Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 27 min

Epreuves du CAPET externe

mer, 17/07/2019 - 15:37

Modalités des épreuves

Il y a deux épreuves d'admissibilité et deux épreuves d'admission avec une répartition des coefficients d'un tiers pour l'admissibilité et de deux tiers pour l'admission :

  • une 1e épreuve d'admissibilité correspondant à un écrit 100% disciplinaire.
  • une 2e épreuve d'admissibilité écrite nécessitant de mobiliser les savoirs disciplinaires et didactiques, dans le but de présenter un raisonnement pédagogique contextualisé
  • une 1e épreuve d'admission orale correspondant à une étude de cas pédagogique à partir d'un dossier
  • une 2e épreuve d'admission évalue la capacité du candidat à se projeter dans le métier, la connaissance réfléchie du contexte institutionnel et des conditions effectives d'exercice du métier en responsabilité.

Vous trouverez le détail pour chaque discipline dans l'arrêté du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique.

Programmes pour chaque discipline : Ils sont consultables sur le site Devenir Enseignant du ministère

Les différents moyens de préparer les concours

mer, 17/07/2019 - 11:30

Le CAPES, CAPET et concours CPE peuvent se préparer :

  • dans les ESPE, qui deviennent à la rentrée 2019 les INSPE (Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l'Education), dans le cadre du M1MEEF (Métiers de l'Enseignement, de l'Éducation et de la Formation), du M2MEEF parcours adapté ou des DU de préparation concours selon les ESPE. Pour connaître les formations qu'elles proposent et "trouver" votre master MEEF, consultez cette page du Ministère.
  • dans le cadre des formations continues de certaines académies pour les personnels non-titulaire
  • par correspondance via le CNED
  • seul(e)

L'agrégation peut se préparer :

  • à l'université dans le cadre de "prépa agreg" dont les formes sont variées : DU, intégrées à un M2
  • dans le cadre de la formation continue, pour certaines académies, pour les personnels titulaires et non-titulaires.
  • par correspondance via le CNED
  • seul(e)

Dans tous les cas, il est indispensable de consulter les sujets et rapports des jurys

et les programmes des concours

Dates et modalités d'inscription

mer, 17/07/2019 - 09:50

La note de service n° 2019-095 du 5-7-2019 parue au Bulletin Officiel du 11 juillet 2019 précise les dates, conditions et modalités d'inscription aux concours enseignants du second degré, CPE et psychologues de l'éducation nationale pour la session 2020.

Ainsi pour tous les concours (interne, externe et 3e concours) du CAPES, CAPET, Agrégation, CPE, PsyEN : les inscriptions sont à effectuer du mardi 10 septembre 2019, à partir de 12 heures, au jeudi 10 octobre 2019, 17 heures, heure de Paris

N'attendez pas le dernier moment pour vous inscrire pour éviter la saturation des serveurs les derniers jours. Si vous oubliez de vous inscrire, aucun recours ne sera possible, même quelques heures après la fermeture des serveurs.

Nous vous conseillons de renseigner très scrupuleusement votre adresse postale ET surtout votre adresse mail car souvent les lettres arrivent tardivement (juste avant, voire après les dates limites), alors que les mails arrivent immédiatement.
En effet, le ministère utilise votre adresse postale pour vous envoyer vos convocations et demandes de pièces justificatives. Mais en cas de succès au concours seule votre adresse mail sera utilisée pour vous avertir de la nécessité de formuler vos vœux pour obtenir un poste de stagiaire.

Faites attention à l'académie dans laquelle vous vous inscrivez, elle peut avoir une influence sur votre affectation. Par exemple, l'année dernière, ont été affectés automatiquement dans leur académie d'inscription au concours les lauréat-e-s ex-contractuel-le-s à l'étranger ayant accumulé l'équivalent de plus d'1,5 an de temps plein dans la discipline de recrutement.

Gardez une copie de votre inscription

Si vous souhaitez être informé-e-s sur les concours et l'affectation : renvoyez nous la fiche téléchargeable ici

Epreuves du concours CPE interne

mer, 17/07/2019 - 09:50

Modalités des épreuves
Le concours interne de conseillers principaux d'éducation (CPE) comporte une épreuve d'admissibilité (épreuve de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle - Raep) et une épreuve orale d'admission (analyse d'une situation d'éducation dans un établissement scolaire du second degré ou de documents de nature professionnelle).

Admissibilité
Coefficient 1

L'admissibilité prend la forme d'un dossier RAEP (reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle)
Le jury examine le dossier de Raep qu'il note de 0 à 20.
Ce dossier n'est pas rendu anonyme.

Admission
Coefficient 2

Cette épreuve comporte un exposé suivi d'un entretien avec le jury. Elle prend appui sur un dossier proposé par le jury, en rapport avec des problèmes d'éducation et de vie scolaire dans les établissements du second degré.

Texte officiel arrêté du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au fonction de conseiller principal d'éducation

A noter, une nouveauté depuis la session 2019 : l'épreuve orale d'admission du concours interne de conseillers principaux d'éducation et de Psy-EN pourra être passée, sous certaines conditions, en visioconférence (voir le détail des conditions sur le site du Ministère). Attention, dans la plupart des cas, il faut en exprimer la demande au moment de l'inscription.

Programmes Une bibliographie indicative destinée à approfondir les thèmes abordés par le concours est publiée chaque année. Pour 2020, elle est consultable sur le site du ministère.

Epreuves du concours CPE externe

mer, 17/07/2019 - 09:50

Modalités des épreuves

Deux épreuves d'admissibilité coefficients 2 chacune et deux épreuves d'admission coefficients 4 chacune :

  • une 1e épreuve d'admissibilité correspondant une évaluation de la maîtrise des savoirs académiques et l'aptitude à les mobiliser dans un contexte professionnel ainsi que la capacité de construction, d'argumentation et d'organisation du propos.
  • une 2e épreuve d'admissibilité écrite d'étude de dossiers portant sur les politiques éducatives
  • une 1e épreuve d'admission orale de mise en situation professionnelle
  • une 2e épreuve d'admission d'entretien sur dossier

Le contenu précis de ces épreuves est détaillé dans l'annexe I de arrêté du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au fonction de conseiller principal d'éducation

Pour comprendre ce que le jury attend, il est vivement conseillé de prendre connaissance des sujets et rapports du jury des sessions précédentes.

Programmes Une bibliographie indicative destinée à approfondir les thèmes abordés par le concours est publiée chaque année. Pour 2020, elle est consultable sur le site du ministère..

4 P Syndicalisation rentrée 2019

mar, 16/07/2019 - 10:33

Mémo stagiaires 2019

mar, 16/07/2019 - 10:12

Mémo stagiaires rentrée 2019

mar, 16/07/2019 - 10:10

Les chouchous de la semaine

lun, 15/07/2019 - 15:30

Théâtre, musiques, films, festivals, expo....
En voici qui ont particulièrement retenu notre attention
Et il y en a d'autres dans les différentes rubriques

Bonne lecture !

Un film et une pièce de théâtre repérés cette semaine :
« L'oeuvre sans auteur » une fresque magistrale inspirée de la vie de Gerhardt Richter et qui se passe dans l'Allemagne d'après guerre.
« Huckleberry Finn », l'oeuvre de Mark Twain traitée en comédie musicale

Au moment du concours comme lors de l'affectation en stage, de moins en moins de "sang neuf" pour le Second degré

lun, 15/07/2019 - 14:37

A la session de 2018, les postes offerts aux concours ont diminué de 19,3 %. La baisse s'est poursuivie à la session 2019 avec -15,3 %. L'affectation de personnels nouveaux qui n'étaient ni contractuels ni personnels titulaires de l'EN ne cesse de diminuer : 8273 en 2017, 7480 en 2018 et 6888 en 2019.

Lauréats des concours

Si l'an passé la baisse du nombre de postes aux concours avait masqué la crise de recrutement, elle ressurgit cette année avec vigueur : 747 postes ne sont pas pourvus sur les concours enseignants externes hors PLP et EPS, au lieu de 510 en 2018 (+46,47%).
Les disciplines traditionnellement en tension le restent pour la plupart : 228 postes perdus au CAPES Mathématiques, 82 en Lettres classiques, 100 en Allemand, 54 en Sciences Industrielles de l'Ingénieur (SII), toutes options confondues, 43 en Economie-Gestion, toutes options confondues.
A l'agrégation externe, c'est en Mathématiques que la perte est la plus forte (83 postes), en Lettres classiques (17), en Eco-gestion (13) et SII construction (3). Au troisième concours, 44 postes sont perdus, pour l'essentiel en Mathématiques (34) et en Lettres classiques (7). Ainsi, en Mathématiques, pour l'ensemble des concours externes, près d'un poste sur cinq a été perdu !
Les Sciences physiques rejoignent la liste des disciplines dont tous les postes ne sont pas pourvus : les postes au CAPES avaient précédemment toujours été pourvus. Tous les postes offerts au CAPES externe d'Anglais et de Lettres modernes ont été pourvus, mais leur nombre est bien inférieur à celui de l'an passé.
A ces pertes il faut ajouter les doubles admissions, les abandons, démissions ou congés de l'été. Des listes complémentaires ont été ouvertes, mais seuls 123 candidats y ont été inscrits (contre 105 l'an dernier). Au total, sur 126 concours qui ont fait le plein de leur liste principale, seuls 16 listes complémentaires ont été dressées… alors que les textes invitent à le faire de façon systématique.
Diminuer le nombre de postes offerts au concours n'empêche donc pas que ceux-ci ne soient pas tous pourvus. Pire, cette année, le nombre d'inscrits aux concours de notre champs de syndicalisation diminue de 7,2 %. A l'heure actuelle, le nombre de présents aux épreuves écrites n'est pas encore disponible pour la session 2019, mais depuis plusieurs années, seul un candidat sur deux se présente au concours auquel il s'est inscrit ! L'effet dissuasif de la baisse des postes se cumule probablement à l'absence de toute aide financière pour permettre aux étudiants de préparer leur concours sereinement.
Les postes aux CAPES internes sont quasiment pourvus, excepté en Lettres classiques, Anglais et Mathématiques (-30). Sans que cela soit à proprement du sang neuf, le nombre de postes devraient être fortement abondé pour permettre aux contractuels, AED d'être titularisés. Il aurait aussi été possible d'ouvrir des listes complémentaires, et de compenser par ce biais les pertes du recrutement à l'externe.

Stagiaires affectés

Les lauréats affectés dans le second degré général et technologique (hors EPS) sont en diminution de 7 % (9228 au lieu 9874, après une baisse de 10 % en 2018).
Les lauréats qui représentent du sang neuf hors contractuels et titulaires sont cette année au nombre de 6888 au lieu 7480 en 2018 (-8,6%) et 8273 en 2017. Les reports de stage baissent de 7 %, autant que le nombre de lauréats.
Avec 34 000 élèves en plus la rentrée s'annonce plus difficile dans le second degré.
Les inscrits en M1, maintenus dans leur académie, ne représentent, comme les années précédentes, que 38,6 % des lauréats affectés, mais la proportion varie selon les disciplines. 69 % des lauréats CPE ont au moins un M2, comme 98 % en Philo, 85 % en Arts plastiques… Les lauréats des disciplines déficitaires ou en tension sont au contraire les plus nombreux à être inscrits en M1 : 47 % en Anglais, plus de 40 % dans en Eco-Gé, 40 % en Mathématiques, 43 % en Lettres modernes, 60 % en Éducation musicale. La réforme du concours annoncée par Jean-Michel Blanquer, qui se traduira par l'élévation du niveau de recrutement en 2022 devra s'accompagner de mesures d'aide et de prérecrutements sous peine de créer des difficultés supplémentaires.

CAPN d'accès à la classe exceptionnelle des agrégés 2019

ven, 12/07/2019 - 16:38

La CAPN d'accès à la classe exceptionnelle des agrégés s'est tenue ce jeudi 11 juillet.

La classe exceptionnelle, grade créé avec PPCR permettant l'accès aux échelles lettres B de la fonction publique pour les professeurs agrégés, se fait, comme toutes les autres opérations de corps, en deux temps : CAPA (académie) puis CAPN (ministère), selon une proportion décidée par la fonction publique de 80 % des promotions au vivier 1 (missions particulières, sur candidature) + 20 % des promotions au vivier 2 (tous les collègues ayant atteint trois ans d'ancienneté au dernier échelon de la hors classe). Suite à cette campagne, le ministère est d'accord avec nous pour imposer à la fonction publique de revoir la proportionnalité entre les deux viviers au profit du vivier 2. Sinon, comme nous le craignons, l'accès à la classe exceptionnelle sera bouché puisque, à court terme, l'accès ne pourra se faire que sur la base des départs à la retraite des collègues déjà détenteurs du grade.

Il était donc primordial que, pour la montée en charge commencée en 2017, les promotions à ce grade soient accordées aux collègues les plus avancés dans la carrière. C'était sans compter avec la volonté, en académie, de promouvoir, sous prétexte de « mérite », les candidatures de proximité parfois trop jeunes : nous ne nous sommes pas privés en commission d'épingler un certain nombre de rectorats.

Vivier 1 : pour la 2e année consécutive, le nombre de dossiers remontés des académies au titre du vivier 1 ne couvrait pas la totalité des possibilités de promotions (1591 dossiers pour 1742 possibilités, soit 151 pertes de promotions qui seront réinjectées pour la campagne 2020).

La moyenne d'âge des promus du vivier 1 a perdu 3 ans en 3 campagnes. Il y avait 138 collègues de moins de 50 ans dans le tableau contre 77 l'an dernier, dont les plus jeunes nés en 1976 : la montée en charge va se ralentir dès l'an prochain.
Le ministère nous a confirmé sa volonté de mieux communiquer avec les recteurs. Nous avons quant à nous demandé de faire remonter l'intégralité des viviers des académies afin que tous les candidats soient examinés en CAPN.

Vivier 2 : la situation est approchante. Les remontées des académies couvraient juste les besoins : 492 inscrits par les recteurs pour 436 places. Les mêmes problématiques étaient à relever : diminution de la proportion d' inscrits de plus de 60 ans au profit de candidatures plus jeunes.
Après discussion, nous avons demandé et obtenu que les candidats les plus jeunes fassent place aux candidats les plus âgés.

Au final, tous les collègues remontés des CAPA nés en 1960 et avant sont promus quelle que soit leur appréciation. Au-delà de 1960, sont promus 24 collègues nés jusqu'en 1962 avec une appréciation "excellent" et 4 collègues avec appréciation "très satisfaisant", ce qui va dans le sens des objectifs que nous poursuivons dans l'intérêt collectif du corps des agrégés.

Pour les élus agrégés en CAPN : André Voirin & Véronique Boissel

CHSCT et registres mode d'emploi

jeu, 11/07/2019 - 23:20

Vous trouverez dans la pièce jointe explications et conseils pour faire valoir les droits des personnels en matière de santé au travail et conditions de travail dans les établissements.

Déclaration SNES-FSU au CSE du 11 juillet 2019

jeu, 11/07/2019 - 13:34

Bonjour,

Cette déclaration vient en complément du communiqué intersyndical.

Concours

Le SNES-FSU constate avec consternation que 924 postes au concours ne sont pas pourvus après 677 l'an dernier. En particulier, il reste 228 postes au Capes externe de mathématiques alors que nous avons tant besoin de professeurs de mathématiques. Nous l'avions dit : quand le nombre de postes offerts au concours diminue, les étudiants se détournent. Moins de postes offerts, plus de postes non pourvus ! Il faut absolument desserrer l'étau sur le recrutement.

L'élaboration des programmes liés à la réforme du lycée touche à sa fin.
Pour le SNES-FSU les méthodes de construction des textes définissant les contenus d'enseignement ne sont pas à la hauteur des enjeux. De nombreux programmes de Seconde et Première du futur lycée et certains projets de Terminale font l'objet de contestations fortes, notamment parmi les professeurs chargés de les mettre en œuvre.

La multiplication des niveaux de décision – le Conseil supérieur des programmes, les inspections générales, le ministère et enfin le cabinet du ministre – ne clarifie pas, et parfois rend impossible le nécessaire débat démocratique. Cette méthode impose des choix éducatifs contestables à l'ensemble du système éducatif.

Le SNES-FSU continue de demander une méthode de construction des programmes scolaires qui soit démocratique, transparente, plus respectueuse de « l'expertise » enseignante et plus conforme aux intérêts des élèves. Prendre le temps d'un bilan de l'existant, ouvrir à la pluralité des regards et des approches (pédagogiques, disciplinaires, didactiques, sociologiques, politiques…), prévoir le suivi de la mise en œuvre et la vérification régulière de la pertinence des contenus. Il faut aussi se donner le temps de la réflexion avec l'ensemble des acteurs : personnels et leurs organisations syndicales, usagers du système éducatif.

Aucun autre pays n'oserait réformer en profondeur un cycle complet d'éducation et de formation de sa jeunesse sans y consacrer plusieurs années de débats approfondis.

Concernant les textes de ce CSE fleuve

les projets de programmes étudiés au CSE de décembre semblaient gravés dans le marbre et ont été publiés avec toutes leurs erreurs. Ceux de Terminale semblent au contraire agités pour certains de mouvement brownien. En philosophie et en histoire-géographie, en particulier, nous nous interrogeons : examinons-nous des textes écrits pour former des élèves ou pour régler des comptes entre concepteurs de programmes ?

le calendrier et l'architecture du baccalauréat inventé par le gouvernement relèvent de l'Hydre de Lerne : chaque fois qu'un problème est tranché, il en repousse deux autres. Peut-être faudrait-il enfin admettre que cette réforme est une impasse et qu'il faut reprendre de zéro ? C'est pourquoi un moratoire sur la mise en place de la réforme du lycée s'impose. Telles qu'elles sont conçues, ces réformes ne peuvent pas s'appliquer. Pour cela le SNES-FSU demande le retrait des décrets et arrêtés qui les régissent afin de se redonner à tous la possibilité de penser ensuite d'autres réformes et un autre avenir pour le lycée et le baccalauréat.

L'année s'achève au CSE

Ce furent 14 séances, 223 textes… et si peu de d'amendements retenus que nous n'avons pas pris la peine de les compter… Les conditions de travail n'ont pas toujours été faciles, en témoigne la panne d'accès au serveur Pléiade vendredi dernier, jour où nous téléchargeons d'habitude les textes à l'ordre du jour.

Il est temps de souhaiter de bonnes vacances à la communauté du CSE.

Déclaration du SNES-FSU au CSE du 11 juillet 2019

Déclaration du SNES-FSU au CSE du 4 juillet 2019

jeu, 11/07/2019 - 09:42

Bonjour à toutes et à tous,

Orientation information :

Le ministère a présenté le rapport Charvet aux organisations syndicales, ainsi que le calendrier de la réforme de l'orientation qui fait suite à la loi avenir professionnel. Bien qu'il ne soit pas présenté comme une charge contre les services d'orientation, ce rapport organise de manière radicale la pédagogisation de l'orientation en créant la fonction de professeur ou CPE référent en orientation, et en marginalisant les PsyEN EDO. Les propositions prévoient en outre un CIO par département, la nomination des PsyEN en établissement, le démantèlement du réseau des Dronisep. Les régions affichent déjà leurs intentions de formation des professeurs. Les grands perdants seront les élèves et les familles car toute prise en compte des spécificités du projet d'orientation à l'adolescence est écartée.

Venons-en à l'invitation du ministre hier soir.

« En cas de note manquante, les jurys sont invités à remplacer celle-ci à titre provisoire par la moyenne obtenue par l'élève sur les trois trimestres de la classe de terminale dans la matière concernée. ».

Nous ne détaillerons pas ici la quantité de problèmes que génère cette solution finement rédigée (les jurys sont souverains…). Nous ne reviendrons pas non plus sur le mépris et les menaces proférés à l'encontre des personnels, expressions punitives indignes de notre institution : l'Education nationale serait-elle devenue le lieu de la pensée unique et descendante ? La colère est nombreuse et profonde, elle s'installe dans la durée.

Le SNES-FSU soutient les collègues engagés dans différentes formes de mobilisation pour l'amélioration du service public d'éducation, amélioration qui ne peut passer par les réformes en cours.

Le SNES-FSU propose une solution simple, peu coûteuse, pacifique et comportant des vertus éducatives : il invite le ministre à l'écoute.

Déclaration du SNES-FSU au CSE du 4 juillet 2019

Calendrier du Bac : Pour chaque solution, des problèmes !

jeu, 11/07/2019 - 09:20

Coincé entre les exigences du calendrier de Parcoursup et l'affichage d'une réforme du bac qui se voulait simplificatrice, le ministère continue de réfléchir au calendrier du futur baccalauréat.

Afin de concilier des enjeux contradictoires, on assiste à la course à l'invention d'une nouvelle règle à chaque fois que la précédente pose problème. Lors d'une audience le 12 juin dernier, le ministère admet qu'il pourrait renvoyer en juin toutes les épreuves terminales, spécialités comprises, et maintenir les épreuves communes au second trimestre. Il pourrait... mais ce n'est pas ce qu'il va faire !

Un calendrier intenable

Pour intégrer les résultats des épreuves de spécialités dans Parcoursup, il faut impérativement placer celles-ci en mars, le tout organisé en une session de six jours, avec une discipline par demi-journée. Les cours seraient donc suspendus dans les centres d'examens mais les établissements ne fermeraient pas et, par exemple, les élèves de Seconde et de Première pourraient dans la même période bénéficier « d'actions autour de l'orientation » (sic). Afin de prévenir les difficultés à boucler des programmes en février, et maintenir l'attention des élèves après les épreuves, le ministère envisage la possibilité de définir les éléments exigibles à l'écrit, le reste pouvant être évalué dans le cadre du grand oral, en fin d'année. Dans cette perspective, les épreuves communes de contrôle continu de Terminale seraient reportées et organisées localement en juin, à peu près en même temps que celles de Première. Un tiers de l'année à passer les examens en Terminale, voilà un beau progrès !

Pas de cadrage

Il n'y aura aucun cadrage définissant les périodes pour les épreuves communes mais seulement une date limite de remontée des notes pour garantir l'harmonisation au niveau académique. D'ailleurs, ces épreuves locales n'auraient pas particulièrement vocation à prendre la forme de « sessions », puisqu'elles peuvent, par leur format de deux heures, avoir lieu sur les plages ordinaires de cours. Telles que décrites, les épreuves communes ressemblent de plus en plus à la généralisation des épreuves en cours d'année (ECA) déjà en vigueur pour les langues vivantes ou bien à des sortes de Contrôles continus en cours de formation (CCF), dont les modalités constituent actuellement un puissant agent de désorganisation des enseignements. Quant à la dématérialisation des corrections censée permettre le « brassage » des copies entre plusieurs établissements, on aimerait comprendre comment cela serait possible quand chaque établissement organisera les épreuves à la date qu'il souhaite.
Improvisation ou réaction bureaucratique classique, consistant à répondre aux problèmes posés par des règles absurdes en inventant de nouvelles règles encore plus absurdes ? Provocation ou méconnaissance complète du terrain ? Les paris sont ouverts mais on connaît déjà deux grands perdants : le diplôme national du baccalauréat désormais réduit à une forme d'examen local de fin d'études et les élèves.

Claire Guéville

Pas de vacances pour Parcoursup !

jeu, 11/07/2019 - 09:18

Suspendue pendant les épreuves du bac, la phase principale de Parcoursup se poursuit avec deux nouveaux dispositifs supposés améliorer le processus d'affectation. Les candidats sans proposition ou ayant conservé des vœux en attente, ont obligation de confirmer leurs choix sous peine de radiation, lors de deux points d'étapes, du 25 au 27 juin, puis du 6 au 8 juillet. Un « répondeur automatique » ouvre maintenant la possibilité de hiérarchiser les vœux en attente. Tous les candidats sans proposition d'admission peuvent aussi formuler de nouveaux vœux dans le cadre de la phase complémentaire du 25 juin au 14 septembre.

Spécialités au lycée et CPGE : Le choix sous contrainte

jeu, 11/07/2019 - 09:17

Le ministère a beau redoubler d'efforts pour promouvoir la « liberté de choix » comme argument de vente de la réforme du lycée, les faits sont têtus.

L'échafaudage de la future voie générale, articulant tronc commun et spécialités, ne tient pas au regard des attendus de l'enseignement supérieur et des classes préparatoires aux grandes écoles en particulier. Les attendus des CPGE récemment publiés par le ministère de l'Éducation nationale traduisent en clair l'obligation de faire le « bon » choix de parcours en fin de Seconde pour envisager de poursuivre en CPGE.

Le désaveu

Initialement, le ministère pensait pouvoir présenter un projet qui adapterait les CPGE à la réforme du lycée. Afin de faire durer cette fiction du libre choix des parcours, le ministère proposait dans la filière scientifique une remise à niveau en mathématiques ou en physique-chimie pour ceux qui n'auraient pas suivi la spécialité en Terminale, qu'il envisageait de financer en ponctionnant sur la dotation des heures de colle. Qui pouvait croire que les 6 heures hebdomadaires perdues sur toute l'année de Terminale pouvaient être rattrapées en quelques semaines ?

En laissant se reconstituer des parcours clairement identifiés au lycée, le ministère reconnaît, sous la pression du SNES-FSU et des associations de spécialistes, la nécessité de la cohérence des parcours d'enseignements... Sur le modèle de séries !

Les spécialités seront des « attendus »

Les mathématiques, en spécialité ou en option en Terminale, sont affichées comme « incontournables » pour les CPGE scientifiques, économiques et lettres-sciences sociales. L'annonce de la création d'une nouvelle voie Mathématique-physique-informatique (MPI), voulue dans la continuité de la nouvelle spécialité de lycée Numérique et sciences informatiques (NSI), témoigne aussi en creux du renoncement ministériel.

La première sélection pour intégrer une CPGE se fera donc en fin de Seconde, dans le choix des spécialités pour la Première.

Claire Guéville, Julien Luis

Programmes de terminale/CSE : Pas de changement de cap

jeu, 11/07/2019 - 09:13

Malgré la mobilisation contre la réforme du lycée, le ministère persiste et veut imposer ses programmes coûte que coûte. Le SNES-FSU fera entendre la voix des personnels au prochain CSE.

Les projets de programmes de Terminale seront examinés au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) de juillet, dernière étape du processus de refonte de l'ensemble des programmes du lycée en lien avec la réforme.

Après s'être rendu aux présentations des projets de programmes de Terminale par le Conseil supérieur des programmes en mars, le SNES-FSU n'a pas participé à la pseudo concertation du ministère en juin.

Il a lancé une enquête auprès de la profession sur les projets de programmes et sur les nouvelles épreuves de Première (français, spécialité que les élèves ne poursuivront pas en Terminale, épreuves communes du contrôle continu-E3C) : http://www.snes.edu/Enquetes/index.php/657571.

Évaluationnite contraignante

Les premiers résultats confirment que la plupart des projets de programmes sont lourds et opèrent parfois des choix idéologiques et pédagogiques contestables.
En outre, les modalités d'évaluation imposées dès la classe de Première l'an prochain vont être des plus contraignantes, obligeant les professeurs à élaborer des progressions communes à tous : E3C dès le mois de janvier, puis de nouveau en avril/mai, en rajoutant notamment l'évaluation de la spécialité abandonnée.

Pour le SNES-FSU, il est indispensable de faire évoluer les projets de Terminale. Il en va de notre conception de la formation des élèves et de celle du second degré.

Le SNES-FSU présentera des amendements, en particulier de rupture, lors du Conseil supérieur de l'éducation de juillet. Il en rendra compte sur son site et informera ses adhérents.

Il se réserve le droit de quitter le CSE à tout moment en fonction de l'évolution des débats et des réponses apportées par le ministère.

Sandrine Charrier

BTS : Certification privée, EPLE taxés

jeu, 11/07/2019 - 09:07

Un projet de décret imposerait dès la rentrée prochaine à tous les élèves de BTS de passer une certification en anglais délivrée par un organisme extérieur. En l'état, c'est Cambridge qui obtiendrait le marché.

Le passage de cette certification sera obligatoire, y compris quand le référentiel n'oblige pas à choisir l'anglais comme langue vivante, mais peu importe le résultat : l'obtention ou non de la cer­tification n'aura aucun effet sur l'obtention du diplôme, seul le fait de passer l'examen compte !

Comme la scolarité au lycée est gratuite, le ministère va demander aux établissements de financer ce passage de certification pour tous les candidats au BTS.

Money, money, money...

Un nouveau cadre avait déjà été mis en place à la rentrée 2018 pour l'organisation des certifications en langues vivantes. Il consistait essentiellement à généraliser la certification Cambridge à certains BTS tertiaires et déplaçait l'examen en Terminale pour les sections Euro anglais. Le ministère affiche cela comme une étape dans la promotion de l'apprentissage des langues et plus particulièrement de l'anglais, en lien avec le rapport Taylor et des annonces du Premier ministre en février 2018 à Roubaix : « Parce qu'un quart des emplois sont liés à l'export. Parce que même si on ne travaille pas à̀ l'export, on a toujours besoin de l'anglais dans sa vie. Parce que l'anglais est la “première langue” de la mondialisation et que bien la maîtriser, c'est mieux maîtriser son avenir... à̀ terme, chaque étudiant à la fin de son lycée et au plus tard en fin de licence aura passé un test de type Cambridge, financé par l'État, et qui donnera donc un niveau reconnu partout à l'étranger ».

Le ministère entretient depuis des années les zones d'ombre sur les liens qui le lient à cet organisme privé de certification en langue anglaise. Les partenariats, régulièrement renouvelés depuis 2006, se sont faits sans concertation, l'officine privée réussissant le tour de force de se faire payer doublement, avec une tarification par candidat et l'emploi d'un vivier de correcteurs et d'examinateurs rémunérés par l'Éducation nationale.

Contre cette marchandisation de la certification et plutôt que de financer des instituts privés, le SNES-FSU exige que les enseignants de langues aient les moyens pour que leurs étudiants atteignent les niveaux du CECRL définis dans les référentiels.

Claire Guéville, Thierry Reygades