Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 46 min 21 sec

sam, 30/11/2019 - 21:18

Généralement, la lettre de mission n'a pas de valeur juridique, à la différence de l'ordre de mission qui doit être exécuté, sauf recours à la grève. Mais elle y être assimilée si elle comporte un ordre. Un ordre de mission est borné dans le temps et pour une mission précise. Il peut néanmoins porter sur une année scolaire ou plus.

ATTENTION :
Que ce soit une lettre ou un ordre de mission, même illégal, on peut ensuite le contester selon une procédure précise
> Contacter le SNES-FSU.

Le rectorat ne peut obliger un personnel à être mis à disposition d'une région. Il faut que la personne formule son accord explicite. En cas d'accord explicite de l'agent, un arrêté sera adressé à la personne concernée pour lui signifier sa mise à disposition à temps complet ou pour une quotité de temps.

Mutations des PsyEN et des DCIO

sam, 30/11/2019 - 11:36

La loi Fonction publique votée le 6 août dernier dessaisit les commissions paritaires (nationales et académiques) de leurs compétences en matière de mutation.
Le paritarisme garantissait la transparence et l'équité dans le traitement des dossiers. Avec ce nouveau cadre réglementaire, c'est un retour en arrière de plus de 70 ans.

Les élus du SNES/FSU ont acquis une expertise et continuerons à apporter aide et conseils aux collègues. Il ne faut pas rester seul face à l'administration !

Pour nous solliciter, le SNES met à votre disposition une fiche de suivi en ligne pour le mouvement inter-académique, comme pour le mouvement des DCIO devenu mouvement spécifique national (mutation des DCIO déjà en poste ou première candidature à un poste de DCIO dans le cadre du mouvement spécifique national sur poste de DCIO).

Consultez le portail des mutations !

Pour le mouvement spécifique des DCIO, la fiche papier est disponible dans « l'US Mutation » ou téléchargeable sur le site du SNES ici.

Pour se renseigner sur la procédure téléchargez la fiche explicative :

Fiche explicative mouvement SPEN DCIO 2020

Mutations des PsyEN et des DCIO

sam, 30/11/2019 - 11:36

La loi Fonction publique votée le 6 août dernier dessaisit les commissions paritaires (nationales et académiques) de leurs compétences en matière de mutation.
Le paritarisme garantissait la transparence et l'équité dans le traitement des dossiers. Avec ce nouveau cadre réglementaire, c'est un retour en arrière de plus de 70 ans.

Les élus du SNES/FSU ont acquis une expertise et continuerons à apporter aide et conseils aux collègues. Il ne faut pas rester seul face à l'administration !

Pour nous solliciter, le SNES met à votre disposition une fiche de suivi en ligne pour le mouvement inter-académique, comme pour le mouvement des DCIO devenu mouvement spécifique national (mutation des DCIO déjà en poste ou première candidature à un poste de DCIO dans le cadre du mouvement spécifique national sur poste de DCIO).

Consultez le portail des mutations !

Pour le mouvement spécifique des DCIO, la fiche papier est disponible dans « l'US Mutation » ou téléchargeable sur le site du SNES ici.

Bac : rien n'est prêt

ven, 29/11/2019 - 11:29

Le Ministère vient d'annoncer le report de l'ouverture de la Banque Nationale de sujets des premières épreuves du nouveau bac (les E3C) du 2 au 9 décembre.
Pourtant, le 15 novembre, interrogé sur l'état de préparation des épreuves du nouveau bac qui vont commencer en janvier 2020, le Ministère affirmait sans détour « nous sommes prêts. Dès le 1er décembre, la Banque de sujets de ce contrôle continu, comme promis, existera (…) tout un chacun pourra consulter la liste des sujets possibles ».

Aujourd'hui, tout un chacun peut surtout constater l'incapacité du Ministère à tenir ses promesses, ce qui n'a rien d'une nouveauté, mais aussi son incapacité à assurer une organisation fiable du baccalauréat. Dans un mois et demi, le baccalauréat commence et rien n'est prêt !

L'annonce d'une ouverture différée de la Banque Nationale de sujets est une preuve supplémentaire de l'état d'impréparation de ces épreuves du nouveau bac, dénoncé dès le 9 octobre par le SNES-FSU. Aujourd'hui, tous les témoignages des collègues montrent que l'impréparation et le renvoi au local de l'organisation génèrent du stress et une surcharge de travail conséquente pour des personnels déjà épuisés par la mise en place à marche forcée de la réforme du lycée.

Alors que tous les faits montrent que rien n'est prêt, le Ministre s'enferme dans un déni de réalité. Son entêtement ressemble à l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de cinquante étages. Au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien. Mais l'important n'est pas la chute, c'est l'atterrissage. Il est encore possible d'éviter le crash :
Dans l'immédiat, le SNES-FSU réaffirme sa revendication d'une suppression de la première session des E3C. Cette solution est celle de la sagesse, elle permettra notamment d'alléger la pression qui pèse aujourd'hui sur les professeurs et les élèves et de ramener un peu de sérénité dans des lycées sous tension. Le Ministre y est-il prêt ?

Bac : rien n'est prêt

CERTIFICATIONS, C'EST REPARTI !

jeu, 28/11/2019 - 17:41

Voici revenir la période des inscriptions au Cambridge English Certificate que le SNES-FSU a toujours dénoncé. Cette année, l'inscription, jusqu'à présent réservée au élèves de terminales de sections européennes et internationales et quelques BTS, est ouverte aux élèves de terminales L.
Cette nouveauté suscite quelques questions. Tout d'abord pourquoi uniquement les TL ? Les élèves des autres sections ne sont-ils pas dignes de se présenter à un tel examen ? N'ont-ils pas aussi besoin d'un niveau B2 pour leurs études supérieures ?
L'ouverture aux TL va, bien évidemment, nécessiter des surveillants, des correcteurs et des examinateurs supplémentaires. Cela signifie que l'on va tenter de forcer de nombreux collègues non volontaires à accomplir des tâches qui ne font pas partie de leur travail déjà bien chargé avec les ECA et les E3C et autres activités annexes.
Il est également important de rappeler que la reconnaissance du CEC n'est pas la même que pour son « équivalent officiel » estampillé Cambridge, le First Certificate. Pour en avoir la confirmation et se rendre compte de l'arnaque, il suffit de consulter le tableau comparatif sur le site de Cambridge.
https://www.cambridgeenglish.org/fr/exams-and-tests/cambridge-english-certificate-cec/differences-first/
D'autre part, les dates auxquelles doivent avoir lieu les épreuves et la date de remise des résultats ne sont guère judicieuses. Alors que nos élèves doivent constituer leur dossier pour Parcoursup, ils n'auront pas la possibilité d'y mentionner le résultat de cette certification. En effet ces résultats ne leur sont communiqués qu'en septembre. De nombreux élèves s'inscrivent à leurs frais, à des certifications différentes pour pouvoir fournir un document dans les temps.
Nous ne pouvons que nous questionner sur l'utilité d'une telle opération dont la gratuité n'est d'ailleurs pas réelle, puisqu'elle fait l'objet d'un contrat avec un organisme privé.
Le SNES-FSU exprime à nouveau son opposition à la mise en place d'une telle certification au sein de l'Education Nationale. Il est inacceptable d'utiliser les services du personnel enseignant pour faire le travail d'un organisme qui ne se prive pas de mettre en avant son expertise et son efficacité.

calendrier du DNB 2020

jeu, 28/11/2019 - 12:06

Calendrier 2020 du diplôme national du brevet
NOR : MENE1932421N
note de service n° 2019-166 du 20-11-2019
MENJ - DGESCO A-MPE

Les recteurs d'académie et, sur délégation de ces derniers, les inspecteurs d'académie-directeurs académiques des services de l'éducation nationale, sont responsables de l'organisation matérielle des examens cités en objet. Les chefs d'établissement veilleront à ce que les cours et activités pédagogiques puissent se poursuivre dans de bonnes conditions matérielles le plus tard possible, grâce à un aménagement de l'emploi du temps des classes qui tienne compte de la disponibilité effective des enseignants.

I - Diplôme national du brevet

A - Métropole, départements et régions d'outre-mer, Maroc

1 - Épreuves écrites communes

Les épreuves écrites du diplôme national du brevet communes à tous les candidats auront lieu les lundi 29 et mardi 30 juin 2020 pour la session normale et les lundi 14 et mardi 15 septembre 2020 pour la session de remplacement, selon les modalités définies respectivement en annexes I et II (heure de Paris).

2 - Épreuve écrite spécifique

L'épreuve de langue vivante étrangère spécifique aux candidats à titre individuel se tiendra le mardi 30 juin 2020 (après-midi) pour la session normale et le mardi 15 septembre 2020 (après-midi) pour la session de remplacement, selon les modalités définies respectivement en annexes I et II.

3 - Épreuves orales spécifiques destinées aux candidats des sections internationales de collège et des établissements franco-allemands

En application de la note de service n° 2012-105 du 5 juillet 2012 relative à la définition des épreuves conduisant à l'obtention de la mention « internationale » ou « franco-allemande » au diplôme national du brevet, chaque chef d'établissement concerné déterminera, sous l'autorité du recteur d'académie, le calendrier de passation de ces épreuves en s'efforçant de retenir la période faisant suite au conseil de classe du troisième trimestre.

B - Les collectivités d'outre-mer

Les vice-recteurs arrêteront les dates et horaires des épreuves.

Ils communiqueront impérativement, pour information, les calendriers correspondants à la direction générale de l'enseignement scolaire - mission du pilotage des examens.

E3C, choix des langues et grilles d'évaluation : panique à bord !

mer, 27/11/2019 - 15:47

Les inscriptions au bac de nos élèves de première commencent bientôt et un flou bien ennuyeux subsiste encore à propose du choix des LVA et LVB pour les futures E3C.

Jusqu'à nouvel ordre, le choix effectué lors de l'inscription devrait être définitif et une permutation ne semble pas envisageable. Or, dans la pratique, cela ne semble pas impossible, grâce aux grilles d'évaluation dont les professeurs de langues ont été les destinataires ces dernières semaines.
La question de la transformation d'une LVC en LVB ou LVA se pose également. Le texte dit que les épreuves portent sur un enseignement dispensé dans l'établissement, ce qui exclue forcément les langues maternelles que certains candidats choisissaient de passer dans l'ancien baccalauréat.
Les séries technologiques sont confrontées à un problème d'un autre ordre. L'ETLV qui n'est proposé qu'en anglais impose donc cette langue comme LVA.
Nous déplorons le manque flagrant de cadrage. Il est évident que les "décideurs" n'avaient absolument pas réfléchi à toutes les possibilités ou difficultés que nos élèves allaient rencontrer. Comment, dans ces conditions, pouvons-nous les préparer correctement et les rassurer, comme nous le recommandent avec insistance nos chefs d'établissements ?

Cette incompréhension et ce désarroi ont été renforcés par la communication par nos inspections de grilles d'évaluation qui ont suscité de très nombreuses réactions de collègues de toutes les académies. Ces grilles sont censées servir à l'évaluation de tous les E3C et les exigences sont progressives pour aboutir à une niveau B2 en LVA et B1 en LVB. Les points scores correspondent aux paliers du CECRL. Ce total de points scores doit encore être converti en notes sur 20. Cette conversion sera-t-elle automatique du fait de la correction en ligne ou les enseignants devront-ils la faire manuellement ?
Nous allons, une nouvelle fois, chercher à rendre compatibles deux types d'évaluation très différents. Le changement par rapport aux précédentes grilles (de compréhension orale par exemple) se trouve dans l'utilisation de la palette complète des notes de 0 à 20.
La grande nouveauté réside dans le fait que les enseignants auraient peut-être la responsabilité d'attester d'un niveau atteint par l'élève à chaque étape et en fin d'études. Cela permettra-t-il enfin de mettre un terme aux certifications contre lesquelles le SNES-FSU s'est élevé dès leur introduction ? L'intention semble louable car tous les élèves de lycée pourraient avoir une attestation (certification ?) délivrée par l'Education Nationale. Mais la manière d'y aboutir est-elle satisfaisante et surtout fiable ?

Tous les changements évoqués plus haut ne peuvent que confirmer et renforcer les constatations faites lors de notre enquête métier. La nature même du travail est remise en question et les enseignants peinent à retrouver le sens de leur métier.

Tout change pour que rien ne change ?

mer, 27/11/2019 - 12:40

Les statistiques du Ministère viennent très clairement confirmer les analyses du SNES-FSU sur la réforme du lycée. La réforme Blanquer ne remet pas en cause les inégalités qui marquaient le lycée général depuis de nombreuses années. Au mieux, elle les masque. Ce faisant, elle les renforce par le biais d'un « libre choix » conçu pour favoriser ceux qui ont le plus de ressources pour se repérer dans un nouveau système flou et complexe.En réduisant encore les possibilités de formations, l'abandon d'une spécialité en Terminale accentuerait ce processus de tri social et scolaire.
Au vu de la situation, il est donc essentiel d'imposer une organisation transitoire des enseignements en Terminale qui limite la polarisation sur un nombre réduit de matières et préserve les possibilités de poursuite d'études pour les futurs bacheliers. Cela passerait notamment par la conservation des enseignements des trois spécialités en Terminale. Garantir l'accès à une offre de formation diversifiée relève de l'urgence absolue.

Le SNES-FSU avait publié des analyses au printemps dernier sur les choix de spécialités par les élèves de Seconde, sur la base d'une enquête auprès d'un nombre important de lycées. On peut retrouver le détail de cette enquête aujourd'hui confirmée par les faits ICI. Le service statistique du ministère de l'Education nationale (DEPP) a publié une note d'information qui fournit un certain nombre de données sur les choix de spécialités, et les combinaisons de spécialités, dites « triplettes », effectuées par les élèves de première en cette rentrée 2019, dans le cadre de la réforme du lycée. Le ministère confirme donc au passage toutes les analyses du SNES-FSU qui annonçaient :
-le maintien d'un fort déterminisme social et « académique » des choix de parcours des élèves ;
-le maintien d'une forte influence du genre sur les choix de parcours des élèves
-la fausse disparition des séries générales, amenées à se recomposer de manière plus implicite sous la forme de triplettes – implicite mécaniquement favorable aux « initiés » du système scolaire.

►Une forte concentration des choix de triplettes… autour des anciennes séries !
Le MEN pourrait se satisfaire de constater la très grande « liberté » que les élèves ont prise dans leurs choix de combinaisons : on dénombre pas moins de 426 triplettes mises en œuvre à la rentrée. Mais l'immense majorité de ces triplettes est choisie par un très petit nombre d'élèves. En réalité, 15 triplettes sur les 426 attirent à elles seules 80 % des élèves de 1ère. Autrement dit, 80 % des élèves se concentrent sur 3,5 % des triplettes. Se gargariser sur la liberté de choix dans ce contexte serait intellectuellement malhonnête car l'immense majorité des élèves a concentré ses choix sur un tout petit nombre de parcours parmi les possibilités formellement offertes.

La concentration des choix de triplettes

Lorsqu'on regarde en détail les 15 triplettes en question, outre que l'on retrouve celles qui avaient été repérées par le SNES-FSU en avril dernier, on remarque que :
-6 triplettes correspondant à plusieurs variantes des anciennes séries S (y compris S-SI et S-ISN), ES et L regroupent à elles seules 52,6% de l'ensemble des élèves, et 66,2% des élèves concernés par ces 15 triplettes.
-8 triplettes « nouvelles », ne correspondant pas formellement aux anciennes séries, sont en réalité des variations autour des trois séries ES, L et S : 5 apparaissent comme des variantes de la série S ou des combinaisons S/ES, 3 comme des combinaisons de type « ES/L ». Ces triplettes ne remettent donc pas fondamentalement en cause les séries qui existaient jusqu'à cette rentrée mais elles montrent juste qu'une réforme de ces séries aurait été pertinente, sans qu'il soit besoin de faire exploser le cadre qu'elles représentent. Ces 8 triplettes regroupent 20 % des élèves de 1ère, et 25,1 % des élèves des 15 triplettes les plus fréquentes.
-seule 1 triplette apparaît comme véritablement originale (HGGSP, SVT, SES). Elle n'accueille que 2,1 % des élèves, et 2,7 % des élèves concernés par les 15 triplettes dominantes.

Les 15 triplettes les plus fréquentes

►Les choix de spécialités marqués par l'origine sociale des élèves.
Le SNES n'avait pas pu analyser ce point, ne disposant pas des données nécessaires. L'angle choisi était celui du niveau scolaire des élèves. La DEPP fournit les données concernant le choix des spécialités selon l'origine sociale des élèves. Les résultats sont sans surprise : certaines spécialités sont plus souvent choisies par les élèves d'origine très favorisée que par ceux d'origine sociale défavorisée (mathématiques, physique-chimie, en particulier). Dans d'autres cas, c'est clairement le contraire (LLCE ou HLP, par exemple). Autrement dit, et sans surprise, le ministère confirme par ses chiffres que la réforme en cours a très peu de chances de remettre en cause les inégalités sociales qui traversent le lycée.

Choix de spécialité et origine sociale, l'exemple des mathématiques et de la Physique-chimie
Choix de spécialité et origine sociale : l'exemple des LLCE et de HLP

► Le genre différencie toujours les parcours et les choix.
Les données de la DEPP montrent clairement que les choix des filles et des garçons ne sont pas les mêmes. Si 61,4 % des filles ont choisi la spécialité mathématiques, c'est le cas de 77,8 % des garçons. L'écart est aussi fort, au détriment des filles, pour la physique-chimie. Il est particulièrement net en NSI, discipline très clairement marquée « masculine ». A l'inverse – et sans surprise – seuls 9 % des garçons ont choisi HLP, contre 25,3 % des filles, et l'écart est également très fort en LLCE. Comme le SNES le faisait remarquer en avril, le « libre choix », c'est d'abord le jeu libre des déterminismes sociaux les plus forts…
Sans surprise également, les triplettes elles-mêmes sont marquées par l'influence du genre (document 5). Lorsqu'on repère les 5 triplettes où les garçons sont le plus sur-représentés par rapport à leur poids dans l'ensemble des élèves de 1ère, on trouve systématiquement des combinaisons associant mathématiques, physique-chimie, et une troisième spécialité variable (HGGSP, SES, NSI, SI, LLCE). Lorsqu'on fait le même exercice pour les filles, on ne trouve aucune triplette associant les mathématiques et la physique-chimie ; en revanche, les 5 triplettes comportent au moins une discipline « littéraire » (LLCE ou HLP), et 3 de ces triplettes sur les 5 ne comportent que des spécialités littéraires ou de sciences humaines. Par conséquent, derrière la diversité des choix et des combinaisons, la réforme ne remet pas radicalement en cause les inégalités de genre dans les parcours.

Choix de spécialité et genre

On notera simplement que la triplette « mathématiques-physique/chimie-SVT » (la plus fréquente, et correspondant à l'ancienne série S) a une composition genrée très neutre : si les filles représentent 55,9 % des élèves de 1ère, elles représentent 56,9 % des élèves qui ont pris cette triplette. Et il semble que cela soit un changement par rapport à la série S, où les filles étaient (légèrement) sous-représentées : elles constituent 47,6 % des élèves de 1ère S, alors qu'elles représentent 54,2 % des élèves de première toutes séries confondues. Mais il faut nuancer cette « bonne nouvelle » : lorsqu'on regarde la série S en laissant de côté les spécialités « informatique » et « sciences de l'ingénieur », et donc en se concentrant sur les spécialités « maths », « physique-chimie » et « svt », la part des filles dans la série S monte à 51,4 %. Si elles restent légèrement sous-représentées par rapport à leur poids dans l'ensemble des élèves, elles sont néanmoins déjà majoritaires dans l'équivalent « série » de la triplette « maths-PC-SVT ». La « bonne nouvelle » n'est donc pas si « nouvelle » qu'il y paraît.

source : DEPP, note d'information 19-48, novembre 2018

COR ANALYSES

mar, 26/11/2019 - 20:16

veuillez trouver ci joints, 2 analyses du rapport du COR

— du réseau retraités : 8 organisations dont la FSU

— analyse commune CGT FSU

MANIFESTE DES 9

mar, 26/11/2019 - 20:05

MANIFESTE DES RETRAITÉ.ES RÉUNIS À PARIS LE 21 NOVEMBRE

Les délégué.es des collectifs de retraité.es départementaux de nos neuf organisations, réunis à la Bourse du travail de Paris le 21 novembre, adressent un appel solennel au gouvernement et aux élus de la nation.

Le président de la République, Emmanuel Macron, affirmait lors de son débat à Rodez concernant les retraité.es que « le niveau de vie ne doit pas être dégradé, il doit être le même et continuer à progresser ». C'était la reprise d'une de ses promesses électorales dans sa lettre aux retraité.es.

Les délégué.es réunis ce jour à Paris, constatent que non seulement cette promesse n'a pas été tenue mais que leur niveau de vie s'est fortement dégradé ces dernières années : gel des pensions puis sous indexation, hausse de la CSG qui a diminué la pension, maintien du 1 % maladie sur les complémentaires, diminution des APL et ce, alors que les dépenses contraintes augmentent.

Malgré quelques reculs imposés par les mobilisations sociales et syndicales, notamment celles des Gilets jaunes et des retraité.es à de nombreuses reprises ces dernières années, le PLFSS pour 2020 maintient la sous-indexation des pensions avec une hausse limitée à 0,3 % au-delà de 2 014 € par mois, le refus de compenser les pertes subies ces dernières années. Les pertes de pouvoir d'achat et le décrochage persistant du niveau de vie des retraité.es par rapport aux actifs sont reconnus par tous les organismes officiels (COR, INSEE…) et la « réforme » des retraites veut soumettre les dépenses de retraites aux équilibres budgétaires via une enveloppe fermée de 13,8% du PIB.

Prétendre que les retraité.es seraient « nantis » avec 2 000 € de pension est intolérable alors que les profits des actionnaires sont indécents, que les inégalités s'accroissent en faveur des plus riches avec les mesures prises en début de quinquennat. La paupérisation de l'ensemble des retraité.es se poursuit. Des millions de retraité.es ont de plus en plus de difficultés à « boucler » leur fin de mois, à se soigner, à se loger et à accéder à quelques loisirs. La fermeture de nombreux hôpitaux de proximité accentue les inégalités territoriales. Et la pauvreté ne les épargne pas : ils sont plus d'un million et particulièrement des femmes, selon les statistiques officielles.

Pour ceux qui subissent une perte d'autonomie ou un handicap, les restes à charge sont insupportables, les conditions d'accueil et de soins dans les établissements indignes de notre pays, du fait notamment du manque criant de personnels.

Les délégué.es des départements s'adressent au gouvernement, aux élus qu'ils s'engagent à aller solliciter. Le PLFSS est examiné à l'Assemblée nationale ; il le sera au Sénat dans quelques jours. Vous avez la possibilité de revenir sur les choix retenus dans ce projet et de voter des mesures sauvegardant la dignité des personnes âgées.

La retraite n'est pas un privilège. Elle est le salaire continué d'années de travail et de cotisations, nous demandons :

L'indexation des pensions sur l'évolution des salaires, le maintien des pensions de réversion ;

Le rattrapage des années de gel et de sous indexation ;

Un plan pour la perte d'autonomie à la hauteur des enjeux en termes de créations d'emploi et qui permette une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale ;

Des services publics de proximité en nombre suffisant et la réduction de la fracture numérique ;

Des soins de qualités accessibles à tous, sans dépassement d'honoraire et le maintien et le développement de structures de proximité (hôpitaux, maisons médicales, centres de soins…).

Violences faites aux femmes

mar, 26/11/2019 - 12:42

L'implication sans relâche des organisations féministes et de NousToutes, comme l'engagement des organisations syndicales, ont permis une mobilisation historique ce samedi 23 novembre contre les féminicides et les violences faites aux femmes. La FSU salue la détermination des organisations et la réussite de cette manifestation,où150 000 femmes et hommes sur l'ensemble du territoire ont dénoncé ce fléau et exigé du gouvernement des mesures fortes et immédiates.

L'observatoire national des violences faites aux femmes révèle que chaque année, 220 000 femmes majeures sont victimes de violences conjugales. À cette date emblématique du 25 novembre 2019,ce sont 138 féminicides qui ont été commis depuis le début de l'année.Si les mobilisations ont obligé le gouvernement à s'exprimer et à mettre en place un Grenelle, force est de constater que ce dernier ne prend toujours pas la mesure de l'urgence et de la gravité de la situation.

Pour la FSU, les propositions de clôture du Grenelle annoncées par le premier Ministre sont très insuffisantes. Certaines d'entre elles sont présentées comme nouvelles alors qu'elles relèvent d'obligations législatives déjà existantes,mais ne sont pas appliquées faute de moyens et de volonté politique-comme celle, par exemple, concernant la formation des enseignant·es aux violences sexistes prévues depuis 2010. D'autres sont présentées comme ambitieuses,comme la création de 1000 places d'hébergements pour les femmes victimes de violences ou celle concernant la création de 80 postes d'assistant·es sociaux dans les commissariats,mais rien n'est envisagé pour les financer.

Pour la FSU, les violences doivent être regardées et évaluées dans leur continuum et leur globalité. En ce sens, la Fonction publique doit être un acteur incontournable des actions de prévention et d'accompagnement des victimes. Le gouvernement doit débloquer des moyens et développer des politiques publiques ambitieuses pour véritablement éradiquer les violences dans toutes les sphères de la société, à l'école, au travail, dans l'espace public.... La FSU exige de véritables plans d'action dans la Fonction publique où le principe de tolérance zéro doit s'appliquer sur le sujet des violences sexistes et sexuelles. L'État et l'ensemble des employeurs publics ont un devoir d'exemplarité en la matière et doivent se doter de moyens ambitieux pour y parvenir.

Communiqué FSU
Les Lilas, 26 novembre 2019

Lycée à la carte, une bombe à fragmentation

mar, 26/11/2019 - 11:40

Qu'est-ce qu'une classe lorsqu'au moins deux tiers des heures élève s'effectuent dans des enseignements non nécessairement communs ? Comment envisager les conseils de classe quand cette dernière n'existe plus ? Que deviennent les missions du professeur principal et des délégués de classe ?

Pour le ministère et son comité de suivi, le conseil de classe est devenu obsolète et ce serait donc l'occasion de repenser les missions de tous dans la perspective d'un lycée organisé en « parcours » individuels. S'il existe une classe de référence sur le papier, cela ne correspond désormais ni à une équipe pédagogique, ni à la réalité d'une classe constituée.

« Tout oser » ?

Les établissements sont donc invités à « tout oser ». Ici, on aurait un conseil de classe de tronc commun et un autre pour les enseignements de spécialité. Ailleurs, le conseil de tronc commun comprendrait un ou plusieurs coordinateurs des enseignements de spécialité.

Il est aussi envisagé un conseil de classe semestriel qui prendrait appui sur des avis écrits issus d'entretiens individuels menés par les enseignants de spécialité. Au bout de cette logique d'individualisation apparaît même l'idée d'un « conseil d'accompagnement » dont le périmètre serait fonction de la typologie d'un parcours identifié par les spécialités choisies.

Big bang pédagogique

Les professeurs principaux pourraient à terme se transformer en référents dont l'une des missions consisterait à « coacher » de petits groupes d'élèves tout au long du cycle terminal. Jamais les effets de l'atomisation du groupe-classe ne sont examinés sous un angle pédagogique.

Le travail interdisciplinaire est désormais impossible, le suivi des élèves aussi ! Qu'à cela ne tienne, l'institution fait le choix d'inscrire ses propositions dans le registre très managérial de l'injonction à l'adaptation.

Claire Guéville

E3C : non au bac à la découpe

mar, 26/11/2019 - 11:37

Coûte que coûte, le ministère veut imposer les épreuves communes de contrôle continu (E3C) dès cette année de Première alors que les élèves et les enseignants sont maintenus dans le flou total.

Malgré la communication officielle qui ressasse les mêmes infographies, rien n'est anticipé pour la mise en œuvre des épreuves locales du bac, en témoignent encore le renvoi au local des décisions d'aménagement des épreuves pour les élèves en situation de handicap (voir ici).

Une situation inacceptable

Le SNES-FSU continue de demander l'annulation urgente de la première session de ces E3C, et la transformation de la seconde en épreuves nationales en juin. Si le ministère persiste à imposer ces nouvelles épreuves, il exige qu'un cadrage strict soit mis en place, afin de garantir au maximum l'égalité de traitement entre les candidats. Le passage des E3C doit être fait dans les conditions de l'examen (deux surveillants par salle, salle dédiée...), sur un temps banalisé et clairement identifié comme étant celui d'une épreuve de bac. L'ensemble des épreuves doit être organisé sur une période courte et définie nationalement.

La convocation des correcteurs et la répartition des copies doivent être gérées par les services rectoraux des examens. Les inspections doivent organiser en amont des réunions d'entente afin de préserver des critères homogènes d'évaluation. Tous les correcteurs doivent bénéficier d'une décharge de cours et de la rémunération prévue par les textes pour cette charge supplémentaire de travail.

N'hésitons pas à interpeller collectivement l'inspection ­pédagogique par courrier, à alerter les parents d'élèves et à se réunir pour faire valoir ces revendications ! Toutes les informations sont disponibles au lien suivant : https://www.snes.edu/Le-ministere-fait-exploser-le-bac.html.

Claire Guéville

Programmes : les aménagements, c'est urgent !

mar, 26/11/2019 - 11:35

La réforme du lycée continue de susciter de fortes critiques de fond, sur la structure adoptée, les modes d'évaluation et de certification, et sur les contenus de certains programmes.

De nombreux collègues nous alertent sur l'impossibilité de mettre en œuvre des programmes pléthoriques ou élitistes, qui ne s'adressent pas à la diversité des élèves du lycée. C'est la démocratisation de l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur qui est en jeu.

Inadaptés

Des modifications sont indispensables dès maintenant : diminuer le nombre de textes à étudier en français en Première, renouveler le programme par quart et non par moitié tous les ans, réduire le nombre d'œuvres complètes à lire en lecture cursive en Première et en Seconde, alléger le programme de la spécialité Mathématiques et celui de la spécialité Histoire-géographie-géopolitique et sciences politiques. La suppression du caractère obligatoire des points de passage et d'ouverture en histoire, moins de formalisation mathématique dans le programme de spécialité SES de Première, l'adaptation des disciplines de tronc commun dans les séries technologiques et la clarification du rôle des disciplines technologiques transversales sont également nécessaires.

Le SNES-FSU a adressé un courrier au ministre de l'Éducation nationale pour lui demander des aménagements en urgence conçus à partir de l'expertise des enseignants en lycée.

Sandrine Charrier

Les lettres en trompe-l'oeil

mar, 26/11/2019 - 11:33

Les programmes du lycée sont trop lourds et occasionnent un survol réducteur. Des allégements sont urgents.

Personne ne pouvait vraiment se satisfaire des anciens programmes du lycée, trop lourds au regard des horaires alloués. Les nouveaux sont encore plus chargés : le nombre d'œuvres à lire en Seconde et en Première est irréaliste (huit livres par an) et le nombre d'exercices différents au baccalauréat a encore augmenté.

Bachotage insensé

Les élèves des séries technologiques ont un horaire inférieur de 25 % à celui de leurs camarades de voie générale, mais le programme n'en tient quasiment pas compte. Fatalement, le contenu proprement littéraire et linguistique des apprentissages ne peut que pâtir de cette réforme : l'analyse des textes est si limitée qu'elle conduit à un survol superficiel et réducteur. La réflexion ainsi que la possibilité de progresser et d'approfondir sont sacrifiées au profit d'un bachotage insensé.

Les enseignants de lettres en lycée sont aujourd'hui au bord du découragement face à la charge de travail, à l'accroissement du nombre d'élèves en situation d'échec et à la quasi-absence de formation sur les nouveaux exercices. La préparation à l'épreuve anticipée en Première s'avère mission impossible ! La mise à mal de la liberté pédagogique, notamment en Première du fait des œuvres et parcours imposés chaque année, ajoute encore au sentiment d'être méprisé par l'institution.

Du temps nécessaire

Le programme flou et peu adapté de la spécialité Humanités, littérature et philosophie laisse professeurs et élèves bien démunis. Et une fois de plus, la réforme est l'occasion de fragiliser encore l'enseignement des langues et cultures de l'antiquité.

Dans l'immédiat, le SNES-FSU demande un allégement du programme de français : diminution du nombre d'œuvres à lire, suppression de l'épreuve de grammaire à l'oral de l'EAF, modification du programme de lectures par quart tous les ans et non par moitié à partir de 2021, afin d'avoir le temps nécessaire pour dispenser un enseignement fructueux.

Sandrine Charrier

À la Réunion, les stages lycée du SNES-FSU font le plein !

mar, 26/11/2019 - 11:31

Alors que les réformes Blanquer touchent l'ensemble du système éducatif, de la maternelle au baccalauréat jusqu'à l'enseignement supérieur, les stages syndicaux permettent de prendre le temps de décrypter le projet politique à l'œuvre et donnent des outils pour se mobiliser et agir. Les moments où la parole est libre sont de plus en plus rares dans l'Éducation nationale, et cela explique aussi le succès de ces stages qui ont réuni plus de 200 collègues dans quatre établissements de l'île pour discuter des réformes du lycée, du bac, du devenir des langues vivantes et de l'histoire-géographie.

L'ambiance était à la gravité et beaucoup venaient pour trouver les moyens de préserver leur métier attaqué par le rouleau compresseur des réformes. Se retrouver et réfléchir ensemble, c'est une première étape de l'action collective !

Le succès aux Rendez-vous de L'histoire à Blois

mar, 26/11/2019 - 11:00

LE SNES-FSU AUX RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE À BLOIS. Le stage national de formation syndicale sur l'histoire-géographie s'est déroulé les 10, 11 et 12 octobre : au cœur de la réflexion, les programmes et l'évaluation.

Depuis de nombreuses années, profitant des Rendez-vous de Blois, le SNES-FSU organise pour ses syndiqués un stage disciplinaire qui réunit une quarantaine de collègues et leur permet d'assister à quelques conférences du riche programme du festival. Cette année une quinzaine d'académies différentes étaient représentées par des collègues enseignant en collège comme en lycée, qui ont pu partager leur vécu. Nouveaux programmes, nouvelles modalités d'évaluation, il s'agissait de revenir sur les changements importants qu'a connus la discipline depuis 2016, en collège puis en lycée. Ces réformes ont demandé beaucoup de travail, sans satisfaire aux demandes de la profession : des programmes faisables dans les horaires impartis, des conditions d'enseignement permettant une diversité d'approches et une réelle liberté pédagogique, des modalités d'évaluation (DNB et baccalauréat) faisant sens par rapport aux objectifs de l'enseignement de l'histoire et de la géographie.

Un amphithéâtre plein à craquer

Le SNES-FSU était également présent dans le programme officiel des Rendez-vous de Blois à travers une table ronde qui réunissait trois jeunes spécialistes de l'histoire italienne (Antiquité, Renaissance, et xxe siècle) : Mathieu Engerbeaud, Corinne Manchio et Charlotte Moge. Abordant le thème des rapports entre sociétés, violence et ­politique, la conférence a attiré un large public. Les nombreux collègues présents témoignaient de l'importance que la ­profession attache à la dimension disciplinaire de sa formation continue, et de la nécessité de conserver un lien fort entre le monde universitaire et les enseignants du secondaire.

Amélie Hart Hutasse, Christophe Cailleaux

Bac et handicap : aménagement des épreuves

mar, 26/11/2019 - 11:00

La note de service n° 2019-149 (BO 38 du 17/10/2019) prévoit une « simplification » de la procédure de demande d'aménagement pour les épreuves du baccalauréat de la classe de Première.

L'inscription des élèves de Première au baccalauréat a commencé alors que les premières épreuves, les E3C (voir page 12), sont susceptibles d'avoir lieu dès janvier. Les candidats bénéficiant d'un Projet personnalisé de scolarisation (PPS), d'un Plan d'accompagnement personnalisé (PAP) ou d'un Projet d'accueil individualisé (PAI) doivent donc au plus vite déposer leur éventuelle demande d'aménagement des épreuves (temps majoré, aide technique ou humaine, mise en forme des sujets, dispense...). Selon la circulaire n° 2015-127 (BO du 27/08/2015), cette demande est effectuée auprès du médecin désigné par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui transmet son avis à l'autorité administrative décisionnaire. Cette dernière répond sous deux mois, ce laps de temps permettant une éventuelle instruction du dossier, en particulier par consultation des IPR de la ou des disciplines concernées.

Tenir tous les bouts

Les délais habituels étant incompatibles avec le calendrier des E3C, une note de service tente de les raccourcir. Pour cela, le cheminement de la demande des candidats change. L'élève donne son dossier au professeur principal, lequel, avec l'équipe pédagogique et « eu égard aux besoins constatés sur le temps scolaire et conformément aux attendus de chaque épreuve », donne un avis motivé sur les aménagements demandés. Si l'élève avait déjà un aménagement pour le DNB et/ou en classe de Seconde, alors le dossier part directement pour décision au rectorat. S'il s'agit d'une première demande, il doit y avoir intervention du médecin de la CDAPH avant la décision rectorale.

Pour le SNES-FSU, l'inclusion scolaire doit être pensée dans sa globalité. Il est important de simplifier les démarches administratives des élèves à besoins éducatifs particuliers, mais il faut aussi former les équipes (professeurs, médecins...) appelées à donner des avis, et tenir compte de cette charge de travail dans les services. Les épreuves d'examens doivent être organisées en intégrant les aménagements possibles. Ces conditions ne sont actuellement pas remplies, au détriment de l'ensemble de la communauté éducative.

Valérie Sipahimalani

Déclaration SNES-FSU au CSE du 21 novembre 2019

lun, 25/11/2019 - 14:07

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du CSE, Bonjour à toutes et à tous,

En ce CSE de novembre, un point d'étape
Les résultats de la grande enquête métier menée par le SNES-FSU en septembre-octobre sont sans appel : augmentation de la charge de travail, sentiment d'être débordé-es, de perdre le sens du métier, de ne pas pouvoir faire correctement son travail. Ces multiples signaux d'alerte imposent une véritable prise en compte de cette souffrance professionnelle et des réponse fortes de l'institution.

En lycée, la mise en œuvre des programmes tourne à la mission impossible. Ils doivent être revus d'urgence. Le nombre de textes à présenter par les élèves à l'EAF doit être diminué. Le flou persiste quant à la mise en œuvre des E3C, c'est pourquoi le SNES-FSU continue de demander l'annulation de la première session du premier trimestre 2020 et la transformation de la session de juin en épreuves nationales. A ce jour, le ministère continue de renvoyer au local l'organisation des E3C sans jamais apporter de réponses aux revendications des personnels. Si, malgré une situation d'impréparation inédite, le ministère s'entête à maintenir ces épreuves, le SNES-FSU exige un cadrage national qui implique entre autres la banalisation des cours pendant la passation, un calendrier resserré, la décharge de cours pour les correcteurs et l'indemnisation des corrections. Il n'est pas non plus acceptable d'envisager la généralisation de la dématérialisation des corrections sans l'articuler à un équipement informatique adapté pour les établissements comme les personnels.

Dans le même temps, Nul ne sait encore de quoi le grand oral sera fait, mais en tout état de cause, il ne saurait être question d'un cadrage identique pour la voie générale et les séries technologiques. A tout hasard, le SNES-FSU rappelle que préparer les élèves à une nouvelle épreuve d'examen se fait au minimum sur un cycle de deux ans. On voit bien les difficultés en lettre et en langues vivantes en première cette année.
Il est aussi urgent de revoir l'organisation de l'année de Terminale et de permettre aux élèves de conserver 3 spécialités, tant pour des raisons pédagogiques et d'orientation, que de gestion des postes.

En collège, les difficultés sont au long cours. Dernière production ministérielle en date, le vademecum sur l'orientation des élèves. Nous rappelons à la communauté éducative que les heures dont il est question ne sont pas financées. Et que les personnels dont c'est le cœur de métier, les PsyEN-EDO, ne sont plus en nombre suffisant pour assurer le travail. Là encore, nous nous voyons confier une missions impossible.

Canope
La FSU s'est exprimé en CTM sur la manière dont une restructuration qui ne dit pas son nom est menée, sur ses conséquences en termes de ressources humaines et de risques psychosociaux. En CSE, nous alertons sur les services rendus aux usagers par l'opérateur public. Quel bilan en est-il fait ? Si des évolutions doivent être conduites, où seront-elles discutées ? Canope et ses personnels méritent mieux que des bruits de couloir. Il est urgent d'ouvrir le dialogue.

Textes de ce jour
Avec la FSU, nous continuons de penser que les régions académiques contribuent à un mille-feuille administratif complexe, coûteux et chronophage qui n'a pas de raison d'être. Comme en CTM, nous porterons un avis défavorable sur ces textes.
Concernant Mayotte : il est important de normaliser la situation réglementaire, mais davantage encore d'y investir dans l'éducation. La communauté éducative mahoraise doit être soutenue.
Nous plaidons pour un grand service public de l'orientation, piloté par l'Etat et non les régions. Le transfert des Dronisep aux collectivités territoriales ne convient pas, nous porterons un avis défavorable sur le texte d'application.
Faire passer des certifications commerciales aux étudiants en BTS, démarche coûteuse et pédagogiquement contreproductive, pose une question de fond : se dirige-ton vers la la vente à la découpe du service public d'enseignement ? Sans surprise, nous nous prononçons contre l'implantation du privé dans l'éducation nationale via les certifications extérieures.

Reprise de la déclaration intersyndicale au CTMESR du 14 novembre 2019 la Tentative de suicide d'un militant de Solidaires étudiants à Lyon.