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Bac Blanquer, mode d’emploi

mar, 23/11/2021 - 15:36

Le bac a été une nouvelle fois réformé. Il ne s’agit pas seulement d’ajustements car l’ensemble de l’organisation de l’examen est modifié. Bien difficile d’y voir clair d’autant plus que les textes sont perpétuellement corrigés, précisés voire annulés. Comment calculer la moyenne de bac ? A cette question pourtant simple, les réponses le sont beaucoup moins.

Les nouveaux principes

Tout enseignement évalué avec des épreuves nationales sort du contrôle continu. Ainsi, les moyennes de français, de philosophie et des deux spécialités conservées en Terminale ne sont pas du tout prises en compte pour le contrôle continu.

Le contrôle continu vaut pour 40% de la moyenne de bac. Il comprend les moyennes annuelles des enseignements concernés pour les classes de Première et Terminale Un projet local d’évaluation doit en rappeler les principes pour chaque lycée.

Les moyennes annuelles des enseignements optionnels comptent intégralement pour un coefficient 2 par année du cycle terminale. Le principe du bonus pour les LCA est totalement abandonné.

Il est à souligner que pour l’EPS, il s’agit de contrôle en cours de formation (CCF) dont les modalités n’ont pas changé avec les réformes.

Une avalanche de textes

Avec le décret et l’arrêté, la note de service du 28 juillet fixe les nouvelles règles du contrôle continu comptant désormais pour 40% de la moyenne à l’examen. Une bonne dizaine de textes est venu compléter l’ensemble au BO du 26 août. On y trouve de multiples notes de service portant sur les épreuves ponctuelles, les sections binationales et internationales, le grand oral et surtout sur le traitement particulier réservé aux langues vivantes.

Les langues vivantes dans le viseur

Les attestations de langues vivantes A et B doivent être obligatoirement délivrées sur la base d’une évaluation spécifique organisée au 3ème trimestre de terminale qui prend en compte les 4 compétences langagières. Dans la mise en oeuvre, il n’y a pour l’instant aucun cadre ni temps dédié à cet effet.

Concernant la discipline non linguistique (DNL) et les sections européennes et de langues orientales (SELO), les notes de service publiées le 26 août dernier ont été corrigées ensuite par la note de service du 4 novembre et celle du 12 novembre . L’oral spécifique de DNL voit sa note intégré à la moyenne de contrôle continu de la langue vivante support. Les notes de DNL ne comptent que dans la validation de la mention, pas dans la comptabilisation de la note de bac.

Dans la voie technologique, la note de l’enseignement technologique en langue vivante (ETLV) est intégrée à la moyenne de langues vivantes.

Que faire quand il n’y a pas de note?

La note de service du 12 novembre distingue les évaluations ponctuelles réservées aux candidats individuels qui n’ont pas de note de contrôle continu , des évaluations de remplacement, organisées localement, qui s’appliqueront aux candidats sous statut scolaire qui n’ont pas de moyenne de contrôle continu.

« Si la moyenne annuelle manquante est celle de l’année de première, cette évaluation de remplacement est organisée avant la fin de l’année scolaire de première, et porte sur le programme de la classe de première. Si la moyenne annuelle manquante est celle de l’année de terminale, l’évaluation de remplacement est organisée avant la fin de l’année de terminale et porte sur le programme de terminale. Le format de l’évaluation peut être construit sur celui de l’évaluation ponctuelle prévue pour les candidats individuels, tel que précisé par note de service. Les professeurs qui font passer les évaluations de remplacement dans leur établissement peuvent utiliser les sujets de la banque nationale numérique. »

Note de service du 9/11/2021, BO du 12 novembre

Un décret et un arrêté modificatif vont bientôt être publiés pour valider ce qui est pour l’instant encore de l’ordre de l’information. La notion de cas de force majeur diparaît quand il s’agit d’évaluation continue. Le bien-fondé d’une absence à une évaluation relève désormais exclusivement de l’appréciation locale.

(Actu) #Bac2022 L’Inspection générale a publié un guide de l’évaluation qui décline des prescriptions disciplinaires. Toutes les analyses du @SNESFSU pour chaque discipline et les outils pour ne rien se laisser imposer ! https://t.co/ATFt2LFi33

— SNES-FSU (@SNESFSU) September 27, 2021 Bac, projets d’évaluation, les échos des lycées Bac 2022, session transitoire

A ces graphiques pourrait s’ajouter un coefficient 2 pour chaque option suivie en Terminale et uniquement pour cette année.

A partir de 2023

A ces graphiques pourrait s’ajouter un coefficient 2 pour chaque option et chaque année d’enseignement, Première et Terminale.

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Réforme du bac et évaluation , une usine à gaz toujours plus locale et inégalitaire

mar, 23/11/2021 - 11:33

En quelques semaines, nous avons connu toute une série de déclinaisons de ce qui doit constituer le projet d’évaluation, mais aucune réponse n’est réellement apportée aux problèmes posés par la mise en œuvre du contrôle continu. Le ministère peut certes afficher des objectifs, mais dans les faits rien ne permet, comme il l’écrit, de garantir « la valeur du diplôme », l’égalité de traitement, ou même de « participer au dialogue avec les familles ». Pour des précisions sur la gestion de la fraude et des absences, de la prise en compte des élèves en situation de handicap, il renvoie à plus tard. Par contre, il n’hésite pas à multiplier les prescriptions pour assurer le cadrage étroit des pratiques enseignantes sous la tutelle du chef d’établissement.

Bac Blanquer, mode d’emploi On retrouve dans l’article ci-dessus les dernières références réglementaires et le détail de l’architecture du baccalauréat. Il y a encore des textes à venir puisque le ministère continue son travail de colmatage d’un échafaudage toujours plus brinquebalant. Le projet d’évaluation, un objet de management bien identifié

Au lieu de clarifier les choses, la FAQ ministérielle cherche à étendre le projet d’évaluation bien au-delà du périmètre fixé réglementairement, notamment en y incluant des matières évaluées en épreuves nationales. Elle voit dans un seuil minimum du nombre d’évaluations et l’interdiction du 0 pour travail non fait, des éléments de nature à assurer l’harmonisation des pratiques. Cela suppose de distinguer les notes qui comptent des autres et d’ailleurs, le ministère veut obliger à en afficher le détail dans l’éditeur de note. Il appelle à justifier du statut de chaque note auprès des familles. Les jalons d’un contrôle permanent de l’acte d’évaluation sont ainsi posés.

La moyenne de contrôle continu « significative » n’existe pas

La validité d’une note de bac ne dépendrait donc que de la forme ? Sur quels critères décidera-t-on qu’un élève dispose d’une note « significative » ou pas ? Faute d’un nombre suffisant d’évaluations dans l’année, il y aurait donc l’organisation d’une épreuve ponctuelle, tout aussi locale, mais dont la note unique remplacerait toutes les autres. Les projets de décret et d’arrêté qui viendront une fois de plus modifier l’architecture du baccalauréat sont pourtant clairs : seuls l’absence de moyenne de contrôle continu peut justifier de l’organisation de l’épreuve ponctuelle de remplacement. Hors de cette disposition qui a vocation à être exceptionnelle aux dires même du ministère, rien ne contraint réglementairement à l’organisation de devoirs de rattrapage en cas d’absence, qu’elle soit justifiée ou non. On voit ici comment l’accumulation de prescriptions finit par occulter la règle officielle pour mieux contraindre les pratiques pédagogiques et donner l’illusion de l’objectivité.

Pourquoi cette insistance sur la « robustesse » de la note de contrôle continu ? En vérité, aucune note de contrôle continu ne peut garantir une égalité de traitement puisque son principe même consiste à tenir compte des situations particulières. Aucune n’est donc « significative » en soi. Le projet d’évaluation serait une « démarche qualité » comme aiment à le définir ses promoteurs et s’inscrit ainsi davantage dans une logique de marketing. Avec la disparition des épreuves cadrées nationalement, il faut rétablir la confiance perdue entre le lycée prestataire et un usager traité ici comme un consommateur, le tout dans un système éducatif où les établissements sont mis en concurrence. Peu importe que l’égalité de traitement ait totalement disparu , il faut juste en donner le « sentiment ». Le projet d’évaluation fonctionne ainsi comme un leurre.

Ce protocole bureaucratique de validation de la note procède en fait d’un processus de déstabilisation des métiers de l’éducation, et tout particulièrement du métier enseignant ici dépossédé de son expertise professionnelle en matière d’évaluation des apprentissages.

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École académique de la formation continue : quel cadre pour la formation des personnels ?

mar, 23/11/2021 - 10:55

La création des Écoles Académiques de la Formation Continue a été annoncée en mai 2021. Ces écoles doivent mettre en œuvre le douzième et dernier « engagement » du Grenelle de l’éducation, à savoir « faciliter l’accès à une formation continue davantage diplômante ».

La formation continue des personnels de l’Éducation nationale est l’objet de beaucoup d’attentions du Ministère depuis 2019 : la loi sur l’école de la confiance l’a rendue, en principe, « obligatoire pour chaque enseignant », et, depuis 2019 encore, elle est encadrée, aux échelons national, académique ou de l’établissement, par un cahier des charges triennal qui définit relativement précisément les axes des formations pour tous les personnels, mais aussi leurs modalités de mise en œuvre.

La création des écoles académiques n’avait cependant fait l’objet d’aucune réflexion, d’aucun dialogue préalable, et ce n’est qu’à l’occasion de la conférence de clôture du Grenelle qu’ont été tout à la fois annoncés la naissance de ces écoles, et les trois objectifs qui leur sont assignés :

– « structurer, rendre cohérente et enrichir l’offre de formation continue » ;

– « mieux assurer le continuum de formation et faciliter l’accès à des formations diplômantes » ;

– « renforcer les moyens de la formation continue ».

« Structurer, rendre cohérente et enrichir l’offre de formation continue » 

Lancée au départ sous la forme d’un « appel à manifestation d’intérêt », a priori pour expérimentation, c’est en fin de compte dans 25 des 30 académies que devrait s’ouvrir une EAFC dès le 1er janvier 2022. On ne sait pourtant que peu de choses de cette nouvelle institution : des confidences à l’AEF (Dépêche n° 654963 du 1er juillet 2021), une interview, toujours par l’AEF, de la Rectrice de Bordeaux (Dépêche n° 659255 du 29 septembre 2021), un fiche de poste dans l’académie d’Amiens… L’école doit être « incarnée par un lieu et par un directeur, premier responsable de la formation continue dans l’académie ». Ce directeur, nommé par le Recteur, devrait reprendre un certain nombre de responsabilités en matière de formation continue et en piloter l’ensemble du budget. Il mettra en place un conseil d’école présidé par le Recteur, où il n’est nullement question de faire représenter les personnels. « L’écoute de leurs besoins », promise par le Grenelle, ne passera pas par là. Il est clair en revanche que l’école est conçue comme un levier de rationalisation, ainsi que l’explique un interlocuteur du Ministère à l’AEF, pour qui il faut « ainsi combattre, notamment, la dispersion des offres de formations rendant difficile leur compréhension par l’usager. » Quant au contenu des formations que pourrait dispenser l’école, la priorité semble donnée aux formations transversales et intercatégorielles : école inclusive, harcèlement, valeurs de la République, continuité éducative… On est un peu en périphérie du cœur du métier.

« Mieux assurer le continuum de formation et faciliter l’accès à des formations diplômantes »

Les INSPÉ et le réseau CANOPÉ seront associés au fonctionnement des EAFC, conformément au rôle d’opérateurs de la formation continue que leur assigne le Schéma directeur de 2019. Le réseau CANOPÉ, ex-CNDP et CRDP, revient de loin, puisque des rumeurs de démantèlement avaient couru en 2019. Quand aux INSPÉ, même si la loi leur affecte ce rôle, dans les faits, leur intervention dans la formation continue des enseignants et des personnels d’éducation est devenue relativement marginale, et très inégale suivant les académies ou les disciplines.

Le Schéma directeur impose cependant que la formation continue soit « aussi souvent que possible certifiante ou diplômante », et de ce point de vue, l’apport des INSPÉ, intégrés aux universités, est indispensable. La création des écoles de formation continue permettra-t-elle d’adosser de manière bien plus solide qu’à l’heure actuelle, la formation continue à la recherche ? Ce serait évidemment souhaitable, mais la ligne politique que suit notre ministre ne laisse guère espérer que les enseignants-chercheurs de l’INSPÉ y trouvent tout à faire leur compte en matière d’autonomie.

Nos camarades du SNESup-FSU redoutent surtout qu’à la faveur de la réforme de la formation initiale des enseignants et des CPE, qui porte le concours à la fin de la deuxième année du Master, l’INSPÉ ne perde son rôle dans la formation des fonctionnaires-stagiaires après le concours, rôle qu’il n’avait retrouvé qu’en 2014. Jusqu’à présent, seuls les collègues contractuels, possédant une expérience significative dans la discipline du concours qu’ils avaient réussi, étaient affectés à temps complet pendant leur stage et ne bénéficiaient que de quelques jours de formation organisés par l’Inspection. La réforme qui s’applique à la session 2022 prévoit de mettre à plein service tous les fonctionnaires-stagiaires issus d’un master MEEF, ce qu’a dénoncé la FSU face au Ministère le 13 octobre dernier. L’École académique donnera-t-elle au rectorat le monopole de la formation des stagiaires ?

Ce ne serait évidemment pas acceptable. Pour le SNES en effet, la formation initiale forme un tout, avant le concours, pendant le stage et dans les premières années de titulaires. A ce titre, c’est l’université qui doit l’assurer.

« Renforcer les moyens de la formation continue ».

Les comparaisons internationales montrent qu’en matière de temps passé en formation par les personnels d’enseignement et d’éducation du secondaire, la France se place parmi les derniers pays de l’OCDE. Selon le dernier bilan social du Ministère, ce temps est de 2,7 jours pour les personnels formés en 2020-2021 (et seulement 1,6 jours si on le ramène à l’ensemble des personnels concernés). Ce chiffre était le même en 2006-2007, les pics de participation étant liés, ces dix dernières années, à la mise en œuvre des réformes du collège et du lycée. Ce défaut de quantité se double d’un problème de qualité : la Cour des comptes relevait, en 2015, « le scepticisme très majoritaire parmi les enseignants, sur l’aide que leur apporte leur formation dans leur travail quotidien ».

Pourtant, la mise en place des Écoles académiques ne devrait pas coûter un sou, si l’on en croit les informations données à l’AEF par le Ministère et la Rectrice de Bordeaux, la priorité accordée aux formations « au plus près des personnels » et la multiplication des formations à distance ou hybride, permettent déjà des économies sur les frais de déplacement. La promesse d’une hausse des moyens affectés à la formation continue par le Schéma directeur 2019-2022 semble oubliée.

Formation sous le contrôle du Ministère et des rectorats, absence de participation au pilotage des formés et des formateurs, moyens constants, contenus des formations… le cadre que le Ministère entend donner aux Écoles académiques de la formation continue ne laisse guère l’espoir d’une amélioration substantielle de la formation continue. Le SNES-FSU se battra au contraire pour accroître les moyens d’une formation continue de qualité, qui réponde aux besoins des personnels et à l’exigence de la démocratisation du second degré. C’est le sens des interventions de ses représentants, notamment dans les conseils académiques de la formation (CAF) institués par le Schéma directeur en 2019.

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Moins d’enseignants et moins d’enseignements dans le lycée Blanquer

mar, 23/11/2021 - 01:28

           La dernière note d’information de la DEPP (service statistique du ministère) vient de mettre quelques chiffres sur ce que les enseignant.e.s vivent depuis trois ans, et une fois de plus, confirme la justesse des analyses et des alertes du Snes-Fsu.

Au moins 1990 postes supprimés !

            De manière originale, la DEPP fait le compte du nombre d’heures de cours assurées par les enseignant.e.s en lycée, en les comparant à la situation d’avant la réforme. En Première et Terminale générale et technologique, le nombre d’heures de cours dispensées aux élèves a diminué de 2,6 % entre 2018 et 2020, alors que le nombre d’élèves ne diminuait que de 1,9 % (notamment sous l’effet du fort taux de réussite au baccalauréat en juin 2020) : sans surprise, la « baisse démographique » (temporaire) n’est pas mise à profit pour améliorer les conditions d’accueil des élèves, puisque les classes sont de plus en plus chargées, mais cela ne constitue pas non plus le seul rouage de la mécanique des suppressions de postes.

         Ce chiffre de -2,6 % correspond à une diminution de 35820 heures de cours, soit en équivalent-temps-plein la bagatelle de 1990 postes supprimés , rien que pour le cycle terminal !

A cela, il faudrait ajouter toutes les heures disparues au niveau de la classe de Seconde où se cumulent les effets de la disparition des enseignements d’exploration obligatoires et de l’effondrement des options.

Moins d’enseignements

En pratique, l’organisation du nouveau lycée aboutit à une hausse globale du nombre d’heures de cours stricto sensu (+30 220), mais la suppression des TPE (avec un Grand oral qui n’a pas de plage horaire de préparation), ou la remise en cause de facto de dispositifs comme l’accompagnement personnalisé et les « heures à effectifs réduit », entraînent une coupe de 66040 heures d’enseignement. Ces chiffres illustrent bien ce que le Snes-Fsu explique depuis très longtemps : en détachant les dispositifs d’enseignement des  disciplines, on facilite à la fois la flexibilité des personnels, et les suppressions de postes à terme.

Des disciplines sinistrées

            Plusieurs disciplines paient un tribut particulièrement lourd. Les disciplines technologiques (hors économie-gestion) subissent une baisse de 27 % de leur nombre d’heures de cours, et les mathématiques une chute de 18 %. Les cas des SES est édifiant : alors que le nombre d’élèves qui suivent cet enseignement augmente, le nombre d’heures d’enseignement dans la discipline diminue de 13 %, en grande partie sous l’effet de la disparition de l’accompagnement personnalisé et des heures en demi-classe, mais aussi de la diminution des horaires disciplinaires au sens strict.

La fin du travail d’équipe

            Au-delà des enjeux de postes, la note de la DEPP donne des indices chiffrés de l’explosion du groupe-classe entraînée par la réforme dans la voie générale. En 2018, en moyenne, 18 enseignants intervenaient dans les classes de 1ère et de Terminale, contre respectivement 30 et 28 en 2020. Les « équipes éducatives » de chaque classe sont ainsi devenues pléthoriques, floues et éclatées (chaque intervenant n’ayant qu’une partie de la classe, et certaines disciplines étant découpées entre plusieurs enseignants), rendant le travail en commun (et le travail des professeurs principaux) de plus en plus compliqué : il est devenu presque impossible de savoir avec quels collègues on travaille ! En sens inverse, on voit qu’en 2018, un enseignant intervenait dans 6,4 divisions en moyenne, contre 7,7 en 2020 : des élèves venant de davantage de classes, c’est aussi davantage de conseils de classes auxquels il faut participer (en s’épuisant)… ou renoncer (en se privant ainsi d’un outil de suivi des élèves et de travail en équipe).

            Cette dernière publication de la DEPP contribue à tirer le bilan de la réforme Blanquer du lycée. Et sans grande surprise, ce bilan est assez conforme à ce que les analyses du Snes-Fsu avaient annoncé : il est désastreux.

On retrouvera ci-dessous toutes les analyses du SNES-FSU dans les articles publiés ces derniers mois :

Le lycée « peau de chagrin » Lycée Blanquer, on brasse et on entasse!

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Français : résultats des évaluations de 6eme

lun, 22/11/2021 - 07:11

La direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale, vient de publier une note sur les résultats des évaluations Sixième. Une fois encore, la publication des résultats des évaluations devient l’occasion pour Jean-Michel Blanquer de se rassurer et même de se féliciter de son travail. « Nous sommes parvenus à surmonter la crise », clame-t-il en remerciant tout de même, au détour d’une phrase, les professeurs.

Mais tout comme en 2020, la situation est loin d’être idyllique.

Des inégalités sociales toujours importantes

En effet, si près de 90% des élèves de Sixième, d’après ces évaluations, ont une maîtrise satisfaisante de la langue française, la moyenne cache d’importantes disparités entre les élèves selon leur secteur de scolarisation (privé sous contrat, public hors éducation prioritaire, ou REP et REP+) et plus encore selon leur situation scolaire (« à l’heure » ou « en retard ») : on n’est pas loin des 20 points d’écart entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire et on dépasse les 32 points d’écart entre les élèves « à l’heure » et ceux ayant redoublé1 ! Les rédacteurs de la DEPP répètent, dans leur rapport, la phrase : « Les disparités de maîtrise sont très marquées selon le profil social de l’établissement ». (au moins 3 occurrences)

On peut remarquer, – et le ministre ne manque pas de le faire – , que les écarts se sont un peu réduits entre 2020 et 2021 (les résultats en REP+ ayant progressé de 2,3 points) mais doit-on vraiment se réjouir autant que le fait le ministre ? En 2021, l’année scolaire a été moins chaotique : rares ont été les élèves de primaire de France à être éloignés plusieurs semaines de l’école, comme au printemps 2020. Or, malgré cette situation plus sereine, plus favorable aux apprentissages, on est loin d’atteindre une amélioration de grande ampleur… Ce qui doit alerter, c’est que la différence de niveau soit aussi importante entre élèves de milieu défavorisé et élèves de milieu favorisé, et ce depuis des années.

La lecture : vrai problème, fausses solutions ministérielles

Cette différence devient criante avec le test de fluence. Avant d’analyser les résultats, une remarque concernant la pertinence de ce test. Si l’on veut mesurer la vitesse de lecture des élèves, il semblerait bien plus sensé de leur faire lire une liste de mots ou de phrases plutôt qu’un texte cohérent. La logique de comptabilisation peut conduire l’élève à accélérer sa vitesse de lecture, aux dépens de la ponctuation et de la structure des phrases. Ainsi, un élève est susceptible d’obtenir un score plus haut en se détournant de ce qui fait sens, et donc de passer pour un meilleur lecteur qu’un élève scrupuleux qui voudrait marquer la ponctuation et les différents groupes syntaxiques.

La moyenne nationale d’élèves atteignant le niveau de fluence attendu, tous secteurs d’éducation confondus, est déjà en soi alarmante : un peu plus d’un sur deuxMais, en REP +, c’est près d’un élève sur trois qui ne parvient même pas à atteindre les attendus de fin de CE2 (contre moins de 10% dans le secteur privé), et seulement 35,8% atteignent les attendus de fin de CM2. Autrement dit, seul un élève sur trois, en REP+, arrive en Sixième avec une vitesse de lecture conforme aux attendus. Et la situation n’a en rien évolué par rapport à 2020, malgré le fait que les élèves n’aient que peu connu l’enseignement à distance2. Malgré le fait aussi que les élèves qui ont été entraînés à la lecture du texte qui sert de support ne sont pas rares : c’est le même texte en 2021 qu’en 2020 et certains professeurs des écoles s’en sont servi pour faire travailler la fluence à leurs élèves.

Comment croire que les solutions brandies par le ministre parviennent à améliorer les choses ? Beaucoup reposent sur les familles qui devraient, en quelque sorte, prendre le relais de l’enseignant : parler avec son enfant / chercher à développer la maîtrise de la langue / lui lire et faire lire des histoires / faire attention à l’exposition sous contrôle aux écrans. Si la première recommandation et la dernière relèvent bien de mission parentales, les deux autres entrent clairement dans le champ de la pédagogie. Or, la DEPP elle-même constate à plusieurs reprises que les enfants les plus en difficulté en lecture sont ceux issus des familles les moins favorisées : les conseils de Jean-Michel Blanquer sont clairement en décalage avec la réalité du terrain…

Une fois encore, chacun doit s’emparer du problème (le ministre déclare que « toute la société doit se mobiliser pour rétablir la lecture au cœur de tous les apprentissages »), chacun, c’est en définitive personne3, et surtout cela dispense de délivrer des moyens supplémentaires…

Ce n’aurait vraiment pas été du luxe d’augmenter, même temporairement (sur un ou deux ans) les horaires en français et mathématiques, pour tenter de diminuer l’impact de la crise sanitaire sur les apprentissages. Jean-Michel Blanquer dira que le niveau en français n’est pas inférieur à ce qu’il était en 2017 et 2018.

Cependant, il est important de remarquer que les évaluations laissent dans l’ombre des compétences essentielles. Nombreux sont les professeurs qui, sur le terrain, constatent que les lacunes des élèves se sont creusées en lecture mais aussi en écriture ; or, ce dernier domaine n’apparaît pas dans les mesures. À aucun moment un élève soumis à ces évaluations n’a à écrire une phrase ou même un mot ! Les élèves peinent de plus en plus à écrire (on parle ici de geste d’écriture, de fatigabilité accrue, de lenteur), les graphies sont de moins en moins lisibles et les qualités rédactionnelles sont vraiment mises à mal. On peut hélas faire le pari sans craindre de le perdre que les écarts entre élèves selon leur secteur scolaire, leur milieu social ou leur retard scolaire, seraient, s’ils étaient évalués, considérables en matière d’écriture (graphie et rédaction).

1Notons au passage que ces écarts sont encore plus grands pour le niveau en mathématiques.

2 Il faut remarquer qu’en 2020, le test de fluence avait été expérimenté auprès de 30 000 élèves alors qu’il a été généralisé cette année : les chiffres de 2021 prennent en compte les retours pour 90% des élèves ayant passé les évaluations. Ils sont pourtant similaires.

3On ne peut s’empêcher d’observer que le quart d’heure lecture n’apparaît pas dans la liste des recommandations énoncées par Blanquer pour améliorer la fluence. Il aurait été pourtant tout à fait pertinent de le citer au moment où il est demandé à tous les champs disciplinaires de faire lire davantage (à voix haute, certes). Cette absence est-elle à lire comme un aveu que le quart d’heure lecture est moribond, que dans bon nombre d’établissements il a déjà disparu ?

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Boycott du Comité technique ministériel

ven, 19/11/2021 - 11:52

Les organisations FSU, UNSA Éducation, FNEC-FP-FO, Sgen-CFDT, CGT Éduc’action et SNALC ont pris la décision de boycotter le CTMEN reconvoqué le vendredi 19 novembre 2021. Une nouvelle fois, après un vote défavorable unanime, le ministère propose aux élues et élus du comité technique ministériel de l’Éducation nationale le même texte, sans nouvelle concertation ni évolution du texte.

Par leur refus de siéger, nos organisations dénoncent un dialogue bloqué sur les conditions de travail des assistantes et assistants d’éducation, comme sur de très nombreux autres sujets.

Visualiser en plein écran

Le texte présenté, et qui avait déjà fait l’objet d’un vote défavorable unanime lors d’un précédent CTM, prévoit la possibilité pour les AED de faire des heures supplémentaires notamment en surveillant les classes dont les professeurs ne sont pas remplacés sur une courte durée. Le ministère avait déjà détaillé cette possibilité en évoquant la surveillance d’élèves qui seraient mis devant des visio ou devant un ENT pour faire des exercices en ligne pendant une absence non remplacée de leur enseignant. Alors que les AED sont déjà épuisés, précarisés dans des vies scolaires sous tension, la seule réponse du ministère est de leur proposer des heures supplémentaires ?! Inacceptable, tout comme l’est la présentation du même texte après un vote défavorable unanime, sans même esquisser un début de dialogue social pour faire évoluer le texte.

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FAQ PsyEN Mise à jour

ven, 19/11/2021 - 07:01

Actualisation de la foire aux questions au 4 novembre 2021

Depuis l’audience du 8 octobre, nous n’avons pas eu de retour de la DGRH qui devait faire remonter alors que nous avons à nouveau sollicité le ministère sur un certain nombre de problèmes rencontrés dans le cadre de la mise en œuvre de l’obligation vaccinale. (cf https://www.snes.edu/article/psyen-et-obligation-vaccinale-audience-dgrh-2eme-acte/)

Dans certains rectorats, des psychologues ont été convoqué-es et ont été suspendu-es la veille des vacances scolaires alors que la circulaire de la DGAFP du 10 aout 2021 ainsi que la version actualisée de la FAQ de la DGAFP du 13 octobre 2021 (https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/covid-19/FAQ-actualisee-13-octobre-2021.pdf) précise bien que l’agent peut mobiliser des journées de congés. Quelles raisons avaient les rectorats de suspendre à la veille des vacances scolaires des collègues qui ont travaillé des semaines après la rentrée scolaire ?

Pour le moment, les lignes n’ont pas bougé au regard de l’obligation vaccinale qui s’applique aux psychologues de l’éducation nationale, la loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire promulguée le 10 novembre n’ a pas modifié les dispositions.

Nous vous proposons ci-dessous une réactualisation de la foire aux questions publiée les 8 et 17 septembre 2021 :

1) Je suis Directeur-trice de CIO et dans mon académie on me demande de vérifier la conformité de l’obligation vaccinale auprès des personnels de mon CIO ?

Le-la DCIO ne peut être considéré-e comme la personne qui effectue les contrôles. Les DCIO ne sont pas les employeurs. Conformément à la FAQ du MENJS du 1/09/2021 ce sont les directions des ressources humaines qui doivent procéder aux vérifications. Les décisions administratives doivent être prises par l’administration.

1 bis) Je suis Directeur-trice de CIO et le recteur (la rectrice) m’enjoint par courrier de réaliser les entretiens des collègues « réfractaires à la vaccination »

Le/la DCIO ne peut pas procéder à l’entretien pour ceux qui ne seraient pas à jour, ni à leur suspension à moins que le Recteur ne lui en donne nommément l’ordre. En réunion avec la DGRH, le SNES-FSU est intervenu pour que les DCIO ne soient pas en charge du contrôle des PsyEN.

Faites-vous soutenir par le S3 pour exiger le respect des textes.

2) Je suis DCIO et le rectorat me demande de faire remonter un listing des collègues non vacciné.e.s. Suis-je obligé.e de le faire ?

Les DCIO ne sont pas désigné·e·s comme personnels chargés de vérifier les états de vaccination. De plus une telle demande n’est conforme ni à la RGPD ni au code de déontologie. Si les collègues sont enjoints de le faire, il faut demander un ordre écrit et solliciter la section académique du SNES et les responsables académiques PsyEN.

3) Je suis PsyEN et l’administration me demande de communiquer mon certificat de vaccination par mail, suis-je obligé.e de le faire compte tenu de la confidentialité de l’information?

Oui, si le courrier m’est nommément adressé car refuser serait assimilé à un refus d’obéir, passible du retrait d’un 30e de mon salaire (l’article 28 de la loi de 1983 précise que « tout agent public doit obéir à l’ordre, quelle que soit la nature de l’ordre sauf s’il contrevient à l’intérêt public»).

Dans certaines académies, l’administration a créé une adresse dédiée au recueil des certificats de vaccination des PsyEN. Il est possible de saisir la CNIL pour vérifier le respect de la réglementation mais ce n’est pas suspensif du retrait de salaire.

3 bis) Je suis PsyEN EDA suis-je tenu.e de communiquer à l’IEN de circonscription mon certificat de vaccination ?

Ce sont les directions des ressources humaines qui doivent se charger de ces vérifications. La FSU continue à intervenir pour faire prendre en compte les conditions réelles d’exercice des PsyEN.

4) Je justifie d’une contre-indication à la vaccination. Qui peut le vérifier et comment ?

En cas de contre-indication à la vaccination, c’est le médecin du rectorat qui doit être destinataire de du certificat sur un formulaire homologué sous pli confidentiel et sous couvert du supérieur hiérarchique.

« Pour ces personnes ayant une contre-indication à la vaccination, le médecin du travail détermine les aménagements du poste et les mesures de prévention complémentaires le cas échéant (2° du I. de l’article 13 de la loi du 5 août 2021). » (FAQ du MENJS du 1/09/2021)

L’administration a indiqué que si les aménagements ne sont pas possibles, les collègues dans cette situation pourront continuer à exercer normalement sur le terrain.

5) Je suis considéré.e comme personnel vulnérable, suis-je obligé.e de me conformer à l’obligation vaccinale et dans quelles conditions puis-je exercer ?

Les personnels vulnérables sont soumis à l’obligation vaccinale et selon leur situation peuvent reprendre le travail.

Une circulaire de la DGAFP publiée le 9 septembre 2021 précise les modalités de travail selon deux catégories de personnels. https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/textes_de_reference/2021/20210909-circulaire-DGAFP.pdf

6) Les personnels administratifs du CIO sont-ils concernés par l’obligation vaccinale ?

LA FAQ ministérielle précise :

« Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO) sont ouverts et peuvent accueillir du public. Afin de favoriser le respect de la distanciation et des jauges, il est recommandé que la réception du public se fasse sur rendez-vous. Des informations et conseils peuvent également être donnés lors d’entretiens téléphoniques. Dans le cas d’entretiens ou d’ateliers en présentiel, ceux-ci se déroulent dans le strict respect des conditions sanitaires (masque obligatoire, respect des distances physiques et nettoyage des mains à l’entrée…) »

En outre, dans la circulaire fonction publique, il est précisé que « Les locaux mentionnés au 4° du 1 de l’article 12 de la loi du 5 août 2021 sont les espaces dédiés à titre principal à l’exercice de l’activité de ces professionnels (concernés par l’obligation vaccinale) ainsi que ceux où sont assurées, en leur présence régulière, les activités accessoires, notamment administratives, qui en sont indissociables. »

 En conséquence l’obligation vaccinale semble aussi s’imposer aux personnels administratifs, ainsi qu’aux autres personnels exerçant au CIO (ECPIF, assistant.e de service social, etc…) ce qui risque d’aggraver encore les conditions de fonctionnement des CIO.

7) La vérification du passe sanitaire doit-elle être effectuée pour le public venant au CIO ?

Les CIO, les écoles et les établissements scolaires n’entrent pas dans la liste des établissements où le passe sanitaire est exigé :

Article 1 b

« l’accès à certains lieux, établissements, services ou évènements où sont exercées les activités suivantes :
a) Les activités de loisirs ;
b) Les activités de restauration commerciale ou de débit de boissons, à l’exception de la restauration collective, de la vente à emporter de plats préparés et de la restauration professionnelle routière et ferroviaire ;
c) Les foires, séminaires et salons professionnels ;
d) Sauf en cas d’urgence, les services et établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, pour les seules personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements ainsi que pour celles qui y sont accueillies pour des soins programmés. »

Seul le respect des gestes barrières s’applique au CIO. La FAQ du MEN ( https://www.education.gouv.fr/covid-19-questions-reponses) recommande toute fois la réception du public sur rendez-vous.

8) Je suis PsyEN et le directeur-trice d’une des écoles ou le chef-fe d’un établissement dans lesquels j’interviens me demande si je suis vacciné-e, dois-je lui communiquer ces informations ?

Non, les directeurs-trices d’écoles et les chef-fes d’établissements n’ont pas à formuler ces demandes.  Ces informations sont vérifiées par la direction des ressources humaines et les collègues en fonction sont donc supposées être en conformité avec le passe sanitaire.

9) Je suis DCIO et je dois recevoir des Psychologues contractuel-les pour une éventuelle embauche. Peut-on me demander de vérifier le certificat de vaccination ?

Non, la vérification des pièces réclamées par l’administration doit être faite par l’administration. Le DCIO doit se contenter d’apprécier l’expérience du collègue en tant que psychologue et sa connaissance de la fonction. L’embauche ne peut être conditionnée à la vaccination. Le DCIO peut néanmoins informer le collègue de la loi et de ses conséquences.

10) Je suis contractuel.le en CDI, CDD, déjà employé. L’administration peut-elle refuser de me réembaucher au seul motif que je ne suis pas vacciné.e ?

Non. Cela constituerait un motif discriminatoire pour raison de santé. Ce qui est illégal. Je suis cependant soumis.e aux mêmes obligations et risques de sanctions que les personnels titulaires.

11) Je n’ai pas fourni de certificat de vaccination. Je suis donc passible d’être suspendu.e d’exercice et de salaire mais je n’ai pas pour l’instant été convoqué.e en entretien. Que va-t-il m’arriver ?

La circulaire de la DGAFP (Direction générale de l’Administration et de la Fonction Publique) ainsi que l’instruction du 9 septembre 2021 de la DGRH-C indiquent qu’« une personne qui ne peut présenter au contrôle un justificatif de vaccination est reçue sans délai pour un entretien » à l’issue duquel, si aucune solution alternative n’est trouvée, «  son employeur la suspend ». La suspension doit être nommément notifiée au PsyEN par l’administration par la remise d’un courrier en main propre, la suspension commence à partir de cette date.

12) Comment va s’effectuer le remplacement des collègues qui seraient suspendu.e.s par l’administration ?

Lors de l’audience du 8 septembre, le DGRH a clairement indiqué qu’aucun recrutement ne serait organisé pour pallier aux postes découverts. Même suspendu, un PsyEN ne perd pas son poste.

Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU se battent pour des recrutements à la hauteur des besoins, ce n’est pas pour faire la démonstration qu’un PsyEN pourrait prendre en charge le double des EPLE et des écoles qu’il couvre déjà et assumer le double du travail ! Ils s’opposeront à tout redéploiement et toute demande d’intervention en dehors des secteurs.

Il faut prévenir les équipes d’établissements que le rectorat ne prévoit aucun remplacement.

11) A quelles sanctions seront exposé.es les PsyEN titulaires ou contractuels qui ne seraient pas en règle avec le schéma vaccinal ?

A partir du 15 novembre, il faut fournir une attestation de vaccination. L’agent qui remplit les conditions de vaccination est rétabli dans ses fonctions.

12) Combien de temps dure la suspension ?

Il n’y a pas de date de fin pour cette obligation vaccinale. « Le législateur a en effet créé une obligation vaccinale qui rend incompatible l’exercice de l’activité professionnelle par les personnes
concernées tant qu’elles ne satisferont pas à cette obligation. »

C’est un des problèmes essentiels car tout en faisant toujours partie de l’Éducation nationale, les personnels perdent leur salaire, la prise en compte des périodes de suspension pour la pension, leurs indemnités.

Le ministère semble n’avoir pas anticipé un certain nombre d’implications de la suspension et des collègues se trouvent désormais dans une sorte de vide réglementaire. Le SNES intervient sans relâche auprès du MENJS pour faire en sorte que les droits des personnels soient préservés et que des assouplissements aux textes soient pris par le MENJS comme c’est le cas pour d’autres ministères.

La DGRH a écarté la possibilité d’un licenciement, y compris pour les collègues contractuels.

Le SNES-FSU a dénoncé lors des audiences le non-respect des textes et leur application à géométrie variable selon les académies.

12) Les stagiaires PsyEN sont-ils concernés ?

Les stagiaires PsyEN en tant que Psychologues sont également concernés.

13) Je suis en congé longue maladie et le rectorat me demande une attestation de vaccination

Cette demande n’est pas fondée, le collègue n’étant pas en situation d’exercice. Il ne faut donc rien envoyer. L’administration pourra la demander au moment de la reprise du poste.

14) PsyEN ou DCIO suspendue, donc sans traitement, je souhaite exercer une activité rémunérée hors éducation nationale ? Les agents qui souhaitent exercer une activité rémunérée doivent solliciter une autorisation écrite auprès de leur service de gestion du personnel.( cumul d’activité)

Tout en reconnaissant que tous les moyens de combattre la crise sanitaire doivent être recherchés dont la vaccination et les gestes barrière, le SNES-FSU continue à demander un assouplissement des dispositions de l’obligation vaccinale. Les psychologues de l’EN ne sont pas personnels de santé, ne pratiquent pas d’actes de soins paramédicaux ou médicaux, et exercent leurs missions dans les CIO, écoles, collèges, lycées, universités et autres administrations du ministère de l’éducation nationale recevant du public non vulnérable. La profession est déjà fragilisée par des postes laissés vacants. Les suspensions de collègues dans les académies pourraient grever nos effectifs, ce qui n’est pas supportable !

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Semaine d’action à l’AEFE : mobilisations prévues du 22 au 26 novembre

jeu, 18/11/2021 - 13:12

À destination des sections d’établissement (S1) hors de France : liste des mobilisations prévues dans le cadre de la semaine d’action AEFE du 22 au 26 novembre. Cette liste sera complétée au fur et à mesure des remontées que nous recevrons, merci de nous les envoyer dès que possible à l’adresse hdf@snes.edu.

ALLEMAGNE : affiche SNES Allemagne + tract Allemagne. Grève le 23 à Berlin, Francfort, Sarrebruck, le 24 à Hambourg

BELGIQUE, Bruxelles : déclaration liminaire au CE du 22 ; HMIS le 25 ; grève le 26 ; demande de rencontre avec le COCAC ; d’autres actions en préparation pour le 26.

BRÉSIL, Brasilia : HMIS le 17, vote à l’unanimité pour la grève le 25 ; mobilisation toute la semaine avec une action « brassards » étenude à tous les personnels (détachés et PDL) ; demande d’audience au COCAC ; préparation d’une délcaration liminaire pour la prochaine CCPL. Message d’appel aux collègues.

CANADA, Montréal (Stanisals et Marie de France), Ottawa : grève le 22 ou le 26 selon les établissements, demande d’entrevue avec le COCAC

CHILI, Santiago : grève le 25, rendez-vous avec la direction

CHINE, Pékin : HMIS le 22, grève le 25

CONGO, Brazzaville : grève le 23

ÉGYPTE, Le Caire : grève le 24 dans le secondaire, le 25 au primaire

ESPAGNE : grève le 25 dans tous les établissements du réseau, préparée lors du stage SNES Espagne des 18 et 19 novembre. Tract d’appel du SNUipp Espagne.

GRÈCE, Athènes : les collègues seront fortement mobilisé.e.s, en grève le 23, et adressent aux collègues du réseau AEFE un texte d’information sur les pressions fiscales auxquelles ils sont soumis

JAPON, Tokyo : déclaration liminaire au CE du 22 ; grève les 24, 25 et 26, date au choix des collègues

LIBAN : grève le 25, AG des grévistes, courrier au COCAC

PORTUGAL, Lisbonne : grève le 25

RUSSIE, Moscou : courrier à l’ambassadeur, banderoles avec valises, demande de rencontre avec le COCAC ou l’Ambassadeur. AG intersyndicale et inter-degrés le 23 ; grève le 25 avec rencontre de tous les volontaires pour photos valises.

SÉNÉGAL, Dakar : grève le 23

TURQUIE, Ankara : grève le 25, AG des grévistes ; tous les autres syndicats du lycée s’y sont associés, et les informations ont été envoyées au Conseiller Culturel ainsi qu’à la proviseure. Tract d’appel intersyndical.

URUGUAY, Montevideo : grève le 22 (56% de grévistes), AG des grévistes. Grévistes présents au lycée habillés en noir avec brassard jaune (port du brassard toute la semaine). Décisions de l’AG de grève : demande de rencontre avec les associations de parents d’élèves pour expliciter les revendications (dégradation du dialogue sociale et des conditions d’exercice du métier, baisse des crédits) ; demande d’audience auprès de l’ambassadeur et du COCAC ; photo de groupe devant banderole le 23 novembre ; interventions à venir en CHSCT et en Conseil pédagogique.

VIETNAM, Hanoi : grève le 25 et d’autres grèves sont envisagées ; AG des grévistes, rédaction d’un courrier à l’association des parents d’élèves (traduit en anglais et vietnamien) ; une délégation rencontrera la Direction du lycée ; entretien avec le COCAC le 30 novembre.

VIETNAM, Ho Chi Minh : grève le 25 ; texte sur les revendications locales à transmettre à l’AEFE

À suivre…

Suivez aussi la mobilisation sur le compte twitter du SNES HDF.

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Des propos indignes contre les personnels

jeu, 18/11/2021 - 13:03

Une certaine presse a récemment attaqué les personnels enseignants en les accusant d’endoctriner les élèves ! Ces propos indignes s’inscrivent dans la droite, très droite, lignée d’autres paroles jetant le discrédit sur les personnels comme lorsque le ministre de l’Education nationale soupçonne les enseignants de ne pas respecter les valeurs de la République, sur le mode « l’Education nationale, tu l’aimes ou tu la quittes ». Cette atmosphère malsaine faite d’attaques opportunistes et démagogique est dangereuse pour la cohésion de l’Ecole et de la société.

La FSU s’est adressée au président de la République dans une lettre ouverte.

Visualiser en plein écran

Lors du Conseil supérieur de l’Education du 18 novembre, la FSU a également proposé aux autres organisations syndicales de s’associer à un voeu dénonçant les propos diffusés dans une certaine presse contre les enseignants. Le voeu présenté finalement par la FSU, la CGT Educ’action, Sud Education, l’UNSA Education, la FEP-CFDT a été adopté avec 47 voix pour, 4 voix contre, 4 abstentions et 4 refus de vote.

Extrait : « Une certaine presse a récemment attaqué les personnels enseignants dans leur ensemble en mettant gravement en cause leur probité professionnelle dans l’exercice de leur mission émancipatrice envers la jeunesse. Les organisations FSU, CGT Educ’action, SUD éducation et UNSA-Education condamnent unanimement cette volonté explicite de jeter le discrédit sur une profession qui n’a jamais manqué à ses obligations pour faire réussir tous les élèves en dépit des conditions d’encadrement qui se sont dégradées. »

Intégralité du voeu intersyndical CSE Télécharger

Et s’il fallait mettre en une quelques faits incontournables dans l’actualité, ce serait davantage ceux en lien avec le bilan de ce quinquennat

Pas vu en Une : #Education2022 https://t.co/E01I7HBsDR pic.twitter.com/KgG9g3roV3

— SNES-FSU (@SNESFSU) November 16, 2021

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Contre les violences faites aux femmes : agir sur tous les fronts !

mar, 16/11/2021 - 20:35

Quel que soit le statut des femmes qui subissent des violences, l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ces agissements au travail. Au quotidien, des militantes et militants du SNES-FSU accompagnent les collègues victimes à mettre les mots, qualifier les faits et interpeller les employeurs. En parler et se faire accompagner, c’est le premier pas pour que cessent les violences faites aux femmes sur leur lieu de travail.

Violences sexistes et sexuelles : états des lieux et luttes syndicales

À la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, force est de constater que ni les employeurs publics ni les employeurs privés ne prennent toutes les mesures nécessaires (moyens budgétaires, structurels et humains) pour prévenir, lutter et faire cesser les violences faites aux femmes sur le lieu de travail. Selon les résultats d’une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en 2020, 16,5 % des femmes fonctionnaires sont victimes de violences au travail. La Fonction publique ne garantit pas une protection contre la violence au travail pour les femmes ; loin s’en faut. Par ailleurs, les hiérarchies sont surreprésentées parmi les agresseurs. Cette étude pointe encore qu’il est difficile pour une femme qui subit des violences dans son travail d’interpeller son employeur et d’obtenir de sa part les mesures qui devraient immédiatement s’imposer.

Depuis la signature de l’accord égalité professionnelle de la Fonction publique signé en novembre 2018, chaque ministère doit déployer un ­dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes.

Trois ans après, l’Éducation nationale n’a toujours pas rendu les arbitrages nécessaires à la mise en œuvre d’un dispositif national. Malgré cela, les représentants de la FSU en CHSCT œuvrent au quotidien dans toutes les académies pour que des dispositifs locaux voient le jour. C’est chose faite dans plusieurs académies. Gageons que le ministère – mis sous pression dans les instances et par les mobilisations à venir et constatant les faits qui remontent du terrain – réponde aux enjeux par les moyens humains et financiers nécessaires à la réalisation de campagnes nationales d’information et par la mise en œuvre, partout, de dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le SNES-FSU n’a pas attendu et s’est doté, il y a trois ans, d’une cellule de veille interne. Ses membres ont reçu une formation de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). La cellule est ainsi en mesure de recueillir la parole et d’accompagner dans leurs démarches des collègues victimes de violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le cadre de leur activité syndicale. La cellule effectue aussi un travail de formation/prévention/conseil dans le syndicat. Un enjeu important est celui de la sensibilisation. Il importe de savoir distinguer entre la « blague » et le sexisme, entre le geste fraternel et l’agression. C’est ainsi que se construit une ambiance de travail conforme aux valeurs de respect des personnes que porte le SNES-FSU.

Les outils pour agir

Le site de l’intersyndicale FSU, CGT, Sud Education : https://stop-sexisme-education.org/

Tract intersyndical : l’Education nationale doit prendre ses responsabilitésTélécharger Tract FSU : le 20 et 25 novembre, la FSU toujours engagée contre les violences faites aux femmesTélécharger

Les visuels

Dans les académies A Lille, permanences de la lutte

Nos militants et nos collègues témoignent : « Permanencière au S3 de Lille mais également représentante des personnels au CHSCT, j’ai constaté au fil des ans une multiplication des appels relatifs à des faits d’agissements sexistes voire de harcèlement sexuel. Afin de mieux comprendre et appréhender ces phénomènes de violence au travail, j’ai suivi plusieurs formations organisées par le SNES et la FSU. Fortes des conseils d’associations telle que l’AVFT, seule association spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles au travail, nous avons constitué une équipe de trois militantes membres de CHSCT, afin de recevoir, d’écouter et d’accompagner des collègues victimes de violences sexistes et sexuelles au travail ou de guider des collègues témoins qui veulent agir au plus près du terrain. L’enjeu reste que les chefs d’établissements fassent cesser ces actes mais il faut parfois saisir la DRH pour qu’elle mène une enquête administrative débouchant parfois sur des sanctions administratives ou sur un renvoi au procureur de la République. Ce sont des démarches longues, souvent humainement difficiles, et d’autant plus compliquées que la hiérarchie intermédiaire n’y connaît rien et a tendance à sous-estimer la gravité et l’impact des faits. Cette année, une permanence VSS a été ouverte un matin par mois afin de répondre aux besoins ».

Paroles de collègue « Le SNES-FSU m’a été d’un grand soutien lorsqu’il a été nécessaire d’évoquer et de dénoncer la situation conflictuelle dans laquelle j’étais depuis plusieurs années avec un collègue. J’ai été recontactée rapidement par une représentante des personnels SNES-FSU. J’ai trouvé auprès de cette collègue une oreille attentive, bienveillante et un réel soutien humain. Mon dossier a été suivi très sérieusement. J’ai été conseillée dans mes diverses démarches, écoutée, épaulée, encouragée, accompagnée, que ce soit sur le plan psychologique ou lors des divers entretiens nécessaires, afin de faire cesser la situation de harcèlement dans laquelle je me trouvais.  Prendre conscience d’une situation de harcèlement n’est pas simple, en parler non plus. Mes démarches ont abouti. J’ai pu reprendre le travail sereinement quelques semaines plus tard. Merci de m’avoir soutenue dans cette période délicate ».

A Nice, rude négociation

Malgré la volonté du recteur de présenter un plan académique pour ­l’égalité professionnelle en CTA sans dialogue social, les élus FSU ont obtenu six groupes de travail en septembre et octobre. Pour l’axe 5 (« Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violences (dont violences sexuelles et sexistes), de harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes ».), nous avons demandé une large diffusion de la ­circulaire du dispositif de signalement. Nous avons ensuite fait acter l’activation d’une cellule académique « Stop Violences » avec une boîte ­courriel dédiée et une cellule d’écoute à l’attention des victimes et témoins. À notre demande, une charte, précisant les règles générales, sera signée par les membres du dispositif d’écoute. Une élue FSU, désignée parmi les représentants des personnels du CHSCTA, exercera la fonction de référente ­« violences sexistes et sexuelles, harcèlement moral ou sexuel », avec un temps spécifique. Enfin, nous avons proposé des formations spécifiques pour tous : ­référents CHSCTA, stagiaires et représentants des personnels membres des dispositifs de signalement, personnels d’encadrement et de prévention. Le plan académique était contraint et limité par le plan national mais la FSU a su porter une parole constructive sur le sujet, au point que l’administration s’est fondée sur nos travaux.

A Rennes, le pari de la formation

L’académie de Rennes, entrée depuis trois ans dans une démarche de labellisation Égalité et Diversité, a mis en place une cellule « STOPDISCRI » de recueil des signalements des victimes d’acte de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel ou d’agissements sexistes. Elle a commencé à former l’encadrement, les personnels de prévention et RH ainsi que les membres des CHSCT. Lauréate du fonds en faveur de l’égalité professionnelle en 2020, elle a lancé en mars dernier, auprès des personnels, la campagne « Harcèlement, sexisme, sans façon » : des affiches et des clips vidéos décrivent des situations de violences sexistes et sexuelles au travail et invitent à saisir le dispositif « STOPDISCRI » pour y faire face. De grande qualité, cette campagne n’a sans doute pas rencontré un écho suffisant auprès des collègues, épuisés notamment par la crise sanitaire. En groupe de travail avec le rectorat, les militants du SNES-FSU ont demandé qu’elle soit prolongée. Ils ont insisté pour que, au-delà de la sensibilisation, tous les collègues volontaires puissent bénéficier d’une réelle formation. Ils porteront cette exigence lors de la rédaction du plan académique d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

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Nouvelle note de la DEPP sur les langues : une politique contre la diversification

mar, 16/11/2021 - 10:59

La DEPP vient de publier une nouvelle note concernant l’enseignement des langues dans le second degré. Nous n’y apprenons rien de nouveau mais elle offre des données chiffrées qui reflètent les conséquences de la politique menée par le ministère en matière de diversification.

Voici les remarques du SNES-FSU sur quelques passages.


1. « Les enseignements de langue vivante se sont ainsi renforcés, notamment depuis 2016 : si 14,1 % des élèves de cinquième étudiaient alors une LV2, ils sont 99 % en 2020. » 

Bien entendu mais il faut rappeler quand même que l’horaire de 4ème et 3ème a été amputé de 30 minutes et qu’enseigner tout le temps avec un emploi du temps semaine A/semaine B ne facilite pas la création d’emplois du temps équilibrés, ni  pour les élèves, ni pour les profs. Par ailleurs, des études montrent que la durée est parfois préférable à un apprentissage plus précoce.

2. « Dans les séries technologiques, le nombre moyen de langues étudiées a ainsi fortement augmenté entre 2010 et 2020, l’enseignement des LV2 devenant obligatoire à partir de 2015 pour les séries STD2A, STI2D et STL. »

Cette donnée statistique cache les vrais problèmes qui existent dans ces séries : objectifs communs aux élèves des séries générales, alors que l’horaire est réduit, problème de la LV1 qui porte sur l’objet technologique, difficultés d’un co-enseignement, etc.


3. « En filières générales, le nombre moyen de langues étudiées par élève, plus élevé qu’en filières technologiques, diminue légèrement depuis 2019 » et si l’on entre dans les détails : « La légère baisse en seconde GT et en filière générale a pour origine une baisse du taux d’élèves étudiant une LVC. Entre les rentrées 2010 et 2020, cette part passe en seconde GT de 9,8 % à 5,4 %, soit 4,4 points de moins ».

Les auteurs de la note appellent cela une légère baisse ! 50% de moins. Cela est évidemment un des effets négatifs du baccalauréat Blanquer dont la configuration exclut les LV3 des choix possibles de spécialités et ne les rend accessibles qu’en option facultative. C’est la mort programmée des langues à faible diffusion et des langues régionales. La tendance va forcément s’accentuer car des chef·fes d’établissement vont continuer de supprimer ces options qui n’auront pas beaucoup de candidat·es. Les contraintes d’emplois du temps et les effectifs de plus en plus faibles dissuadent les élèves de choisir des LVC, ce qui forcément entraîne des fermetures d’options, ce qui a une répercussion sur les emplois du temps. N’oublions pas qu’il y a des enseignant·es titulaires qui voient leur poste menacé ou qui doivent intervenir sur plusieurs établissements parfois éloignés les uns des autres. Encore une fois, le multilinguisme visé officiellement n’est qu’un leurre.


4. « Un peu plus de langues vivantes étudiées dans le secteur privé. Les élèves scolarisés dans un établissement privé étudient un peu plus souvent une LV2 dès la sixième (15,6 %, contre 14,6 % dans le secteur public). »

C’est  une tendance qui s’est amorcée suite aux suppressions des sections bilangues et classes européennes par Mme Vallaut-Belkacem dans sa réforme du collège  de 2015, suppression que les établissements du privé  ont su contourner et tirer à leur profit.

« Dans le second cycle GT, les élèves du secteur privé, plus souvent en voie générale que ceux du secteur public, étudient plus souvent une LV3 (6,4 %, contre 3,9 %). Le recul des LV3 par rapport à 2010 est plus important dans le secteur public que dans le privé (baisse de 2,8 points, contre 1,0 point). »

Là encore, toutes les réformes Blanquer font le beau jeu du privé.


5. « Quel que soit le cycle, l’anglais reste la langue la plus étudiée devant l’espagnol ».

Dans le détail de la note, on voit que l’allemand se maintient (et serait plus lié aux CSP favorisées que d’autres langues), que l’italien plonge (conséquence directe du Bac Blanquer) et bien sûr pas un chiffre ni un mot sur les langues régionales ! La priorité à l’anglais par Blanquer qui le considère comme un « globish » mène à un appauvrissement de la diversité des langues, en totale contradiction avec l’approche plurilingue pourtant souhaitée par les Etats membres de l’UE dont fait partie la France. L’allemand ne se maintient, en apparence, qu’à cause des pressions exercées sur les collègues et grâce à des relations privilégiées avec l’Allemagne (OFAJ ou partenariats divers).


6.« Les filles et les élèves issus des catégories sociales les plus favorisées étudient davantage de langues vivantes. »

Une fois encore, la DEPP souligne le phénomène genré lié aux langues. Il s’agit ici de représentations sociales qui mériteraient d’être déconstruites.


7.« Enfin, des disparités territoriales liées à la situation géographique des académies ont une incidence sur les langues étudiées. »

Là encore, ce fait mériterait une réflexion sur la politique linguistique du MEN car c’est évidemment le renvoi à l’échelon académique et départemental de la carte des langues qui conduit à de telles disparités. Or, pour avoir une offre équilibrée sur tous les territoires, il faudrait une politique centrale qui serait co-élaborée avec les académies et départements et les acteurs-trices que sont les enseignant-es ! Or, dans la situation actuelle, il est à déplorer que même dans des académies limitrophes de pays dont la langue est enseignée dans les collèges et lycées, l’anglais et l’espagnol sont majoritaires (cas de l’italien dans l’académie de Nice ou même l’allemand dans le Haut-Rhin).

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Auto-évaluation des établissements : le droit de dire non et de refuser le processus

dim, 14/11/2021 - 12:17

L’évaluation des établissements concernera, sur des cycles de 5 ans, 20 % des collèges et lycées chaque année. Désignés par le recteur, les établissements retenus ont souvent leur projet d’établissement à réécrire dans l’année alors que rien n’oblige à lier les deux. L’administration tente par une approche détournée de faire adhérer les personnels aux attentes institutionnelles qui finiront en projet d’établissement et contrat d’objectifs, comme par exemple optimiser les moyens alloués sans en réclamer davantage malgré les difficultés et les besoins exprimés par les équipes. La démarche participative de l’auto-évaluation et l’adhésion des équipes sont d’ailleurs « une condition de réussite en même temps qu’un objectif » (Cadre d’évaluation des établissements, page 10, juin 2021)  : une pratique managériale éprouvée pour abuser de personnels animés de bonnes intentions pour faire réussir leurs élèves.
 

La première étape : du diagnostic au rapport d’auto-évaluation…


Un bilan statistique de l’établissement lance la dynamique d’auto-évaluation avant qu’un comité de pilotage regroupant les parents, les élèves, la direction, des partenaires extérieurs et les personnels ne fixe de nombreuses réunions, le plus souvent en dehors du temps de travail, pour rédiger un rapport d’auto-évaluation. C’est aux personnels de décider s’ils s’engagent ou non dans la procédure globale car elle ne relève pas des obligations de service. Selon le rapport de force, investir collectivement la démarche peut être une stratégie pour contrecarrer toute tentative qui n’aurait pas l’accord  des personnels sur l’évaluation des élèves (le projet local d’évaluation pourrait y trouver son écho au collège), les pratiques pédagogiques, le numérique, l’inclusion, l’utilisation des parts libres de la DGH, l’orientation, la réforme de l’éducation prioritaire… et revendiquer des moyens comme on le fait au moment de la DGH.

Avant la seconde étape, déterminante, aux mains des hiérarchies !


Une évaluation externe est ensuite menée par un aréopage d’IPR et de chefs d’établissements. Pour « finaliser le projet d’établissement »  puis le contrat d’objectifs  (page 13), il formule au recteur et à la collectivité territoriale des recommandations sur « les spécificités de l’établissement, les éléments de plus-value, les marges de progrès et les axes stratégiques ». En aucun cas, il ne faut en attendre une rallonge des moyens (« l’analyse est conduite dans le cadre des moyens octroyés à l’établissement par les autorités de rattachement », page 5), tout au plus des propositions de formations pour s’approprier les « bonnes pratiques » et gérer l’hétérogénéité dans des classes surchargées.

Le droit de dire non et de refuser le processus

Après avoir rappelé collectivement leurs attentes pour retrouver des marges de manœuvre et redonner du sens à leur métier, les équipes gagneront du temps et de l’énergie en s’épargnant ces réunions. Ci-dessous à télécharger, un tract qui reprend cet article pour informer les personnels ainsi qu’un modèle de courrier pour refuser le processus.

modèle lettre refus de l’auto-évaluationTélécharger Visualiser en plein écran

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L’US n°814 du 13 novembre 2021

sam, 13/11/2021 - 05:00

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Excédent élève !

sam, 13/11/2021 - 04:30

75 millions d’euros de crédits rendus par le ministre de l’Éducation nationale ! Et pourtant, les classes sont surchargées, les rémunérations en berne, le manque de personnels criant, les capteurs de CO2 ne se font attendre… La liste des manquements de ce gouvernement pour l’Éducation nationale est encore longue. Sans vergogne, Jean-Michel Blanquer rend 75 millions à Bercy, énième provocation à l’égard des personnels dont le ministre est coutumier. Bien sûr, le cadre budgétaire flèche les crédits mais le symbole est là. Des crédits échappent à une Éducation nationale aux abois.

Emmanuel Macron n’a eu que le mot travail à la bouche au cours de son intervention présidentielle aux faux air de campagne électorale. Le ministre est à la tâche. Il s’affaire : tantôt écrivain maudit dont l’œuvre ne trouve pas son public ; tantôt précandidat qui se construit une stature politique. Il multiplie les déclarations tapageuses, soupçonnant les personnels de mal faire leur travail républicain, sur l’air de « l’Éducation nationale, tu l’aimes ou tu la quittes ». Non, un ministre ne devrait pas dire ça et faire ça !

Le ministre devrait plutôt se soucier des personnels, des élèves et de leurs conditions de travail. D’autres chiffres méritent notre attention : 410 suppressions d’emplois pour la rentrée 2022 et 7 900 pour le second degré en cinq ans. 410, 7 900, 75 millions, les comptes ne sont pas bons et laisseront dans l’histoire le souvenir d’un ministre qui a porté de bien mauvais coups au service public d’Éducation.

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Guide de réintégration 2022

mer, 10/11/2021 - 10:04

Ce guide élaboré par le SNES hors de France concerne les syndiqué.es du SNES-FSU détaché.es et/ou géré.es par la DGRH B2-4 du Ministère (29ème rectorat), ou en fin de séjour dans une collectivité d’outre-mer (COM) et qui souhaitent réintégrer une académie à la rentrée 2022 et doivent donc participer au mouvement Inter-académique.

Lien vers le guide.

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Mouvements spécifiques

mar, 09/11/2021 - 13:54

Certains postes ne sont accessibles que par des « mouvements spécifiques », nationaux ou académiques, pour lesquels il faut faire acte de candidature et qui dérogent aux règles du mouvement général.

Mouvements spécifiques nationaux

Les mouvements spécifiques nationaux concernent actuellement les affectations :

  • En classes préparatoires aux grandes écoles.
  • En sections internationales et dans certains établissements à profil international.
  • En sections binationales.
  • En dispositifs sportifs conventionnés (discipline EPS).
  • En métiers d’Art et du Design (arts appliqués) et les arts appliqués option métiers d’arts : BTS, diplômes des métiers d’art DMA (niveau III), diplômes supérieurs d’arts appliqués DSAA (niveau II), diplôme national des métiers d’art
  • En sections « théâtre-expression dramatique » ou « cinéma-audio-visuel » avec complément de service.
  • De PLP requérant des compétences professionnelles particulières.
  • De DDF (directeur délégué aux formations)
  • En classe de BTS dans certaines spécialités.
  • Postes spécifiques nationaux proposés en Polynésie française.
  • Postes en établissement relevant de l’éducation prioritaire et en zone connaissant des difficultés particulières de recrutement.
  • D’enseignement en langue bretonne ou corse.
  • Directeur de CIO et en SAIO et en (DR)ONISEP et au CNAM/INETOP.

La liste des mouvements spécifiques nationaux est établie chaque année (cf. L’US « Mutations »). La liste des postes vacants est publiée sur SIAM (en novembre).

Les postes spécifiques académiques

Depuis 2005, des postes spécifiques académiques (SPEA) ont été créés pour la phase intra-académique. Ils correspondent à des postes à « compétences requises » : BTS ne faisant pas partie du mouvement spécifique national, certains postes en établissement relevant de l’éducation prioritaire… Une circulaire rectorale précise les modalités de candidature à ces postes particuliers sur lesquels l’affectation se fait le plus souvent sans barème, avec avis de l’inspection.

La mise en place de la déconcentration a réduit considérablement le nombre des mouvements spécifiques nationaux. Le SNES-FSU combat cette déconcentration des mouvements spécifiques qui les prive d’un vivier national de candidatures et permet de plus à certains chefs d’établissements et à certains IPR, au prétexte du « profil », de choisir leur personnel.

Le SNES-FSU veille à ce que les postes spécifiques nationaux vacants ne soient pas transformés en postes spécifiques académiques.

Postes à profil (POP)

Pour le mouvement 2022, le ministère met en place à titre expérimental un mouvement sur postes à profil. Ce mouvement se fait hors barème et mêle des postes nécessitant des qualifications ou aptitudes particulières et des postes dans des zones particulièrement difficiles (zone rurale isolée, insulaire, montagneuse par exemple).

Fiches syndicales

Fiches de suivi individuel pour le mouvement général inter et pour les mouvement sur postes spécifiques nationaux et sur POP

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Mouvement spécifique Classes préparatoires

lun, 08/11/2021 - 07:30

Fiche syndicale et de mandatementCalendrier Postes Bilan des mouvements précédents

Les dates pour le dépôt d’une demande de mutation ont été publiée au BO spécial n°6 du 28 octobre 2021. Le serveur SIAM sera ouvert pour les demandes de mutations du mardi 9 novembre 2021 12 heures au mardi 30 novembre 2021 12 heures (heures métropolitaines )

Le mouvement spécifique CPGE est national, contrairement au mouvement général, il n’y a qu’une seule phase. Que l’on souhaite muter dans la même académie, commune, voire le même établissement (pour une classe différente) ou dans une académie différente, la demande relève du mouvement spécifique des classes préparatoires.

Attention : si l’on obtient un poste dans un des mouvements spécifiques, on ne participe plus au mouvement général.

Avec la loi de transformation de la Fonction publique d’août 2019, le gouvernement tente d’isoler les personnels face à l’administration. C’est bien méconnaître la ténacité du SNES et des autres syndicats de la FSU, qui vont mettre tout en œuvre pour continuer de vous accompagner et vous défendre tout au long du processus des mutations.

La loi a dessaisi les CAP de leurs compétences en matière de mouvement. Ainsi, vos élus, issus des élections professionnelles de décembre 2018, n’ont plus communication par l’administration de l’ensemble des informations concernant les participants au mouvement.

En d’autres termes, cette année, comme depuis 2 ans déjà, le traditionnel Groupe de Travail (GT) relatif au mouvement spécifique CPGE qui se tenait fin janvier début février n’aura pas lieu ni la commission paritaire (FPMN) de début mars.

Mais, le SNES-FSU comme à son habitude vous accompagne et vous informe dans l’élaboration de votre dossier mutation.

C’est pourquoi, Il importe de renforcer le SNES
afin de préserver ses moyens financiers et son poids.

Fiche syndicale

La fiche syndicale CPGE de suivi individuel et de mandatement consacrée au mouvement spécifique CPGE est téléchargeable ici sur le site du SNES-FSU. Elle sera également accessible dans le supplément [MUTATIONS 2022] de l’US, parution qui sera envoyé chez tous les syndiqués.

Elle nous permettra de suivre votre dossier et de vous accompagner pour un éventuel recours suite à la publication des résultats officiels le 3 mars 2021.

Au BO du 28 octobre ont été publiées lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité qui sont les nouveaux textes officiels encadrant les opérations. Dans ce même BO a été publiée la Note de Service qui précise les modalités précises. Pour ce qui concerne le mouvement spécifique CPGE, il faut se reporter au paragraphe 3.4 des lignes directrices de gestion.

[Rappel] La procédure informatisée

Vous accédez à IProf depuis le serveur de votre académie (www. »ac-xxx.fr ») ou directement sur le site du ministère.

Si c’est votre première utilisation de IProf, vous êtes identifié par un nom de connexion, souvent formé par l’initiale du prénom suivie du nom, le mot de passe est votre NUMEN. Les collègues actuellement dans l’enseignement supérieur hors lycée (PRAG, moniteur, ATER…) qui n’auraient pas leurs codes de connexion doivent en faire la demande auprès de leur rectorat.

Vous avez ensuite la possibilité de modifier le mot de passe.

Le dossier informatique relatif au mouvement spécifique des prépas est constitué de la liste des vœux, du CV et de la lettre de motivation. La candidature en ligne est obligatoire : nul ne pourra obtenir une affectation ou une mutation en prépa si cette procédure n’est pas respectée.

– Dans l’application IProf, mettez à jour dès maintenant votre CV, rubrique « Mon CV« .

À partir du 9 novembre 2021 12h, ouverture de la connexion SIAM. Fermeture du serveur le 30 novembre 2021 12h, heure métropolitaine.

L’onglet Les services de IProf donne accès aux deux liens suivants qui se trouvent dans le texte de présentation:

– le lien : SIAM. Sélectionner l’onglet mouvement inter-académique puis la rubrique mouvements spécifiques.

– Deuxième lien : la lettre de motivation. qui vous permet de rédiger la lettre de motivation en ligne. Ce lien apparaitra après que vous aurez fait une demande de mutation prépa par SIAM.

Sur SIAM, vous pourrez formuler en ligne jusqu’à 15 vœux, ces vœux portent sur un établissement précis, un groupe de communes, un département ou une académie. Utilisez le bouton « parcourir » pour obtenir le code des établissements, des communes, etc.

(S) Services réservés aux syndiqués :

– Quelques conseils pour la constitution de ce courrier avec le calendrier des permanences téléphoniques du secteur prépa.

– SIAM affiche un certain nombre de postes CPGE vacants que vous pouvez consulter (par académie, par discipline) afin de vous faire une idée.

– Consultez également les commentaires généraux de l’inspection générale , établis à partir de mouvement spécifique CPGE de 2019, le dernier auquel ont participé les commissaires paritaires.

Cas particulier: dossier papier
Cette procédure est réservée exclusivement aux collègues détachés dans l’enseignement supérieur qui ne possèderaient pas de compte IProf. Il faut constituer un dossier papier, avec les formulaires téléchargeables.

Le dossier complet (CV, vœux, imprimé CPGE, etc.) doit être envoyé directement à la DGRH B2-4, mouvement CPGE discipline. Le même dossier sera envoyé directement à l’inspection générale.

Attention : les collègues détachés à l’étranger doivent désormais faire leur demande de mutation de manière dématérialisée via SIAM et non plus par courrier.

Calendrier résumé des opérations

Accessible Mise à jour du CV dans la rubrique correspondante de l’application IProf du 09/11 au 30/11/2021 12h00 Saisie des vœux en ligne sur le site des mutations, accessible depuis IProf, rubrique « services » 2-3 jours après le 30/11 Signature de la confirmation écrite de la demande de mutation au secrétariat de l’établissement décembre Envoi au SNES de la fiche syndicale mouvement CPGE janvier février 2022 Évaluation des candidatures sous la responsabilité de l’Inspection générale 3 mars 2022 Annonce des résultats du mouvement spécifique t du mouvement général par le ministère Au plus tard le 2 mai 2022 Élaboration d’un éventuel recours administratif accompagné par le SNES-FSU

Classes préparatoires au DCG

Selon l’Inspection générale d’économie-gestion, 7 postes sont nécessaires pour couvrir les trois années dans cette discipline. Ces postes recouvrent des profils différents: droit fiscal, droit social, comptabilité, finance d’entreprise, etc.
Soyez vigilant si vous enseignez en DCG sans une nomination nationale.


Les postes
La liste des établissements dans lesquels sont installées des CPGE se trouve dans l’annexe du BO n°11 du 18 mars 2021 accessible ici.
Les différentes Classes Préparatoires scientifiques sont présentées sur le lien susmentionné.

Pour ce qui est des DCG, il s’agit du même B.O. n°11 du 18 mars 2021, la liste est consultable ici.

Par l’intermédiaire de IProf-SIAM, vous aurez également accès à une liste de postes vacants, qui ne sera plus disponible après la fermeture des inscriptions pour mutation.

Mais il ne faut pas se limiter aux postes affichés sur SIAM lors de la candidature. (Voir l’article sur les conseils pour une candidature en CPGE ou DCG)

Pour les postes en lycée militaire, consulter les modalités et la liste des postes susceptibles d’être vacants au B.O.

Bilan des mouvements précédents

(S) Ce service est réservé aux syndiqués :

Des informations sur les mouvements CPGE précédents, les groupes de travail qui préparaient les commissions paritaires à l’époque où ils se tenaient, les critères de l’inspection générale selon les disciplines, sont disponibles ici.

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Conseils pour une candidature en CPGE ou DCG

lun, 08/11/2021 - 06:30

Le serveur SIAM sera ouvert pour les demandes de mutations du mardi 9 novembre 2021 12 heures au mardi 30 novembre 2021 12 heures (heures métropolitaines )

Rappel : Avec la loi de transformation de la Fonction publique, le gouvernement tente d’isoler les personnels face à l’administration. C’est bien méconnaître la ténacité du SNES et des autres syndicats de la FSU, qui vont mettre tout en œuvre pour continuer de vous accompagner et vous défendre tout au long du processus des mutations.

La loi de transformation de la Fonction Publique d’août 2019 a dessaisi les CAP de leurs compétences en matière de mouvement. Ainsi, vos élus, issus des élections professionnelles de décembre 2018, n’auront plus communication par l’administration de l’ensemble des informations concernant les participants au mouvement.

En d’autres termes, il n’y aura pas cette année le traditionnel Groupe de Travail (GT) relatif au mouvement spécifique CPGE qui avait lieu fin janvier début février ni de FPMN début mars. Le ministère enverra les résultats aux collègues demandeurs d’une mutation le 3 mars.

À chaque étape de votre participation au mouvement, les militants et élus du SNES-FSU, dont l’expertise en matière de mutations n’est plus à démontrer, sont à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner. Prenez contact avec votre section académique SNES-FSU !

  • du mardi 9 novembre 2021 à midi au mardi 30 novembre 2021 à midi, saisissez sur SIAM vos vœux pour le mouvement inter et / ou pour le mouvement sur postes spécifiques nationaux. Contactez les élus et militants de votre section académique SNES-FSU afin d’obtenir les meilleurs conseils pour élaborer votre liste de vœux.
  • à partir du 1er décembre 2021, téléchargez votre confirmation de demande dans l’application SIAM. Vous devrez la remettre à votre chef d’établissement une fois complétée des pièces justificatives et signée (voir calendrier académique). Faites parvenir une copie complète de votre dossier au secteur prépa du SNES-FSU (prepas@snes.edu).
  • en décembre 2021, en fonction du calendrier académique, constituez votre dossier justifiant votre situation de handicap. Il est recommandé de ne pas attendre le dernier moment pour entreprendre vos démarches auprès du médecin conseiller technique du recteur et/ou auprès de la maison départementale des personnes handicapées. Contactez votre section académique SNES-FSU pour vous accompagner dans vos démarches.
  • en janvier 2022, selon le calendrier académique, consultez votre barème. La section académique du SNES-FSU vous aidera pour la vérification du nombre de points attribués pour chacun de vos vœux et vous accompagnera dans votre éventuelle demande de correction.
  • vendredi 11 février 2022 minuit : date limite pour envoyer une demande tardive. Contactez votre section académique SNES-FSU pour vous accompagner dans votre démarche.
  • jeudi 3 mars 2022 : l’administration vous communiquera votre résultat individuel. Si vous n’êtes pas satisfait-e du résultat, contactez le secteur emploi du SNES-FSU national (emploi@snes.edu) qui pourra vous accompagner et vous représenter auprès du ministère pour un recours.

Mais, le SNES-FSU comme à son habitude vous accompagne et vous informe dans l’élaboration de votre dossier mutation

Pour tout renseignement sur le mouvement prépas, envoyer un courriel à prepas@snes.edu. Vous pouvez laisser si besoin un numéro de téléphone avec vos disponibilités, les militants du secteur prépa essayeront de vous recontacter.

Permanence téléphonique mise en place par le secteur prépa au 01 40 63 28 27 :

– mardi 9 novembre de 14h30 à 17h30,

– mercredi 10 novembre de 14h30 à 17h30,

– vendredi 12 novembre : 10h00-13h00 et 14h00-17h00,

– mardi 16 novembre de 14h30 à 17h30,

– mercredi 17 novembre de 15h30 à 18h30,

– mardi 23 novembre de 14h30 à 17h30,

– et mercredi 24 novembre de 14h30 à 17h30.

(Ce calendrier des permanences téléphoniques du secteur prépa pourra être mis à jour en fonction des obligations des militants du secteur prépa).

Comme indiqué plus haut, contactez le secteur prépa par mail en écrivant à prepas@snes.edu
Au besoin laissez un numéro de téléphone.

N’oubliez pas de nous adresser en temps utile la fiche syndicale et de mandatement qui nous permettra de suivre votre dossier.

Pensez à nous communiquer une adresse électronique à jour.
Veillez à ce que votre boite électronique soit opérationnelle: supprimez les messages qui restent sur le serveur lorsqu’ils ont été lus par exemple. Ne changez pas de fournisseur d’accès ou d’adresse pendant la période des mutations car nous aurions des difficultés à vous joindre. Il arrive également que l’Inspection générale contacte certains collègues pendant la période.

Nos conseils

L’application SIAM a été rendue plus rigide:
– Lors de la première connexion à la page des voeux, on formulera un voeu préférentiel portant sur un type de classe préparatoire, ce voeu est indicatif, on peut même indiquer « autre ».
– Ensuite, il faudra revenir en arrière pour accéder au lien sur la lettre de motivation et taper une première ébauche de cette lettre.
– À partir de là, vous pouvez revenir au dépôt des voeux et ajouter/modifier.

Pensez à prendre des captures d’écran des différentes opérations, en particulier des pages récapitulant vos vœux et confirmant l’enregistrement de votre demande de mutation. En cas de problème d’enregistrement de votre demande de mutation, ces captures d’écran pourront être utiles au SNES-FSU lors de ses interventions auprès des rectorats ou du ministère.

La lettre de motivation est adressée au doyen de l’inspection générale de votre discipline. Tapez cette lettre lettre à l’aide de votre traitement de texte usuel, sauvez-la, puis intégrez-là dans le document en ligne de IPROF par copier-coller. Nous vous conseillons d’être succinct, en mettant bien en valeur votre parcours et vos demandes. L’absence de lettre en ligne (en principe impossible) invalide le dossier.

Le dossier en ligne comprend ainsi:

– La lettre de motivation

– Un CV détaillé

– Une liste de vœux

– La copie du dernier rapport d’inspection

La liste de vœux pourra être précisée dans la lettre de motivation, par rapport à la liste que vous aurez remplie sur SIAM, notamment en ce qui concerne les filières et les extensions géographiques possibles.

Pour une demande de première affectation, si vous êtes réellement motivé pour enseigner en prépa, il faut adopter la stratégie du zoom arrière, sélectionner d’abord des établissements précis, puis des communes ou groupes de communes, puis des départements, etc. Sur la lettre à l’inspection générale, vous avez même la possibilité d’indiquer « tout poste en prépa en France ».

Pour une mutation d’une CPGE à une autre, bien indiquer dans la lettre à l’inspection générale les zones géographiques que vous privilégiez ou les types de classe qui vous intéressent, ce qui n’est pas possible lors de la formulation des vœux SIAM. Sauf cas particuliers, il faut une certaine ancienneté dans le poste actuel pour espérer obtenir une mutation.

SIAM affiche un certain nombre de postes CPGE vacants que vous pouvez consulter (par académie, par discipline) afin de vous faire une idée. Mais lorsque vous formulerez vos vœux, ne vous limitez surtout pas à ces postes, en effet:

– La liste des postes vacants est incomplète puisqu’elle est arrêtée fin novembre. Chaque année, il y a de nombreuses autres vacances qui remontent des académies entre novembre et janvier.

– Cette liste est constituée principalement des départs en retraite, or d’autres postes peuvent se libérer par chaines de mutations.

– Certains postes affichés sont peut-être déjà destinés à des collègues en place: régularisation de l’année précédente ou étiquetage CPGE (voir plus bas) .

Par exemple, en mathématiques ou sciences physiques, il faut savoir que la plupart des postes publiés par SIAM seront attribués en mutation, c’est-à-dire à des collègues déjà en poste en CPGE. Il en est de même, dans toutes les disciplines, pour des postes situés dans des lieux géographiques très demandés, comme Paris ou la région parisienne.

S’il est logique de faire des vœux précis lors d’une demande de mutation, la stratégie n’est pas la même pour une demande de première nomination en prépa. Dans ce dernier cas, quelques vœux précis (établissement ou commune) sont utiles pour indiquer à l’inspection générale quels types de postes vous visez, ensuite vous pouvez demander des départements ou des académies, selon ce que vous être prêt à accepter pour enseigner en prépa. Attention, si on vous nomme sur poste qui correspond à l’un de vos vœux SIAM, même le dernier, vous êtes tenu de l’accepter.

Parfois l’inspection générale contacte des collègues pour s’assurer que le poste proposé convient. Ceci suppose que vous ayez un numéro de téléphone (ou à la rigueur une adresse électronique) où l’on puisse vous joindre. Il faut alors être très réactif car souvent le même poste est proposé à plusieurs personnes. Il est bon de se préparer à une telle éventualité: que répondrai-je si l’IG me propose un poste en dehors de mes vœux ? Vous pouvez demander une heure de réflexion mais il faudra sans doute rappeler dans la journée.

Une disposition inacceptable

Les lignes directrices de gestion parues au paragraphe 3.4.2 indique que les «cheffes et chefs des établissements d’accueil sont associés à cette sélection. Il est donc conseillé aux candidats de prendre l’attache des chefs des établissements sollicités pour un entretien et de leur transmettre un exemplaire de leur dossier de candidature. L’avis du chef d’établissement d’accueil fait partie des critères de sélection qui seront pris en compte dans l’évaluation de la candidature par l’inspection générale. Les chefs des établissements d’accueil communiquent ensuite à l’inspection générale, via l’outil dédié, leur appréciation des candidatures reçues.». C’est une confusion des genres car les proviseurs ne sont pas aptes à juger des compétences à enseigner en CPGE, c’est irréaliste car les proviseurs n’auront pas le temps d’examiner toutes les demandes.

L’an dernier déjà, le SNES-FSU avait exprimé son désaccord auprès de la DGRH qui avait indiqué au SNES-FSU que pour le mouvement spécifique CPGE il n’y avait pas de changement dans les pratiques : ce sont bien les IG qui continuent à piloter le mouvement spécifique CPGE.

Notre conseil est de contacter éventuellement les proviseurs des lycées demandés uniquement pour se renseigner sur la nature exacte des postes CPGE vacants mais de ne pas aller au-delà.

Notre outil de liaison: la fiche syndicale

En ligne, est accessible la fiche syndicale de suivi individuel et de mandatement pour un éventuel recours si vous n’obteniez pas votre mutation. Renvoyez-là à prepas@snes.edu

Bien sûr les éléments qui doivent rester confidentiels ne seront pas évoqués, vous pouvez donc nous informer au mieux de votre situation et notamment ajouter des commentaires personnels à la lettre de motivation.

Écrivez très lisiblement votre adresse électronique, par exemple en capitales, chaque année, le secteur prépa reçoit quelques retours de courriel à cause d’adresses erronées ou boîtes aux lettres électronique pleines. Vous pouvez vérifier et modifier votre adresse électronique en ligne.

Étiquetage d’un poste en CPGE

Certains collègues enseignent en CPGE ou en DCG sans être titulaires d’un poste étiqueté. Si le nombre d’heures est suffisant, un poste CPGE ou DCG peut être créé par le Recteur, sur initiative du chef d’établissement. Le nouveau poste est alors mis au mouvement et il faut que le ou la collègue intéressé fasse une demande de mutation (avec la possibilité de faire un voeu unique sur ce poste). Il ou elle est alors généralement nommé sur ce poste.

Il est donc important que chaque collègue se tienne informé d’une demande de création de poste et pense à en informer le SNES-FSU en temps utile.

Lors du mouvement spécifique CPGE 2021, il y a eu 3367 demandes au mouvement spécifique pour 365 postes. En tout ce sont 495 professeurs qui ont été mutés en CPGE.

Statistiques du mouvement 2019

Bilan des postes pourvus après les Groupes de Travail des 4-5 février 2019. Pour les mouvements 2020 et 2021, le ministère s’est refusé, dans le cadre de la loi de transformation de la Fonction Publique, à transmettre les informations en terme de postes par discipline, nous ne sommes donc pas en mesure d’actualiser les informations. Le SNES-FSU continue de demander un retour des commissions paritaires, seul moyen pour obtenir un tant soit peu de transparence dans les opérations de mouvement.

– Première colonne : postes affichés sur SIAM en novembre,
– Deuxième colonne : postes effectivement pourvus en GT (des postes supplémentaires apparaissent entre novembre et février), y compris les régularisations.
– Troisième colonne : régularisations de collègues déjà en poste, nommés tardivement en 2019
– Quatrième colonne : nombre total de collègues ayant obtenu une première nomination ou une mutation en CPGE

Discipline nombre de demandeurs SIAM 2019 Pourvus en GT dont régularisations Mouvement Mathématiques 770 52 65 43 131 SVT 92 4 7 7 7 STI 115 17 27 7 39 Sciences physiques 566 45 66 28 91 Biochimie, biologie 2 0 0 0 0 Allemand 88 5 7 0 9 Anglais 197 20 24 2 35 Espagnol 144 13 14 2 17 Italien 22 2 0 0 2 Chinois 0 0 0 0 0 Russe 0 0 0 0 0 Arabe 0 0 0 0 0 Portugais 1 1 0 0 0 Philosophie 232 20 27 7 39 Histoire-Géographie 257 15 18 10 19 Lettres 410 27 37 8 54 SES 65 7 9 7 10 Eco-gestion 242 36 43 12 56 Musique 0 0 0 0 0 Arts plastiques 4 0 0 0 0 Arts appliqués 6 2 2 0 2 Total 3207 264 344 133 509

Les postes en plus s’expliquent par des retraites connues tardivement, certaines créations de classes ou d’option, ou encore des collègues qui démissionnent de CPGE.

Les régularisations sont des postes attribués à des collègues qui faisaient déjà le service, mais qui avaient été nommés tardivement l’année précédente. Il y a aussi en lettres et en langues des étiquetages de service CPGE en poste CPGE. Cela permet à des collègues ayant un service complet (ou presque) en CPGE d’être nommés sur poste CPGE.

Statistiques des dernières années

On remarque, chaque année (voir tableau ci-dessous), une grande différence entre le nombre de postes affichés en novembre sur SIAM et le nombre de postes réellement vacants, pourvus à l’issue du mouvement.

Année mouvement n nombre de candidatures postes affichés par SIAM en novembre n-1 postes pourvus à l’issue du mouvement 2004 2775 193 286 2005 3203 219 285 2006 3168 219 274 2007 3487 329 428 2008 3768 367 519 2009 3671 333 448 2010 3706 345 425 2011 3646 304 380 2012 3610 361 437 2013 3475 373 461 2014 3532 421 534 2015 3514 321 487 2016 2980 326 437

Critères pour les nominations ou mutations en classes préparatoires

Le mouvement spécifique CPGE est réservé aux titulaires de l’agrégation. Les critères de sélection varient d’une discipline à l’autre, parfois d’une année à l’autre. L’inspection générale est consciente qu’un grand nombre de professeurs vont partir en retraite dans les prochaines années et que ceci impose la constitution d’un vivier. Toutefois, les nouvelles dispositions sur la retraite retardent les départs.

Plusieurs raisons peuvent expliquer que des candidats ne soient pas retenus : dossier ne répondant pas aux critères définis par l’inspection générale, bon dossier mais en concurrence avec des dossiers jugés meilleurs, vœux géographiques trop restreints. Dans les deux derniers cas, il ne faut donc pas hésiter à postuler de nouveau l’an prochain.

Les échanges que nous avons pu avoir avec les Inspections générales lors des groupes de travail du mouvement CPGE 2019 nous ont permis d’établir des commentaires plus précis par discipline que vous pouvez retrouver dans cet article.

D’autre part, nous conseillons aux collègues qui sont en poste CPGE et qui envisagent leur départ (retraite, mutation au mouvement général, départ vers le supérieur, …), d’écrire à l’Inspection générale, parallèlement aux démarches administratives, afin que leur succession puisse être envisagée dans la sérénité. Ceci ne préjuge en rien d’un changement d’avis, qu’il sera toujours temps de faire connaître.

Pour toutes les disciplines, il est inutile de postuler en prépa si l’on n’est pas titulaire de l’agrégation.

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Mutations 2022 : les publications du SNES-FSU

jeu, 04/11/2021 - 16:51

Téléchargez ou consultez ci-dessous nos publications spéciales mutations 2022 : l’US spéciale mutations SNES-SNEP-SNUEP-SNUipp et le cahier central SNES.

Elles sont envoyées en version papier aux adhérents SNES avec l’US n° 814 du 13 novembre 2021.

Barres d’entrée dans les académies, calendrier, cartes, toutes les informations à retrouver sur notre site.

US spéciale mutations 2022 Visualiser en plein écran Cahier SNES mutations 2022 Visualiser en plein écran

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