Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 47 min 27 sec

Coup de tonnerre sur les REP : rapport Azéma-Mathiot

mar, 12/11/2019 - 14:07

Le rapport de la mission Azéma-Mathiot a enfin été rendu public le 5 novembre. Sans surprise, il préconise la réduction du périmètre de l'éducation prioritaire aux seuls REP+, validant le rapport de la Cour des comptes de 2018.

Pour une gestion prétendument « plus souple et proche du terrain », les REP, délabellisés, passeraient sous responsabilité académique. Les recteurs auraient la main sur la répartition des moyens, notamment entre éducation prioritaire et ruralité, dans un contexte budgétaire contraint et sous la pression des collectivités locales. Quant aux lycées recevant des élèves de l'EP, il n'en est question dans le rapport quepour y développer une approche individualiste via les « Cordées de la réussite » dont on sait qu'elles ne bénéficient qu'aux meilleurs élèves.

Sous couvert d'expérimentation, les rapporteurs proposent nombre de mesures qui sont autant d'attaques contre nos statuts : bivalence, postes à profil, recours encouragé aux contractuels et aux lettres de missions, dans la droite ligne de la loi Fonction publique.

Délabelliser ne pourrait que produire une forte dégradation des conditions d'exercice dans les collèges REP et priverait les personnels des indemnités et bonifications de mutation afférentes.Or tous les jours, les personnels exerçant en éducation prioritaire sont confrontés à des conditions d'exercice difficiles, sans moyens suffisants. A l'heure où les inégalités se creusent, le Ministre doit entendre la profession et non pas les recommandations d'un énième rapport téléguidé par des considérations idéologiques et budgétaires.

Pour le SNES-FSU, il est indispensable d'affirmer une réelle ambition pour l'éducation prioritaire, à l'opposé du rapport Azéma-Mathiot. Une carte nationale, établie en fonction de besoins et non pas des moyens, incluant les lycées doit être rapidement mise en discussion, avec l'extension des pondérations, l'attribution des indemnités à tous les personnels (AED, AESH…).

La FSU organisera des Etats-Généraux de l'éducation prioritaire courant 2020.

Lire le rapport :

rapport Territoires et réussite

Budget 2020 : services publics abandonnés.

mar, 12/11/2019 - 10:44

Le budget 2020 entre en débat à l'assemblée. Le gouvernement prétend répondre aux besoins exprimés par la société par la réduction de l'impôt tout en confirmant l'objectif de réduction de la dépense publique. Il poursuit en réalité une réduction drastique du périmètre d'intervention de l'État et de ses services publics. Cette politique ne répondra en rien aux besoins réels du pays.

Réduction d'impôts : pour qui ?

10,2 milliards (Mds) de baisse des prélèvements obligatoires sont prévus : 9,3 pour les ménages (impôt sur le revenu, suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages), défiscalisation des heures supplémentaires.

La baisse de l'impôt sur le revenu ne bénéficiera pas au plus modestes exonérés et peu aux classes moyennes. Les 22 millions de français qui touchent moins 1 230 € par mois n'auront pas un euro de pouvoir d'achat en plus et seront les plus touchés par l'appauvrissement des services publics. Ceux qui gagnent par exemple plus de 6500 € paieront moins d'impôts.

Pour les entreprises, la baisse de l'impôt sur les sociétés (1 Md) s'inscrit dans le temps long des exonérations multiples et coûteuses. La Cour des comptes constate que les allégements de cotisations sociales ont cru de 26 Mds entre 2013 et 2019 dont 18 Mds au seul titre de la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi en allégements de charges en 2019 !

Dans quel État ?

Le gouvernement aurait dû, au contraire, profiter de la baisse des taux d'intérêt pour pousser l'investissement public social et écologique. Mais aucun investissement sérieux n'est programmé sur des sujets aussi cruciaux que l'agriculture (budget stable, moins 60 emplois) et la transition écologique (+ 12 millions, moins 1073 emplois).

Les protections sociales sont affaiblies : assurance-maladie, collectivités locales et assurance-chômage seront particulièrement mises à contribution pour freiner la progression des dépenses publiques.

L'objectif de 50.000 suppressions de postes dans la fonction publique d'État sur le quinquennat a été ramené à 10.500. Seules 47 suppressions devraient survenir dans la sphère de l'État, soit un total de 5 871 depuis 2018. Le nombre d'emplois progresse à l'Intérieur (+1 347) et à la Justice (+1 520).

Éducation : une priorité, vraiment ?

Le budget du ministère de l'Éducation nationale et de la jeunesse passe de 51,68 Mds à 52,7 Mds soit une hausse de 2% à peine plus que le budget total des ministères (+1.8%).
Dans le premier degré, les créations d'emplois 2018 et 2019 n'ont pas permis les dédoublements annoncés sans dégradation d'autres dispositifs et redéploiements d'emplois. La création de 440 emplois cette année y est donc très insuffisante alors qu'il faut poursuivre les dédoublements et assurer la promesse de classes à 24.

Dans le second degré
440 suppressions d'emplois d'enseignants en 2020 portent à 6 290 les suppressions sur 2018-2019-2020, pendant que les effectifs d'élèves auront augmenté de 99 300 élèves.

Cette austérité pèse lourd sur les conditions d'étude des élèves. Elle pèse aussi sur les personnels qui en plus de voir les effectifs de classe augmenter ont des salaires indignes et sont contraints d'accepter des heures supplémentaires.
Il n'est prévu aucune création de postes de CPE, d'AED, d'assistants sociaux, de psychologues de l'Éducation nationale, d'infirmiers, de médecins scolaires, d'agents administratifs.

Quant aux rémunérations, rien à l'horizon. La revalorisation de la prime REP+ ne touche qu'une infime partie des enseignants. La mise en œuvre du 3ème volet du PPCR n'est que l'application d'une décision, déjà insuffisante, prise il y a 4 ans et repoussée d'un an par le nouveau gouvernement dès son arrivée.

Fiches syndicales de suivi individuel pour les mouvements Inter et Spécifiques Nationaux 2020

mar, 12/11/2019 - 08:47
Téléchargez les fiches syndicales de suivi individuel.


Faites-nous parvenir ces fiches soigneusement remplies et accompagnées des pièces nécessaires.

EN COURS DE MISE A JOUR 2020

La fiche syndicale du mouvement général, phase inter :

Inter 2019
(version pour impression)
Inter 2019
(version en couleur)

Lorsque vous remplirez votre fiche, signez la formule autorisant les élus à recourir à l'informatique pour vous informer.

Les fiches syndicales des mouvements spécifiques nationaux :

CPGE 2019
(version pour impression)
DDF(PT) 2019
(ex-Chef de travaux)
(version pour impression)
Mouvements spécifiques nationaux 2019
(autres que CPGE et DDF)
(version pour impression)
BTS, Cinéma-Théâtre, Arts appliqués, Sections internationales, etc.
CPGE 2019
(version en couleur)
DDF(PT) 2019
(ex-Chef de travaux)
(version en couleur)
Mouvements spécifiques nationaux 2019
(autres que CPGE et DDF)
(version en couleur)
BTS, Cinéma-Théâtre, Arts appliqués, Sections internationales, etc.

Lorsque vous remplirez votre fiche, signez la formule autorisant les élus à recourir à l'informatique pour vous informer.

Les fiches syndicale de suivi PEGC et DCIO :

PEGC 2019
(version pour impression)
DCIO 2019
(version pour impression)
PEGC 2019
(version en couleur)
DCIO 2019
(version en couleur)

Lorsque vous remplirez votre fiche, signez la formule autorisant les élus à recourir à l'informatique pour vous informer.


Faites parvenir ces fiches remplies et accompagnées des pièces nécessaires à :

  • votre section académique du SNES pour le mouvement interacadémique et PEGC ;
  • à la section Nationale du SNES si vous êtes en réintégration (29ème base) ou pour les mouvements spécifiques nationaux (CPGE, DDF(PT), BTS, etc.) : SNES, Secteur Emploi, 46, avenue d'Ivry, 75647 PARIS Cedex 13 ou emploi@snes.edu.

Les syndiqués peuvent aussi connaître leur affectation en se connectant à notre site.
À l'issue des FPMN de mouvement, les syndiqués seront prévenus rapidement grâce à la mise en place des services syndicaux qui leurs sont réservés.
Votre intérêt est donc de vous syndiquer le plus vite possible et de conserver soigneusement le numéro d'adhérent figurant sur votre carte syndicale et votre mot de passe reçu séparément.

Les élus nationaux
emploi@snes.edu

Se syndiquer

Les cartes "Mutations inter et intra 2019"

lun, 11/11/2019 - 18:48

Les cartes ci-jointes vous permettent de visualiser les barres pour la discipline et les académies qui vous intéressent mais ne présagent pas de ce qu'elles seront pour le mouvement 2020.

Allemand 2019 Anglais 2019 Arts Appliqués 2019 Arts Plastiques 2019 Génie Biologique Biochimie 2019 Chinois 2019 Documentation 2019 Éco Gestion GRH 2019 Éco Gestion Compta 2019 Éco Gestion Marketing 2019 Éducation 2019 Éducation Musicale 2019 Espagnol 2019 Histoire-Géographie 2019 Hôtellerie Culinaire 2019 Italien 2019 Lettres classiques 2019 Lettres modernes 2019 Mathématiques 2019 Philosophie 2019 PsyEN 2019 Sciences Physiques Chimiques 2019 SES 2019 SII AC 2019 SII Energie 2019 SII Info 2019 SII Ingé Méca 2019 STMS 2019 SVT 2019 Technique Service 2019 Technologie 2019

Les disciplines ne figurant pas parmi les cartes ci-dessus correspondent à des mouvements de très faible flux. Dans un tel cas de figure, l'évolution des barres peut être extrêmement erratique d'une année à l'autre.
Se reporter aux tableaux :
des barres Inter,
des barres Intra.

2019/2020 RESPONSABLES SNES RETRAITÉS

dim, 10/11/2019 - 10:03
Tableau avec les coordonnées des responsables académiques et départementaux Retraités.

CI JOINT LE PDF

E3C d'histoire-géographie : agir contre la désorganisation et les inégalités

jeu, 07/11/2019 - 12:30

Le Ministère a envoyé à tous les Rectorats une note précisant les modalités d'organisation des E3C. Elle confirme surtout l'orientation principale de la réforme du bac : un renvoi au local qui dénature complètement le baccalauréat en affaiblissant sa dimension nationale.
Le Snes-FSU vous propose un modèle de lettre pour interpeller l'inspection sur les nombreuses inconnues et problèmes que ce "cadrage" laisse sans solution.

Le Snes-FSU a mis en ligne la note de service d'octobre concernant les épreuves communes de contrôle continu (lire ici), accompagnée d'une analyse critique. Nous proposons aux équipes d'histoire-géographie d'interpeller les IA-IPR.

Les textes réglementaires parus à ce jour ne suffisent pas, nous semble-t-il, à assurer une correction satisfaisante pour des épreuves nationales du baccalauréat, alors que les premières auront lieu dans à peine trois mois.

En effet, il est demandé un travail d'harmonisation qui suppose d'avoir à notre disposition des attendus de correction, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Seuls deux sujets 0 existent afin de guider la préparation aux E3C, mais ils ne sont accompagnés d'aucune indication de correction.

Chaque session du baccalauréat actuel s'accompagne de réunions d'entente avant la correction, qui permettent aux correcteurs d'avoir les mêmes critères à l'esprit sur les différents sujets. Comment cela sera-t-il possible avec des sujets différents d'un établissement à l'autre voire à l'intérieur du même lycée ? Des réunions seront-elles organisées sur le temps de service afin de permettre aux enseignants de s'entendre ? Les collègues n'ayant pas les classes concernées, et ne connaissant pas les programmes ni les épreuves (dont les collègues stagiaires) seront-ils convoqués pour corriger ?

Nous nous demandons également comment une harmonisation des notes sera possible avec une telle diversité de sujets, et qui sera chargé d'y veiller ? Aurons-nous, comme à l'heure actuelle, des collègues coordonnateurs chargés de ce travail ? Comment pourront-ils procéder et à quelle échelle (établissement, bassin...) ?

Nous sommes préoccupés par le fait que les sujets pourront être supprimés de la Banque nationale dès lors qu'ils auront été utilisés « à un nombre important de reprises ». La latitude des équipes pour choisir des sujets correspondant à des progressions pédagogiques pertinentes ne risque-t-elle pas d'être altérée ? Et ainsi, l'équité entre les élèves, mise à mal ?

Les conditions matérielles dans lesquelles nos élèves vont être amenés à composer lors de ces épreuves nous inquiètent. En effet, ils devront passer ces épreuves et continuer à suivre leurs cours, ils ne seront pas obligatoirement dans une configuration de salle d'examen (un par table), la circulation des autres élèves et le bruit dans les couloirs seront les mêmes que pour n'importe quelle évaluation formative. De notre point de vue, ce ne sont pas des conditions acceptables pour passer un examen qui, déjà, est une source d'angoisse et de fatigue pour nos élèves.

Nous restons d'ailleurs étonnés face à la demande ministérielle d'annoter des copies d'examen (car la notation est pensée « à l'appui de la progression de l'élève ») alors que les consignes qui nous sont données depuis des années nous le déconseillent formellement. Il nous semble qu'il y a confusion dans ces épreuves communes de contrôle continu entre les objectifs certificatifs et formatifs de l'évaluation. De plus le logiciel prévu pour la correction dématérialisée est-il suffisamment ergonomique pour permettre l'annotation des copies ? Des ordinateurs seront-ils mis à notre disposition ?

L'ensemble de ces questions doit être relayée, pour que le Ministère ne puisse pas prétendre, comme à son habitude, que tout va très bien, et que les équipes comme les élèves sont parfaitement accompagnés dans la réforme du baccalauréat et du lycée.

E3C d'histoire-géographie : agir contre la désorganisation et les inégalités

jeu, 07/11/2019 - 12:30

Le Ministère a envoyé à tous les Rectorats une note précisant les modalités d'organisation des E3C. Elle confirme surtout l'orientation principale de la réforme du bac : un renvoi au local qui dénature complètement le baccalauréat en affaiblissant sa dimension nationale.
Le groupe histoire-géographie vous propose un modèle de lettre pour interpeller l'inspection sur les nombreuses inconnues et problèmes que ce "cadrage" laisse sans solution.

Le Snes-FSU a mis en ligne la note de service d'octobre concernant les épreuves communes de contrôle continu (lire ici), accompagnée d'une analyse critique. Nous proposons aux équipes d'histoire-géographie d'interpeller les IA-IPR.

Les textes réglementaires parus à ce jour ne suffisent pas, nous semble-t-il, à assurer une correction satisfaisante pour des épreuves nationales du baccalauréat, alors que les premières auront lieu dans à peine trois mois.

En effet, il est demandé un travail d'harmonisation qui suppose d'avoir à notre disposition des attendus de correction, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Seuls deux sujets 0 existent afin de guider la préparation aux E3C, mais ils ne sont accompagnés d'aucune indication de correction.

Chaque session du baccalauréat actuel s'accompagne de réunions d'entente avant la correction, qui permettent aux correcteurs d'avoir les mêmes critères à l'esprit sur les différents sujets. Comment cela sera-t-il possible avec des sujets différents d'un établissement à l'autre voire à l'intérieur du même lycée ? Des réunions seront-elles organisées sur le temps de service afin de permettre aux enseignants de s'entendre ? Les collègues n'ayant pas les classes concernées, et ne connaissant pas les programmes ni les épreuves (dont les collègues stagiaires) seront-ils convoqués pour corriger ?

Nous nous demandons également comment une harmonisation des notes sera possible avec une telle diversité de sujets, et qui sera chargé d'y veiller ? Aurons-nous, comme à l'heure actuelle, des collègues coordonnateurs chargés de ce travail ? Comment pourront-ils procéder et à quelle échelle (établissement, bassin...) ?

Nous sommes préoccupés par le fait que les sujets pourront être supprimés de la Banque nationale dès lors qu'ils auront été utilisés « à un nombre important de reprises ». La latitude des équipes pour choisir des sujets correspondant à des progressions pédagogiques pertinentes ne risque-t-elle pas d'être altérée ? Et ainsi, l'équité entre les élèves, mise à mal ?

Les conditions matérielles dans lesquelles nos élèves vont être amenés à composer lors de ces épreuves nous inquiètent. En effet, ils devront passer ces épreuves et continuer à suivre leurs cours, ils ne seront pas obligatoirement dans une configuration de salle d'examen (un par table), la circulation des autres élèves et le bruit dans les couloirs seront les mêmes que pour n'importe quelle évaluation formative. De notre point de vue, ce ne sont pas des conditions acceptables pour passer un examen qui, déjà, est une source d'angoisse et de fatigue pour nos élèves.

Nous restons d'ailleurs étonnés face à la demande ministérielle d'annoter des copies d'examen (car la notation est pensée « à l'appui de la progression de l'élève ») alors que les consignes qui nous sont données depuis des années nous le déconseillent formellement. Il nous semble qu'il y a confusion dans ces épreuves communes de contrôle continu entre les objectifs certificatifs et formatifs de l'évaluation. De plus le logiciel prévu pour la correction dématérialisée est-il suffisamment ergonomique pour permettre l'annotation des copies ? Des ordinateurs seront-ils mis à notre disposition ?

L'ensemble de ces questions doit être relayée, pour que le Ministère ne puisse pas prétendre, comme à son habitude, que tout va très bien, et que les équipes comme les élèves sont parfaitement accompagnés dans la réforme du baccalauréat et du lycée.

Lycée : Une organisation à bac... cadabrantesque !

jeu, 07/11/2019 - 09:33

Alors que la mise en œuvre des réformes pèse sur les personnels comme sur les élèves, le ministère ouvre un comité de suivi dont l'objectif vise à faire accepter une nouvelle organisation des enseignements et du bac totalement bancale.

Le ministère ne lésine pas sur les effets d'annonces et les mesures hasardeuses comme « Les précisions relatives au nouveau bac seront apportées progressivement » (L'Étudiant, 21 octobre). Et de fait, l'enquête du SNES-FSU fait la démonstration d'un niveau d'impréparation inédit. Les premières épreuves du bac 2021 (E3C) vont avoir lieu dans moins de 3 mois, à partir de la mi-janvier 2020, pour les élèves de Première. À ce jour, la plus grande incertitude règne ! Qui sait comment vont se dérouler les épreuves ? Certainement pas les personnels, qui, comme les parents d'élèves, sont laissés dans l'incertitude. Dans 60 % des lycées, on ne sait pas si les cours seront banalisés comme pour le bac blanc ; dans 74 %, on ne sait pas comment seront organisées les salles d'examen ni même s'il y en aura ; dans 47 %, on ne sait pas comment vont se choisir les sujets. Ailleurs, on retrouve toutes les configurations possibles, d'un temps dédié à l'épreuve dans une salle aménagée en mode examen, jusqu'au déroulement sur l'emploi du temps habituel.

Bac Blanquer, bac mystère

Le ministère continue donc d'entretenir le mystère autour du nouveau bac et d'encourager des modalités variables d'organisation. La banque nationale de sujets ne sera pas accessible avant décembre et en l'état, les contenus des évaluations comme leur niveau d'exigence restent inconnus. Certes, tous les personnels ont reçu une note de cadrage, qui en réalité ne cadre rien. Les établissements restent libres d'organiser à leur guise les E3C. Un calendrier national se limite à fixer la date butoir pour la tenue des commissions académiques, les opérations de remontée et d'harmonisation des notes. Pour la première session d'E3C, avec le 13 mars comme horizon, « Il est souhaitable que les épreuves ne débutent pas avant le 20 janvier » est-il écrit avec la précision que seules les épreuves de langues vivantes « à faible diffusion » bénéficieront d'un calendrier national et resserré entre les 3 et 7 février. Même si le ministère dit préférer une épreuve sur un temps commun à tous et un sujet unique pour toutes les classes d'un même lycée, il ajoute que l'organisation de la session ne doit pas perturber les autres cours. Il faut reconnaître qu'il manie l'injonction contradictoire avec beaucoup de constance.

L'indemnisation des corrections en question ?

Le SNES-FSU continue de demander l'annulation de cette session d'épreuves locales et la transformation de la session de juin en épreuves nationales. À ce jour, si le ministère refuse encore l'éventualité de surseoir aux E3C de janvier, il semble désormais envisager une indemnisation des cor­rections. Or, les textes réglementaires existent déjà en la matière, nul besoin d'en inventer d'autres ! Plus précisément, la rémunération pour participation aux travaux des jurys des examens et concours est fixée par les arrêtés du 13 avril 2012 pour l'Éducation nationale et du 9 août 2012 pour l'Enseignement supérieur.

Le SNES-FSU exige l'application des textes en vigueur, ce dont le ministère s'affranchit souvent, et la revalorisation des indemnisations.

Vu du ministère, tout va bien

« La rentrée n'a pas été la catastrophe annoncée » martèle Pierre Mathiot dans la presse et au comité de suivi réuni le 9 octobre dernier. Exit la question des emplois du temps éclatés, des programmes infaisables, de l'affaiblissement de la voie technologique, du laminage des enseignements artistiques, de LVC et de LCA ! Tout cela ne compterait pas puisque la « liberté de choix » serait préservée. Au-delà du discours officiel, on nous promet des « ajustements » qui entérinent la disparition du groupe-classe et cherchent à pérenniser un lycée à la carte dont on mesure pourtant au quotidien les effets délétères.

Claire Guéville

L'organisation du bac 2019-2020, avec les E3C en Première, se révèle être une véritable usine à gaz.
La plus grande incertitude règne

Des référents à la pelle !
Avec l'éclatement du groupe classe, que peuvent devenir les conseils de classe et la fonction du professeur principal ? Le ministère dit envisager la désignation d'enseignants référents pour le suivi individuel des élèves, d'un coordinateur par classe et d'un autre encore pour la préparation à l'enseignement supérieur.

Parcoursup : La machine à perdre des étudiants

jeu, 07/11/2019 - 09:28

Les chiffres des propositions d'admission dans le supérieur pour les néobacheliers témoignent du resserrement de l'accès à l'enseignement supérieur.

La note Flash d'octobre du SIES souligne que 92,5 % des lycéens bacheliers ont reçu au moins une proposition cette année contre 95 % l'an dernier. Les taux de propositions baissent pour toutes les séries du bac mais bien plus brutalement pour les bacs pro (79 % contre 86 %). Dans le même temps, le taux de démission explose et s'élève, de 2,3 % à 4,1 %. Les taux de boursiers admis dans le supérieur chutent aussi de presque 1 point.

La politique du déni

Reçu en audience par les représentants des ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, le SNES-FSU a demandé de reconsidérer le fonctionnement de la plateforme compte tenu de l'amplification des mécanismes de discrimination sociale et scolaire. Les ministères se sont au contraire félicités du meilleur accompagnement des élèves, d'un calendrier resserré bien plus efficace et d'une meilleure prise en compte des critères sociaux. Pourtant, c'est près de 60 000 bacheliers qui ont dû passer par les Commissions académiques d'affectation (CAES) dont le fonctionnement est à la fois erratique et peu efficace. Comment trouver des possibilités d'affectation quand les places manquent ?

Des tendances inquiétantes

Les débouchés tendent à se réduire pour les jeunes de la voie technologique. Pour exemple, l'introduction des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) dans Parcoursup s'est traduite par la réduction des possibilités de poursuite d'études pour les bacheliers ST2S, avec 7 000 admis contre 9 000 auparavant. On assiste en parallèle à une baisse des effectifs en CPGE que la mécanique de la plateforme accentue tout particulièrement dans les classes prépas de proximité, qui se vident au profit d'établissements de centre ville plus « réputés ».

Pour toutes ces raisons, il est urgent de repenser les outils et les logiques de l'affectation dans le supérieur afin de sortir d'un système où la sélection engendre la réduction de l'offre de formations.

Claire Guéville

Disciplines : L'année des mathématiques ?

jeu, 07/11/2019 - 09:16

La discipline est parmi les grandes perdantes de la réforme Blanquer. Difficile de croire que cette année est celle des mathématiques !

Discipline absente du tronc commun de Première générale du lycée, programme de spécialité inaccessible pour beaucoup d'élèves, sujets difficiles au DNB… où est la démocratisation des mathématiques, quand le rapport ­Villani-Torossian prônait des mathématiques « de réconciliation » ?

Les faits sont têtus : le nouvel enseignement scientifique de Première associe essentiellement SVT et sciences physiques et, malgré ce que dit le ministre, ne permet pas de développer une culture mathématique. En Seconde, l'impossibilité de travail en groupes réduits compromet les progrès des élèves fragiles. En Première générale, la proportion d'élèves ne faisant pas de mathématiques est passée de 15 à 33 % (chiffres APMEP). L'« Année des mathématiques », lancée en grande pompe en Sorbonne le 2 octobre dernier ne masquera pas la réalité ; pour le président de l'APMEP, S. Planchenault, elle sera « l'enterrement des maths : une fête avant la mort »(1).

Spécialité élitiste

Le programme de la spécialité mathématiques est plus difficile, surtout sans les possibilités de dédoublement, que celui de l'ancienne série S, et conçu pour des élèves visant des études de mathématiques. Il ne s'adresse pas à l'ensemble des lycéens qui auront besoin d'avoir fait des mathématiques dans la perspective du post-bac. Dans ces conditions, comment s'étonner que certains aient déjà abandonné cette spécialité pour une autre… ou envisagent d'y renoncer en Terminale, voire même de se détourner des mathématiques complémentaires, option de Terminale ?

Aménagements nécessaires

Pour le SNES-FSU, il y a urgence à rétablir les mathématiques dans le tronc commun du lycée, pour tous les élèves, dans une perspective de culture commune. De plus, des allégements du programme de spécialité sont indispensables. Il est enfin nécessaire de permettre aux élèves de garder trois enseignements de spécialité en Terminale pour ouvrir les poursuites d'études.

Il faut aussi abonder et flécher le financement des options, de façon à ouvrir les options mathématiques en Terminale sans mettre en danger les autres disciplines (LV3, arts, etc.). Ne pas le faire serait le signe assumé d'une discrimination insupportable entre élèves.

Sandrine Charrier

(1) Café pédagogique, 8 octobre 2019

Réforme du lycée : dommages collatéraux

jeu, 07/11/2019 - 09:12

Effets inattendus de l'application de la réforme Blanquer au lycée, la difficulté à organiser les voyages scolaires. Le calendrier extrêmement serré, avec notamment l'organisation des E3C qui bloquent plusieurs semaines (première session puis rattrapage) avec deux périodes d'examens au cours de l'année scolaire. Il rend compliqué le choix des enseignants pour placer les différents voyages ou sorties pédagogiques. Il est aussi, pour les organisateurs, très difficile de trouver des accompagnateurs, du fait du nombre restreints de professeurs ayant tous les élèves d'une même classe, d'autres étant concernés par le passage de ces épreuves. Du coup, de nombreux enseignants sont tentés de renoncer à leurs projets pourtant établis depuis de nombreuses années et inscrits dans le projet d'établissement.

La cellule de veille du SNES-FSU

mer, 06/11/2019 - 17:22

La mise en place d'une cellule de veille sur les violences sexistes au sein du SNES-FSU a été actée par la Commission administrative nationale de juin 2016.

Que sont les violences sexistes et sexuelles ?
Toute violence sexiste et/ou sexuelle envers une femme (les hommes sont plus rarement concernés) : harceler sexuellement une collègue ou subordonnée (« blagues », sous-entendus sexuels), exposer des affiches ou magazines pornographiques dans l'enceinte de l'établissement, poser des questions sur sa sexualité ou faire des confidences non demandées sur sa propre sexualité, attoucher sexuellement, violer.

Périmètre d'action de la cellule de veille du SNES-FSU
La cellule de veille accompagne la victime.
Elle a aussi vocation à une action de prévention dans le syndicat.

Contacter la cellule de veille
Par mail à l'adresse celluledeveille@snes.edu

La cellule de veille du SNES-FSU

mer, 06/11/2019 - 17:22

La mise en place d'une cellule de veille sur les violences sexistes au sein du SNES-FSU a été actée par la Commission administrative nationale de juin 2016.

Que sont les violences sexistes et sexuelles ?
Toute violence sexiste et/ou sexuelle envers une femme (les hommes sont plus rarement concernés) : harceler sexuellement une collègue ou subordonnée (« blagues », sous-entendus sexuels), exposer des affiches ou magazines pornographiques dans l'enceinte de l'établissement, poser des questions sur sa sexualité ou faire des confidences non demandées sur sa propre sexualité, attoucher sexuellement, violer.

Périmètre d'action de la cellule de veille du SNES-FSU
La cellule de veille accompagne la victime.
Elle a aussi vocation à une action de prévention dans le syndicat.

Contacter la cellule de veille
Par mail à l'adresse celluledeveille@snes.edu

CHSCT ministériel extraordinaire du 6 novembre 2019

mer, 06/11/2019 - 17:01

C'est avec gravité, colère et responsabilité que nous avons demandé cette réunion extraordinaire du CHSCTM.

La gravité et la colère, nous les partageons avec tous les personnels aujourd'hui mobilisés, ici, devant le ministère, mais également dans de nombreux départements. Nous les partageons avec l'ensemble des personnels qui sont empêchés dans leur travail, dans leur mission et qui réclament le respect.
La gravité et la colère, nous les partageons avec nos camarades représentant.es des personnels en CHSCT, qui ont déjà ou qui vont être amené.es à enquêter sur des suicides.

Notre responsabilité de représentant.e des personnels, nous l'assumons collectivement à chaque fois que nous alertons en CHSCT, à chaque fois que nous portons leur parole. Et de la responsabilité de notre employeur, nous attendons et nous exigeons qu'elle soit enfin à la hauteur des attentes et des besoins des agents de notre ministère, qu'elle soit enfin à la hauteur de ses obligations légales et réglementaires.
Le travail ne doit pas porter atteinte à la santé. Personne n'a le droit, par ses agissements, ses décisions, ou ses manquements de porter atteinte à la santé d'autrui, pas même un employeur envers ses salarié.es ou ses agent.es.

Cette demande de réunion extraordinaire, nous l'avons formulée à la suite du suicide de Christine Renon. Contrairement à ce que pourraient laisser entrevoir les remontées ministérielles, cet acte est loin d'être isolé.
Nous l'avons formulé parce que Christine Renon nous a laissé un témoignage édifiant, qui a marqué toute la profession et qui la marquera encore longtemps.
Nous l'avons formulé car c'est à maintes reprises que nous avons demandé dans cette instance que des actions de prévention des actes suicidaires soient menées à tous les niveaux. Sans succès.
Nous l'avons formulée avant même que son acte puisse être reconnu en accident de service, car nous ne comprendrions pas qu'il ne le soit pas.
Comme nous allons vous le rappeler durant cette réunion, c'est trop souvent que nous sommes -représentant•es des personnels -informé•es ou alerté•es sur des actes suicidaires.
C'est régulièrement que les représentant•es des personnels en CHSCT académiques et départementaux sont confronté•es à des drames et alerté•es de situations très préoccupantes.

Dans certains cas, des enquêtes sont organisées, des préconisations sont faites, mais c'est surtout le déni qui domine. Déni des difficultés auxquelles sont confrontés les personnels, absence de prévention primaire, refus de mise en œuvre des prérogatives des CHSCT, absence d'information des ayant droit ou des victimes lorsqu'elles ont survécu, déni du lien avec le travail, refus des responsabilités d'employeur… Le tableau que nous sommes forcé•es de dépeindre est bien
sombre. La dilution des CHSCT dans le future Conseil social acte le déni ne fera qu'aggraver la situation.

Lorsque la situation se dégrade, lorsque l'épuisement professionnel, la dépression ou l'acte suicidaire surviennent, notre employeur et ses représentant•es présidant les CHSCT ont vite fait de se défausser en pointant de supposées fragilités personnelles, qui lorsqu'elles existent, découlent bien souvent et justement de la dégradation des conditions de travail, de l'impossibilité de remplir sa mission, de la perte de sens du métier, de l'absence de soutien, d'aide ou de reconnaissance de l'institution. Et souvent même, cette perte de sens découle des décisions prises et des réformes élaborées et mises en œuvre par notre employeur.
Ces réformes menées sans prise en compte de l'expertise et de la parole des personnels, sans aucune considération a priori des besoins d'amélioration des conditions de travail ; ces réformes menées sans accompagnement digne de ce nom ; ces réformes menées tambour battant au rythme des alternances politiques, nous en démontrons et dénonçons régulièrement les effets délétères.
Nous avons à plusieurs reprises demandé à être saisis en CHSCT pour analyser leurs effets.
Mais à chaque fois, et toutes les réponses aux avis émis dans ce domaine le confirment, le ministère nous a refusé cette prérogative. Des discussions sont soi-disant menées ailleurs, dans d'autres lieux, dans d'autres salles de réunions, mais pour mieux éviter la question des conditions de travail et des risques professionnels.

En 2013, à peu près à la même période de l'année, le CHSCT ministériel était aussi réuni à la suite du suicide d'un collègue enseignant dans la série STI2D. Aucun enseignement n'a été retenu quant à la conception et à l'accompagnement des réformes, aucun enseignement n'a été retenu en matière de management et de gouvernance. A moins que l'effet recherché soit justement la déstabilisation des personnels…
Cette réunion extraordinaire du CHSCT fait suite à un suicide. Face à un suicide au travail, le pire est de ne rien faire. Pour la victime, pour ses proches, pour ses collègues et pour tous les agent•es qui se reconnaissent dans l'expression des difficultés rencontrées.
Mais agir suppose que l'employeur reconnaisse sincèrement qu'il y a un lien entre le travail et le suicide. Pour la personne directement concernée, pour son entourage personnel et professionnel, et pour toute la communauté professionnelle.
Agir, ce n'est pas rédiger un énième plan qui laisserait l'action en plan, même si les guides ou vademecum peuvent avoir toute leur utilité.
Agir, c'est transformer le travail, son organisation, ses moyens, son contenu, pour que les personnels retrouvent le sens de leur activité, et la possibilité de se développer dans leur travail, autrement dit la santé au travail.
A ce jour l'impulsion politique n'y est pas. L'absence du ministre aux réunions du CHSCT illustre une indifférence manifeste pour les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail. Cette réunion du CHSCT ministériel doit pourtant déboucher sur une réelle prévention à l'Éducation nationale.
Une des préconisations du rapport parlementaire sur la prévention dans la fonction publique a retenu notre attention. Il s'agit de la nécessité de réaliser des études d'impact sur les conditions de travail avant la mise en œuvre de toute réforme. On mesure le chemin à parcourir pour passer à une réelle prévention primaire dans notre ministère. Comme le souligne ce même rapport, il y a urgence. C'est la même urgence qui est exprimée par les personnels que nous représentons.
Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré à la rentrée scolaire que l'amélioration des conditions de travail était prioritaire. Le 5 septembre dans cette instance, nous affirmions que cette déclaration d'intention était déjà démentie par les faits. Deux mois plus tard, et 10 ans après la signature de l'accord cadre instituant les CHSCT dans la Fonction Publique, la situation est plus qu'alarmante.

Prendre en compte les besoins des stagiaires pour transformer la formation !

mer, 06/11/2019 - 16:41

Une nouvelle fois cette année, le SNES-FSU a mené une enquête en ligne auprès des professeurs, CPE et Psy-ÉN stagiaires afin de montrer la réalité des conditions de formation et d'entrée dans le métier. Nous avons recensé plus d'un millier de réponses ! Ce nombre élevé nous a permis d'effectuer une analyse très fine de cette question.
Alors que se sont engagées les réflexions sur la nouvelle architecture du concours et qu'un nouvel arrêté cadre davantage l'organisation du master MEEF dans les nouveaux INSPE, l'avis des premiers concernés devrait être mieux entendu et pris en compte.
Les réponses des stagiaires à cette enquête menée en juin 2019 font état d'une situation qui ne s'est pas vraiment améliorée depuis quelques années, malgré la multiplication des alertes. Le ministre doit entendre que les professeurs stagiaires payent aujourd'hui le prix fort d'une formation rétablie sans moyens suffisants et avec des choix (architecture de la formation, contenus et volumes de formation, poids du mi-temps en responsabilité...) qui ne permettent pas de se consacrer pleinement à l'apprentissage du métier d'enseignant, de CPE et de Psy-ÉN.
Au regard des résultats, les professeurs stagiaires continuent de vivre une entrée dans le métier très difficile, stressante, fatigante, une surcharge de travail conséquente empêchant de vivre sereinement son nouveau métier.
Le service d'un stagiaire ne doit pas dépasser un tiers temps sinon celui-ci est uniquement en demande de recettes qui peuvent être réinvesties immédiatement en classe. Il ne peut pas expérimenter le large éventail des pratiques pédagogiques ni adopter une approche réellement réflexive de ses pratiques. Pour le SNES-FSU, la remise à plat de la réforme afin d'améliorer les conditions de formation des
stagiaires et de travail des formateurs est une urgence, mais les pistes annoncées par le ministre ne sont pas du tout satisfaisantes.

Grande enquête métier : résultats

mer, 06/11/2019 - 08:40

« Seule la conscience professionnelle des personnels semble faire tenir un système à bout de souffle. » (verbatim)


Conditions d'exercice et évolution des métiers, charge et temps de travail, reconnaissance salariale sont au cœur des revendications des personnels d'éducation. Dans le second degré, l'accroissement des effectifs, les suppressions de postes, la mise en place des réformes successives du collège puis du lycée ont accru les phénomènes de souffrance au travail, le sentiment de « mal faire » alors même que l'attachement à la réussite de tous les élèves constitue le fondement des métiers.

Enseignants, personnels de vie scolaire et de l'inclusion scolaire, Psy-ÉN témoignent nombreux d'une fatigue qui s'installe de plus en plus vite dans l'année scolaire. D'une « mauvaise » fatigue surtout, celle dont on ne se repose pas et qui entraîne d'autres problèmes de santé physique ou psychique. Depuis des années, les militants du SNES-FSU à tous les niveaux (départemental, académique, national) dans toutes les instances où ils siègent, alertent les représentants de l'institution sur les risques croissants pour les personnels. Les derniers événements dramatiques touchant les personnels de l'Éducation nationale ont confirmé l'urgence de mesures visant à améliorer les conditions de travail, à revaloriser les rémunérations et à revoir en profondeur les modes de gouvernance.

Nous souhaitions faire le point avec la profession, et lui proposer de s'exprimer sur son travail. Les collègues ont largement répondu, et leurs réponses sont explicites : les tâches sont plus nombreuses et plus lourdes, la pratique des métiers leur fait perdre de leur sens, le travail collectif est mis à mal et les conflits entre personnels augmentent. Le lancement de l'enquête a involontairement été concomitant au suicide de Christine Renon. Les personnels du second degré se sont amplement reconnus dans sa lettre et nos premiers résultats permettent d'en détailler les raisons.

Enquête déclarative sur le métier et les conditions de travail, réalisée du 28 septembre au 31 octobre. Questionnaire mis en ligne destiné à tout le personnel éducatif du second degré :
enseignant·e·s (89% des réponses), CPE, AED, AESH, Psy-ÉN. 8668 réponses. 55 % des personnes syndiquées au SNES-FSU ou au SNEP-FSU.
44 % affectées en lycée, 50 % en collège, 58 % plus de 15 ans d'ancienneté. 67 % de femmes.

Les principaux résultats :

enquete-metier-medias

Les résultats exhaustifs :

Résultats enquete condition travail snes-fsu

Rapport Azéma-Mathiot "Missions territoires et réussite"

mar, 05/11/2019 - 19:27

Après plusieurs reports successifs, le rapport de la mission Azéma-Mathiot a été rendu public aujourd'hui. Il est sans surprise : en préconisant la réduction du périmètre de l'éducation prioritaire géré au niveau national, les deux rapporteurs valident des hypothèses déjà proposées par la Cour des comptes en 2018.

Le renvoi aux académies de la gestion des établissements REP est en réalité un moyen de délabelliser sans bruit des centaines de collèges, réduisant l'éducation prioritaire aux collèges REP+, sous couvert d'une gestion plus souple et proche du terrain, vocabulaire managérial désormais bien connu dans l'Education Nationale.
En réalité, une telle mesure donnerait la main aux Recteurs pour construire des cartes fluctuantes, non pas en fonction des besoins locaux, mais en fonction des moyens globalisés alloués aux académies. A terme, les collèges REP disparaîtraient donc du paysage de l'éducation prioritaire privant les personnels des indemnités et priorités de mutation afférentes.
Une partie du rapport est consacré à la ruralité, avec des préconisations sur la poursuite d'études des lycéens. Une première piste aurait été pourtant simple et basique : avoir une offre de formation diversifiée dans tous les lycées, à rebours des orientations de la réforme du lycée, qui accroît les inégalités d'offre de formation fermant ainsi bien des portes aux élèves

Pour le SNES-FSU, il est indispensable d'affirmer une réelle ambition pour l'éducation prioritaire, à l'opposé des recommandations du rapport Azéma-Mathiot. Une carte nationale, établie en fonction de besoins et non pas des moyens, incluant les lycées doit être rapidement mise en discussion, avec l'extension des pondérations, l'attribution des indemnités à tous les personnels (AED, AESH…). De plus, les cités éducatives ne peuvent venir se substituer au label éducation Prioritaire.

Tous les jours, les personnels des collèges et lycées de l'éducation prioritaire sont confrontés à des conditions d'exercice particulièrement difficiles, auxquelles ils font face avec des moyens insuffisants. A l'heure où les inégalités économiques, sociales et territoriales se creusent, le Ministre doit entendre la voix des personnels et non pas les recommandations d'un énième rapport téléguidé par des considérations idéologiques et budgétaires.

Contre la généralisation de la précarité

mar, 05/11/2019 - 15:43

Dans la majorité des rectorats, les agents non titulaires ont connu une rentrée sous haute tension.

Malgré la parution de textes réglementaires en 2016 et 2017 qui ont apporté des améliorations réelles dans la gestion des agents non titulaires, l'application des réformes Blanquer dans les lycées, l'imposition de la deuxième HSA conjuguées aux suppressions de postes des agents administratifs dans les rectorats ont eu de lourdes conséquences sur les conditions d'affectation et de gestion des agents contractuels en CDI et plus encore en CDD.

Outre la défense des personnels en poste, le SNES-FSU accompagne de très nombreux collègues privés d'emploi, et toujours dans l'attente ou de leur attestation employeur permettant le calcul de leurs droits chômage, ou de la perception de l'indemnité chômage, voire des deux. Lorsqu'on connaît le niveau des rémunérations des agents contractuels, les priver volontairement de revenus pendant plusieurs mois signifie les placer dans des situations de détresse financière et morale extrêmes (découvert ban­caire, agios, retard de loyers, surendettement, expulsions, etc.), dans l'indifférence scandaleuse de notre ministère.

Précarité généralisée
La loi n° 2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique » apparaît comme un redoutable outil de destruction des droits acquis et de précarisation. Sous couvert de garantir l'égal accès aux emplois publics, cette loi ouvre plus encore la possibilité de recruter des contractuels sur des emplois des fonctionnaires, et permet l'établissement de nouveaux recrutements qui rappellent fort l'emploi en vacation que les luttes du SNES et de la FSU étaient parvenues à faire disparaître en 2016. De même, l'instauration de la rupture conventionnelle en janvier 2020 favorisera le départ « silencieux » des personnels, en exonérant l'employeur de ses obligations de formation et/ou de reconversion, et en évitant les recours contentieux.

Lors du Conseil commun de la Fonction publique du 17 octobre dernier, la FSU avec l'ensemble des organisations syndicales a réaffirmé son opposition au recrutement massif de contractuels en lieu et place de fonctionnaires.

UNE RENTREE DES AGENTS NON-TITULAIRES SOUS TRES HAUTE TENSION ! LA GENERALISATION DE LA PRECARITE EST ENCLENCHEE…

mar, 05/11/2019 - 15:43

Dans la majorité des rectorats, la rentrée des agents non titulaires aura été sous haute tension.
L'application des réformes Blanquer dans les lycées, l'imposition de la 2e HSA conjuguées aux suppressions de postes des agents administratifs dans les rectorats ont eu des conséquences éprouvantes sur les conditions d'affectation et de gestion des agents contractuels en CDI et plus encore en CDD.

Si les textes réglementaires parus en 2016 et 2017 ont apporté des améliorations réelles dans la gestion des agents non-titulaires, la parution au JO de la loi n°2019-828 de transformation de la Fonction Publique apparaît comme un redoutable outil de destruction des droits acquis et de précarisation. Car, sous couvert de moderniser et d'assurer une meilleure gestion des personnels, cette loi instaure la primeur du contrat sur le statut, et permet l'établissement de nouveaux recrutements qui rappellent fort l'emploi en vacation que les luttes du SNES et de la FSU étaient parvenues à éradiquer en 2016. De même, l'instauration de la rupture conventionnelle en janvier 2020 favorisera le départ silencieux d'agents en exonérant l'employeur de ses obligations de formation, et des recours contentieux.

Pour l'heure, le SNES accompagne de très nombreux collègues privés d'emplois, et toujours dans l'attente ou de leur attestation employeur permettant le calcul de leurs droits chômage, ou de la perception de l'indemnité chômage, voire des deux ! Lorsqu'on connaît le niveau des rémunérations des agents contractuels, les priver volontairement de revenus pendant plusieurs mois signifie les bloquer dans des situations de détresse financière et morale extrêmes (découvert bancaire, agios, retard de loyers, surendettement, expulsions, etc…), dans l'indifférence scandaleuse de notre ministère !

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 17 octobre dernier, la FSU ainsi que sept autres organisations syndicales ont réaffirmé leur opposition à la précarité en exigeant une nouvelle vague de titularisation, type « loi Sauvadet ».

Les chouchous de la semaine

mar, 05/11/2019 - 02:00

Théâtre, musiques, films, festivals, expo....
En voici qui ont particulièrement retenu notre attention
Et il y en a d'autres dans les différentes rubriques

Bonne lecture !

Deux films, cette semaine :
L'un sorti mercredi « Le traître ». Un genre nouveau pour un grand monsieur du cinéma italien
L'autre qui sortira le 6, un film d'animation avec un sujet surprenant et original : « J'ai perdu mon corps »