Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 27 min 33 sec

Article retraités mag juin 2019

lun, 01/07/2019 - 10:50
Retraités : rendez-vous à la rentrée pour les retraités.

20 juin : dans le cadre du printemps des retraité-e-s, plus de 200 000 cartes pétitions ont été adressées au Président de la République. Elles ont été déposées à l'Elysée lors du rassemblement parisien ou transmises aux préfets. Partout des campagnes de signature ont été organisées, donnant lieu à des témoignages. Partout la même colère s'exprime. La sous-indexation qui touche tous les retraités cette année (les mesures partielles de retour à la loi sont annoncées pour 2020) ne passe pas. La hausse de 0,3 % ne compense ni l'inflation prévue (1,5 %) ni l'augmentation de l'électricité de près de 6 %, ni celle, galopante, des carburants.

M. Macron ignore toujours le groupe des 9. Les retraités ont pourtant bien des revendications à rappeler. Un tiers des retraités vit avec une pension inférieure à 1000 €. Les pensions nettes correspondent aujourd'hui à 65,8 % du revenu moyen des actifs (rapport du COR). Le choix politique est celui d'une paupérisation, annoncée d'une partie de la population, d'un recul social que le COR exprime comme « le retour aux conditions existant avant 1980 ». Discours plus qu'inquiétant pour les retraités actuels et à venir.

L'action va se poursuivre à la rentrée. Le groupe des 9 en définira les modalités le 1er juillet. Outre le projet de réforme des retraites, qui ne sera pas sans impact sur les retraités actuels, c'est le PLFSS qui sera débattu. L''enjeu est crucial puisqu'il définit le montant des dépenses de santé que le politique décide de consacrer à la population. Mme Buzyn a promis d'y inscrire des financements sur le dossier « autonomie » dont la loi est prévue pour la fin de l'année. Au regard de la crise qui sévit dans ce secteur, c'est indispensable. Mais ces mesures se feront par redéploiement ! C'est le PLFSS qui indiquera aussi les modalités de revalorisation des pensions. Le groupe des 9 est bien décidé d'en faire une priorité de lutte. Mais incontestablement, ce combat, comme d'autres, est à mener ensemble, actifs et retraités.

Marylène Cahouet

Adaptation des CPGE à la réforme du lycée Blanquer

lun, 01/07/2019 - 07:52

Pour le ministère de l'Éducation Nationale et celui de l'Enseignement Supérieur, le dialogue social consiste à inviter le SNES-FSU pour l'entendre réagir sur des projets qu'ils ne lui soumettent pas. C'est ce qui s'est passé sur l'adaptation des CPGE à la réforme du lycée.

Le SNES-FSU avait reçu une invitation de la part des deux ministères et de l'Inspection générale pour échanger avec l'ensemble des acteurs concernés sur les objectifs de la rénovation des CPGE et sur ses modalités de mise en œuvre.

Le SNES-FSU a été reçu le 28 juin pour une réunion caractéristique de la conception du dialogue social à la mode macronienne. En effet, notre organisation syndicale était invitée à donner un avis sur l'adaptation des CPGE à la réforme du lycée sans aucun élément concret ou chiffré fourni en amont ou lors de la réunion sur les volumes horaire élèves et professeurs par filière par exemple.

Le discours officiel n'a rien présenté de fondamentalement nouveau par rapport à ce qu'ont communiqué les associations ou le SNES-FSU auparavant, et a réaffirmé la mise en place d'une évolution des classes préparatoires « à moyens constants ».

Le SNES-FSU a défendu la cohérence des formations et l'importance des postes et des horaires disciplinaires. Le ministère a assuré de l'attention qu'il porte aux questions relatives aux ressources humaines et a indiqué souhaiter préserver les postes.

Parmi les points qui nous ont été précisés, la diminution d'une heure des horaires d'IPT en CPGE scientifiques a bien été présentée comme hypothèse de travail. Il s'agirait de la seule modification significative pour les filières scientifiques existantes hors BCPST.

Pour la nouvelle filière MPI, le SNES-FSU a posé la question du nombre de conversion de MPSI en MPI, mais l'Inspection générale n'a pas souhaité confirmer ou infirmer les chiffres diffusés par ailleurs. En revanche, l'IG a confirmé le maintien, dans un premier temps, de l'option informatique déjà ouverte dans les MPSI non converties en MPI. L'Inspection justifie l'horaire d'informatique limité à 4 heures au premier semestre en MPI par l'exemple de l'enseignement de philosophie en hypokhâgne qui a un horaire plus faible qu'en Terminale L sans que cela ne pose problème.

Par ailleurs, les professeurs de sciences physiques de MPI pourraient effectuer un service complet avec l'introduction d'un enseignement de chimie destiné aux étudiants ayant choisi l'option SI au second semestre…

Pour la filière BCPST, sont à gérer simultanément l'adaptation à la réforme du lycée et la volonté des écoles vétérinaires de modifier leur recrutement. Le ministère défend le principe d'une filière commune agro-véto et fait observer qu'une séparation en deux filières ne permettrait pas de conserver le maillage territorial actuel. Le ministère renvoie le SNES-FSU vers le ministère de l'Agriculture et les écoles pour la définition du concours, qui aura forcément un impact sur la filière.

Pour les CPGE économique et commerciales, le SNES-FSU a insisté sur le risque que ferait peser sur les postes la création d'une seule voie commune générale à côté de la voie technologique. Le ministère a tenu a rassurer sur les questions RH, de services et de postes. En effet, si la communication du ministère affiche une adaptation à la réforme du lycée, la mise en œuvre de cette adaptation reviendrait à conserver les structures actuelles avec, comme l'annonçait l'APHEC, des classes à option mathématiques. approfondies correspondant aux ECS et des classes à option mathématiques appliquées correspondant aux ECE. Mais rien n'empêchera un bachelier ayant suivi la spécialité mathématiques -ou l'option maths expertes- de postuler pour une classe offrant mathématiques appliquées. L'IG s'est également voulu rassurant quant à l'enseignement de l'économie, de l'ESH et de l'HGG. Le SNES-FSU a demandé au ministère de profiter de l'adaptation pour faire en sorte que l'enseignement d'informatique ne soit plus comptabilisé en heures de colles mais en heures de cours.

Les classes préparatoires technologiques et littéraires n'ont été que très peu évoquées, mais l'IG nous a assuré être attachée au maintien de ces filières, qui contribuent à la grande diversité d'élèves en classes préparatoires.

En conclusion, le SNES-FSU a dénoncé le manque d'informations tangibles qui auraient permis de rassurer les collègues, et réitéré sa demande pour que soient communiqués les volumes horaires avant le démarrage de la réflexion sur le contenu des programmes, qui est pourtant annoncé pour septembre.

Loi "Pour une école de la confiance"

dim, 30/06/2019 - 19:45

Suppression des établissements des savoirs fondamentaux et confirmation du statut dérogatoire des CPE et Psy-ÉN, ces avancées ne font pas du texte une loi progressiste.

Après la commission mixte paritaire, l'adoption de la loi par les parlementaires début juillet n'est plus qu'une question de forme. Seront donc instaurés :
• la mise au pas des personnels (article 1) ;
• la scolarité obligatoire à 3 ans et donc le financement des maternelles privées sous contrat ;
• une fallacieuse obligation de formation jusqu'à 18 ans (un jeune en recherche d'emploi est réputé en formation) ;
• des CDD de trois ans pour les AESH (mais une précarité maintenue à six ans) ;
• les établissements internationaux ;
• la possibilité d'expérimenter sans respecter les obligations réglementaires de service ;
• le remplacement de l'indépendant Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) par un Conseil d'évaluation de l'école à la botte du gouvernement ;
• la substitution aux Écoles supérieures des Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation ;
• l'obligation de formation continue pour les enseignants, que le ministre a déjà renforcée en prévoyant qu'elle pourrait être imposée pendant les congés scolaires.

Une loi réactionnaire
Petite avancée, les élèves scolarisés dans les Ulis seront dorénavant comptés dans les effectifs de l'établissement d'accueil, et les volontés punitives de la droite dure ne sont pas passées (suppression des allocations familiales, règles pour l'accompagnement des sorties scolaires). Mais n'ont pas été retenus non plus les amendements progressistes qui proposaient de supprimer l'article 1, d'améliorer les conditions de l'inclusion, de la mixité sociale, de la scolarité à 18 ans, de maintenir le Cnesco... Rien n'y a fait. Bien mal nommée que cette loi, qui donne des instruments pouvant renforcer les inégalités sociales et territoriales plutôt que de lutter contre, tout en malmenant les personnels.

(texte publié dans l' Usmag 788 de juin 2019)

Refus collectif de la fonction de professeur principal

dim, 30/06/2019 - 17:37

Vous trouverez ci-dessous des tracts-argumentaires à destination des collègues et des parents, et au format texte argumentaire, modèle de lettre de refus, tracts en format texte.

tract-refus-PP-college-prof
tract-PP-college-parents
Tract-refus-PP-lycee-collègue
tract-refus-PP-lycee-parents
tract-démission-PP-lycee-collegues
tract-démission-PP-lycee-parents
lettre-refus-pp-lycee
lettre-refus-pp-college

►argumentaire

*alourdissement de la charge de travail, pour une faible rémunération
A tous les niveaux, mais en particulier en Troisième, en Seconde et en Terminale, la mission de professeur principal s'est nettement alourdie depuis plusieurs années déjà. Les réformes successives mettant en place une « orientation active », depuis le début des années 2000, ont débouché sur une multiplication des tâches administratives et une inflation de rencontres, de réunions, d'événements à organiser, d'information à faire circuler etc. Le tout sans qu'il n'y ait jamais eu de revalorisation de l'indemnité spécifique. Démissionner, c'est un geste pour dénoncer cette situation qui est le résultat d'évolutions commencées il y a plusieurs années.

*instrumentalisés pour évincer les PsyEN, seuls spécifiquement formés à « l'orientation »
L'alourdissement de la charge de travail pour les professeurs principaux est la contrepartie de l'éviction progressive des PsyEN (ex Co-Psy), et un outil pour accélérer cette éviction. Le rôle croissant donné aux professeurs principaux doit en effet être mis en lien avec l'insuffisance chronique de PsyEN (voir statistique Cnesco ci-dessous). Continuer à accepter l'alourdissement des tâches du professeur principal, c'est aussi légitimer cette insuffisance chronique. Démissionner, c'est aussi revendiquer le recrutement de PsyEN, c'est-à-dire de professionnels qualifiés pour prendre en charge les processus d'orientation.


Ces données du CNESCO (rapport sur l'orientation, décembre 2018) montrent que, même dans les académies les moins mal dotées, il y a en réalité moins d'un PsyEN (ex Co-Psy) pour 1000 élèves du second degré...(0,85 pour 1000 en Guadeloupe ; 0,2 pour 1000 à Mayotte).

*Circulaire de rentrée "École inclusive", encore du travail en plus »
Pour les élèves en situation de handicap, un entretien doit être organisé entre la famille, le professeur principal et le(s) AESH dès la pré-rentrée, ou à défaut avant les congés d'automne. Cet entretien empiète sur les prérogatives de l'équipe de suivi de scolarité, et alourdit la barque des professeurs principaux à une époque déjà bien chargée de l'année.

*Professeurs principaux en Troisième et en Seconde : le grand flou cette année, et quel rôle dans le futur ?
Le rôle de professeur principal en Troisième et en Seconde est particulièrement compliqué cette année, du fait de la mise en place de la réforme du lycée. Les professeurs principaux sont laissés dans le flou, en charge de guider les élèves qui sont les cobayes de cette réforme, alors qu'ils n'ont pas les éléments pour leur apporter des réponses fiables. C'est une situation qui ne peut que provoquer du stress et de la souffrance professionnelle pour les personnels concernés. Et ce problème ne sera pas réglé avec l'application de la réforme, bien au contraire : faudra-t-il, chaque année, mentir aux élèves en leur faisant croire que tous les choix sont possibles ? Faudra-t-il les inciter à faire telle ou telle combinaison de spécialités en fonction de leurs résultats ? Et que se passera-t-il si les attendus de l'enseignement supérieur changent d'une année sur l'autre ? Démissionner, c'est refuser la mise en place de la réforme du lycée.

*Professeur principal en Terminale : faire fonctionner Parcoursup ?
Depuis la mise en place de Parcoursup, le rôle de professeur principal en Terminale est devenu particulièrement « sensible ». Outre la masse de travail supplémentaire, ce dispositif demande aux professeurs principaux de prédire le résultat de leurs élèves dans l'enseignement supérieur, pour ainsi permettre la sélection de leurs élèves. Il leur demande d'être des auxiliaires du tri, de contribuer à barrer la route des études supérieures à certains de leurs élèves. Bien sûr, il est possible de contourner cette logique, mais démissionner, c'est aussi dénoncer la mise en place de la sélection à l'université via Parcoursup.

*Refuser ou démissionner, c'est possible.
La fonction de professeur principal n'est pas une obligation de service. Le décret n°93-55 du 15 janvier 1993 (art. 3-2) sur l'ISOE le précisait déjà, et la circulaire d'octobre de 2018 le rappelle : « au sein des équipes pédagogiques, les professeurs principaux sont désignés par le chef d'établissement, (...) avec l'accord des intéressés ». La fonction de professeur principal est attribuée sous réserve d'acceptation de l'enseignant.e : elle repose sur le volontariat des enseignant.e.s. Donc il est possible de refuser, et il est possible de démissionner. La seule conséquence réglementaire est la suppression de l'ISOE part variable – même si évidemment les chefs d'établissement pourront exercer des pressions morales plus ou moins culpabilisantes.

Montant brut de l'ISOE au 1er septembre 2018 :

Le chef d'établissement saisit sur le logiciel ASIE (Aide à la saisie des indemnités en établissement) l'indemnité de professeur principal. Il gère les dates de prise en charge. Il n'y a pas d'effet rétroactif : refuser d'être professeur principal aujourd'hui n'aura pas pour conséquence de se voir retirées les indemnités déjà versées.

Missions du professeur principal : voir l'analyse de la circulaire au BO n°37 du 11 octobre 2018.

Tracts au format texte modifiable

argumentaire-parents-modifiable
argumentaire-collegues-modifiable

Calendrier Secteur Retraités 2019 2020

sam, 29/06/2019 - 20:02

Calendrier Secteur Retraités

2019 - 2020

Lundi 9 septembre 2019CA – SFRN Mardi 10 septembre 2019 CN Mercredi 11 septembre 2019 CN Lundi 16 septembre 2019 SFRN Mardi 17 septembre 2019 Mercredi 18 septembre 2019 CDFE et CE FGR-FP Vendredi 20 septembre 2019 HCA Du 19 septembre au 11 octobre 2019 Vote d'orientation FSU Mercredi 25 septembre 2019 à14h

Jeudi 26 septembre 2019 fin à16 H Réunion des responsables académiques retraités Le 26 septembre 2019 Parution de POUR retraités Mercredi 2 octobre 2019Jeudi 3 octobre 2019 Stage Retraité SNES Préparation du Congrès FSU (inscription avant le 24 septembre) Lundi 14 octobre 2019 Mardi 15 octobre 2019 Journées d'Automne FSU Le 16 octobre 2019 Stage FSU retraites pour tous Jeudi 24 octobre 2019 Publication USR N° 1(articles à rendre avant 1er octobre) Jeudi 31 octobre 2019 HCA Du 5 novembre au 29 novembre 2019 Congrès départementaux FSU Mardi 3 décembre 2019 CAN Mercredi 4 décembre 2019 CAN Du 9 au 13 décembre 2019 Congrès FSU Mardi 21 janvier 2020 CDFN Mercredi 23 janvier 2020 CDFN Mardi 28 janvier 2020 CN Mardi 29 janvier 2020 CN Jeudi 6 février 2020 Publication USR N° 2 Mercredi 11 mars 2020 Jeudi 12 mars 2020 AG SNES à Dieppe Mardi 17 mars 2020 CAN Mercredi 18 mars 2020 CAN Mardi 24 mars 2020 CDFN Mercredi 25 mars 2020 CDFN Mercredi 1er avril 2020 Jeudi 2 avril 2020 Stage Retraité SNES (Loi perte d'autonomie et SP) Le 16 avril 2020 parution USR numérique Mardi 12 mai 2020Mercredi 13 mai 2020 CDFN Mercredi 27 mai 2020 Jeudi 28 mai 2020 Stage Retraité SNES (Autour du vieillissement) Le 4 juin 2020 USR pour tous : parution 10 et 11 juin 2020 Stage SFR :accès aux SP de proximité Mardi 23 juin 2020 Mercredi 24 juin 2020 CAN

TEXTE RETRAITES CAN JUIN 2019

sam, 29/06/2019 - 19:55

CAN 25 et 26 juin 2019

Retraité-e-s

Le SNES-FSU se félicite du succès de la campagne « le printemps des retraités », initié par le groupe des 9, qui a donné lieu à de nombreuses initiatives à Paris et dans les départements. 200 000 cartes-pétitions ont été adressées à M. Macron, qui n'a pas daigné répondre à la demande d'entrevue. Si le retour partiel de l'indexation sur les prix pour certaines pensions en 2020 et le recul sur la hausse de la CSG pour une partie des retraités constituent une première réponse face aux mobilisations et à la colère qui s'exprime, le compte n'y est pas. Ces mesures partielles et insuffisantes ne sont que le retour à la loi et aux droits acquis. Le SNES-FSU dénonce, par ailleurs, une politique qui vise à diviser les retraité-e-s. Tous les retraités perdent du pouvoir d'achat en 2019 : la revalorisation de 0,3% ne répond pas à une inflation probable de 1,5%. L'utilisation du mode d'indexation comme variable d'ajustement budgétaire est l'illustration d'une conception de la retraite comme une allocation sociale et non un droit fondé sur le travail.

Le SNES-FSU, dans le cadre du groupe des 9, poursuit son travail sur d'autres dossiers : services publics, impact de la réforme de retraite par points sur les retraités, accès à la santé, loi sur la perte d'autonomie, gériatrie… Une lettre à Madame Buzyn dénonce l'annonce récente de la suppression de 1000 lits dans les services de gériatrie de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, alors que 7% de
la population d'Ile-de-France a plus de 75 ans.

Le premier ministre a confirmé le vote de la loi « dépendance » à la fin de l'année. Dans cette perspective, le Haut Conseil de l'Age travaille jusqu'en septembre sur les services de l'aide à domicile. Le SNES-FSU, avec la FSU, a des propositions à défendre sur la question, notamment sur le financement à 100% de la perte d'autonomie dans le cadre de la branche maladie de la sécurité sociale et sur l'exigence d'un grand service public avec des personnels qualifiés, formés, bien rémunérés.

Les combats ne manqueront pas à la rentrée (réforme des retraites, enjeux du PLFSS, loi « dépendance Grand Age »… ) les retraité-e-s y prendront toute leur place avec les actifs.

Le groupe des 9, qui s'est construit depuis juin 2014, a fait la preuve de sa solidité, de sa capacité à mobiliser et à inscrire son action dans le mouvement social. Le 1er juillet, il annoncera son plan d'action pour la rentrée.

Marylène Cahouet

LE QUART D'HEURE LECTURE Un outil séduisant, mais...

sam, 29/06/2019 - 17:16

Le « quart d'heure lecture » est en vogue, comme en témoignent les nombreux reportages des journaux télévisés à ce sujet et la demande du ministère aux recteurs de développer « des temps banalisés de lecture personnelle » dans les écoles et les collèges.

L'association « Silence, on lit ! » milite pour la généralisation de cette pratique. Le principe ? Que tout le monde lise, tous les jours, en silence, au même moment de la journée. Cette démarche n'a jamais fait l'objet d'une évaluation nationale mais elle suscite de l'enthousiasme et de nombreux témoignages en listent les bénéfices. Pratiqué souvent en début d'après-midi, ce rituel permet d'apaiser les élèves avant que les cours ne reprennent après la pause déjeuner. Ce moment ­collectif est à même d'être favorable au climat scolaire. La lecture quotidienne permet aussi d'enrichir le vocabulaire des élèves. Il s'agit surtout de susciter le goût de la lecture et de prendre du ­plaisir à lire (même si, en la matière, les discours alarmistes manquent de nuances, comme en témoigne l'étude « Les jeunes et la lecture » de juin 2016 du CNL, Centre national du livre).

Gare aux abus

Pour autant, si le dispositif est alléchant sur le papier, il soulève nombre d'interrogations quant à son organisation. Si ce temps de lecture est pris sur les premiers cours de l'après-midi, il ampute les horaires d'enseignement, ce qui pose problème pour les disciplines à faible horaire en particulier. S'il a lieu avant la reprise des cours, il faut payer les enseignants qui acceptent d'encadrer les élèves. Ce type de projet génère automatiquement une surcharge de travail pour les professeurs-documentalistes (nécessité de mettre à disposition des livres pour les élèves n'en ayant pas, etc.) qui ne peut en aucun cas leur être imposée. Aucune réglementation n'impose de mettre en place ce dispositif, il convient donc aux équipes enseignantes de donner leur accord à sa mise en place et que leurs obligations réglementaires de service et leur liberté pédagogique soient respectées.

Témoignage
« On nous a donné les moyens pour ce dispositif »

Marianne, professeure-documentaliste au collège René-Barthélémy de Nangis (académie de Créteil).

« Pour mettre en place le dispositif, j'ai pris contact avec une collègue professeure-documentaliste qui m'a fait un retour d'expérience. En parallèle, j'ai contacté l'association “Silence, on lit !” qui m'a envoyé un dossier réunissant conseils et outils d'aide à la mise en place du projet.
Nous avons ensuite réuni tous les enseignants pour réfléchir à sa mise en place dans notre établissement.
Nous voulions favoriser la lecture dans l'établissement. Et puis, tout le monde participe, au même moment. C'est extrêmement fédérateur. Le silence obtenu pendant cette activité apaise les esprits et permet aux élèves de se concentrer plus vite. Ils sont ensuite disponibles pour de nouveaux apprentissages.
L'équipe de direction a intégré l'action au projet de l'établissement et nous a donné les moyens pour que le dispositif fonctionne (du temps de concer­tation, des moyens financiers, un cadrage...).
Les élèves ont, dans l'ensemble, bien joué le jeu. Nous avons pu développer de nouveaux types de discussions avec eux. Le projet est très enrichissant. Les quelques retours des parents étaient très positifs.
Nous avons mis en place le dispositif fin septembre, avec les emplois du temps définitifs. Les dix minutes de lecture se déroulent sur un temps de cours, tous les jours. Pour ne pas impacter toujours les mêmes disciplines, nous alternons, une semaine sur deux, un temps de lecture le matin et un temps de lecture l'après-midi. Les élèves doivent avoir dans leur sac un livre de leur choix. Afin de pallier les oublis, nous avons constitué des boîtes d'une dizaine de livres dans chacune des salles de l'établissement.
Le bilan est positif et c'est ­pour­quoi nous reconduisons “Silence, on lit !” l'année ­prochaine.
Nous avons cependant quelques améliorations à apporter. Après une année d'expérimentation, nous pouvons dire que le plus difficile est de garder la mobilisation de tous, toute l'année. »

D'après l'étude « Les jeunes et la lecture » de juin 2016 commandée par le Centre national du livre.

3 heures
C'est le temps moyen de lecture par semaine des jeunes de 7 à 19 ans. Ce temps est de 3 h 30 pour les enfants de parents CSP+ et de 2 h 40 pour les parents inactifs.

78 % des jeunes lisent dans le cadre de leurs loisirs, par goût personnel. Le taux est de 95 % pour les filles du primaire et de 61 % pour les garçons scolarisés après le collège.

28 % des jeunes de 7 à 19 ans déclarent lire tous les jours ou presque. Ce taux est de 17 % dans les foyers inactifs et de 36 % dans les foyers CSP+.

1,8
C'est le nombre moyen de livres lus au cours des trois derniers mois pour les élèves de collège. Ce nombre est de 2,3 pour ceux du primaire et de 1,6 pour ceux de l'après-collège.

77 % des jeunes scolarisés en primaire aiment les lectures scolaires, ils ne sont plus que 41 % en collège et 34 % en post-collège.

19 % des jeunes ont déjà lu un livre numérique, 12 % en ont lu plusieurs.

Rubrique réalisée par Benjamin Decornois

US Mag N° 788 du 29 juin 2019

sam, 29/06/2019 - 07:00

Sommaire 3
30 jours 4
Revue de presse 5
Portrait 6

  • Marinette Pichon

Actualité 8

  • Mobilisations au moment du bac
  • Calendrier du bac
  • Parcoursup et CPGE
  • DNB
  • Meeting FSU pour la Fonction publique
  • Commissions paritaires
  • Loi Blanquer
  • Orientation
  • Salaires des profs
  • Réforme des retraites : revalorisation ?
  • Rapport sur l'éducation prioritaire
  • Le 20 juin, action des retraités

Éco/social 18

  • Logement social
  • La qualité de vie au travail
  • Silicon Valley : entretien avec Fabien Benoit

Dossier 21

  • La jeunesse et les loisirs : quel temps libre après l'école ?

Métier 28

  • Programmes de Terminale
  • BTS : certification privée
  • Circulaire de rentrée « école inclusive »
  • AESH

Catégories 30

  • Devenir agrégé
  • Classe exceptionnelle
  • Non-titulaires
  • CNED

Sur le terrain 32

  • La voie professionnelle

Fenêtre sur 34

  • Les partenariats public/privé

Culture 36

  • Livres/Revues
  • Cinéma/Théâtre/Spectacles/Expositions

Entretien 40

  • Maud Simonet

Dans la classe 42

  • Le quart d'heure lecture

Rattrapage 43

  • La journée de solidarité

International 44

  • Après les élections européennes
  • Congrès de l'Internationale de l'éducation
  • Centenaire de l'OIT

Droits et libertés 46

  • Loi de bioéthique et PMA
  • Fin de vie

Cahier spécial festivals 47

Idées fixes

sam, 29/06/2019 - 05:30

Les sénateurs de droite, confits dans leurs certitudes et leur animosité envers le service public, viennent de faire adopter deux amendements au projet de loi dite « de transformation de la Fonction publique ».
Il s'agit ni plus ni moins que d'essayer de faire revenir par un autre biais ce qui avait été retoqué dans la loi Blanquer sur l'école, à savoir une annualisation du temps de service des enseignants du second degré et un avis du chef d'établissement sur les affectations des professeurs et CPE.
On ne peut retirer à ces braves gens le fait d'avoir de la suite dans les idées ! Obsédés par le souci des économies budgétaires, l'annualisation permettant d'éviter le paiement d'heures supplémentaires, rancuniers envers une profession en première ligne de la défense des principes du service public, ils ne s'embarrassent évidemment pas des questions de continuité pédagogique ni de la charge croissante de travail dans le second degré.
Il faut dire que le gouvernement leur offre une écoute complaisante en cherchant à imposer une deuxième heure supplémentaire, ainsi que de la formation continue pendant les vacances.
Les personnels du second degré leur feront connaître la vérité sur leur temps de travail dans les actions de fin d'année et de rentrée.

Que restera-t-il de l'éducation prioritaire ?

ven, 28/06/2019 - 16:06

Pierre Mathiot (connu pour sa mission sur la réforme du baccalauréat) et Ariane Azéma (mission ruralité) ont présenté à la FSU leur projet de rapport sur la territorialisation de l'éducation.

Alors que le bilan prévu de la refondation de l'éducation prioritaire de 2014 n'a pas été dressé à ce jour, le ministère a annoncé une réforme en profondeur dont il a tracé une esquisse dans ses propos publics et sa lettre de mission, ouvrant à une réduction du champ de l'éducation prioritaire à court terme.
Il faut retenir de ces propositions que la carte des REP+, conçue de façon étriquée, sera maintenue et gérée au niveau national.

Vers la fin progressive des REP ?

En revanche, au prétexte que les services du ministère sont « épuisés » par les réformes actuelles et leur rythme (réformes des lycées...), les rapporteurs préconisent que la carte des REP soit à la charge des rectorats « au plus près des besoins des territoires », avec un cadre de référence national indicatif. La mission retient aussi le principe d'une allocation progressive des moyens qui gommerait les effets de seuil. Pour le SNES-FSU, l'expérience montre que les rectorats ne mènent de vraies politiques d'éducation prioritaire que si une forte impulsion est donnée par le ministère. Cette délégation, dans le cadre de budgets chaque année plus restreints, reviendra à délabelliser les REP à bas bruit en quelques années. Une prise en compte particulière des établissements ruraux à hauteur de leurs problématiques spécifiques est nécessaire. Mais elle ne doit pas se faire au prix de la dilution de l'éducation prioritaire au nom d'une politique de territorialisation. Ce serait un bien mauvais signe.
La question de l'indemnitaire est aussi ­brûlante. Non seulement, la mission est favorable à la prime REP+ « au mérite », mais elle préconise de remplacer la prime REP par des IMP, système plus flexible et gradué de rémunération. Autant dire que ces primes risquent d'être rapidement revues à la baisse. Seul point positif, les rapporteurs estiment que les AED et AESH devraient en bénéficier.

DNB : encore une réforme ?

ven, 28/06/2019 - 15:54

Tissant sa toile médiatique, le ministre relie le Service national universel et le futur grand oral du baccalauréat à l'annonce d'une énième réforme du DNB.

Le DNB est un examen protéiforme qui varie régulièrement depuis plus de dix ans. En 2011, sont introduits l'oral d'histoire des arts (HDA) et l'usine à gaz du Livret personnel de compétences (LPC). En 2016, l'oral modifié porte sur un EPI ou un parcours, et évalue la forme au détriment des contenus. Le LPC est remplacé par un bilan de fin de cycle illisible. À l'examen terminal restructuré en deux pôles, scientifique et littéraire, est ajoutée une nouvelle épreuve scientifique et technologique portant sur trois disciplines.

Donner du sens au DNB

En 2017, l'occasion de redonner sens au DNB en le simplifiant est manquée : il se met en place un vague rééquilibrage du barème entre bilan de cycle et épreuves écrites ainsi qu'un morcellement des épreuves en quatre parties, avec des coefficients hiérarchisés et une réintroduction de l'HDA à l'oral. Aujourd'hui, le ministre considère que le DNB est trop lourd, mais qu'entend-il par là ? Souhaite-t-il réduire les écrits aux « savoirs fondamentaux » et enlever une partie des épreuves terminales ? Supprimer le bilan de cycle ? Il annonce plus de place pour l'oral sur le modèle du futur baccalauréat. Or, ce type d'épreuve organisé localement (nature des sujets choisis, barème, rémunération de jurys internes à l'établissement) est le plus inéquitable. Enfin, il promet de mieux prendre en compte l'engagement civique des élèves. Belle ambition, mais à un âge où l'on se cherche, faudra-t-il dévaloriser les élèves qui ne parviennent pas à s'investir ? Plutôt qu'un oral supplémentaire ou une note au « mérite » extrascolaire, le SNES-FSU demandera la remise à plat du DNB pour le recentrer sur l'évaluation des apprentissages. Pour cela, il demandera l'abandon des bilans de fin de cycle pour une évaluation de toutes les disciplines soit en contrôle continu soit en épreuve terminale.

On ne peut plus passer un contrat EAP

ven, 28/06/2019 - 08:27

Il n'est plus possible d'être recruté comme "étudiant apprenti professeur" (EAP). L'information est bien confirmée par le site Service-Public.fr :
Non, le dispositif n'est pas reconduit à la rentrée 2019.
Les contrats en cours se poursuivent jusqu'à leur terme (juin 2021 au plus tard).

Rapport Charvet

jeu, 27/06/2019 - 17:14

Le ministre a présenté aux organisations syndicales, le 26 juin, le rapport « refonder l'orientation, un enjeu État-Régions ». Faisant suite à la Loi Avenir professionnel, présentée comme majeure, et s'appuyant sur les réformes du lycée et de la voie pro, la réforme de l'orientation prétend répondre aux enjeux importants de l'élévation du niveau de qualification des élèves et de justice sociale. Or, les préconisations contenues dans ce rapport ne répondent aucunement aux objectifs d'amélioration de l'orientation des jeunes, d'égalité territoriale ni même d'une meilleure mixité des filières de formation, pourtant affichés par le ministre.
Les préconisations :
rappellent le transfert aux régions de la compétence sur l'information à l'orientation. L'information sur les métiers et les filières ne sera plus impartiale d'autant que l'ONISEP, organisme national garant de cette information nationale et objective, est démantelé et privé de la quasi-totalité de ses personnels ;
prévoient de réduire drastiquement le nombre de CIO, privant ainsi de nombreux jeunes d'un lieu d'accueil ouvert à tous : élèves scolarisés, étudiants, décrocheurs, ainsi que tous les publics à besoin éducatifs particuliers. Les Psy-EN EDO seraient affectés dans quelques lycées, « têtes de réseau » ;
prévoient de réduire le nombre de directeurs-trices de CIO, éclatent leurs missions et explosent leurs lieux de travail ;
limitent les missions des Psy-EN EDO à l'ingénierie en orientation, en faisant d'elles et eux des personnels chargés de la mise en œuvre des actions d'orientation y compris celles des régions sous le contrôle des chefs d'établissement ;
font fi de la dimension psychologique du développement et du rapport aux apprentissages dans la construction du projet personnel des élèves et des étudiants ;
proposent la création d'une certification pour les professeurs et d'une habilitation pour les CPE afin qu'ils deviennent les référents orientation dans leurs établissements en lien avec les régions en lieu et place des Psy-EN. Ceci impactera grandement l'exercice des métiers d'enseignants et de CPE.

Au-delà de l'absence de dialogue social dont il fait preuve depuis des mois, le ministère, s'il suivait ces préconisations, promouvrait une vision étriquée et utilitariste de l'orientation. En effet, les préconisations de ce rapport, si elles étaient retenues, réduiraient l'orientation à un outil pour trier les élèves dès le collège dans les filières et les formations en fonction des besoins en emploi et de la demande institutionnelle. Les choix individuels des élèves et de leurs familles en termes de parcours scolaires sont niés ce qui renforcera toujours plus les inégalités. Ce n'est pas cette conception que la FSU défend. Au contraire, l'École doit favoriser l'émancipation de tous les élèves par une culture commune et une formation diplômante qui correspondent à leurs aspirations scolaires et leur choix d'orientation professionnels. L'Éducation nationale doit se donner les moyens de la réussite de tous les jeunes.

Tract grève 1er juillet

jeu, 27/06/2019 - 16:59
tract-general-1er-juillet
tract-college-1er-juillet

Rapport Charvet enfin présenté ! La déclaration du SNES

mer, 26/06/2019 - 20:36

Suite à la Loi LCAP aui a transféré aux régions la responsabilité de l'information sur l'orientation aux régions, le ministre a annoncé une réorganisation complète des services d'orientation de l'Éducation nationale. Démantèlement de l'ONISEP, fermeture de cIo et nomintion des PsyEN dans les ELE, les déclarations durant cette année scolaire ont eu pour effet de créer un climat d'inquiétude dans les CIO, et les DRONISEP....
Le ministre avait chargé Parcal Charvet et Nathalie Mons de faire un (nouveau) rapport sur l'orientation et de faire des propositions avec un cahier des charges bien contraint....

Ce rapport vient enfin de sortir et a été présenté ce 26 juin aux organisations syndicales...

A l'occasion de cette présentation, le SNES a fait une déclaration que vous trouverez ci-joint...

Des négociations vont enfin s'ouvrir dans les prochaines semaines....
Le SNES portera son refus des évolutions suggérées qui dénaturent complètement les missions des PSYEN et des directeurs de CIO, casse les collectifs de travail, propose de ne maintenir qu'un CIO par département en affectant les PsyEN dans des antennes installées en EPLE.
Il pésera de tout son poids pour défendre la totalité des missions des PsyEN EDO en collège, en lycée et dans l'enseignement supérieur, refusera la refonte du statut et exigera le respect de la circulaire de mission de 2017 !

Canicule : impéritie du ministère

mer, 26/06/2019 - 15:59

Le ministre a annoncé lundi après-midi le report des épreuves du DNB en métropole aux 1er et 2 juillet, les corrections aux 3 et 4 juillet.

Cette annonce tardive, la canicule ayant été annoncée il y a plus d'une semaine, pose de nombreux problèmes, tant la communication ministérielle est incohérente dans cette période de forte chaleur.

Que ferons-nous ce jeudi ou ce vendredi où des chaleurs dépassant les 40°C sont attendues. Les épreuves n'auront pas lieu dans les collèges, mais rien sur l'accueil des élèves ! Les équipes doivent organiser à la va-vite ces journées, tout en accueillant les élèves dans des conditions matérielles impossibles. Comment garder une « ambiance fraîche » alors que le bâti scolaire est globalement mauvais en ce qui concerne la lutte contre les fortes chaleurs ? Les élus du SNES-FSU n'ont eu de cesse d'interpeler l'administration à tous les niveaux et particulièrement lors des CHSCT sur les conditions inacceptables que nous avons connues ces dernières années, l'administration renvoyant souvent la balle dans le camp des collectivités territoriales qui ont la charge des établissements.

Alors que beaucoup de collèges n'accueilleront qu'a minima les élèves, les familles ayant déjà pris leurs dispositions face aux annonces d'annulation de cours du fait du DNB, les personnels seront cependant présents dans les établissements, beaucoup de collèges décalant les réunions denses de fin d'années et de préparation de la rentrée 2020 lors de ces deux journées de canicule.

Existe-t-il un seuil thermique au-dessus ou en-dessous duquel fermer les établissements pour préserver la santé des élèves et des personnels ? Non comme l'explique l'Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement mais l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) estime que dépasser « 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque » pour la santé.

Le SNES-FSU ne peut que reprendre la préconisation ministérielle de « disposer d'un thermomètre par salle » et conseille donc d'effectuer des relevés de température dans chacune des salles, de les afficher à l'entrée et, au-delà de 30°C, d'utiliser le registre de danger grave et imminent pour alerter le CHSCT et faire valoir si besoin son droit de retrait face à des conditions de travail inacceptables.

Pour le SNES-FSU, cette mesure de report doit être comprise comme une fermeture complète des collèges les 27 et 28 juin.

Le SNES-FSU demande que la correction sur site soit optimisée afin qu'elle ne dure qu'une journée, et que les collègues ayant pris des dispositions et n'étant plus disponibles ne soient pas pénalisés ; de même, les familles doivent voir facilité le repli éventuel sur la session de septembre.

Au-delà du DNB, la canicule touche aussi les oraux du baccalauréat et des concours pour lesquels aucune annonce de report n'a été faite alors que les candidats et les examinateurs seront dans des conditions de travail inacceptables. Le SNES-FSU demande que des mesures soient prises concernant les locaux pour prendre en compte les conditions de travail des personnels et des candidats, sans changer le calendrier.

Grèves et mobilisations

mer, 26/06/2019 - 15:23

Les personnels de l'Éducation nationale ont vécu cette année scolaire un niveau inédit de difficultés et de mépris pour leur professionnalité, ils y ont opposé un niveau inédit de mobilisation.

Loi Blanquer promouvant une vision autoritaire et inégalitaire du système éducatif, suppressions de postes et augmentation des effectifs des classes dans un contexte d'inclusion non financée à la hauteur des enjeux, réformes des lycées et du baccalauréat, deuxième heure supplémentaire obligatoire, 5 jours de formation obligatoire sur le temps de vacance, menaces sur les retraites s'ajoutent à des salaires en berne, et à un management toujours plus dur.

Après la journée du17 juin, la mobilisation continue avec la grève le 1er juillet, premier jour des surveillances du DNB.
Elle associera les personnels en collège durement touchés par les augmentations d'effectifs et le management autoritaire et les correcteurs du baccalauréat engagés dans différentes actions : refus de surveillance et de correction, rétention des notes, actions à venir lors des jurys.

Le SNES-FSU soutient les collègues. Il demande avec gravité au ministre de prendre la mesure de la situation, de la colère profonde s'installant chez les personnels. Jean-Michel Blanquer sera l'unique responsable au cas où se produiraient des retards, dysfonctionnements ou perturbations à l'occasion des délibérations et des résultats du baccalauréat. Ouvrir le dialogue est une urgence.

Paris le 26 juin

Régime dérogatoire : suite et … fin ?

mer, 26/06/2019 - 14:39

A l'issue du premier examen par les deux assemblées du projet de « loi sur la confiance à l'école » la Commission Mixte Paritaire propose une écriture de l'article 15 qui inscrit les CPE et les Psy-EN parmi les personnels relevant du régime dérogatoire à l'article 10 de la loi de 1984 sur le statut général de la fonction publique. Cette disposition est ainsi conforme au récent avis du Conseil d'État qui recommandait de procéder à une « modification circonscrite » de la loi de 1984 plutôt qu'à une simple inscription au code de l'éducation, moins « sûre juridiquement ».
Mais surtout, c'est explicitement la revendication que porte le SNES-FSU sur ce dossier depuis le printemps dernier. Il a d'abord initié dès la rentrée une pétition signée par plus de 2500 collègues et déposée en Comité Technique Ministériel en février. Il a mené le combat dans toutes les instances de gestion, nationales et académiques, par le biais des déclarations préalables et à l'occasion des élections professionnelles. Lors du Conseil Supérieur de l'Éducation d'octobre 2018, il a proposé un amendement, voté à une très large majorité, visant à consolider le caractère dérogatoire de la gestion et des missions des CPE et Psy-EN. Le SNES et la FSU ont enfin rencontré des délégations de parlementaires des deux assemblées pour porter cette revendication, en écho à sa conception de l'homogénéité des équipes éducatives dans les établissements. Depuis plus d'un an, il a donc été de bout en bout en première ligne d'un combat qui porte aujourd'hui ses fruits.
Intégrant explicitement dans la loi CPE et Psy-EN à la liste des corps qui dérogent au statut général de la Fonction Publique, cette formulation de l'article 15 représente donc une grande avancée, ouvrant droits et garanties. La procédure parlementaire imposant un nouveau passage devant les deux assemblées, il convient de rester toujours prudents. Même s'il a sans doute bien d'autres sujets de préoccupation en ce moment, le ministre nous a aussi habitués à tenter de passer outre et n'a peut-être pas dit son dernier mot, y compris en utilisant la voie réglementaire. En tout état de cause, s'il se félicite du résultat de l'action syndicale menée, le SNES-FSU restera vigilant et toujours très mobilisé sur ce dossier.

Edito : Défendre les droits et la titularisation !

mer, 26/06/2019 - 12:15

Majoritaires dans l'enseignement secondaire, le SNES, le SNEP et le SNUEP, syndicats de la FSU, fédération représentée dans la fonction publique de l'État, agissent pour renforcer l'accès au statut, assurer la défense des droits et exiger la formation de tous les agents non titulaires, conseillers principaux d'éducation, conseillers d'orientation-psychologues, professeurs documentalistes enseignants en formation initiale et continue, FCA, GRETA, MLDS.

Considérant que le combat contre la précarité est indissociable de la qualité et de la préservation de notre service public et ne peut être résolu sans titularisation, la FSU a agit pour obtenir des négociations. Elles ont eu lieu en 2011, mais les avancées actées alors coexistent avec des injustices inscrites dans la loi de mars 2012. La FSU a donc dénoncé les conditions trop restrictives et les dysfonctionnements dans la gestion des recrutements réservés. Ceux-ci ont fortement déstabilisé, voire démotivé des candidats ayant pourtant largement prouvé leur valeur professionnelle et les ont privés de titularisation.

Faisant état de ces manquements et exposant son propre bilan des deux premières sessions du réservé, la FSU s'adresse actuellement aux parlementaires, en déposant des amendements pour faire modifier la loi et améliorer les conditions de passation des épreuves.

Parallèlement, nos syndicats ont poursuivi leur défense des droits des agents non titulaires, interpellant le ministère, soulignant leurs inquiétudes quant aux contrats, conditions d'emploi, abrogation de la vacation, rémunération, etc…

S'appuyant sur les dossiers gagnés dans les Tribunaux administratifs et les actions syndicales menées, les syndicats de la FSU ont obtenu des engagements qui devraient se concrétiser prochainement : l'abrogation de la vacation, établissement de règles pour l'évolution et la fixation des rémunérations pour tous les contractuels, la reconnaissance des droits sociaux … pour faire cesser les déréglementations pratiquées dans les rectorats et obtenir le cadrage national que la FSU réclame de longue date.

Quant au droit à la prise en compte des services de contractuel lors de la nomination comme fonctionnaire stagiaire, il est à mettre à l'actif de notre action pour la levée de la règle du butoir.

La FSU et ses syndicats, continueront sans relâche à porter la voix des agents non titulaires, pour garantir l'équité de tous les personnels de notre service public.

Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du SNES

Nadine Krantz, secrétaire nationale de catégorie non-titulaires

CAPN d'accès au corps des agrégés par liste d'aptitude 2019

mer, 26/06/2019 - 11:10

La CAPN examinant les candidatures à l'accès au corps des agrégés par liste d'aptitude s'est tenue du 21 au 23 mai 2019.

Les élus SNES-SNEP-SNESUP-FSU y ont rappelé leur exigence de voir cette voie d'accès demeurer un vrai débouché de carrière pour les collègues.

La CAPN a prononcé 356 promotions, nombre égal à celui de 2018, selon un ratio d'une nomination pour sept titularisations par concours l'année précédente. En l'état, cette voie de promotion ne contribue que très marginalement à l'aspiration de notre profession à une réelle revalorisation : au regard des 15791 candidatures, le nombre de promotions possibles demeure beaucoup trop faible au niveau national : c'est pourquoi nous portons dans nos mandats l'exigence d'une promotion pour cinq titularisations.

Cette année, 1434 dossiers avaient été inscrits en CAPA. Seule la FSU, avec 6 sièges sur 10 en CAPN, est en mesure de lire l'intégralité des dossiers et d'en faire l'analyse exhaustive. Elle a donc fait des propositions alternatives à celles des inspections générales, et a obtenu une trentaine de modifications dans de nombreuses disciplines, et ce dans le respect des principes statutaires mis en place par l'administration dans sa note de service (CV i-prof dûment rempli et lettre de motivation, qui doivent rester les seuls éléments statutaires). Nous avons porté une attention particulière aux collègues syndiqués nous ayant adressé leur dossier et leur fiche de suivi.

Néanmoins, le fond pose toujours problème. Dans l'esprit de nombreux collègues, la promotion par liste d'aptitude perd beaucoup de crédit tant elle souffre de candidatures de proximité et de propositions imposées. Certaines inspections générales font de cette liste d'aptitude un instrument de gestion des ressources humaines, qui se traduit en particulier par le rajeunissement des candidats proposés et la perspective de rejoindre les corps d'encadrement. Elles survalorisent ainsi les collègues chargés de mission, au détriment d'autres activités, au point que la CAPN risquerait de se transformer en commission de pré-recrutement de futurs inspecteurs. Enfin, nombre de candidats, proposés pour la première fois, sont immédiatement nommés, au détriment de collègues inscrits de longue date sur les listes académiques.

Il faut pour l'avenir que l'administration se penche sur les modalités d'accès au corps des agrégés par liste d'aptitude. Nous proposons pour ce faire l'établissement d'un barème qui prendrait en compte un certain nombre de critères clairs et objectifs (qualification initiale, carrière, bi-admissibilité etc.), qui permettrait des nominations transparentes et équilibrées.

Rappel : depuis la création de la classe exceptionnelle et de son échelon spécial, des collègues peuvent renoncer au bénéfice de la promotion par liste d'aptitude pour continuer leur progression de carrière dans leur corps d'origine. Ils ont cette année jusqu'au 31 juillet pour ce faire. En cas d'hésitation, contacter le secteur agrégés du SNES national à l'adresse agreges@snes.edu.

La liste des collègues promus est disponible à l'adresse suivante :
http://cache.media.education.gouv.fr/file/LA/73/0/agrege_nomination_SIAP_24mai2019_1130730.pdf

Véronique Boissel pour les élus agrégés du SNES-FSU