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Mis à jour : il y a 1 semaine 2 jours

Grève le 13 janvier – les outils pour l’action

mar, 11/01/2022 - 15:16

Jeudi 13 janvier, toutes les organisations syndicales appellent à la grève (FSU, UNSA, FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, Snalc, SNE, Sud Education), avec le soutien de la FCPE et des organisations lycéennes pour dénoncer la méthode Blanquer dans la gestion chaotique de la crise sanitaire et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux. Voir aussi notre article « trop, c’est trop ! En grève le 13 janvier »

Les pancartes pour la manifestation

Le SNES-FSU vous propose des visuels pour les manifestations de jeudi. Partagez les vôtres via les réseaux sociaux avec le #Greve13janvier, vous pouvez aussi nous les envoyer par mail communication@snes.edu

Partagez aussi vos photos de manifestations, d’actions !

La carte des mobilisations

Vous cherchez un lieu de manifestation ? Il y en a forcément un près de chez vous ! Consultez votre carte interactive. Et n’hésitez pas à vous rapprocher de votre section SNES-FSU académique

Voir en plein écran

Pour aller plus loin

Trop c’est trop, en grève le 13 janvier ! https://www.snes.edu/article/en-greve-le-jeudi-13-janvier/
L’appel intersyndical https://www.snes.edu/article/en-greve-et-dans-laction-jeudi-13-janvier-appel-intersyndical/
Les vies scolaires mises à rude épreuve https://www.snes.edu/article/les-vies-scolaires-mises-a-rude-epreuve-cpe-en-greve-le-13-janvier/
2eme semaine : des débuts chaotiques https://www.snes.edu/article/2eme-semaine-des-debuts-chaotiques/

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2eme semaine : des débuts chaotiques

mar, 11/01/2022 - 10:59
Les annonces de Jean Castex : y a-t-il encore un protocole sanitaire ?

Sous la pression après une semaine de chaos dans les établissements scolaires, Jean Castex s’est invité au 20h de France 2 pour tenter de reprendre la main sur le dossier Covid et établissements scolaires. Allait-il fondamentalement de se démarquer de son ministre de l’Education nationale, tant sur la forme que sur le fond, alors même que toutes les organisations syndicales appellent à la grève jeudi 13 janvier ?

Le premier ministre persiste et signe dans la ligne irresponsable de la politique sanitaire menée en milieu scolaire depuis 20 mois. Le protocole est allégé en plein pic de la 5eme vague. Les collèges et les lycées connaissent des taux d’incidence records. Jean Castex en tire les conclusions suivantes
– les élèves cas contacts restent dans les classes toute la journée
– les élèves cas contacts doivent désormais faire 3 autotests à J0, J2 et J4, et non plus un test antigénique puis 2 autotests.
– une seule attestation sur l’honneur, certifiant que le premier autotest est négatif, sera demandée pour un retour en classe.

Les mesures prises sont donc un nouvel allègement du protocole sanitaire : dans les collèges et les lycées, la lutte contre le Covid, en pleine 5eme vague se fera à coup d’autotests et de déclarations sur l’honneur, avec des fenêtres qui s’ouvrent de 5 centimètres (quand elles s’ouvrent) et bien souvent sans capteurs de CO2. Irresponsable !

Les annonces du premier ministre sont d’abord des réponses pratiques visant à faire disparaître les images désastreuses de familles piétinant dans des files d’attente devant les pharmacies, avant d’être des réponses sanitaires cohérentes.

Aucune réponse n’est apportée aux exigences des organisations syndicales alors qu’un appel à la grève unitaire et inédit est lancé pour le jeudi 13 janvier. Jean Castex reprend aussi les codes de la communication ministérielle en réservant ses annonces à la presse, les personnels de l’Education nationale ayant découvert une nouvelle fois des informations relatives à leur quotidien professionnel par les médias.

Bref, une copie hors sujet !

La réaction du SNES-FSU sur BFM (en vidéo)

Les classes qui se vident

Les taux d’incidence chez les jeunes en âge d’être au collège et lycée atteignent des niveaux records comme le montrent les cartes ci-dessous réalisées par Germain Forestier

Taux d'incidence COVID-19 par classe d'âges dans les départements de France au 07/01/2022 pic.twitter.com/XcaBUgiMTg

— Germain Forestier (@gforestier) January 10, 2022

Dans les établissements scolaires, bon nombre de classes se vident et se remplissent au gré des tests et de la découverte des cas contacts.

Les CPE et les AED sont aussi submergés par la gestion des élèves absents, les opérations de contact-tracing qui occupent la quasi-totalité de leur quotidien professionnel.

Les apprentissages, en collège comme en lycée, sont perturbés. Dans ces conditions, comment penser que les épreuves du bac puissent être préparés sereinement ? Le SNES-FSU demande le report des épreuves de mars à juin de spécialités. Dans les collèges, les apprentissages sont aussi perturbées, alors qu’une nouvelle vague de suppressions d’emplois est annoncée pour la rentrée 2022. Inacceptable !

Toutes et tous en grève le jeudi 13 janvier !

La FSU, l’UNSA, FO, le SGEN-CFDT, la CGT Educ’action,le SNALC, Sud Education appellent à les personnels à faire grève pour faire entendre leur colère face à la gestion chaotique de la crise sanitaire et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

Cet appel est inédit et historique : les organisations syndicales représentant de nombreuses professions de l’Education nationale appellent à la grève : personnels d’enseignement, d’éducation, d’orientation mais aussi personnels d’encadrement (inspection, direction), infirmières, agents territoriaux. Le 13 janvier, soyons nombreuses et nombreux en grève pour faire entendre notre voix.

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Rendre leur dignité aux élèves de SEGPA !

mar, 11/01/2022 - 09:31

Alors que la section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) joue un rôle clef dans la remédiation de la grande difficulté scolaire, elle est stigmatisée dans un film co-produit par Cyril Hanouna. En 2020, plus de 85 000 élèves étaient scolarisé.e.s en SEGPA. Avec des horaires adaptés, son objectif est d’accompagner les élèves les plus fragiles tout au long du collège. Ces structures, implantées dans des collèges, sont un des rares dispositifs qui permet une véritable prise en compte des difficultés des élèves avec des professeur.e.s des écoles souvent titulaires du CAPPEI (certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’école inclusive) et une découverte précoce des filières professionnelles. Elle conduit chaque année davantage d’élèves à obtenir un DNB professionnel. Il est donc inadmissible de voir ces élèves, souffrant déjà fréquemment d’un manque de confiance en soi, ainsi caricaturé.e.s comme des jeunes gens violents et ignares.

Le SNES-FSU exige le respect pour tou.te.s les élèves.

Une pétition circule en ligne depuis la sortie de cette bande annonce :

Avec la FSU, le SNES avait organisé des Etats-généraux des SEGPA en 2018

États généraux des SEGPA

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Un Pass culture au collège et au lycée

lun, 10/01/2022 - 21:00

Le Pass culture individuel étendu

Le « Pass culture » concerne les jeunes majeurs : 300 euros pendant 2 ans pour des billets (spectacle, concert,musée,cinéma), des livres, CD instruments de musique, des cours de pratiques artistiques ou des services et abonnements numériques. Ce pass est étendu dès janvier aux jeunes de 15 ans avec 20 euros annuels, 30 pour les 16-17 ans. L’utilisation de cette part individuelle, via une application, n’est accompagnée d’aucune médiation pour s’ouvrir à la diversité des pratiques culturelles, ce qui risque de creuser les inégalités.

Site : https://pass.culture.fr/

Le Pass culture scolaire : une somme allouée à chaque classe

Après une phase de test dans 23 établissements des académies de Rennes et de Versailles, le « Pass culture scolaire » vient compléter le dispositif avec une somme annuelle par division calculée sur la base de 25 € par élève en Quatrième et Troisième, 30 € en Seconde, 20 € en Première et Terminale. Cette enveloppe n’est pas gérée par l’établissement, les partenaires ou structures extérieurs étant directement rétribués. Les équipes font leurs choix via l’application ADAGE, validés par le chef d’établissement. Référents culture, professeurs principaux, d’arts plastiques, d’éducation musicale, professeurs documentalistes risquent, en fonction des habitudes locales, d’être sollicités pour la coordination, sans aucune rétribution spécifique prévue.

Pour une fois, le dispositif échappe à toute logique contractuelle ou de projet, mais le coût des déplacements reste toujours à la charge de l’établissement. Pour le ministère, les budgets prévus pour l’éducation artistique et culturelle peuvent servir à financer les déplacements, et les offreurs culturels pourraient aussi développer des « kits » les intégrant. La vigilance s’impose pour que ces maigres moyens contribuent à l’enrichissement des pratiques artistiques et culturelles des élèves en lien avec les enseignements, et ne soient ni bloqués ni détournés.

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Courrier S1 n°4 – Rentrée 2022

lun, 10/01/2022 - 17:09

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Les vies scolaires mises à rude épreuve : CPE et AED en grève le 13 janvier !

lun, 10/01/2022 - 07:29

La multiplication des cas contacts et des malades désorganise les établissements et fait exploser la charge de travail des vies scolaires qui sont au bord de la rupture : gestion des absences qui vire au « contact tracing », flux importants et quotidiens d’élèves entrants et sortants au gré des protocoles, explosion du nombre d’élèves à prendre en charge en permanence, demi-pensions et internats en mode dégradé… Le manque de personnel infirmier ajoute aux missions habituelles la gestion des élèves malades et cas contacts. Depuis bientôt deux ans la vie scolaire est mise à rude épreuve.  CPE et AED en payent à nouveau le prix fort en terme de santé et sont épuisés.

Les CPE voient leurs conditions de travail se dégrader un peu plus et leur métier à nouveau attaqué.  Les tensions avec les chefs d’établissement, la baisse des moyens AED et des équipes éducatives incomplètes, restent le lot quotidien de trop nombreux CPE.

Les AED sont aussi submergés par la gestion des élèves absents, les opérations de contact-tracing qui occupent, comme pour les CPE, une très grande partie de leur quotidien en ce moment.

Quelques témoignages de nos collègues CPE et AED

Nantes
La vie scolaire est transformée en secrétariat médical. Plus de possibilité de circuler dans l’établissement. Nous sommes obligés de faire le traçage des covid+ cas contact.

Normandie
CPE et AED ne font que de la gestion « covid ». Aucun temps pour traiter les autres problèmes.

Poitiers
Vie scolaire surchargée, CPE occupés uniquement à faire des tableau « covid/cas contact », les AED à appeler les familles, faire signer des décharges et aller chercher les cas contacts dans les classes. 95% du temps vie scolaire pour le covid19

Pouvoir effectuer nos missions au service des élèves

Les jeunes payent un lourd tribut à la pandémie  et aux réformes Blanquer : creusement des inégalités scolaires, décrochage, mal être, troubles d’anxiété… Or, le choix ministériel de ne rien anticiper depuis 20 mois, met les personnels en difficulté pour exercer leurs véritables missions et phagocyte le travail éducatif. Cette situation engendre pour les CPE stress, perte de sens, fragilisation, rupture de confiance. « Lassitude » , « fatigue » sont les mots qui traduisent le plus fréquemment le ressenti des équipes mais s’y ajoutent désormais « mépris », « irrespect » et « déconsidération ».

Jeudi 13 janvier, les vies scolaires dans l’action

La journée d’action du jeudi 13 janvier doit être l’occasion pour les CPE et AED de faire entendre leur colère, de faire connaître la réalité de leur quotidien et de porter leurs revendications. Le SNES-FSU, au côté des personnels d’éducation, revendique des moyens pour permettre aux établissements de fonctionner dans des conditions respectueuses des élèves et des personnels et une politique de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

Jeudi 13 janvier, toutes et tous en grève !

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En grève et dans l’action jeudi 13 janvier – appel intersyndical

dim, 09/01/2022 - 18:27

Communiqué FSU, UNSA Education, FNEC FP FO, CGT Educ’action, Snalc, Sud Education, SNE,
FCPE, Voix lycéenne, MNL, FILD

Depuis la rentrée de janvier, l’épuisement et l’exaspération de toute la communauté éducative atteignent un niveau inédit. La responsabilité du ministre et du gouvernement dans cette situation chaotique est totale du fait de changements de pied incessants, de protocoles intenables et d’absence de moyens donnés pour assurer le fonctionnement de l’Education. Malgré une amplification jamais vue de l’épidémie, l’École ne bénéficie pas de l’organisation protectrice qui serait nécessaire pour assurer la sécurité des élèves, des personnels et de leurs familles. Les retours au compte- gouttes des élèves générant des aménagements pédagogiques rendent difficiles les conditions d’apprentissage. Pénurie des remplacements, gestion des tests et des absences des élèves dégradent fortement les conditions de travail.

Pourtant les écoles, collèges et lycées doivent avoir les moyens de fonctionner en toute sécurité. Sur le terrain, les collègues se mobilisent d’ores et déjà pour demander que l’Ecole soit respectée et ont décidé de poursuivre la semaine prochaine dans de nombreux endroits. Les fédérations de l’Éducation nationale FSU, UNSA, FO, CGT Educ’action, SNALC, SNE, SUD Education, la fédération de parents d’élèves FCPE, les organisations lycéennes MNL, La Voix Lycéenne, la FIDL, appellent l’ensemble des personnels à se mettre en grève et l’ensemble de la communauté éducative à se mobiliser jeudi 13 janvier pour faire entendre leur colère et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

Cela passe par une autre gestion de l’épidémie à l’École avec les moyens et les protections pour faire face à la crise en élaborant un protocole viable et qui ne mette pas en difficulté les personnels sur la gestion des cas positifs, des cas contacts et des campagnes de tests préventifs, en dotant d’équipements de protection les personnels, les écoles et les établissements et en attribuant les moyens humains nécessaires notamment par la création de postes via les listes complémentaires tout en programmant dès maintenant un collectif budgétaire.

Communiqué en version PDFTélécharger

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Mission flash Reiss-Charrière: compte-rendu de l’audition et déclaration du SNES-FSU

dim, 09/01/2022 - 11:37

Compte tenu du format de cette audition, l’ensemble des questions n’a pas pu être débattu.

Le SNES-FSU s’est exprimé sur la réalité des conséquences de ces réformes, sur la dégradation des conditions de travail qui mettent à mal les personnels et affaiblissent le service public d’orientation de l’EN.

Le SNES-FSU a clairement annoncé qu’il s’opposerait à toute tentative de transformation des missions et à toute augmentation des horaires et à la poursuite de la fermeture des CIO.

Il a revendiqué des créations de postes, des recrutements et une véritable reconnaissance de notre travail, notamment salariale et indemnitaire. (cf. déclaration liminaire ci-jointe).

Lors de la table ronde, les thèmes abordés par les députés concernaient l’effet du transfert de l’information sur les régions et le rôle des PsyEN dans la réforme du lycée et du supérieur (la mise en œuvre des horaires dédiés -54h-, la question des professeurs référents, l’évaluation de Parcoursup, les deux semaines d’orientation).

D’autres questions portaient plus spécifiquement sur les missions des PsyEN, leurs horaires, le travail avec les professeurs principaux et les postes de PsyEN EDO.

Sur l’ensemble de ces questions et suite à l’échange avec les parlementaires, le SNES-FSU a pu constater dans les questions et réactions de nos interlocuteurs:

  • Aucune prise en compte des effets de la crise sanitaire qui n’était évoquée dans aucune des questions.

  • Aucune évaluation objective de la réforme du lycée mais une volonté de mettre en avant le rôle des professeurs référents, voire de faire évoluer leur rôle vers encore plus d’accompagnement individuel et de le généraliser. (A noter que ce point de vue a été soutenu avec force par les enseignants représentants le SGEN-CFDT lors de l’audition des enseignants).

  •  Une ignorance des conséquences de la suppression des DRONISEP et du transfert de la compétence « information sur les métiers et les formations » aux Régions. Le SNES-FSU a expliqué que suite au démantèlement de l’ONISEP, l’accès à l’information se faisait de façon partielle et inégalitaire, car les régions n’ont pas rempli la mission qui leur avait été confiée. (Une enquête du SNES a montré le glissement vers des supports numériques le plus souvent inadaptés aux publics scolaires et peu fiables ; très peu de guides ont été fournis aux élèves et aux familles, aggravant ainsi la fracture numérique et sociale.)

  •  Un a priori positif mais non fondé sur la qualité des interventions des associations ou organismes privés mandatés par les Régions et intervenant dans les établissements. Les propos de clôture tenus par les parlementaires laissent entendre une volonté délibérée d’avancer encore un peu plus vers l’externalisation de la mission d’accompagnement des élèves et l’absence de souci déontologique quant aux risques d’influence sur les jeunes.

  • Une méconnaissance étonnante du terrain. La situation de l’académie d’Orléans-Tours mettant en place une expérimentation du rapport Charvet conduisant à la suppression des postes de DCIO et à la création de points d’accueil a suscité beaucoup d’intérêt de la part de nos interlocuteurs, d’autant qu’une appréciation très positive a été portée par le SGEN-CFDT! De la même façon, la proposition de transformer Affelnet en un outil similaire à Parcoursup a mis en évidence sa méconnaissance des applications TSO, TSA, des difficultés rencontrées par les familles, du peu de lisibilité des formations suite à la création des familles de métiers. D’ailleurs, la réforme de la voie professionnelle méconnue des deux parlementaires n’a pas été abordée dans cette audition.

  •  La question du peu de postes de PsyEN est reconnue comme un problème au moment où l’accompagnement des élèves est prépondérant. Mais, on peut douter de la volonté de porter à l’Assemblée nationale, la nécessité d’augmenter les recrutements et de développer le service public d’orientation de l’Éducation nationale. Rappelons qu’il n’y a eu aucune création de postes depuis 30 ans malgré l’augmentation importante des effectifs scolaires !  Il faudrait doubler le nombre de PsyEN afin de rejoindre la prise en charge moyenne au niveau européen de 800 élèves par psychologue. 

  • Il est à craindre que cette mission flash n’aboutisse qu’à généraliser les solutions inadaptées, inégalitaires et dangereuses, sur la base d’un positionnement idéologique déconnecté de la réalité du terrain. Il faudra certainement plus qu’une audition et surtout une mobilisation des personnels pour faire réellement entendre notre voix.

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Les épreuves du test Ev@lang collège

sam, 08/01/2022 - 16:40
Les épreuves devraient avoir lieu cette année scolaire, en dépit de deux années d’apprentissage difficile en raison de la crise sanitaire.

Ce test, qui mélange évaluation d’activités langagières et de connaissances, n’est ni un diplôme ni une certification. Ce n’est qu’un outil de pilotage du système. Le SNES-FSU rappelle qu’il n’est pas plus à charge des collègues de langues que des autres. Comme PIX, il participe d’une surcharge de travail inutile qu’il faut dénoncer (motion en CA, par exemple).

Pour rappel, nous avions déjà fait un article détaillé l’an dernier sur le contenu de ce test et les dangers qu’il représente :

Anglais : Evalang charge la barque Les dangers sont confirmés et deviennent totalement explicites dans le BO numéro 47 du 16 décembre 2021

puisqu’il est écrit que c’est « un outil de pilotage de la discipline au niveau national, académique et de chaque établissement » et « un outil stratégique permettant la mise en place d’actions de régulation ».

Vous trouverez l’intégralité de ce BO ici

Et le calendrier des passations (du 28 février au 22 avril)  ici, les dates étant différentes selon les zones. A noter : en Nouvelle Calédonie et à Walis et Futuna, cette passation aura lieu  en septembre 2022 (Pourquoi ??) donc avec une cohorte d’élèves différente !

Si on analyse plus en détails l’article de ce BO, on ne que peut réagir à certains passages :

– Ev@lang « constitue un pilier majeur du plan langues vivantes ». Comment un test de positionnement peut-il être considéré comme la pierre angulaire d’une politique de développement des langues ? C’est se moquer de du travail quotidien des enseignant·es.

– « Il s’inscrit dans une démarche formative et diagnostique des acquis ». Il est diagnostique, peut-être et encore, pas dans toutes les activités mais en quoi est-il formatif ?

– De même il est supposé « encourager » l’élève et « lui permettre de progresser » Comment un test, déconnecté des apprentissages, va-t-il encourager l’élève ? On est toujours dans cet imaginaire des premiers de cordée qui laisse à croire que l’élève a intrinsèquement envie de gravir des marches, de se surpasser. Et encore plus ridicule est l’idée que le résultat de son test, le bout de papier qui va lui être délivré à la fin de la passation, va lui permettre de progresser, magiquement ? On n’est pas à Poudlard !

En revanche nous ne sommes pas dupes et comprenons que ce test est effectivement « un outil pour tous les acteurs, responsables nationaux, recteurs et cadres académiques, chefs d’établissement » pour comparer les établissements mais aussi les enseignants d’un même collège et qu’il devra favoriser « un retour réflexif sur les modalités et les stratégies d’apprentissage mises en œuvre et sur l’élaboration de la progression pédagogique, dans l’établissement et dans la classe ». C’est bien sûr donner un moyen aux chefs d’établissement pour pouvoir s’immiscer dans le déroulement pédagogique de nos cours ! Mais tenons bon. Nous sommes les acteurs-trices et les concepteurs-trices de notre matériel pédagogique.

La démarche la plus simple et la plus stratégique sera de traiter ce test à sa juste valeur en lui accordant aussi peu d’importance que possible et en ne nous laissant pas imposer par la suite des conseils ou des injonctions qui iraient à l’encontre de notre liberté pédagogique.

Nous reviendrons dans un prochain article sur l’organisation et les procédures de mise en œuvre du test.

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Le 27 janvier, agissons pour nos salaires et la création de postes de PsyEN !

ven, 07/01/2022 - 19:46

La reprise de l’inflation et le maintien par le gouvernement du gel du point d’indice dans la fonction publique consacre un recul du pouvoir d’achat dans toutes les catégories du second degré et pour nos collègues retraité·e·s. Les pertes sont chiffrées à 6% depuis 2017. Devant l’intransigeance du gouvernement qui ne prévoyait aucune mesure concrète dans sa prétendue « conférence salariale », la FSU, la CGT et Sud Éducation ont quitté, début décembre, les discussions qui ne devaient déboucher sur rien pendant ce quinquennat, aux dires même de la Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin!

C’est bien de mesures générales réelles et concrètes dont les fonctionnaires ont besoin. Sur les salaires comme sur l’emploi, c’est bien de recrutement de PsyEN dont nous avons besoin pour faire face aux départs en retraite et à la difficulté croissante pour les rectorats de recruter des contractuels ! Les salaires et les conditions de travail n’y sont pas étrangers !

Avec 8 organisations syndicales (CGT, FO, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL et MNL), la FSU appelle l’ensemble des collègues à se mobiliser le 27 janvier pour >> l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, >> des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, >> l’amélioration des pensions des retraité·e·s.

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Les PsyEN oubliés dans les nouvelles Écoles de formation continue ?

ven, 07/01/2022 - 16:58

Douzième engagement du Grenelle de l’Éducation, la création des Écoles académiques de formation continue a été annoncée en mai dernier. Une expérimentation a été lancée et 24 académies se sont portées volontaires *.

Le nouveau plan pour 2022-2023 devrait être élaboré en suivant un nouveau schéma. Il s’agit pour le MENJS de piloter de plus près les actions de formation continue en s’appuyant sur les RH de proximité.

Si certaines évolutions, comme la possibilité d’accéder à des diplômes, d’obtenir des certifications, de regrouper au rectorat les formations du premier et du second degré peuvent être intéressantes dans l’esprit, l’accent mis sur les formations à distance laisse plus dubitatif.

Fait inquiétant nous concernant, la manière dont les académies interprètent ces directives. Il semble que dans certaines d’entre elles, les PsyEN soient totalement absents du schéma. Que faut-il en déduire ? Une nouvelle tentative de faire glisser les Psychologues dans le chapitre « médico-social » du plan de formation ?

Les organisations syndicales auraient dû être consultées mais il semble que ce « détail » ait échappé à la plupart des académies.

Il nous faut donc intervenir avec l’appui des sections académiques afin que le SNES-FSU et le SNUipp-FSU soient consultés sur la formation continue des PsyEN EDO et EDA dans chaque académie afin que celle-ci ne soit pas intégrée au champ médico-social.

* Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Dijon, Grenoble, Guadeloupe, Lille, Limoges, Lyon, Martinique, Mayotte, Montpellier, Nancy-Metz, Nice, Normandie, Orléans-Tours, Paris, Poitiers, Reims, Toulouse, Versailles

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En grève le jeudi 13 janvier !

ven, 07/01/2022 - 15:07

Face au raz-de-marée de la 5eme vague, le gouvernement et le ministre de l’Éducation nationale font preuve d’une insuffisance irresponsable. Les mesures prises sont notoirement insuffisantes.

Des collèges et des lycées au bord de la rupture

Quelques jours après la rentrée, les collèges et les lycées sont déjà au bord de la rupture : vies scolaires submergées par la gestion des absences et des cas contacts, professeurs non remplacés, demi-pension en mode dégradé, absence de capteurs de CO2, impossibilité d’aérer correctement les salles…Tout illustre le refus de ce gouvernement d’investir pour sécuriser les collèges et les lycées.

Dans certains établissements scolaires, des autotests périmés sont distribués ! Après 20 mois d’épidémie, le gouvernement commence tout juste à comprendre l’intérêt des masques chirurgicaux pour l’Éducation nationale et les établissements scolaires ne sont toujours pas équipés correctement pour répondre au défi pourtant crucial de l’aération. Des moyens lui ont même été retirés, à l’image des 7490 suppressions d’emplois depuis 2018 qui ont encore réduit les capacités de remplacement déjà insuffisantes. Comment croire à une quelconque considération pour notre système éducatif quand rien n’a été fait pour l’adapter à la crise sanitaire en 20 mois ?

Bac en mars : mission impossible

Actuellement, de nombreux élèves et professeurs sont mis à l’isolement, les classes se vident puis se remplissent puis se vident à nouveau, au gré des découvertes de cas de Covid. L’heure est donc à la discontinuité pédagogique qui fragilise encore davantage les apprentissages. Dans ces conditions, comment croire qu’il est possible de préparer sereinement les épreuves de baccalauréat qui sont prévues dans 7 semaines, mi mars ? Les inégalités de préparation devant l’examen sont de plus en plus flagrantes !

Stop mépris !

La communication de Jean-Michel Blanquer est insupportable : depuis le début de l’épidémie, elle est guidée d’abord par des impératifs de communication politique plutôt que par le souci d’une communication respectueuse des personnels. A de très nombreuses reprises, les personnels ont appris par la presse comment serait organisé leur quotidien professionnel.

Depuis 20 mois, les personnels tiennent le service public d’Education à bout de bras, souvent seuls, au milieu des ordres et contre ordre ministériels, quand ce n’est pas du mépris qui s’exprime à l’image de l’emploi ministériel du mot « absentéiste » à l’encontre des professeurs malades.

Trop, c’est trop ! Il est temps de faire entendre au ministre que nos collèges et nos lycées ne peuvent fonctionner ainsi, entre protocole fantôme et mépris. Face à l’incurie de Jean-Michel Blanquer, le SNES-FSU appelle à la grève, le jeudi 13 janvier 2022.

Dans l’immédiat, pour faire face à la 5eme vague, il exige 
– du matériel de protection adapté pour tous les personnels et les élèves : masques FFP2, masques chirurgicaux, capteurs de CO2, purificateurs d’air, autotests
– le report des épreuves de spécialité du baccalauréat de mars à juin
– le recrutement de personnels pour renforcer les vies scolaires
– l’isolement des cas contacts intrafamiliaux
– l’élargissement du vivier de remplaçants par le gel des suppressions d’emplois, la création des postes nécessaires pour répondre aux besoins et le recours aux listes complémentaires

Communiqué du SNES-FSU en version PDFTélécharger

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Indemnités EDO…

ven, 07/01/2022 - 00:53

Lors des discussions sur le « Grenelle de l’Éducation », le MENJS s’est enfin décidé à appliquer la feuille d’engagement du GT 14 (groupe de travail avec les organisations syndicales lors des discussions sur la création du corps unique de psychologues de l’EN).

Au 1er janvier 2022, l’Indemnité de Fonction (IF) des PsyEN EDO passera de 767.10 à 1192.80 euros net, soit une augmentation de 425.10 euros par an.

On est encore loin du compte pour une réelle harmonisation des indemnités entre les deux spécialités puisque, suite à une revalorisation des indemnités des Professeurs des Écoles et des enseignants spécialisés, les PsyEN EDA avaient pu bénéficier des deux revalorisations pour un total de 2044,18 euros par an.

On était en droit d’espérer qu’en 5 ans le MENJS se serait donné les moyens non seulement de réévaluer l’indemnitaire des PsyEN EDO mais également d’augmenter les indemnités de charges administratives pour les directeurs·trices de CIO.

Là encore, le compte n’y est pas !

Le GT 14 comportait des propositions concrètes qui n’attendent que la décision et la parution au BOEN.

Le SNES-FSU continue à exiger leur application !

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PsyEN – en 2022 : salaires, postes, qualité du travail, exprimons-nous !

jeu, 06/01/2022 - 19:34

L’année 2022 débute une nouvelle fois dans un contexte sanitaire stressant et fatigant pour tous. Adaptation permanente à des consignes sans cesse changeantes, situation particulière des PsyEN au regard des obligations vaccinales, manque criant de postes, etc.

Dans le même temps, l’entrisme des organismes dans les établissements, sous couvert de mentorat ou d’accompagnement des élèves, s’accélère et le ministère fait la promotion des services numériques, start-up dans Parcoursup pour accompagner les lycéens vers le supérieur. Pour autant, les besoins en PsyEN sont clairement exprimés par les élèves et les équipes éducatives qui ont d’autres attentes, qu’une simple récolte d’informations.

Le Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports a été contraint, dans son projet de budget, de prévoir une petite augmentation des recrutements quand tout le second degré était en berne !

L’an prochain pour notre spécialité, 25 postes de plus seront inscrits aux concours – interne et externe – et 5 postes au 3ème concours. Cela ne fait évidemment pas le compte !

C’est ce que des délégations des académies sont venues signifier le 15 décembre, en se rassemblant devant le Ministère, le jour du Comité technique ministériel examinant la répartition des moyens en postes dans l’Éducation nationale.

La politique calamiteuse de Blanquer, qui privatise le champ de l’orientation scolaire, doit être dénoncée auprès des enseignants et des parents, car c’est la question de la démocratisation de l’École qui est en jeu. Transformer l’orientation en une opération de placement des jeunes vers des métiers en tension, voilà ce que certains présidents de région, parfois candidat·e·s à l’élection présidentielle n’hésitent pas à annoncer.

Ceci ne correspond ni à l’histoire de la profession, ni aux valeurs de notre métier de psychologue !

En 2022, malgré tous les obstacles que ce Ministère déploie sur notre route, ne restons pas isolés, agissons non seulement pour améliorer nos conditions de travail, mais aussi pour obtenir des augmentations de salaire, un plan de recrutement pour les années à venir et le respect de nos missions !

Le SNES-FSU vous souhaite une excellente année 2022 pour vous et vos proches et s’efforcera avec vous, d’en faire une année de progrès et d’avancées dans la satisfaction de nos revendications.

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Vigilance : vote du CA sur la DGH en février

mar, 04/01/2022 - 13:30

Des chefs d’établissement expliquent que l’on ne votera l’emploi de la DHG qu’en fin d’année. Ils présentent cela comme une nouveauté et ne comptent faire voter qu’un avis sur les suppressions de postes envisagées sans avoir examiné ce qui les motive à savoir la répartition des élèves dans les classes et celles des moyens entre les disciplines sur lesquelles le C.A. détient le pouvoir de décider.
Les chefs d’établissements sont donc invités à ne pas réunir les CA en temps voulu ou de ne pas mettre le vote du TRMD à l’ordre du jour.

Nous devons contrecarrer cette stratégie et dénoncer les contradictions du ministère.

Ainsi dans ses observations de défense (octobre 2010) [[voir les pièces jointes]] au recours du SNES contre le décret de janvier 2010, il affirme que: « l’emploi des dotations en heures d’enseignement doit être décidé dans les meilleurs délais car la mise en œuvre du projet d’établissement et des dispositifs spécifiques organisés en amont de la rentrée lui est subordonnée(dédoublement de classe, heures consacrées à différentes formes d’aide pédagogique, au travail encadré des élèves ou à la concertation des professeurs…), l’absence de décision peut ainsi paralyser l’organisation des enseignements et induit le risque, si elle se prolonge, de porter atteinte à la continuité du service public ». Cette analyse contredit les indications données en mars 2010 par le ministre expliquant aux chefs d’établissements qu’ils pouvaient remettre au mois de mai ou de juin le vote sur le TRMD.


On peut donc affirmer que la répartition de la DHG doit être votée en février ou en mars, que l’organisation de la rentrée est une urgence. Enfin, tout report du vote vers la fin de l’année scolaire, porterait atteinte à la continuité du service public. Voter la répartition en juin revient à limiter le rôle du C.A. à la validation de décisions déjà bouclées en excluant de fait le C.A. de la phase d’élaboration et en tentant de retirer aux représentants des personnels la légitimité qu’ils tiennent de leur élection contrairement aux membres du conseil pédagogique.

En bref, le vote sur l’emploi de la DHG doit avoir lieu en février-mars, ce vote est obligatoire (l’article R421- 9), si le chef d’établissement refuse de mettre ce vote à l’ordre du jour, les élus au C.A. peuvent l’obtenir grâce à l’article R421-25 (dernier paragraphe).

Pour davantage de précisions , voir le CS1 n° 4 en pièce jointe.

*direction des affaires juridiques du ministère de l’Education nationale.

Documents joints mémoire de défense, première partie mémoire de défense , deuxième partie CS1 prépa de rentrée 2018

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Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude

dim, 02/01/2022 - 18:15
Une voie très étroite

Le corps des professeurs agrégés doit devenir progressivement le corps de référence du second degré. La liste d’aptitude est un des éléments importants d’un processus d’unification des corps d’enseignement et de revalorisation que le SNES-FSU revendique, au même titre que l’augmentation du nombre de postes offerts aux concours de l’agrégation. Pour cela, il serait nécessaire que des critères clairs, objectifs et transparents président aux nominations, ce qui supposerait un barème, inexistant actuellement. Il faudrait également que les CAP (Commissions administratives paritaires) soient à nouveau réunies pour jouer pleinement leur rôle de contrôle et de propositions. Nos revendications, fruit des réflexions collectives, ont été largement approuvées par la profession lors des dernières élections. Au moment d’établir ses propositions, l’administration serait bien inspirée de s’en souvenir et d’abandonner des pratiques qui décrédibilisent cette voie de promotion.

Conditions de recevabilité

Les candidats doivent remplir les conditions suivantes :

  • être au 31 décembre 2021 professeur certifié, ou professeur de lycée professionnel ou professeur d’éducation physique et sportive, quel que soit le mode d’accès au corps ;
  • être en activité dans le second degré ou dans l’enseignement supérieur, ou mis à disposition d’un autre organisme ou d’une autre administration, ou en position de détachement ;
  • être âgé de 40 ans au moins au 1er octobre 2022 ;
  • justifier à cette même date de dix années de services effectifs d’enseignement, dont cinq dans leur corps.

Remarques : les collègues relevant d’une discipline pour laquelle il n’y a pas d’agrégation (exemple : la documentation) doivent postuler dans la discipline dans laquelle ils justifient du diplôme le plus élevé. Il en est de même pour les PLP.

Dossier de candidature

L’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude se fait exclusivement par acte de candidature individuelle.

Pour les collègues affectés en académie, l’acte de candidature et la constitution du dossier se font uniquement via le portail de services i-Prof :https://www.education.gouv.fr/i-prof-l-assistant-carriere-12194 . Les collègues gérés par le bureau DGRH B2-4 (« 29e base ») utiliseront le portail i-Prof à partir du menu « Vous êtes enseignant du second degré hors académie ».

Le dossier de candidature en ligne doit comporter, à l’exclusion de tout autre document :

  • le curriculum vitæ rubriqué, qui doit faire apparaître la situation individuelle du collègue : mode d’accès au corps, formation initiale et continue, diplômes au-delà du mastère, itinéraire professionnel (établissements…), activités diverses au sein de l’institution ;
  • une lettre de motivation « qui fait apparaître l’appréciation portée par le candidat sur les étapes de sa carrière, l’analyse de son itinéraire professionnel, les motivations (projets pédagogiques, éducatifs ou autres) qui le conduisent à présenter sa candidature. Complémentaire au curriculum vitæ qui présente des éléments factuels, la lettre de motivation permet au candidat de se situer dans son parcours professionnel en justifiant et en valorisant ses choix. Elle présente une réflexion sur sa carrière écoulée et met en évidence les compétences acquises, les aptitudes et les aspirations qui justifient sa demande de promotion ».
Comment suivre mon dossier ?
Les élus académiques agrégés du SNES-FSU peuvent vous apporter leurs aide et conseils pour le contenu et/ou la forme de la lettre de motivation. La fiche syndicale de suivi individuel est un outil essentiel pour le suivi de chaque dossier individuel et pour l’intervention des élus du SNES-FSU, majoritaires en CAP. On peut aussi la télécharger sur notre site www.snes.edu. Bien penser à la renseigner et à l’envoyer suffisamment avant la tenue de la CAP compétente. Calendrier et procédure

Pour les collègues affectés en académie, l’acte de candidature et la constitution du dossier se font entre le 3 et le 24 janvier 2022.

Les collègues gérés en « 29e base » doivent faire parvenir au bureau DGRH B2-4, au plus tard pour le 1er février 2022 la fiche d’avis téléchargeable sur Siap, dûment renseignée et visée par leur supérieur hiérarchique.

Selon la note de service du 9 décembre 2021, voici comment l’administration traite les demandes :
« Les inspecteurs et les chefs d’établissements ou, selon le cas, les supérieurs hiérarchiques, formulent un avis via l’application I-Prof sur chacun des agents promouvables. »
Les recteurs font remonter leur tableau de propositions d’inscription sur les listes d’aptitude à la direction générale des ressources humaines au ministère avant le 11 mars 2022. « Les propositions du recteur sont classées par discipline d’agrégation d’accueil et, dans chaque discipline, par ordre préférentiel ». Les recteurs veilleront « à renseigner, sur la fiche de candidature de l’agent, le rang de classement et [leur] motivation ».

Contingent de promotions

Le contingent de promotions est établi sur la base d’1/7e des titularisations par concours de l’année précédente, pour chaque discipline d’agrégation. Celui de 2022 n’est pas encore connu.

Par discipline

Plus de 15 000 professeurs se portent candidats chaque année. Le taux de promotion (ratio candidats/promus) reste dérisoire de l’ordre de 2 %. En 2021, seulement 326 collègues ont pu intégrer par liste d’aptitude le corps des professeurs agrégés.

Les 326 possibilités de promotions ont été réparties comme suit entre les disciplines (voir tableau page ci-contre).

DisciplineNombre de promotions 2021Allemand13Anglais31Arabe0Arts appliqués2Arts plastiques6Biochimie-génie biologique3Économie et gestion18Éduc. musicale et chant choral6Éducation physique et sportive20Espagnol12Hébreu1Histoire-géographie27Italien2Langues de France, langue d’Oc Occitan1Lettres classiques14Lettres modernes35Mathématiques55Philosophie14Portugais1Sciences économiques et sociales11Sciences de la vie et de la Terre18Sciences médico-sociales9Sces et tech. médico-sociales (ENNA)0Sciences physiques23SII et ingéniérie des constructions3SII et ingénierie électrique3SII et ingénierie informatique1SII et ingénierie mécanique6Total326 Date prévisionnelle de publication des résultats
  • Le ministère prévoit de publier les résultats le 5 juillet 2022.
Après la promotion : le reclassement

Les collègues promus sont principalement en hors-classe ou en classe exceptionnelle de leur corps : ils sont titularisés au 1er septembre 2022 dans le nouveau corps et y sont reclassés dans la classe normale par reconstitution de carrière, avec utilisation des coefficients caractéristiques (135/175e).

Exemple : un professeur certifié placé au 5e échelon de la hors-classe (indice 763) avec un an d’ancienneté dans cet échelon sera reclassé au 1/09/2022 dans le corps des agrégés au 10e échelon (indice 800) avec un reliquat d’ancienneté dans cet échelon de 9 mois et 2 jours.

Situation particulière des collègues étant en classe exceptionnelle

Deux situations sont à distinguer.

  • Si le collègue est au 4e échelon de la classe exceptionnelle (indice 830), il sera reclassé au 11e échelon des professeurs agrégés soit au même indice et sera éligible à un passage à la hors-classe dès l’année suivante.
  • En revanche, si le collègue est déjà au 5e échelon de la classe exceptionnelle (échelon « spécial » : chevron A1 ou A2), il sera reclassé au 11e échelon des professeurs agrégés, tout en gardant à titre personnel le chevron détenu. Cela signifie que, pendant un an, il ne peut accéder au chevron suivant. Si ce collègue est proche de la retraite, il sera financièrement plus avantageux de renoncer à la promotion par liste d’aptitude. Dans ce cas, la date limite de renonciation individuelle à la promotion par liste d’aptitude est fixée par le ministère au 30 juillet 2022. Ce choix peut être délicat : consulter impérativement les élus du SNES-FSU pour éviter toute décision hâtive.
L’avis du SNES-FSU
Pour le SNES-FSU, tout collègue n’ayant plus de possibilité d’évolution dans son corps d’origine est fondé à postuler. Cette voie de promotion doit devenir exemplaire dans son fonctionnement. Les pratiques arbitraires que tentent d’utiliser l’administration ou l’inspection doivent cesser.
Le SNES-FSU revendique :
• des règles collectives et des critères transparents de nomination par liste d’aptitude, traduits dans un barème ;
• la création d’agrégations dans toutes les disciplines ;
• l’augmentation du nombre des postes offerts à l’agrégation, tant externe qu’interne ;
• le passage du ratio de 1 recrutement par liste d’aptitude pour 7 titularisations par concours à, dans un premier temps, 1 pour 5, pour l’établissement du contingent annuel de promotions.

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La vérification de vos barèmes, c’est avec le SNES !

dim, 02/01/2022 - 16:57
Pas de groupes de travail de vérification…

Lors des travaux des groupes de travail de vérification des vœux et barèmes, vos élus repéraient de nombreuses erreurs dans les documents fournis par l’administration et les faisaient corriger. Depuis le mouvement 2020, qui a vu la mise en œuvre de la loi de transformation de la Fonction publique, ils ne sont plus destinataires de la part de l’administration de l’ensemble des informations concernant les participants au mouvement. Ainsi, chaque participant devrait vérifier seul si l’ensemble des bonifications auxquelles il a droit lui ont bien été attribuées. Il devrait demander seul la correction des erreurs qu’il aura éventuellement repérées.

… mais le SNES vous accompagne dans cette étape

Le SNES-FSU continue de dénoncer cette volonté du gouvernement d’isoler les agents face à l’administration et met tout en œuvre pour les conseiller et les aider, notamment lors de cette phase cruciale de vérification des barèmes.

Contactez votre section académique SNES

Si vous participez à l’inter, vous avez accès à vos barèmes sur une période d’environ deux semaines en fonction d’un calendrier propre à chaque académie (voir la section académique SNES pour connaître les dates vous concernant).

Vos barèmes peuvent différer de ceux affichés sur SIAM au moment de la saisie des vœux

En effet, SIAM prenait en compte ce que vous aviez déclaré en matière de bonifications. Le barème affiché maintenant a été recalculé à l’aune des pièces que vous avez fournies avec votre confirmation de participation. Le barème peut aussi être différent d’un vœu à l’autre, en fonction des bonifications liées à chacun des vœux.

N’attendez pas pour vérifier vos barèmes !

À l’issue de la période d’affichage il sera trop tard pour faire opérer des modifications. C’est pourquoi il vous faut vérifier vos barèmes dès le début de la période avec l’aide des commissaires paritaires et des militants du SNES-FSU de votre académie (ou du national pour les participants relevant de la 29ème base).

Pensez à nous communiquer votre fiche de suivi individuelle !

Si vous avez déjà complété votre fiche de suivi individuelle et que vous avez fait parvenir copie de votre dossier complet, nous avons les éléments pour vous aider. Si ce n’est pas le cas, faites-le au plus tôt sans oublier de nous envoyer une copie de votre dossier complet de confirmation de participation.

Les élu-es et les militant-es du SNES-FSU sont déterminé-es à ne pas vous laisser seul-e face à l’administration : contactez-les !

Se syndiquer

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Salons d’orientation : le quoiqu’il en coûte ?

dim, 02/01/2022 - 14:20

A quelques jours de la reprise, le ministère a mis à jour la foire aux questions COVID de l’Éducation nationale. Peu de changement pour les collèges, lycées et CIO. Très peu de réponses ont été apportées (voir article https://www.snes.edu/article/rentree-sous-5eme-vague-beaucoup-de-questions-sans-reponse/)

Un point n’est pas évoqué dans la FAQ: le maintien des salons d’orientation. Si les sorties scolaires et accompagnements de classe sont déconseillés, il serait logique que les établissements renoncent aux « sorties pédagogiques en salons » mais il n’y a aucune interdiction. De même, le ministre du tourisme a précisé que les salons, foires et visites de zoos pourraient se tenir sans jauge avec passe sanitaire puisque, contrairement aux concerts et spectacles, les visiteurs circulent !!!

Les organisateurs de salons (groupes privés mais aussi régions) ont annoncé sans attendre leur maintien. On peut s’en étonner sachant dans quelles conditions se déroulent les salons d’orientation : en intérieur, avec brassage de population, peu de distanciation physique. En l’absence de toute précision et décisions, que le MENJS et les rectorats ne prendront sûrement pas,  la convocation des psychologues sera vraisemblablement maintenue  pour participer sur le stand à des entretiens au mépris de leur santé.  

Le SNES-FSU demande que toutes les mesures soient prises pour protéger la santé des personnels. Si les visiteurs circulent sur les foires et salons, les professionnels, quant à eux, ne circulent pas et s’entretiennent avec nombre de consultants. Le SNES-FSU n’a jamais encouragé les  PsyEN à prendre du temps sur les activités habituelles prévues en établissement ou en CIO pour une participation aux salons. Les entretiens essentiellement informatifs à la chaîne  ne permettent pas tout l’approfondissement et le suivi nécessaires à chaque situation. Ils ont peu d’intérêt pour les consultants si ce n’est leur conseiller de s’adresser à leur CIO de secteur.

Les conditions de travail des PsyEN et des DCIO sont déjà suffisamment dégradées, il n’est pas question d’en rajouter ! Elles·Ils doivent pouvoir rester en bonne santé afin de poursuivre leur véritable travail d’accompagnement, auprès des élèves et des équipes d’établissements.

Le SNES-FSU interpellera les rectorats partout où des salons sont maintenus pour exiger le strict respect du volontariat. C’est la santé des personnels qui doit primer sur l’économie et les accords  État/rectorat/région.

Sur la question des salons virtuels créés depuis la pandémie, nous rappelons  que le volontariat est également la règle. L’article rédigé en janvier 2021 reste d’actualité : https://www.snes.edu/article/salons-virtuels-et-ballons-dessai/

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Augmenter les salaires, une urgence !

jeu, 09/12/2021 - 21:04

Le contexte économique (reprise de l’inflation) a remis au centre des débats la question des salaires et des pensions. Dans la Fonction publique, le gel du point d’indice depuis 2010 (en dehors de deux timides augmentations en juillet 2016 et janvier 2017) conduit à un décrochage salarial et d’importantes pertes de pouvoir d’achat.

La FSU a porté la voix des fonctionnaires à l’occasion de la conférence salariale et l’impératif d’une revalorisation immédiate. Amélie de Montchalin refuse de dégeler le point d’indice, la FSU, avec la CGT et Solidaires a donc quitté ces discussions.

La FSU quitte la conférence salariale. Communiqué à lire sur le site de @FsuNationale : https://t.co/c99rKFGxJH https://t.co/atrOcYbZ2l

— SNES-FSU (@SNESFSU) December 9, 2021

La FSU, avec la CGT, Solidaires et la FA-FP, est signataire d’une tribune appelant à une véritable reconnaissance des agents de la Fonction publique, par le biais d’une augmentation générale des salaires. Les personnels des trois versants de la Fonction publique ne peuvent se contenter de discours louangeurs ou de mesures parcellaires (Le Monde), signé notamment par des syndicalistes, de militants de la vie associative, de la vie politique et de la culture.

Pour soutenir cette tribune, signez la pétition »la reconnaissance des agentes et agents de la Fonction publique passe par une augmentation générale de leur salaire »

Signez la pétition

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