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Postes au concours de PsyEN EDO

jeu, 09/12/2021 - 12:16

Étant donné la dégradation de nos conditions de travail, l’annonce d’une hausse des recrutements même légère ne peut qu’être saluée. Et il faut la mettre au crédit des relances incessantes du SNES-FSU sur cette question !

Après avoir subi la baisse drastique des recrutements en 2020, passant de 167 à 75, le concours 2022 verra un recrutement supplémentaire de 30 postes ! (15 au concours externe, 10 au concours interne et l’ouverture de 5 postes au 3ème concours). Si c’est à noter dans un contexte de baisse généralisée des recrutements, rappelons tout de même que les 105 ouvertures de recrutements sur concours seront loin de couvrir les besoins. Pour le moment, nul ne sait à la veille du CTM si cette augmentation correspond à une augmentation de 30 postes qui pourraient se répartir dans les académies.

Ces 30 postes supplémentaires ne combleront même pas les seuls départs à la retraite prévus en 2022 de directeurs-trices de CIO et de PsyEN-EDO.

Phénomène nouveau en 2021, dans de nombreuses académies les recrutements de contractuels n’ont pas abouti faute de postulants et de nombreux postes sont encore vacants 3 mois après la rentrée. D’une part beaucoup de rectorats ont tardé à signer les contrats de non titulaires qui, lassés, sont partis vers d’autres académies ou fonctions ; D’autre part le métier de PsyEN ne fait plus rêver ! Les conséquences de la crise sanitaire, l’inclusion à l’école, les réformes en cours ont induit de nombreux besoins auxquels il est de plus en plus difficile de répondre. Que ce soit du fait des conditions de travail ou du salaire, dans plusieurs académies il n’y a plus de vivier.

C’est à présent visible en zone urbanisée (dans les académies de Versailles, Créteil, Strasbourg…) mais aussi en milieu rural (dans l’académie de Bordeaux par exemple…). Dans les académies d’Ile-de-France, les contractuels-les représentent la moitié des PsyEN-EDO et DCIO en poste.

Le MENJS fait des PsyEN-EDO une spécialité en survie !

Le SNES-FSU appelle les PsyEN et DCIO à constituer des délégations pour se rassembler à Paris le 15 décembre, jour du Comité technique ministériel et porter ensemble notre exigence de créations de postes à la hauteur des besoins !

Ce sera la première étape pour faire entendre les besoins de la profession et l’état du service public d’orientation de l’éducation nationale, notre demande d’ouverture de véritables discussions sur l’ensemble des difficultés que rencontre aujourd’hui la profession, y compris dans la fonction de directeur/trice de CIO.

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Rapport sur l’orientation de l’IGESR : De la quatrième au Master

jeu, 09/12/2021 - 12:03

Dépassant les poncifs habituels dans ce type de rapport, les auteurs ont pris la question de l’orientation dans toute sa complexité. Ils analysent le décalage entre les discours institutionnels sur la liberté de choix des élèves et les réalités du fonctionnement des procédures et des algorithmes. Ils soulignent le stress généré par le peu de réversibilité des choix et le transfert des responsabilités sur l’élève et sa famille.

Les auteurs pointent également le foisonnement des sites dédiés à l’information, regrettant un trop faible contrôle des garanties apportées en matière de traitement et de fiabilité de l’information, et plaident pour l’élaboration d’un cahier des charges.

La lecture de leurs constats devrait pour le moins inciter les pouvoirs publics à tirer les conclusions des effets des réformes du lycée, du Bac et du supérieur sur les inégalités tant sociales que genrées et territoriales, qui persistent, voire s’aggravent.

Les pouvoirs publics sont invités à définir plus clairement leurs attentes sur le rôle des différents acteurs dans le sens d’une meilleure complémentarité. Mais les mesures préconisées n’apportent que peu de réponses, si ce n’est une reprise de solutions dont l’efficacité reste très relative. Le rapport fait apparaître les contradictions entre la conception d’une orientation basée sur la construction individualisée des parcours, très dépendante de la familiarité des familles avec le système et une offre de formation contingentée et sélective

La question du niveau de détermination de la carte des formations et de la mixité des publics relance le débat sur le poids des pouvoirs régionaux, au risque d’une orientation territorialisée à géométrie variable et d’une négation des besoins spécifiques du public scolaire, bien contradictoire avec l’objectif affiché d’ambitions pour la jeunesse.

Il aurait fallu souligner la responsabilité des régions qui ne respectent pas les termes de la loi et mandatent des organismes divers sur le conseil aux élèves, contribuant ainsi à externaliser le champ de l’orientation scolaire et le transformer en marché concurrentiel et lucratif.

Si les auteurs citent la demande des équipes éducatives de la présence d’un PsyEN par établissement et la déception des élèves du peu d’entretiens individuels avec le PsyEN faute de temps, ils ne vont pas jusqu’à préconiser une augmentation importante des recrutements !

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Scolarité obligatoire à 18 ans : pourquoi ? comment ? Un colloque SNES-CGT-GRDS

mer, 08/12/2021 - 18:23

L’objectif du colloque est de mettre en débat les nécessaires évolutions du système éducatif (moyens, recrutements de personnels, contenus enseignés, organisation des enseignements, etc) pour transformer ce mandat du SNES et de la FSU en objectif réalisable pour construire l’École du XXIe siècle. En donnant du temps à toute une génération pour accéder aux savoirs scolaires, pour entrer sous différentes formes dans les apprentissages et leur évaluation, pour mûrir l’orientation, il est possible de renforcer la lutte contre les inégalités et toutes les formes de décrochages scolaires. Cet évènement sera l’occasion d’un appel pour la scolarité obligatoire à 18 ans afin de promouvoir dans le débat public l’ambition que nous portons pour toute la jeunesse en termes de formation, de qualification, d’émancipation par l’école publique.

Pour s’inscrire

La participation à ce colloque donne droit à autorisation d’absence pour toute demande déposée auprès de votre chef d’établissement au plus tard le 14 décembre. L’inscription se fait en ligne ici, l’autorisation d’absence sera automatiquement générée à la fin de la saisie. Les frais (déplacements et forfait pour l’hébergement) sont remboursés sur facture.

Programme détaillé du colloque

Vendredi 14 janvier

* 9H15 Ouverture : les questions en débat et la nécessité d’en débattre

* 9H30-12H30 : L’objectif de la scolarisation à 18 ans, première approche

9H30 – 10 H État des lieux

° Tristan Poullaouec – Les flux d’élèves et la scolarisation à 18 ans.

° José Tovar – L’âge de la scolarisation obligatoire, le devenir de l’apprentissage, le statut du bac, l’acquisition d’une culture commune, dans les perspectives des forces syndicales et politiques.

10H – 12H30 Table ronde

L’intérêt et la signification du report à 18 ans pour les générations à venir et le monde de demain. Quels effets sur le marché du travail, sur le travail lui-même ? Un enjeu de civilisation ?

* 14H-17H30 : La nécessaire ambition d’une école plus efficiente

14H – 15H45 Table ronde

Comment parvenir à l’objectif d’une culture commune à 18 ans : maintenir et rapprocher les trois voies de la réussite ou instaurer un tronc commun ? Avec quelles implications pour de nouveaux contenus de scolarisation ?

16H – 17H30 Table ronde

Quel paradigme pédagogique mettre en œuvre pour parvenir à une amélioration générale des apprentissages cognitifs et à une intégration de masse des enfants des classes populaires dans une scolarité normale ?

Samedi 15 janvier

* 9H15 Présentation de la journée : L’ambition intellectuelle pour tous ? Interroger les apports de l’expérience et du déjà-là dans les quartiers populaires

* 9H30 – 11H30 : Les apprentissages de la langue écrite

– 9H30-10H30 : L’acquisition du lire-écrire : 100% de réussite, une hypothèse réaliste ?

Échanges sur les expériences de terrain, avec Paul Devin (IEN) et Richard Krawiec (IEN)

– 10H30-12H30 : La formation d’un rapport réflexif à la langue chez les élèves et les besoins de la formation professionnelle des enseignants, avec Anne-Sophie Romainville (linguiste, formation des maîtres), Véronique Marchais (professeure de français), Serge Cospérec (philosophe, professeur ESPÉ)

* 14H – 15H : Des ambitions à l’épreuve de la pratique (1 – Le collège)

Avec Nicolas Kaczmarek (professeur d’histoire) et Nina Charlier (professeure d’EPS)

* 15H – 16H : Des ambitions à l’épreuve de la pratique (2 – Le lycée)

Avec Evelyne Lagaune Tabikh, Margaux Osenda (professeures de SES) et Nicole Grataloup (professeure de philosophie)

* 16H-16H15 : Conclusions et appel pour la scolarité obligatoire à 18 ans

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Concours 2022 : la crise de recrutement n’est pas prête de s’arrêter !

mer, 08/12/2021 - 14:06

Cette année encore, les inscriptions aux concours de recrutement des enseignants, CPE, Psy-EN se sont refermées le 17 novembre, avant la publication des postes ouverts aux concours au Journal officiel le 26 novembre 2021. Celle-ci réservait son lot de surprises… Pourtant, la semaine dernière, le Recteur de l’académie de Toulouse répondait à France Bleue Occitanie à propos de l’embauche de contractuels en disant : « nous manquons de bras dans toutes les disciplines et notamment dans les zones rurales. Nous avons besoin d’aide et j’invite vos auditeurs s’il y en a qui souhaitent se présenter, qu’ils se rapprochent des directions académiques dans leur département, dans tous les domaines, encore une fois dans toutes les disciplines, ils seront les bienvenus. » A qui peut-il reprocher la situation ?

Des chiffres qui n’envoient pas un bon signal aux candidats

La baisse générale du nombre de postes ouverts aux CAPES et CAPET externes se poursuit, mais touche inégalement les disciplines : augmentation de 23 postes en Histoire-Géographie, de 10 postes en Physique-Chimie, mais baisse de 132 postes en Mathématiques (-11%), de 55 postes en Lettres Modernes, de 25 postes en SII (-11%), de 12 postes en Arts Plastiques (-10%), de 10 postes en Documentation (-8%) et de 10 postes en NSI (-17%) alors que ce concours a ouvert l’an dernier pour la première fois. C’est un très mauvais signal envoyé aux étudiants qui préparent les nouvelles épreuves du concours.
Même constat pour l’agrégation externe, qui n’offre plus que 1550 postes en 2022 contre 2015 postes à la session 2016. Les postes ouverts aux autres concours « sang neuf » (agrégation spéciale Docteurs, CAPES local Guyane, 3e CAPES-T) ne compensent pas la baisse de l’offre aux concours externes.

Concours / Années20212022ÉvolutionCAPES externe54555265-190CAPES interne10301025-5CAPES 3e concours405460+55CAPET externe600580-20CAPET interne110125+15CAPET 3e concours7075+5Agrégation externe15551550-5Agrégation externe spéciale55550Agrégation interne10001015+15Totaux1028010150-130

Cette année est marquée par une augmentation du nombre de postes ouverts aux concours Psy-EN (EDO) passant de 55 à 70 postes au concours externe et de 20 à 30 postes au concours interne, et 5 postes au 3e concours, qui n’était pas ouvert ces dernières années. Pourtant, ces 30 nouveaux postes sont loin de combler les pertes enregistrées depuis l’ouverture du concours Psy-EN : en 2017, 115 postes étaient proposés, rien qu’à l’externe ! Dans un contexte de crise sanitaire et d’orientation transformée par les réformes du lycée, il faudra bien plus pour garantir un réel suivi individuel des élèves.

La bonne nouvelle vient du concours CPE qui enregistre une augmentation de 300 postes (+290 au concours externe et +10 au troisième concours). Après des années d’austérité et la dégradation du climat scolaire dans les établissements, particulièrement éprouvés par la crise sanitaire, les CPE voient enfin prises en compte les revendications des personnels de vie scolaire. Ces 300 postes supplémentaires sont une première étape qui permettra de pourvoir une partie des postes vacants dans les établissements et d’améliorer les conditions de travail des CPE. Le métier reste attractif et le concours difficile comme en témoigne le nombre élevé de postulants aux concours CPE. Le SNES-FSU continuera d’appuyer les revendications des collègues et de demander la poursuite de création de postes CPE.

Une baisse durable des postes sur le quinquennat.

La baisse des postes ayant été particulièrement forte dès les premières années du quinquennat en 2018 puis 2019 et relativement stable depuis, il faut multiplier les évolutions par cinq pour avoir une idée du nombre réel de postes non ouverts depuis 2018. Pour l’agrégation ce sont en effet 1715 postes qui n’ont pas été ouverts en cumulé par rapport à la situation de 2017. Pour le CAPES, cela représente plus de 8000 postes sur l’ensemble du quinquennat (sans tenir compte de l’arrêt du recrutement au concours réservé, et en comptant dans les postes créés, ceux qui l’ont été aux concours spéciaux organisés à Mayotte et en Guyane).

Concours / AnnéePostes 2017Perte 2018Perte 2019Perte 2020Perte 2021Perte 2022Pertes cumuléesCAPES externe7315148218551825187420909126CAPES ext Guyane
000-14-40-54CAPES Ext Mayotte
0000-40-403e concours du CAPES35010-10-25-55-110-190CAPES interne8350-190-180-135-122-627CAPES int Guyane
000-24-28-52CAPES int Mayotte
000-360-36Total10517




8127Les chiffres apparaissant en négatif dans le tableau, correspondent à un surcroît de recrutement par rapport à notre année de référence, 2017.

Concours / AnnéePostes 2017Perte 2018Perte 2019Perte 2020Perte 2021Perte 2022Pertes cumuléesAgrégation externe19203653653653653701830Agrégation externe spéciale550– 5– 500– 10Agrégation interne9750– 20– 20– 25– 40– 105Total2950




1715
Les chiffres apparaissant en négatif dans le tableau, correspondent à un surcroît de recrutement par rapport à notre année de référence, 2017.

Concours / AnnéePostes 2017Pertes 2018Pertes 2019Pertes 2020Pertes 2021Pertes 2022Pertes cumuléesCAPET externe630135302030502653e concours du CAPET400-10-15-30-35-90CAPET interne850-35-45-25-40-145Total
135-15-40-25-2530Les chiffres apparaissant en négatif dans le tableau, correspondent à un surcroît de recrutement par rapport à notre année de référence, 2017.

Un autre exemple pour s’en rendre compte est de revenir sur la bonne nouvelle des postes CPE aux concours 2022. L’augmentation significative du nombre de postes en 2022 (+300 par rapport à 2021) couvre à peine les postes supprimés pendant le quinquennat par rapport à 2017 : -50 en 2018 ; -60 et 2019 ; -50 en 2020 ; -50 en 2021 (hors concours réservés). Blanquer peut donc se targuer de la création de 40 postes de CPE sur l’ensemble de son mandat. L’enjeu principal est à présent d’imposer au prochain ministre de maintenir ce rythme de recrutements les années à venir.

Concours / Années201720182019202020212022Total 2018-2022CPE externe3202702602702705601630CPE interne707070707070350CPE réservé8787000087CPE 3e concours000001010Total
(hors réservé)
3903403303403406401990Différentiel cumulé sur 2017
– 50-110-160-210+40
Un plan de recrutement pluriannuel pour endiguer la crise de recrutement

Les ouvertures cette année des 3e concours du CAPES de Physique-Chimie, Arts Plastiques et Éducation musicale entraîneront-elles des inscription en nombre suffisantes pour pourvoir ces postes qui n’existaient pas les années précédentes, alors que la publication du nombre de postes de ces nouveaux concours intervient près de deux semaines après la fermeture des inscriptions ?

La baisse régulière des postes ouverts aux concours est une des principales explications de la crise de recrutement des enseignants, CPE et Psy-EN. Chaque fois qu’une baisse de postes intervient, elle entraîne, avec un décalage souvent d’une année, la baisse du nombre d’inscrits aux concours. Pour sortir de cette situation de crise, il faut que le prochain gouvernement se positionne sur un plan pluriannuel de recrutements, à la hauteur des besoins, pour améliorer les conditions de travail des enseignants, CPE et Psy-EN et envoyer un message fort à destination de celles et ceux qui se destinent à ces métiers. Le Recteur de Toulouse le suggéra-t-il à son Ministre ?

C’est un plan global de revalorisation de la profession qu’il faut mettre en place pour attirer vers nos métiers, et l’effort à faire en matière de formation initiale est grand. Il faut une formation initiale de qualité, à l’opposé de la formation sur le tas mise en place par les dispositifs d’alternance et de stage à temps plein. Il faut une revalorisation du point d’indice, bien loin des petites primes Grenelle mises en place par Blanquer. Il faut des conditions de travail améliorées à l’heure où les missions des enseignants sont sans cesse augmentées, que l’on nous pousse et force encore davantage vers les heures supplémentaires, et que le nombre d’élèves par classe ne permet plus une attention individuelle nécessaire.

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Résultats des évaluations 2021 en entrée de 6-ième : l’art du trompe l’oeil …

mer, 08/12/2021 - 12:12
« Les retards liés au confinement ont été résorbés » estime le ministre. Le rapport de la DEPP donne des éclairages qui doivent être interprétés prudemment à ce stade : tout à sa volonté d’auto-glorification, le ministre a oublié quelques points marquants dans les résultats de ces évaluations…

Instituées depuis la rentrée 2018 de manière totalement systématique à l’entrée en Sixième, les évaluations automatisées des élèves concernent les Mathématiques et le Français. Chaque année, le Ministère publie les résultats de ces évaluations, dans le cadre d’un rapport de la DEPP.

La livraison 2021 de ce rapport met en avant des progrès dans la maîtrise « satisfaisante » ou « très bonne » des mathématiques pour 72,3% (soit +0,4 points) : le niveau mesuré des élèves à la rentrée 2021 aurait ainsi rattrapé ou très légèrement dépassé celui de 2020. Le constat est toutefois variable selon les compétences testées, mais revient surtout au même taux global de réussite qu’en 2018, ce qui limite l’ampleur du succès annoncé. De plus, la variation brute reste suffisamment faible pour imposer une prudence statistique, les sujets proposés n’étant pas rigoureusement identiques, et les seuils de réussite produits plutôt « au doigt mouillé » par des enseignants, mais sans méthodologie scientifique rigoureuse (cela a déjà été souligné et dénoncé par R. Goigoux).

Si le ministre estime que « Nous sommes parvenus à surmonter la crise » (sous-entendu « je suis parvenu », tant il a glissé rapidement sur ses remerciements aux enseignant.e.s), il faut rappeler que le confinement de 2020 a eu un impact qui est resté de durée limitée sur l’ensemble d’une scolarité à l’école primaire, telle qu’évaluée par les tests. Il est également difficile, à ce stade, d’en tirer des conclusions quant aux progrès des élèves imputables à l’action propre du ministre, comme des propos habiles, mais erronés du ministre, ont pu le laisser croire à la presse : aucun des élèves testés cette année en Sixième n’a en particulier connu les dédoublements des CP/CE1 institués en Education Prioritaire. Lancé en 2017, la politique de dédoublement des classes de CP/CE1 est souvent mise en avant par le ministre, considéré par cette dernière comme une vitrine sociale. Il est encore trop tôt pour évaluer les effets qui consistent à réduire les inégalités sociales. La DEPP reste prudente dans son rapport provisoire, en attendant sa traditionnelle analyse plus précise livrée au printemps !

Les inégalités sociales et scolaires toujours importantes

Plus que l’effacement de l’effet du confinement, ce qui frappe davantage dans le rapport de la DEPP, c’est la persistance des inégalités sociales et de genre. En effet, la moyenne de maîtrise globale cache toujours, et malgré quelques légers progrès, d’importantes disparités entre les élèves comme la DEPP le rappelle dans son rapport : « Les disparités de maîtrise sont très marquées selon le profil social de l’établissement » (privé sous contrat, public hors éducation prioritaire, ou REP et REP+). Ces écarts sont constamment nettement plus marqués en Mathématiques qu’en Français selon les travaux de la DEPP.

En outre, c’est plus encore selon la situation scolaire des élèves (« à l’heure » ou « en retard ») que les écarts persistent, voire s’aggravent : on n’est pas loin des 30 points d’écart entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire et on dépasse les 47 points d’écart entre les élèves « à l’heure » et ceux ayant redoublé !  Cela confirme surtout l’incapacité de l’organisation actuelle de la scolarité à remédier aux difficultés les plus anciennes et les plus installées.

Des évaluations qui sont aussi un outil de pilotage des pratiques

Le rapport de la DEPP fournit par ailleurs des résultats plus inattendus : la DEPP a en effet interrogé les professeurs de Lettres et de Mathématiques – mais pas seulement ! – sur l’intérêt de l’outil d’évaluation proposé, et son utilisation dans l’évolution des pratiques de classes. On y trouve ainsi quelques éléments qui servent la communication ministérielle, et espèrent montrer une adhésion à ces évaluations aussi bien chez les professeurs de Lettres, de Mathématiques, ou professeurs principaux… Et on y trouve aussi une tentative de mesure des possibilités de mise en place de groupes de besoin (avec quels moyens ?) – ou des groupes de niveaux ? – par les équipes et les chefs d’établissement. De quoi baliser quelques évolutions sans doute souhaitées rue de Grenelle… à coût constant !

Sur le temps long, et sur la scolarité globale, des éléments nettement moins positifs

Des éléments d’analyse données par la note CEDRE 2008-2014-2019 montrent une réalité plus inquiétante pour les élèves, et l’enseignement de notre discipline, en les ancrant dans le temps long, plus conforme à une évaluation réaliste des politiques éducatives : « Les performances en mathématiques des élèves de CM2 sont en baisse en 2019 alors qu’elles étaient restées stables entre 2008 et 2014. Ce repli concerne aussi bien les élèves à l’heure que les élèves en retard. Il est aussi comparable chez les filles et les garçons, même si ces derniers demeurent plus performants. On observe des écarts importants des performances selon le profil social des écoles. De plus, la baisse n’affecte pas celles accueillant les élèves les plus favorisés socialement. Ces résultats confirment l’hétérogénéité des niveaux déjà observée en 2014 mais aussi à l’entrée en sixième. Par ailleurs, lorsque les élèves sont interrogés sur leur rapport aux mathématiques, on constate une dégradation de l’attractivité des mathématiques. »

Le constat que nous dressons, du maintien des inégalités scolaires prolongeant les inégalités sociales, était déjà vrai par le passé, mais la tendance ne s’inverse toujours pas. Ainsi, en revenant sur les résultats de 2019 ou
2018, que le rapport de la DEPP ne met d’ailleurs pas lui-même en regard de ceux de 2021, on relève un mouvement contraire à ceux que le ministre met en évidence entre 2020 et 2021. Ainsi, si les écarts tendent, sur cette dernière livraison, à se réduire entre élèves de milieux favorisés et défavorisés, comme entre élèves en retard et à l’heure, le mouvement sur le bilan 2018/2021 – en temps plus long et sur l’ensemble du quinquennat – est bien celui d’un creusement net et quasiment continu des inégalités scolaires nées des inégalités sociales, l’inflexion légère relevée cette année ne changeant pas la donne.

On relève également un net creusement entre les performances mesurées des filles (en baisse) et des garçons (en hausse), qui s’inscrit lui en 2021 dans le sens de ce qui s’est déjà produit en 2019 et 2018 : pas vraiment une bonne nouvelle, les filles obtenant déjà des performances plus faibles en 2018. Les écarts se cessent donc de se creuser, de plus en plus au détriment des filles. Il faut toutefois relever que le collège tend à réduire ces écarts de manière continue selon les enquêtes CEDRE de 2008, 2013 et 2019.

Au final, et malgré la volonté du ministre de valoriser son action, rien ne dit que les éléments du rapport de la DEPP sur les évaluations de 6-ième à cette rentrée mis en avant par J.M. Blanquer suffisent à prouver une inversion des tendances lourdes déjà à l’œuvre (accroissement des inégalités scolaires, et décrochage des performances des filles) : c’est même le contraire sur le quinquennat !
Enfin, à cette heure, la réforme du collège de 2016, dont aucun bilan n’a été fait en Mathématiques depuis sa mise en place, reste un impensé de la politique d’évaluation du Ministère.
Quant à la réforme du lycée de 2019, où les mathématiques ont disparu du tronc commun du cycle terminal, les premiers effets sont préoccupants : accroissement des inégalités filles/garçons, attractivité en baisse de la discipline, outil de sélection accrue dans le cadre de Parcoursup…. Mais si cela est parfaitement mesuré par la DEPP, le ministre n’en a rien dit !

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Gratification des SOPA en M2 MEEF : les étudiant-es font les frais d’une réforme précipitée

mar, 07/12/2021 - 15:38

Les étudiants en stage d’observation et de pratique accompagnée en M2 MEEF doivent recevoir une gratification, d’un montant de 1263,60 € pour l’ensemble du stage de 12 semaines, le Ministère ayant décidé d’harmoniser le sort des étudiants du premier et du second degré.

En ce mois de décembre, nombre d’étudiant-es font état de retards dans la mise en paiement, alors que celle-ci est en principe mensuelle. Bien souvent, les rectorats et les INSPÉ ont du repousser la signature des conventions de stage, le modèle du Ministère tardant à arriver.

Ces dernières semaines, les militant-es du SNES-FSU ont interpellé les services académiques.

A Lille, les étudiant-s seront informé-es au mois de décembre des modalités, mais la mise en payement ne devrait pas intervenir avant mars.

A Lyon, les étudiant-es sont en train de signer ces conventions et celles-ci sont remontées pour signature au rectorat (second degré) ou au DSDEN (premier degré). Elles seront retournées aux étudiant-es via leur service de scolarité. Il leur faut ensuite déposer les pièces nécessaires à la constitution du dossier pour la prise en charge de la gratification via la plate-forme COLIBRIS qui va ouvrir très prochainement. Il est prévu par le rectorat que la gratification soit versée mensuellement de février à août 2022 (180,51€ par mois)

A Nice, la mise en paiement interviendra à partir de février, dans le meilleur des cas.

A Toulouse, le traitement de la question semble plus avancé : le rectorat a reçu la liste des stagiaires concernés, a recueilli les éléments bancaires, et les conventions de stages pour valider la mise en paiement. L’INSPÉ espère boucler l’envoi des conventions dans la première semaine de décembre, pour mise en paiement.

Ces éléments montrent, une fois de plus, la précipitation avec laquelle la réforme des concours et de la formation des enseignant-es et des CPE est mise en œuvre. Face à l’opposition des organisations syndicales, le Ministère a préféré boucler sa réforme pour 2022. Ce sont les étudiant-es et les candidat-es aux concours qui en font les frais. Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à contacter le secteur Entrée dans le Métier du SNES-FSU (stagiaires@snes.edu) ou les sections académiques pour faire état de votre situation.

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Rapport de la Cour des comptes : retour vers le futur

ven, 03/12/2021 - 07:02

La Cour des comptes a rendu public un rapport sur « la gestion des absences des enseignants ». Son contenu : un constat et des préconisations. Ces dernières n’ont rien de nouveau et ressemblent pour beaucoup à ce que la Cour des comptes écrit depuis des années, avec une ligne directrice : d’abord faire des économies.

De manière surprenante, la Cour des comptes commence par battre en brèche quelques idées reçues en rappelant que la « proportion d’enseignants absents pour cause de maladie ordinaire sur une journée donnée est inférieure à
celle des salariés du privé et des autres ministères ».

Mais très rapidement les représentations s’accumulent comme lorsque les voyages scolaires sont assimilés à des absences ! C’est oublier bien vite le travail que cela représente, tout en étant, à cette occasion, 24h sur 24h avec des élèves…

Les préconisations ressemblent donc à un catalogue de mesures déjà vues et entendues à de très nombreuses reprises et qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité :
– bivalence afin de permettre plus facilement les remplacements et « y être incité par un assouplissement des règles de mutation et d’évolution de carrière »
– annualisation et remise en cause du statut : par exemple, intégrer dans les obligations de service le remplacement sur la base de quelques heures obligatoires
– renforcer le pouvoir du chef d’établissement en lui donnant « la possibilité de désigner un remplaçant parmi les enseignants disponibles de l’établissement ».

Recyclage de fausses solutions

Flexibilité, attaques contre le statut, sans surprise la Cour des comptes se place d’un point de vue comptable (pointant le « coût » des « heures perdues ») et non pédagogique. Improviser un remplacement, au pied levé, dans son établissement, pose de nombreuses difficultés : cela revient à prendre en catastrophe une classe qu’un professeur ne connaît pas, à découvrir le déroulement de sa progression etc. La Cour des comptes ne fait que réactiver une disposition ancienne, celle du décret de Robien qui avait été vivement combattue par la profession. Depuis, cette possibilité (et non cette obligation), existe dans les établissements scolaires, mais sa faible utilisation montre surtout qu’elle n’est pas la solution adaptée aux enjeux pédagogiques du remplacement. Quant au recours aux heures supplémentaires, il atteste aussi de la méconnaissance du terrain : en 2019, seul un tiers des heures supplémentaires budgétées ont été réellement consommées. Alors que la charge de travail est déjà très lourde (l’occasion de rappeler que, selon les chiffres de la DEPP, le temps de travail d’un enseignant certifié est de 42h53…), la solution n’est pas dans le recours accru aux heures supplémentaires !

Déconnexion avec la réalité

Pour tenter d’ancrer son rapport dans le monde de 2021, la Cour de comptes introduit une nouvelle proposition : elle suggère que les enseignants qui vont être absents, par exemple en raison d’une formation, filme une séquence vidéo de leur cours et qu’elle soit projetée aux élèves. Cette mesure confirme la complète déconnexion des magistrats de la Cour des comptes avec le terrain : qui peut croire qu’un monologue d’1 heure en vidéo a une vertu pédagogique, encore plus après 18 mois de crise sanitaire où la visio a montré ses limites ? La Cour des comptes ne dit rien non plus de la surveillance des élèves pendant qu’ils assisteront à ce cours en vidéo…

Sans surprise, la Cour des comptes passe complètement sous silence la question des moyens dédiés aux remplacements qui ont été complètement asséchés ces dernières années du fait de la crise de recrutement.

Ce rapport doit donc être pris pour ce qu’il est : une énième somme de recommandations dont l’objectif, dans un logique gestionnaire, est de mettre à tout prix un professeur devant les élèves, sans réelle considération pour les dimensions pédagogiques du remplacement.

Dans la presse
Pour le SNES-FSU, des propositions qui « s’assimilent davantage à forme de garderie » et qui « ne vont rien apporter aux élèves » (France Info)
Syndicats : « Des solutions qui ne vont rien résoudre » (le café pédagogique)
« Est-ce que ça apporte quelque chose aux élèves d’organiser en dernière minute un remplacement comme ça en interne ? » (Europe 1)

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Lycée du bois de Mouchard : notre collègue doit être réintégré

jeu, 02/12/2021 - 20:12

Communiqué CGT Educ’action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, Sud Education, SNALC

Un enseignant de lettres histoire dans l’académie de Besançon a été suspendu à titre conservatoire par le Rectorat. Son tort ? Avoir échangé avec ses collègues et s’être exprimé sur les réseaux au sujet de l’hommage à Samuel Paty et du manque de soutien de la part de sa hiérarchie.

Pour les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNES, SNUEP, SUD Éducation, SNALC la décision de suspension prise par le Rectorat de Besançon est incompréhensible et inappropriée. Le collègue sanctionné ne représente un danger ni pour ses élèves, ni pour l’Institution.

La réaction du Rectorat est donc inappropriée au regard des faits et ne permet pas le nécessaire débat sur les conditions de l’hommage à Samuel Paty.

C’est pourquoi les organisations CGT Éduc’action, SNES, SNUEP, SUD, SNALC demandent l’abandon de toute procédure disciplinaire et la réintégration immédiate du collègue dans son établissement.

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EAF : ne pas y laisser sa santé !

jeu, 02/12/2021 - 19:06

Le SNES-FSU a demandé que soient examinées au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de travail (CHSCT) du ministère de l’Éducation nationale du 3 décembre 2021 les conditions de travail des correcteurs et examinateurs de l’épreuve anticipée de français (EAF) lors de la session 2021. C’était la première fois qu’était mise en œuvre la nouvelle épreuve avec les nouveaux programmes afférents.

De nombreux collègues ont témoigné en juin et juillet de la charge de travail déraisonnable, de l’organisation chaotique et des dysfonctionnements nombreux qu’ils ont dû affronter. La nouvelle épreuve orale par sa nature suscitait aussi un malaise important.

Le SNES-FSU est déjà intervenu dans les académies comme au niveau national pour rendre compte de ces éléments dans différentes instances auprès des recteurs, des inspections et du ministère.

Ce vendredi, au CHSCT-M, il s’agit de mettre en évidence les atteintes à la santé psychique et physique provoquées par le contenu des épreuves et l’organisation du travail de correction et de la passation de l’oral de l’ EAF. Les témoignages évoqués plus haut rendaient compte aussi de l’épuisement physique et moral, du découragement, des angoisses ou de douleurs physiques ressenties par un grand nombre.

Par une série de préconisations le SNES-FSU demande au ministère d’assumer ses responsabilités en matière de prévention des risques professionnels. Il lui revient de prendre les mesures dans l’organisation du travail qui suppriment ou à défaut réduisent les risques psychosociaux.

Un dossier (ci-dessous) remis au ministère à l’occasion du CHSCTMEN fait le lien entre les situations vécues et les différentes catégories de risques psychosociaux. Il expose une réalité du travail qui ne pourra pas être filtrée ou niée.

Le ministère ne pourra se réfugier derrière une absence d’information pour ne pas agir. Il portera la responsabilité des nouvelles atteintes à la santé, sans doute plus graves, que ne manquera pas de provoquer une répétition d’une épreuve inchangée ou dans des conditions similaires.

Après ce CHSCTMEN, l’action du SNES-FSU se poursuivra pour obtenir des actions concrètes de notre ministère et pour protéger les collègues. Par ailleurs, le SNES-FSU continue d’exiger un bilan complet et sincère de toute la session 2021.

Préconisations adoptées par les représentants des personnels (abstention de l’UNSA) sur proposition du SNES-FSU lors du CHSCTMEN du 3 décembre 2021 : Visualiser en plein écran

Dossier remis au ministère pour faire le lien entre les situations vécues et les différentes catégories de risques psychosociaux :

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Une erreur sur les formulaires de confirmation de participation à l’inter !

jeu, 02/12/2021 - 12:02

Une fois le bug informatique sur les confirmations de participation à l’inter 2022 réparé suite à l’intervention du SNES auprès du ministère, les participants à la phase inter du mouvement n’étaient pas au bout de leurs surprises !

Des justificatifs postérieurs au 31 octobre 2021 ?

Les participants bénéficiant d’un rapprochement de conjoint ont découvert, à la lecture de la liste de pièces à fournir, que ces pièces justificatives devaient être délivrées « postérieurement au 31/10/2021 ».

La date du 31 octobre 2021 mentionnée sur les formulaires de confirmation met en difficulté les collègues concernés : une majorité d’entre eux ne sera pas en mesure de faire valoir leurs droits aux bonifications familiales.

Non respect des textes officiels ?

Cette date est d’ailleurs en totale contradiction avec ce qui est indiqué dans les Lignes Directrices de Gestion (LDG) qui stipulent qu’il faut fournir un « justificatif administratif établissant l’engagement dans les liens d’un pacte civil de solidarité auquel doit être joint un extrait d’acte de naissance obligatoirement délivré postérieurement au 31 août n-1 ou toute autre pièce permettant d’attester de la non dissolution du Pacs à cette date et portant l’identité du partenaire. » Il s’agit donc de pièces délivrées postérieurement au 31 août 2021 pour le mouvement 2022.

Le SNES est intervenu auprès du ministère

Le SNES est intervenu immédiatement auprès du ministère pour demander le respect des textes (LDG) et faire en sorte que les participants puissent fournir des pièces sans aucune difficulté. N’hésitez pas à contacter votre section académique du SNES-FSU si vous ne recevez pas un correctif de la part de l’administration quant à la date des pièces.

Le ministère a envoyé un message de correction à tous les personnels

Pour corriger l’erreur que le SNES lui a signalé, le ministère a dû écrire un mail à l’ensemble des personnels sur leur messagerie I-Prof le 2 décembre en fin de journée.

Le SNES remercie les collègues qui l’ont alerté quant au message erroné qu’ils avaient reçu.

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Confirmation de participation à l’inter 2022 : encore un bug !

mer, 01/12/2021 - 10:19

Comme à son habitude, c’est dans la précipitation, sans concertation avec les représentants des personnels et sans réflexion approfondie que le ministère a décidé de modifier les modalités de mise à disposition des confirmations de participation à l’inter. Au lieu de les envoyer aux établissements qui les auraient mis à disposition dans le casier des participants, comme cela se pratiquait avant la crise sanitaire, le ministère a fait le choix de les mettre à disposition des participants en téléchargement sur I-Prof.

Un message de non participation

Les participants qui se sont connectés le 1er décembre, date indiquée par l’administration, pour télécharger leur confirmation ont eu la très désagréable surprise d’être destinataires du message suivant : « Aucune demande de confirmation n’existe en base de données » !

Les SNES intervient auprès du ministère

Le SNES-FSU est intervenu immédiatement auprès du ministère et a demandé que le nécessaire soit fait dans les plus brefs délais pour que le problème soit résolu. N’hésitez pas à nous contacter si le problème persiste.

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Retraités : à Paris, le 2 décembre !

mar, 30/11/2021 - 19:44

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,6 % sur une année.14,6 % de la population est en situation de pauvreté, dont un million de retraités. Mais la pandémie n’a pas eu d’effets négatifs pour tout le monde : l’indice boursier des quarante plus grosses entreprises françaises bat des records. Ainsi, le groupe Total a augmenté ses profits de 4,6 milliards d’euros alors que la population paie carburant et chauffage au prix fort. Les chiffres de l’évasion fiscale dépassent l’entendement. La question du pouvoir d’achat est donc particulièrement prégnante. L’inflation appauvrit les salariés, les chômeurs et les retraités. Le montant de la revalorisation des pensions sera connu mi-novembre mais le taux proposé par la Commission des comptes de la Sécu est loin de pouvoir compenser l’inflation.

Toute la population a pris clairement conscience, surtout depuis la pandémie, du caractère essentiel de la protection sociale. Et pourtant, cette dernière est constamment attaquée.La disparition de 115 000 lits en vingt-cinq ans dans les hôpitaux et de100 000 postes de soignants en huit ans a créé une telle situation catastrophique, que même les rapports officiels soulignent. Des lits continuent d’être fermés, et des personnels démissionnent, épuisés. Alors que la crise sanitaire a montré la nécessité d’une loi « grand âge »conforme aux attentes des personnels, des familles et des personnes concernées, son abandon est une mesure scandaleuse. Les quelques mesures annoncées pour 2022 ne suffiront pas à pallier ce renoncement et attestent violemment du mépris gouvernemental pour ce dossier. Le PLFSS révèle une conception au rabais de la politique de santé.

Un isolement insupportable

La crise sanitaire a révélé les conséquences tragiques de l’isolement,notamment chez les retraités et personnes âgées : une étude réalisée par les Petits frères des pauvres révèle que 530 000 d’entre elles sont « en situation de mort sociale ». Or, les services publics, facteurs irremplaçables de lien social et garants d’un accès pour toutes et tous au logement, aux transports, à l’énergie,au bureau de poste… sont attaqués régulièrement.

Les 9 organisations de retraités appellent à une manifestation nationale le jeudi 2 décembre à Paris pour l’augmentation immédiate des pensions et leur indexation sur le salaire moyen ; la défense du système de santé et la création d’un grand service public de l’autonomie ; la défense et le développement desS ervices publics de proximité.

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Agression d’une professeure au lycée Montaigne

mar, 30/11/2021 - 12:24

Le SNES-FSU apporte tout son soutien à la collègue violemment agressée par un élève, en plein cours, au lycée Montaigne à Paris. Le SNES-FSU réitère son exigence de réactivité et de fermeté quand un personnel est agressé. Ces violences verbales ou physiques ne doivent pas être banalisées. 

La réponse de l’institution doit être ferme vis-à-vis des agresseurs et le soutien aux personnels de la part de l’institution doit être total et indéfectible. Les personnels victimes de violences verbales ou physiques doivent être protégés, soutenus, accompagnés par l’ensemble de la chaîne hiérarchique : protection fonctionnelle, mesures conservatoires contre les élèves agresseurs, accompagnement psychologique sur le court et le moyen terme. Les agressions physiques sont aussi des traumatismes pour les équipes : elles doivent être accompagnées et soutenues.

L’Education nationale est aujourd’hui dans une situation critique : crise de recrutement, augmentation des démissions, dégradation des conditions d’enseignement et du climat scolaire. Certaines réponses sont indispensables : revalorisation salariale, amélioration du taux d’encadrement, renforcement des équipes pluriprofessionnelles. L’institution doit adresser un signal fort aux collègues actuels et futurs en leur assurant un cadre de travail le plus propice à l’exercice serein de leur métier.

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30 novembre 2021 : fermeture de SIAM

lun, 29/11/2021 - 17:16

Le mardi 30 novembre à midi, heure d’Europe centrale, les serveurs SIAM (accessibles via I-Prof) fermeront. Il ne vous sera alors plus possible de participer à la phase inter du mouvement, que ce soit le mouvement général ou le mouvement sur postes spécifiques nationaux ou sur postes à profil. Néanmoins, si vous avez validé votre participation avant la fermeture, il vous sera encore possible d’apporter des modifications sur vos vœux ou sur vos barèmes sur la confirmation de participation.

Dès le 1er décembre, consultez I-Prof !

Contrairement à la pratique qui avait cours avant la crise sanitaire, où la confirmation de participation arrivait dans votre casier si vous étiez en poste en établissement, le ministère a décidé cette année d’opter pour sa mise à disposition sur I-Prof dès le 1er décembre. Il vous appartiendra de la télécharger et de l’imprimer. Vous avez tout intérêt à consulter votre I-Prof dès le 1er décembre pour vous assurer d’avoir accès à la confirmation, document indispensable pour que votre participation soit bien prise en compte.

Rassemblez toutes les pièces justificatives au plus tôt

Une fois que la confirmation sera mise à votre disposition, vous aurez un délai très court pour vérifier les informations qu’elle contient, y porter les corrections nécessaires et joindre toutes les pièces qui pourront justifier le bénéfice d’un certain nombre de bonifications (voir le calendrier propre à chaque académie).

Pour bénéficier de la bonification pour affectation dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire, n’oubliez pas de faire compléter la partie ad hoc par votre chef d’établissement.

Si vous êtes stagiaire non ex-fonctionnaire et non ex-contractuel et si vous souhaitez bénéficier de la bonification de 10 points valable sur le premier vœu une fois au cours d’une période de 3 ans, pensez à l’indiquer en rouge sur la confirmation.

N’hésitez pas à contacter votre section académique SNES-FSU pour constituer votre dossier et vérifier la validité des pièces justificatives !

Vérifiez les modalités de retour de la confirmation

Dans la plupart des académies, le retour de la confirmation ne se fera pas selon les modalités habituelles (remise au chef d’établissement qui envoyait au rectorat). Il vous faudra télécharger la confirmation de participation ainsi que les pièces justificatives sur l’application dédiée (Colibris). N’hésitez pas à contacter votre section académique SNES-FSU pour connaître les modalités de retour dans votre académie !

Dupliquez votre dossier de participation !

Conservez l’original de votre dossier complet et faites-en une copie que vous transmettrez à votre section académique SNES-FSU avec votre fiche de suivi. Si vous avez déjà fait parvenir votre fiche de suivi, envoyez une copie de votre dossier pour la compléter.

Une fois votre dossier de participation retourné à l’administration, il vous faudra attendre mi-janvier pour vérifier le barème retenu pour chacun de vos vœux et en demander éventuellement la correction (selon un calendrier propre à chaque académie). Votre section académique du SNES-FSU vous aidera dans cette démarche.

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Education prioritaire : les dernières informations

lun, 29/11/2021 - 06:10

La FSU a rencontré la secrétaire d’État en charge de l’Éducation prioritaire, Nathalie Elimas, le jeudi 25 novembre.

Pour le 2d degré, le SNES-FSU a pointé les éléments suivants

  • Quel avenir pour les CLA ? Souvent présentés comme le prochain dispositif de l’Éducation prioritaire, a-t-il vocation à être généralisé à la prochaine rentrée ? Qu’en est-il de l’évaluation de l’expérimentation menée dans 3 académies (Nantes, Lille et Marseille) ?
    La secrétaire d’État nous a précisé que les CLA ne seraient pas généralisés à la rentrée 2022. Un extension à certaines académies pourrait être annoncée dans le cadre de la préparation de la rentrée 2022, mais il n’y aura pas de généralisation à toutes les académies pour la rentrée. L’évaluation de l’expérimentation se déroulera en deux temps : un volet national en décembre/janvier et un volet académique au printemps.
  • Qu’en est-il du label REP ? Va-t-on vers une délabellisation à la rentrée 2022 ?
    Selon la secrétaire d’État, il n’y aura pas de disparition des REP à la rentrée 2022. Le label est maintenu, les CLA sont un dispositif qui vient s’ajouter aux labels existants.
  • Des collèges de lycée ex-ZEP nous signalent être sans nouvelle du versement de la prime ZEP sous forme d’IMP.
    La prime des ex-lycées ZEP était intégrée dans le dispositif de sauvegarde jusqu’en 2020. L’an dernier, le ministère avait fini par prolonger cette prime en recommandant aux Recteurs de la verser par des IMP. Pour 2021-2022, la secrétaire d’Etat nous précise que tous les personnels concernés vont continuer à recevoir cette prime, sous forme d’IMP, sauf ceux dont les lycées sont dans des CLA dans les académies concernées. Nous avons signalé quelques académies/situations de blocage, le ministère va bien rappeler que cette prime doit être versée aussi cette année avec des IMP. En cas de difficultés, rapprochez-vous de votre section académique
  • La FSU a également pointé les problèmes liés à la logique de contractualisation au coeur des CLA et les moyens nécessaires pour l’Education prioritaire. De nombreux dispositifs sont déployés actuellement (cités éducatives, TER) où les collectivités territoriales prennent une place importante. Nous avons rappelé que le pilotage relevait de l’Education nationale et non des collectivités territoriales.
  • Des précisions ont été apportées les évolutions sur les bourses, la volonté d’améliorer l’information sur l »éligibilité aux familles, l’élargissement du dispositif des petits déjeuners gratuits, l’ouverture de la bourse au mérite aux élèves de CAP.
  • La FSU a également rappelé ses revendications pour l’Éducation prioritaire dans les territoires d’outre mer et la nécessité d’avancer rapidement sur ce dossier.
Pour aller plus loin

Notre dossier Education prioritaire https://www.snes.edu/dossiers/education-prioritaire/
Le point sur les dispositifs à la rentrée 2021 : https://www.snes.edu/article/education-prioritaire/

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Passer les concours

ven, 26/11/2021 - 09:47

Le concours est la modalité normale de recrutement dans la Fonction publique. Il permet l’égalité d’accès à des emplois publics statutaires. Si de nombreux enseignant-es, CPE, Psy-EN subissent la précarité comme contractuel-les, c’est que le recrutement aux concours n’est pas suffisant depuis des années !

Son organisation repose sur plusieurs principes :

l’égalité des candidats devant le concours ;

le caractère public des appels à candidature (cf. Bulletin Officiel de l’Éducation nationale) ;

la souveraineté du jury ;

le classement des candidats et le respect de ce classement pour les nominations durant l’année de stage.

Le Ministère a publié au BOEN du 14 octobre 2021 la note de service qui précise les modalités d’organisation au titre de cette prochaine session. Les inscriptions sont ouvertes le 19 octobre et jusqu’au 17 novembre 2021 à 17h.

Attention, même si la publication de la note de service a été retardée, et les dates d’inscriptions repoussées, le dossier de RAEP (Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle), qui constitue l’épreuve d’admissibilité des concours internes du Capes, Capet, PsyEN, CPE, devra être transmis au plus tard le mardi 30 novembre 2021 selon les modalités indiquées dans les arrêtés d’ouverture publiés au Journal officiel du 17 octobre 2021 (voir aussi ci-dessous « Quelles épreuves, quels programmes ? »).

Les postes au concours à la session 2022

Les arrêtés fixant la répartition des postes offerts à la session 2022 pour chaque section ont été publiés au Journal Officiel du 26 novembre 2021 :

Pourquoi des concours nationaux ?

Chacun de ces concours est organisé nationalement. Un jury unique sélectionne – en fonction d’un nombre de postes fixé nationalement – des candidats originaires de toutes les académies, de métropole, d’outre-mer et même de l’étranger. Les épreuves écrites d’admissibilité (organisées dans des centres répartis sur le territoire national, ou via une épreuve de Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle – RAEP) et les épreuves d’admission (organisées en un lieu unique, Paris ou province) portent sur un programme unique. Les lauréats, après leur titularisation, ont vocation à exercer partout en France.

Le point de vue du SNES-FSU
Les concours nationaux garantissent le niveau élevé et homogène des recrutements. Ils assurent un rééquilibrage entre les académies qui fournissent des lauréats au-delà de leurs besoins (ex. : Rennes, Bordeaux, Toulouse…) et celles déficitaires qui ont des besoins largement supérieurs à leur capacité à fournir des lauréats (ex. : Versailles, Créteil, Lille…). Ces disparités résultent de l’histoire et de la situation économique, de l’évolution démographique des académies. Toutes n’ont pas les mêmes viviers universitaires, le taux de scolarisation n’évolue pas partout de la même manière, l’âge moyen des enseignants (qui détermine le rythme des départs en retraite) est inégal d’une académie à l’autre.
Régionaliser les recrutements aboutirait à organiser des concours très sélectifs, avec peu de postes, dans les académies excédentaires et moins sélectifs, avec plus de postes dans les académies déficitaires. On voit bien les conséquences négatives que ce mode de recrutement aurait en termes d’égalité d’accès et de traitement des élèves face au service public d’éducation. Pour avoir plus de chance d’être recruté, il faudrait donc se présenter aux concours organisés dans ces dernières et y exercer durablement, avec des possibilités très réduites de changer d’académie.

Quels concours ?

Plusieurs concours sont ouverts pour exercer dans le second degré et permettent d’accéder à différents corps , certifiés, agrégés, conseillers principaux d’éducation CPE, Psychologues de l’Éducation Nationale (Psy-EN).

– le CAPES externe et interne

– le 3e concours du CAPES, dans certaines disciplines seulement, pour les candidat-es ayant plus de cinq ans d’expériences professionnelles accomplies dans le cadre d’un contrat de droit privé, sans condition de diplôme ;

– le CAPET externe et interne

– l’agrégation externe et interne ;

– l’agrégation externe spéciale, dans quelques disciplines seulement, pour les candidats titulaires d’un doctorat

– le concours CPE externe et interne ;

– le concours Psy-EN externe et interne.

Le SNES-FSU syndique dans ces corps, qui exercent dans les collèges, les lycées généraux et technologiques et les CIO. Il y est majoritaire. Les professeurs d’EPS sont syndiqués, à la FSU, au SNEP-FSU, et les professeurs de lycées professionnels (PLP) au SNUEP-FSU.

Soyez attentifs en choisissant le concours ou les concours que vous présenterez : les conditions de diplômes ou de services ne sont pas les mêmes, elles ne sont pas vérifiées au moment de l’inscription par le Ministère. Les conditions dans lesquelles se font le « classement », c’est-à-dire la prise en compte de votre carrière antérieure, changent aussi en fonction des concours : les candidats en reconversion ont intérêt à consulter le SNES-FSU pour bien les anticiper.

Comment préparer le concours ?

Les concours se préparent à l’Université et dans les Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ), successeurs des IUFM rebaptisés ÉSPÉ en 2013, au sein des Master MEEF (Métiers de l’Enseignement de l’Éducation et de la Formation). A partir de cette session 2022, les candidats au CAPES/T et CPE externes devront être titulaires du M2, ou inscrits en M2. Il faudra en effet disposer du M2, en cas de succès au concours, pour commencer son année de fonctionnaire-stagiaire.
Pour les personnels en exercice non-titulaires ou titulaires, outre ces préparations universitaires, il existe des préparations organisées dans le cadre de la formation continue. Consulter les PAF (Plan académique de formation). Inscription aux mois de mai-juin et début septembre, renseignez-vous auprès des sections académiques du SNES-FSU.
Pour tous, le CNED (Centre national d’enseignement à distance) dispense des préparations pour les concours de recrutement dans la plupart des disciplines.

Le point de vue du SNES-FSU
Des préparations doivent être proposées dans toutes les universités et tous les PAF. Pour les agents titulaires et non-titulaires, l’État doit prendre en charge des frais occasionnés notamment d’inscription lorsque la formation n’existe qu’à l’université ou via le CNED.

Quelles épreuves, quels programmes ?

Les épreuves du CAPES, du CAPET, du concours CPE sont définies, à partir de la session 2022, par les arrêtés du 25 janvier 2021, publiés au Journal Officiel du 29 janvier 2021 :

Arrêté du 25 janvier 2021 fixant les modalités d’organisation des concours du CAPES

Arrêté du 25 janvier 2021 fixant les modalités d’organisation des concours du CAPET

Arrêté du 25 janvier 2021 fixant les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude aux fonctions de CPE

Le Ministère a mis en ligne des « sujets zéros », qui « donnent des exemples de ce qui sera attendu à partir de la session 2022 » pour le CAPES externe, le troisième concours du CAPES, le CAPET externe, le concours externe de CPE.

Les épreuves de l’Agrégation sont définies par l’arrêté modifié du 28 décembre 2009.

Les épreuves des concours de recrutement des psychologues de l’éducation nationale sont définies par l’arrêté du 3 février 2017.

Les programmes des concours du CAPES, du CAPET et de l’Agrégation (une « section » est une discipline) sont publiés sur le site Devenir Enseignant du Ministère de l’Éducation nationale. Vous y trouverez aussi les sujets et les rapports des jurys des sessions précédentes, indispensables pour préparer le concours. Ces informations se trouvent ici pour les concours CPE, et ici pour les concours Psy-EN.

Pour la session 2022, vous pouvez retrouver les arrêtés d’ouverture des concours dans le Journal officiel du 17 octobre 2021 :

CAPES et CAPET : Arrêté du 15 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture de concours externes, de concours internes et de troisièmes concours de recrutement de professeurs certifiés stagiaires en vue de l’obtention du certificat d’aptitude au professorat du second degré (CAPES) et du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique (CAPET)

Agrégation : Arrêté du 13 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture du concours externe, du concours externe spécial et du concours interne de recrutement de professeurs agrégés de l’enseignement du second degré

Concours CPE : Arrêté du 15 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture du concours externe, du concours interne et du troisième concours pour le recrutement de conseillers principaux d’éducation stagiaires en vue de l’obtention du certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller principal d’éducation

Concours Psy-EN : Arrêté du 12 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture du concours externe, du concours interne et du troisième concours de recrutement de psychologues de l’éducation nationale

CAPES Mayotte : Arrêté du 12 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture du concours externe et du concours interne de recrutement de professeurs certifiés à Mayotte

CAPES Guyane : Arrêté du 15 octobre 2021 autorisant au titre de l’année 2022 l’ouverture d’un concours interne de recrutement de professeurs certifiés à affectation locale en Guyane

Dates, académie et modalité d’inscription

Chaque candidat doit s’inscrire personnellement aux concours via internet ou par dossier papier selon des dates et des modalités publiées chaque année. Ces informations sont spécifiées par la note de service publiée au Bulletin Officiel du 14 octobre 2021.

Les inscriptions pour la session 2022 des concours de personnels enseignants, CPE et Psy-EN ont lieu du 19 octobre à partir de 12h au 17 novembre 2021, 17h, heure de Paris. Respectez impérativement les dates limites, sous peine de voir votre candidature irrévocablement rejetée.

La procédure d’inscription en ligne est validée lorsqu’un numéro d’inscription vous est attribué. La circulaire publié au BO du 14 octobre précise qu’en « cas de déconnexion avant l’obtention de celui-ci, le candidat doit reprendre la totalité de la procédure ». Les candidats reçoivent un courriel récapitulatif.

Inscriptions en ligne pour les concours de recrutement des personnels enseignants.

Inscriptions en ligne pour les concours de recrutement des CPE.

Inscriptions en ligne pour les concours de recrutement des Psy-EN.

L’essentiel des pièces justificatives, qui démontrent que les conditions requises sont remplies, seront à fournir dans un second temps.

Après vérifications successives, l’administration peut procéder à des radiations, y compris après la proclamation des résultats d’admission, et au plus tard à la date de nomination en stage. La convocation aux épreuves ne préjuge donc pas de la validité de l’inscription. N’hésitez pas à nous consulter en amont, pour vérifier avec vous la recevabilité de votre candidature. Par ailleurs, la précision des informations portées est déterminante pour l’attribution des bonifications de barème pour l’affectation en stage.

L’adresse déclarée au moment de l’inscription détermine l’académie d’inscription.

Pour les titulaires et non-titulaires de métropole et des DOM l’inscription doit se faire dans l’académie d’exercice sauf s’ils sont en position administrative de non-activité, de congé parental, en congé pour formation, dans ce cas ils s’inscrivent dans l’académie de leur résidence personnelle comme les autres candidats.

Les candidats résidant dans un pays étranger s’inscrivent auprès de l’académie de leur choix, ce qui est aussi valable pour les enseignants exerçant à l’étranger, à l’exception des candidats résidant au Maroc qui s’inscrivent auprès de l’académie de Poitiers et ceux résidant en Tunisie auprès de l’académie de Nice. Attention, suivant les modalités d’affectation, cette académie peut déterminer l’académie de stage des collègues non-titulaires ayant une certaine expérience. N’hésitez pas à nous consulter.

Inscriptions multiples

Il est possible de s’inscrire pour un même concours à l’externe, à l’interne et au troisième concours le cas échéant. Mais les épreuves du troisième concours sont les mêmes que celle du CAPES externe : il faudra choisir au moment de composer.

Il est également possible de s’inscrire, pour autant que le calendrier des épreuves le permette, à plusieurs sections (disciplines) du concours externe et/ou interne et/ou du troisième concours.

Il n’est en revanche pas possible de s’inscrire à la fois au même concours du public et du privé.

Quelles conditions remplir ?

Nous vous invitons à retrouver les conditions de diplôme, de qualité ou de service sur les sites officiels du Ministère :

– pour tous les concours enseignants, Devenir Enseignant ;

cette rubrique du site du Ministère de l’Éducation nationale pour les concours CPE ;

cette rubrique du site du Ministère de l’Éducation nationale pour les concours Psy-EN.

N’hésitez pas à nous consulter (fmaitres@snes.edu) si vous avez un doute dans l’interprétation de ces informations.

Disponibilité et concours internes

Attention : depuis de nombreuses années, l’administration permettait aux collègues en disponibilité de se présenter aux concours internes. Le ministère donne désormais une interprétation stricte à l’article 19 de la loi 84-16 du 11 janvier 1984, qui stipule qu’un fonctionnaire peut se présenter aux concours internes s’il est « en activité, en détachement ou en congé parental », ce qui exclu la position de disponibilité. Le site Devenir Enseignant a été modifié dans l’été, et indique maintenant qu’un collègue ne peut pas se présenter s’il est en disponibilité à la date de la première épreuve. Le SNES-FSU est intervenu auprès du ministère pour que les collègues ne soient pas pénalisés, et qu’une solution transitoire soit proposée.

Conditions de diplômes et de titres

Soyez en particulier attentif au fait que les conditions s’observent en règle générale à la date de publication des résultats d’admissibilité. Pour passer l’agrégation externe, il ne suffit pas d’être inscrit en M2, il faut avoir validé le M2 à cette date. A à partir de la session 2022, pour le CAPES, le CAPET et le concours CPE externes, il faut être inscrit en M2, ou être titulaire du M2. La réforme du CAPES applicable à partir de 2022 n’a pas d’effet sur le niveau de diplôme requis pour le CAPES, le CAPET et le concours CPE internes : il faut toujours justifier d’une licence.

Ancienneté de service pour les concours internes

Vérifiez les services pris en compte sur les sites officiels. Le décompte se fait par année scolaire. Si un agent a accumulé moins d’un mi-temps de service au cours d’une année scolaire, six mois de service sont comptés. S’il a accumulé plus d’un mi-temps au cours d’une année scolaire, un an de service est compté. Une vacation 200 heures compte pour une année d’ancienneté.

Attention, ce mode de calcul ne vaut que pour s’inscrire aux concours internes. Le service pris en compte pour l’affectation et le classement (prise en compte de la carrière antérieure) est au jour près, en comptant la durée des contrats de date à date, pondérée le cas échéant de la quotité de service. N’hésitez pas à nous consulter en cas de doute.

Conditions spécifiques pour les troisièmes concours

Il faut avoir cinq ans d’activité professionnelle accomplie dans le cadre d’un contrat de droit privé à la date de publication des résultats d’admissibilité. Le calcul se fait de la date de début du contrat à la date de fin du contrat, indépendamment de la quotité de travail. Les congés compris dans les contrats sont comptés. Ainsi que nous le précisions plus haut, l’éligibilité au troisième concours peut être vérifiée très tardivement… N’hésitez pas à nous consulter en cas de doute.

Comment se déroulent les épreuves ?

Le déroulement des concours de recrutement obéit à un certain nombre de règles dont les principales sont : l’égalité de traitement entre les candidats et la souveraineté des jurys. De là découlent des dispositions qu’il est bon de connaître.

Le calendrier détaillé des épreuves est téléchargeable ici.

Le calendrier prévisionnel des épreuves d’admission sera publié sur PUBLINET.

Convocation

Pour les épreuves d’admissibilité, chaque candidat reçoit une convocation écrite au plus tard dix jours avant les épreuves, qui précise le lieu, l’heure et le cas échéant la liste du matériel autorisé. Les candidats qui n’ont pas reçu de convocation huit jours avant la date de la première épreuve doivent s’adresser au service des concours de leur académie (au SIEC pour Paris, Créteil et Versailles). Cependant, l’administration considère que le fait de ne pas avoir reçu de convocation en temps et heure n’est pas un motif de réclamation puisque les horaires et les dates des épreuves sont publiés au Bulletin officiel.

Les candidats admissibles sont convoqués à l’oral sur le site PUBLINET. Les jurys peuvent organiser une réunion préalable d’information. Les candidats sont généralement convoqués en fonction d’un ordre alphabétique qui commence à partir d’une lettre tirée au sort.

Les candidats qui ne disposent pas de leur convocation aux épreuves d’admission dix jours avant doivent contacter le Ministère (voir paragraphe 5.2.2 de la note de service publiée au BO du 14 octobre 2021).

Début de l’épreuve

Aucun retard autorisé. L’accès aux salles de composition écrite est interdit à tout candidat se présentant après l’ouverture des enveloppes contenant les sujets, quel que soit le motif du retard qu’il lui soit imputable ou non (jurisprudence Zimmermann). Il est donc impératif que les candidats prennent les dispositions nécessaires pour limiter les aléas des transports.

Durée des épreuves

Les épreuves ont des durées variables selon les concours et les spécialités. Le décompte se fait à partir du moment où sont ouvertes les enveloppes contenant les sujets. Les épreuves ont lieu au même moment partout sur le territoire national. Compte tenu du décalage horaire dans les Antilles et en Guyane, les candidats des centres situés ailleurs ne peuvent quitter la salle que deux heures et demie après le début de l’épreuve.

Épreuves d’admission en visio-conférence

Cela ne concerne en régime normal que les concours internes de PsyEn, de CPE, pour les candidats de l’Outre-mer ou de l’étranger, ainsi que les candidats en situation de handicap. Il faut en faire la demande au moment de l’inscription. Les conditions précises sont énoncées par le paragraphe 5.2.10 de la note de service publiée au BO du 14 octobre 2021.

Justificatif d’identité et anonymat

Chacun doit justifier de son identité par la présentation d’une pièce d’identité avec photographie. Les copies des épreuves d’admissibilité sont anonymisées à l’aide d’une étiquette code barre avant d’être corrigées. C’est pourquoi, conformément au principe d’anonymat, aucun signe distinctif ne doit figurer sur la copie hormis l’en-tête détachable. Aucun brouillon ne doit être joint.

Autorisation d’absence

Circulaire n° 75-238 et n° 75-U-065 du 9 juillet 1975

Deux jours d’absence peuvent être accordés pour les épreuves d’admissibilité. Ils doivent précéder immédiatement le premier jour du concours et porter sur des jours ouvrables (le samedi est un jour ouvrable) que l’agent soit ou non de service ces jours-là et quelle que soit sa quotité hebdomadaire de travail.

Lorsque les deux jours qui précèdent les épreuves d’admissibilité sont situés pendant les vacances scolaires, il ne peut être accordé d’autorisation d’absence. Pour les épreuves d’admission, rien n’est explicitement prévu et l’autorisation d’absence relève de la négociation avec le chef d’établissement au vu de la convocation.

Jurys

Pour chaque section (discipline) ou option de chaque concours est mis en place un jury. Le président, éventuellement assisté par un, ou plusieurs, vice-président, est nommé par le ministre pour une durée de quatre années.

Il s’agit généralement des membres des corps d’inspection ou d’universitaires. Les jurys comprennent également des enseignants du second degré (agrégés, certifiés, professeurs de lycée professionnel) et des « personnes (…) choisies en raison de leurs compétences particulières » sans autre précision. La liste des membres des jurys est publiée chaque année par arrêté au Journal Officiel.

Résultats

La date prévue des résultats d’admissibilité et d’admission sera affichée sur PUBLINET. Après délibération, le jury établit une liste qui n’a de caractère officiel qu’une fois signée par un représentant du ministère

Les résultats d’admissibilité et d’admission seront consultables sur PUBLINET.

Relevé de notes

Chaque candidat a accès sur le site PUBLINET à son relevé des notes obtenues à chaque épreuve :

  • après la publication des résultats d’admissibilité pour ceux qui ne sont pas admissibles (avec mention du total obtenu par le dernier admissible) ;
  • après la publication des résultats d’admission pour ceux qui sont admissibles (avec la mention du total obtenu par le dernier admis).
    C’est le seul document qui atteste du succès au concours, en attendant l’arrêté de nomination en stage (ou en report de stage).
    Les notes obtenues sont parfois très décevantes comparées à celles obtenues lors de la préparation au concours, au regard du comportement du jury et de ce que chacun a pu ressentir ou des notes pédagogiques des collègues en exercice. Les erreurs techniques, de transcription des notes notamment, sont exceptionnelles. Cela n’interdit pas de demander à l’administration de procéder à une vérification. Il faut avoir à l’esprit que la notation est faite dans une logique de classement, de comparaison des candidats, dans le cadre d’un concours avec un nombre limité de postes offerts et non dans une logique d’évaluation d’un candidat isolement. Il ne faut ainsi pas considérer ses notes comme une remise en cause de ses qualités professionnelles.
    Le BO insiste particulièrement sur la souveraineté du jury en la matière : « L’appréciation de la qualité des prestations des candidats à un concours relève de la compétence souveraine du jury. Ses décisions ne sont pas susceptibles de recours devant les juridictions administratives, dès lors que ceux-ci ont fonctionné et délibéré de façon régulière. »
Communication des copies

Il est possible d’obtenir photocopie d’une ou plusieurs des épreuves écrites en s’adressant au ministère de l’Éducation nationale, direction générale des ressources humaines, sous-direction du recrutement. La demande devra préciser le concours, la discipline concernée, le nom de naissance et le numéro d’inscription et être accompagnée d’une enveloppe (format 21 × 29,7) affranchie au tarif en vigueur pour un poids allant jusqu’à 250 g, portant l’adresse du candidat.

Compte tenu des dates de proclamation des résultats d’admission du nombre de concours et du temps nécessaire à l’archivage des copies, l’envoi des copies ne peut être effectué qu’entre le mois de septembre et la date de la première épreuve d’admissibilité de la session suivante.

Listes complémentaires

Depuis les réformes des statuts de 2013, les textes précisent que le jury de chaque concours « établit une liste complémentaire afin de permettre le remplacement des candidats inscrits sur la liste principale qui ne peuvent pas être nommés ou, éventuellement de pourvoir des vacances d’emploi entre deux concours. »

voir Décret sur les certifié-es (article 22), Décret sur les agrégé-es (article 5-4), Décret sur les CPE (article 5), Décret sur les PsyEN (article 7).

La réécriture de 2013 a levé le caractère éventuel de cette liste, dès lors que la liste principale est pleine. Loin d’être un gadget, les listes complémentaires ont une utilité réelle : elles servent à pallier les démissions, désistements pour doubles ou triples admissions, et postes non pourvus faute de candidats bien préparés, afin de garantir, notamment par des reports entre concours (externe, interne et 3e concours) d’une même discipline, que les élèves auront bien le nombre de CPE et d’enseignants qu’il a été jugé nécessaire de recruter dans chaque discipline, et conformément au budget (plafond d’emploi) que la représentation nationale a voté. 

C’est pourquoi chaque année le SNES-FSU multiplie les interventions pour que les nouvelles dispositions soient pleinement appliquées : lettres aux présidents de jurys (ainsi en 2014), demandes auprès de la DGRH (ainsi en 2018) lors d’audiences ou de GT, lesquelles n’ont reçu au mieux que des réponses verbales, floues, dilatoires ou alambiquées.

Le Ministère, parfois contraint à quelques reculs sous la pression (comme aux concours 2020, lorsqu’il y eu deux fois plus de recrutés sur listes complémentaire que lors des sessions antérieures) n’est pas transparent sur la façon dont sa DGRH met en œuvre les textes qui cadrent les opérations de recrutement. Le SNES-FSU demande donc le respect des textes statutaires et toute la transparence sur le recours aux listes complémentaires.

Remboursement des frais

D’après article 6 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006, les agents titulaires ou non-titulaires en activité ont droit (s’ils en font la demande) au remboursement de leurs frais de transports pour se présenter aux épreuves d’admissibilité ou d’admission d’un concours si l’épreuve se trouve hors de sa résidence administrative et personnelle. Les autres frais (nuitées, repas) ne sont pas pris en charge. Ces frais ne peuvent être pris en charge que pour un aller-retour par année civile. Il peut être dérogé à cette disposition dans les cas où l’agent est appelé à se présenter aux épreuves d’admission d’un concours.

Combien de postes ?

Pour les concours externes, le nombre de postes ouverts tient compte des départs prévisibles (retraite, démission, détachement, etc.) et des effectifs prévisibles d’élèves mais aussi et surtout de choix politiques.

Pour les concours internes, le nombre de postes ouverts :

ne peut être supérieur au tiers du nombre total des emplois mis au concours externe et au concours interne de CPE ;

ne peut être inférieur à 20 % ni supérieur à 40 % du nombre total des places mises aux concours externe et interne de l’agrégation ;

ne peut être ni inférieur à 10 % ni supérieur à 30 % du nombre total des emplois mis au concours externe et au concours interne du CAPES ;

ne peut être supérieur à 50 % du nombre total des emplois mis au concours externe et au concours interne du CAPET.

Pour la session 2021, le nombre de postes par discipline et par concours avait été publié au JO du 29 novembre 2020.

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Déclaration FSU au CSE du 25 novembre 2021

jeu, 25/11/2021 - 11:09

Monsieur le Directeur, Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs

Ce jeudi 25 novembre est un nouvelle journée internationale de lutte contre les violences faites aux
femmes. Force est de constater que ni les employeurs privés ni – plus surprenant – les employeurs
publics ne prennent toutes les mesures nécessaires (moyens budgétaires, structurels et humains)
pour prévenir, lutter et faire cesser les violences faites aux femmes sur le lieu de travail. Selon les
résultats d’une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en 2020,
16,5 % des femmes fonctionnaires sont victimes de violences au travail.

La Fonction publique ne garantit pas une protection contre la violence au travail pour les femmes ;
loin s’en faut. Par ailleurs, les hiérarchies sont surreprésentées parmi les agresseurs. Cette étude
pointe encore qu’il est difficile pour une femme qui subit des violences dans son travail
d’interpeller son employeur et d’obtenir de sa part les mesures qui devraient immédiatement
s’imposer. Depuis la signature de l’accord égalité professionnelle de la Fonction publique en
novembre 2018, chaque ministère doit déployer un dispositif de signalement des actes de violence,
de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes.

Trois ans après, l’Éducation nationale n’a toujours pas rendu les arbitrages nécessaires à la mise en
œuvre d’un dispositif national. Malgré cela, les représentants de la FSU en CHSCT œuvrent au
quotidien dans toutes les académies pour que des dispositifs locaux voient le jour. Alors que c’est
chose faite dans certaines académies, la FSU dénonce le retard pris dans plusieurs autres et
demande au ministère d’intervenir sans plus attendre auprès d’elles.

Le ministère est aussi en processus de labellisation AFNOR égalité diversité. Force est de constater
que l’égalité filles garçons ne semble pas être une priorité au sein de l’EN. Le manque de moyens
alloués aux établissements implique que la mission référent égalité ne peut être ni assumée ni
rémunérée. La FSU revendique une dotation spécifique par établissements et un fléchage précis sur
les référents égalité. Cette grande cause nationale doit dépasser le slogan et engager pleinement les
employeurs publics à tous les niveaux. La FSU demande au ministère qu’il réponde aux enjeux par
les moyens humains et financiers nécessaires à la réalisation de campagnes nationales
d’information.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, le SNESUP-FSU avec la FSU veillera à ce que le
« plan national de lutte contre les violences dans l’ESR » qui vient d’être publié ne reste pas lettre
morte. Par ailleurs, faire reculer les VSS dans l’ESR implique notamment de faire peser sur tous les
établissements une obligation de résultat tout en les dotant de moyens dédiés à la lutte contre les
VSS, de leur enjoindre de rendre compte à la communauté (notamment devant des conseils élus) de
leur (in)action, de faire évoluer les procédures disciplinaires, toutes mesures que le plan d’action
national n’envisage pas.

Le gouvernement doit mettre en œuvre sans plus attendre un grand plan de lutte contre les violences
sexistes et sexuelles.

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Une réforme du concours et de la formation initiale sur les rails, mais qui prend le mauvais chemin

mar, 23/11/2021 - 15:57

Le ministère de Jean-Michel Blanquer a été marqué par de très nombreuses réformes, fortement contestées par la profession et le SNES-FSU, qui ont aussi touché les concours et la formation initiale. Il est parfois difficile de s’y repérer et de faire la distinction entre les différents parcours, qui mènent désormais au CAPES, au CAPET ou au concours CPE à la fin de la deuxième année de master à partir de la session 2022. Une mise au point nous semblait donc nécessaire : c’est ce que propose cet article, qui évoque donc les concours de la session 2022 (mais pas l’agrégation, qui n’est pas concernée par la réforme, ni le concours Psy-EN qui ne l’est pas non plus pour le moment), les conditions d’étude des candidat-es dès cette année, et l’organisation de l’année de fonctionnaire-stagiaire à partir du 1er septembre 2022.

Les nouveaux statuts résultant de la réforme, et les conditions de stage après le concours

La première nouveauté est le report de l’année de fonctionnaire-stagiaire, préalable à la titularisation, après la seconde année de master. A part les lauréat-es du concours non inscrits en MEEF qui seront à mi-temps sur leur « berceau » de stagiaire, les lauréat-es titulaires d’un Master MEEF seront tou-tes à temps plein une fois stagiaires, quelles que soient la nature et la durée de leur expérience avant le stage (étudiants contractuels alternants (ECA), stagiaires en observation et pratique accompagnée (SOPA) et anciens AED prépro). Les syndicats de la FSU ont dénoncé avec force ce grave recul pour la formation des enseignants et des CPE !

ECA : Étudiants Contractuels Alternants

C’est la mesure phare de la réforme de Blanquer qui d’après les premiers chiffres, n’obtient pas les effets escomptés à cause d’un faible recrutement. Nous leur avons consacré une publication spécifique, qui pointe les difficultés que rencontrent les étudiant-es pour affronter tout à la fois la préparation du concours et les missions qui leur sont confiées dans les établissements.

Concrètement, il s’agit d’un contrat de droit public de douze mois consécutifs régi par le décret 86-83 du 17/01/1986. Ce contrat ne comporte pas de période d’essai. Le temps de service est de 6 heures hebdomadaire et ne peut excéder 216 heures annuelles pour les professeurs, excepté les professeurs documentalistes. Selon les académies, le contrat peut courir sur l’intégralité de l’année scolaire de M2 ou sur le second semestre du M1 et le premier semestre du M2 (entre 3 et 9 heures de cours hebdomadaires sauf les professeurs documentalistes qui ont un service de 12 heures par semaine et les CPE qui effectuent douze semaines réparties sur l’ensemble de l’année).

La rémunération mensuelle brute est de 865 euros (environ 695 euros net), à laquelle est ajoutée une fraction, déterminée au prorata du temps effectif de service, de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) ou de l’indemnité forfaitaire allouée aux CPE ou aux professeurs documentalistes.

Une fois stagiaires à temps plein, les ex-ECA bénéficieront d’un crédit de 10 à 20 jours de formation défini par une commission académique ; les syndicats de la FSU, qui dénoncent cette mise à temps plein, ont demandé une véritable décharge de service.

SOPA : Stagiaire en Observation et Pratique Accompagnée

Les étudiant-es de deuxième année de MEEF sont tenu-es de faire un stage de 12 semaines dans un établissement scolaire, avec l’accompagnement d’un tuteur. Si ce n’est comme alternant-e, c’est dans le cadre d’un stage d’observation et de pratique accompagnée (SOPA). Ces 12 semaines s’ajoutent aux 6 semaines d’observation et de pratique accompagnée en M1 et peuvent être effectuées sur différents semestres universitaires selon l’organisation locale des INSPE et rectorats.

Pour les SOPA, la gratification annuelle est de 1263,60€. Son versement est en principe mensuel. C’est bien peu, compte-tenu du temps que les stagiaires devront y consacrer et qui les empêche souvent d’exercer un autre emploi d’étudiant.

Comme les ECA, les SOPA seront affecté-es après le concours à temps plein en responsabilité, et leur formation est réduite à un crédit de jours de formation, défini par la commission académique.

Pour être au clair sur le tutorat des AED prépro, des SOPA et des ECA, consultez notre article dédié à cette question.

Les candidat-es au concours issus d’autres masters

Les décrets statutaires n’exigent pas que les lauréats soient titulaires d’un master MEEF pour entrer en stage. Après le concours et leur entrée en stage, ces lauréats seront placés à mi-temps en responsabilité et en formation sur le reste du mi-temps. Ils recevront en stage une rémunération complète (voir ci-dessous).

Les AED en préprofessionnalisation

Pour le moment, les AED prépro n’ont pas été intégré-es à la nouvelle organisation du concours puisque leurs contrats, signés pour trois ans en L2, sur le modèle défini en 2019, devaient déboucher sur le concours alors placé en M1, puis une année de fonctionnaire-stagiaire à mi-temps pendant l’année de M2 MEEF. Or avec la réforme du concours et le passage du concours à la fin de l’année de M2 et une année de stage post-master, les AED prépro se retrouvent dans une situation inconfortable. Le Ministère a présenté en juillet 2021 une révision des textes de 2019 qui doit permettre un renouvellement de contrat, pour un an, pour tou-tes celles et ceux qui s’inscriront en M2 MEEF. Ces textes ne sont pas encore publiés.

Le SNES-FSU avait alerté le Ministère de cette difficulté dès qu’il a été question de repousser le concours en fin de M2. On ne peut que regretter ce manque d’anticipation, qui ne peut qu’inquiéter les AED prépro en M1 cette année.

Les AED prépro devraient pouvoir prétendre à passer les concours internes, car un an d’AED prépro équivaut à un an de service équivalent temps plein. Ainsi, si pour la session 2022, l’AED prépro est en M1 et que les résultats d’admissibilité sont publiés après le 1er mars 2022, il ou elle remplit les conditions de service (3 ans pour passer l’interne). Là encore, le SNES-FSU a interrogé depuis plusieurs mois le Ministère… et attend une réponse officielle sur le calcul des services pour les concours internes.

Les AED en préprofessionnalisation pourront retrouver tout ce qu’il faut savoir sur le recrutement, le contrat, les missions, la rémunération ici.

Le cas particulier des lauréats d’une session antérieure, et en report

Les représentant-es de la FSU ont interrogé le Ministère à ce propos, lorsque ce dernier a présenté en Comité technique ministériel le 13 octobre 2021 le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 18 juin 2014 fixant les modalités de formation initiale de certains personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement public stagiaires. Le Ministère a confirmé que les nouvelles dispositions ne s’appliquent pas aux lauréats d’une session antérieure. Même titulaires d’un M2 MEEF, ces lauréat-es d’une session antérieure à 2022, en report, doivent être affecté-es à mi-temps en responsabilité et en formation le reste du temps.

Le contenu des concours

Le SNES-FSU a longuement analysé ici les nouvelles épreuves des concours. Des changements importants concernent les épreuves écrites mais également les épreuves orales. La place des disciplines est globalement réduite, et le nombre d’épreuves qui permettent de vérifier la qualification disciplinaire diminue, au profit d’une nouvelle épreuve orale d’admission, intitulée « épreuve d’entretien », commune à tous les concours (CAPES, CAPET, CPE, CAPEPS, CRPE…).

Cette épreuve d’admission suscite une large opposition. Pour le SNES-FSU, elle fait basculer le concours dans une autre dimension : celle d’un possible contrôle de conformité des futurs collègues à la doxa pédagogique du moment, et d’une vision ouvertement managériale des recrutements. L’épreuve « porte sur la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier de professeur  » et elle laisse une plus grande place à l’évaluation de la capacité des candidat-es à « s’approprier les valeurs de la République » et à « faire connaître et faire partager ces valeurs et exigences« . Or, l’engagement dans la préparation et dans le passage les épreuves des concours, n’est-ce pas déjà la preuve de la motivation et de l’engagement des candidat-es ? N’est-ce pas plus pertinent d’évaluer plus avant leurs connaissances didactiques et disciplinaires, en particulier dans les disciplines doubles (comme la physique-chimie, par exemple, où l’épreuve de présentation d’une « séance pédagogique à caractère expérimental » ne porte que sur une seule discipline, l’autre discipline n’étant l’objet que d’une « une courte question à enjeux didactiques ou pédagogiques » sans préparation) ? Quel-les candidat-es prendraient par exemple le risque de tenter une approche critique de l’interprétation ministérielle de la notion de laïcité ou de neutralité ?

L’enjeu de la rémunération pour les stagiaires

La réforme n’a abordé cette question que de manière très marginale. Pour un temps de service complet, un-e stagiaire commencera toujours à l’échelon 1, avec environ 1450€ net par mois, à moins de bénéficier d’une prise en compte de ses services antérieurs. Les stagiaires seront en revanche concerné-es par la prime d’attractivité d’une valeur de 1200€ par an pour les stagiaires en responsabilité à temps plein. Mais celles et ceux, titulaires d’un autre master que le master MEEF, et donc affecté-es à mi-temps en responsabilité, ne devraient toucher que la moitié de cette prime.

Affectation pour l’année de stage : toujours dans le flou

Le ministère ne s’est pas encore prononcé sur les affectations des stagiaires lauréat-es des concours, et sur une éventuelle refonte des modalités d’affectation. De nombreuses questions restent en suspens et doivent obtenir une réponse lors d’un prochain groupe de travail promis par le Ministère : qu’en est-il du maintien en académie ? Quels sont les éléments retenus au barème ? Les statuts de SOPA et ECA seront-ils liés à des bonifications ?

Les règles d’affectation des stagiaires sont en général fixées par une note de service publiée au Bulletin officiel en avril de l’année du concours. Le SNES-FSU défendra le principe d’un barème, appliqué au plus grand nombre de stagiaires, qui permette de prendre en compte de manière équitable l’ensemble des situations personnelles.

Le point de vue du SNES-FSU

Le SNES et les syndicats de la FSU ont dénoncé, dès les premiers éléments de la réforme connus, ses orientations. On retrouvera ces analyses dans le dossier mis en ligne sur le site du SNES ou parmi les articles publiés dans la rubrique « Concours / Entrée dans le métier ».

En bref, la réforme exige un-e enseignant-e ou un-e CPE immédiatement opérationnel-le après son recrutement, alors que ces métiers s’apprennent et se maîtrisent sur un temps long. Paradoxalement, cette réforme qui élève le niveau du recrutement du M1 au M2, réduit en réalité la formation dans son ensemble.

Avant le concours, la pratique sur le terrain est vue comme l’alpha et l’oméga de l’acquisition des compétences professionnelles. Les stages (et la mise en responsabilité) en M1 et M2 empiètent lourdement sur le temps de la formation disciplinaire et didactique en université, sans que tout ce qui permettrait que ces stages soient des temps de formation ne soit renforcé. La formation des tuteurs et tutrices, par exemple, reste un impensé de la réforme. La mise en responsabilité avant le concours est ensuite le prétexte à la mise en responsabilité à temps plein pendant l’année de stage : le Ministère ne tire-t-il aucune leçon de la réforme de 2010 ?

Réduisant la formation initiale des enseignant-es et des CPE, alors que l’inverse devrait être le premier objectif de toute réforme en ce domaine, la réforme Blanquer rate aussi ce qui devrait être le deuxième objectif : l’accroissement de l’attractivité des concours. En ne proposant aux étudiants qui se destinent à nos métiers que des statuts dégradés et peu rémunérés (AED prépro, ECA, SOPA), Jean-Michel Blanquer décourage celles et ceux qui doivent subvenir seuls à leur existence pendant leurs études, et hypothèque les chances de réussite des plus tenaces. A ce train-là, on n’est pas près de régler la crise de recrutement !

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