Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 9 min 50 sec

UN CAPES D'INFORMATIQUE SORTI DU CHAPEAU !

jeu, 21/11/2019 - 14:29

Le ministre a annoncé dans une interview la création d'un CAPES d'informatique en 2020 pour une dizaine de postes ! Remède pragmatique, car le ministère est dans l'incapacité d'offrir la spécialité Numérique et sciences de l'informatique (NSI) dans tous les lycées dès la rentrée 2019. Il est aussi question d'une agrégation dans quelques années, alors que les besoins sont immédiats en classe préparatoire. D'ici à 2020, une formation interne et diplômante de deux ans maximum est prévue pour que cette spécialité puisse commencer à s'implanter. Il ne fait aucun doute que les étudiants en informatique vont se presser pour devenir professeur certifié avec un salaire de 1,25 fois le SMIC...

US MAGAZINE - Supplément au n° 785 du 19 janvier 2019

L'année des mathématiques ?

jeu, 21/11/2019 - 14:09

La discipline est parmi les grandes perdantes de la réforme Blanquer. Difficile de croire que cette année est celle des mathématiques !

Discipline absente du tronc commun de Première générale du lycée, programme de spécialité inaccessible pour beaucoup d'élèves, sujets difficiles au DNB... où est la démocratisation des mathématiques, quand le rapport Villani-Torossian prônait des mathématiques « de réconciliation » ?
Les faits sont têtus : le nouvel enseignement scientifique de Première associe essentiellement SVT et sciences physiques et, malgré ce que dit le ministre,ne permet pas de développer une culture mathématique. En Seconde, l'impossibilité de travail en groupes réduits compromet les progrès des élèves fragiles.En Première générale, la proportion d'élèves ne faisant pas de mathématiques est passée de 15 à 33 % (chiffres APMEP). L'« Année des mathématiques », lancée en grande pompe en Sorbonne le 2 octobre dernier ne masquera pas la réalité ; pour le président de l'APMEP, S. Planchenault, elle sera « l'enterrement des maths : une fête avant la mort »(1).

Spécialité élitiste
Le programme de la spécialité mathématiques est plus difficile, surtout sans les possibilités de dédoublement, que celui de l'ancienne série S, et conçu pour des élèves visant des études de mathématiques. Il ne s'adresse pas à l'ensemble des lycéens qui auront besoin d'avoir fait des mathématiques dans la perspective du post-bac. Dans ces conditions, comment s'étonner que certains aient déjà abandonné cette spécialité pour une autre... ou envisagent d'y renoncer en Terminale,voire même de se détourner des mathématiques complémentaires,option de Terminale ?

Aménagements nécessaires

Pour le SNES-FSU, il y a urgence à rétablir les mathématiques dans le tronc commun du lycée, pour tous les élèves,dans une perspective de culture commune. De plus, des allégements du pro-gramme de spécialité sont indispensables. Il est enfin nécessaire de permettre aux élèves de garder trois enseignements de spécialité en Terminale pour ouvrir les poursuites d'études.Il faut aussi abonder et flécher le financement des options, de façon à ouvrir les options mathématiques en Terminale sans mettre en danger les autres disciplines (LV3, arts, etc.). Ne pas le faire serait le signe assumé d'une discrimination insupportable entre élèves

Sandrine Charrier
(article p4 US n°791)

(1) Café pédagogique, 8 octobre 2019

Et ma retraite ?!

jeu, 21/11/2019 - 08:50

Quelle sera votre pension si la réforme des retraites s'applique ?
Parmi les outils de décryptage de la réforme, le SNES-FSU met à la disposition de chacun un simulateur permettant d'estimer l'évolution du montant de sa pension.
Et ma retraite ? - le simulateur du SNES-FSU

Le résultat est sans appel : les pertes de pension sont bien réelles ! Le doute n'est plus permis, la retraite par point, c'est de la retraite en moins !

Tous les outils (tracts, affiches etc) pour préparer et réussir la grève du 5 décembre sont en ligne Retraites : combattre un projet dangereux

Enquête métier - Focus sur la Documentation

mer, 20/11/2019 - 23:15

L'enquête menée par le SNES-FSU auprès de la profession, en octobre dernier, a mis en exergue la dégradation des conditions de travail ces dernières années, dégradations amplifiées par la mise en place - à marche forcée - des différentes réformes (collège, lycée,…).

A lire aussi : les résultat de l'enquête métier

Le professeur documentaliste n'est pas une variable d'ajustement !

Les nouveaux programmes, les dispositifs imposés, l'augmentation de prescriptions voire des injonctions combinés à la réduction des moyens (disparition des groupes par exemple) ont freiné l'implication pédagogiques des professeurs documentalistes ainsi que la collaboration avec les collègues des autres discipline. De même, la hausse des effectifs, les nouvelles organisations imposées par la réforme, la méconnaissance persistante du rôle et des missions du professeur documentaliste cantonne, trop régulièrement, le professeur documentaliste a un rôle d'accueil, empêchant la mise en place d'une réelle réflexion et mise en oeuvre de l'EMI au sein des établissements.
Ainsi, malgré une circulaire de missions réactualisée en 2017, le professeur documentaliste reste une variable d'ajustement, noyé sous la multiplication de tâches annexes, trop souvent sans lien avec ses missions (manuels scolaires,…) et des prescriptions. De cette situation, naît une insatisfaction quant à la quantité de tâches non accomplies en fin de journée (56,69%) et à la qualité de celles réalisées (38,98%) mais surtout un alourdissement du temps de travail (70,98%). C'est, sans surprise, que le sentiment d'être débordé domine ainsi que celui de perdre la main sur son métier ( 69,81%). Le métier se transforme (84,71%), perd de son sens ( 65,88 %) s'éloignant de la préoccupation de la profession et sans même de reconnaissance financière (90,59%) ! La coupe est pleine et les conflits augmentent avec la hiérarchie mais également avec les collègues de discipline et les personnels de la Vie Scolaire ! Le professeur documentaliste s'épuise, encore et toujours, à imposer la reconnaissance de son métier et de ses spécificités mais ne se voit opposer qu'injonctions voire mépris !

A lire aussi : Rentrée inclusive, quel bilan ?

Réforme du lycée : quid du professeur documentaliste ?

A l'occasion de la refonte des programmes, la préoccupation de faire acquérir aux élèves des connaissances et compétences en Information - Documentation s'esquissait, dans la lignée de la mise en place de l'enseignement de l'EMI au cycle 4. Pourtant, force est de constater, qu'aucune place n'est faite pour un réel enseignement de l'Information Documentation et encore moins pour le professeur documentaliste ! L'organisation ubuesques des enseignements, les moyens alloués - en baisse - ne permettent même pas de pérenniser les collaborations qui existaient et fonctionnaient, par exemple, dans le cadre de dispositifs comme les TPE, les enseignements d'exploration, l'AP. Le nouvel enseignement Sciences Numériques et Technologie (SNT) en 2nde, quant à lui, s'il apparaissait comme une opportunité pour obtenir enfin une reconnaissance de l'expertise du professeur documentaliste et de son rôle pédagogique, se révèle, en ce début d'année, une usine à gaz tant dans son organisation au sein des établissements que dans la charge de travail imposée ! Les professeurs documentalistes, lorsqu'ils sont sollicités, c'est qu'il s'agit - trop souvent - pour la direction de faire face à l'absence de volontaires et/ou pour des questions d'organisations d'emplois du temps. C'est donc sans réelle concertation, ni préoccupation pédagogique ni même respect du décret imposant le décompte des heures d'enseignement ! Et dans le même temps, il est demandé aux professeurs documentalistes d'accueillir plus d'élèves et d'augmenter l'amplitude d'ouverture du CDI et ce, bien évidemment sans moyens supplémentaires !

Alors qu'aucune réflexion n'a véritablement été menée sur le rôle pédagogique du professeur documentaliste dans le cadre de la réforme du lycée, ce dernier se retrouve pourtant malmené par celle-ci et submergé par l'accumulation des tâches. Et à ce jour, des interrogations subsistent donc sur la place pédagogique que pourront prendre les professeurs documentalistes dans l'hypothèse du maintien de l'organisation du lycée et du baccalauréat à l'identique !

La définition des missions des professeurs documentalistes via une circulaire réactualisée en mars 2017, un référentiel de compétences professionnelles, le décret pour le décompte des heures légitimant la mission d'enseignement, la mise en place de l'EMI au collège voire du nouvel enseignement SNT en 2nde ne suffisent pas à obtenir la reconnaissance du métier de professeur documentaliste au sein des établissements et en particulier par la hiérarchie. Ainsi, le professeur documentaliste se voit imposer des tâches supplémentaires - de manière autoritaire voire sous forme de chantage à l'emploi du temps ou à la rémunération, par exemple - alourdissant par conséquent une charge de travail pourtant déjà importante ! Rappelons que dans la majorité des établissements, il n'y a qu'un seul poste de professeur documentaliste et ce quel que soit leurs effectifs.

Assurer ses missions de manière sereine devient périlleux tant l'exercice est aujourd'hui difficile ! S'il est évident que les différentes réformes, menées sans concertation avec la profession voire contre l'avis de celle-ci, contribuent à dégrader un peu plus les conditions de travail des personnels, il faut poursuivre la mobilisation collective !

Actualités de la Documentation - Novembre 2019

mer, 20/11/2019 - 22:53

Rentrée 2019 : une rentrée comme les autres !

Le professeur documentaliste n'est pas une variable d'ajustement !

En collège, toujours pas de prise en conscience de l'importance de former les élèves en Information-Documentation : l'EMI reste à la marge des enseignements et dans le meilleur des cas, il s'agit de bricolages locaux, remis en question à chaque rentrée…D'autre part, le déploiement de PIX ne peut que nous interpeller, une nouvelle fois, sur les moyens mis en oeuvre pour former les élèves et sur la place qui sera dédiée au professeur documentaliste.

En lycée, le nouvel enseignement Sciences Numériques et technologie (SNT), dispensé en 2nde, s'il apparait comme une opportunité pour obtenir enfin une reconnaissance de notre expertise et de notre rôle pédagogique, ne répond pourtant pas à la revendication, que porte le SNES-FSU, d'une formalisation de contenus en Information-Documentation, avec une progression des apprentissages de la 6° à la Terminale. De plus, si les professeurs documentalistes sont sollicités pour assurer tout ou une partie de cet enseignement, les questions liées au décompte des heures d'enseignement sont éclipsées…La vigilance s'impose car il ne faudrait pas, une fois de plus, que le professeur documentaliste soit une variable d'ajustement, qui plus est dans le contexte difficile de la mise en oeuvre de la réforme - très contestée - du lycée !

Face à l'absence - persistante - de réponses satisfaisantes à nos questions et au refus d'ouvrir de réelles discussions sur nos revendications, une seule réponse : poursuivre la mobilisation !

Pour reprendre la main sur son métier et faire entendre sa voix, la mobilisation de toutes et tous est nécessaire !

Analyse et propositions pour le métier de professeur documentaliste et par l'Information -Documentation dans le Second degré : le supplément Professeur documentaliste (décembre 2017) et la fiche Documentation (octobre 2018)

Actualités générales
Enquête métier : les résultats
Projet de réforme retraites
Le lycée
Le collège

Pour contacter le groupe documentation, une adresse mel : documentalistes@snes.edu
Pour participer aux débats qui animent la profession, une liste de diffusion : snes-doc@snes.edu

ACTUALITÉ BRÛLANTE

mer, 20/11/2019 - 22:45
Tous fatigués !

À peine deux mois après la rentrée, les collègues de Lettres expriment une grande fatigue tant morale que physique en raison d'une charge de travail qui ne cesse de s'alourdir et se complexifier.

Ce constat est, hélas, général et touche les enseignants, en collège comme en lycée. L'enquête métier dont les résultats généraux et en particulier pour les lettres ont été publiés il y a peu, fait ressortir le mal-être profond des professeurs de Lettres.

Réforme du lycée

En cause, entre autres, l'augmentation de la charge de travail due aussi bien à la réforme du lycée qu'à l'aggravation des conditions d'enseignement au collège. Ainsi, rappelons que cette année, nos collègues de lycée ont dû totalement refaire leurs cours en Seconde et en Première. Pire, ils ont pour la plupart été contraints de privilégier la quantité à la qualité des analyses. Enfin, ils doivent lutter contre un esprit passéiste et réactionnaire qui anime ces programmes.

Au collège

La charge de travail est amplifiée par le changement de la nature de l'hétérogénéité : comment faire face à des classes où peuvent se côtoyer élèves maîtrisant la lecture et élèves déchiffrant à peine correctement sans saisir l'implicite ? Nul ne peut résoudre cette quadrature du cercle sans moyens dignes de ce nom. De même, comment appréhender l'inclusion et son lot d'aménagements individualisés qui alourdissent considérablement les tâches de l'enseignant sans pour autant y être formé et encore moins accompagné pédagogiquement ?
Pour finir, des initiatives telles que le quart d'heure lecture dénotent une vision très utilitariste de la lecture (voir L'US n°791). Plutôt que d'attribuer plus de temps et de moyens à notre discipline pour que les élèves puissent lire en autonomie c'est-à-dire comprendre, analyser et interpréter les textes, certains Recteurs ou chefs d'établissement choisissent de tronquer les cours pour livrer les élèves à une activité censée canaliser leur énergie et les calmer.
Le sentiment de ne pouvoir faire face aux multiples tâches qui s'imposent devient quotidien et affecte la santé de nos collègues. Le SNES-FSU vous propose son analyse des programmes et des conditions de travail en collège.

Les menaces s'accentuent sur les LCA

Les professeurs de Lettres classiques sont plus que jamais inquiets par rapport à la survie des Langues et Cultures de l'Antiquité : les moyens continuent à s'amenuiser en collège comme en lycée. Le très faible pourcentage d'élèves ayant choisi cet enseignement de spécialité en 1ère ne permet plus à personne de se leurrer sur un regain des langues anciennes. L'absence d'épreuve terminale au baccalauréat ne va-t-elle pas fragiliser encore cet enseignement, de même que des DGH plus contraintes encore avec la montée de la réforme du lycée en terminale ? Le SNES-FSU s'engage à être particulièrement vigilant sur cette question.

Agir, ne pas subir

Le SNES-FSU demande en urgence une audience auprès du doyen de l'Inspection générale de Lettres pour que des solutions soient adoptées en toute diligence (pièce jointe). Une lettre a parallèlement été adressée au ministre pour réclamer des allègements de programme.

Survivre en milieu hostile

Ne pas rester seul, participer à des actions collectives, c'est bien sûr le moyen privilégié de ne pas subir ces multiples atteintes au bon exercice de notre métier et à notre santé, mais aussi la seule voie pour obtenir les changements que nous attendons. Nous vous tiendrons évidemment informés des réponses que nous obtiendrons à nos demandes.

Pour autant, il est primordial de se préserver au quotidien et de cesser de se fixer des objectifs irréalisables : l'inclusion sans moyens pédagogiques suffisants et adaptés est hélas ingérable ; achever la totalité des nouveaux programmes mis en place par la dernière réforme sans laisser la plupart des lycéens sur le quai s'avère utopique. Les professeurs doivent se résoudre à abandonner des points du programme, sans culpabiliser, pour leur bien-être et pour celui de leurs élèves. Ainsi, lors de la dernière journée de réflexion disciplinaire au mois de mai 2019, des pistes ont été présentées pour alléger, en misant sur une meilleure efficacité, les programmes de Première ainsi qu'une approche possible des programmes de LCA. Nous proposons également une réflexion sur l'articulation collège-lycée.

Que les professeurs fassent confiance à leur propre jugement : nous sommes des experts dans notre discipline et pouvons, forts de nos savoirs et de notre expérience, concilier ambition et raison.
Dans ce contexte, la réforme des retraites annoncée par le gouvernement est une provocation de plus, à laquelle nous saurons répondre en étant massivement en grève dès le 5 décembre.

Actualité des disciplines technologiques

mer, 20/11/2019 - 22:32

Dans cette rubrique, l'actualité des disciplines technologiques

Actualité

mer, 20/11/2019 - 22:27

Vous trouverez dans cette rubrique toutes les actualités des formations technologiques du lycée.

Les séries technologiques : effacement programmé

mer, 20/11/2019 - 22:12

Les séries technologiques : effacement programmé

La spécificité de la voie technologique avec des séries à l'identique d'aujourd'hui, si elle peut paraître conservée sur le papier risque fort de faire les frais de la réforme Blanquer.

D'abord en classe de seconde, la transformation des enseignements technologiques d'exploration en options facultatives, en supprimant les possibilités de couplages, vont tarir un peu plus les flux d'élèves vers les séries technologiques. Il faudrait que les élèves de seconde soient vraiment motivés pour faire le choix d'une heure et demi de cours supplémentaire dans des disciplines qu'ils ignorent ! Et dans leur choix d'orientation, ils risquent bien d'ignorer aussi ces séries techno, marginalisées où rien n'est à choisir. Ainsi la voie technologique continuera à être le réceptacle de jeunes pour lesquels la voie générale n'est pas conseillée, et qui n'ont aucune envie de tenter une formation professionnelle en bac pro.

Le ministre prétend qu'il a conservé pour ces formations le même niveau horaire, ce qui est globalement vrai, excepté pour les « marges » qui auraient permis des dédoublements, il lui suffira d'attendre que les jeunes se détournent complètement de ces formations pour engranger les suppressions de postes correspondantes.

Car le danger est grand, dès cette rentrée 2019 les effectifs fondent notamment dans les séries STI2D et STL. Le ministre n'est pas loin d'en reporter la faute sur les enseignants, et il indique déjà qu'il faudrait revoir l'organisation en séries de cette voie.

Seule la mobilisation des enseignants et de familles pourrait stopper l'érosion.

La Technologie en cette rentrée 2019

mer, 20/11/2019 - 22:03

A l'heure où la réforme du lycée s'applique depuis la rentrée avec sa mise en œuvre forcée à la fois sur le niveau seconde et première, la Technologie au collège continue d'être négligée et subit depuis plusieurs années des problèmes de recrutement de professeurs souvent une représentation erronée de la discipline.

Malheureusement le constat est le même en SII

La technologie s'inscrit dans la formation générale des élèves, avec une pédagogie active qui s'appuie notamment sur des projets devant aboutir à des productions ou des fabrications. Souvent mal représentée ou défendue par une recherche universitaire peu présente, avec la suppression du CAPET spécifique et l'absence de formation des enseignants, la discipline continue sa lente agonie en l'absence de repères clairs.
Le colloque organisé l'année dernière ne fait que renforcer ce constat. (voir article)

Le regroupement sciences et technologie depuis les derniers programmes de 2016, a renforcé les pressions pour imposer l'EIST (fusion des programmes de PC, SVT et Technologie en un seul programme).

Le SNES-FSU continue de combattre la logique de regroupement des disciplines scientifiques expérimentales et de la Technologie, associée à l'idéologie « EIST ».

Les rentrées se succèdent et aujourd'hui il est rare de voir encore cet enseignement avec « des groupes allégés ». Comment peut-on croire qu'avec des îlots de 5 à 6 élèves..., les élèves puissent manipuler ou fabriquer, c'est un non-sens. Et l'heure de laboratoire a disparu depuis les nouveaux programmes de 2016…

Le SNES-FSU revendique des moyens horaires, matériels définis pour la mise en œuvre d'activités de production des élèves (soit un enseignement en groupe réduit ne dépassant pas les 18 élèves).

Suite à l'enquête métier, le constat sur l'état de la discipline et sur la souffrance des collègues sont alarmants. La dernière réforme n'a fait qu'aggraver une situation déjà inquiétante.
Il en ressort une insatisfaction du travail accompli cumulée à une augmentation de la charge et du temps de travail, à une extension des missions, un sentiment d'être débordé. Nos collègues se disent victimes d'une dégradation de leur état de santé de façon très majoritaire. Ce sont pourtant largement des collègues expérimentés qui ont répondu à l'enquête.
Les responsables de l'accroissement de la charge de travail sont d'abord le nombre d'élèves à prendre en charge (les effectifs des classes sont souvent pointés), la disparition des groupes et les pertes de repère dans la discipline.
Parallèlement, les relations professionnelles entre les personnels se sont dégradées (moins de rencontres, baisse de la qualité des échanges, augmentation des tensions).
A cause de la charge de travail et des nouveautés disciplinaires, ils sont en attentes de toutes les aides extérieurs comme des intervenants mais restent souvent déçus du résultat voire même contre-productif.

Des classes à effectifs réduits et des moyens décents sont indispensables pour pouvoir mettre en place des activités. L'usage à « tout va » des méthodes poussées par l'inspection pour gérer l'hétérogénéité des élèves est vécu comme une souffrance des collègues car elles se révèlent souvent inadaptées au terrain ou à la situation. Pour beaucoup, c'est un sentiment d'abandon et les collègues ne s'y retrouvent plus depuis la réforme.

Au final, les productions techniques pourtant nécessaires à la cohérence de cet enseignement restent souvent absentes et se limitent à des réalisations souvent virtuelles tournant autour d'activités avec l'outil numérique. (A voir : l'article sur la SNT au lycée ainsi que d'un point de vue général)
Quant aux différentes démarches pédagogiques, la technologie devrait trouver ses repères autour de la démarche de projet. Nous déplorons le fait que la démarche d'investigation soit mise en avant alors que cette démarche est propre aux sciences physiques et aux SVT.

Aujourd'hui l'élève est plus un observateur qu'un producteur. C'est en totale inadéquation avec la dimension donnée à la culture technologique. Comment dans ce cas, motiver les élèves à s'orienter vers les sections STI du lycée qui peinent elles aussi à recruter ?

Le numérique :
https://www.snes.edu/Numerique-Au-rapport.html

Action du moment :
Mobilisation contre la réforme des retraites et Mini-site Et Ma Retraite

Actualités plus générales :
En collège, Collèges, éducation prioritaire et ruralité

Actualité des enseignements artistiques novembre 2019

mer, 20/11/2019 - 21:59

Cette année 2019-2020 est marquée par :

36 000 collégiens supplémentaires alors que le nombre d'enseignant-es baisse, d'où une pression sur les enseignant-es pour prendre des heures supplémentaires (2HSA peuvent dorénavant être imposées) ;

pour les enseignant-es d'éducation musicale et d'arts plastiques en collège, un enseignement en classe entière, des conditions de travail difficiles dans des classes chargées, et souvent plus de 500 élèves à prendre en charge. ;

la poursuite de la mise en œuvre du Parcours d'Éducation Artistique et Culturelle sans moyen et sans IMP dans certaines académies

Les résultats de l'enquête du SNES-FSUmontrent l'impact des conditions d'enseignement, des deux heures supplémentaires imposables (hausse du nombre d'élève) sur le métier et soulève la problématique de l'inclusion des élèves en classe.

Toujours un manque inquiétant de cadrage pour l'oral du DNB

La chorale est devenue un enseignement facultatif depuis deux ans au collège. Il s'agit d"un enseignement rassemblant des élèves de l'ensemble des niveaux du collège, de 72 heures annuelles, dont au moins une heure hebdomadaire".
Voir article de 2018 toujours d'actualité ICI.

La réforme du lycée a des impacts sur l'offre d'enseignements artistiques au lycée, voir ici

La réforme du Lycée et du baccalauréat fragilise les enseignements artistiques, avec une nouvelle structure du lycée, la suppression des séries et de nouveaux programmes.
Voir 16 pages spécial Programmes ICI

Pour le SNES-FSU, au collège, les enseignements devraient être confortés et les dispositifs de pratiques artistiques renforcés. Au lycée le nombre d'options artistiques devrait être multiplié.

Voir l'actualité collège ICI

Voir l'actualité Lycée ICI

Toute l'actualité RETRAITES ICI

Le groupe enseignements artistiques du SNES-FSU

Sandrine Charrier, Caroline Magaud, Emmanuelle Mariini

ens.artistiques@snes.edu

Actualité des SVT, novembre 2019

mer, 20/11/2019 - 21:49

Vous trouverez ci-dessous les dernières informations proposées par le groupe SVT, ainsi que quelques liens supplémentaires vers des points d'actualité.

Le travail du groupe SVT s'articule autour des questions disciplinaires : analyses des programmes, conditions d'exercice, examens...
• En lycée, analyse des nouveaux programmes de SVT et d'Enseignement Scientifique de Terminale et d'autres articles à partir du sommaire disciplinaire de SVT
Nous publierons aussi sous peu des informations sur les conditions de passation des E3C - pour l'Enseignement Scientifique et la Spécialité SVT - et un premier bilan de la mise en place de l'Enseignement Scientifique...

• En collège, problèmes de correction de l'épreuve de DNB de Sciences et Résultats de l'enquête CEDRE sur les Sciences expérimentales du collège publiée en sept 2019, ainsi que d'autres articles à partir du sommaire disciplinaire de SVT

Le groupe SVT a aussi participé à une grande enquête SNES-FSU sur les conditions d'exercice du métier :
Résultats complets de la grande enquête SNES sur les conditions d'exercice du métier, avec un focus SVT.

Action brulante :
Mobilisation contre la réforme des retraites et Mini-site Et Ma Retraite

Actualités plus générales :
• En collège, Collèges, éducation prioritaire et ruralité
• En lycée, Toutes les épreuves de bac doivent être indemnisées !

Physique-chimie : point actualité de novembre 2019

mer, 20/11/2019 - 21:48

Vous trouverez ci-dessous les dernières informations proposées par le groupe physique-chimie, ainsi que quelques liens supplémentaires vers des points d'actualité.

Le travail du groupe physique-chimie s'articule autour des questions disciplinaires : analyses des programmes, conditions d'exercice, examens...
• En lycée :
Physique-chimie : analyse des programmes de physique-chimie et des propositions d'évaluations et d'autres articles à partir du portail de la discipline
Toutes les épreuves de Bac doivent être indemnisées

Nous publierons aussi sous peu des informations sur les conditions de passation des E3C - pour l'Enseignement Scientifique et la Spécialité physique-chimie - et un premier bilan de la mise en place de l'Enseignement Scientifique...

• En collège : Résultats de l'enquête CEDRE sur les Sciences expérimentales du collège publiée en sept 2019 avec un retour plus approfondie sur l'enquête CEDRE de 2013 : les élèves et les sciences-physique
Collèges, éducation prioritaire et ruralité : Territorialisation de l'éducation ?

Le groupe physique-chimie a aussi participé à une grande enquête SNES-FSU sur les conditions d'exercice du métier :
Résultats complets de la grande enquête SNES sur les conditions d'exercice et son analyse.

Article sur l'action :
simulateur de retraite
Mobilisation contre la réforme des retraites

Synthèse réponses « Enquête métier » SNES-FSU

mer, 20/11/2019 - 15:20

Réponses des enseignants de SII (Sciences industrielles de l'ingénieur)

Le taux de réponse des enseignants SII est très faible au regard de leur représentativité (rapport de 1 à 6). Il s'agit d'une population moins renouvelée que leurs collègues et essentiellement masculine.

Ils dénoncent dans une même proportion un emploi du temps dégradé (1 sur 2), plus d'élèves à prendre en charge (6 sur 10). Ils sont moins concernés par la prise en charge de l'orientation (4 sur 10 au lieu de 6 sur 10 pour l'ensemble des enseignants), par l'inflation des effectifs des équipes pédagogiques (55% au lieu de 71%) et par l'éclatement des groupes classes (52% au lieu de 72%) mais ces dégradations restent des préoccupations majoritaires.

Tout comme leurs collègues, TROIS QUARTS des enseignants SII jugent stressants et/ou fatigants les nouveaux programmes, du fait de leur complexité, du contexte de leur mise en place et des délais trop courts. Ils sont moins concernés par l'absence de visibilité du futur examen.

Ils dénoncent au
ssi l'apparition de conflits entre disciplines, entre collègues, avec la direction avec cette réforme.

De façon massive, comme leurs collègues, et en résumé : les enseignants dénoncent les contre-vérités prononcées sur le nouveau baccalauréat :

  • Pour 9 enseignants sur 10 : NON, il n'y a pas d'amélioration à la préparation à l'entrée dans l'enseignement supérieur, de simplification et d'une meilleure justesse de l'examen.
  • Pour 8 enseignants sur 10 : NON, il n'y a pas d'amélioration des relations avec les élèves, ni une meilleure implication de ces derniers, et pas non plus de meilleure construction des projets d'orientation.
  • Enfin, bien plus fortement que leurs collègues des autres disciplines, les enseignants SII rejettent, à 89% (75 % pour l'ensemble des enseignants), la précipitation de la mise en place de cette réforme.

Réponses des enseignants d'Eco-estion

185 collègues ont répondu à l'enquête. Les académies les plus actives sont : Grenoble, Lille, Créteil, Versailles et Toulouse.

La quasi-totalité des réponses viennent d'enseignants en lycée, très peu en cité scolaire.

Les enseignants ayant répondu à l'enquête se répartissent à 50/50 entre les adhérents et les non-adhérents du SNES-FSU.

La répartition homme/femme est de 3/4 de femmes et d'1/4 d'hommes.

La détérioration de l'emploi du temps n'est pas une traduction majeure de la réforme.

Seul 1/4 des répondants estiment qu'ils n'ont plus d'élèves à prendre en charge, ce qui implique que près de 3/4 des répondants estiment avoir des effectifs plus chargés.

La prise en charge de l'orientation des élèves ressort comme une contrainte, en effet près de la moitié des répondants ressentent une pression particulière à prendre en charge l'orientation des élèves.

Le point faisant ressortir les équipes pédagogiques pléthoriques n'apparaît pas comme étant un fait majeur pour les enseignants en STMG.

La même analyse ressort pour le point concernant les groupes classes éclatés. Il s'agit sans doute d'une particularité de la voie technologique puisque les spécialités sont « contraintes ».

Près de 6 répondants sur 10 estiment que le travail sur les nouveaux programmes est stressant et fatiguant. Ce travail stressant et fatiguant provient essentiellement des paradoxes et contradictions des programmes, d'une absence de visibilité avec les évaluations du diplôme et du contexte général de la mis en place qui est lui-même stressant.

La réforme du lycée a majoritairement entraîné des conflits entre collègues et avec la direction.

Les attendus officiels de la réforme ne sont pas atteints :

  • Pour 3/4 des répondants la réforme du lycée n'améliore pas l'entrée des élèves dans l'enseignement supérieur.
  • Pour 4/5 des répondants, l'examen du baccalauréat n'est pas simplifié.
  • 70% des répondants ne trouvent pas que la réforme rende plus juste l'examen pour les élèves.
  • Pour 70% des répondants, la précipitation de la mis en application des réformes est le problème majeur.
  • Pour 70% des répondants, la réforme ne va pas améliorer la construction des projets d'orientation des élèves.
  • Pour 65% des répondants, la réforme ne va pas améliorer les relations avec les élèves.
  • Pour près de 70% des répondants, la réforme ne va pas renforcer l'implication des élèves dans leurs études.

L'actualité sur la retraite : https://www.etmaretraite.fr/

Les résultats de l'enquête métier du SNES-FSU : https://www.snes.edu/Grande-enquete-metier-resultats.html

L'actualité lycée : https://www.snes.edu/Toutes-les-epreuves-de-bac-doivent-etre-indemnisees.html

Compte-rendu du colloque FLAREP 2019

mer, 20/11/2019 - 14:15

Colloque de la FLAREP 2019 - Saint-Jean-de-Luz

« Langues régionales et d'Outre-Mer :

les oubliées de la nouvelle Education Nationale ? »

Le SNES-FSU s'est rendu au colloque de la FLAREP, qui est toujours un moment important pour les langues régionales.

Le colloque s'est déroulé au fil de conférences et tables-rondes sur le rôle des Collectivités Territoriales dans l'enseignement des LR, la formation des maîtres, le bilinguisme et la valorisation des langues d'Outre-Mer. Programme sur : flarep.com

Parmi les participants (environ 60 personnes issues de diverses associations de parents, d'enseignants, d'organismes des différentes langues). L'occasion de rencontres avec des collègues de langues régionales et notamment des collègues syndiqués au SNES-FSU et au SNUIPP-FSU. j

Lors de la première journée, deux enseignantes certifiées de basque témoignent à la tribune de leur situation de souffrance profonde, de la dégradation brutale de leur enseignement et de leurs services. Ces situations font écho à ce que nous connaissons des enseignants d'occitan : abandons, dépressions, burn-out, changement de valence...

D'ailleurs, dans le conseil d'administration de la FLAREP, en préambule au colloque, le problème de la réforme des lycées était apparu comme le plus grave, après les dégradations subies suite à la réforme des collèges.

Table ronde sur les conséquences de la réforme sur les Langues régionales

Animée par Gilbert Mercadier, Président du Congrès Permanent de la Langue Occitane (https://www.locongres.org/fr).

Préambule

Constat que la réforme du bac a des conséquences catastrophiques sur l'enseignement des nos langues.

Le SNES-FSU communique les chiffres ministériels provisoires concernant le nombre d'inscrits dans les spécialités. Le chiffre de 87 inscrits dans la spécialité Langues Littérature et Cultures Régionales au niveau national est sans appel : c'est catastrophique.

Le but de la table ronde est de faire le bilan de la rentrée et de recueillir les propositions d'actions pour les fédérer.

Premier tour de table au sujet de la spécialité LLCR (EDS) : remontées de terrain

Constat : cette spé a été ouverte trop tardivement l'an dernier, après la publication des plaquettes d'information du nouveau bac et alors que les élèves de 2nde avaient déjà fait leurs choix. Il a fallu informer à la va-vite et recruter les élèves dans de mauvaises conditions. Ce problème d'information des familles et des élèves, ajouté au problème de calendrier n'a pas été favorable et contribue au peu de succès de cette spé.

Un collègue d'occitan de Nice précise que dans ces conditions il aurait mieux valu ne pas accepter la création de cette spé, car elle met les LR en grande difficulté, même si on déplorait que les LR soient les grandes oubliées du nouveau bac.

breton : 1 ouverture de spé LLCR dans un lycée de Quimper, 11 élèves. (6 lycées ont une filière bilingue breton),

gallo : 0 ouverture. L'enseignement du gallo n'existe qu'en option facultative et selon ses représentants est menacé de disparition.

basque : 2 ouvertures de spé, 25 élèves

corse : nombre d'ouvertures non connu. Le nombre d'inscrits serait de 40 élèves.

catalan : 2 ouvertures de spé à Perpignan, 8 élèves. Mais avec un aménagement sur un lycée de Perpignan, fusion de la spé avec LVB bilingue et LVC facultative, afin de regrouper les effectifs. Alignement des horaires.

Sur la demande formulée au recteur par le chargé de mission d'inspection de catalan, qui attend une réponse officielle.

Ces chiffres correspondent bien à ceux du ministère.

L'assemblée souligne le cynisme du ministre Blanquer qui avait annoncé la création des spé LLCR comme valorisant les langues de France : les chiffres montrent l'échec total de cette concession tardive.

Pour le SNES-FSU, d'une manière générale le nouveau bac accentue les inégalités territoriales et sociales dans la proposition de l'offre de formation. L'exemple de la création des spé LLCR le montre : ouvertures dans les gros établissements des grandes villes seulement et dans les lycées du centre, qui recrutent dans les milieux les plus aisés. Les périphéries, les zones rurales et les lycées de moindre taille n'ayant pas les moyens d'ouvrir un grand nombre de spé. Or l'enseignement des LR s'est jusqu'à présent implanté plus largement sur le territoire.

Par ailleurs, la spé LLCR est très littéraire et touche de ce fait un nombre restreint d'élèves.

Autres problèmes soulevés :

impossibilité de choisir l'ordre des langues à l'inscription au baccalauréat et de prendre la LR en candidat libre alors que c'était possible auparavant

refus de certains établissements d'ouvrir la LVB.

Propositions d'aménagements de la réforme pour revaloriser les LR

Le SNES-FSU évoque la proposition faite à Rennes : l'enseignement de la spé HGGSP en langue bretonne (suite logique des filières bilingues du collège). Cette demande a été soutenue par le SNES-FSU de Rennes, mais refusée par le recteur. Le SNES-FSU de Rennes réitèrera le demande en 2020.

l'OPLB (Office Public de la Langue Basque) a l'intention de demander sur la base de la maquette du bac international l'enseignement en basque de une ou plusieurs disciplines du tronc commun (HG, EMC, EPS, enseignement scientifique) + 3h de langue basque ce qui permettrait de créer un bac avec mention (sur le modèle du bac international). Cette solution demanderait des moyens fléchés et un profilage des postes.

Un enseignant détaché à l'OPLB, précise que l'ancien recteur d'Aquitaine n'était pas opposé à l'enseignement des LR en tant que DNL dans toutes les disciplines.

Une collègue de catalan témoigne de l'aménagement qui a été fait sur 2 lycées de Perpignan (voir ci-dessus).

Débat sur la pertinence de ces aménagements. Quelle est la meilleure solution à retenir pour formuler une proposition commune au ministère ?

Deuxième tour de table au sujet de la LVC ou option facultative

Remontées du terrain : chute des effectifs entraînant la fragilisation et la fermeture des enseignements.

En cause : la dévalorisation au bac des options facultatives. En rapport avec le volume horaire de 3h, peu « rentable » pour les élèves, qui délaissent cet enseignement même quand ils le suivaient depuis le collège, puisqu'il ne rapporte presque plus rien en terme de points.

Nice : chute de 45% des effectifs prévue d'ici 2 ans dans un lycée (témoignage d'un collègue)

Toulouse : chute de 70% des effectifs prévue d'ici 2 ans dans le lycée d'un collègue. Disparition de l'enseignement de l'occitan dans 7 lycées de l'académie à la rentrée 2019.

Académie de Bordeaux, département de la Gironde : baisse prévue de 50% d'ici 2 ans.

Les enseignants de gallo prévoient la fermeture de l'enseignement d'ici 2 ans.

Consensus de l'assemblée pour demander une revalorisation de l'option facultative des LR sur le modèle de LCA.

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En clôture du colloque, le président de la FLAREP, Thierry Delobel, annonce que la FLAREP va rédiger un courrier solennel aux ministres de l'EN, de la Culture et d'Outre-Mer pour demander instamment des modifications du nouveau bac revalorisantes pour l'enseignement des LR.Retour ligne automatique
Il demande à toutes les associations et organismes présents de faire remonter rapidement des propositions simples et pragmatiques.

Estèle Lame
SNES-FSU, secteur contenus pour les langues régionales

Voie technologique, voie démocratique

mer, 20/11/2019 - 09:09

Prenant peu à peu figure à partir de la "Libération", la voie technologique contribue, depuis ses origines, très largement et de façon exemplaire à la démocratisation des études secondaires.

Mais les dernières réformes ont porté un coup très dur à la spécificité de cette voie en la rapprochant de la voie générale pour des raisons essentiellement budgétaires. Loin d'avoir enrayé son déclin, elle a dégradé ce qui était une voie de réussite pour de nombreux élèves.
Pour le SNES-FSU, il faut reconstruire les séries technologiques autour des grands champs économiques de la production de biens et de services.

Promoteur et défenseur de la voie technologique depuis son origine, le SNES-FSU demande des évolutions importantes pour les séries de la voie technologique. Les enseignements technologiques doivent être réaffirmés dans leurs spécificités disciplinaires. Ils doivent être complémentaires aux enseignements généraux et inscrits dans une logique de cohérence réciproque ; la répartition du volume horaire entre ces enseignements doit être équilibrée, l'évaluation du baccalauréat doit tenir compte de cet équilibre.

Voir sur snes.edu les Actualités de la voie technologique
Voir la structure actuelle de la voie technologique sur Eduscol.

Etat des lieux

mar, 19/11/2019 - 21:35

Une rentrée difficile au lycée !

La mise en place de la réforme du lycée génère de nombreux dysfonctionnements, comme on pouvait s'y attendre : disparition du groupe classe, emplois du temps kafkaïens, forte hétérogénéité des élèves (en particulier, dans un même groupe de SES cohabitent des élèves qui suivent la spécialité mathématique et d'autres non...), augmentation de la charge de travail...

L'enquête métier réalisée par le SNES-FSU montre que les enseignant.e.s de SES rencontrent d'importantes difficultés dans l'exercice de leur métier :

A cela s'ajoutent la désorganisation qui s'annonce pour la mise en place des épreuves de contrôle local. Le ministère veut imposer coûte que coûte ces épreuves communes de contrôle continu (E3C) dès cette année de Première alors que les élèves et les enseignants sont maintenus dans le flou total. Le SNES-FSU réclame une indemnisation de toutes les épreuves du bac.

Par ailleurs, alors que nous avons dénoncé les projets de programmes et proposé des amendements lors de la consultation du Conseil des programmes, les nouveaux programmes sont désormais publiés, sans aucun modification.

Le 28 octobre dernier, le SNES-FSU a écrit au Ministère pour demander des allègements des programmes de certaines disciplines, dont les SES. La demande porte sur moins de formalisation mathématique dans la spécialité de Première.

A toutes ces difficultés dans l'exercice de notre métier s'ajoute une réforme des retraites qui promet de considérablement faire baisser les revenus des futurs retraités, comme le montre l'outil de simulation réalisé par le SNES-FSU

Les résultats de l'enquête métier pour les SES

mar, 19/11/2019 - 21:05

En novembre 2019, le SNES-FSU a publié les résultats d'une vaste enquête effectuée auprès des enseignantes et des enseignants du second degré : l'accroissement des effectifs, les suppressions de postes, la mise en place des réformes successives du collège puis du lycée ont accru les phénomènes de souffrance au travail et le sentiment de « mal faire ».
Qu'en est-il pour les SES ?

Les enseignantes et enseignantes de sciences économiques et sociales voient leurs conditions de travail particulièrement dégradées par la mise en place de la réforme du lycée : accroissement du nombre de classes et d'élèves à prendre en charge, accroissement du temps de travail et de la charge de travail...

De fortes difficultés

48% des enseignant.e.s de SES (contre 31% pour ceux de l'ensemble des disciplines)qui ont répondu à l'enquête font état du sentiment d'être débordé.e et de ne pas réussir à faire tout ce qu'ils ou elles ont à faire.

65% ont répondu avoir constaté des dégradations de leur état de santé liée à leur travail, dont 10% avec arrêt de travail. 48% ressentent une perte de sens du métier.

92% ont constaté une augmentation de leur temps de travail. La mise en place de la réforme du lycée fait partie des causes de cet alourdissment pour 79% des répondants

...liées à la mise en place de la réforme du lycée

Pour les enseignant.e.s de SES, la mise en place de la réforme du lycée cause une dégradation des conditions d'enseignement : 83% d'entre eux/elles constatent un
accroissement du nombre d'élèves à prendre en charge ; des équipes pédagogiques pléthoriques pour 82% d'entre elles/eux ; des groupes classes éclatés pour 86% d'entre elles/eux.

Le travail sur le nouveaux programmes est jugé stressant et fatiguant par 80% des enseignants de SES.

Les résultats d'ensemble de l'enquête sont consultables sur cet article

Le Groupe LVER

mar, 19/11/2019 - 20:10

Enseignées dès le CP puis dans le secondaire, les langues vivantes étrangères et régionales ont des programmes nationaux qui ont intégré le CECRL.

Depuis plusieurs années, les enseignant·e·s de LVER se voient contraint·e·s de mettre en place de nombreux dispositifs discutables (cf. groupes de compétences, îlots bonifiés...) et des réformes contestables, qui créent des inégalités de traitement des élèves sur le territoire.

La réforme Blanquer qui transforme le lycée de façon catastrophique affecte évidemment les LVER et ses effets seront désastreux.
Les LVER sont intégrées dans le tronc commun et leur évaluation, qui est déjà une tâche extrêmement lourde pour les collègues, sera désormais à mettre en place trois fois lors des E3C.
La LVC/LVR devient quantité négligeable et est en grand danger.
Quant aux programmes, ils sont impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions qui seront les nôtres.
La création de la spécialité LLCE ne fait que renforcer ce sentiment de tâche impossible à accomplir !
Cette réforme n'a pas été pensée pour améliorer le bien être et les conditions d'apprentissage de nos élèves.

Liens vers quelques articles récents :
Les LVER au lycée Blanquer : textes et analyses
Conseil d'enseignement de LVER : les questions incontournables sur la réforme

Soumis à des effectifs pléthoriques, les enseignant·e·s de LVER revendiquent :
minimum 3h hebdomadaires par classe à effectif réduit ;
une politique réelle et ambitieuse de diversification des langues (sans oublier les langues régionales) ;
une véritable formation initiale et continue des enseignants ;
des épreuves terminales nationales à valeur européenne (afin d'en finir avec les certifications des officines semi-privées), notamment au Baccalauréat ;
le développement de l'exposition linguistique des élèves (films en V.O sur le service public, par exemple).
Ces mesures ont un coût mais il est illusoire de vouloir obtenir de réelles avancées dans les apprentissages dans les conditions actuelles d'enseignement.

Les stages académiques LVER qui auront eu lieu en 2019-2020 :

Dijon : 9 janvier 2020
Besançon : le 10 janvier 2020
Reims : 30 janvier 2020
Bordeaux : 13 février 2020
Rouen : le 5 mars 2020

Pour écrire au groupe LVER national (G. Thai, E. Lame) :
lver@snes.edu