22 janvier 2019. Il correspond au projet de programme analysé précédemment sans modification notable.

7 votes POUR ; 0 vote CONTRE ; 24 ABSTENTIONS et pas de refus de vote

Le SNES-FSU a contesté l'abandon de la physique en Terminale, qui obère nombre de possibilités de poursuites d'études pour les futur-e-s bachelier-e-s.

Analyse plus détaillée :

analyse prgr physique-chimie pour la santé st2s

Analyse du programme de STI2D physique-chimie et mathématiques

Le programme de physique-chimie et mathématiques de Première ST2D est l'un des rares à avoir obtenu un vote positif au Conseil Supérieur de l'éducation. Il est publié au BO du mardi 22 janvier 2019

7 votes "pour" ;0 votes "contre" ;30 abstentions et 0 refus de vote

Dès l'introduction, l'accent est mis sur l'acquisition de compétences mathématiques que les élèves doivent acquérir (dérivée, primitive,travail statistique de l'incertitude, produit scalaire). Ces compétences doivent être l'occasion « d'organiser les passerelles pédagogiques entre les deux disciplines de sorte que les élèves puissent enrichir la compréhension de concepts communs et l'assimilation de méthodes partagées de l'apport de chacune d'elles ».

Le programme paraît proche du programme de terminale actuel auquel on aurait rajouté une partie du programme de première (oxydo-réduction par exemple) et de l'électricité. C'est donc un programme très long et très ambitieux qui exige la maitrise de compétences mathématiques très difficiles et abstraites.Retour ligne automatique

La résolution de problème est un exercice intéressant mais chronophage. C'est encore une fois un exercice très difficile et susceptible de décourager certains élèves. Retour ligne automatique

En résumé le programme dont le volume et le niveau ont augmenté par rapport à l'actuel est très long et ambitieux. Quel est l'intérêt de demander un tel niveau d'abstraction à des élèves qui ont choisi la voie technologique pour aborder les sciences par un aspect plus pratique ? Cette évolution de l'enseignement de série technologique inquiète quant à ses véritables objectifs.

Comme pour tous les enseignements mêlant plusieurs disciplines d'autres questions se posent :Retour ligne automatique.
Quels horaires pour la partie physique-chimie ? Quels moyens pour les TP ? Sur quel temps se fera la concertation entre les enseignants ? Y aura-t-il de la coanimation ?

Pour mémoire, le programme actuel de Terminale générale spécialité "sciences-physiques" basé sur des résolutions de problème a détourné les élèves de Terminale de cette spécialité.

Option Sciences et laboratoire en Seconde : analyse du programme

Le vote du programme de l'option sciences et laboratoire de Seconde a été négatif au Conseil Supérieur de l'éducation. Il est pourtant publié au BO du mardi 22 janvier 2019.

1 vote "pour" ; 8 votes "contre" ; 22 abstentions et 0 refus de vote

On ne constate pas de changement majeur entre le projet et la publication du programme officiel.

Cet enseignement est il mort avant d'avoir existé ?

Depuis quelques jours le ministère semble le confirmer :
Dans la plaquette qui sera distribuée aux familles le 11 février 2019, les options de seconde n'apparaissent pas. Retour ligne manuel
Les DGH arrivent dans les établissements et l'organisation de la rentrée 2019 commence. Les chefs d'établissement semblent, d'après les retours que nous recevons, n'imposer aucune triplette en première. Tous ces choix devront être financés sur la marge horaire, théoriquement de Première, mais certains chefs ne seront-ils pas tentés de se servir de la marge horaire de Seconde pour financer tous les choix de triplettes ?

Dans ces conditions il risque de rester peu d'heures disponibles pour cet enseignement certes facultatif mais qui est un aperçu de ce qui se fait en enseignement technologique.

ANALYSE DU PROGRAMME

Le programme de science et laboratoire est fondée sur une pratique soutenue d'une démarche scientifique dans le cadre d'activités de laboratoire.

Des rencontres avec des chercheurs mais aussi des visites de labo ou d'entreprises sont conseillées.

La mise en activité des élèves se fait autour d'une démarche de projets. L'élève sera amenée à utiliser des capteurs, des microcontrôleurs, un tableur des simulations et bien sur à coder…

Cette démarche de projet vise non seulement à développer l'autonomie de l'élève mais aussi le travail en équipe et le principe de la démarche scientifique.

L'élève s'auto-évalue à l'aide de tableaux de compétences fournis par l'enseignant.

Parmi les sept thèmes proposés l'enseignant en choisit deux ou trois. Des thèmes orientés plus physique-chimie que SVT.

Questions qui se posaient et qui se posent toujours depuis la parution du projet.

Quel (s) professeur(s) pour cet enseignement ? Ceux de sciences expérimentales ? SVT ? PC ? SI ?

Il n'est nulle part écrit (comme dans le programme de seconde générale ou de l'enseignement scientifique) que les séances doivent avoir lieu en effectif réduit.

Cet enseignement sera-t-il pris par les élèves dans la mesure où il est facultatif ?

Les élèves seront-ils incités à prendre cet enseignement dans la mesure où il n'est pas financé ?

Physique-chimie :Analyse de l'évaluation en Terminale

evaluation_terminale_pc

Physique-chimie : analyse de l'évaluation de la spécialité abandonnée

Evaluation spé abandonnée PC

Physique-chimie : analyse de la proposition de programme de spécialité de Terminale

proposition prgme spé terminale PC

Physique-chimie : analyse de la proposition de programme de spécialité Chimie - biologie et physiopathologie humaines - Classe de terminale série ST2S

Proposition de programme : Terminale ST2S

Physique-chimie : analyse de la proposition des programme de classe de Terminale série STL

proposition prgme spé terminale PC

Physique-chimie : analyse de la proposition des programme de classe de Terminale série SI2D

projet de programme de STI2D Terminale

Recrutements en IFSI : déperdition des candidatures ST2S dans « parcoursup »

mar, 25/06/2019 - 10:56

Les données de notre enquête sur les admissions de bacheliers-ères ST2S pour les formations en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) font apparaître une diminution importante de recrutement par rapport aux années précédentes.

Jusqu'à l'an dernier, sur les 30 000 jeunes recrutés en IFSI, 9000 étaient titulaires d'un bac ST2S. Sans mesures volontaristes de la part des Agences Régionales de Santé (ARS), qui gèrent l'affectation en IFSI, dans les jours à venir, il n'y aura qu'entre 4000 et 8000 bacheliers-ères ST2S admis-es cette année.

En fait les ARS ont traité les attendus des formations à partir d'algorithmes qui ne prennent pas en compte les parcours des candidats. Ainsi la promesse du ministère de l'enseignement supérieur de donner un « bonus » aux bacheliers ayant suivi une classe préparatoire n'a pas été tenue, de même, les parcours passant par le bac ST2S n'ont pas été valorisés. Certaines ARS ont même refusé de tenir compte de l'expertise du ministère de l'éducation nationale pour la définition des algorithmes, qui par ailleurs restent opaques.

Et donc pour la formation d'infirmiers-ères, le gouvernement a réussit à exclure tout une partie de jeunes qui sont particulièrement motivés pour des métiers en tension dans l'ensemble des structures de santé : hôpitaux, urgences, EHPAD… Des jeunes qui sont souvent de jeunes femmes de catégories non-favorisées. Difficile de n'y voir qu'une défaillance technique !

Les ministères et les ARS doivent ouvrir en IFSI le nombre de places nécessaires au recrutement de bacheliers ST2S à la même hauteur que lorsque l'admission était obtenue par concours. C'est une mesure de justice sociale et c'est aussi le moyen d'anticiper les besoins de formation d'infirmiers-ères pour les prochaines années.

Lycée : nouveaux programmes

mar, 25/06/2019 - 09:47

Accompagnant la réforme Blanquer, les nouveaux programmes suscitent énormément d'inquiétudes.

Organisation du niveau de Première, prise en charge de l'enseignement de Sciences numériques et technologie (SNT), spécialités, financement des options, conditions d'enseignement, contraintes d'emploi du temps, possibilité ou pas de manuels, les inquiétudes sont grandes et la mobilisation se poursuit contre la réforme Blanquer.

Les équipes doivent aussi se pencher sur les nouveaux programmes de Seconde et de Première – problématiques dans la plupart des disciplines – et sur les projets de ceux de Terminale.

Analyse des programmes

Le SNES-FSU fait le point dans une publication sur les programmes de Seconde, Première, et parfois sur ceux de Terminale, dans toutes les dis­ciplines : https://www.snes.edu/Publication-du-SNES-FSU.html. Des analyses plus complètes sont en ligne sur son site : https://www.snes.edu/Contenus-et-pratiques-disciplines-30658.html. En décembre dernier, après un marathon de réunions, le ministère n'a pas tenu compte des améliorations des programmes de Seconde et de Première proposées par le SNES-FSU. C'est pourquoi, après s'être rendu aux présentations des programmes de Terminale organisées par le Conseil supérieur des programmes (CSP) en mars, le SNES-FSU ne participera pas au simulacre de concertation du ministère en juin. Il propose à la profession de donner son avis sur les projets de programmes de Terminale et sur les épreuves via une enquête en ligne : http://www.snes.edu/Enquetes/index.php/657571.

Elle permettra au SNES-FSU de poursuivre sa réflexion, de construire des amendements partagés par la profession, et de les soumettre au vote lors du Conseil supérieur de l'Éducation de juillet. De manière complémentaire, le SNES-FSU propose une enquête spécifique sur les projets de pro­grammes de philosophie, suite aux propositions du CSP : http://www.snes.edu/Enquetes/index.php/518227.

Le SNES-FSU et, contrairement à ce que dit le ministre, une grande majorité de collègues ne veulent pas de cette réforme. Il invite la profession à le faire savoir et à faire pression, en se saisissant de la consultation et en amplifiant l'action contre la politique éducative du gouvernement notamment en étant en grève massivement le 17 juin.

Sandrine Charrier

Bac 2021 : la reconquête du mois de ... mars ?

mar, 25/06/2019 - 09:40

Le calendrier de la session 2021 du bac, passé à la moulinette de Parcoursup, risque de contraindre très fortement l'organisation de l'année de Terminale. Les épreuves finales de spécialités auraient lieu en mars, avant les vacances de printemps, et les épreuves communes de contrôle continu seraient repoussées à la fin du troisième trimestre. Aux dires du ministère, il s'agit de permettre de prendre en compte les résultats des épreuves nationales pour la sélection à l'entrée du supérieur. Les programmes de spécialités en Terminale ont donc vocation à être bouclés en février ! Le temps consacré aux enseignements en Terminale se réduit considérablement, le second semestre étant quasiment consacré à l'examen.

Bug de début mai, opacité des critères de sélection, manipulations ministérielles des données... La coupe est déjà pleine !

Parcoursup : la machine infernale, saison 2

mar, 25/06/2019 - 09:35

Opaque, injuste et inefficace : le système ne fonctionne décidément pas.

La phase d'affectation dans le supérieur s'est ouverte avec un dysfonction­ne­ment majeur, révélateur des vices de conception de la plateforme.

Face à l'ampleur des problèmes, le ministère de l'Enseignement supérieur, relayé par des responsables de formations, affirment haut et fort que tout est sous contrôle. De façon assez cocasse, certains vont jusqu'à se féliciter de la convergence plus rapide des réponses grâce au « répondeur automatique », dispositif de hiérarchisation des vœux qui ne rentrera en vigueur qu'après le… 25 juin.

Méthode Coué et manipulations

Début juin, 87 % des candidats auraient reçu une proposition, soit 13 % de plus que l'année dernière à la même date. Le calendrier avancé et les délais de réponse resserrés à trois jours peuvent en partie expliquer cette accélération du processus. Les comparaisons avec la session précédente sont cependant périlleuses, tant le ministère a voulu brouiller les cartes. Le « tableau de bord » publié quotidiennement ne reprend pas les mêmes indicateurs, fait disparaître la centaine de milliers de candidats en reprise d'études et surtout rend impossible toute évaluation du degré de satisfaction, faute de hiérarchisation, mais aussi faute de distinction entre un « oui ferme » et « oui avec conservation des vœux en attente ». Compte tenu de l'intégration à la plateforme de nouvelles formations, en particulier des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), il est encore plus difficile d'établir des statistiques.

Le sort des bacheliers ST2S en IFSI

Jusqu'à présent un concours sélectionnait les candidats aux IFSI, soit lors de leur année de Terminale, soit après une année de préparation. Les futurs bacheliers ST2S représentaient une part importante des admis (environ 9 000). Les premiers résultats montrent un phénomène de tassement de ce recrutement. Selon l'enquête du SNES-FSU, il apparaîtrait que seulement environ 3 700 futurs bacheliers ST2S auraient une proposition d'admission en IFSI, et que 4 300 seraient sur listes d'attente. Même si ces derniers étaient admis, nous ne retrouverions pas le niveau de recrutement des années précédentes.

Le recrutement en IFSI est intégralement géré par les Agences régionales de santé, qui pour certaines n'ont visiblement pas pris en compte les parcours individuels des candidats pour le traitement des dossiers.

Une injustice peut en cacher d'autres

La question des ST2S en IFSI est un des exemples de la façon dont Parcoursup hypothèque l'avenir des bacheliers des séries technologiques. Le secret des critères de la sélection pose plus largement le problème de l'égalité de traitement des dossiers et de l'anonymat des candidatures. S'il existe des attendus nationaux et une charte assimilable à un « code de bonne conduite » dont ministères et écoles sont signataires, force est de constater que chacun fait comme il veut, en toute impunité. Pondérations des notes en fonction de l'établissement d'origine ou niveau estimé de la classe, valorisation de certaines disciplines ou d'activités extra-scolaires, tout est possible lors de la procédure de classement.

Jamais les affectations post-bac n'ont été aussi arbitraires, comme s'il s'agissait de masquer l'injustice du manque de places dans le supérieur par une autre.

Claire Guéville, Thierry Reygades

SNT en seconde : vers des volontaires désignés ?

mar, 25/06/2019 - 09:28

Le nouvel enseignement de SNT en Seconde est une compilation de diverses notions en rapport avec le « numérique ». Qui l'enseignera ?

La mise en place de Sciences numériques et technologie (SNT) suppose la formation en nombre suffisant de personnels volontaires. Les rectorats semblent avoir donné consigne de n'obliger personne, voire ont ouvert des postes spécifiques. Mais que ce passerait-il si le volontariat ne suffisait pas ?

SNT n'est pas directement rattaché à une discipline enseignée suite à un concours. Selon la réglementation : « Les enseignants qui ne peuvent pas assurer la totalité de leur service dans l'enseignement de leur discipline [...] dans l'établissement dans lequel ils sont affectés peuvent être appelés, avec leur accord, à le compléter dans une autre discipline, sous réserve que cet enseignement corresponde à leurs compétences » (art. 4, décret 2014-940, obligations de service des personnels enseignants). Théoriquement, pour enseigner SNT, il faut donc bien être volontaire.

Certaines hiérarchies ont ces derniers temps fait usage de l'article 28 de la loi n° 83-634 de 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : « Tout fonctionnaire [...] est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ». L'agent est tenu d'obéir au motif que, même s'il est illégal, l'ordre donné ne compromet pas gravement un intérêt public.

Comment contester ?

Cependant, si le collègue pressenti pour SNT n'a aucune compétence, aucune formation pour le numérique, l'informatique et la technologie, alors, non seulement il peut opposer le décret 2014-940, mais la décision de l'administration est en contradiction avec l'intérêt du service. Le collègue peut alors faire un courrier au recteur sous couvert du chef d'établissement pour contester cette décision, rappelant qu'il n'a ni la formation, ni les compétences, pour intervenir dans cette discipline et que cela ne saurait avoir aucune conséquence sur sa carrière.

Valérie Sipahimalani, Jean-Michel Harvier

SES : toujours moins de pluralisme

mar, 25/06/2019 - 09:21

Les nouveaux programmes de Sciences économiques et sociales confirment l'orientation des programmes actuels et écartent la discipline de la spécialité Science Po.

Les programmes actuels ne sont pas satisfaisants. Rédigés dans un contexte où les SES faisaient l'objet de nom­breuses attaques de la part du patronat, leur reprochant une approche trop critique de l'entreprise et une présence excessive de la sociologie, qualifiée de « compassionnelle », ils escamotent déjà largement les débats de société au profit d'une présentation très formelle et lisse de mécanismes économiques présentés comme allant de soi.

Sans grande surprise, les nouveaux programmes renforcent cette orientation. Le marché y est omniprésent et l'intervention de l'État présentée de façon seulement accessoire. Du côté de la sociologie, les approches les plus critiques sont absentes, les élèves qui arrêteront les SES en fin de Seconde ou de Première n'auront donc jamais entendu parler de classes sociales, de rapports de domination ou d'inégalités. La recherche du pluralisme ne semble pas avoir été l'objet des préoccupations du Conseil supérieur des programmes (CSP) et du ministère, les débats théoriques traversant la discipline étant évacués et certaines approches largement privilégiées par rapport à d'autres.

Exit science politique

La science politique est une composante des SES, qui fait l'objet d'un enseignement dédié en Terminale ES. On aurait ainsi pu imaginer que la spécialité histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques soit conçue pour mobiliser à la fois des enseignants de SES et d'histoire-géo­graphie, avec un partage clair des horaires et des programmes. Il n'en est rien, les enseignants de SES n'y interviendront qu'à la marge, « le cas échéant », essentiellement pour des ajustements de service, et la « science politique » n'est en réalité présente que sur l'étiquette et bien peu dans les programmes.

Si le SNES-FSU ne se rendra pas au simulacre de concertation du ministère (voir article ci-contre), il propose une enquête en ligne sur le projet de programmes de Terminale pour recueillir l'avis de la profession et soumettre des amendements au Conseil supérieur de l'éducation de juillet.

Clarisse Guiraud

Lycées : les programmes de la réforme Blanquer

mar, 25/06/2019 - 09:19

Vous trouverez ICI une publication spéciale programmes. Cette brochure donne des éléments d'analyse sur la Seconde, la Première et parfois la Terminale, générales et technologiques.

Le choix sous contrainte !

lun, 24/06/2019 - 23:48

Le ministère a beau redoubler d'efforts pour promouvoir la "liberté de choix" comme argument de vente de la réforme du lycée, les faits sont têtus. Force est de constater que l'échafaudage de la future voie générale, articulant tronc commun et spécialités ne tient pas au regard des attendus de l'enseignement supérieur et des classes préparatoires aux grandes écoles en particulier.

Le ministère vient de publier deux infographies sur les pré-requis du lycée 2021 pour les classes préparatoires. C'est le résultat des travaux du Groupe de travail piloté par les deux ministères tutelles, Enseignement supérieur et Education nationale, réunissant des représentants des Grandes Écoles et des associations de spécialistes.
Ces préconisations sont cependant arrivées bien trop tard cette année pour permette une information juste auprès des élèves de Seconde. Condamnés à faire un choix de spécialités en aveugle, les élèves sont une fois encore victimes de la précipitation et des atermoiements d'un ministère enfermé dans le discours officiel de la liberté de choix.

Le désaveu
Initialement, le ministère pensait pouvoir présenter un projet qui adapterait les CPGE à la réforme du lycée. Pour exemple, afin de faire durer cette fiction du libre choix des parcours, le ministère proposait dans la filière scientifique une remise à niveau en mathématiques ou en physique-chimie en début de première année de classe préparatoire pour ceux qui n'auraient pas suivi la spécialité en Terminale. Il envisageait de financer cette remise à niveau en ponctionnant sur la dotation des heures de colles. Qui pouvait croire que les 6 heures hebdomadaires perdues sur toute l'année de Terminale pouvaient être rattrapées en quelques semaines ? Qui pouvait croire que des élèves n'ayant pas suivi la spécialité physique-chimie pouvaient suivre dans la nouvelle PCSI ?

En convergence avec les associations de spécialistes, le SNES-FSU avait rappelé qu'il devait y avoir une cohérence entre le parcours au lycée et la poursuite d'étude en CPGE, puis instamment demandé de tenir un discours clair aux familles concernant les spécialités à suivre en vue d'une orientation en classes préparatoires. En effet, ce n'est pas aux professeurs de lycée de porter la responsabilité du contenu de l'information aux familles. Le discours du ministère doit être explicite faute de quoi seuls les initiés sauront quelles spécialités choisir en fonction de quelle poursuite d'étude.

Les spécialités seront des "attendus"
L'infographie récemment publiée marque donc un dur retour à la réalité pour le ministère qui est obligé d'admettre que suivre en CPGE implique de faire le "bon" choix de parcours en fin de Seconde. L'annonce de la création d'une nouvelle voie Mathématique-Physique-informatique (MPI), voulue dans la continuité de la nouvelle spécialité de lycée, Numérique et sciences informatiques (NSI) témoigne en creux du renoncement ministériel.
De plus, les mathématiques, en spécialité ou en option en Terminale, demeurent « incontournables » pour toutes les CPGE scientifiques et les CPGE économiques et Lettres/Sciences sociales. A la lecture des programmes et quoi qu'en dise le ministre, il sera de surcroît quasiment impossible pour un·e élève de suivre l'option « maths complémentaires » s'il ou elle n'a pas pris la spécialité mathématiques en Première. En laissant se reconstituer des parcours clairement identifiés au lycée, le ministère reconnaît donc aujourd'hui la nécessité de la cohérence des enseignements et finalement les avantages des séries actuelles , séries qu'il tente pourtant de faire disparaître.

Le mensonge de la liberté de choix
La première sélection pour intégrer une CPGE se fera donc en fin de Seconde, dans le choix des spécialités pour la Première. On est bien loin des discours du ministre et de ses ami·e·s comme en témoigne cette vidéo "publicitaire" où un·e lycéen·ne devrait « résister aux tentations utilitaristes, consistant à choisir des spécialités dont on pense qu'elle vont permettre d'accéder à telle ou telle filière » (Pierre Mathiot). C'est exactement l'inverse qui se met en place pour les CPGE.

20 juin 2019 communique des 9

lun, 24/06/2019 - 20:37

Communiqué des 9 organisations de retraité-e-s

20 Juin, une nouvelle action des 9 organisations

Après les journées d'actions de janvier et avril, les militants et les militantes de nos 9 organisations de retraités ont fait signer une carte pétition en direction du Président de la République.

Si 60 000 ont été apportées à l'Élysée, c'est en fait plus de 200 000 qui ont été signées en ligne ou directement postées rue du Faubourg St Honoré. C'est donc autant de retraités qui ont été contactés.

Dans ces rencontres on a pu observer la colère. La minuscule hausse de 0,3 % des pensions n'a pas calmé les esprits. D'autant qu'avec la seule hausse de près de 6 % du tarif de l'électricité le pouvoir d'achat des personnes retraitées sera encore amputé.

Nous avions sollicité le Président de la République afin de le rencontrer et lui remettre les cartes pétitions. Contrairement à ses prédécesseurs, l'hôte de l'Élysée méprise toujours les retraités et leurs représentants, il n'a même pas répondu ou une nouvelle fois il n'a pas souhaité répondre à notre demande de rencontre !

Nous voulions lui faire part de notre détermination à exigence de permettre une vie digne à tous les retraités de vivre dignement et l'informer de notre préoccupation sur lui faire part aussi de la situation faite aux personnes âgées dans les hôpitaux, comme dans les EHPAD. Comment peut-il expliquer la suppression par l'AP-HP de 30 à 50 % de lits de gériatrie au sein de ses unités de soins de longue durée d'ici à 2024 ?

Afin d'accompagner la délégation chargée de déposer les 60 000 cartes pétitions à l'Élysée 250 militants et militantes, délégués de la Région Parisienne et de province s'étaient retrouvés place Saint Augustin. Au même moment, dans toute la France, de nombreuses initiatives de dépôt des cartes pétition en direction des préfectures ont été organisées.

L'état d'esprit des présents était très revendicatif. Avec une forte volonté de poursuivre l'action.

Le 1er juillet le groupe des neuf organisations de retraité-e-s se retrouvera pour déterminer la poursuite de la mobilisation dans les premiers jours d'octobre.

Montreuil le 21 juin 2019

Report du DNB

lun, 24/06/2019 - 18:51

Le ministre a annoncé cet après-midi le report des épreuves du brevet aux 1er et 2 juillet, les corrections aux 3 et 4 juillet. Le SNES-FSU comprend cette mesure comme une fermeture des collèges les 27 et 28 juin.

Cette décision appelle un cerains nombre de remarques :
La canicule ayant été annoncée il y a plus d'une semaine maintenant, il aurait été possible de prévenir familles et personnels plus tôt
L'état du bâti scolaire étant globalement mauvais en ce qui concerne la lutte contre les fortes chaleurs, aucune mesure n'ayant été prise suite aux épisodes de ces dernières années, la décision du ministre apparait comme nécessaire
Le SNES-FSU demande que la correction sur site soit optimisée afin qu'elle ne dure qu'une journée, et que les collègues ayant pris des dispositions et n'étant plus disponibles ne soient pas pénalisés.
La canicule touche aussi les jurys et les oraux du baccalauréat. Le SNES-FSU demandent que des mesures soient prises concernant les locaux et non le calendrier

Arrestation scandaleuse de 7 enseignants à Djibouti

lun, 24/06/2019 - 13:42

Sept professeurs de l'enseignement secondaire ont été déférés devant le parquet de Djibouti mardi 18 juin. Six d'entre eux venaient de passer 7 jours en prison où ils ont subi de longs interrogatoires, ils ont été remis en prison

DE QUOI SONT-ILS ACCUSÉS ?
Six d'entre eux sont accusés d'avoir obtenu en avance les sujets du baccalauréat et de les avoir diffusés sur les réseaux sociaux ou vendus à des candidats. La septième a tout simplement pris leur défense et, pour cette raison, est accusée de diffamation envers le ministère de l''éducation nationale. Elle est la seule à avoir été relâchée car elle est enceinte.

« DES ACCUSATIONS INFONDÉES, QUI NE TIENNENT PAS LA ROUTE »
nous disent nos camarades du SEP et du SYNESED qui nous ont alertés. Ils affirment qu'il est impossible que ces professeurs, dont le sérieux et la compétence sont attestés, qui n'ont aucun lien avec la direction centrale du ministère de l'éducation nationale, responsable de la fabrication et de la diffusion des sujets, puissent s'être procurés des sujets par avance. La ligue djiboutienne des droits de l'homme soutient les enseignants, ainsi que l'observatoire djiboutien pour la promotion de la démocratie et des droits humains.

IL EXISTE EN REVANCHE, DES SOUPÇONS DE FUITES VENANT DU MINISTÈRE LUI-MÊME. Selon les informations que nous avons recueillies, les accusations du ministère tentent de couvrir un scandale à l'origine duquel on trouve le ministre et son entourage. En effet, des sujets du bac auraient été gracieusement divulgués à des proches du personnel de l'administration du ministère qui passent leur bac cette année, mais certains les auraient ensuite vendus. C'est ainsi qu'au dernier moment, le sujet de sciences-physique a été remplacé par un sujet de secours.
Puis le ministère a fait volte-face en admettant qu'aucune fuite sur les sujets du bac n'avaient été constatée, il persiste cependant en accusant désormais les 6 enseignants d'avoir tenté de monnayer de faux sujets.

C'est la raison pour laquelle le SEP et la centrale syndicale UDT ont réagi immédiatement pour défendre leurs sept adhérents injustement accusés et atteints dans leur probité professionnelle. Ils protestent contre l'arbitraire qui règne à Djibouti et en appellent à la mobilisation internationale. Le Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF) soutient la demande de libération immédiate des enseignants.

Le SNES-FSU et le CSFEF exigent LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES SEPT ENSEIGNANTS DJIBOUTIENS INJUSTEMENT ACCUSÉS

2ème HSA, formation continue pendant les vacances !

lun, 24/06/2019 - 11:39

Du travail obligatoire en plus ? Jusqu'à 5 jours de formation continue sur convocation pendant les vacances ?

Une deuxième HSA imposée : c'est non ! Voir le détail.
Jusqu'à 5 jours de formation continue sur convocation pendant les vacances ? : c'est non ! Voir le détail.

Le SNES, avec la FSU, interpelle le CHSCT ministériel de l'Éducation nationale

lun, 24/06/2019 - 08:44

Dans de nombreux endroits, les recommandations du ministère ne pourront pas être mises en oeuvre faute de conditions matérielles adéquates.
Les personnels qui justifieraient d'un suivi médical particulier si la médecine de prévention avait les moyens de ses obligations doivent pouvoir être mis en sureté plutôt que d'être exposés à une chaleur excessive en présence d'élèves qui risquent d'être difficiles à gérer pour la même raison.

A l'attention des représentants du ministre et du directeur général des ressources humaine au CHSCT ministériel de l'Éducation nationale.

Madame,

Monsieur,

Les représentants FSU au CHSCTMEN tiennent à vous faire part de l'inquiétude de nombreux personnels au sujet de l'épisode caniculaire annoncé par Météo France pour cette semaine.

Le sujet des épisodes de chaleur excessive avait été abordé en CHSCT ministériel en juin 2017. L'avis alors adopté n'a pas été suivi de solutions concrètes. Mais il avait été rappelé les obligations de l'employeur en matière de prévention des risques professionnels et annexé au PV de ce CHSCT les dispositions du code du travail concernant les températures et l'aération des locaux. Nous tenons à rappeler à ce sujet qu'en situation de travail ordinaire les salles de classe ne répondent déjà pas aux normes d'aération des locaux professionnels.

Nous avons bien vu que des recommandations ont été adressées aux directeurs et directrices d'écoles et aux chefs d'établissement pour prévenir les effets de la canicule. Mais nous avons de nombreux exemples qui nous permettent de dire que certaines des recommandations les plus importantes ne pourront pas être mises en oeuvre faute de conditions matérielles adéquates.

Les situations où la santé des personnels comme celle des élèves sera affectée risquent d'être nombreuses alors même que le système de secours et de soins sera mobilisé pour d'autres populations à risques. Nous vous alertons aussi au sujet des personnels dont l'état de santé justifierait un droit de retrait plutôt qu'un arrêt de travail qui serait frappé du jour de carence. Les personnels qui justifieraient d'un suivi médical particulier si la médecine de prévention avait les moyens de ses obligations doivent pouvoir être mis en sureté plutôt que d'être exposés à une chaleur excessive en présence d'élèves qui risquent d'être difficiles à gérer pour la même raison.

Dans le premier degré, les problèmes vont être nombreux et disparates selon les communes.

Dans le second degré l'organisation du brevet jeudi et vendredi est une source notable de préoccupations.
Dans certains bâtiments des services administratifs où aucune possibilité de protection-prévention n'est possible, les agents risquent d'être exposés durablement du fait de leur planning hebdomadaire.

En tout état de cause, il nous semble que parallèlement aux préconisations du ministère qui relèvent de la prévention secondaire, des mesures de prévention primaire pourraient être mises en oeuvre pour éviter d'avoir à gérer des situations supplémentaires de crise.

Convaincus que vous partagez nos préoccupations, nous restons à votre disposition pour échanger sur les mesures envisagées par le ministère dans cette situation exceptionnelle.

La délégation FSU au CHSCTMEN

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Paris, le 24 juin 2019

Flash info n°13 :

dim, 23/06/2019 - 19:06

Au sommaire :

  • Expérimentations en académie
  • Être écoutés, oui ! mais surtout être entendus !
  • Actions : pour une rentrée offensive !

Seconde HSA imposée : un mauvais coup de plus !

dim, 23/06/2019 - 16:49

Contre l'avis unanime des organisations syndicales, le ministre Blanquer a modifié l'article 4 du décret 2014-940. A compter du 1er septembre 2019, « les enseignants [...] peuvent être tenus d'effectuer, sauf empêchement pour raison de santé, deux heures supplémentaires hebdomadaires en sus de leur maximum de service ».
Le SNES-FSU a combattu cette mesure et dénonce le passage en force.

La multiplication des heures supplémentaires est un fléau pour les personnels comme pour les élèves :
  • Les heures supplémentaires détruisent des postes !
    Pour la seule rentrée 2019, ce sont 2450 postes qui sont supprimés « grâce » à l'augmentation du volume d'HSA.
  • Les heures supplémentaires tirent les salaires vers le bas !
    L'augmentation du nombre d'HSA est régulièrement présentée par le ministre comme une mesure en faveur du pouvoir d'achat. Ce qui totalement fallacieux car, dans la majorité des cas, elles ne sont pas choisies, et elles sont moins bien payées que les heures ordinaires (seule la première a un taux valorisé à +20%). De plus, le recours aux heures supplémentaires est un élément important de discrimination salariale dont sont victimes les femmes.
  • Les heures supplémentaires dégradent les conditions de travail !
    L'augmentation de la charge de travail qui résulte des heures supplémentaires imposées est un élément majeur d'épuisement professionnel. Dans la plupart des cas, l'imposition de deux HSA se traduit par une ou deux classes à prendre en charge en plus, et cela réduit les possibilités de travail en équipe.
  • Les heures supplémentaires sont un outil de management agressif !
    La part croissante des HSA dans les DHG conduit trop souvent à des situation de chantage au dédoublement, aux ouvertures d'option ou à l'emploi du temps.
Refuser les HSA : une bataille individuelle et collective !
  • Individuellement, il s'agit de connaître et faire respecter ses droits.
    Voir l'article général sur les heures supplémentaires et notamment la partie 3 sur les cas d'exemption.
    Dans tous les cas, un dépassement de plus de deux heures de l'ORS peut être refusé, y compris en cas de pondération.
  • Collectivement, la bataille peut être menée à plusieurs niveaux et moments.
    Le SNES-FSU est aux côté des collègues et des équipes en appuyant les actions des sections d'établissement, tout au long de la préparation de rentrée : contre-propositions qui privilégient le maintien ou la création de postes ou de BMP lors de la préparation du TRMD au CA, construction de mobilisations locales recherchant l'appui des parents d'élèves, accompagnement en audience au rectorat ou à la DSDEN, ...

Sommaire de la rubrique "L'année de stage après réussite au concours"

ven, 21/06/2019 - 17:47

Vous trouverez dans cette rubrique, les différentes informations concernant l'année de fonctionnaire stagiaire, qui vous pouvez également retrouver dans le Mémo stagiaire diffusé par les militant-e-s du SNES-FSU auprès des stagiaires, téléchargeable ici.

L'espace « Entrée dans le métier »

ven, 21/06/2019 - 14:00

Ces pages ont été conçues par des enseignants, des CPE – vos collègues – avec le souci d'apporter des réponses précises et concrètes à vos questions sur les concours, l'affectation en stage, l'année de stage.
Vous trouverez en cliquant sur différents liens des informations utiles pour chaque étape qui vous mènera à l'entrée dans le métier :
des informations sur les concours.
des informations sur l'affectation en stage
des informations sur l'année de stage après le concours (fonctionnaire-stagiaire)

Le SNES-FSU est là pour vos informer, vous conseiller et vous défendre. Si vous êtes en train de préparer un concours (CAPES, CAPET, CPE, Agrégation), remplissez notre "fiche contact". Si vous êtes admissible ou lauréat-e, et participez à la procédure nationale d'affectation des stagiaires, remplissez notre "fiche de suivi".
N'hésitez pas prendre joindre les militants de votre établissement, de votre section SNES académique et des secteurs nationaux.

Le SNES-FSU est aussi une force de proposition. Nous participons ainsi aux concertations ouvertes par le nouveau gouvernement pour défendre notre projet d'école.

Pour le SNES-FSU, une autre politique éducative est possible en rupture avec celle que nous venons de vivre, qui permettrait de stabiliser le système éducatif et de faire ainsi bénéficier les élèves d'un enseignement de qualité.

En débattre avec le plus grand nombre d'entre vous est important pour nous, afin de construire un syndicat représentatif de l'ensemble de la profession.

Avec le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le 2nd degré, notre profession bénéficie d'un véritable outil syndical, original dans le paysage français. Cet outil, c'est le votre ! N'hésitez à nous rejoindre et à adhérer ! Plus le nombre d'adhérents est important, plus le SNES-FSU a du poids dans les négociations. Par ailleurs les adhésions sont la seule source de revenu du SNES-FSU.

Bienvenue dans le métier. Bienvenue au SNES-FSU.
Les militant(e)s du secteur Formation Initiale et Continue Entrée dans le métier :

Alain BILLATE : responsable du secteur
Marianne AUXENFANS
François BOUDET
Pierre CLAUSTRE
Jean-Paul GAETAN
Romain GENTNER
Clarisse MACE
Mélody MARTIN
Romain ROUZAUD

Tracts grève du 27 juin 2019

jeu, 20/06/2019 - 19:09
tract_college_greve_27juin19

Tract général : à venir