Actualités 2nd degré

S'abonner à flux Actualités 2nd degré Actualités 2nd degré
Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 41 min 57 sec

Compte-rendu du colloque FLAREP 2019

mer, 20/11/2019 - 14:15

Colloque de la FLAREP 2019 - Saint-Jean-de-Luz

« Langues régionales et d'Outre-Mer :

les oubliées de la nouvelle Education Nationale ? »

Le SNES-FSU s'est rendu au colloque de la FLAREP, qui est toujours un moment important pour les langues régionales.

Le colloque s'est déroulé au fil de conférences et tables-rondes sur le rôle des Collectivités Territoriales dans l'enseignement des LR, la formation des maîtres, le bilinguisme et la valorisation des langues d'Outre-Mer. Programme sur : flarep.com

Parmi les participants (environ 60 personnes issues de diverses associations de parents, d'enseignants, d'organismes des différentes langues). L'occasion de rencontres avec des collègues de langues régionales et notamment des collègues syndiqués au SNES-FSU et au SNUIPP-FSU. j

Lors de la première journée, deux enseignantes certifiées de basque témoignent à la tribune de leur situation de souffrance profonde, de la dégradation brutale de leur enseignement et de leurs services. Ces situations font écho à ce que nous connaissons des enseignants d'occitan : abandons, dépressions, burn-out, changement de valence...

D'ailleurs, dans le conseil d'administration de la FLAREP, en préambule au colloque, le problème de la réforme des lycées était apparu comme le plus grave, après les dégradations subies suite à la réforme des collèges.

Table ronde sur les conséquences de la réforme sur les Langues régionales

Animée par Gilbert Mercadier, Président du Congrès Permanent de la Langue Occitane (https://www.locongres.org/fr).

Préambule

Constat que la réforme du bac a des conséquences catastrophiques sur l'enseignement des nos langues.

Le SNES-FSU communique les chiffres ministériels provisoires concernant le nombre d'inscrits dans les spécialités. Le chiffre de 87 inscrits dans la spécialité Langues Littérature et Cultures Régionales au niveau national est sans appel : c'est catastrophique.

Le but de la table ronde est de faire le bilan de la rentrée et de recueillir les propositions d'actions pour les fédérer.

Premier tour de table au sujet de la spécialité LLCR (EDS) : remontées de terrain

Constat : cette spé a été ouverte trop tardivement l'an dernier, après la publication des plaquettes d'information du nouveau bac et alors que les élèves de 2nde avaient déjà fait leurs choix. Il a fallu informer à la va-vite et recruter les élèves dans de mauvaises conditions. Ce problème d'information des familles et des élèves, ajouté au problème de calendrier n'a pas été favorable et contribue au peu de succès de cette spé.

Un collègue d'occitan de Nice précise que dans ces conditions il aurait mieux valu ne pas accepter la création de cette spé, car elle met les LR en grande difficulté, même si on déplorait que les LR soient les grandes oubliées du nouveau bac.

breton : 1 ouverture de spé LLCR dans un lycée de Quimper, 11 élèves. (6 lycées ont une filière bilingue breton),

gallo : 0 ouverture. L'enseignement du gallo n'existe qu'en option facultative et selon ses représentants est menacé de disparition.

basque : 2 ouvertures de spé, 25 élèves

corse : nombre d'ouvertures non connu. Le nombre d'inscrits serait de 40 élèves.

catalan : 2 ouvertures de spé à Perpignan, 8 élèves. Mais avec un aménagement sur un lycée de Perpignan, fusion de la spé avec LVB bilingue et LVC facultative, afin de regrouper les effectifs. Alignement des horaires.

Sur la demande formulée au recteur par le chargé de mission d'inspection de catalan, qui attend une réponse officielle.

Ces chiffres correspondent bien à ceux du ministère.

L'assemblée souligne le cynisme du ministre Blanquer qui avait annoncé la création des spé LLCR comme valorisant les langues de France : les chiffres montrent l'échec total de cette concession tardive.

Pour le SNES-FSU, d'une manière générale le nouveau bac accentue les inégalités territoriales et sociales dans la proposition de l'offre de formation. L'exemple de la création des spé LLCR le montre : ouvertures dans les gros établissements des grandes villes seulement et dans les lycées du centre, qui recrutent dans les milieux les plus aisés. Les périphéries, les zones rurales et les lycées de moindre taille n'ayant pas les moyens d'ouvrir un grand nombre de spé. Or l'enseignement des LR s'est jusqu'à présent implanté plus largement sur le territoire.

Par ailleurs, la spé LLCR est très littéraire et touche de ce fait un nombre restreint d'élèves.

Autres problèmes soulevés :

impossibilité de choisir l'ordre des langues à l'inscription au baccalauréat et de prendre la LR en candidat libre alors que c'était possible auparavant

refus de certains établissements d'ouvrir la LVB.

Propositions d'aménagements de la réforme pour revaloriser les LR

Le SNES-FSU évoque la proposition faite à Rennes : l'enseignement de la spé HGGSP en langue bretonne (suite logique des filières bilingues du collège). Cette demande a été soutenue par le SNES-FSU de Rennes, mais refusée par le recteur. Le SNES-FSU de Rennes réitèrera le demande en 2020.

l'OPLB (Office Public de la Langue Basque) a l'intention de demander sur la base de la maquette du bac international l'enseignement en basque de une ou plusieurs disciplines du tronc commun (HG, EMC, EPS, enseignement scientifique) + 3h de langue basque ce qui permettrait de créer un bac avec mention (sur le modèle du bac international). Cette solution demanderait des moyens fléchés et un profilage des postes.

Un enseignant détaché à l'OPLB, précise que l'ancien recteur d'Aquitaine n'était pas opposé à l'enseignement des LR en tant que DNL dans toutes les disciplines.

Une collègue de catalan témoigne de l'aménagement qui a été fait sur 2 lycées de Perpignan (voir ci-dessus).

Débat sur la pertinence de ces aménagements. Quelle est la meilleure solution à retenir pour formuler une proposition commune au ministère ?

Deuxième tour de table au sujet de la LVC ou option facultative

Remontées du terrain : chute des effectifs entraînant la fragilisation et la fermeture des enseignements.

En cause : la dévalorisation au bac des options facultatives. En rapport avec le volume horaire de 3h, peu « rentable » pour les élèves, qui délaissent cet enseignement même quand ils le suivaient depuis le collège, puisqu'il ne rapporte presque plus rien en terme de points.

Nice : chute de 45% des effectifs prévue d'ici 2 ans dans un lycée (témoignage d'un collègue)

Toulouse : chute de 70% des effectifs prévue d'ici 2 ans dans le lycée d'un collègue. Disparition de l'enseignement de l'occitan dans 7 lycées de l'académie à la rentrée 2019.

Académie de Bordeaux, département de la Gironde : baisse prévue de 50% d'ici 2 ans.

Les enseignants de gallo prévoient la fermeture de l'enseignement d'ici 2 ans.

Consensus de l'assemblée pour demander une revalorisation de l'option facultative des LR sur le modèle de LCA.

*****

En clôture du colloque, le président de la FLAREP, Thierry Delobel, annonce que la FLAREP va rédiger un courrier solennel aux ministres de l'EN, de la Culture et d'Outre-Mer pour demander instamment des modifications du nouveau bac revalorisantes pour l'enseignement des LR.Retour ligne automatique
Il demande à toutes les associations et organismes présents de faire remonter rapidement des propositions simples et pragmatiques.

Estèle Lame
SNES-FSU, secteur contenus pour les langues régionales

Voie technologique, voie démocratique

mer, 20/11/2019 - 09:09

Prenant peu à peu figure à partir de la "Libération", la voie technologique contribue, depuis ses origines, très largement et de façon exemplaire à la démocratisation des études secondaires.

Mais les dernières réformes ont porté un coup très dur à la spécificité de cette voie en la rapprochant de la voie générale pour des raisons essentiellement budgétaires. Loin d'avoir enrayé son déclin, elle a dégradé ce qui était une voie de réussite pour de nombreux élèves.
Pour le SNES-FSU, il faut reconstruire les séries technologiques autour des grands champs économiques de la production de biens et de services.

Promoteur et défenseur de la voie technologique depuis son origine, le SNES-FSU demande des évolutions importantes pour les séries de la voie technologique. Les enseignements technologiques doivent être réaffirmés dans leurs spécificités disciplinaires. Ils doivent être complémentaires aux enseignements généraux et inscrits dans une logique de cohérence réciproque ; la répartition du volume horaire entre ces enseignements doit être équilibrée, l'évaluation du baccalauréat doit tenir compte de cet équilibre.

Voir sur snes.edu les Actualités de la voie technologique
Voir la structure actuelle de la voie technologique sur Eduscol.

Etat des lieux

mar, 19/11/2019 - 21:35

Une rentrée difficile au lycée !

La mise en place de la réforme du lycée génère de nombreux dysfonctionnements, comme on pouvait s'y attendre : disparition du groupe classe, emplois du temps kafkaïens, forte hétérogénéité des élèves (en particulier, dans un même groupe de SES cohabitent des élèves qui suivent la spécialité mathématique et d'autres non...), augmentation de la charge de travail...

L'enquête métier réalisée par le SNES-FSU montre que les enseignant.e.s de SES rencontrent d'importantes difficultés dans l'exercice de leur métier :

A cela s'ajoutent la désorganisation qui s'annonce pour la mise en place des épreuves de contrôle local. Le ministère veut imposer coûte que coûte ces épreuves communes de contrôle continu (E3C) dès cette année de Première alors que les élèves et les enseignants sont maintenus dans le flou total. Le SNES-FSU réclame une indemnisation de toutes les épreuves du bac.

Par ailleurs, alors que nous avons dénoncé les projets de programmes et proposé des amendements lors de la consultation du Conseil des programmes, les nouveaux programmes sont désormais publiés, sans aucun modification.

Le 28 octobre dernier, le SNES-FSU a écrit au Ministère pour demander des allègements des programmes de certaines disciplines, dont les SES. La demande porte sur moins de formalisation mathématique dans la spécialité de Première.

A toutes ces difficultés dans l'exercice de notre métier s'ajoute une réforme des retraites qui promet de considérablement faire baisser les revenus des futurs retraités, comme le montre l'outil de simulation réalisé par le SNES-FSU

Les résultats de l'enquête métier pour les SES

mar, 19/11/2019 - 21:05

En novembre 2019, le SNES-FSU a publié les résultats d'une vaste enquête effectuée auprès des enseignantes et des enseignants du second degré : l'accroissement des effectifs, les suppressions de postes, la mise en place des réformes successives du collège puis du lycée ont accru les phénomènes de souffrance au travail et le sentiment de « mal faire ».
Qu'en est-il pour les SES ?

Les enseignantes et enseignantes de sciences économiques et sociales voient leurs conditions de travail particulièrement dégradées par la mise en place de la réforme du lycée : accroissement du nombre de classes et d'élèves à prendre en charge, accroissement du temps de travail et de la charge de travail...

De fortes difficultés

48% des enseignant.e.s de SES (contre 31% pour ceux de l'ensemble des disciplines)qui ont répondu à l'enquête font état du sentiment d'être débordé.e et de ne pas réussir à faire tout ce qu'ils ou elles ont à faire.

65% ont répondu avoir constaté des dégradations de leur état de santé liée à leur travail, dont 10% avec arrêt de travail. 48% ressentent une perte de sens du métier.

92% ont constaté une augmentation de leur temps de travail. La mise en place de la réforme du lycée fait partie des causes de cet alourdissment pour 79% des répondants

...liées à la mise en place de la réforme du lycée

Pour les enseignant.e.s de SES, la mise en place de la réforme du lycée cause une dégradation des conditions d'enseignement : 83% d'entre eux/elles constatent un
accroissement du nombre d'élèves à prendre en charge ; des équipes pédagogiques pléthoriques pour 82% d'entre elles/eux ; des groupes classes éclatés pour 86% d'entre elles/eux.

Le travail sur le nouveaux programmes est jugé stressant et fatiguant par 80% des enseignants de SES.

Les résultats d'ensemble de l'enquête sont consultables sur cet article

Le Groupe LVER

mar, 19/11/2019 - 20:10

Enseignées dès le CP puis dans le secondaire, les langues vivantes étrangères et régionales ont des programmes nationaux qui ont intégré le CECRL.

Depuis plusieurs années, les enseignant·e·s de LVER se voient contraint·e·s de mettre en place de nombreux dispositifs discutables (cf. groupes de compétences, îlots bonifiés...) et des réformes contestables, qui créent des inégalités de traitement des élèves sur le territoire.

La réforme Blanquer qui transforme le lycée de façon catastrophique affecte évidemment les LVER et ses effets seront désastreux.
Les LVER sont intégrées dans le tronc commun et leur évaluation, qui est déjà une tâche extrêmement lourde pour les collègues, sera désormais à mettre en place trois fois lors des E3C.
La LVC/LVR devient quantité négligeable et est en grand danger.
Quant aux programmes, ils sont impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions qui seront les nôtres.
La création de la spécialité LLCE ne fait que renforcer ce sentiment de tâche impossible à accomplir !
Cette réforme n'a pas été pensée pour améliorer le bien être et les conditions d'apprentissage de nos élèves.

Liens vers quelques articles récents :
Les LVER au lycée Blanquer : textes et analyses
Conseil d'enseignement de LVER : les questions incontournables sur la réforme

Soumis à des effectifs pléthoriques, les enseignant·e·s de LVER revendiquent :
minimum 3h hebdomadaires par classe à effectif réduit ;
une politique réelle et ambitieuse de diversification des langues (sans oublier les langues régionales) ;
une véritable formation initiale et continue des enseignants ;
des épreuves terminales nationales à valeur européenne (afin d'en finir avec les certifications des officines semi-privées), notamment au Baccalauréat ;
le développement de l'exposition linguistique des élèves (films en V.O sur le service public, par exemple).
Ces mesures ont un coût mais il est illusoire de vouloir obtenir de réelles avancées dans les apprentissages dans les conditions actuelles d'enseignement.

Les stages académiques LVER qui auront eu lieu en 2019-2020 :

Dijon : 9 janvier 2020
Besançon : le 10 janvier 2020
Reims : 30 janvier 2020
Bordeaux : 13 février 2020
Rouen : le 5 mars 2020

Pour écrire au groupe LVER national (G. Thai, E. Lame) :
lver@snes.edu

Quoi de neuf ?

mar, 19/11/2019 - 19:39

Les dernières semaines ont été très éprouvantes pour la profession et tout particulièrement pour les professeurs de langues et d'histoire géographie.

L'actualité a été fortement dominée par la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat. Les professeurs de langues sont fortement impactés avec la mise en place du contrôle continu. L'échéance des E3C crée un sentiment d'urgence et d'inquiétude à la fois chez les professeurs et les élèves vis à vis de ces nouvelles épreuves.
Les conditions de travail des enseignants de langues s'en trouvent détériorées, la charge de travail augmente et le sentiment de débordement domine.
Le SNES-FSU a mené une enquête métier et conditions de travail dont les résultats sont consultables ICI.
Les résultats spécifiques en LVER montrent que les enseignants d'anglais et d'espagnol souffrent d'effectifs pléthoriques. A l'inverse les professeurs de langues dites à faible diffusion et de langues régionales voient leurs disciplines et leurs emplois fortement menacés par des effectifs de plus en plus réduits.
Le SNES-FSU a été représenté lors du 33e colloque de la FLAREP des 19,20 et 21 octobre 2019 (LR et d'outre-mer : les oubliées de la Nouvelle Education Nationale ?) Les craintes sont confirmées et la survie de ces enseignements dans les établissements publics est en jeu.
Le groupe LVER avait publié une analyse de la réforme et ses conséquences sur les LVER : https://www.snes.edu/Les-LVER-au-ly...
Liens généraux :

L'actualité sur la retraite :
https://www.etmaretraite.fr/

Les résultats de l'enquête métier du SNES-FSU :

https://www.snes.edu/Grande-enquete-metier-resultats.html

L'actualité collège :

https://www.snes.edu/Colleges-education-prioritaire-et-ruralite.html

L'actualité lycée :

https://www.snes.edu/Toutes-les-epreuves-de-bac-doivent-etre-indemnisees.html

retour à l'état des lieux

Maths : dans la tourmente deux mois après la rentrée 2019

mar, 19/11/2019 - 16:32

Le rythme infernal de la transmutation de l'Education nationale, imposé par le ministère, se poursuit. De nombreuses mesures se mettent en place, qui touchent aussi bien à l'organisation du système éducatif (organisation territoriale, pilotage, gestion des personnels et suppression des CAP) et ses finalités (ParcoursSup, Orientation, Réforme du Lycée et du baccalauréat) que le cœur des apprentissages et du métier (programmes, formations imposées hors temps scolaire). D'autres sont déjà annoncées, comme la révision du Dnb ou une réécriture des programmes du collège, ainsi que la profonde modification des concours de recrutement. Le tout, toujours en « mode projet », et sans épargner les Mathématiques.

Lycée et Bac :
A moins de 6 semaines de la première vague des E3C (Epreuves soi-disant « Communes » de Contrôle des Connaissances), c'est toujours le flou le plus total, et l'inquiétude a envahi non seulement les salles des professeurs, mais aussi les salles de classe. Qu'il s'agisse de la manière dont les sujets seront choisis, de la façon dont les épreuves se dérouleront ou de celle dont elles seront corrigées, le ministère revoie systématiquement toutes les conséquences de ces décisions de principe au local (académie ou établissement, équipes et finalement collègues).
Les questionnements liés aux calculatrices pour l'examen, soulevés par la publication d'une épreuve zéro, ont ressurgi, et n'ont toujours pas trouvé de réponse, à quelque niveau que ce soit. Consultée, l'Inspection générale ne nous a pas donné de réponse autre que « il ne s'agit que d'un sujet zéro, sans valeur réglementaire ». Les rectorats découvrent quant à eux un nouveau problème … Pour le SNES-FSU, il est quand même paradoxal de demander aux enseignants de faire acheter des calculatrices graphiques et programmables dotées d'un « mode examen » d'un coût énorme pour qu'ensuite celles-ci ne servent pas au moment des épreuves du Baccalauréat ! Cela fait quand même 3 ans que, sur ce sujet somme toute banal, ce cirque dure… Sauf que cette année, sont directement concernés à la fois les élèves de Première et ceux de Terminale !
Par ailleurs, la multiplicité des programmes (mathématiques pour deux niveaux simultanés en plus des diverses spécialités, mais aussi SNT et Enseignement scientifique) conduit les collègues à l'épuisement, d'autant plus que les possibilités de dédoublement ont pratiquement disparu et que le nombre d'élèves est souvent plus important dans les groupes (peut on encore parler de classes ?), que leur difficulté est indaptée aux élèves, et que leur nouveauté est souvent déroutante. Nombre de collègues retirent désormais une très grande insatisfaction de la pratique de leur métier dans de telles conditions, comme l'a révélé l'enquête « Métiers » du SNES-FSU.
Face à l'impréparation et aux conséquences concrètes de la réforme du Lycée, le SNES-FSU demande d'ores et déjà des aménagements pour la session de Baccalauréat 2021, dont il nous faut rappeler ici qu'elle concerne la génération d'élèves qui a déjà subi la réforme du collège en 4e avant celle celle du lycée en Première.

L'actualité lycée

Collège :
Le sujet du Dnb de la session 2019 (Métropole) a perturbé les élèves du fait de sa difficulté et de son originalité discutable. Pire, le barème national n'a pas été respecté partout sur le territoire : on a vu jusqu'à 30 points donnés en plus dans un département ! L'inspection générale nous a assuré que ce genre de dérives, que nous avions dénoncée dès qu'elles nous ont été connues, ne se reproduirait pas cette année.

Mathématiques : une édition 2019 du DNB indigeste !
L'actualité collège

Evaluations tranversales :
Contrairement à ce que la valse des réformes pouvait laisser croire, le B2i n'avait pas encore disparu… jusqu'à l'été dernier où il a été remplacé par une certification des compétences numériques qui se fera par l'intermédiaire de la plate-forme publique Pix.

Certification des compétences numériques dans le secondaire : Non, Pix n'est pas une nouvelle version du B2i !

Les résultats de l'enquête métier du SNES-FSU

L'actualité sur la retraite

Ce qui change à la rentrée 2020... et ce qui ne change pas !

mar, 19/11/2019 - 09:53

1) L'enquête métier : la détérioration de nos conditions de travail s'accélère !
2) Après les nouveaux programmes, de nouvelles épreuves... en catimini !

1) L'enquête métier initiée par le SNES-FSU met en évidence l'appréciation fortement négative des professeurs de philosophie concernant les effets d'ores et déjà perceptibles de la réforme. Pour une écrasante majorité de collègues, la/les réforme(s) se tradui(sen)t en effet par plus d'élèves (constat récurent depuis la réforme Chatel de 2012, "aggravé" par l'arrivée d'HLP en première - spécialité choisie par 18% des élèves de la voie générale contre 14% en L -, en attendant le choc prévisible de la rentrée prochaine...), plus de complexité dans les épreuves (E3C d'avril-mai), plus de conflits (tant entre disciplines qu'avec les élèves et leur famille), le tout pour une moins bonne préparation des élèves à l'enseignement supérieur, sur fond d'injustice scolaire accrue.
Mais l'effet de cette réforme, combiné aux 2 HSA désormais imposables, ne se traduit pas seulement par une surcharge de travail pour les enseignants titulaires. Nous déplorons également un chômage accru pour un grand nombre de contractuels, sans que soit envisagée par le MEN une quelconque solution professionnelle.

2) Faisant fi de notre demande d'une concertation un peu sérieuse de la profession, alors que nous en avions amplement le temps, les nouveaux programmes de philosophie de la voie générale et technologique ont été publiés dans le BO du 25 juillet dernier ( https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=144049 ), après une folle histoire dont on peut retrouver le détail sur notre site ( https://www.snes.edu/L-extraordinaire-histoire-des-nouveaux-programmes-de-philosophie-classes.html ). Si les programmes applicables dès la prochaine rentrée sont relativement « allégés » - tout en conservant le principe d'une liste (augmentée) d'auteurs et de repères - ils se réduisent désormais à une liste alphabétique de notions, flanquée de vagues « perspectives » : exit donc les anciens « champs », ainsi que toute velléité de réduire l'indétermination des programmes dans les voies générale et technologiques.

Hélas, on doit s'attendre à la même précipitation concernant les épreuves de philosophie de la session de juin 2021, avec une publication probable dans un BO d'ici la fin 2019. Il serait question – en sus de la dissertation et de l'explication de texte - d'introduire un 3e type d'exercice dans la voie générale, associant un sujet de dissertation à un corpus de textes. Quant à la voie technologique, seuls deux sujets seraient proposés, mais avec à chaque fois la possibilité de choisir entre une version « classique » (dissertation et explication de texte sur le modèle de la voie générale) et une version « accompagnée de questions » (selon le principe d'un guidage, remanié après avoir été expérimenté dans la série STHR).

Le groupe philosophie du SNES-FSU

Pour nous contacter ou pour rejoindre notre liste de diffusion : contenus.secretariat@snes.edu

Enquête métier en Lettres : quels enseignements ?

lun, 18/11/2019 - 23:02

• L'enquête en Lettres révèle une surreprésentation de réponses de femmes (entre 80 et 90 % selon collège / lycée, Lettres classiques / Lettres modernes) et expérimentées (au moins 80% enseignent depuis plus de 10 ans).

Lettres modernes

• Ce qui ressort de l'enquête, c'est un essoufflement préoccupant des professeurs de Lettres modernes, et particulièrement en lycée.

→ L'insatisfaction est de 10 points supérieure aux résultats globaux en lycée.
→ 96 % des professeurs de Lettres modernes déclarent avoir augmenté leur temps de travail et ils sont presque unanimes (96%) pour attribuer cette charge supplémentaire à la réforme.
→ 44 % affirment être débordés tous les jours (soit 10 points de plus que les résultats toutes disciplines confondues.)
→ 69 % signalent une dégradation de leur état de santé et 10% avec arrêt de travail (lycée).

Cela s'explique par le fait que les programmes de Lettres modernes, au lycée, ont radicalement changé tant dans leurs formes que dans leurs contenus.
En effet, les programmes très contraints pour ce qui est de la quantité : nombre obligatoires d'oeuvres, de textes de groupements de textes à aborder + exercices très variés auxquels préparer les élèves pour le baccalauréat.
Par ailleurs, l'analyse est abandonnée au profit de l'histoire littéraire et cela manifeste une vision passéiste de la littérature.
La liberté pédagogique est donc fortement remise en question : quand on sait qu'elle est l'un des points forts de l'attachement des collègues à leur pratique professionnelle, il est logique que l'insatisfaction domine.

Des points communs entre Lettres modernes et Lettres classiques

Au lycée, la quantité des tâches, dans les deux disciplines, est encore davantage source d'insatisfaction que la qualité (pourtant à hauteur de 55%, soit 10 points de plus qu'au collège).

Les professeurs de collège souffrent eux aussi de la lourdeur et de la quantité des tâches qui leur incombent. Ils pointent plus que dans les autres disciplines la difficulté à prendre en compte l'hétérogénéité des élèves (pour au moins 40% d'entre eux) et, en Lettres modernes, soulignent à quel point les inclusions accroissent leur temps de travail.

Cet alourdissement considérable de la quantité de travail a des répercussions sur la qualité de vie personnelle, sur la santé (presque 20 % des professeurs de Lettres modernes ont eu des arrêts de travail, ce qui est nettement supérieur au pourcentage global) mais aussi sur les conditions de travail puisque, plus que dans les autres disciplines, les professeurs notent une diminution des rencontres avec leurs collègues. (46 % en Lettres modernes et 37 % en Lettres classiques).

On note cependant que, contrairement aux résultats globaux, 23% des professeurs de Lettres modernes et 21 % de ceux de Lettres classiques constatent une augmentation de l'intérêt des échanges entre collègues. On peut penser que la remise en question de la vision de la discipline occasionnée par les changements de programme peut susciter des débats féconds entre collègues mais peut-être aussi que face à la charge de travail supplémentaire, des échanges de cours ou un partage des tâches se mettent en place.

Lettres classiques

• 94 % des professeurs de Lettres classiques ayant répondu à l'enquête pensent que leur métier est en train de se transformer.

Au lycée, il n'y a plus d'examen, sauf pour les spécialistes. La discipline est plus que jamais fragilisée par la nouvelle autonomie des lycées. Les LCA semblent désormais relever de la culture générale et sont accordées aux élèves en fonction des reliques des DGH.
Les professeurs de Lettres classiques incriminent moins que les autres la mise en œuvre précipitée de la réforme en lycée (66%). Vraisemblablement, ils voient plus loin, parce qu'ils sont plus sensibles à d'autres problèmes : répartition des heures de marge, combat pour avoir des heures, ouvrir les spécialités, risque de voir une discipline optionnelle s'éteindre sans examen terminal, etc.

La réforme du collège et les multiples pertes qu'elle a entraînées (baisse du nombre d'heures, réduction du nombre de groupes, nécessité de faire du latin et du grec sur le même créneau horaire) peuvent expliquer que pour les professeurs de Lettres classiques le sentiment de perte de sens ou de transformation du métier soit plus prégnant.

Au collège, ils sont plus sensibles que la moyenne à l'augmentation du nombre de nouveautés qu'ils jugent sévèrement. Peut-être parce que certains se sentent encore contraints par des démarches de projet de type EPI pour gagner leur légitimité ?

Tant au collège qu'au lycée, les professeurs de Lettres classiques ont tendance à se méfier des interventions de partenaires extérieurs ou même à les réprouver. On peut avancer l'idée que quand on ne voit un groupe qu'une à deux heures par semaine, qu'une partie du groupe est absente tour à tour pour une raison ou pour une autre, toute intervention indépendante de notre volonté est vue comme une perturbation.

Comment penser la liaison collège-lycée sur le long terme ?

lun, 18/11/2019 - 22:37

Les programmes de lycée ont changé. Comment repenser la liaison collège-lycée ?

L'enjeu de la lecture Comment lire ?

A l 'école, lire signifie analyser un texte. Il ne faut pas confondre la lecture loisir et l'apprentissage de la lecture en classe. Il est important de donner la priorité à l'analyse des textes pour rendre les élèves capables de comprendre et d'interpréter un texte en autonomie. Pour cela, nous devons pouvoir aborder toutes les pratiques pédagogiques habituelles, en collège comme en lycée. Que l'explication linéaire soit imposée à l'oral de l'EAF ne doit pas paralyser les professeurs de collège et ne doit pas les conduire à revenir de façon systématique à cette forme d'étude des textes.
L'exercice n'étant pas clairement défini, il est possible de privilégier une analyse qui suit le plan ou le mouvement du texte, non pas ligne à ligne mais par blocs, de manière à aboutir, en conclusion, à la proposition d'une interprétation, sous forme d'axes de lecture. Ce travail peut se mener dès le collège pour familiariser les élèves à cet exercice. Il permet également un travail préparatoire au commentaire littéraire puisque cette même démarche pourra être utilisée à l'écrit, rien n'empêchant de faire un commentaire qui suit le plan du texte. C'est pourquoi il est particulièrement intéressant que les collégiens s'exercent à cette méthode.
Cette « simplification » et cette « harmonisation » des deux exercices (oral et écrit) permettra, au lycée, d'y consacrer plus de temps et de ne pas se disperser dans des méthodologies trop complexes. N'oublions pas que l'enjeu, pour des collégiens, puis pour des élèves de Seconde ou de Première générale et technologique n'est pas de devenir de futurs étudiants de Lettres mais bien de se constituer une culture solide, d'être des lecteurs autonomes qui sachent réinvestir dans d'autres domaines les méthodes de raisonnement qu'ils apprennent à mettre en œuvre en cours de français.

Que lire ?

Le choix des textes constitue un autre enjeu de poids. Au collège comme au lycée, on n'hésitera pas à aborder, en classe, les littératures contemporaines, francophones et même en traduction. La finalité est d'ouvrir les élèves à la littérature en leur faisant saisir tout ce qu'elle peut leur apporter.
En Seconde, le programme offre de la liberté, pas seulement pour les lectures cursives. En Première, l'exercice se complique du fait des 4 œuvres imposées mais rien n'oblige à y passer trop de temps, la dissertation portant aussi sur le parcours. Même si certains ensembles œuvres-parcours sont très contraignants, comme en série technologique « L'Ingénu et Voltaire esprit des Lumières », il est possible de proposer dans le parcours des textes contemporains sur l'intolérance ou le pouvoir abusif par exemple.
Notre ambition est bien de construire, depuis le collège, pour et avec les élèves, une culture de notre temps. Ceci ne signifie pas que les textes patrimoniaux en sont exclus, bien au contraire, mais qu'ils sont lus dans un contexte contemporain. C'est tout l'intérêt des problématiques du programme de collège, telles que le groupe Lettres du SNES-FSU vous les propose (exemple en 5ème)

L'écriture Le travail sur le brouillon

L'utilisation à bon escient du brouillon devient, de fait, un autre enjeu fondamental de la continuité collège-lycée. La durée des épreuves du nouveau bac est en effet une difficulté supplémentaire. Comment aider les élèves à travailler utilement pendant les 4 heures pour l'écrit d'EAF, sur un seul exercice (commentaire ou dissertation) en voie générale ? Une des réponses consisterait peut-être à apprendre à utiliser mieux le brouillon : rédiger le devoir au brouillon, en corriger la structure mais aussi l'expression écrite, puis le recopier.
Il s'agit de prendre conscience que le premier jet n'est jamais satisfaisant et qu'écrire c'est aussi réécrire, en continuité du programme de collège. Cette capacité à reprendre son travail et à l'améliorer est aussi indispensable, en voie technologique, pour la contraction de texte.

L'étude de la langue

La question de grammaire à l'oral du bac pose de nombreux problèmes dans la mesure où aucun temps supplémentaire n'est donné pour y préparer les élèves. Le seul point positif est qu'elle pourrait redonner du poids au travail sur la langue fait en collège dont l'horizon ne sera plus le seul DNB. Mais rien n'a été vraiment pensé pour faire le lien entre les programmes de langue du collège et du lycée...
Redonner sa place à l'étude de la langue, dans les programmes de lycée, n'est pas négatif, loin s'en faut, mais devient mission impossible dans le cadre horaire contraint qui est celui de l'enseignement des Lettres. Ici aussi, il est important, plus que jamais, que professeurs de collège et de lycée travaillent dans la continuité et que les professeurs de lycée connaissent les programmes de collège pour pouvoir s'appuyer sur le travail fait.
Au collège comme au lycée, les programmes nous placent face au choix de privilégier la quantité ou la qualité. Pour le SNES-FSU, c'est évidemment l'acquisition de véritables savoirs disciplinaires, qu'il faudra préférer.

Solidarité avec les activistes pro-démocratie à Hong Kong

lun, 18/11/2019 - 16:30

Hong Kong vit depuis plusieurs mois un mouvement de contestation sans précédent. Le SNES-FSU soutient le syndicat enseignant HKPTU, affilié à l'Internationale de l'Éducation dans sa lutte au nom de la démocratie.

Le SNES-FSU, dans le cadre d'une campagne menée par l'IE, s'est adressé directement à Madame Carrie Lam, la Cheffe de l'Exécutif de Hong Kong.

LA LOI RETRAITE CONCERNE AUSSI LES RETRAITÉS

lun, 18/11/2019 - 15:45
Les personnes déjà en retraite sont inquiètes sur les conséquences de la future loi retraite

Le gouvernement envisage, après les élections municipales de mars 2020, le vote d'une loi qui remplacerait tous les régimes actuels de retraite par un seul régime.

Nos neuf organisations de personnes déjà en retraite prennent acte des différentes positions sur le contenu de cette future loi, portées par les « confédérations » syndicales dont font partie certaines d'entre nous.

Néanmoins, en tant que retraités, nous portons ensemble des revendications et des inquiétudes.

Nous revendiquons une revalorisation des pensions au même rythme que l'augmentation des salaires

Le rapport remis par Jean-Paul Delevoye au gouvernement le 16 juillet 2019, reconnaît que « l'indexation sur l'inflation conduit à déprécier la valeur des droits à la retraite. Ceux-ci évoluent en effet à un rythme inférieur à celui des salaires au fil de la carrière ». Son graphique montre que la pension a perdu 0,8 % par an, par rapport au salaire, et la perte s'avère bien supérieure lorsque la pension est gelée.

Mais le même rapport propose « que la règle d'indexation des retraites reste ... l'inflation », puis reconnaît ensuite que cela ne représente pas une « répartition équitable des efforts entre les générations ».

Cette revalorisation selon l'inflation ne nous convient pas. La solidarité entre les générations, le maintien du pouvoir d'achat des retraités, exigent une augmentation des pensions au même rythme que les salaires.

Nous craignons une accélération de la baisse des pensions des retraités par rapport au niveau de vie des actifs

Le rapport Delevoye sur la réforme des retraites prévoit une augmentation de l'ensemble des pensions au même rythme que celle du PIB, un maintien de la part des retraites dans le PIB (actuellement 13,8 %) ... alors que le nombre de personnes en retraite augmente chaque année. La même part de gâteau pour davantage de monde, c'est une part plus faible pour chacun !

Aujourd'hui, la pension moyenne est égale à 64,4 % du salaire moyen, en 2050 elle diminuerait à 50,9 %, selon le Conseil d'Orientation des Retraites.

Imaginons la même disposition pour les enfants scolarisés : les dépenses d'éducation devraient rester stables alors que le nombre d'enfants augmenterait, donc on diminuerait les heures d'enseignement !

Nous craignons un prolongement du gel des pensions

Le rapport de Jean-Paul Delevoye incite à de rapides économies sur les « dépenses » de pension. En effet, il précise que « le projet devra être enrichi pour proposer ... l'équilibre financier en 2025 », car le « système devra être à l'équilibre en 2025 au moment de la mise en place du nouveau système », alors qu'il est prévu un déficit du système actuel de retraite « entre 0,3 et 0,6 % du PIB à horizon 2025 ».

Comment réaliser l'équilibre ?

  • Ce ne sera pas par une augmentation des cotisations, le rapport fige la cotisation au niveau actuel, 28,12 %, soit quasiment la somme actuelle des cotisations de base et des complémentaires obligatoires du privé.
  • L'équilibre se ferait par une faible revalorisation des pensions, inférieure à l'inflation, voire par un gel des pensions : c'est la méthode appliquée en ce moment, qui sera allégée brièvement en 2020, année d'élections municipales, et encore, pas pour tout le monde car une partie des personnes en retraites subissent une indexation discriminatoire par tranche de revenus.
    Nous pouvons craindre que les gouvernements poursuivent le gel des pensions ou une faible revalorisation, ou distinguent entre les retraites inférieures et supérieures à 2 000 euros, les premières étant plus ou moins indexées sur l'évolution des prix et les secondes en étant fortement décrochées.

Nous revendiquons une indexation de toutes les pensions, sur les salaires.

Nous craignons un appauvrissement des femmes veuves

Lorsqu'une femme perd son mari (cas le plus fréquent), elle bénéficie aujourd'hui d'une pension de réversion à partir de 55 ans, c'est-à-dire qu'elle perçoit une partie de la pension du défunt (50 ou 60 % selon le régime). Le rapport Delevoye envisage de ne l'attribuer qu'à 62 ans, ce qui peut être dramatique pour une femme, en général plus jeune que l'homme (l'écart moyen dépasse les deux ans).

Comment vivra-t-elle si son mari meurt avant de partir en retraite, ou peu de temps après sa retraite ? Et si elle ne travaille pas ?

Par ailleurs, pour la réversion, le rapport Delevoye prévoit la fin des règles actuelles d'attribution. Son mode de calcul unique serait défavorable à une partie des retraités.

Nos organisations tiennent à revendiquer une augmentation des pensions au même rythme que les salaires et à faire part de leurs craintes sur le montant des pensions à cause du blocage de la part des retraites dans le PIB, de la volonté d'équilibre des comptes d'ici 2025, de l'attribution de la réversion seulement à partir de 62 ans.

en pièce jointe le PDF avec les logos des 9 pour une éventuelle impression

renvoi minisite retraites

lun, 18/11/2019 - 13:46

renvoi minisite retraites

lun, 18/11/2019 - 13:46

Les enseignant·es d'histoire-géographie dans l'enquête métier du Snes-FSU

dim, 17/11/2019 - 23:24

Nous analysons brièvement les spécificités des réponses des professeur·es d'histoire-géographie à la grande enquête métier et conditions de travail rendue publique par le Snes-FSU le 6 novembre 2019.

On pourra lire ici l'analyse des résultats de l'enquête pour l'ensemble des personnels qui ont répondu.

En collège, 464 collègues d'histoire-géographie ont répondu, 395 en lycée. Les réponses sont celles de syndiqué·es à plus de 63 %.

Les collègues d'histoire-géographie sont plus nombreux que la moyenne à ressentir une intensification de la charge de travail, une perte de sens du métier et une augmentation des effectifs d'élèves. Parmi les causes identifiées à ces évolutions, les professeur·es enseignant en lycée pointent sensiblement plus que la moyenne de leurs collègues les réformes Blanquer du lycée et du baccalauréat.

Les E3C (épreuves communes de contrôle continu), couplées à des programmes remaniés en profondeur, et la fin de tous les dédoublements en lycée, en histoire-géographie comme en EMC, cumulent sans doute leurs effets.

Les enseignant·es d'histoire-géographie sont également plus nombreux à signaler une augmentation de la charge de travail en termes d'orientation.

Cela peut sans doute s'expliquer par le fait que ces collègues sont souvent professeurs principaux : en lycée, l'histoire-géographie est une des rares disciplines du tronc commun, les élèves y sont en classe entière avec un nombre d'heures suffisant pour voir régulièrement leur PP ; par ailleurs, les collègues d'histoire-géographie ont moins refusé la charge de PP que la moyenne des collègues (en collège comme en lycée).

Les quelques réponses libres sur la détérioration des conditions de travail mettent en évidence, en collège comme en lycée, le management qui divise les collègues, l'essor de l'individualisme, la charge de travail intensifiée qui épuise et rend impatient, ne laissant que peu de temps aux échanges, le numérique qui éloigne les collègues les uns des autres, la concurrence accrue entre collègues et entre disciplines (particulièrement en lycée), et bien entendu la réforme du lycée qui accentue tous les facteurs précédents.

Nouveaux programmes de SES pour la rentrée 2019

dim, 17/11/2019 - 23:15

Nous avons dénoncé les projets de programmes et proposé des amendements lors de la consultation du Conseil des programmes.

Cependant, les nouveaux programmes sont désormais publiés, sans aucun modification :

Notre analyse du Programme de SES en classe de Seconde

Programme de spécialité SES en classe de Première générale

Le 28 octobre dernier, le SNES-FSU a écrit au Ministère pour demander des allègements des programmes de certaines disciplines, dont les SES. La demande porte sur moins de formalisation mathématique dans la spécialité de Première.

LYCÉE À LA CARTE, UNE BOMBE À FRAGMENTATION

dim, 17/11/2019 - 23:14

Qu'est-ce qu'une classe lorsqu'au moins deux tiers des heures élève s'effectuent dans des enseignements non nécessairement communs ? Comment envisager les conseils de classe quand cette dernière n'existe plus ? Que deviennent les missions du professeur principal et des délégués de classe ?

Pour le ministère et son comité de suivi, le conseil de classe est devenu obsolète et ce serait donc l'occasion de repenser les missions de tous dans la perspective d'un lycée organisé en « parcours » individuels. S'il existe une classe de référence sur le papier, cela ne correspond désormais ni à une équipe pédagogique, ni à la réalité d'une classe constituée.

« Tout oser » ?
Les établissements sont donc invités à « tout oser ». Ici, on aurait un conseil de classe de tronc commun et un autre pour les enseignements de spécialité. Ailleurs, le conseil de tronc commun comprendrait un ou plusieurs coordinateurs des enseignements de spécialité.
Il est aussi envisagé un conseil de classe semestriel qui prendrait appui sur des avis écrits issus d'entretiens individuels menés par les enseignants de spécialité. Au bout de cette logique d'individualisation apparaît même l'idée d'un « conseil d'accompagnement » dont le périmètre serait fonction de la typologie d'un parcours identifié par les spécialités choisies.

Big bang pédagogique
Les professeurs principaux pourraient à terme se transformer en référents dont l'une des missions consisterait à « coacher » de petits groupes d'élèves tout au long du cycle terminal. Jamais les effets de l'atomisation du groupe-classe ne sont examinés sous un angle pédagogique.
Le travail interdisciplinaire est désormais impossible, le suivi des élèves aussi ! Qu'à cela ne tienne, l'institution fait le choix d'inscrire ses propositions dans le registre très managérial de l'injonction à l'adaptation.

NON AU BAC À LA DÉCOUPE

dim, 17/11/2019 - 23:08

Coûte que coûte, le ministère veut imposer les épreuves communes de contrôle continu (E3C) dès cette année de Première alors que les élèves et les enseignants sont maintenus dans le flou total.

Malgré la communication officielle qui ressasse les mêmes infographies, rien n'est anticipé pour la mise en œuvre des épreuves locales du bac, en témoignent encore le renvoi au local des décisions d'aménagement des épreuves pour les élèves en situation de handicap (voir les dispositions transitoires de la session 2021 du baccalauréat)

Une situation inacceptable
Le SNES-FSU continue de demander l'annulation urgente de la première session de ces E3C, et la transformation de la seconde en épreuves nationales en juin. Si le ministère persiste à imposer ces nouvelles épreuves, il exige qu'un cadrage strict soit mis en place, afin de garantir au maximum l'égalité de traitement entre les candidats.

Le passage des E3C doit être fait dans les conditions de l'examen (deux surveillants par salle, salle dédiée...), sur un temps banalisé et clairement identifié comme étant celui d'une épreuve de bac. L'ensemble des épreuves doit être organisé sur une période courte et définie nationalement.
La convocation des correcteurs et la répartition des copies doivent être gérées par les services rectoraux des examens. Les inspections doivent organiser en amont des réunions d'entente afin de préserver des critères homogènes d'évaluation. Tous les correcteurs doivent bénéficier d'une décharge de cours et de la rémunération prévue par les textes pour cette charge supplémentaire de travail.
N'hésitons pas à interpeller collectivement l'inspection ¬pédagogique par courrier, à alerter les parents d'élèves et à se réunir pour faire valoir ces revendications ! Toutes les informations sont disponibles au lien suivant : Le ministère fait exploser le bac