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Mis à jour : il y a 3 jours 16 heures

Évaluations CEDRE en français : le niveau stagne, les inégalités s’accentuent

sam, 01/10/2022 - 11:28
Le poids de l’origine sociale toujours aussi lourd

La première note de la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance) met en exergue une « légère hausse du niveau global des élèves [en fin de primaire] en 2021 » : le score moyen passant de 251 à 254 entre 2015 et 2021. Or, cette petite progression est surtout portée par les élèves du public hors éducation prioritaire. Ainsi, l’écart se creuse de nouveau entre d’une part les élèves en établissements REP ou REP + et, d’autre part les élèves hors éducation prioritaire. Cet écart avait pourtant diminué significativement entre 2003 et 2015 : il avait effectivement décru de 13 points !

D’après la seconde note de la DEPP, cet écart augmente également en fin de collège puisque les élèves de Troisième issus d’établissements en éducation prioritaire ont un score moyen inférieur de 8 points par rapport aux évaluations de 2015 alors que le score moyen des élèves hors éducation prioritaire stagne.

Comme dans beaucoup de ses analyses, la DEPP est de nouveau obligée de constater que les « différences de niveaux restent très marquées par l’origine sociale des élèves », aussi bien pour les élèves du primaire que du secondaire.

Ainsi, au collège, plus de 30% des élèves en éducation prioritaire se situent dans les groupes de bas niveaux en matière de compétences langagières et de compréhension de l’écrit ; « c’est quasiment le double par rapport aux élèves scolarisés dans le public hors éducation prioritaire (16,6%) », écrivent les rapporteurs.

Que faire face à ces inégalités ?

La DEPP avance une cause pour expliquer cette réalité : les élèves inscrits dans un établissement d’éducation prioritaire, et notamment en collège, sont ceux qui ont eu le plus de mal à travailler pendant la crise sanitaire.

C’est dire si le lien pédagogique avec les professeur.e.s est primordial, et particulièrement pour les élèves de milieux défavorisés. Un enseignement à distance, ou même hybride ne saurait remplacer le travail en classe. Comment, à distance, bien répondre aux questions et aux malentendus, reformuler quand c’est nécessaire, sentir les blocages et les incompréhensions, encourager d’un regard, d’un sourire, d’une parole, inspirer une dynamique de groupe, assurer l’élève qu’il a toute sa place à l’École ? Il faut un cadre concret, serein et humain pour construire une relation pédagogique qui permette aux enfants et adolescent.e.s d’entrer dans les apprentissages malgré leurs difficultés. Les analyses de la DEPP vont dans le sens des mandats portés par le SNES-FSU, à savoir renforcer les enseignements et les aides au sein de la classe pour pouvoir éduquer tous et toutes.

En outre, il est absolument essentiel pour résorber ces écarts qui perdurent et s’amplifient, de désenclaver les établissements relevant de l’éducation prioritaire. Restaurer de l’hétérogénéité permettrait de croiser des manières de s’exprimer plus variées, de confronter ses représentations à d’autres notamment son rapport à l’écrit et à la lecture.

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Allègements du programme d’examen de mathématiques en Terminale : rien n’est résolu !

sam, 01/10/2022 - 10:49

Le BOEN du 30 septembre acte, pour la session 2023 et les sessions suivantes, des limitations nouvelles au programme d’examen, pour la voie générale comme pour la voie technologique.

Elles se rajoutent à celles déjà connues pour les sessions d’examen à partir de la session 2021, pour la voie générale et pour la voie technologique et celles prévues à partir de la session 2022 pour la voie générale et la voie technologique (STI2D et STL).

Au vu de ces deux séries de textes qui se complètent, le récapitulatif de ces limitations pour les mathématiques, et de leur date d’entrée en vigueur est résumé dans le document ci-dessous :

Programme Examen Terminale Générale & Technologique – Math…Télécharger Effets d’annonces et surprenante valse à trois temps

La lecture attentive des nouveaux ajustements censés entrer en vigueur à partir de la session de 2023 montre … qu’il n’y a en réalité aucun allègement nouveau ! Pire : les ajustements publiés ce 30 septembre 2022 réintroduisent, dans le programme d’examen de la voie générale, la partie des équations différentielles, qui, prévues pour la session 2021 et au-delà, avait été exclue du programme d’examen à partir de la session 2022. En trois sessions, le ministère aura donc réussi le tour de force d’alléger réellement deux fois le programme limitatif de l’examen et de faire semblant de le faire à la troisième année ! Il entretient ainsi une confusion permanente qui déstabilise sans cesse le travail personnel comme collectif de programmation annuelle, et ment aux élèves et collègues qui ont cru aux promesses du ministre.

Paradoxes et fausse route

Sur le fond, ces allègements – reconduits à l’identique, voire alourdissant le programme d’examen ! – conduisent au paradoxe de laisser davantage de temps aux collègues (1 à 2 semaines de plus) pour traiter un programme d’examen plus réduit qu’initialement envisagé : la conséquence en est une fin d’année qui a une durée réduite avec davantage de points à aborder. En envoyant ainsi le signal de parties du programme reléguées en fin d’année dans un temps contraint, le ministère reconnaît implicitement que le programme comporte des éléments moins prioritaires, tout en se refusant par ailleurs à l’alléger, et en plaçant ainsi les collègues dans une situation pour le moins inconfortable. A cela se rajoutent les effets de démobilisation de certains élèves déjà constatés l’an dernier une fois l’examen passé, au point d’interroger sur la possibilité pour les collègues de pouvoir traiter correctement avec les élèves le programme dans son entièreté et toutes ses exigences. Sans parler des effets, totalement niés par le ministère, de cette démobilisation dans les poursuites d’études…

Le SNES-FSU continue de penser qu’il est urgent de mettre fin au non-sens pédagogique que constitue le maintien des épreuves de Spécialité en mars. Le ministère vient de faire, avec ses annonces en trompe-l’oeil, la démonstration qu’il n’est pas possible d’alléger les programmes d’examen, seule piste consentie pour faire mine d’alléger la pression d’épreuves prévues en mars…

La seule bonne solution viable dans l’intérêt des élèves et qui fasse sens au plan pédagogique est de les décaler à la fin juin, en interrogeant les élèves sur la totalité du programme. Le SNES-FSU continuera, avec la profession, ses actions en ce sens.

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Quand les collèges et lycées sont des passoires thermiques : quel est le coût de l’inaction ?

ven, 30/09/2022 - 20:21

Alors que la crise climatique est déjà là, et que les collèges et lycées sont de véritables passoires thermiques, l’Éducation Nationale ne semble pas prendre la mesure de la situation.

Invitée à L’émission du SNES-FSU du 29 septembre, Coralie Benech, co-secrétaire générale du SNEP-FSU revenait sur la problématique des dépenses énergetiques, particulièrement prégnante dans les établissements sportifs.

85 % des équipements sportifs sont antérieurs à 2005,  et les deux tiers des piscines datent d’avant 1995. C’est un gouffre énergétique et on a besoin d’un plan de rénovation, y compris pour assurer de manière pérenne et continue l’enseignement de l’Éducation Physique et Sportive. Il faut un plan d’investissement de l’Etat, parce que les collectivités territoriales seules ne pourront pas y arriver.

Coralie Benech

Loin de prendre le sujet à bras le corps, le gouvernement en reste à des mesures lui permettant surtout de se donner une bonne conscience environnementale, quand il ne nous invite pas à porter doudounes et cols roulés.

Pourtant, des solutions existent.

Le SNES-FSU de son côté porte une autre ambition.

Nous, on se dit : comment se mettre dans les meilleures conditions pour que les élèves puissent apprendre et que le personnel puisse travailler. Et ça veut dire deux choses : le présentiel et l’anticipation, des aides aux collectivités territoriales. Il n’est pas question de payer le prix de l’impréparation ou de l’inconséquence du gouvernement sur ces sujets-là.

Sophie Vénétitay

Le SNES-FSU a fait des propositions concrètes. Nous portons un projet ambitieux, ancré dans les réalités professionnelles, ce projet peut changer le quotidien des personnels, des élèves et des usagers des établissements, qu’ils soient sportifs ou scolaires.

Des établissements à la hauteur des enjeux climatiques

Des établissements prêts pour la crise climatique et adaptés aux personnes en situation de handicap.

  • Refonte des indemnités relatives à la mobilité douce
  • Investissements pour des établissements durables, écologiques et inclusifs
  • Circuits courts et l’agriculture raisonnée dans les cantines.

Les travaux de rénovation et d’isolation coûtent cher mais le coût de l’inaction coûte plus cher que le coût de l’action : le premier est évalué à 5 % du PIB contre 1 % pour le second. Sur le long terme, le coût est amorti, avec une meilleure performance énergétique. En s’appuyant sur une mutualisation par l’ensemble des utilisateurs des équipements sportifs, on permet de meilleures conditions de travail pour les enseignants.

Coralie Benech

En la matière, l’État doit prendre sa part.

Les besoins, notamment en termes d’isolation de vieux bâtiments, ne sont pas assez entendus et l’État ne peut pas non plus toujours se décharger sur les collectivités territoriales. Il doit reconnaitre sa responsabilité dans la continuité du service public d’éducation en présentiel.

Tout a été chiffré (cf le référentiel ci-dessous), on demande à ce que tout le monde soit associé. Des solutions existent, il faut juste une orientation politique et une aide de l’État aux collectivités territoriales.

Coralie Benech Lire le Référentiel du SNEP-FSU : transition environnementale des équipements

Des choix politiques

Malgré la bonne volonté affichée par Elisabeth Borne, le compte n’y est pas. Comme nous l’indiquions dans un précédent article intitulé « Isolation des bâtiments : une urgence » : sur les 4 Mds€ destinés à la rénovation énergétique, seulement 500 millions ont été employés pour la rénovation des bâtiments scolaires, soit environ 2000 projets, alors que le ministère dénombre 59 650 établissements scolaires en France.

Il y a des solutions. C’est un vrai choix politique. Ça s’applique à tout le bâti scolaire. Il y a des installations à rénover, d’autres construire, pour diminuer les inégalités sur le territoire. On sait que c’est que c’est un coût important mais c’est un investissement. Pour nous, c’est le moment de le faire.

Coralie Benech

Problème : il semble que le volet économique passe avant les conditions de travail des élèves et des personnels. Et les dernières déclarations de Pap N’Diaye concernant l’hiver compliqué et la nécessité d’assurer la continuité pédagogique rappelle des souvenirs et de grands moments de solitudes ces derniers 18 mois !

Sa réponse est le symbole de l’impréparation sur cette question-là. Le renvoi aux collectivités territoriales, cette espèce de ping-pong qu’on a connu pendant 2 ans, qui va financer les capteurs de CO2 ou la rénovation des bâtiments ? Mais on n’a pas la réponse, qui est de dire que l’Éducation Nationale s’empare du sujet, fait les investissements nécessaires, réunit les acteurs, concerte, prend de décisions.

Sophie Vénétitay

Pour aller plus loin Notre article sur le confort thermique et les droits des personnels

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Revalorisation des salaires : « on a sorti notre calculatrice : le compte n’y est pas ! »

ven, 30/09/2022 - 16:44

Ce jeudi 29 septembre, la mobilisation nationale était particulièrement suivie par les personnels de l’Éducation Nationale. C’est un bilan plutôt encourageant pour la suite : 30 % de grévistes dans les collèges et lycées, et des cortèges plutôt fournis un peu partout.

Une première mobilisation qui en annonce d’autres :

C’était une journée cruciale. C’est le point de départ d’une mobilisation qui va aller en continu. Il y a de la colère suite aux annonces sur les salaires. Des annonces très insuffisantes par rapport à la réalité et qui exige des mesures beaucoup plus fortes.

Sophie Vénétitay

Car les chiffres annoncés par le gouvernement parlent d’eux-mêmes : la promesse d’une augmentation de 10 % des salaires en 2023 ne pourra pas être tenues.

C’est une promesse sortie de nulle part pendant le débat d’entre-deux-tours. Tout d’un coup, Emmanuel Macron a eu l’air de se souvenir que les enseignants existaient. La promesse : l’augmentation de tous les professeurs de 10 % sans condition en janvier 2023 et aujourd’hui, qu’en est-il ? La revalorisation ne commencera pas en janvier mais en septembre 2023 ; ensuite, ce ne sera pas 10 % pour tout le monde ni sans condition.

Sophie Vénétitay

Le gouvernement a annoncé 935 millions d’euros pour les salaires en 2023, dont 636 millions pour la partie « sans condition ». Le SNES-FSU a voulu vérifier si, avec cette somme, le gouvernement pouvait tenir sa promesse. Résultat, l’effort n’est fait qu’à moitié :

On a sorti notre calculatrice : si on veut augmenter tous les personnels sans condition de 10 %, il fallait prévoir 1,2 milliard d’euros là où le gouvernement ne met que 635 millions d’euros. Là, il y a tromperie : le compte n’y est pas, tout le monde ne sera pas augmenté.

Sophie Vénétitay

Devant ces chiffres, il serait illusoire de penser que les revalorisations des salaires concernent tous les personnels de l’Éducation Nationale sans contrepartie.

Il y a une entourloupe, une arnaque sur le dossier des salaires. On n’a aucune visibilité et on est très loin du compte.

Sophie Vénétitay

La somme n’y est pas, et le discours du gouvernement n’est pas clair. Un temps, on a parlé de 6 milliards d’euros pour les salaires durant le quinquennat, mais aujourd’hui, ce chiffre n’est plus évoqué.

Face à la #rentréedelapénurie, la réponse du gouvernement se limite à "On va vous payer un peu mieux mais pas beaucoup et on va vous faire travailler plus". Ce n'est pas une vraie revalorisation ! #Greve29Septembre

— SNES-FSU (@SNESFSU) September 29, 2022

Parmi ses propositions, le gouvernement réinvente le « travailler plus pour gagner plus », sous couvert de revalorisation

Le travailler plus pour gagner plus est synonyme de surcharge de travail, mais certainement pas de la revalorisation. C’est payer quelqu’un pour ce qu’il fait, ce qui est complètement normal. C’est à rebours de ce que nous vivons : on ne fait pas assez le plein aux concours parce que nos métiers ne sont pas assez attractifs du point de vue des salaires et que les conditions de travail sont très dégradés : le ministère est hors sujet.

Sophie Vénétitay

Les personnels de l’Éducation Nationale ne sont pas tous des professeurs !

Pensant rendre nos métiers plus attractifs, le gouvernement met l’accent sur les professeurs en début de carrière en promettant des salaires revalorisés à 2000 €.

Mais quid des autres ?

Les professeurs en milieu et en fin de carrière risque d’être les grands perdants, en n’ayant pas de revalorisation. C’est assez terrible pour eux, qui ne bénéficient de rien et restent sans perspective. On alimente la dynamique de démission. C’est aussi une forme de mépris, un oubli inacceptable. Revaloriser, c’est pour tout le monde, et c’est sans contrepartie.

Sophie Vénétitay

De plus, et contrairement à ce que semble penser Emmanuel Macron et Pap N’Diaye, les personnels de l’Éducation Nationale ne sont pas tous des professeurs. Ce sont aussi des CPE, des Psy-EN, des AED et des AESH qui sont dans une grande précarité… Ces collègues ne semblent pas être entendus, ce qui, là encore, suscite de grandes colères.

#Greve29Septembre Agen #pournossalaires, les #AESH en première ligne, et pour cause !! pic.twitter.com/KFhTGTiEgn

— SNES-FSU47 (@snes47) September 29, 2022

L’autre grand dossier de cette mobilisation : les retraites.

La FSU est depuis toujours très engagée et moteur de mobilisation sur le sujet des retraites, qui était l’autre grand sujet de la mobilisation de ce jeudi. Le message que nous portons est clair : pas question de retarder l’âge de départ à la retraite.

Est-ce que des personnels de L’Éducation nationale seront encore devant des salles de classes à 65, 66 ans voir plus ?! Il faut se rappeler ce que sont les conditions de nos métiers. Derrière cette réforme injuste et brutale, il y a une question de société : il est possible de financer notre système de retraite autrement. Ça pose des questions de justice fiscale et de choix politiques.

Sophie Vénétitay

Ce lundi 3 octobre se tiendra une réunion au ministère, en présence du ministre. Mais là encore, tout est flou : quel suivi ? Quelles dates pour avancer sur les dossiers ? Nous attendons davantage, autant dans la méthode que sur le fond. Nous sommes aussi dans un contexte parlementaire particulier : les budgets sont discutés à l’Assemblée Nationale ; c’est le moment pour les parlementaires de soutenir tous les personnels de l’Éducation Nationale.

Plus personne ne conteste que les personnels de l’Éducation Nationale sont mal payés et c’est le résultat du travail syndical. Mais la deuxième étape aujourd’hui c’est que ça se concrétise dans les actes. On parle des personnels qui se retrouvent face aux élèves, la question des salaires c’est un enjeu de société et les parlementaires doivent s’en saisir.

Sophie Vénétitay Nos engagements en matière de salaire et de conditions de travail

 

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Pour nos salaires et nos métiers, la mobilisation commence !

ven, 30/09/2022 - 11:58
Budget 2023 – le compte n’y est pas !

Les annonces budgétaires 2023 confirment la tromperie car tous les enseignants, début, milieux et fin de carrière ne seront pas concernés par une augmentation de 10 % dès l’année prochaine, ni les suivantes.

(Communiqué) #Salaires Budget 2023 : le compte n’y est pas !
Les annonces budgétaires confirment la tromperie : tous les personnels ne seront pas concernés par une augmentation de 10 % l’année prochaine, ni les suivantes.#Grève29septembre #PourNosSalaireshttps://t.co/hjrkuWXRaW

— SNES-FSU (@SNESFSU) September 27, 2022 Bilan de la grève du 29 septembre

30% des professeurs, CPE, PsyEN, AED et AESH sont en grève aujourd’hui dans les collèges, lycées et CIO.
Dans un contexte économique difficile où perdre une journée de salaire est rendu encore plus pesant, cette mobilisation est le signe d’une profonde colère. Elle s’est aussi largement exprimée dans les nombreuses réunions animées par le SNES-FSU dans les établissements depuis la rentrée.

Dans ces réunions et dans les manifestations aujourd’hui, nos collègues ont témoigné de leur colère après la tromperie des promesses présidentielles actée dans le mail qu’Emmanuel Macron a envoyé aux enseignants le 16 septembre et confirmé par les grandes lignes du budget 2023. Il n’y aura finalement pas 10 % d’augmentation pour toutes et tous en janvier septembre ? 2023 ! Le gouvernement y ajoute des suppressions de postes pour la rentrée 2023 qui vont encore davantage dégrader les conditions de travail, s’inscrivant dans la droite lignée du quinquennat précédent où 7900 emplois ont été supprimés. Les atermoiements de début septembre du ministre de l’Education nationale sur la question salariale, en particulier sur la situation des milieu et fin de carrière, ont aussi nourri l’amertume, tout comme l’oubli systématique de certaines catégories de personnels, CPE, PsyEN, AED et AESH, dans les discours gouvernementaux sur les salaires. Enfin, le déni de réalité du ministre qui évoque une rentrée réussie très loin de la vraie rentrée vécue sur le terrain (manque de personnels, classes surchargées etc) rappelle quelques pratiques du précédent quinquennat que l’on avait pu croire oubliées…

#Greve29Septembre #Limoges pic.twitter.com/HKK7zIh2sq

— SNES-FSU Limoges (syndiquez-vous !) (@sneslimoges) September 29, 2022

Des réunions aux manifestations, tout montre un mélange de colère, de ressentiment, d’agacement et d’amertume, nourri aussi par les dernières provocations sur la réforme des retraites. Derrière le dossier salarial, c’est aussi le lien entre les personnels et l’institution et la crédibilité de la parole politique déjà très abîmés lors du dernier quinquennat, qui se jouent.

Le SNES-FSU continuera de travailler en intersyndicale pour poursuivre la mobilisation et portera ses exigences, à commencer par la réunion ministérielle du 3 octobre, pour une augmentation des salaires pour toutes et tous sans contreparties qui passe notamment par

  • Un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une revalorisation des carrières.
  • Un mécanisme pérenne d’indexation des salaires sur les prix.
  • Une augmentation des salaires des AED et des AESH, ainsi qu’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.
communiqué au format pdfTélécharger

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Grève du 29 septembre et transition énergétique : revivez L’émission du SNES-FSU

ven, 30/09/2022 - 11:56

L’émission du SNES-FSU revenait ce jeudi 29 septembre sur la mobilisation nationale pour les salaires et le pouvoir d’achat, puis abordait le sujet de la transition énergétique et notamment concernant le bâti.
Revivez nos échanges, nos réponses à vos questions, et partagez autour de vous !

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Non-titulaires : des droits nouveaux

jeu, 29/09/2022 - 16:54

Jusqu’à maintenant, les CCP (commissions consultatives paritaires) n’étaient réunies qu’à l’initiative du rectorat et seulement pour traiter des cas de licenciement et de sanctions disciplinaires des agents non-titulaires ou contractuels. Pour toutes les autres étapes de la carrière, le rectorat avait les coudées franches et nul besoin de justifier ses décisions.

En 2022, ça change!

Et pour une fois, dans le bon sens, celui du progrès ! Comme les titulaires, les contractuels pourront faire appel à la commission et à leurs représentants en cas de refus de temps partiel, de refus de congé formation ou de non autorisation d’absence pour préparer un concours. L’argument d’autorité ne sera plus de mise et l’administration qui refuse ces autorisations sera donc obligée de se justifier. Il sera aussi possible de faire un recours devant la commission pour demander la révision du compte-rendu de l’entretien professionnel. C’est donc pour exercer des droits nouveaux que non-titulaires et contractuels sont appelés à voter en décembre 2022, pour la FSU. Que vous soyez enseignant ou enseignante, CPE, Psy-ÉN, AESH ou AED, vous pourrez compter sur les commissaires paritaires de la FSU. Comme vous, ils et elles exercent dans les établissements ou les CIO et connaissent les contraintes du métier. Formés par le syndicat à intervenir dans les services rectoraux, au courant des textes officiels, ils peuvent vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches. N’hésitez pas à faire appel à eux en contactant votre section académique.

Revendiquer pour obtenir plus

Bien sûr, ces nouveaux droits obtenus ne sont pas encore suffisants : rien sur les affectations, sur les non-renouvellements, sur les conditions de travail réelles… mais c’est un premier pas. Le SNES et la FSU ne s’en contentent pas et continuent, avec vous, à revendiquer pour obtenir plus et mieux. Être bien informé·es, défendu·es, soutenu·es face à l’administration est essentiel. Pour cela, votez et faites voter FSU entre le 1er et le 8 décembre.

Comment voter?

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AED : Lutter contre la précarité

jeu, 29/09/2022 - 16:26

Certains rectorats ont une lecture extrêmement restrictive du décret et vont jusqu’à inventer des critères que ni la loi ni la réglementation n’ont prévus. Dans l’académie de Montpellier, le rectorat ne prend en compte que les années effectuées dans l’académie et sans aucune interruption pour compter les six années ouvrant la possibilité d’être recruté en CDI. Il s’agit là de ruptures d’égalité inacceptables qui sont le résultat d’évolutions statutaires opérées à la va-vite au mépris des intérêts des personnels, de l’institution et donc des élèves. Les CDI sont souvent proposés à temps incomplet en ne prenant en compte que la dotation de l’établissement alors que le recrutement est rectoral.

Pour le SNES-FSU, la cédéisation n’est pas la solution car elle n’améliore pas les conditions de travail et de rémunération des AED et ne s’accompagne d’aucune réflexion sur ce qu’elle implique comme transformations dans les Vies scolaires. Il faut au contraire travailler sur les missions dont ont besoin les Vies scolaires, améliorer les conditions de travail des AED, réduire leur temps de travail, augmenter leur salaire. Le renforcement des vies scolaires est essentiel pour les conditions de travail des personnels et la réussite des élèves.

À la suite des débats du congrès de Montpellier, le SNES-FSU mène une réflexion, impliquant notamment des AED et des CPE, pour travailler ses revendications dans le cadre de son projet pour le second degré et d’un service public ambitieux. Le SNES-FSU défend tous les personnels qu’il syndique. Il accompagne les AED pour faire valoir leurs droits et en conquérir de nouveaux.

Du 1er au 8 décembre, pour les AED comme pour tous les personnels, un seul choix pour gagner des droits et de réelles avancées : voter FSU !

Comment voter?

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Budget 2023 : « + 10 % pour toutes et tous ? Le compte n’y est pas !

jeu, 29/09/2022 - 11:15

Dans l’entre deux tours, le candidat Emmanuel Macron avait promis une augmentation de 10 % de la rémunération pour tous les enseignants en janvier 2023.
En septembre 2022, dans un mail à la profession, il revenait sur cette promesse.
Les annonces budgétaires 2023 confirment la tromperie car tous les enseignants, début, milieux et fin de carrière ne seront pas concernés par une augmentation de 10 % dès l’année prochaine, ni les suivantes.

Le ministère annonce 635 millions pour l’augmentation des rémunérations de septembre 2023 à décembre 2023, puis 1,9 milliards en année pleine. Or, pour augmenter la rémunération de 10 % de tous les personnels de septembre à décembre 2023, il faudrait engager 1,2 milliard et sur une année pleine 3,6 milliards.

Une loi de programmation pluriannuelle qui permettrait de poser les bases d’une revalorisation inscrite dans la durée ne semble plus du tout d’actualité.

Rien n’est dit non plus des autres personnels : pour le SNES-FSU, il serait inconcevable que les CPE, PsyEN, AED, AESH soient oubliés. Tous les personnels ont perdu en pouvoir d’achat ces dernières années et subissent l’inflation comme tout le monde.

Au final, il se dessine les contours d’une revalorisation qui n’en est pas une : pour une partie des personnels en 2023 sans conditions et ensuite uniquement dans le cadre du pacte, donc du travailler plus pour gagner plus. A peine sorti de la rentrée de la pénurie, le ministre confirme qu’il veut donc résorber la crise de recrutement en alourdissant la charge de travail des personnels !

Le mépris salarial s’accompagne d’une nouvelle détérioration des conditions de travail avec la suppression de 500 emplois d’enseignants dans le second degré public sous prétexte d’une légère baisse des effectifs élèves. Ces nouvelles suppressions s’inscrivent dans la continuité des 5 dernières années avec 7 900 suppressions d’emplois, soit la disparition de l’équivalent de 175 collèges alors que les effectifs augmentaient !

Ces artifices de communication doivent cesser. Il y a urgence à rattraper les pertes de pouvoir d’achat de ces dernières années et à engager un plan pluriannuel de revalorisation sans contrepartie. Le SNES-FSU exige également que la valeur du point d’indice soit indexée sur l’inflation.

Pour porter ces revendications ambitieuses, le SNES-FSU appelle à investir massivement la journée de grève et les manifestations du 29 septembre. Il ne laissera pas davantage le gouvernement s’attaquer aux retraites et mobilisera contre tout allongement des carrières.

communiqué en version pdfTélécharger

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Journée de réflexion disciplinaire histoire-géographie et SVT

jeu, 29/09/2022 - 10:45
Échanger sur ses pratiques et se former : le programme de la JRD

La matinée sera consacrée à la réflexion et aux échanges entre collègues et animée par les responsables des groupes disciplinaires histoire-géographie et SVT :

– comment les questions environnementales et climatiques qui font l’actualité sont-elles présentes dans nos programmes ?

– quelles questions scientifiques et didactiques les programmes nous posent-ils ?

– à quels enjeux de métier ces « questions socialement vives » nous exposent-elles ?

L’après-midi verra l’intervention de Fabien Locher, historien des sciences, spécialiste de l’histoire environnementale, des sciences et des techniques, co-auteur avec J.-B. Fressoz de l’ouvrage Les révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle.

Disciplines scientifiques, enjeux scolaires et débats de société

Les enjeux environnementaux et tout particulièrement le réchauffement global et les dérèglements climatiques d’origine anthropique sont présents dans les programmes scolaires. La dernière modification des textes en ce sens date seulement de l’été 2020 (lire notre analyse). Pourtant, régulièrement, des responsables politiques ou associatifs expliquent que le changement climatique n’est pas (ou mal) enseigné, et qu’il faut renforcer « l’éducation à » l’environnement.

Pour le SNES-FSU, ce n’est pas en ajoutant des lignes dans les programmes que se construit la possibilité d’aborder réellement en classe les questions environnementales. Les enseignant·es ont besoin de temps, dans la classe et avec leurs élèves, mais aussi pour se former. De nombreuses approches scientifiques (géographie, histoire, climatologie, géosciences en général…) fournissent des éléments de compréhension du réel. Se pose alors la question de la transposition de ces savoirs, sans cesse en mouvement, dans les cours, et avec des élèves qui n’ont pas la même maturité entre la 6e et la terminale !

D’autre part, la classe n’étant pas un monde fermé, les débats de société et les courants de pensée les plus douteux (climato-scepticisme voire climato-négationnisme) peuvent y interférer. Des enseignant·es sont parfois soupçonné·es de sortir de leur « neutralité » (de fonctionnaires) en insistant sur des questions environnementales qui sont obligatoirement des questions politiques. Dans le même temps, des fondations d’entreprises ou des associations financées par ces dernières proposent leurs services (« kits pédagogiques », animations dans les établissements, sorties clés en main) pour diffuser des analyses à prétention scientifique. Ces dernières sont souvent considérées, elles, comme ne posant aucun problème de neutralité…

Se retrouver pour échanger entre pairs

Contronté·es à l’enseignement de « question socialement vives », les enseignant·es ont tout particulièrement besoin d’espaces où échanger sur leur métier à l’abri de tout regard hiérarchique. Pour le SNES-FSU, l’organisation des journées de réflexion disciplinaires telles que celle du 18 novembre répond à une des vocations du syndicat : faire vivre un collectif professionnel, et y débattre en toute liberté des questions posées à nos métiers. Adhérent·e au SNES-FSU et professeur·e d’histoire-géographie ou de SVT, n’hésitez donc pas à vous inscrire à cette journée.

Une demande de stage pour formation syndicale est à adresser au Rectorat sous couvert de votre chef d’établissement au moins un mois avant la date du stage, soit avant le 18 octobre;

Les inscriptions se font via le site national du SNES-FSU, via la page « Mes stages- Colloques nationaux et JRD » dans votre espace adhérent·e

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Confort thermique et isolation des bâtiments

jeu, 15/09/2022 - 11:34

Malgré une volonté politique affichée, les opérations de diagnostic et de rénovation du parc scolaire restent largement insuffisantes. La situation énergétique devenant critique, une action déterminée du gouvernement est attendue pour aider les collectivités à réduire les émissions de CO2 et à améliorer le confort thermique dans les classes.

Confort thermique 

Selon le rapport « Rénovation énergétique des bâtiments éducatifs » (Plan bâtiment durable 2020), 75% des bâtiments scolaires sont chauffés au gaz. Face aux risques de pénurie, le conseil de défense énergétique a acté la sanctuarisation de l’approvisionnement énergétique des établissements scolaires. La circulaire Borne (2022) a également rappelé le Code l’énergie (article R241-26), qui fixe une limite supérieure de chauffage à 19°C dans les bâtiments publics, afin de réaliser des économies. Cependant, la loi ne protège pas suffisamment les personnels et usagers, puisqu’elle n’établit pas de températures minimales dans les salles de classe (de manière générale, il n’existe pas de réglementation définissant une température minimale ou maximale légale sur le lieu de travail, en dessous ou au-dessus de laquelle un salarié ne pourrait pas travailler).

  • Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), reprenant la Norme NF EN ISO 7730, un environnement de travail est considéré comme trop froid à partir d’une température de l’air inférieure à 18°C. Pour agir en cas de températures basses, saisissez votre CHSCT départemental ou académique (voir avec votre section académique).

En ce qui concerne les épisodes de canicule, il n’existe pas non plus de seuil réglementaire à partir duquel la température serait trop élevée pour permettre le travail. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) donne un seuil sanitaire : « au-delà de 30 °C pour une activité de bureau et de 28 °C pour un travail physique, la chaleur peut constituer un risque pour la santé des salariés ». L’employeur est responsable de la santé des personnels et doit évaluer, supprimer ou limiter les risques. Les risques liés aux températures peuvent être plus élevés pour certaines personnes en raison de leur état de santé. En milieu professionnel, une attention particulière doit être portée aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de maladies chroniques, prenant certains médicaments, ainsi qu’aux personnes en situation de handicap. L’évaluation des risques professionnels doit toujours tenir compte des caractéristiques individuelles, pour les risques liés à la chaleur comme pour tous les autres risques.

Pour le SNES, la protection de tous pendant les canicules est une priorité. Consultez ci-dessous la fiche vague de chaleur / Canicule :

snes-fsu-fiche-vague_chaleur_caniculeTélécharger

Rénovation énergétique

Le gouvernement affiche des objectifs ambitieux en termes de rénovation thermique et se veut exemplaire dans son action sur le parc public. Le décret « bâtiment tertiaire » du 23 juillet 2019, fixe comme objectif la rénovation de 40 % des bâtiments tertiaires (bâtiments publics et privés, hors industrie et logement) en 2030. La dépense énergétique des établissements scolaires représente 37% de l’ensemble du parc tertiaire.

Pour financer cette rénovation, E. Borne a récemment annoncé le déblocage d’un fond vert à hauteur d’1,5 milliards d’euros pour les collectivités, dont une partie serait utilisée « pour rénover énergétiquement les bâtiments publics ». Au regard du bilan de l’investissement « France relance » de 2020, il faudrait cependant accentuer l’effort global. En effet, sur les 4 Mds€ destinés à la rénovation énergétique, seulement 500 millions ont été employés pour la rénovation des bâtiments scolaires, soit environ 2000 projets, alors que le ministère dénombre 59 650 établissements scolaires en France.

Selon le rapport 2020 du Plan bâtiment durable, il faudrait investir environ 4 Mds€ par an pendant 10 ans à destination des établissements scolaires, soit 40 Mds€, pour réaliser les objectifs de baisse de 40% des émissions en 2030. Les collectivités investissent chaque année 8 Mds€ pour l’éducation, mais les fléchages ne sont pas nécessairement favorables à la rénovation thermique.

L’exemplarité demandée aux établissements publics ne doit pas s’exonérer d’actes forts en faveur d’une justice énergétique. Il est impensable de demander aux écoles de moins se chauffer si toute la société, et en particulier les grandes fortunes (le patrimoine financier des 63 milliardaires français émet autant de CO2 que 50% de la population), ne revoit pas son mode de vie pour réduire drastiquement sa consommation d’énergie et ses émissions de CO2.

Le SNES-FSU demande un bilan thermique exhaustif des établissements scolaires et des CIO, ainsi que prévu par le Plan climat de 2017 et le décret 2019-771 du 23 juillet 2019, ainsi qu’une planification des rénovations à mener, assortie du budget afférent.

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Conseil Supérieur de l’Education, séance du 15 septembre 2022 : Déclaration du SNES-FSU

jeu, 15/09/2022 - 10:46

Monsieur le Directeur, Monsieur le Président, Mesdames Messieurs,

Cette rentrée 2022 aura révélé aux yeux du grand public toutes les fragilités du système éducatif : déclassement salarial subi par les personnels qui aggrave la crise de recrutements, 1620 postes non pourvus aux concours dans le second degré, 62 % des collèges et lycées qui n’avaient pas tous leurs enseignants à la rentrée selon l’enquête du SNES-FSU, lauréats des concours affectés comme moyen d’enseignement à temps complet sans véritable formation…

L’annonce tonitruante par le gouvernement d’un budget pour l’éducation relevé de 3,6 milliards pour 2023 est une supercherie tant l’inflation rattrape déjà cette dotation qui en aucun cas n’est le signe d’une amélioration des conditions d’études des élèves. Rappelons qu’à cette rentrée 2022, le budget était en hausse de 1,6 milliard pour 8 000 élèves de plus ce qui s’est pourtant traduit par 440 emplois supprimés dans les collèges et lycées publics.

Rien n’est par ailleurs annoncé pour faire face aux dépenses supplémentaires pour le chauffage cet hiver et des établissements décident d’ores et déjà de neutraliser des projets pédagogiques pour financer la hausse des coûts des fluides. L’Éducation nationale doit sans s’attendre s’engager dans la transition écologique tant pour le bâti que pour les droits des personnels. Se contenter d’agir sur les programmes scolaires ne suffira pas.

Une réflexion plus large sur les programmes reste indiscutablement nécessaire et le SNES-FSU demande un calendrier de concertation sans plus attendre. Articulation entre les spécialités et le tronc commun au lycée, contenus trop souvent encyclopédiques, absence de repères annuels au collège, parcours sans programme défini… les possibilités de discussion ne manquent pas mais de toute urgence le SNES-FSU demande des mesures pour le français au lycée. La somme de travail en Première n’est supportable ni pour les élèves ni pour les personnels. Le calendrier des épreuves anticipées doit aussi être desserré. Nous sommes d’ailleurs en attente des modalités de travail et de concertation sur le devenir de l’enseignement spécifique de mathématiques en Première.

Plus globalement, le SNES-FSU n’accepte pas le statu quo imposé par le ministère sur le calendrier du bac. Dans l’intérêt des élèves afin de veiller tant à leur assiduité qu’au temps incompressible nécessaire aux apprentissages, les épreuves de spécialité doivent se tenir en juin. Il faut en finir avec ce couplage forcé de l’organisation des enseignements en Terminale avec les procédures inégalitaires de Parcoursup. Les organisations syndicales SNES-FSU, UNSA, CGT, SUD éducation, SNALC appellent le ministre dans un vœu commun à revenir sur son projet de calendrier et à travailler sur les programmes.

La considération pour les enseignants, défendue devant nous par le ministre lors du CSE de juin dernier, exige aussi des actes. Reconnaître leur responsabilité à l’occasion des sessions d’examen s’impose donc : du temps banalisé pour les corrections, aucune harmonisation des notes sans l’accord du correcteur, mise en œuvre des préconisations du CHSTM pour l’EAF.

Il en va aussi du respect de la liberté pédagogique des enseignants et le plan maths qui se déploie au collège en cette rentrée préfigure un pilotage des pratiques pédagogiques par le chef d’établissement. La programmation de l’étude des contenus disciplinaires, les choix didactiques, les modalités de l’évaluation relèvent de l’expertise professionnelle des enseignants qu’aucun plan ou vade-mecum ne saurait remettre en cause.

Pour réussir les apprentissages au collège, les élèves ont avant tout besoin de temps avec leur professeur dans des classes moins chargées. Le SNES-FSU conteste les initiations aux métiers dès la classe de 5ème voulues par le président Macron en cohérence avec son inacceptable projet de destruction du lycée professionnel. Il s’opposera à toute orientation précoce vers l’apprentissage.

Salaires, retraites, revalorisation des carrières et de nos métiers, conditions de travail, mise à mal de l’unité du second degré… la FSU mobilisera les collègues pour une journée de grève le 29 septembre avec la CGT, Solidaires et les organisations de jeunesses.

Pour finir, le SNES-FSU exige que notre collègue Kai Terada soit rétabli immédiatement dans ses fonctions et que le motif de la suspension lui soit communiqué. Il appelle les personnels à participer mercredi 21 septembre au rassemblement intersyndical devant le ministère en soutien à Kai Terada et contre la répression syndicale.

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Lettres classiques mais pas mortes !

mer, 14/09/2022 - 15:47

En cette rentrée 2022, l’actualité des Lettres classiques est toujours plus inquiétante. Le nombre de postes continue à diminuer, de même que les effectifs, en collège comme en lycée. Il est évident que le Ministre Blanquer, loin de sauver l’enseignement des LCA comme il l’a plusieurs fois prétendu dans la presse, n’a fait qu’aggraver la situation, notamment par la réforme du lycée et du baccalauréat. Le SNES-FSU propose une courte enquête pour établir un bilan actualisé des conditions d’exercice des professeur.e.s de Lettres classiques, mesurer la réalité et l’impact des différents dispositifs issus du précédent quinquennat.

En renseignant l’enquête, vous contribuerez à la réflexion sur les actions à mener et vous permettrez au SNES-FSU d’interpeller le Ministre Ndiaye sur la situation des Lettres classiques avec des données objectives et précises.

Participer à l’enquête LCA Les mandats du SNES-FSU

Le SNES-FSU demande des heures fléchées pour les LCA et le respect des horaires nationaux afin que l’ensemble des élèves qui le souhaitent accèdent à un enseignement de latin et de grec dans les conditions prévues par la loi.

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Communiqué du SNES-FSU Normandie suite à l’agression d’une collègue

mer, 14/09/2022 - 06:57

La section académique du SNES-FSU de Normandie apporte tout son soutien à la collègue violemment agressée ce matin au lycée Malherbe de Caen, ainsi qu’à l’ensemble des personnels de l’établissement sous le choc.

Si de tels faits de violence ne sont pas le quotidien des établissements scolaires, il convient, lorsqu’ils surviennent, d’y apporter une réponse adaptée.

Ainsi, le rectorat a rapidement envoyé une « cellule de crise » au lycée mais le SNES-FSU rappelle que l’accompagnement des équipes et des élèves ne peut se limiter au jour de l’incident et au discours rassurant de la hiérarchie.

Il est indispensable pour permettre à l’établissement de retrouver la sérénité nécessaire à son bon fonctionnement de laisser du temps aux équipes (enseignant·es, vie scolaire, administratifs et agents territoriaux) pour échanger collectivement avant d’accueillir les élèves dans les jours qui suivent.

Un tel événement est choquant pour les adultes comme pour les élèves du lycée : toutes et tous doivent pouvoir être entendus et accompagnés, dans l’immédiat et sur le temps long.

Lien vers le communiqué sur le site du SNES-FSU Normandie : communiqué en ligne

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Mutations et affectations des personnels du second degré. Un enjeu majeur et une nécessité pour y arriver : des postes!

mar, 13/09/2022 - 21:48

La FSU défend depuis toujours un service public de qualité. Le recrutement national par concours est un gage d’égalité sur tout le territoire. Par ses décisions et sa volonté affichée de recourir davantage aux non titulaires, le ministère a créé les conditions de la désorganisation du service public et de concurrence entre les personnels. Moins de postes de titulaires, c’est moins de possibilités de muter et donc moins de satisfaction.

Par ailleurs, les personnels n’ont plus aucune confiance en l’administration quant aux opérations de carrière. La loi de transformation de la Fonction publique a engendré une opacité totale : les personnels n’ont plus d’éléments de compréhension et de perspectives.

Le service public d’éducation a besoin de personnels formés sur tout le territoire et traités de manière équitable avec le rétablissement d’instances paritaires, où siègent les représentant·es des personnels. Les créations de postes sont un enjeu majeur et la clé pour que les conditions de mutation et d’affectation soient satisfaisantes pour les personnels.

La FSU réclame la création de postes en nombre suffisant pour couvrir les besoins du second degré (y compris les besoins en remplacement) sur tout le territoire.

Communiqué SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU 12 septembre 2022

communiqué-12-septembre-2022Télécharger

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Devoirs faits : un nouveau vade-mecum

mar, 13/09/2022 - 12:12

Aucun bilan de fond n’est dressé pour le dispositif Devoirs faits, auquel sont alloués des moyens importants qui, utilisés autrement, permettraient de dédoubler des classes et d’améliorer la prise en charge de la difficulté scolaire au sein de la classe. Le ministère se félicite pourtant de la solide implantation du dispositif Devoirs faits (1 élève sur 3 , 1 sur 2 en éducation prioritaire). Le second vade-mecum utilise quelques citations d’élèves qui n’ont aucune valeur scientifique pour sa promotion. On sait pourtant que la question des devoirs à la maison est complexe du point de vue sociologique car les devoirs à la maison accroissent les inégalités scolaires.

La production de ce nouvel opus démontre la volonté de diriger les pratiques pédagogiques des professeurs et de faire travailler davantage ceux qui se sont engagés dans ce dispositif (création d’enquête de satisfaction, séances ouvertes aux parents, bulletins à remplir, fiche de synthèse à compléter à chaque séance, onglet spécifique dans l’ENT, etc.). Pour ce faire, le ministère conseille d’inclure Devoirs faits au projet d’établissement, qui s’impose réglementairement aux professeurs et de créer «  un comité local de pilotage » qui permettra d’inclure Devoirs faits à tous les « niveaux » : conseil pédagogique, conseil d’enseignement, liaison école-collège….). Pour y parvenir, la campagne d’évaluation des établissements va permettre aux évaluateurs externes de proposer Devoirs faits comme levier de la « conduite de changement ». Cette terminologie appartient typiquement au vocabulaire du néo-management. Le titre de la première partie ne trompe pas : « Devoirs faits au cœur de l’établissement pour le transformer ». Le néo-management s’accompagne toujours d’un volet évaluation : de nombreux indicateurs sont donc proposés ainsi que deux enquêtes nationales mais aussi des questionnaires de satisfaction pour les élèves et les familles. L’objectif est bien d’uniformiser les pratiques par la contrainte, sous le prétexte de les harmoniser : cadrer « les devoirs », définir ce que l’on peut attendre et comment ils doivent être présentés aux élèves, remise en cause des devoirs maisons… 

La tendance est aussi de développer Devoirs faits en distanciel(classe virtuelle, permanence téléphonique, intelligence artificielle (voir https://jules.cned.fr/), Bureau d’Aide Rapide par courriel/ tchat/ téléphone ) : les e-devoirs faits.

Le ministère souhaite créer des hiérarchies intermédiaires et attribue ce rôle à le/la coordonateur.rice DF.

Le vade-mecum conseille des formations sur le temps personnel (Magistères) et des partenariats avec « l’écosystème » (famille, association, services civiques…) par exemple en demandant aux familles de participer à Devoirs faits.

Le SNES-FSU constate déjà que Devoirs faits est une porte ouverte à l’entrisme de nombreuses associations. Cette gestion est une façon d’externaliser la question de la difficulté scolaire alors qu’avec des moyens conséquents, elle pourrait être traitée au sein de la classe par ses professeurs.

A lire aussi :

une analyse sur le premier vade-mecum Devoirs faits publié : https://www.snes.edu/article/vademecum-devoirs-faits/

l’intervention de Julien Netter, sociologue, à la FSU sur la question des devoirs à la maison.

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La rentrée des stagiaires 2022 : des rectorats dépassés

dim, 11/09/2022 - 18:33
Un mouvement inter-académique bouleversé par la réforme

Pour rappel, les lauréat·es du concours titulaires d’un master MEEF sont désormais affecté·es à temps plein, le mi-temps, et la formation à l’INSPÉ, étant réservés aux lauréat·es titulaires d’un autre master. Le lot commun des stagiaires devient donc l’affectation au barème, ce qui n’était pas le cas avant : les lauréat·es inscrits en MEEF étaient maintenu·es dans leur académie.

Dès le mouvement inter-académique, le ministère a affecté les stagiaires dans deux mouvements distincts, un pour les temps plein et un pour les mi-temps, sans qu’il ait bien anticipé le nombre de supports nécessaires dans l’un et l’autre cas ni bien identifié la situation de chaque stagiaire. Par exemple, des stagiaires dont le master MEEF n’avait pas été pris en compte ont été affecté·es dans une académie comme s’ils devaient être à mi-temps.

Des affectations académiques entachées de nombreuses erreurs

Une fois la phase inter-académique passée, cette situation a eu des conséquences dans le mouvement intra-académique. Les rectorats ont affecté des stagiaires à mi-temps alors qu’ils et elles étaient sensé·es être à temps plein. Les vérifications des titres et de l’expérience ayant souvent été faites après les congés d’été, ces affectations ont été modifiées après la mi-août. C’est le cas à Versailles, et les réaffectations étaient encore en cours après la rentrée ; une stagiaire a ainsi eu trois affectations successives, et attend la quatrième !

Ailleurs, des stagiaires temps plein sont affecté·es dans deux établissements, parfois distants de 50 km comme c’est le cas en allemand dans l’académie de Limoges. D’autres sont affecté·es très loin de chez eux et des lieux de formation, alors que des solutions locales existaient en respectant les barèmes et en prenant en compte les vœux intra-académiques.

Les demande de révision d’affectation ont été très nombreuses (le Ministère dit en avoir enregistrées 1000 lors de la première phase des affectations !), et si certaines, avec l’appui du SNES-FSU aboutissent, ce n’est pas systématique. Ainsi, à Nantes, le rectorat a refusé de revoir l’affectation d’un stagiaire malgré la légitimité de la demande et le soutien de la section académique du SNES-FSU. Il n’est d’ailleurs revenu sur aucune révision. Dans de telles conditions, il n’est pas rare de voir des stagiaires démissionner.

Beaucoup d’AED prépro en M2 attendent encore de signer leurs contrats

Pour les AED prép-pro, la situation est tout aussi ubuesque : peu de contrats sont renouvelés aujourd’hui. La circulaire de 2019 qui organise le recrutement, les missions et la rémunération des AED pré-pro n’a toujours pas été modifiée par le ministère pour tenir compte du décret de décembre 2021 qui prévoit une quatrième année pour les AED déjà dans le dispositif, et qui entrent cette année en M2 MEEF. Les pages du site officiel Devenir Enseignant n’étaient, le 10 septembre, toujours pas à jour.

En somme, face à une crise du recrutement dénoncée par tous et toutes, le ministère et les rectorats continuent de négliger les stagiaires et les futur·es lauréat·es du concours.

Face à cela, profs, CPE et Psy-En stagiaires, ainsi que les AED Prépro, ne doivent pas rester isolé·es : rapprochez-vous des sections académiques du SNES-FSU, vos interlocuteurs privilégiés dans ce genre de situation.

Témoignez sur les réseaux sociaux en citant le @SNES-FSU et avec le #NotreVraieRentree

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Adhérer au SNES-FSU en 2022-2023

dim, 11/09/2022 - 18:12

 

Pour votre carrière

Enseignant en poste fixe ou TZR, CPE, PSY-EN, titulaires ou non titulaires, AED, AESH… avec le SNES-FSU, chacun est informé, peut être accompagné et défendu. Mutations, affectations, promotions … le SNES-FSU vous informe, vous accompagne et vous défend dans les moments clés de votre carrière

  Adhérer au SNES-FSU   Pour votre métier

Face aux pressions hiérarchiques et aux atteintes à la liberté pédagogique, le SNES-FSU vous informe sur vos droits, vous accompagne et engage les actions, à tous les niveaux, pour faire respecter vos droits et améliorer vos conditions de travail : réponses à vos questions, heures d’informations syndicales, stages de formation, accompagnement dans des audiences auprès de la hiérarchie, mobilisations…nous sommes à vos côtés ! Le SNES-FSU, c’est aussi le lieu pour réfléchir collectivement aux contenus et aux pratiques professionnelles et ainsi promouvoir une vision exigeante des métiers de l’éducation.

  Adhérer au SNES-FSU   Pour le service public d’éducation

L’année 2022-2023 sera cruciale pour l’avenir de l’Ecole. Le SNES-FSU sera à vos côtés pour gagner la revalorisation de nos salaires et combattre les projets de mise à mal du service public d’Éducation. Adhérer au SNES-FSU c’est porter un projet ambitieux : celui d’un système éducatif démocratisé, avec des personnels revalorisés, reconnus et confortés. C’est aussi défendre les principes du service public et d’une Ecole publique laïque. Nous le ferons ensemble en construisant construire les solidarités, au quotidien, dans votre établissement, en engageant les luttes indispensables pour nos métiers, nos statuts et le service public d’Éducation.

 

#NotreVraieRentrée Pénurie d'enseignant-es : "Le salaire et les conditions de travail sont les deux principales raisons pour lesquelles aujourd'hui ce métier n'attire plus" @SVenetitay @SNESFSU dans le JT de @franceinfoplus. #RentréeScolaire pic.twitter.com/3fY6IiPwgJ

— SNES-FSU (@SNESFSU) September 1, 2022

"On se retrouve face à des classes de 30, 35 élèves (..) Quand il n'y a plus une seule place pour circuler, pour placer vos élèves, que vous ne pouvez pas vous occuper de tous vos élèves en 1h, comment peut-on parler de la réussite de tous les élèves ?" @SVenetitay sur @RTLFrance pic.twitter.com/cQxL5xwdiu

— SNES-FSU (@SNESFSU) August 25, 2022 Adhérer au SNES-FSU   Un syndicat efficace et de proximité

Se syndiquer au SNES-FSU, c’est appartenir au syndicat majoritaire dans le second degré, le plus à même de peser et de construire un rapport de force efficace pour l’amélioration de nos métiers. Le SNES-FSU est présent à tous les niveaux, dans la grande majorité des établissements, les départements, les académies et au niveau national. Vous trouverez toujours quelqu’un pour vous répondre et vous aider.

À chaque échelon, le SNES-FSU vous représente et porte vos revendications. Avec ses sections départementales et académiques, pour intervenir auprès des directeurs académiques et des recteurs notamment dans le cadre des instances (commissions paritaires, comités techniques et CHSCT). Au niveau national, le SNES-FSU intervient auprès du ministre de l’Éducation nationale pour porter ses revendications, celles de la profession, élaborées collectivement avec les syndiqués dans le cadre de processus démocratiques internes. Face à l’opacité des décisions et aux pressions hiérarchiques, le SNES-FSU accompagne et forme les équipes pluri-professionnelles pour agir au quotidien. Animation d’heures d’informations syndicales par les sections départementales ou académiques, stages de formation syndicale et accompagnement des sections d’établissements : le SNES-FSU est engagé au quotidien dans nos établissements.

 

Rejoignez le SNES-FSU, syndiquez-vous pour agir et…pour gagner!

  Adhérer au SNES-FSU  

 

Un syndicat de transformation sociale

Le SNES appartient à la FSU, première fédération dans l’Education nationale (avec le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le premier degré, le SNUEP-FSU, syndicat des professeurs de l’enseignement professionnelle, le SNEP-FSU, syndicat de nos collègues d’EPS…), mais aussi présent dans le reste de la Fonction publique d’État et dans la Territoriale. La FSU défend une conception ambitieuse des services publics : ils sont la pierre angulaire d’une société plus juste et égalitaire. Cela passe aussi par la défense du statut de la Fonction publique. Enfin, la FSU organise la mobilisation pour transformer la société : pour une société plus juste et égalitaire, il faut rompre avec le modèle néolibéral, conforter les services publics, mais aussi une meilleure répartition des richesses. L’urgence est sociale, elle est aussi écologique : la FSU fait partie du collectif « plus jamais ça » qui regroupe des organisations syndicales et des associations qui porte des mobilisations pour des alternatives sociales et environnementales.

 

Le SNES-FSU agit pour vous et il ne peut le faire qu’avec vous. Vous nous donnez légitimité, force et financement pour mener à bien toutes ces actions. Le SNES-FSU ne vit que des cotisations de ses adhérents. 

  Adhérer au SNES-FSU  

Vous bénéficiez, que vous soyez imposable ou non, d’un crédit d’impôt égal à 66% de votre cotisation.

  Le SNES-FSU ce sont ses adhérents qui en parlent le mieux…..

Nous avons été confrontés à des situations parfois difficiles dans mon établissement et c’est tous ensemble, grâce au SNES-FSU, que nous avons pu faire face.

Ana Maria

J’ai enfin pu obtenir ma mutation. Grâce à vous j’ai pu reprendre confiance en l’humain. Grâce à vous je vais reprendre ma vie professionnelle et faire des projets. Je tenais à vous remercier chaudement pour avoir su m’écouter, me conseiller, et me soutenir. Un grand merci pour cette nouvelle page à écrire !

Guillaume

J’aime le métier d’AESH, mais il est mal payé et son utilité pour les élèves ainsi que notre bien-être au travail peuvent être anéantis par des logiques administratives, le manque de moyens, d’information ou de formation. C’est pour cela que j’ai rejoint le SNES-FSU : pour participer, avec les autres AESH, à l’invention d’un nouveau métier amélioré et revalorisé.

Laurence

Avec mes collègues, on donne le meilleur de nous-mêmes pour les élèves mais notre seule bonne volonté peut suffire. Trois enseignants non remplacés pendant plusieurs mois l’an passé, cinq cette année. J’ai rejoint le SNES-FSU pour que cela change!

Marie

Se syndiquer a été une évidence pour moi il y a vingt ans lorsque je débutais. Affecté loin du lieu de mes études, dans une petite ville dans laquelle je ne connaissais personne, ce fut un moyen de m’informer.

Frédéric

Dans mon lycée, le rectorat prévoyait la suppression d’un poste d’un CPE et d’un AED. Avec le SNES-FSU, nous nous sommes mobilisés et avons obtenu l’annulation de ce projet.

Sandrine

Que vous soyez professeurs, CPE, Psy-EN, AED ou AESH, titulaires ou contractuels, l’adhésion au SNES-FSU vous est ouverte. Nous sommes déjà plus de 58 000. Rejoignez-nous!

 

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Mathématiques rentrée 2022, une actualité toujours chargée !

dim, 11/09/2022 - 12:07

Mathématiques Spécifiques en Première : un avenir qui reste à écrire

Le ministre a apparemment tranché le débat sur la persistance, en Première, d’un enseignement spécifique de Mathématiques, qui devrait demeurer définitivement. Mais il a suspendu au bilan de l’option de Première la forme définitive de cet enseignement, qui pourrait demeurer optionnel ou devenir obligatoire. Le SNES-FSU sera vigilant à ce que les effectifs faibles constatés à cette rentrée, et qui sont très largement imputables à l’annonce tardive de cette option et à une communication tronquée auprès des lycéens de Seconde en fin d’année dernière, ne biaise artificiellement le débat. Il défendra le retour d’un enseignement de Mathématiques dans le tronc commun, pour toutes et tous les élèves.
La question de l’horaire consacré à cet enseignement sera à nouveau portée par le SNES-FSU, qui a déjà défendu en CSE (Conseil Supérieur de l’Education) sa préférence pour un enseignement d’au moins 2 heures hebdomadaires, au lieu de l’actuelle 1h30.
A priori, quel que soit l’avenir de cet enseignement spécifique, le programme n’en sera plus modifié. Rappelons que le SNES-FSU s’était battu jusqu’au CSE pour préserver au maximum la liberté pédagogique des collègues en faisant retirer du programme la plupart des mentions qui tenaient de l’injonction à la différentiation des pratiques : le projet de programme initial contenait un long développement sur les modes de différentiation qui devaient être mises en œuvre (différentiation en classe, hors de la classe, dans les contenus, les pratiques, etc). Ne subsiste désormais dans l’introduction générale du programme que la mention d’un enseignement différencié « induit » par la diversité des élèves, et non plus « requis » par cette diversité, et dont les modalités relèvent bien du seul arbitrage des collègues, parmi des pistes indiquées dans le programme.

Au lycée, des retouches de programmes très attendues

Lors des différents échanges qui ont débouché sur l’élaboration du programme des Mathématiques Spécifiques en Première, l’Inspection générale comme la DGESCO ont rappelé leur volonté de retoucher, au cours de cette année scolaire, deux programmes :

  • celui de la Spécialité de Première, notamment pour en chasser les doublons (l’étude des suites, la mise en place de la dérivation, etc.) d’avec ce qui pourrait devenir un « tronc commun » de mathématiques à ce niveau. Cela reste pour le moment en partie suspendu au choix définitif qui sera fait concernant le devenir de l’actuelle option de Première, qui ne concerne pas cette année les élèves suivant la spécialité, ce qui pourrait ne plus être le cas à partir de la prochaine rentrée ;
  • le programme de Seconde, notamment dans l’idée de mieux l’articuler avec celui de Troisième et surtout de diminuer ses penchants à la propédeutique de la spécialité de Première.
    Le SNES-FSU en profitera pour revenir sur la question de la lourdeur des programmes, et de leur inadaptation à un horaire contraint qui, dans un nombre croissant d’établissements et par effet des restrictions budgétaires que subit le Second degré, peinent de plus en plus à dédoubler des classes lourdement chargées, au moins partiellement. Il a demandé aussi une révision du programme de Troisième, afin de mieux l’articuler avec la Seconde. Pour l’instant, l’Inspection générale et la DGSECO ne souhaitent pas ouvrir ce chantier, notamment en raison des évolutions qui pourraient toucher le collège dans les prochaines années. Enfin, il n’est pas envisagé d’évolutions en Terminale.
Déploiement du Plan Mathématiques

Malgré un rapport de l’inspection générale qui, en juin dernier, dressait un bilan très mitigé du déploiement du Plan Mathématiques dans le 1er degré, le ministère commence son déploiement au collège. Il s’agit de la mise en oeuvre des recommandations issues du rapport Villani-Torossian de 2018.
Rappelons pour mémoire que ce rapport avait pointé, bien au-delà de l’impact de la période Covid, la difficulté à faire vivre concrètement le volet formations des enseignant.e.s., qui se heurtent à des contraintes humaines fortes (manque de personnels formateurs et susceptibles d’animer les réseaux de formation) et également budgétaires (nécessité de revaloriser les fonctions de formateurs et animateurs de réseaux, et frais de déplacement). En ce qui concerne les « Laboratoires de Mathématiques », il n’y a à ce jour pas de bilan officiel, mais leur déploiement en académie semble rester pour le moment modeste (279 en France métropolitaine, 15 dans les DROM, 20 dans le réseau AEFE). Le SNES-FSU est disponible pour un bilan sur le sujet, notamment à partir du retour des académies : ce projet peut avoir du sens, mais il doit éviter l’écueil de l’encadrement des pratiques comme celui de la constitution d’une doxa pédagogique, et être axé sur des questionnements pédagogiques répondant aux besoins rencontrés et formalisés par les praticiens de terrain. Une démarche verticale et descendante n’aurait aucun sens : pour le SNES-FSU, le modèle à reconstruire doit se rapprocher de celui des IREM. Cela passe par une intégration, sous une forme ou une autre, de l’investissement des collègues qui le souhaitent dans ce type de dispositif, dans le cadre de leur service (décharge de service, prise en compte dans le cadre de la formation continue désormais obligatoire, etc.). Ce n’est pourtant pas le chemin que semble prendre ce dispositif dans le cadre du déploiement du Plan Mathématiques au collège.

Au collège, le risque de la contrainte pédagogique et de la standardisation des pratiques

Pour le moment, la partie la plus visible du déploiement du Plan Mathématiques dans le Second degré est la production d’un nombre assez considérables de documents, de nature très variée, que recense le site Eduscol, et qui ciblent nettement le collège.

On y retrouve pêle-mêle des guides (sur la résolution de problèmes, la trace écrite, les pratiques orales, les automatismes, grilles d’évaluation des manuels, etc.) ; des kits de communication (à destination des équipes pour populariser le site, mais aussi aux élèves, pour lutter contre les discriminations de genre et les représentations erronées) ; la promotion des « Laboratoires de mathématiques » dans une perspective fortement encadrée. Le tout en insistant sur les multiples évaluations en sixième, en début de seconde et, nouveauté, en quatrième ! Ces tests qui ont pour objectif d’identifier les acquis et les besoins des élèves ont une chance d’être utile en début d’année, si un retour vers les collègues est établi. En fin d’année, et il n’est évidemment par utile de rajouter encore un test de positionnement des élèves dont on connaît déjà les résultats : ces tests sont avant tout un outil de pilotage des établissements sur le territoire.

On y relève surtout – et c’est plus inquiétant – une batterie d’outils de pilotage, par les chefs d’établissement, du Plan Mathématiques au collège, qui passe par un travail conjoint avec les IPR, voire qui tentent d’opérer un transfert de certaines compétences des IPR aux chefs d’établissement, promus premiers pédagogues de l’établissement ! Ces derniers sont notamment encouragés à exercer une pression accrue sur les équipes et les professeurs de mathématiques, en plus d’une injonction à l’impulsion d’une mobilisation des équipes de mathématiques, y compris sur la base d’une liste de pratiques pédagogiques observables, d’un questionnement accru de l’engagement des collègues dans ces pratiques, l’ensemble concourant à l’instauration d’une pédagogie-type et standardisées, laissée au pilotage de non-experts. Une utilisation massive et plus systématisée d’un contrôle permanent de la progressions des élèves au moyen d’une mesure quasiment continue de leurs performances tout au long des cycles 3 et 4 est également fortement encouragé, dans une logique de « teach-to-test », notamment en référence au modèle d’évaluations PISA.
Il conviendra donc localement de veiller particulièrement à l’utilisation qui pourra être faite de ces fiches, et de la possible intromission des chefs d’établissements dans nos pratiques pédagogiques alors qu’ils n’ont, le plus souvent, aucune expertise en la matière en lien avec les mathématiques… Ne pas hésiter à nous signaler toute difficulté sur le sujet (maths@snes.edu).

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Le SNES-FSU et les Lettres Modernes

dim, 11/09/2022 - 00:11

Le SNES-FSU a un projet éducatif, une réflexion sur le métier, les pratiques professionnelles, l’enseignement des Lettres modernes, la formation initiale et continue : programmes, contenus, pratiques. Il travaille ces questions avec les collègues syndiqué.e.s qui le souhaitent.

Il est à la fois critique à l’égard des réformes et force de proposition. Il porte ainsi la parole de la profession.

Il vous propose des réflexions collectives notamment par le biais de journées de réflexion disciplinaires, de stages académiques et nationaux, des publications qui vous accompagnent au quotidien dans l’exercice de votre métier, d’une liste de diffusion et d’échanges entre collègues syndiqué.e.s, loin de tout regard hiérarchique. Pour en savoir plus, vous pouvez lire la fiche ci-dessous ou envoyer un mail à l’adresse suivante : groupe-lettres@snes.edu

En collège, faire face à l’hétérogénéité croissante dans les classes, susciter et cultiver l’intérêt pour la lecture et la littérature, travailler à une meilleure maîtrise de l’oral et de l’écrit pour tous et toutes, sont des défis quotidiens pour les professeur.e.s de lettres, d’autant que les horaires n’ont cessé de baisser depuis des dizaines d’années et que les effectifs par classe ont, eux, augmenté.

La réforme du lycée a encore plus asphyxié l’enseignement en lettres : plus que jamais, c’est l’examen de l’EAF qui pilote les apprentissages et dicte un rythme infernal, tandis que la liberté pédagogique et la maîtrise du métier sont réduites à peau de chagrin à cause des contraintes et injonctions multiples. La charge de travail tout au long de l’année et pendant les périodes d’examens est écrasante. La spécialité HLP (Humanités, littérature et philosophie) mériterait d’être repensée pour être plus attractive et cohérente.

Le SNES-FSU demande la remise à plat du DNB, des réformes inégalitaires du bac, du lycée et de Parcoursup. Il réclame une meilleure rémunération pour les corrections et oraux des examens et l’extension de la pondération aux heures d’enseignement en Seconde.

Se syndiquer au SNES-FSU, c’est participer à un collectif qui informe et aide concrètement les collègues, est riche d’une réflexion sur nos métiers et porte les revendications de la profession.

Le SNES-FSU engage dès le mois de septembre 2022 une réflexion collective pour reconstruire le collège et le lycée. Nous vous invitons à participer à la préparation de ces colloques par le biais de visio-conférences ou l’écriture de contributions (actualité à suivre sur le site).

Le SNES-FSU ne vit que des cotisations de ses adhérents. Le SNES-FSU agit donc pour vous et avec vous. Rejoignez-nous !

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(pour en savoir plus)

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