Actualités 2nd degré

S'abonner à flux Actualités 2nd degré Actualités 2nd degré
Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 16 min 20 sec

Disciplines : L'année des mathématiques ?

jeu, 07/11/2019 - 09:16

La discipline est parmi les grandes perdantes de la réforme Blanquer. Difficile de croire que cette année est celle des mathématiques !

Discipline absente du tronc commun de Première générale du lycée, programme de spécialité inaccessible pour beaucoup d'élèves, sujets difficiles au DNB… où est la démocratisation des mathématiques, quand le rapport ­Villani-Torossian prônait des mathématiques « de réconciliation » ?

Les faits sont têtus : le nouvel enseignement scientifique de Première associe essentiellement SVT et sciences physiques et, malgré ce que dit le ministre, ne permet pas de développer une culture mathématique. En Seconde, l'impossibilité de travail en groupes réduits compromet les progrès des élèves fragiles. En Première générale, la proportion d'élèves ne faisant pas de mathématiques est passée de 15 à 33 % (chiffres APMEP). L'« Année des mathématiques », lancée en grande pompe en Sorbonne le 2 octobre dernier ne masquera pas la réalité ; pour le président de l'APMEP, S. Planchenault, elle sera « l'enterrement des maths : une fête avant la mort »(1).

Spécialité élitiste

Le programme de la spécialité mathématiques est plus difficile, surtout sans les possibilités de dédoublement, que celui de l'ancienne série S, et conçu pour des élèves visant des études de mathématiques. Il ne s'adresse pas à l'ensemble des lycéens qui auront besoin d'avoir fait des mathématiques dans la perspective du post-bac. Dans ces conditions, comment s'étonner que certains aient déjà abandonné cette spécialité pour une autre… ou envisagent d'y renoncer en Terminale, voire même de se détourner des mathématiques complémentaires, option de Terminale ?

Aménagements nécessaires

Pour le SNES-FSU, il y a urgence à rétablir les mathématiques dans le tronc commun du lycée, pour tous les élèves, dans une perspective de culture commune. De plus, des allégements du programme de spécialité sont indispensables. Il est enfin nécessaire de permettre aux élèves de garder trois enseignements de spécialité en Terminale pour ouvrir les poursuites d'études.

Il faut aussi abonder et flécher le financement des options, de façon à ouvrir les options mathématiques en Terminale sans mettre en danger les autres disciplines (LV3, arts, etc.). Ne pas le faire serait le signe assumé d'une discrimination insupportable entre élèves.

Sandrine Charrier

(1) Café pédagogique, 8 octobre 2019

Réforme du lycée : dommages collatéraux

jeu, 07/11/2019 - 09:12

Effets inattendus de l'application de la réforme Blanquer au lycée, la difficulté à organiser les voyages scolaires. Le calendrier extrêmement serré, avec notamment l'organisation des E3C qui bloquent plusieurs semaines (première session puis rattrapage) avec deux périodes d'examens au cours de l'année scolaire. Il rend compliqué le choix des enseignants pour placer les différents voyages ou sorties pédagogiques. Il est aussi, pour les organisateurs, très difficile de trouver des accompagnateurs, du fait du nombre restreints de professeurs ayant tous les élèves d'une même classe, d'autres étant concernés par le passage de ces épreuves. Du coup, de nombreux enseignants sont tentés de renoncer à leurs projets pourtant établis depuis de nombreuses années et inscrits dans le projet d'établissement.

La cellule de veille du SNES-FSU

mer, 06/11/2019 - 17:22

La mise en place d'une cellule de veille sur les violences sexistes au sein du SNES-FSU a été actée par la Commission administrative nationale de juin 2016.

Que sont les violences sexistes et sexuelles ?
Toute violence sexiste et/ou sexuelle envers une femme (les hommes sont plus rarement concernés) : harceler sexuellement une collègue ou subordonnée (« blagues », sous-entendus sexuels), exposer des affiches ou magazines pornographiques dans l'enceinte de l'établissement, poser des questions sur sa sexualité ou faire des confidences non demandées sur sa propre sexualité, attoucher sexuellement, violer.

Périmètre d'action de la cellule de veille du SNES-FSU
La cellule de veille accompagne la victime.
Elle a aussi vocation à une action de prévention dans le syndicat.

Contacter la cellule de veille
Par mail à l'adresse celluledeveille@snes.edu

La cellule de veille du SNES-FSU

mer, 06/11/2019 - 17:22

La mise en place d'une cellule de veille sur les violences sexistes au sein du SNES-FSU a été actée par la Commission administrative nationale de juin 2016.

Que sont les violences sexistes et sexuelles ?
Toute violence sexiste et/ou sexuelle envers une femme (les hommes sont plus rarement concernés) : harceler sexuellement une collègue ou subordonnée (« blagues », sous-entendus sexuels), exposer des affiches ou magazines pornographiques dans l'enceinte de l'établissement, poser des questions sur sa sexualité ou faire des confidences non demandées sur sa propre sexualité, attoucher sexuellement, violer.

Périmètre d'action de la cellule de veille du SNES-FSU
La cellule de veille accompagne la victime.
Elle a aussi vocation à une action de prévention dans le syndicat.

Contacter la cellule de veille
Par mail à l'adresse celluledeveille@snes.edu

CHSCT ministériel extraordinaire du 6 novembre 2019

mer, 06/11/2019 - 17:01

C'est avec gravité, colère et responsabilité que nous avons demandé cette réunion extraordinaire du CHSCTM.

La gravité et la colère, nous les partageons avec tous les personnels aujourd'hui mobilisés, ici, devant le ministère, mais également dans de nombreux départements. Nous les partageons avec l'ensemble des personnels qui sont empêchés dans leur travail, dans leur mission et qui réclament le respect.
La gravité et la colère, nous les partageons avec nos camarades représentant.es des personnels en CHSCT, qui ont déjà ou qui vont être amené.es à enquêter sur des suicides.

Notre responsabilité de représentant.e des personnels, nous l'assumons collectivement à chaque fois que nous alertons en CHSCT, à chaque fois que nous portons leur parole. Et de la responsabilité de notre employeur, nous attendons et nous exigeons qu'elle soit enfin à la hauteur des attentes et des besoins des agents de notre ministère, qu'elle soit enfin à la hauteur de ses obligations légales et réglementaires.
Le travail ne doit pas porter atteinte à la santé. Personne n'a le droit, par ses agissements, ses décisions, ou ses manquements de porter atteinte à la santé d'autrui, pas même un employeur envers ses salarié.es ou ses agent.es.

Cette demande de réunion extraordinaire, nous l'avons formulée à la suite du suicide de Christine Renon. Contrairement à ce que pourraient laisser entrevoir les remontées ministérielles, cet acte est loin d'être isolé.
Nous l'avons formulé parce que Christine Renon nous a laissé un témoignage édifiant, qui a marqué toute la profession et qui la marquera encore longtemps.
Nous l'avons formulé car c'est à maintes reprises que nous avons demandé dans cette instance que des actions de prévention des actes suicidaires soient menées à tous les niveaux. Sans succès.
Nous l'avons formulée avant même que son acte puisse être reconnu en accident de service, car nous ne comprendrions pas qu'il ne le soit pas.
Comme nous allons vous le rappeler durant cette réunion, c'est trop souvent que nous sommes -représentant•es des personnels -informé•es ou alerté•es sur des actes suicidaires.
C'est régulièrement que les représentant•es des personnels en CHSCT académiques et départementaux sont confronté•es à des drames et alerté•es de situations très préoccupantes.

Dans certains cas, des enquêtes sont organisées, des préconisations sont faites, mais c'est surtout le déni qui domine. Déni des difficultés auxquelles sont confrontés les personnels, absence de prévention primaire, refus de mise en œuvre des prérogatives des CHSCT, absence d'information des ayant droit ou des victimes lorsqu'elles ont survécu, déni du lien avec le travail, refus des responsabilités d'employeur… Le tableau que nous sommes forcé•es de dépeindre est bien
sombre. La dilution des CHSCT dans le future Conseil social acte le déni ne fera qu'aggraver la situation.

Lorsque la situation se dégrade, lorsque l'épuisement professionnel, la dépression ou l'acte suicidaire surviennent, notre employeur et ses représentant•es présidant les CHSCT ont vite fait de se défausser en pointant de supposées fragilités personnelles, qui lorsqu'elles existent, découlent bien souvent et justement de la dégradation des conditions de travail, de l'impossibilité de remplir sa mission, de la perte de sens du métier, de l'absence de soutien, d'aide ou de reconnaissance de l'institution. Et souvent même, cette perte de sens découle des décisions prises et des réformes élaborées et mises en œuvre par notre employeur.
Ces réformes menées sans prise en compte de l'expertise et de la parole des personnels, sans aucune considération a priori des besoins d'amélioration des conditions de travail ; ces réformes menées sans accompagnement digne de ce nom ; ces réformes menées tambour battant au rythme des alternances politiques, nous en démontrons et dénonçons régulièrement les effets délétères.
Nous avons à plusieurs reprises demandé à être saisis en CHSCT pour analyser leurs effets.
Mais à chaque fois, et toutes les réponses aux avis émis dans ce domaine le confirment, le ministère nous a refusé cette prérogative. Des discussions sont soi-disant menées ailleurs, dans d'autres lieux, dans d'autres salles de réunions, mais pour mieux éviter la question des conditions de travail et des risques professionnels.

En 2013, à peu près à la même période de l'année, le CHSCT ministériel était aussi réuni à la suite du suicide d'un collègue enseignant dans la série STI2D. Aucun enseignement n'a été retenu quant à la conception et à l'accompagnement des réformes, aucun enseignement n'a été retenu en matière de management et de gouvernance. A moins que l'effet recherché soit justement la déstabilisation des personnels…
Cette réunion extraordinaire du CHSCT fait suite à un suicide. Face à un suicide au travail, le pire est de ne rien faire. Pour la victime, pour ses proches, pour ses collègues et pour tous les agent•es qui se reconnaissent dans l'expression des difficultés rencontrées.
Mais agir suppose que l'employeur reconnaisse sincèrement qu'il y a un lien entre le travail et le suicide. Pour la personne directement concernée, pour son entourage personnel et professionnel, et pour toute la communauté professionnelle.
Agir, ce n'est pas rédiger un énième plan qui laisserait l'action en plan, même si les guides ou vademecum peuvent avoir toute leur utilité.
Agir, c'est transformer le travail, son organisation, ses moyens, son contenu, pour que les personnels retrouvent le sens de leur activité, et la possibilité de se développer dans leur travail, autrement dit la santé au travail.
A ce jour l'impulsion politique n'y est pas. L'absence du ministre aux réunions du CHSCT illustre une indifférence manifeste pour les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail. Cette réunion du CHSCT ministériel doit pourtant déboucher sur une réelle prévention à l'Éducation nationale.
Une des préconisations du rapport parlementaire sur la prévention dans la fonction publique a retenu notre attention. Il s'agit de la nécessité de réaliser des études d'impact sur les conditions de travail avant la mise en œuvre de toute réforme. On mesure le chemin à parcourir pour passer à une réelle prévention primaire dans notre ministère. Comme le souligne ce même rapport, il y a urgence. C'est la même urgence qui est exprimée par les personnels que nous représentons.
Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré à la rentrée scolaire que l'amélioration des conditions de travail était prioritaire. Le 5 septembre dans cette instance, nous affirmions que cette déclaration d'intention était déjà démentie par les faits. Deux mois plus tard, et 10 ans après la signature de l'accord cadre instituant les CHSCT dans la Fonction Publique, la situation est plus qu'alarmante.

Prendre en compte les besoins des stagiaires pour transformer la formation !

mer, 06/11/2019 - 16:41

Une nouvelle fois cette année, le SNES-FSU a mené une enquête en ligne auprès des professeurs, CPE et Psy-ÉN stagiaires afin de montrer la réalité des conditions de formation et d'entrée dans le métier. Nous avons recensé plus d'un millier de réponses ! Ce nombre élevé nous a permis d'effectuer une analyse très fine de cette question.
Alors que se sont engagées les réflexions sur la nouvelle architecture du concours et qu'un nouvel arrêté cadre davantage l'organisation du master MEEF dans les nouveaux INSPE, l'avis des premiers concernés devrait être mieux entendu et pris en compte.
Les réponses des stagiaires à cette enquête menée en juin 2019 font état d'une situation qui ne s'est pas vraiment améliorée depuis quelques années, malgré la multiplication des alertes. Le ministre doit entendre que les professeurs stagiaires payent aujourd'hui le prix fort d'une formation rétablie sans moyens suffisants et avec des choix (architecture de la formation, contenus et volumes de formation, poids du mi-temps en responsabilité...) qui ne permettent pas de se consacrer pleinement à l'apprentissage du métier d'enseignant, de CPE et de Psy-ÉN.
Au regard des résultats, les professeurs stagiaires continuent de vivre une entrée dans le métier très difficile, stressante, fatigante, une surcharge de travail conséquente empêchant de vivre sereinement son nouveau métier.
Le service d'un stagiaire ne doit pas dépasser un tiers temps sinon celui-ci est uniquement en demande de recettes qui peuvent être réinvesties immédiatement en classe. Il ne peut pas expérimenter le large éventail des pratiques pédagogiques ni adopter une approche réellement réflexive de ses pratiques. Pour le SNES-FSU, la remise à plat de la réforme afin d'améliorer les conditions de formation des
stagiaires et de travail des formateurs est une urgence, mais les pistes annoncées par le ministre ne sont pas du tout satisfaisantes.

Grande enquête métier : résultats

mer, 06/11/2019 - 08:40

« Seule la conscience professionnelle des personnels semble faire tenir un système à bout de souffle. » (verbatim)


Conditions d'exercice et évolution des métiers, charge et temps de travail, reconnaissance salariale sont au cœur des revendications des personnels d'éducation. Dans le second degré, l'accroissement des effectifs, les suppressions de postes, la mise en place des réformes successives du collège puis du lycée ont accru les phénomènes de souffrance au travail, le sentiment de « mal faire » alors même que l'attachement à la réussite de tous les élèves constitue le fondement des métiers.

Enseignants, personnels de vie scolaire et de l'inclusion scolaire, Psy-ÉN témoignent nombreux d'une fatigue qui s'installe de plus en plus vite dans l'année scolaire. D'une « mauvaise » fatigue surtout, celle dont on ne se repose pas et qui entraîne d'autres problèmes de santé physique ou psychique. Depuis des années, les militants du SNES-FSU à tous les niveaux (départemental, académique, national) dans toutes les instances où ils siègent, alertent les représentants de l'institution sur les risques croissants pour les personnels. Les derniers événements dramatiques touchant les personnels de l'Éducation nationale ont confirmé l'urgence de mesures visant à améliorer les conditions de travail, à revaloriser les rémunérations et à revoir en profondeur les modes de gouvernance.

Nous souhaitions faire le point avec la profession, et lui proposer de s'exprimer sur son travail. Les collègues ont largement répondu, et leurs réponses sont explicites : les tâches sont plus nombreuses et plus lourdes, la pratique des métiers leur fait perdre de leur sens, le travail collectif est mis à mal et les conflits entre personnels augmentent. Le lancement de l'enquête a involontairement été concomitant au suicide de Christine Renon. Les personnels du second degré se sont amplement reconnus dans sa lettre et nos premiers résultats permettent d'en détailler les raisons.

Enquête déclarative sur le métier et les conditions de travail, réalisée du 28 septembre au 31 octobre. Questionnaire mis en ligne destiné à tout le personnel éducatif du second degré :
enseignant·e·s (89% des réponses), CPE, AED, AESH, Psy-ÉN. 8668 réponses. 55 % des personnes syndiquées au SNES-FSU ou au SNEP-FSU.
44 % affectées en lycée, 50 % en collège, 58 % plus de 15 ans d'ancienneté. 67 % de femmes.

Les principaux résultats :

enquete-metier-medias

Les résultats exhaustifs :

Résultats enquete condition travail snes-fsu

Rapport Azéma-Mathiot "Missions territoires et réussite"

mar, 05/11/2019 - 19:27

Après plusieurs reports successifs, le rapport de la mission Azéma-Mathiot a été rendu public aujourd'hui. Il est sans surprise : en préconisant la réduction du périmètre de l'éducation prioritaire géré au niveau national, les deux rapporteurs valident des hypothèses déjà proposées par la Cour des comptes en 2018.

Le renvoi aux académies de la gestion des établissements REP est en réalité un moyen de délabelliser sans bruit des centaines de collèges, réduisant l'éducation prioritaire aux collèges REP+, sous couvert d'une gestion plus souple et proche du terrain, vocabulaire managérial désormais bien connu dans l'Education Nationale.
En réalité, une telle mesure donnerait la main aux Recteurs pour construire des cartes fluctuantes, non pas en fonction des besoins locaux, mais en fonction des moyens globalisés alloués aux académies. A terme, les collèges REP disparaîtraient donc du paysage de l'éducation prioritaire privant les personnels des indemnités et priorités de mutation afférentes.
Une partie du rapport est consacré à la ruralité, avec des préconisations sur la poursuite d'études des lycéens. Une première piste aurait été pourtant simple et basique : avoir une offre de formation diversifiée dans tous les lycées, à rebours des orientations de la réforme du lycée, qui accroît les inégalités d'offre de formation fermant ainsi bien des portes aux élèves

Pour le SNES-FSU, il est indispensable d'affirmer une réelle ambition pour l'éducation prioritaire, à l'opposé des recommandations du rapport Azéma-Mathiot. Une carte nationale, établie en fonction de besoins et non pas des moyens, incluant les lycées doit être rapidement mise en discussion, avec l'extension des pondérations, l'attribution des indemnités à tous les personnels (AED, AESH…). De plus, les cités éducatives ne peuvent venir se substituer au label éducation Prioritaire.

Tous les jours, les personnels des collèges et lycées de l'éducation prioritaire sont confrontés à des conditions d'exercice particulièrement difficiles, auxquelles ils font face avec des moyens insuffisants. A l'heure où les inégalités économiques, sociales et territoriales se creusent, le Ministre doit entendre la voix des personnels et non pas les recommandations d'un énième rapport téléguidé par des considérations idéologiques et budgétaires.

Contre la généralisation de la précarité

mar, 05/11/2019 - 15:43

Dans la majorité des rectorats, les agents non titulaires ont connu une rentrée sous haute tension.

Malgré la parution de textes réglementaires en 2016 et 2017 qui ont apporté des améliorations réelles dans la gestion des agents non titulaires, l'application des réformes Blanquer dans les lycées, l'imposition de la deuxième HSA conjuguées aux suppressions de postes des agents administratifs dans les rectorats ont eu de lourdes conséquences sur les conditions d'affectation et de gestion des agents contractuels en CDI et plus encore en CDD.

Outre la défense des personnels en poste, le SNES-FSU accompagne de très nombreux collègues privés d'emploi, et toujours dans l'attente ou de leur attestation employeur permettant le calcul de leurs droits chômage, ou de la perception de l'indemnité chômage, voire des deux. Lorsqu'on connaît le niveau des rémunérations des agents contractuels, les priver volontairement de revenus pendant plusieurs mois signifie les placer dans des situations de détresse financière et morale extrêmes (découvert ban­caire, agios, retard de loyers, surendettement, expulsions, etc.), dans l'indifférence scandaleuse de notre ministère.

Précarité généralisée
La loi n° 2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique » apparaît comme un redoutable outil de destruction des droits acquis et de précarisation. Sous couvert de garantir l'égal accès aux emplois publics, cette loi ouvre plus encore la possibilité de recruter des contractuels sur des emplois des fonctionnaires, et permet l'établissement de nouveaux recrutements qui rappellent fort l'emploi en vacation que les luttes du SNES et de la FSU étaient parvenues à faire disparaître en 2016. De même, l'instauration de la rupture conventionnelle en janvier 2020 favorisera le départ « silencieux » des personnels, en exonérant l'employeur de ses obligations de formation et/ou de reconversion, et en évitant les recours contentieux.

Lors du Conseil commun de la Fonction publique du 17 octobre dernier, la FSU avec l'ensemble des organisations syndicales a réaffirmé son opposition au recrutement massif de contractuels en lieu et place de fonctionnaires.

UNE RENTREE DES AGENTS NON-TITULAIRES SOUS TRES HAUTE TENSION ! LA GENERALISATION DE LA PRECARITE EST ENCLENCHEE…

mar, 05/11/2019 - 15:43

Dans la majorité des rectorats, la rentrée des agents non titulaires aura été sous haute tension.
L'application des réformes Blanquer dans les lycées, l'imposition de la 2e HSA conjuguées aux suppressions de postes des agents administratifs dans les rectorats ont eu des conséquences éprouvantes sur les conditions d'affectation et de gestion des agents contractuels en CDI et plus encore en CDD.

Si les textes réglementaires parus en 2016 et 2017 ont apporté des améliorations réelles dans la gestion des agents non-titulaires, la parution au JO de la loi n°2019-828 de transformation de la Fonction Publique apparaît comme un redoutable outil de destruction des droits acquis et de précarisation. Car, sous couvert de moderniser et d'assurer une meilleure gestion des personnels, cette loi instaure la primeur du contrat sur le statut, et permet l'établissement de nouveaux recrutements qui rappellent fort l'emploi en vacation que les luttes du SNES et de la FSU étaient parvenues à éradiquer en 2016. De même, l'instauration de la rupture conventionnelle en janvier 2020 favorisera le départ silencieux d'agents en exonérant l'employeur de ses obligations de formation, et des recours contentieux.

Pour l'heure, le SNES accompagne de très nombreux collègues privés d'emplois, et toujours dans l'attente ou de leur attestation employeur permettant le calcul de leurs droits chômage, ou de la perception de l'indemnité chômage, voire des deux ! Lorsqu'on connaît le niveau des rémunérations des agents contractuels, les priver volontairement de revenus pendant plusieurs mois signifie les bloquer dans des situations de détresse financière et morale extrêmes (découvert bancaire, agios, retard de loyers, surendettement, expulsions, etc…), dans l'indifférence scandaleuse de notre ministère !

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 17 octobre dernier, la FSU ainsi que sept autres organisations syndicales ont réaffirmé leur opposition à la précarité en exigeant une nouvelle vague de titularisation, type « loi Sauvadet ».

Les chouchous de la semaine

mar, 05/11/2019 - 02:00

Théâtre, musiques, films, festivals, expo....
En voici qui ont particulièrement retenu notre attention
Et il y en a d'autres dans les différentes rubriques

Bonne lecture !

Deux films, cette semaine :
L'un sorti mercredi « Le traître ». Un genre nouveau pour un grand monsieur du cinéma italien
L'autre qui sortira le 6, un film d'animation avec un sujet surprenant et original : « J'ai perdu mon corps »

Qu'est-ce qu'annonce le "Schéma directeur de la formation continue" ?

lun, 04/11/2019 - 14:32

En mars 2019, les Assises de la Formation continue des enseignants, organisées sous l'égide du Ministère de l'Éducation nationale, avaient montré l'insuffisance de la formation continue [1]. La publication au Bulletin officiel du 26 septembre 2019 du "Schéma directeur de la formation continue des personnels de l'éducation nationale 2019-2022" [2] est censée démontrer l'attachement du Ministère à la formation continue, et sa volonté de la développer.
L'engagement du Ministère est en réalité très relatif, compte-tenu de la faiblesse des moyens engagés : il faudra se contenter de l'annonce que les crédits, stables en 2020, sont "appelés à augmenter" les deux années suivantes. Il est par ailleurs cocasse de voir cité, parmi les trois opérateurs privilégiés de la formation continue, le réseau CANOPÉ, quand on sait que son budget 2020 diminue.
Mais ce texte ne doit cependant pas être pris à la légère, puis qu'il doit devenir, pour trois ans, "l'unique cahier des charges stratégique de tous les plans de formation", PAF et formations d'établissement compris [3].
Le schéma directeur définit trois objectifs à la formation continue : "se situer dans le système éducatif", "se former et perfectionner ses pratiques professionnelles", et "être accompagné dans ses évolutions professionnelles", autrement dit l'accompagnement des réformes, la formation scientifique, didactique et pédagogique, et la préparation d'une évolution ou reconversion professionnelle.
Ce dernier "axe" étant appelé à mobiliser 10 à 20 % du budget alloué à la FC, on peut penser que les deux premiers constituent le gros morceau de la formation continue. Le détail des thématiques montre pourtant que ce qui constitue le cœur de métier des enseignant-e-s, CPE et Psy-EN occupe une place très marginale dans le schéma directeur : le texte précise que la FC doit "porter prioritairement sur" les nouveaux programmes en lycée, les fondamentaux en primaire, les évaluations nationales ("faire l'évaluation un levier d'amélioration des pratiques professionnelles"), les sciences cognitives, l'éducation artistique et culturelle "levier de promotion sociale" et "la prise en compte dans les apprentissages de la diversité des élèves". On retrouve là, pour l'essentiel encore, la mise en œuvre de la politique ministérielle que le premier axe prend en charge en intégralité. Il nous semble évident que définies ainsi, les finalités de la formation continue sont bien loin des besoins réels qu'expriment les professionnel-le-s.
On ne peut qu'être frappé, ensuite, du localisme dont ont fait preuve les rédacteurs du schéma directeur. "Les actions de formation continue doivent être, aussi souvent que possible, menées en proximité", écrivent-ils ; "les ateliers résidentiels, donc dans les lieux d'exercice des fonctions ou des lieux proches devant être systématiquement recherchés". Le "service RH de proximité", que le s'emploie à déployer partout, après une expérimentation l'an dernier, doit être étroitement associé à la mise en œuvre académique du schéma directeur. On peut certes penser qu'il aidera à définir des formations en adéquation avec les besoins exprimés par les personnels… mais la présentation que le Ministère fait de ce nouveau service en fait douter : il évoque surtout "l'accompagnement individualisé des personnels dans leurs projets de mobilité, de formation et de carrière (coaching, bilans de compétences ou de formation etc.), détection des potentiels", "identification d'opportunités d'évolution professionnelle" [4]. La priorité aux "ateliers résidentiels" est tout aussi inquiétante, puisqu'ils sont "co-construits avec l'équipe de direction et l'équipe pédagogique pour répondre aux besoins de formation des enseignants et de tous les personnels qui encadrent les élèves".
Enfin, qui forme ? Pour les personnels d'enseignement, d'éducation et d'orientation, deux opérateurs sont cités : les INSPÉ (nouveau nom de baptême des ESPE, ex-IUFM), le réseau CANOPÉ. On a dit ce que le budget 2020 réservait à CANOPÉ ; on pourrait se féliciter de voir que les INSPÉ "ont vocation à assurer une large part de la formation continuée"…. mais justement, il n'est question que de formation "continuée", pas "continue". Telle que la définit une note du Réseau des INSPE,
la "formation continuée permet [aux lauréats de concours], devenus néo-titulaires, d'acquérir les compétences complémentaires à l'exercice de leur métier, notamment celles qui relèvent du projet de leur établissement d'affectation en lien avec les priorités académiques" [5]. Cela réduit significativement le champ d'intervention des INSPE, qui sont par ailleurs en cette rentrée repris en main par le Ministère de l'Éducation nationale, au point que nos camarades du SNESup-FSU évoquent leur dés-universitarisation. Alors pour ce qui est des formateurs, pour finir, l'une des idées-clés semble être aussi le localisme : les personnels doivent "partager leurs expériences entre pairs", "les actions de formation doivent valoriser la formation par les pairs (tutorat)". Localisme, ou "distanciel" : le schéma directeur promet, pour 2020, une "offre renforcée et de qualité de parcours en autoformation" sur la plate-forme M@gistère, lancée en janvier 2014. Si l'on jette un œil sur les 51 "parcours" proposés, à l'heure actuelle, par M@gistère sur l'utilisation du numérique, on peut observer que 35 d'entre-eux sont des parcours en auto-formation, édité par par une filiale du groupe ENI (ENI MediaPlus E-Learning), propriétaire par ailleurs de plusieurs écoles d'informatique. Et c'est là, pour finir, la dernière inquiétude, et pas la moindre, que suscite de schéma directeur : l'ouverture du "marché" de la formation continue au privé, et à un secteur associatif de plus en plus contrôlé par des mécènes intéressés.

[1] Voir le compte-rendu qu'en fait Catherine Reverdy sur le blog Eduveille de l'Institut français de l'éducation, https://eduveille.hypotheses.org/13608

[2] https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=145323

[3] https://eduscol.education.fr/cid46906/plan-national-de-formation-2018-2019.html

[4] https://cache.media.education.gouv.fr/file/Espace_Pro/80/7/infographie_conseillerRHproximite_1157807.pdf

[5] http://www.reseau-espe.fr/sites/default/files/note-r-espe-2015-02-13-formation_des_fonctionnaires_stagiaires.pdf

Coordonnées et permanences

lun, 04/11/2019 - 08:00
Coordonnées et permanences

Collèges, éducation prioritaire et ruralité

dim, 03/11/2019 - 20:28

Un bilan de la Refondation de l'Éducation prioritaire aurait dû être fait à la rentrée 2018 avec une révision de la carte. Un nouveau ministère s'installant, tout a été ajourné. En octobre 2018, Madame Azéma (rapporteuse de la mission sur les collèges ruraux) et Monsieur Mathiot (rapporteur de la mission Bac) ont été chargé de mener à terme un rapport titré : "Territoires et réussite". Ce rapport aurait dû être livré au printemps 2018 si le mouvement des gilets jaunes et les péripéties du projet de création des EPLESF ne l'avaient retardé.
Ce mardi 5 novembre 2019, le rapport Azéma-Mathiot a été officiellement remis au ministre accompagné d'un certain nombre d'annonces.

Cet article portail retrace les différentes étapes de ce projet de réforme.

Le Ministère annonce une réforme en profondeur de l'éducation prioritaire, conservant la carte des REP+ et reléguant les REP à une gestion académique menant vers une allocation progressive des moyens et une délabellisation à bas bruit. Le SNES-FSU réaffirme l'importance du principe d'une carte de l'éducation prioritaire nationale. Il revendique un périmètre large de l'EP qui comprenne aussi les lycées généraux, technologiques et professionnels, dont l'articulation avec les collèges est essentielle, les zones rurales et les DROM qui présentent des spécificités par rapport aux territoires urbains et périurbains. Il demande une carte définie par des indicateurs nationaux transparents et concertés déterminant pour chaque établissement en fonction de son niveau de difficulté scolaire, sociale et territoriale des moyens lui permettant de réduire les inégalités. Il demande de même l'amélioration des mesures pour l'ensemble des personnels (en particulier les AED), notamment une revalorisation de l'indemnitaire déconnectée de toute modalité d'évaluation collective en fonction de la "performance" supposée des équipes.

Les articles du SNES-FSU concernant l'éducation prioritaire :

Que restera-t-il de l'éducation prioritaire ?
Éducation prioritaire vs ruralité : ne pas tomber dans ce piège.
La FSU engagée pour l'Éducation prioritaire
Éducation prioritaire : le grand renoncement ?
Que restera-t-il de l'éducation prioritaire ?
Stage syndical national : collège et éducation prioritaire
Education prioritaire et Cour des Comptes
L'éducation prioritaire remise en question

Avant même que le fond de cette réforme soit mise en place, un nouveau label a été créé : la "cité éducative" dépendant du Ministère de la Ville, ouvrant la voie à toutes les déréglementations. En juin 2019, les enseignants des collèges éligibles à ce label ignorent toujours quel en sera l'impact dans leur travail quotidien.

Cités éducatives : un dossier de presse qui en dit long sur la place de l'Ecole.

La mobilisation, dont celle de la FSU, a permis de faire supprimer l'article de la loi "pour une école de la confiance" créant les EPLESF.. Ceci étant l'article 8 de cette même loi permet d'aller plus loin dans les expérimentations.

Articles concernant les écoles du socle et la ruralité :
Loin de tout ?
Collège (EPLESF) : école fondamentale, Le retour ?
École du socle : de l'Éducation nationale à l'archipel éducatif

Mobilisation massive des AESH le 20 novembre 2019

dim, 03/11/2019 - 19:13

L'intersyndicale SNES-SNUEP-SNUipp-FSU, CGT, SUD, UNSA, SGEN-CFDT, SNALC, FO appelle les AESH à se mobiliser le 20 novembre, dans la suite des actions qui se sont développées localement depuis la rentrée.

Contrairement aux promesses gouvernementales pour une rentrée 2019 placée “sous le signe de la maturité et de la réussite”, les accompagnant·es d'élèves en situation de handicap (AESH) vivent une dégradation de leurs conditions de travail : temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés.

Malgré nos alertes répétées, la flexibilité imposée par la mise en place des PIAL aggrave la situation des AESH. La circulaire AESH du 5 juin 2019 est détournée de ses objectifs : non-respect des 5 semaines reconnaissant le travail invisible, augmentation du temps de travail sans revalorisation du salaire, obligation de formation pendant les vacances et hors-temps scolaire. De plus, la poursuite de la mutualisation forcenée des moyens AESH pour gérer le manque de recrutements, nuit à un accompagnement de qualité et aux conditions de travail.

Dans ce contexte, les démissions se multiplient : c'est la conséquence entre autres du travail hors temps scolaire qui pénalise les mères isolées et les AESH ayant un cumul d'emploi.

Depuis la rentrée, un peu partout en France, les AESH s'organisent et se mobilisent.
NOUS EXIGEONS :
• Le réemploi de tou·tes les AESH ;
• Pour une meilleure gestion des AESH, des personnels administratifs en nombre et formés : pour des contrats et avenants à jour, des salaires versés, des affectations en fonction des situations des AESH, … ;
• Le maintien des accompagnements individuels dans le respect des notifications MDPH ;
• L'arrêt de la mutualisation forcée aggravée par les PIAL ;
• Une véritable prise en compte du travail invisible. L'organisation des activités connexes doit être gérée par l'AESH ;
• Une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail, initiale, continue, spécifique et qualifiante ;
• La fin du recrutement par les EPLE ;
• La création du nombre d'emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
• Une revalorisation immédiate des salaires ;
• La création d'un véritable statut de la Fonction Publique pour les AESH

Télécharger le tract intersyndical :

Enquête CEDRE sciences 2013 : les élèves et les sciences-physiques

ven, 01/11/2019 - 19:25

CEDRE (Cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon) est une enquête menée par la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l'Éducation nationale) qui sert d'outil de pilotage de l'ensemble du système éducatif.

Il permet de mesurer l'évolution du niveau des élèves de troisième au fil du temps. En sciences, la première évaluation de Cedre a eu lieu en 2007 puis en 2013 et en mai 2018. Les résultats présentés par la DEPP correspondent à Cedre 2013.

Qu'est-ce que l'enquête CEDRE ?
Les résultats de CEDRE 2013

Analyse thématique
Chimie
Électricité
Optique
TP
Motivation des élèves
Influence du milieu familial
Et les professeurs de sciences

Qu'est-ce que l'enquête CEDRE ?

Les trois types de compétences retenus sont les connaissances, les capacités et les attitudes, en lien avec les programmes. Des cahiers d'items sont conçus, le plus souvent par des professeurs, encadrés par un membre de la DEPP et l'inspection générale. Les items sont des QCM et des questions ouvertes. Les élèves répondent à 2 cahiers en une heure chacun. Comme PISA est appliquée la méthode des « cahiers tournants » ce qui permet d'évaluer un nombre important d'items sans augmenter le temps de passation. 60% des items de 2007 ont été repris en 2013 pour effectuer une comparaison diachronique. Des capacités expérimentales ont été évaluées par leur professeur (et non corrigées par la DEPP comme les items) pour 30% des élèves. Un questionnaire à contexte est ensuite rempli par les élèves : environnement familial, projets scolaires et professionnels, perception de la matière et de son environnement scolaire).

Sur 10000 élèves, le taux d'effectifs attendus ayant participé est de 85%, avec 252 collèges hors éducation prioritaire, 58 collèges de l'EP et 79 collèges privés.

Les résultats de CEDRE 2013 :

Les performances des élèves sont globalement stables pour les SVT et physique-chimie. En 2013 le score moyen des filles a diminué de 5 points (contre 6 points pour les garçons) par rapport à 2007 en physique-chimie. Le score des garçons reste supérieur à celui des filles mais l'écart diminue de 6 à 3 points.

Les élèves ont des difficultés à rédiger des réponses à des questions ouvertes (24% de non-réponses contre 2% quand il s'agit de QCM).

Le taux moyen de réussite est de 68% quand il s'agit de montrer des connaissances et d'exprimer ou d'exploiter des données mais il est plus difficile pour les élèves de mobiliser leurs connaissances et de pratiquer une démarche scientifique.

Les élèves sont classés en 5 groupes des plus en difficulté dans le groupe 1 aux élèves ayant les meilleures connaissances et compétences, classés dans le groupe 5.
Groupe 1 : 13,5% des élèves mobilisant seulement des connaissances simples en relation avec leur vécu ou reprise tout au long des programmes de collège (formule du dioxyde de carbone par exemple).

Groupe 2 : 28% des élèves ayant des connaissances plus abstraites si elles on été acquises récemment. Ils commencent à être en capacité de mener une démarche scientifique.

Groupe 3 : 31% des élèves maîtrisant du vocabulaire scientifique, croisant des informations et ayant des capacités d'abstraction.

Groupe 4 : Élèves ayant des connaissances très précises, sachant mettre en relation des documents et données. Ils choisissent des dispositifs expérimentaux et sont critiques face à une expérience. Ils rédigent et justifient leurs réponses.

Groupe 5 : Élèves ayant des connaissances très spécifiques et possédant un raisonnement rigoureux et pertinent.

En physique-chimie, la part d'élèves est passée de 15,2 à 12,4% dans le groupe 4 de 2007 à 2013 et a augmenté de 11,7 à 13,5% dans le groupe 1.

Certains items très difficiles ont été réussis par seulement la moitié des élèves du groupe 5 comme par exemple : un graphique présentant un point éloigné de la courbe tracée. Il s'agissait d'interpréter sa signification. 24% seulement ont compris le statut de l'erreur de mesure.

Analyse thématique :

Chimie :

Quand le vocabulaire n'est pas investi dans la vie courante, il n'est pas bien assimilé (soluté et solvant par exemple). Il existe une confusion entre eux le langage courant « glaçon » et scientifique « solide » et entre « état physique » et « température ».
Les tests de reconnaissance de l'eau de chaux et du dihydrogène ne sont acquis qu'à partir du groupe quatre mais les élèves réussissent à utiliser facilement un tableau récapitulatif des tests de reconnaissance.

Ils lisent facilement un graphique représentant la variation de température en fonction du temps mais il leur est difficile de le relier à leurs connaissances. Seuls les élèves des groupes 4 et 5 parviennent à relier le pH à la notion d'acidité et un état à une description microscopique.

Les symboles des ions et des molécules sont bien connus. Les élèves identifient facilement les espèces chimiques d'une transformation mais ne les relient pas correctement au vocabulaire « réactifs » et « produits ».

Electricité :

Dans le groupe 2, 77% des élèves connaissent le sens du courant mais seulement 63% le flèchent correctement. A partir du groupe 2, les schémas électriques sont maîtrisés (la DEPP ne prend pas en compte l'usage de la règle pour les tracer…) et les élèves savent qu'un voltmètre se branche en dérivation mais la difficulté augmente quand il faut le représenter branché dans un schéma. Le protocole de mesure de la tension est peu su ; un mode d'emploi est souvent nécessaire. Rappelons toutefois que ces mesures étaient plutôt effectuées en classe de Quatrième que de Troisième.

Les conversions d'énergie sont peu reconnues par les élèves.
Dans aucun groupe, les élèves ne réussissent à tracer un oscillogramme, ce qui ne figure d'ailleurs plus dans les programmes actuels.

Optique :

Les élèves ont bien assimilé que la lumière circule en ligne droite de la source vers l'observateur mais ce n'est qu'à partir du groupe 4 qu'ils sont capables de délimiter une zone d'ombre. Le phénomène de la diffusion des couleurs compris sans qu'il y ait maîtrise du vocabulaire associé.

TP :

La France se distingue des autres pays par les TP. Les élèves ont une bonne connaissance des consignes de sécurité et d'organisation. Les élèves ont été évalués par leurs propres professeurs.

80 à 95% des élèves réussissent la mise en œuvre d'un protocole simple. Quand il s'agit d'élaborer un protocole, il n'y a plus que 30 à 50% de réussite.

Exemples plus précis :

60% réussissent à utiliser un voltmètre en suivant un protocole. 32% parviennent à proposer la vérification de la loi adéquate et 61% vérifient correctement la loi. En ce qui concerne la loi d'unicité de l'intensité, 59% des élèves proposent d'utiliser plusieurs ampèremètres ou bien de déplacer un ampèremètre unique pour procéder à plusieurs mesures. 61% schématisent correctement l'expérience.
Etude du rôle de l'effet du nombre de dipôles dans un circuit. Seulement 20% des élèves proposent un schéma ou un protocole et seuls 16% des élèves présentent des explications quant à l'objectif de l'expérience. La note de la DEPP présente l'intégralité de l'énoncé et on peut constater que sa rédaction n'est sans doute pas évidente à comprendre pour des élèves. D'ailleurs un exercice du même type en chimie engendre un taux de 50% de réussite. Toutefois, la DEPP remarque que la difficulté en électricité peut être liée aux prérequis nécessaires, ce qui n'est pas le cas de l'énoncé de chimie. Cet exercice d'électricité avait obtenu un taux de réussite de 47% en 2007 et 32% en 2013. Il faut se souvenir qu'avant le changement de programme, la loi d'Ohm était étudiée en Troisième, ce qui permettait de réactiver les notions d'électricité nécessaires auprès des élèves.

Motivation des élèves :

Les garçons apprécient davantage les sciences que les filles.
26% des filles contre 36% des garçons lisent des livres ou des revues de sciences. 28% des filles cherchent des informations scientifiques sur internet seulement contre 36% des garçons. L'écart s'inverse pour ce qui est d'aimer visiter des expositions scientifiques : 48% contre 41%. De même, il n'y a que très peu d'écart pour les élèves qui déclarent vouloir exercer une profession scientifique : 32% des filles contre 34% des garçons. En ce qui concerne la recherche scientifique, cela ne concerne l'aspiration de que 13% des filles contre 23% des garçons.
Les émissions scientifiques à la télévision ont un grand succès.

Les filles déclarent passer davantage de temps que les garçons à faire leurs devoirs.
Les élèves qui obtiennent les meilleurs scores sont ceux qui déclarent travailler les sciences à la maison plus de 30 minutes par semaine. 15 minutes est une valeur seuil par rapport au score.

Influence du milieu familial :

Les 2% d'enfants qui parlent une autre langue que le français à la maison ont en moyenne un score inférieur de 28 points par rapport aux autres et pour les 8% qui parlent une langue régionale à la maison, leurs résultats est inférieur en moyenne de 7 points.

La majorité des élèves de Troisième ne reçoivent pas ou très peu d'aide à la maison et les élèves les plus faibles sont ceux qui ont besoin de plus d'aide.
Les meilleurs scores sont obtenus par les élèves les plus autonomes.

Et les professeurs de sciences :

Entre 2007 et 2013 : le nombre de professeurs de sciences en complément de service était resté stable… mais l'étude date d'avant la réforme du collège. La proportion d'entre eux devenus professeur principal était passé de 61 à 67%.
En 2013, 67% d'entre eux ont cours en classe entière et 13% avaient occasionnellement cours en groupes à effectif réduit.

En 2013, la démarche d'investigation était très répandue à 93%. Des taches complexes étaient proposées par 76% des professeurs. 64% proposaient souvent des évaluations sommatives par compétences, et 26% le faisaient parfois. Les gestes manipulatoires n'étaient pas évalués régulièrement, souvent par 18% des professeurs et parfois par 44%.

La moitié des professeurs organisaient des sorties.
Un quart d'entre eux animaient des ateliers scientifiques contre 18% en 2007 mais la participation à des concours scientifique a chuté de 18,6 à 12, 2% et ils n'étaient plus que 14,3% à proposer un abonnement à une revue scientifique contre 21,3% en 2007.

Les professeurs étaient globalement satisfaits de l'équipement qui leur est fourni : +10 points pour l'aménagement des salles, +6 points pour l'équipement des salles, +5 points en ce qui concerne les crédits d'enseignement.

Source DEPP

PAGE PRATIQUE USR 791

jeu, 31/10/2019 - 16:09

PENSIONS DE RÉVERSION AMPUTÉES

SUPPLÉMENT À LA PHARMACIE

SUPPLEMENT RETRAITÉS 791

jeu, 31/10/2019 - 15:57

DOSSIER
Fin du monde, fin du mois , même combat

ACTUALITÉ
Face à la crise sociale générale
SANTÉ/SOCIÉTÉ
L'immigration instumentalisée
VIE SYNDICALE
Interpellation des maires
PORTRAIT
Une académicienne engagée

APPEL AU 5 DECEMBRE

mer, 30/10/2019 - 10:12
Mobilisation des actifs et des retraités le 5 décembre

OUI ! Les retraités sont concernés ! Ils refusent la retraite à points !

« Chacun cotise selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins ». Nous tenons à ce principe juste qui a guidé le Conseil National de la Résistance pour mettre en place un système de retraite solidaire, qui réduit les inégalités au travail, qui attribue une pension en prolongement du meilleur salaire. Si les réformes successives ont aggravé sensiblement la situation, nous nous battons pour l'amélioration du système actuel et contre sa destruction.

« Un euro cotisé donne les mêmes droits ». Nous nous opposons à ce principe, qui entraine les retraités actuels et futurs vers une paupérisation certaine et qui accentue à la retraite les inégalités de la vie active.

Réduire les inégalités

Le système actuel réduit les inégalités, il calcule la pension en ne prenant en compte que les meilleurs salaires, le dernier touché pendant 6 mois pour les fonctionnaires, les 10 (avant la « réforme » de 1993 qui a augmenté à 25) meilleures années pour le privé.

Le système à points reproduit les inégalités, la pension dépend de l'ensemble de la carrière. Cela tire la pension vers le bas et pénalise davantage celles et ceux qui ont galéré en début de carrière et en subissant des petits boulots mal payés, des interruptions de carrière, du temps partiel…). Les femmes, déjà pénalisées dans le système actuel, le seront encore davantage.

Comme le dit E. Macron, le monde se partage en deux, entre « ceux qui ont réussi » (et ont beaucoup de points et une belle retraite) et « ceux qui ne sont rien » (et ont une retraite de m...).

Garantie du niveau de pension

Le système actuel permet de connaître le montant de la pension. Que ce soit dans les régimes du privé comme ceux du public, les règles de liquidation permettent à chaque retraité de connaître longtemps à l'avance le montant de ses droits. Il suffit de connaître deux éléments, le salaire pris en compte et la durée validée de cotisations par rapport à celle exigée (37,5 ans, augmentée par les « réformes » à 41,5 ans et programmée à 43 ans). Pour une durée complète, la pension s'élève à environ 75 % du salaire pris en compte.

Le système à points ne garantit rien, il fige le taux de cotisation et ne s'engage absolument pas sur le montant de la pension. Il faudrait cotiser environ 11,11 € pour acheter un point et lors du départ, le nombre de points déterminera le montant de la pension en fonction de la valeur du point, fixée en 2025 à 0,495 € en cas de départ à 62 ans, 0,5225 € à 63 ans, 0,55 € à 64 ans, 0,5775 € à 65 ans et 0,605 € à 66 ans. C'est illisible, et ces valeurs changeraient chaque année, de façon à équilibrer les comptes. De combien seraient-elles dans 10 ou 30 ans ?

Solidarité et justice

Le système actuel est solidaire. La cotisation est une partie de salaire socialisée, elle est redistribuée en donnant plus à celles et ceux qui ont moins (élimination des mauvaises années, chômage, maternité, maladie, éducation des enfants, invalidité, départ précoce en retraite, réversion, ...). Ces droits font partie du système, ils représentent près d'un tiers de la masse des pensions.

Le système à points redonne en retraite en proportion ce que l'on a réussi à cotiser pendant toute la vie active. Il vise à renvoyer à l'individu au détriment du collectif. Certes, certaines (pas toutes) des solidarités énumérées ci-contre feront l'objet d'attribution de points, mais selon les possibilités du budget de l'État, toujours en recherche d'économies.

Les retraitées et retraités sont directement concernés par la réforme à points

E. Macron et son gouvernement pensent que les retraité-e-s ne réfléchissent pas, les croient sur parole, ils nous rabâchent que la « réforme » des retraites ne nous concerne pas.

C'est faux, au moins pour trois raisons.

  • Le gouvernement annonce clairement que le système de retraite, en léger déficit actuellement, devra être à l'équilibre au 1er janvier 2025, jour de l'application de sa retraite à points.
    Comment réaliser l'équilibre ?
  • Pas en augmentant les cotisations que la « réforme » fige et que le gouvernement ne cesse de diminuer.
  • Reste une pression sur les pensions actuelles, des revalorisations infé-rieures à l'inflation voire une nouvelle période de gel lorsque les élections municipales seront passées.
    2)L'objectif principal de la retraite à points est la maîtrise des dépenses, la « réforme » bloquerait la part des dépenses de pension dans les richesses créées. La même part de pensions pour davantage de personnes en retraite, c'est une plus petite part pour chacun, une baisse des pensions par rapport au niveau de vie des actifs. Actuellement, la pension moyenne est égale à 64,4 % du salaire moyen, en 2050 elle diminuerait à 50,9 %.

3)La revalorisation des pensions et des réversions serait limitée par la « reforme ». Le rapport Delevoye préconise une revalorisation selon l'inflation et la fin des règles actuelles d'attribution des pensions de réversion. Son mode de calcul unique serait défavorable à une partie des retraités. La réversion ne pourrait pas être touchée avant 62 ans !



  • Parce que nous tenons aux principes de réduction des inégalités, de garantie du montant de la pension, de solidarité et de justice.
  • Parce que les personnes actuellement en retraite sont directement concernées par la « réforme » des retraites.
  • Parce que nous revendiquons l'indexation des pensions sur l'évolution des salaires.
    Nous appelons tout le monde à se mobiliser le 5 décembre, à convaincre ses amis et voisins qu'il faut se mobiliser pour refuser la régression sociale et l'augmentation des inégalités, pour imposer l'augmentation des pensions et le progrès social.

ci joint le fichier en pdf avec les logos pour une éventuelle impression

Correction de l'épreuve des "Sciences" DNB 2019...le compte n'y est pas

mar, 29/10/2019 - 19:01

"Le candidat traite les exercices de chacune des deux disciplines retenues sur une seule et même copie" , ce passage précis de la note de service n°2017-172 de la DGESCO avait soulevé quelques inquiétudes et des interrogations : un seul correcteur ? une organisation chronophage au centre de correction ?
Force est de constater que l'administration ne se pose pas ce genre de préoccupation et même va au-delà, avec une rémunération des correcteurs divisée par deux sous prétexte qu'il n'y avait qu'une seule copie !! Des académies nous ont informés de ce fait, montrant une nouvelle fois le manque de considération de l'administration envers ses agents.
Le SNES-FSU saisira prochainement l'Inspection Générale, la Maison des Examens ainsi que chaque Division des Examens et Concours concernée à ce sujet afin que la rémunération corresponde au réel travail effectué : 2 disciplines, 2 correcteurs, une rémunération à taux plein.