Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 33 min 11 sec

Circulaire de rentrée « école inclusive » : Toujours plus de travail

jeu, 11/07/2019 - 08:30

Consulté à la va-vite sur le projet de circulaire « École inclusive », le SNES-FSU avait demandé une reconnaissance du travail en la matière, et la prise en compte des personnels d'orientation et de vie scolaire.

Au final, la circulaire relève de la gestion administrative technique, elle ne concerne que les élèves en situation de handicap (muette sur les besoins éducatifs particuliers), les AESH, les enseignants et les corps d'inspection. Elle annonce la mise en place de pôles de gestion départementaux à destination des parents et des AESH, et reprend des éléments du cadre de gestion (voir ci-dessous). Un vademecum ministériel sur les Pôles inclusifs d'accompagnement localisé (PIAL) est joint, qui montre que les premiers besoins à satisfaire sont ceux de l'institution et de son budget, et non des élèves ni des personnels.

Enseignants et AESH seuls concernés ?

Dès la rentrée, une plateforme Cap école inclusive devrait être opérationnelle, accessible aux seuls enseignants et AESH. Elle devrait proposer ressources, stratégies d'adaptation, permettre de contacter les enseignants ressources. Une formation (3 heures minimum) sur les positionnements respectifs des AESH et des enseignants, une autre (modules de 6 heures) donnant les connaissances de base nécessaires aux aménagements pédagogiques, seraient inscrites aux plans de formation académiques.

Le professeur principal devrait dès la prérentrée, ou à défaut avant les congés d'automne, rencontrer les familles des élèves en situation de handicap et leur(s) AESH.

Comment tout faire ?

Le ministère refuse d'entendre qu'au-delà de la nécessaire formation se pose la question de comment tout prendre en charge dans l'espace et le temps réduits de la classe et du cours. Dans ce contexte, expliciter dans la circulaire que la prise en compte des besoins des élèves en situation de handicap sera abordée à l'occasion des rendez-vous de carrière relève de la provocation. Citant un « engagement de la communauté éducative » qui ne lui coûte pas cher, le ministère ne se montre pas à la hauteur des enjeux.

Plus de détails : www.snes.edu/Scolarisation-des-eleves-a-besoins-educatifs-particuliers.html

Valérie Sipahimalani

Cadre de gestion des AESH : du mieux, mais...

jeu, 11/07/2019 - 08:30

La circulaire n° 2019-090 du 5 juin 2019 définit le cadre de gestion applicable aux AESH à compter de la rentrée 2019.
Du mieux, mais…

Ce texte a le mérite de rappeler les règles que doivent respecter les employeurs pour ce qui concerne le contrat de travail, les missions et toutes les facilités qui doivent être données aux AESH pour les intégrer pleinement aux équipes éducatives. C'est d'autant plus nécessaire que les CDD sont pour la plupart signés par le chef d'établissement. Pour porter les revendications de la profession, pourtant exprimées avec force, notamment les 6 février et 15 mai, le SNES-FSU a pesé sur la rédaction de la circulaire pour qu'y soient inscrits des droits qui, s'ils ne règlent pas tous les problèmes, améliorent sensiblement les conditions d'emploi (centralisation de la gestion au niveau académique, « portabilité » du CDI entre académies, évaluation...).

Une occasion manquée...

Alors que le ministre affiche de grandes ambitions pour l'inclusion, il refuse toujours d'envisager la création du corps de fonctionnaires en catégorie B que revendique le SNES-FSU, seule à même de répondre aux enjeux de l'inclusion et à la nécessaire professionnalisation des AESH. La précarité reste donc la règle. Un maigre progrès néanmoins : les CDD signés à partir de la rentrée doivent l'être pour une durée de trois ans. La grille indiciaire, quant à elle, est toujours aussi scandaleuse : recrutement au SMIC et plafond à 1 700 € brut pour un plein-temps, que l'on peut espérer atteindre après vingt ans de « carrière ». La seule avancée en la matière concerne la quotité de travail qui sera calculée sur 41 semaines au lieu de 39. Les cinq semaines en sus des 36 de l'année scolaire ne donnent lieu à aucun rattrappage : elles permettent de prendre en compte les réunions, préparations... nécessaires aux AESH pour assurer leurs missions. En conséquence, les AESH à temps incomplet verront leur rémunération augmenter de 5,1 % pour une même quotité horaire.
Plus de détail : www.snes.edu/Cadre-de-gestion-des-AESH-circulaire-du-5-juin-2019.html.

Emmanuel Séchet

Communiqué unitaire

mer, 10/07/2019 - 18:28

Communiqué FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ'Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC, SNFOLC, avec le soutien des Stylos rouges, de la chaîne des bahuts et de l'APSES

La session 2019 du baccalauréat s'achève ce jour pour les centres d'examens. Le comportement, les déclarations publiques et les consignes du Ministre de l'Education nationale en ont fait une session qui restera dans l'histoire par la rupture d'égalité introduite entre les candidats du fait du Ministre.

Les recommandations invitant les jurys à utiliser les notes de l'année ont profondément heurté les correcteurs : elles ont été synonymes de remise en cause de leur travail et de leur intégrité professionnelle, mais aussi de rupture d'égalité des candidats devant l'examen. Attachés à un bac aux épreuves terminales et nationales, de très nombreux professeurs ont refusé de se livrer à de tels bricolages (notes fabriquées, inventées, arbitraires...). Les organisations signataires les soutiennent sans réserve.
Les recommandations ministérielles se sont souvent transformées en pressions, parfois accompagnées de menaces envers les enseignants. Jean-Michel Blanquer a ainsi fait basculer la session 2019 du baccalauréat dans l'illégalité et le chaos. La seule porte ouverte par le Ministre est donc celle des recours juridiques justifiés qui ne manqueront pas de se multiplier de la part des familles et des élèves.

En menaçant les grévistes de retraits de salaire non réglementaires et de sanctions disciplinaires, le ministre cherche l'affrontement avec la profession. Les propos du chef de l'Etat assimilant les grévistes à des « preneurs d'otages » sont indignes et indécents, ils stigmatisent encore davantage des personnels traités avec mépris depuis des mois.

Les organisations appellent les personnels à se réunir en assemblées générale dans les collèges et les lycées dès la prérentrée afin de mettre en débat les suites de l'action, pour :
une revalorisation significative des rémunérations ;
le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique ».
des créations et non des suppressions de postes
Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période de la rentrée scolaire

Les organisations dénoncent toutes les formes de pressions et de répressions touchant les élèves et les personnels. Elles soutiennent tous les collègues, mobilisés sur le baccalauréat ou le DNB qui seraient menacés et, en cas de sanction, les assisteront dans leur recours et appelleront toute la profession à soutenir financièrement les grévistes, y compris financièrement.

Paris, mercredi 10 juillet 2019

Concours du second degré : moins de postes offerts, plus de postes non pourvus : cherchez l'erreur

mer, 10/07/2019 - 11:29

Communiqué de presse du 9 juillet 2019

Le Ministre prétend tout faire pour augmenter le vivier des candidats aux concours. Or, il baisse depuis deux ans le nombre de postes offerts ( -1560 à la session 2018 puis – 400 en 2019. L'effet est immédiat : depuis deux ans le nombre d'inscrits régresse (-3,29 % entre les sessions 2017 et 2018, et encore -7,2 % pour les inscrits bruts entre les sessions 2018 et 2019).

Il prétend encourager les candidats à venir aux écrits après s'être « préparés sérieusement », mais ne leur offre toujours aucun soutien financier ni l'année du concours, ni avant. Plus de la moitié des inscrits jettent l'éponge avant les écrits, et ce gâchis a des raisons : jobs alimentaires qui empêchent d'étudier, baisse des postes offerts, fermetures de préparations universitaires, le Ministre voudrait saboter le recrutement par concours qu'il ne s'y prendrait pas autrement !

Après 677 postes non pourvus aux concours externes du second degré à la session 2018, 924 postes ne l'ont pas été à la session 2019 (228 postes au CAPES externe de mathématiques, 100 à celui d'allemand, 82 à celui de lettres classiques, 122 à celui de sciences physiques ). De plus, malgré les demandes incessantes du SNES FSU de constitution de listes complémentaires dans toutes les disciplines afin de pallier systématiquement les désistements des admis à plusieurs concours et les démissions de l'été, rien n'a été fait. Certes, davantage de listes complémentaires ont été ouvertes, mais on est très loin de ce que les textes prescrivent.
Année après année, ce sous-recrutement creuse le déficit de professeurs sur le terrain. A la rentrée 2019, 34 000 élèves supplémentaires entreront dans les établissements du second degré et ils auront moins de professeurs formés pour enseigner. De moins en moins d'étudiants se tournent vers les métiers de l'enseignement sans que le Ministre prenne les mesures nécessaires. Le soi- disant prérecrutement (AED) prépro a en fait pour objectif d'utiliser des étudiants comme moyens d'enseignement. La rémunération de début de carrière est nettement insuffisante pour reconnaître la détention d'un master. Les conditions de travail se dégradent chaque année un peu plus. Enfin, la faible considération du Ministre pour ses agents décourage des étudiants de passer des concours exigeants.
Si le Ministre pense que le recours accru au contrat pourrait être une solution, il se trompe lourdement.

Pour le SNES-FSU, il est grand temps, au contraire, de sécuriser la continuité et la qualité du service public d'Éducation du aux élèves en créant de véritables prérecrutements pour étudier sans contrepartie de service, publiant un plan pluriannuel de recrutement, créant des aides financières pour les étudiants. La rémunération des enseignants et, tout particulièrement, des débuts de carrière doit être fortement revalorisée. Il y a urgence !

DNB : Faire reconnaître son travail en demandant sa rémunération

mer, 10/07/2019 - 10:39

Les indemnités pour les examinateurs et les correcteurs du brevet sont notoirement faibles et de nombreux correcteurs ne les réclament même pas.

Elles sont pourtant dues même si elles payent de manière insuffisante le travail effectué. Il faut donc réclamer ces sommes au ministère. Pour les récupérer dans la plupart des académies, il faut se connecter sur IMAG'IN et renseigner la saisie/consultation des états de frais. L'oral du DNB est rémunéré 4,11 euros de l'heure et la copie vaut 0,75 centimes.

Le SNES-FSU demande la revalorisation des indemnités liées au DNB ainsi qu'une remise en plat des modalités de l'examen (nature des épreuves, prises en compte l'ensemble des disciplines, retour à un vrai contrôle continu).

Projets de programmes de terminale : qui dit pire ?

mar, 09/07/2019 - 23:30

Les organisations représentées au Conseil supérieur de l'éducation ont pu découvrir ce week-end les projets de textes que le Ministère leur soumettra les 11 et 12 juillet. Le Snes-FSU avait exprimé les plus grandes réserves quant à l'intérêt, la pertinence, et la faisabilité des projets de programme de terminale conçus par le Conseil supérieur des programmes pour l'histoire-géographie et la spécialité HGGSP. La DGESCO, en proposant des textes largement réécrits réussit l'exploit de faire encore pire.

Les textes que nous mettons en ligne ce soir ne sont que des projets, il est symptomatique qu'ils ne soient connus que quelques jours avant d'être examinés, ne laissant que peu de temps pour l'analyse. La semaine dernière les projets de programme qui ont été examinés en Commission spécialisée des lycées, pour préparer le CSE, correspondaient encore au travail effectué par le CSP. Nous découvrons des textes profondément réécrits dans la voie générale, tout particulièrement en histoire, et pour la spécialité Histoire-géographie géopolitique sciences politiques.
Pour la voie technologique, le projet n'a pas été retouché.

Un alourdissement du programme de tronc commun de la voie générale

Les horaires indicatifs des deux premiers thèmes d'histoire ont été augmentés de deux heures chacun, quand le thème 4 a perdu deux heures. Au total, la prescription est de 48 heures à 54 heures pour boucler le programme d'histoire, 48 à 52 heures pour la géographie. Un déséquilibre qui ne semble pas déranger le Ministère, alors que les collègues qui ne respectent pas la parité se font régulièrement taper sur les doigts lorsqu'ils et elles se font inspecter.
La prescription s'alourdit aussi par l'ajout (toujours par rapport au travail du CSP) d'un nombre important de points de passage de d'ouverture (qui sont obligatoires - et portent décidément bien mal ce nom, puisqu'ils ferment les possibilités)
+ 5 dans le thème 1 (pour 2 heures en plus)
+ 2 dans le thème 2 (pour 2 heures en plus)
+ 2 dans le thème 3 avec le même horaire
6 points de passage et d'ouverture disparaissent dans le thème 4 (ils sont tous supprimés) mais la rédaction a été modifiée pour que le reste (les "objectifs") devienne obligatoire : on ne lit plus « on peut mettre en avant », mais « on mettra en perspective ».
Le bilan est donc bien un carcan horaire plus serré que jamais, et une absence de marge de manœuvre dans la manière de traiter les différents chapitres.
Dans le détail, ce programme de terminale, dont la version CSP sentait déjà la naphtaline, dessine un enseignement scolaire de l'histoire et de la géographie déconnecté des enjeux qui animent ces deux communautés scientifiques depuis des années.
L'entrée du programme d'histoire du CSP était déjà exclusivement politique et géopolitique, avec des problématiques datées rappelant aux enseignant·es expérimenté·es leurs cours des années 1990. Avec cette nouvelle version, il s'agit d'en passer non seulement par la chronologie en histoire, mais surtout par l'événementiel, les grands personnages et la célébration de la grandeur de la France (c'est à dire de la Ve République). On cherche en vain ce qui permettra de faire des "citoyens éclairés et actifs" (préambule) dans cet ensemble bien uniforme.
Tous les PPO (points de passage et d'ouverture) ajoutés sont des dates associées à des événements ou alors des grands personnages. Dans le thème 1, « Le Front Populaire » disparaît au profit de « 1936 : les accords Matignon » : un carottage absurde dans l'épaisseur historique, des faits déconnectés de leur contexte... Dans le thème 2, « Les Femmes dans la résistance » (seule mention de la place des femmes dans l'histoire générale...) disparaissent au profit de trois points chronologiques distincts : juin 1940, juin 1944 et 6 et 9 août 1944.
Dans le thème 3 la suppression du PPO « Margaret Thatcher et le tournant économique libéral au Royaume-Uni » n'est pas idéologiquement neutre. Surtout qu'à la place on peut lire « Ronald Reagan et Deng Xiaoping, deux acteurs majeurs d'un nouveau capitalisme » ce qui est quand même bien plus positif... Enfin a été barrée la notion d'État-Providence (il s'agissait d'expliquer qu'il avait été remis en question) et ajouté « Libéralisation et dérégulation »...
En géographie le projet du CSP n'a pas été profondément remanié, ce qui n'est pas non plus une excellente nouvelle, étant donné que sa thématique générale est battue et rebattue. Le thème 1 est d'ailleurs un copié-collé de ce qui existe déjà au collège, de même que beaucoup de suggestions d'études de cas. Thème 2 et thème 3 sont uniquement centrés sur les acteurs institutionnels et économiques, il s'agit d'une géographie vue d'en haut, d'où les hommes et les femmes et leur quotidien sont singulièrement absent·es. Un continent est très absent de toute cette année de terminale, l'Afrique.
Enfin, le portfolio sur la France mentionné en introduction risque de poser problème pour l'évaluation au baccalauréat lors des épreuves de contrôle continu « Le chapitre conclusif de terminale, consacré à la France, s'appuie sur l'ensemble des connaissances acquises depuis la seconde. Dans cette perspective, un portfolio –regroupant les supports du travail de l'élève sur la France (fiches de cours, croquis, documents, etc.) –peut être constitué durant les trois années du lycée. » Les élèves pourront-ils être interrogés sur des éléments étudiés en seconde et en première ?!

Pour conclure, il s'agit d'un changement de programme qui, conjugué aux changements induits par les réformes du lycée et du baccalauréat, risque d'ôter à celles et ceux dont le métier est guidé par "la saveur des savoirs" le plaisir d'enseigner, comme aux élèves celui d'apprendre...

Deux thèmes ajoutés en HGGSP

Le Ministère ajoute une indication horaire de 26 à 28 heures pour chaque thème, contrainte qui vient restreindre la liberté pédagogique des enseignants dans la mise en œuvre du programme. Estimer qu'il y aura 26 à 28 semaines de cours de spécialité est irréaliste par rapport au calendrier du baccalauréat en terminale (épreuves terminales de spécialité début mars afin que les notes soient prises en compte dans Parcoursup). Le Ministère devra forcément énoncer lesquels des 6 thèmes pourront être évalués par l'épreuve écrite nationale, et lesquels ne seront évalués qu'au moment du Grand Oral... Le sixième thème totalement nouveau « L'enjeu de la connaissance » semble bien en phase avec un volontarisme politique autour de la société numérique ou "société de la connaissance". Il n'est pas non plus anodin politiquement que disparaisse le chapitre sur la pauvreté et les inégalités, au profit du patrimoine (on parierait presque sur un effet incendie de Notre-Dame ?).

Mais QUI donc a réécrit de tels programmes, ceci en contradiction avec les promesses "d'allègement" faites par la DGESCO lors de la commission spécialisée des lycées début juillet ?..

Projet d'arrêté programme Tle GT tronc commun HG
Projet d'arrêté programme Tle spécialité HGGSP

Plan « Internat du XXIe siècle » : l'internat au service d'une vision libérale de l'école

mar, 09/07/2019 - 19:10

Le ministre Blanquer a présenté le 1er juillet son plan pour « l'internat du XXIe siècle ». Le rapport Foucault-Gouttebel (respectivement IGAENR et président de Conseil Départemental) qui le sous-tend est resté confidentiel mais a bien été remis à la rentrée 2018... Son objectif affiché est la création de quelques 240 « internats à projets » de trois types pour y accueillir 13 000 élèves supplémentaires d'ici 2022.

« Internat d'excellence », le retour
En tant que recteur de Créteil puis de DGESCO de Chatel, l'actuel ministre avait inauguré à grand tapage médiatique ce dispositif destiné à accueillir en internat des élèves « méritants d'origine modeste ». Son coût exorbitant (en moyenne 50 000 € la place et jusqu'à 100 000 € au fameux internat de Sourdun, contre 20 000 en structure classique) a été dénoncé dès 2011 et cette politique faussement méritocratique abandonnée progressivement. Toujours sourd à toute critique, le ministre en tire au contraire un bilan positif et la remet à l'honneur. Ainsi, le plan prévoit au moins un internat d'excellence par département (70 collèges et 30 lycées). Chaque métropole devrait en disposer, ces internats pouvant d'ailleurs « s'intégrer aux futures cités éducatives ».

Un ministre promoteur immobilier ?
100 « résidences à thèmes » seront développées, principalement en collèges ruraux ou de montagne, Les 7 thèmes retenus sont associés à des noms qui évoquent irrésistiblement des brochures immobilières : Médicis pour les arts, Olympiques pour le sport, Digitales pour le numérique, Nature pour l'environnement ou Archimède pour les Sciences... Un même établissement pourrait croiser plusieurs thèmes et ces résidences feront évidemment l'objet d'un label.

Internats du troisième type, les 40 « campus pro » seront liés aux labels « campus des métiers » et susceptibles d'accueillir d'ici 2022 des jeunes, du CAP au BTS avec l'objectif de renforcer l'attractivité de la voie professionnelle. Jamais avare de formules, le ministre les a déjà baptisés « Harvard du pro »...

Un financement qui reste bien aléatoire
Pour les trois types d'internats, des appels à projets seront lancés en décembre et les projets labellisés selon plusieurs critères (« inscription dans le territoire », « qualité de l'accueil et des locaux », « qualité du suivi pédagogique », du « pilotage »). Pour autant, les budgets ne semblent pas clairement assurés. La Caisse des dépôts et consignations proposerait un prêt à hauteur d'un milliard d'euros aux collectivités locales pour « le bâti scolaire » mais sans faire la part des moyens explicitement affectés aux internats. La revalorisation annoncée de la « prime à l'internat » (actuellement 258€ annuels) n'est pas chiffrée et les fonds sociaux risquent d'être mis à contribution, hélas au détriment des familles actuellement aidées pour les scolarités.

Un dispositif au service d'une idéologie
L'internat version Blanquer marque plutôt un retour dans le passé vers un système à deux vitesses qu'une réelle entrée dans les problématiques du XXIè siècle. D'un côté des structures classiques pour 1300 internats, de l'autre, 240 labellisés « excellence » qui décrivent bien l'inspiration libérale de la politique éducative menée. L'individualisation de formules d'internat « à la carte » risque de se faire au détriment d'une ambition de qualité pour tous Il serait ainsi possible de n'y passer qu'un seul trimestre, une ou deux soirées par semaine ou bien quelques semaines en période d'examen ou suite à des événements familiaux, voire sans nuitée. Un tel plan mettra en concurrence les établissements au lieu de travailler leurs complémentarités en coopération sur un même territoire. Il s'en prend aussi aux métiers actuels et à ceux qui les exercent. S'il occulte complètement les personnels sociaux et de santé, le plan n'hésite pas à parler de « métiers de l'internat », de « s'appuyer sur un corps de professionnels formés », et même d'un « manager d'internat », ou d'un « chef de projet ». Ce vocabulaire typique du nouveau management public éclaire d'un jour cru l'idéologie qui irrigue ce plan, et ne va pas manquer de conforter les pratiques de profilage de postes en vogue dans certaines académies. La circulaire de missions de 2015 précise pourtant que « tous les CPE de l'établissement participent à l'organisation et à l'animation éducative de l'internat. Il en résulte qu'aucun ne peut être spécialisé dans les responsabilités d'internat ».

Pour le SNES-FSU, une politique ambitieuse pour l'internat ne saurait se limiter à une opération partielle au bénéfice de quelques un mais au contraire constituer une action publique à l'intention de tous. Il revendique une rénovation de tous les internats en concertation avec les collectivités pour améliorer partout les conditions matérielles d'accueil et leur dotation d'un encadrement éducatif et pédagogique de qualité.

programmes de philosophie : acte III !

mar, 09/07/2019 - 13:27

Chacun en convient, le compromis de 2003 ( programme Fichant) a vécu. La double exigence de préserver la liberté philosophique des enseignants et de limiter l'indétermination des programmes (dans leur rapport aux sujets d'examen) n'est plus compatible - mais l'a-t-elle jamais été...- avec les programmes actuels. A chaque nouvelle cession du baccalauréat, on constate un peu plus que le programme Fichant permet à peu près tous les sujets, alors que les "champs" du programme (délimitant des axes de réflexion tels "la morale", "la politique", etc.) interférent librement avec l'ensemble des autres notions ("le bonheur", "la justice", etc.), dont les couplages ("le travail et la technique", etc.) sont définitivement sans effet sur les sujets d'examen.

La fabrique des nouveaux programmes aura connu deux tentatives diamétralement opposées pour lever ces ambiguïtés. Le projet du groupe d'experts (mars-avril) aura eu le mérite de distinguer les champs organisant le programme, des notions qui le constituent, alors que le projet du CSP (mai) supprimait purement et simplement les champs et les couplages entre les notions pour revenir à une liste alphabétique de 21 notions pour la voie générale et 7 pour la voie technologique.

Entre-temps, les associations professionnelles ainsi que les organisations syndicales (dont le SNES-FSU) réclamaient à cor et à cri une authentique consultation, alors que le calendrier le permettait (et le permet encore...). En guise de réponse, nous aurons eu droit à une 1ere consultation (mars) sur un programme mort-né et une 2de consultation électronique (juin) aussi peu suivie qu'opaque , dont les conclusions ne seront pas communiquées... De son côté, le SNES organisait une consultation dans l'urgence, dont on trouvera ici les conclusions.

Après le huis-clos du groupe d'experts et le coup de théâtre du CSP, nous voilà devant un 3e programme, dont on ne connaît ni les auteurs, ni la méthode, mais qui aura été "livré" en moins de 15 jours à l'issue de la consultation électronique, pour être soumis au vote du CSE avant le 12 juillet et ce, en toute discrétion (les associations professionnelles n'ayant pas eu l'information...) alors que les projecteurs de l'actualité sont tournés vers la grève des correcteurs du baccalauréat.

Nous voilà donc devant un programme hybride dans ses intentions, qui cherche dans l'urgence mais sans succès, à garantir la liberté philosophique des enseignants (d'où un programme alphabétique de notions p.6) et à limiter l'indétermination des programmes (d'où les 3 nouvelles "perspectives" p.5). Mais faute de croiser explicitement ces 2 aspects potentiellement contradictoires, la tentative sera vaine, comme le concède les exemples donnés en page 5 (à propos de l'art en particulier, notion susceptible d'interagir à peu près avec tous les autres éléments du programme...). Le SNES-FSU continue à penser que ces 2 objectifs sont conciliables, dès lors qu'on accepte le principe d'une organisation du programme en champs ou domaines assignant aux notions, sinon une stricte "exclusivité", du moins une "priorité de traitement" - ce qu'exclut explicitement le nouveau texte (p.6).

Quant aux épreuves, elles restent conçues sur le même modèle dans les deux voies (générale et technologique), sans autre horizon que la dissertation et l'explication de texte, ce qui n'est pas sans poser de problèmes (et ce, excusez du peu, depuis quelques décennies...) pour la voie technologique.

Bref, l'heure est à réclamer un moratoire et à ouvrir une authentique consultation d'ici la fin de l'année civile. Si la stratégie ministérielle est clairement de se débarrasser avant l'été d'un nouveau contentieux avec les professeurs de philosophie, rien côté calendrier de la réforme, n'oblige à une telle précipitation ! Gageons que les calculs politiciens cèderont devant ce que le bon sens prescrit, eu égard à l'intérêt des élèves et à l'avenir de l'enseignement de la philosophie...

Concours du second degré : moins de postes offerts, plus de postes non pourvus : cherchez l'erreur

mar, 09/07/2019 - 11:47

Le Ministre prétend tout faire pour augmenter le vivier des candidats aux concours. Or, il baisse depuis deux ans le nombre de postes offerts ( -1560 à la session 2018 puis – 400 en 2019. L'effet est immédiat : depuis deux ans le nombre d'inscrits régresse (-3,29 % entre les sessions 2017 et 2018, et encore -7,2 % pour les inscrits bruts entre les sessions 2018 et 2019).

Il prétend encourager les candidats à venir aux écrits après s'être « préparés sérieusement », mais ne leur offre toujours aucun soutien financier ni l'année du concours, ni avant. Plus de la moitié des inscrits jettent l'éponge avant les écrits, et ce gâchis a des raisons : jobs alimentaires qui empêchent d'étudier, baisse des postes offerts, fermetures de préparations universitaires, le Ministre voudrait saboter le recrutement par concours qu'il ne s'y prendrait pas autrement !

Après 677 postes non pourvus aux concours externes du second degré à la session 2018, 924 postes ne l'ont pas été à la session 2019 (228 postes au CAPES externe de mathématiques, 100 à celui d'allemand, 82 à celui de lettres classiques, 122 à celui de sciences physiques ). De plus, malgré les demandes incessantes du SNES FSU de constitution de listes complémentaires dans toutes les disciplines afin de pallier systématiquement les désistements des admis à plusieurs concours et les démissions de l'été, rien n'a été fait. Certes, davantage de listes complémentaires ont été ouvertes, mais on est très loin de ce que les textes prescrivent.
Année après année, ce sous-recrutement creuse le déficit de professeurs sur le terrain. A la rentrée 2019, 34 000 élèves supplémentaires entreront dans les établissements du second degré et ils auront moins de professeurs formés pour enseigner. De moins en moins d'étudiants se tournent vers les métiers de l'enseignement sans que le Ministre prenne les mesures nécessaires. Le soi- disant prérecrutement (AED) prépro a en fait pour objectif d'utiliser des étudiants comme moyens d'enseignement. La rémunération de début de carrière est nettement insuffisante pour reconnaître la détention d'un master. Les conditions de travail se dégradent chaque année un peu plus. Enfin, la faible considération du Ministre pour ses agents décourage des étudiants de passer des concours exigeants.
Si le Ministre pense que le recours accru au contrat pourrait être une solution, il se trompe lourdement.

Pour le SNES-FSU, il est grand temps, au contraire, de sécuriser la continuité et la qualité du service public d'Éducation du aux élèves en créant de véritables prérecrutements pour étudier sans contrepartie de service, publiant un plan pluriannuel de recrutement, créant des aides financières pour les étudiants. La rémunération des enseignants et, tout particulièrement, des débuts de carrière doit être fortement revalorisée. Il y a urgence !

Concours du second degré

Lettres modernes

lun, 08/07/2019 - 21:00
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Philosophie

lun, 08/07/2019 - 20:30
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Mathématiques

lun, 08/07/2019 - 20:00
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Lettres classiques

lun, 08/07/2019 - 20:00
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Histoire - géographie

lun, 08/07/2019 - 20:00
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Education musicale

lun, 08/07/2019 - 20:00
2019 2018 2017 2016 2015

Toutes les disciplines...

Anglais

lun, 08/07/2019 - 20:00
2018 2017 2016 2015 2014

Toutes les disciplines...

HEB dans le corps des professeurs de chaires supérieures : des avancées à confirmer

lun, 08/07/2019 - 14:16

Une double CAPN chaires supérieures s'est tenue les 18 et 19 juin derniers : accès au corps pour les professeurs agrégés de CPGE et accès à l'échelon spécial dans le corps pour atteindre la HEB.

CAPN d'accès au corps des professeurs de chaires supérieures

Pour l'accès au corps, la moyenne d'âge des promus, 66 femmes et 59 hommes, est de 48 ans. Les promotions se sont faites sur propositions de l'Inspection générale sans acte de candidature. Le SNES-FSU demande que les collègues puissent postuler à la liste d'aptitude. Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire du SNES-FSU lue en début de CAPN.

Liminaire du SNES-FSU accès au corps

CAPN d'accès à la HEB dans le corps des professeurs de chaires supérieures
Campagne rétroactive 2018
L'accès à la HEB se fait enfin dans le corps des professeurs de chaires supérieures après une publication des décrets à la dernière minute. C'en est fini du retour dans le corps des professeurs agrégés conformément aux objectifs du SNES-FSU. L'accès à la HEB se fait cependant via un échelon spécial sur proposition de l'Inspection générale et non par la création d'un 7ème échelon accessible à tous comme le revendique le SNES-FSU. Le nombre de promotions à l'échelon spécial était extrêmement limité : seulement 9 % des éligibles ont été promus, ce qui n'a pas permis de promouvoir tous les professeurs de chaires supérieures partant à la retraite.
En amont de la CAPN, le SNES-FSU avait contacté les Inspections générales pour expliquer les enjeux liés à l'importance de promouvoir des collègues partant à la retraite afin de favoriser la meilleure rotation possible dans un contexte de contingent de promotions limité et défavorable. Le SNES-FSU a été le seul syndicat à défendre ce principe. Notre message a été plutôt entendu -près de 75 % des partants à la retraite ont été promus- mais pas complètement et pas par toutes les Inspections, certaines ayant fait volontairement le choix de promouvoir des collègues ne partant pas tout de suite à la retraite, empêchant ainsi d'autres professeurs de chaires supérieures de partir à la retraite en 2019 avec la HEB.
Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire du SNES-FSU

Liminaire du SNES-FSU échelon spécial HEB

Campagne de promotion à la HEB 2019
Initialement, le ministère comptait organiser en même temps la campagne 2018 et la campagne 2019. Le SNES-FSU était intervenu pour obtenir le report de la campagne 2019 afin de pouvoir récupérer des promotions grâce à des départs à la retraite à l'été 2019 de collègues promus lors de la campagne rétroactive 2018.
Le ministère entend maintenant organiser la campagne 2019 à l'automne mais annonce que seule une dizaine de promotions pourront être récupérées, celles des partants à la retraite avant le 1er septembre 2019.
Ces promotions s'ajouteront aux 55 programmées dans le cadre de la montée en charge du dispositif PPCR. Les promotions "perdues" en 2019 seront récupérées pour la campagne 2020 qui devrait offrir plus de possibilités de promotion.

Le SNES-FSU continuera de défendre dans un cadre collectif les intérêts individuels des professeurs de chaires supérieures conformément à ses mandats.

HEB pour les professeurs de chaires supérieures : des avancées à confirmer

lun, 08/07/2019 - 14:06

Une double CAPN chaires supérieures s'est tenue les 18 et 19 juin derniers : accès au corps pour les professeurs agrégés de CPGE et accès à l'échelon spécial dans le corps pour atteindre la HEB.

CAPN d'accès au corps des professeurs de chaires supérieures

Pour l'accès au corps, la moyenne d'âge des promus, 66 femmes et 59 hommes, est de 48 ans. Les promotions se sont faites sur propositions de l'Inspection générale sans acte de candidature. Le SNES-FSU demande que les collègues puissent postuler à la liste d'aptitude. Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire du SNES-FSU lue en début de CAPN.

Liminaire du SNES-FSU accès au corps

CAPN d'accès à la HEB dans le corps des professeurs de chaires supérieures
Campagne rétroactive 2018
L'accès à la HEB se fait enfin dans le corps des professeurs de chaires supérieures après une publication des décrets à la dernière minute. C'en est fini du retour dans le corps des professeurs agrégés conformément aux objectifs du SNES-FSU. L'accès à la HEB se fait cependant via un échelon spécial sur proposition de l'Inspection générale et non par la création d'un 7ème échelon accessible à tous comme le revendique le SNES-FSU. Le nombre de promotions à l'échelon spécial était extrêmement limité : seulement 9 % des éligibles ont été promus, ce qui n'a pas permis de promouvoir tous les professeurs de chaires supérieures partant à la retraite.
En amont de la CAPN, le SNES-FSU avait contacté les Inspections générales pour expliquer les enjeux liés à l'importance de promouvoir des collègues partant à la retraite afin de favoriser la meilleure rotation possible dans un contexte de contingent de promotions limité et défavorable. Le SNES-FSU a été le seul syndicat à défendre ce principe. Notre message a été plutôt entendu -près de 75 % des partants à la retraite ont été promus- mais pas complètement et pas par toutes les Inspections, certaines ayant fait volontairement le choix de promouvoir des collègues ne partant pas tout de suite à la retraite, empêchant ainsi d'autres professeurs de chaires supérieures de partir à la retraite en 2019 avec la HEB.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire du SNES-FSU

Liminaire SNES-FSU échelon spécial HEB

Campagne de promotion à la HEB 2019
Initialement, le ministère comptait organiser en même temps la campagne 2018 et la campagne 2019. Le SNES-FSU était intervenu pour obtenir le report de la campagne 2019 afin de pouvoir récupérer des promotions grâce à des départs à la retraite à l'été 2019 de collègues promus lors de la campagne rétroactive 2018.
Le ministère entend maintenant organiser la campagne 2019 à l'automne mais annonce que seule une dizaine de promotions pourra être récupérée, celles des partants à la retraite avant le 1er septembre 2019.
Ces promotions s'ajouteront aux 55 programmées dans le cadre de la montée en charge du dispositif PPCR. Les promotions "perdues" en 2019 seront récupérées pour la campagne 2020 qui devrait offrir plus de possibilités de promotion.

Le SNES-FSU continuera de défendre dans un cadre collectif les intérêts individuels des professeurs de chaires supérieures conformément à ses mandats.

Où sont les femmes ?

lun, 08/07/2019 - 12:49

Au CSE du 15 mai 2018, le programme de français-philosophie des CPGE scientifiques pour l'année 2018-2019 a été présenté. Une fois de plus, ce programme, consacré à "L'amour", ne propose pas d'œuvre écrite par une femme. Le programme de 2019-2020 consacré à "la Démocratie" a été publié au BO le 4 juillet 2019 et ne comporte pas non plus d'oeuvre d'auteure malgré l'avis défavorable du CSE du 16 mai 2019.

Le secteur prépa du SNES-FSU, en accord avec le secrétariat général de notre organisation syndicale, a décidé de s'adresser à la commission en charge de l'élaboration du programme de français-philo pour les CPGE scientifiques dans laquelle siègent, sous la direction de la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur et de l'Insertion Professionnelle (DGESIP), des IG, des représentants des Grande Écoles, et des professeurs des deux disciplines.

L'objectif est, en effet, de faire bouger les choses en amont du CSE : une fois que le programme arrive devant cette instance, il est souvent trop tard étant donné les contraintes de calendrier.

Vous trouverez en ci-dessous le courrier destiné à alerter la commission afin qu'elle veille à introduire davantage d'œuvres écrites par des femmes dans les programmes de français-philosophie des CPGE scientifiques.

Courrier à la DGSIP programme français-philo

La DGESIP répondu favorablement à la demande du SNES-FSU. En effet, sa directrice, dont vous trouverez le courrier de réponse ci-dessous, s'est dit "très attachée à la parité hommes/femmes" et "sensible aux arguments" que le SNES-FSU a avancés. Elle demandera "aux membres du groupe de travail qui se réunira en octobre 2018 d'étendre autant que faire se peut leurs propositions".

Réponse DGESIP juin 2018

Le SNES-FSU sera vigilant quant à la prise en compte de ces recommandations.

Mise à jour du 10 mai 2019

Pour le programme de 2019-2020, en amont de la CSL et du CSE, le SNES-FSU a repris contact avec la Direction de l'Enseignement Supérieur (Dgesip) en charge des programmes de CPGE pour lui rappeler les échanges de mai-juin 2018

Courrier SNES-FSU 2019 à la Dgesip

Dans sa réponse, la Directrice a renouvelé son "vif souhait" de voir étudier en prépas scientifiques "des oeuvres écrites par des femmes" tout en rappelant "l'entière liberté des membres" de la commission chargée de proposer le programme.

Réponse Dgesip avril 2019

En séance, le SNES-FSU a exprimé son attachement à la prise en compte de l'objectif de proposer des oeuvres écrites par des femmes et son attachement à la liberté de la commission.

Mise à jour du 8 juillet 2019

Au BO du 4 juillet 2019, le programme a été publié sans modification par rapport à celui présenté au CSE malgré l'avis négatif de cette instance.

Programme publié le 4 juillet 2019

Le SNES-FSU poursuivra ses interventions pour obtenir la prise en compte d'auteures dans les prochains programmes.

Attention, concernant l'oeuvre de Tocqueville, le site de l'association de spécialistes l'UPLS indique que, contrairement à ce qu'affirme l'arrêté qui vient d'être publié, il s'agirait d'étudier uniquement le chapitre 4 du tome II et non le livre entier. Selon l'UPLS, "un arrêté rectificatif devrait être publié". La présence d'un IG lors de la CSL et du CSE aurait permis d'éviter ces incertitudes.