Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 14 min 24 sec

Economie - gestion

mer, 03/07/2019 - 19:55
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Com Org GRH
Option GRH
Option GRH
Option GRH
Option GRH
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Compt. Finances
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Compt. Finances
Option finances
Marketing
Option marketing
Option marketing
Marketing
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Informatique et Gestion
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Informatique et gestion
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Production de services
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Langues à faible diffusion

mer, 03/07/2019 - 19:05
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STAGES RETRAITÉS 2019/2020

mer, 03/07/2019 - 16:00

LES DATES SONT FIXÉES
LES DÉROULÉS SERONT DONNÉS 1 A 2 MOIS AVANT

Mercredi 2 et Jeudi 3 octobre 2019
Stage Retraité SNES :
Préparation du Congrès FSU
(inscription avant le 24 septembre)

Le Mercredi 16 octobre 2019
Stage FSU retraites pour tous

Mercredi 1 et Jeudi 2 avril 2020
Stage Retraité SNES (Loi perte d'autonomie et SP)

Mercredi 27 et Jeudi 28 mai 2020
Stage Retraité SNES (Autour du vieillissement)

Mercredi 10 et Jeudi 11 juin 2020
Stage SFR FSU : accès aux SP de proximité

Pour vous inscrire aux stages SNES n'oubliez pas de vous munir de votre identifiant SNES et de votre mot de passe.

https://www.snes.edu/private/Inscriptions-aux-stages-de-formation-syndicale-proposes-par-le-SNES.html

FSU : pour s'inscrire aux stages il faut suivre certaines règles http://formation.fsu.fr/Pour-vous-inscrire-a-un-stage.html

Un outil séduisant, mais...

mer, 03/07/2019 - 15:50

Le « quart d'heure lecture » est en vogue, comme en témoignent les nombreux reportages des journaux télévisés à ce sujet et la demande du ministère aux recteurs de développer « des temps banalisés de lecture personnelle » dans les écoles et les collèges.
US MAGAZINE - Supplément au n° 788 du 8 juin 2019

Pas de changement de cap

mer, 03/07/2019 - 15:41

Malgré la mobilisation contre la réforme du lycée, le ministère persiste et veut imposer ses programmes coûte que coûte. Le SNES-FSU fera entendre la voix des personnels au prochain CSE.

Les projets de programmes de Terminale seront examinés au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) de juillet, dernière étape du processus de refonte de l'ensemble des programmes du lycée en lien avec la
réforme.
Après s'être rendu aux présentations des projets de programmes de Terminale par le Conseil supérieur des programmes en mars, le SNES-FSU n'a pas participé à la pseudo concertation du ministère en juin.
Il a lancé une enquête auprès de la profession sur les projets de programmes et sur les nouvelles épreuves de Première (français, spécialité que les élèves ne poursuivront pas en Terminale, épreuves communes du contrôle continu-E3C) : http://www.snes.edu/Enquetes/index.php/657571 .

Évaluationnite contraignante
Les premiers résultats confirment que la plupart des projets de programmes sont lourds et opèrent parfois des choix idéologiques et pédagogiques contestables.
En outre, les modalités d'évaluation imposées ès la classe de Première l'an prochain vont être des plus contraignantes, obligeant les professeurs à élaborer des progressions communes à tous : E3C dès le mois de janvier, puis de nouveau en avril/mai, en rajoutant notamment l'évaluation de la spécialité abandonnée.
Pour le SNES-FSU, il est indispensable de faire évoluer les projets de Terminale. Il en va de notre conception de la formation des élèves et de celle du second degré.
Le SNES-FSU présentera des amendements, en particulier de rupture, lors du Conseil supérieur de l'éducation de juillet. Il en rendra compte sur son site et informera ses adhérents.
Il se réserve le droit de quitter le CSE à tout moment en fonction de l'évolution des débats et des réponses apportées par le ministère.
Sandrine Charrier
US MAGAZINE - Supplément au n°788 du 8 juin 2019

SVT

mer, 03/07/2019 - 14:00
2019 2018 2017 2016 2015

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1/7/19 CR REUNION GROUPE DES 9

mer, 03/07/2019 - 12:01

REUNION du GROUPE des 9 du 1er Juillet 2019

Locaux de la FSU - Les Lilas

Présents : Marylène Cahouet (FSU), Jacqueline Valli (CFTC), Nelly di Giovanni (UNRPA), Joël Chenet (FSU), Jean Pierre Floret (CGT), Daniel (LSR), Didier Hotte (FO), Benoit Jayez (FO), Marc Le Disert (FGR FP), Jacques Fogliarini (FGR FP), Christian Ferreboeuf (UNIRS), Anne Millant (UNIRS).
Excusée : Maud Giloux (CGC)

Ordre du jour :

- bilan du 20 juin et action de rentrée en lien avec le PLFSS 2020.

*poursuite de l'initiative envers les maires (ce serait bien de pouvoir faire un bilan d'étape)
*compte-rendu de la rencontre avec Fragonard sur la retraite à points
*HCA : travail sur les services à la personne et future loi 'dépendance'
*dossier gériatrie
*action des personnels EHPAD et aide à domicile
*questions diverses

Relevé de décisions

1/ Prochaine réunion du Groupe des 9, au Siège de FO, le vendredi 6 septembre à 9h30

2/ Prochaine action retraité-e-s fixée au mardi 8 octobre 2020

Le principe d'une manifestation nationale est écarté. On se dirige plutôt sur une journée nationale d'action décentralisée le 8 octobre. Pour préparer cette action, nous avons souligné la nécessité de prendre en compte tous les retraités.

Par ailleurs, la campagne de cartes/pétitions se poursuit pour celles et ceux qui en ont encore.

Action du 8 octobre :

a/ début septembre : envoi d'un courrier à tous les présidents de groupe parlementaire sur nos revendications par rapport au PFLSS 2020

b/ tract généraliste sur nos revendications pour le pouvoir d'achat des retraité-e-s, en annonçant l'action du 8 octobre

c/ communiqué de presse commun des 9 consécutif aux mesures contenues dans le PLFSS 2020, mettant en œuvre les annonces E Macron de janvier.

Courriers aux Maires

a) Recensement des réponses des Maires au courrier commun du groupe des neuf : FO s'en charge et fera tourner les résultats pour que chacun-e les complète

b) Proposition de courrier de remerciements aux Maires qui nous ont répondu et apporté leur soutien

c) Proposition de nouveau courrier aux Maires qui n'ont pas répondu (à faire connaître)

d) Proposition de courrier à 3 associations de Maires

(FO s'en charge)

L'action se poursuit au niveau des départements.

AIDE A DOMICILE EHPAD

6/ Questions à poser aux Fédérations : organisation d'une nouvelle rencontre avec les représentant-e-s des Associations d'aides à domicile et syndicats des EHPAD pour travailler ensemble et organiser des actions communes suite à celle du 1er juillet.

7/ Renvoi de la lettre à Mme Buzyn au Groupe des 9 (FO). Nous y joindrons la réponse de M ; Macron, renvoyant le groupe des 9 vers la ministre

Vigilance à avoir sur les prochaines actions des actifs-ves autour des EHPAD, de l'Aide à domicile, afin de leur communiquer notre solidarité

Haut conseil de l'Age

8/ Lettre type aux camarades investi-e-s dans les CDCA pour leur demander de faire un contre-bilan du fonctionnement de ces structures, afin de le communiquer au Président du Haut Conseil, M. Fragonard (Marylène fait un projet)

La loi « dépendance.Grand Age » a été confirmée par le premier ministre mais nous n'en avons aucune nouvelle. Agnès BUZIN a annoncé des mesures sur « le vieillissement » dans le PLFSS par redéploiement

M Fragonnard lors de sa rencontre avec le groupe de 9 a annoncé trois notes
(indexation, réversion, calendrier) concernant les conséquences de la réforme des retraites pour les retraité-e-s. Elles peuvent être un point d'appui supplémentaire si nos revendications sont reprises après le débat par le Ht Conseil.

La fonction de professeur principal

mer, 03/07/2019 - 12:00

La fonction de professeur principal peut-elle être imposée ?
En quoi consiste-t-elle ?
Comment est-elle rémunérée ?

1/ LE VOLONTARIAT

La fonction de professeur principal est attribuée par le chef d'établissement pour la durée de l'année scolaire sur la base du volontariat. Ainsi en dispose l'art. 3 du décret 93-55 relatif à l'ISOE, « attribuée [à un] professeur, désigné avec l'accord de l'intéressé par le chef d'établissement pour la durée de l'année scolaire ». La circulaire n°2018-108 du 10 octobre 2018 le rappelle aussi . Cette fonction ne peut donc en aucun cas être imposée.

Dans les établissements classés « sensibles » et dans les classes de terminale, deux professeurs par classe sont désignés selon les mêmes modalités.

2/ QUELLES FONCTIONS ?

Décret 93-55 (art. 3) : « La part modulable est allouée aux [professeurs] qui assurent une tâche de coordination tant du suivi des élèves d'une division que de la préparation de leur orientation, en liaison avec les conseillers d'orientation-psychologues, et en concertation avec les parents d'élèves. »

L'article R-421-51 (§ 2) du code de l'éducation précise : « Le professeur principal qui exerce les activités de coordination et de suivi mentionnées à l'article 3 du décret n° 93-55 du 15 janvier 1993 instituant une indemnité de suivi et d'orientation des élèves, ou un représentant de l'équipe pédagogique, expose au conseil de classe les résultats obtenus par les élèves et présente ses observations sur les conseils en orientation formulés par l'équipe. »

La circulaire n° 2018-108 du 21 janvier 1993 précise le rôle du professeur principal dans les classes des collèges et des lycées.
De part sa nature, elle ne crée aucune obligation nouvelle mais elle traduit l'inflation de tâches issues des réformes successives (collège 2016, Parcours Avenir, ParcourSup ...). Le SNES-FSU a combattu ces réformes et a pesé sur la rédaction de cette circulaire pour qu'y soient supprimées les formulations injonctives. C'est ainsi à notre demande que les PsyEN sont mentionnés à plusieurs reprises et que le rôle spécifique du PP est limité à de la coordination et du suivi.
Dans chaque classe, le professeur principal exerce un rôle de coordinateur de l'équipe pédagogique « Les membres de l'équipe pédagogique contribuent au suivi individuel, à l'information et à l'orientation des élèves du second degré qui leur sont confiés. Dans ce cadre, sans intervenir sur les questions spécifiques relevant des champs disciplinaires des autres membres de l'équipe, le professeur principal fait le lien, pour sa classe, entre tous les personnels qui suivent l'élève : les professeurs, les CPE, les personnels sociaux et de santé, le psychologue de l'éducation nationale et l'équipe de direction. Il est également l'interlocuteur privilégié de la famille. »

3/ LA RÉMUNÉRATION

La part modulable de l'ISOE rémunère les activités du professeur principal : « l'attribution de cette part est liée à l'exercice effectif [des] fonctions. »

4/ HALTE À LA MULTIPLICATION DES TÂCHES !

L'attribution de la part modulable de l'ISOE sert souvent de prétexte pour tenter d'imposer aux professeurs principaux de multiples tâches qui outrepassent leur fonction.

  • Il en est ainsi de l'heure de vie de classe : s'il revient au professeur principal d'en assurer la bonne organisation, il ne saurait être question qu'il assure l'ensemble de ces heures.
  • Il en est de même des entretiens d'orientation pour les élèves de 3ème, institués par la circulaire n° 2006-213 du 14 décembre 2006. Les modalités présentées (entretiens « conduits par les professeurs principaux en associant, le cas échéant, selon une répartition qui sera jugée appropriée, les conseillers d'orientation-psychologues et les autres membres de l'équipe éducative (...) ») constituent à la fois une surcharge inacceptable de travail et un empiètement tout autant inacceptable sur les missions des Conseillers d'orientation - Psychologues.

Agir avec le SNES-FSU
La fonction de professeur principal est une tâche intéressante, à laquelle tiennent les professeurs, qui peuvent travailler dans ce cadre au plus près des familles.

Toutefois, on ne saurait accepter l'alourdissement des tâches et la dégradation qui s'ensuit des conditions d'exercice de la fonction. Les professeurs qui assument cette responsabilité voient d'année en année leur charge de travail s'alourdir, particulièrement pour les classes de 3ème, seconde et terminale.

Il conviendra, le cas échéant, de rappeler à un chef d'établissement qui voudrait trop « charger la barque » que cette fonction est assurée sur la base du volontariat. S'il restait sourd au bon sens, l'organisation d'un refus collectif de prendre en charge les tâches excessives ou indues doit être envisagée et mise en œuvre : contacter la section d'établissement (S1) et la section académique (S3) du SNES-FSU.

Le refus collectif de la fonction de professeur principal est aussi un moyen de protestation contre cet alourdissement, mais aussi contre l'instrumentalisation des PP pour évincer les PsyEN

Agrégés : la hors-classe pour tous, on y est presque

mer, 03/07/2019 - 10:23

La CAPN d'accès à la hors-classe des agrégés s'est tenue ce jour, permettant la promotion de 2573 collègues sur les 3755 remontés des académies. Le corps des agrégés en 2019 compte 14 938 promouvables, c'est-à-dire les collègues ayant deux ans d'ancienneté dans le 9e échelon jusqu'au 11e échelon de la classe normale. Le PPCR tient ses promesses : les 150 collègues au 11e échelon depuis 3 ans et plus ont été promus : rappelons que ce sont ces seuls collègues qui ont un intérêt financier immédiat à la promotion. Les autres collègues au 11e échelon « Excellent » ou « Très satisfaisant » l'ont été également. Les collègues du 11e échelon « Satisfaisant » ont été promus s'ils avaient au moins 22 ans d'ancienneté dans le corps des agrégés. Tout cela prouve bien que le SNES a raison sur le fait que tous les agrégés, quel que soit leur mode de recrutement, dérouleront leur carrière sur au moins deux grades.

La barre 2019 est descendue à 175 points (185 en 2018), avec dans l'ordre des critères de départage : 22 ans d'ancienneté de corps / 10e échelon / 03A06M00J / date de naissance en février 1968.

Il demeure en académie 72 oppositions des recteurs (pour près de 15 000 collègues promouvables) : nous sommes ré-intervenus pour que l'administration centrale fasse respecter sa propre note de service ; cette opposition doit être annuelle, motivée précisément, les collègues ne devant pas pâtir ad vitam æternam d'un souci très lointain dans leur carrière.

Les commissaires paritaires SNES-SNEP-SNESUP-FSU sont intervenus en commission pour défendre ce simple mandat : les collègues doivent pouvoir faire valoir leur droit à la retraite en ayant accédé au moins à la hors-classe du corps.

Les autres organisations syndicales siégeant en CAPN se sont globalement alignées sur notre position, nonobstant leur communication habituelle anti PPCR.

La profession peut espérer, conformément à l'objectif que s'était fixée la FSU, que, dans un avenir assez proche, l'accès à la hors-classe se fera pour presque tous au 10e échelon ou au début du 11e (sauf entrée tardive dans le corps).

Nous n'oublions pas que, dans la carrière avant PPCR, il existait pour la hors-classe une clause privant d'accès à ce grade les collègues n'ayant pas eu le 10e ou le 11e échelon au grand choix ou au choix. Ainsi, lors du tableau d'avancement 2005, près de 40 % des collègues retraitables avaient été écartés du tableau de promotion.

C'est le travail de longue haleine des SNES-SNEP-SNESUP-FSU qui a permis d'arriver au résultat que nous connaissons aujourd'hui pour la hors-classe des agrégés : or la loi Dussopt sur la réforme de la Fonction publique. prévoit purement et simplement la disparition des CAPN et des CAPA qui défendent collectivement les collègues à compter du 1er janvier 2020, risquant de laisser chacun seul face à l'arbitraire de l'administration, faisant du fonctionnaire citoyen, acteur de sa carrière, un agent désormais aux ordres.

La FSU fera tout pour faire échec à ce vénéneux projet car c'est en préservant la gestion collective des carrières (mutation, promotion) que l'on fait avancer toute la profession et le service public.

Véronique Boissel pour les élus nationaux de la FSU

Déclaration CAPN professeurs agrégés hcl 2019

CONFÉRENCE SUR L'ÉDUCATION DES FILLES

mar, 02/07/2019 - 18:56

L'Organisation internationale de la francophonie organisait à N'Djaména la première conférence internationale sur l'éducation des filles et la formation des femmes dans l'espace francophone. Le CSFEF a pu y faire entendre la voix des enseignantes, dans les différents ateliers ou tables rondes.

En s'appuyant sur des recherches montrant à la fois les progrès accomplis depuis 20 ans mais aussi une insuffisance chronique de la scolarisation des filles en Afrique, il s'agissait de réfléchir aux dispositifs et mesures permettant de progresser davantage.
Plusieurs indicateurs étaient examinés de près :
le taux de scolarisation des filles au primaire qui dépasse les 80% au Burundi, Rwanda, Cameroun, Maurice, Côte d'Ivoire, Congo, Bénin, Togo est au-dessous de 60% au Mali, Centrafrique, Niger.
La proportion des filles parmi les enfants non scolarisés en âge d'aller au primaire témoigne elle de la différence filles-garçons dans l'accès à l'école. Cette proportion dépasse les 60% au Togo, Guinée, Centrafrique, Côte d'Ivoire et Tchad.
La poursuite d'étude vers le secondaire montre une situation assez sombre. Dans le meilleur des cas, comme en Côte d'Ivoire, aux Seychelles et à Maurice 3 filles sur 4 achèvent sans encombre leur scolarité au primaire mais ailleurs comme à Madagascar, au Tchad, Centrafrique, Burundi plus d'une fille sur deux voit sa scolarité s'achever en cours de primaire. Et même avec une scolarité achevée normalement, puisqu'on observe alors que les filles ont des résultats similaires à ceux des garçons, celle-ci subisse de freins à l'accès au secondaire.
La conférence, à travers diverses tables rondes et ateliers, s'est attachée aux causes internes et externes qui favorisent ou empêchent la scolarisation des filles. De nombreux ministres ou membres de cabinets ministériels participaient à la conférence, ainsi que Louis Mushikiwabo secrétaire générale de l'OIF.

Les trois syndicalistes invitées à la conférence

Notre camarade Jocelyne Kabanyana, du STEB (Burundi) est intervenue dans l'atelier sur les stéréotypes de genre dans les ressources pédagogiques. Elle y a notamment développé l'action de son syndicat et comment le sport était important pour l'intégration des filles dans le secondaire.
Sai Singa Viviane Gonne du SYNEEPCI (Côte d'Ivoire) a fait une présentation dans l'atelier sur la formation initiale et continue des personnels d'éducation, un élément clé pour intégrer la question de l'égalité dans la formation des enseignants. Le SYNEEPCI, syndicat de la formation professionnelle travaille aussi à rescolariser des femmes qui ont abandonné l'école trop tôt.
Jokebed Djikoloum du SET (Tchad) a pu présenter la situation au Tchad dans l'atelier sur la violence liée au genre dans le milieu scolaire, qui est un sérieux obstacle à la poursuite d'une scolarité normale. Jokebed préconise le renforcement des outils juridiques et une action d'accompagnement sur le terrain afin de combattre cette violence.
D'autre sujet comme les grossesses précoces ou les mariages forcées ont été abordés. Certains pays d'Afrique, comme le Tchad, ont élevé l'âge minimum du mariage à 18 ans mais malheureusement la législation est parfois contournée par les familles. D'une façon générale, il a été souligné que les mesures règlementaires ne suffisaient pas à elles seules et c'est toute l'action des associations, ONG, syndicats de veiller à l'application de ces mesures sur le terrain.
Le rôle de la société civile justement a été l'objet d'une table ronde spécifique mais elle a été réduite à sa plus simple expression, à peine une heure, en raison de contraintes protocolaires imprévues. Le CSFEF a pu cependant montrer l'action des syndicats grâce aux nombreux éléments qu'il avait reçu de la part de syndicats francophones. Surtout il a affirmé que c'est par une offre de qualité que l'on pourra scolariser davantage d'enfants et davantage de filles en Afrique.

Des bancs en pierre, pas de table pour écrire

Le CSFEF a ainsi montré aux ministres, membres de cabinets ministériels et ambassadeurs, les photos de salles de classe prises récemment à N'Djaména où les enfants s'entassent à 60 ou 80 (pour un effectif officiel dépassant quelquefois les 100 élèves), ont à peine une place pour s'asseoir et écrivent sur leurs genoux. Il a toutefois plaidé pour que gouvernement et syndicats travaillent ensemble pour résoudre le problème de la scolarisation des filles puisque l'objectif était commun.
En conclusion de la conférence l'OIF a émis des recommandations et propositions d'action. Parmi celles-ci, développer des outils numériques dont les contenus intègrent l'égalité femmes-hommes pour appuyer prioritairement la formation des filles et des femmes, lancer un appel à initiatives ouvert aux Organisations internationales non gouvernementales (OING) et les organisations non gouvernementales (ONG), favorisant le partenariat entre les gouvernements et la société civile pour l'éducation des filles. Le CSFEF pour sa part continuera à promouvoir l'égalité des genres dans ses actions syndicales, en plaidant pour une formation des personnels intégrant cette problématique et en favorisant l'accès des femmes aux responsabilités.

Flash info n°14 - Rapport Charvet : fermetures des CIO, éclatement des équipes, remise au pas et régionalisation !

mar, 02/07/2019 - 16:57

La volonté de transformer radicalement l'orientation scolaire et nos missions se confirme.
Mais face à ces idéologues nous sommes du côté du réel qui résiste !

Objectif en 3 ans : Un CIO par département !
Vers la placardisation ?
Et les DCIO ?
Nomination des PsyEN en lycée : Le scénario de pôle emploi ?
Agissons !

Loi de bioéthique et PMA : maintenir la pression

mar, 02/07/2019 - 16:38

Le risque de voir l'examen de la loi sur la bioéthique encore repoussé était encore important il y a peu. Ce projet arrivera en discussion à l'Assemblée en septembre.
Enfin ! diront celles qui attendent depuis plusieurs années que la loi leur offre les mêmes droits qu'aux couples hétérosexuels, pour que cesse enfin le parcours de la combattante et les voyages coûteux en Belgique ou en Espagne.
PMA, fin de vie... : de nombreux sujets seront traités dans le cadre de cette loi. Celle-ci a été précédée de nombreux rapports qui se sont tous prononcés pour cette ouverture (mission parlementaire, Conseil d'État) et également pour la ­gratuité.
Celle-ci sera-t-elle retenue ? C'est une question de justice sociale, afin que toutes et tous puissent y accéder. Il faudra être extrêmement vigilant et combatif.

Les réactionnaires remuent encore

La Manif pour tous s'active déjà. Des panneaux d'informations devant des lycées à Manosque, au Havre, ou encore à Strasbourg, ont été constellés d'affiches anti-PMA.
Plus grave, la conviction est loin d'être partagée au sein de la majorité. Entre une députée dont les sorties LGBTphobes sont légion et d'autres qui réclament une clause de conscience pour les médecins, le soutien à ce texte a des chances d'être à géométrie variable. C'est d'autant plus préoccupant que le Président lui-même, comme son prédécesseur, n'a pas démontré une farouche envie d'aboutir sur le sujet.
Il est à craindre encore une fois que seule une mobilisation sans faille de la société civile permettra que la PMA soit vraiment pour toutes.

Aurélia Sarrasin

Un scandale si banal

mar, 02/07/2019 - 16:32

Huit salariées de la Caisse d'Épargne accompagnées par la CGT ont lancé une action de groupe contre leur employeur pour discrimination sexiste. L'affaire est tristement banale.
À leur retour de congé maternité, ces femmes ont constaté que leur portefeuille clients avait été pillé. Le plus dur pourrait commencer pour le collectif. La direction a désormais six mois pour répondre. 2 700 femmes sont potentiellement concernées. Souhaitons-leur d'être traitées à l'égal des hommes.

Mariage pour tous : une première en Asie

mar, 02/07/2019 - 16:28

Le 24 mai dernier, Taïwan légalisait le mariage entre personnes de même sexe, une première sur le continent asiatique et l'aboutissement d'une longue lutte dans une société où les éléments conservateurs se sont opposés jusqu'au bout à cette mesure d'égalité. C'est la plainte d'un militant contre l'État en 2015 qui a conduit la Cour suprême à juger inconstitutionnelle la privation du droit de se marier à des personnes de même sexe.
À Taïwan, une des rares démocraties de la région, les droits syndicaux progressent et la liberté de la presse, d'association et de culte est respectée. Ainsi, le mouvement LGBT a pu inscrire ses actions dans la durée sans subir de menaces ou de mesures de rétorsion.

Toujours plus de GAV

mar, 02/07/2019 - 16:24

Le syndicaliste de La Poste Gaël Quirante a récemment été placé en garde à vue « en raison de ses activités », au moment où des négociations sensibles avaient lieu entre les grévistes du 92 et la direction de La Poste en vue de la conclusion d'un protocole de fin de conflit.
Le SNES-FSU s'inquiète de la recrudescence de la répression sans précédent qui s'abat sur des militants syndicaux, y compris dans ses rangs, dans un contexte où le gouvernement met tout en œuvre pour décourager la contestation sociale : loi anti-manifestants, fichage d'élèves mobilisés contre Parcoursup, arrestations de syndicalistes, blessures graves occasionnées par les forces de l'ordre, usage massif et disproportionné des LBD, et autres mesures de rétorsion.

BACCALAUREAT 2019

mar, 02/07/2019 - 16:00

Depuis des mois, le SNES-FSU alerte le ministère sur l'opposition des professeurs aux réformes du lycée et du baccalauréat. A aucun moment, Le ministre n'en a tenu compte. Il a balayé d'un revers de main toute critique et toute possibilité de dialogue.

Ni les pétitions, ni les manifestations, ni les grèves n'ont réussi à infléchir cette obstination.

Cette attitude a provoqué l'appel de l'intersyndicale à la grève le premier jour du baccalauréat. A cette décision exceptionnelle, le ministre a répondu par le déni, le mensonge, les provocations et, une fois de plus, par le mépris.

Aujourd'hui, il franchit un pas supplémentaire en menaçant de retirer jusqu'à 15 jours de salaire aux professeurs ayant collectivement décidé une rétention des notes, qui feraient valoir leur droit de grève le jour de la remise des notes du baccalauréat. Il prend ainsi la responsabilité de faire monter la colère de toute la profession, aujourd'hui et pour la rentrée, et, il met en péril la communication des résultats du baccalauréat dans les délais prévus.

Le SNES-FSU soutient tous les collègues, mobilisés sur le baccalauréat ou sur le brevet des collèges, qui seraient menacés et, en cas de sanction, les assistera dans leur recours et appellera toute la profession à soutenir financièrement les grévistes.

Paris, le 2 juillet 2019

Collège : faire respecter ses droits à la rentrée 2019

mar, 02/07/2019 - 12:06

C'est la rentrée, vous arrivez dans un nouvel établissement ou bien l'organisation de la rentrée ne se fait pas comme prévue dans votre établissement.

Le SNES-FSU vous rappelle les règles qui régissent actuellement le fonctionnement des collèges (EPI, AP, oral de DNB) et l'expérimentation "innovante". Il vous donne les outils réglementaires pour défendre vos droits et vous rappelle que c'est la force du collectif qui permet de résister aux pressions hiérarchiques et conserver son énergie de travail pour des projets pédagogiques choisis.

1. Les premiers gestes de la rentrée
2.Faire vivre la démocratie dans l'établissement.
3. Effectifs : ça déborde !
4. Inclusion, comment l'organiser ?
5. Face aux prescriptions : comment évaluer ?
6. AP et EPI :
7. Les enseignements facultatifs
8. Les expérimentations doivent être votées en CA (École du socle et ses échanges de service avec le primaire, « classe coopérative »,...)
9. La rentrée en éducation prioritaire
10. Règlement intérieur et téléphone portable à la rentrée 2018
[11. Plan artistique et culturel : danger de globalisation]

1. Les premiers gestes de la rentrée

Si vous arrivez dans l'établissement : pensez à signer au plus vite votre PV d'installation puis dans quelques semaines soyez attentif-ve à ce qui est inscrit sur le VS (ventilation de service) avant de le signer car votre rémunération en dépendra tout au long de l'année. Il faudra vérifier que vos ORS (obligations règlementaires de service) sont bien respectées.
Portail "ORS : Statuts, Missions, Obligations de service des professeurs"

Si vous avez eu un rendez-vous de carrière l'an dernier alors l'avis final du recteur est sur iprof (depuis le 15 septembre). attention, vous n'avez que 15 jours pour faire appel.
Si vous allez avoir un rendez-vous de carrière cette année alors vous en avez déjà été informé-e par l'administration en juillet.

2. Faire vivre la démocratie dans l'établissement.

Certains chefs d'établissement peuvent chercher à imposer des modes de fonctionnement de l'établissement contre l'avis des enseignants.

Les professeurs peuvent demander à vérifier si la dotation globale horaire votée au CA l'an dernier est bien mise en place comme prévu. Si la dotation a changé alors il faut demander à ce que le nouveau tableau de répartition des moyens donnés (TRMD) soit voté au CA. Si la DGH n'est pas appliquée, il faut peser collectivement sur le chef d'établissement pour qu'il s'y plie puisqu'il doit appliquer la décision du CA en la matière (donc si le vote a été positif). Si ce n'est pas le cas et que la DGH n'a pas évolué alors il faut écrire au recteur. De même, en CA, demander en questions diverses comment sont réparties les IMP.

Faites exister les débats dans votre établissement pour permettre d'organiser son fonctionnement en accord avec les personnels !
En lien avec vos sections SNES-FSU départementales et académiques, préparez ces discussions grâce à des Heures Mensuelles d'Information Syndicale (HMIS) permettant d'avoir des débats sans regard hiérarchique, de construire des réactions collectives, des argumentations que vous pourrez porter à plusieurs par la suite en conseils pédagogique ou en réunions plénières.

Il est temps aussi de constituer les listes de candidature SNES-FSU pour le CA. Être élu au CA, c'est porter la voix des personnels par rapport aux décisions prises par l'administration.

3. Effectifs : ça déborde !

Tous les enseignements seront-ils assurés à la rentrée ?
32 000 élèves en plus, 1 800 postes en moins

Et suite aux annonces du Ministère :
Éducation nationale : grève le 12 novembre !
2 650 suppression de postes

4. Inclusion, comment l'organiser ?

Le SNES-FSU vient de publier un livret pour tout savoir sur l'inclusion au collège : des rappels, un état des lieux, des outils pour agir et aller vers une inclusion raisonnée.

32 P inclusion sup US 781 sept 2018

5. Face aux prescriptions : comment évaluer ?

L'article le plus récent sur la question :
Collège : l'évaluation, un enjeu de métier

et les précédents :
L'évaluation des bilans de fin de cycle en Sixième et Troisième engendre des pressions de la hiérarchie sur le mode d'évaluation, des réunions répétées et une évaluation parfois aléatoire ou opaque.
Une circulaire tente de déposséder les enseignants de cette évaluation déjà problématique.

Imposition de classes "sans notes" versus liberté pédagogique.

L'expérience montre que dans les établissements où les enseignants résistent collectivement, ce type de projet est rapidement abandonné par les chefs d'établissement. Certains imposent une double évaluation tout au long de l'année pour "préparer" l'évaluation des bilans de fin de cycle ; ce fonctionnement n'est pas réglementaire. Une fois la charge de travail doublée, les enseignants acceptent plus facilement de glisser dans un système unique d'évaluation "sans notes" afin d'éviter de travailler en "double tâche".

Classes "sans notes" : ce n'est pas obligatoire
Évaluation : ne rien se laisser imposer
Rappel : un point sur l'évaluation des élèves en collège en janvier 2017- résultats d'enquête

6. AP et EPI :

Le SNES-FSU rappelle qu' aucun texte réglementaire n'oblige à faire apparaître EPI et/ou AP dans l'emploi du temps. Ils font partie intégrante de nos enseignements disciplinaires et leur contenu dépendent des programmes.

AP et EPI : où en est-on ?
AP et EPI : prenons la main !

7. Les enseignements facultatifs

Liste des enseignements facultatifs au collège

8. Les expérimentations doivent être votées en CA (École du socle et ses - échanges de service avec le primaire, « classe coopérative »,...)

Le projet est souvent utilisé pour contourner le caractère national du système éducatif. Sous couvert d'adaptation au local et d'expérimentations, les EPLE sont mis en concurrence et la liberté pédagogique des enseignants est malmenée. Le SNES-FSU est favorable à ce que la construction du projet d'établissement soit un moment de réflexion entre collègues sur les problématiques et atouts locaux afin de dégager un projet cohérent, respectueux de la liberté pédagogique des enseignants.
La bataille doit se mener à toutes les étapes de l'élaboration du projet et bien entendu en CA, instance qui décide en ce domaine, sur proposition des équipes pédagogiques.

Ce qu'il faut savoir sur la réglementation de l'expérimentation
Les écoles du socle : un professeur certifié ou agrégé ne peut pas se voir imposer d'enseigner en primaire

9. La rentrée en éducation prioritaire

Attention à la réunionite de certains chefs d'établissement. La pondération vise bien à diminuer le temps de travail, via une réduction du service hebdomadaire d'enseignement. Les heures et le temps ainsi libérés appartiennent au(x) professeur(s) : le chef d'établissement ne peut en disposer. Le temps libéré par la pondération n'est pas "à compenser" : la pondération des heures en établissement REP+

Projet du ministère au sujet de la prime REP+ : une prime à mériter

Le Ministère prévoit pour la rentrée prochaine un statu quo de la carte de l'éducation prioritaire, en prévision d'une réforme approfondie menant vers une allocation progressive des moyens. Le SNES-FSU demande que le rapport du printemps sur l'éducation prioritaire soit rendu public et que la carte actuelle soit revue cet automne comme prévu par les textes. Il réaffirme l'importance du principe d'une carte et son exigence d'un périmètre large de l'EP qui comprenne aussi les lycées généraux, technologiques et professionnels, dont l'articulation avec les collèges est essentielle, les zones rurales et les DROM qui présentent des spécificités par rapport aux territoires urbains et périurbains. Il demande une carte définie par des indicateurs nationaux transparents et concertés déterminant pour chaque établissement en fonction de son niveau de difficulté scolaire, sociale et territoriale des moyens lui permettant de réduire les inégalités. Il demande de même l'amélioration des mesures pour l'ensemble des personnels (en particulier les AED), notamment une revalorisation de l'indemnitaire déconnectée de toute modalité d'évaluation collective en fonction de la "performance" supposée des équipes.

10. Téléphone portable à la rentrée 2018

Va-t-il falloir réécrire le règlement intérieur ?
Téléphone portable au collège : le texte de loi définitif

11. Plan artistique et culturel : danger de globalisation

Des postes en moins, un plan de plus !
Plan pour l'éducation artistique et culturelle

2.4.2. Actualités élections au CA

mar, 02/07/2019 - 12:01

Appel à voter pour les syndicats de la FSU au conseil d'administration.

Se présenter, faire voter

S'engager syndicalement est la meilleure façon de garantir un fonctionnement démocratique des instances : information de tous, consultation, compte rendu des débats et des décisions.

S'engager syndicalement, c'est aussi avoir l'appui et l'expertise de l'organisation pour défendre les droits et garanties de tous, faire vivre les principes du service public.

C'est pourquoi il est important de se présenter au CA, d'élire des représentants clairement mandatés et s'opposer si nécessaire aux décisions d'instances non représentatives comme le Conseil pédagogique.

Face aux difficultés que les personnels rencontrent pour se faire entendre par une administration trop souvent sourde, voire hostile, face aussi à la multiplication des interlocuteurs et au rôle grandissant dévolu aux collectivités de rattachement, la participation au CA est un enjeu décisif pour l'action syndicale.

Proposez votre candidature sur la liste, votez et faites voter pour les élections au CA.

Vous trouverez ci-dessous un projet de tract à diffuser à tous les collègues de votre établissement. Vous pouvez le compléter et l'adapter selon la situation locale (collège ou lycée, problème particulier de l'établissement, renouvellement des personnels...) :

Concours : première mesure d'urgence, après l'anglais, il faut partout des listes complémentaires !

mar, 02/07/2019 - 10:15

Les résultats d'admission du premier CAPES à gros effectifs ont été publiés ce 1er juillet. Une fois n'est pas coutume, le jury d'Anglais a décidé d'adjoindre à la liste principale des 832 candidat-e-s reçu-e-s, une liste complémentaire de 30 noms. C'est peu en comparaison de la baisse du nombre de postes mis au concours (832 au lieu de 949 postes tous pourvus l'an dernier), mais cette décision tranche avec la pratique commune : il n'y a de listes complémentaires, pour le moment, pour aucun CAPET, pour quatre CAPES seulement (italien , anglais, portugais et 3e concours allemand), et pour six agrégations (italien, SII méca, élec, info, écogestion A, marketing). Aux concours internes, où pourtant toutes les disciplines font le plein (sauf les Lettres classiques), aucune liste complémentaire n'a été établie.
Établir ces listes complémentaires, c'est d'abord en principe obligatoire ; les textes prévoient en effet que "pour chaque section des concours, le jury établit par ordre de mérite la liste des candidats admis. Il établit une liste complémentaire afin de permettre le remplacement de candidats inscrits sur la liste principale d'admission qui ne peuvent être nommés ou, éventuellement, de pourvoir des vacances d'emplois survenant dans l'intervalle de deux concours" [1].
Établir ces listes complémentaires, c'est une décision de bon sens quand on sait l'importance des doubles admissions, à l'origine d'environ 700 désistements chaque année, dans toutes les disciplines, même attractives.
Un certain nombre des 832 lauréat-e-s du CAPES d'anglais seront reçu-e-s à un autre concours (CAPLP, agrégation...) et renonceront au bénéfice du CAPES : grâce à la liste complémentaire, d'autres lauréat-e-s seront recruté-e-s à leur place ce qui permet de ne pas perdre leurs postes !
Au contraire en Biotechnologie Génie Bio, en l'absence de liste complémentaire au CAPET, 3 candidat-e-s reçu-e-s à la fois au CAPET et à l'agrégation externes vont libérer 3 postes, impossibles à pourvoir : le « sang neuf » ne sera que de 14+10 au lieu des 17 + 10 programmés. Quant à reporter ces 3 postes du CAPET externe sur le concours interne, c'est impossible : il n'y a pas été fait de liste complémentaire non plus.
Avec des listes complémentaires, les disciplines les plus déficitaires, à défaut de faire le plein à l'externe, pourraient au moins titulariser via l'interne, par report des postes non pourvus. En l'état, l'absence totale de liste complémentaire aux concours internes 2019 va au contraire aggraver le sous-recrutement. Seront ainsi perdus, parce qu'inutilisables à l'interne, 100 postes non pourvus au CAPES externe d'Allemand, 36 autres au CAPET externe d'Ecogestion Comptabilité, 4 encore au CAPET d' Ecogestion Informatique, etc.
Pour les disciplines les plus vulnérables, c'est la triple ou quadruple peine : en Lettres Classiques, 65 postes sont perdus avant même les oraux du CAPES externe (80 admissibles pour 145 postes offerts), au CAPES interne 18 restent non pourvus sur 26 offerts, 6 sont déjà perdus au 3e concours dès l'admissibilité, et pour tout arranger, 17 postes non pourvus à l'agrégation externe pourraient être perdus, faute de liste complémentaire à l'agrégation interne ?
En Maths, si on peut espérer que les agrégations (externe, spéciale et interne) fassent le plein, le 3e concours a laissé 34 postes inemployés, et les 1706 admissibles au CAPES externe risquent de ne pas consommer ses 1200 postes ; or à l'interne, dont les postes sont couverts, aucune liste complémentaire n'existe : alors que le déficit de recrutement dans la discipline pourrait être limité, la posture adoptée par le ministre et le DGRH va l'aggraver.
Le Ministre de l'Éducation Nationale se targue de réfléchir à l'attractivité du métier d'enseignant. Le levier, disponible dès aujourd'hui, qui lui permettrait de pourvoir, au moins dans les disciplines qui ne sont pas déficitaires, tous les postes qu'il a lui-même proposés, c'est l'établissement systématique de listes complémentaires, dans le respect des textes en vigueur, de l'indépendance des jurys et de l'enveloppe budgétaire. Pourquoi ne le demande-t-il pas tout de suite à tous les jurys ?
Faire une liste complémentaire ne coûte rien, les emplois à pourvoir étant déjà financés au budget. En revanche ne pas faire de liste complémentaire, c'est ne pas pourvoir à la hauteur de ce qui a été voté par le Parlement et prévu par les services ministériels eux-mêmes. Et aggraver la pénurie d'enseignants titulaires alors qu'il y a plus d'élèves à la rentrée.

[1] article 22 du décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés, modifié par le décret n°2013-768 du 23 août 2013 à l'article 22