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Syndicat nationale des enseignements de second degré - Collèges et Lycées
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31 janvier : carte des mobilisations

jeu, 26/01/2023 - 12:16
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Déclaration du SNES-FSU au CSE du 26 janvier 2023

jeu, 26/01/2023 - 10:54

Monsieur le Directeur, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Le 12 janvier, le ministre a annoncé par voie de presse la suppression de la technologie en Sixième pour financer et loger dans les 26 heures élève un accompagnement obligatoire en mathématiques ou français pour tous les élèves. Le ministre a changé mais les méthodes se perpétuent : comment est-il encore possible alors que les collèges débattent dans les CA de la préparation de rentrée d’annoncer de tels bouleversements dans l’organisation des enseignements ? En plus des conséquences des baisses de DHG liées aux 481 emplois supprimés au budget du second degré, des postes de technologie mais aussi de SVT et de physique chimie pourraient être fragilisés entraînant un complément de service voire une mesure de carte scolaire. Le nouvel accompagnement en mathématiques ou français peut aussi défaire des dispositifs de soutien existants qui au fil du temps sont venus consolider des postes. Le SNES-FSU appelle les représentants élus des CA à dénoncer ces orientations qui ne sont portées par aucun texte réglementaire et à voter contre toute répartition de la DHG qui n’afficherait pas les 4 heures du bloc sciences et technologie. Ni la saisine du CSP par le ministre pour des aménagements de programme ni même une note de service adressée en urgence aux recteurs ne constituent un appui réglementaire pour supprimer la technologie en Sixième. Et au delà de l’intérêt de ce choix pour le service public d’éducation, comment ne pas imaginer l’effet délétère que cela peut avoir pour les personnels directement concernés, qui le vivent comme un « plan social » ?

Que va-t-on nous annoncer prochainement pour la classe de Cinquième quand il s’agira de faire de la place dans les enseignements afin d’implanter une demi-journée par semaine pour la découverte des métiers, quelles disciplines seront cette fois visées ? La nouvelle réforme du collège prend décidément un bien mauvais départ !

Le nouvel accompagnement en Sixième est d’ailleurs révélateur d’une approche rabougrie des savoirs disciplinaires pour atteindre les meilleurs scores dans les évaluations standardisées et chiffrées sur la lecture, l’orthographe, la fluence, le calcul mental. La FSU revendique tout au contraire l’enseignement d’une culture commune riche des apports disciplinaires. La technologie y contribue dès la Sixième et elle permet tout à la fois de manipuler et d’interroger la rationalité technique des systèmes de nos sociétés modernes. A la place de la technologie, le ministère préfère donc un dispositif de soutien ou d’approfondissement en mathématiques ou français qui pourra être assuré par des collègues de presque toutes les disciplines et par des professeurs des écoles encouragés par le Pacte, le tout au mépris des statuts et qualifications disciplinaires. Les évaluations nationales seraient exploitées pour construire les groupes de niveaux, dépossédant encore plus les personnels de leur expertise mais un tri sur un tableur n’exige pas en effet de concertation entre collègues. Au lieu d’engager une nouvelle réforme sans aucun bilan de la précédente ni des expérimentations en cours, il y a urgence bien au contraire à réduire les effectifs au collège et à redonner du temps pour les apprentissages au sein de la classe.

C’est de temps dont les personnels manquent aussi au lycée alors que les épreuves de spécialité restent programmées les 20 et 21 mars contre l’avis de presque toutes les organisations syndicales. Hier avec les associations de spécialistes, la « course au programme » a rappelé ce que vivent nos collègues pour préparer les élèves aux épreuves, des élèves déjà sous la pression de Parcoursup.

Le SNES-FSU renouvelle sa demande d’allégement des épreuves de l’EAF et engage les collègues d’ici la fin d’année à ne pas aller au-delà des 16 textes à préparer pour l’oral. Le SNES-FSU rappelle une fois encore sa demande de concertations sur l’ensemble des programmes au lycée et l’urgence de débuter par les programmes et épreuves de français en Première.

Les préparations de rentrée se suivent et se ressemblent, toujours sous le signe des rafistolages permanents. Le ministre décide l’introduction des mathématiques pour les non-spécialistes mais c’est à moyens constants. Il faut « réconcilier » les élèves avec les maths dès la seconde affirme aussi le ministre qui finalement renvoie à d’hypothétiques heures de soutien et à un accompagnement personnalisé moribond. Comment considérer qu’une  organisation des enseignements aussi incohérente pourrait garantir de bonnes conditions d’apprentissage ? Il est urgent d’en finir avec cette réforme du lycée qui n’en finit pas de saper la formation des jeunes. 

Revenir à des épreuves nationales en juin, en finir avec le contrôle continu, repenser les contenus et l’organisation des enseignements. Oui, un autre lycée est possible !

Dans un contexte de mobilisation sociale contre la réforme des retraites, la déclaration de la FSU y reviendra, le ministère a enfin dévoilé ses intentions chiffrées pour la revalorisation des salaires des personnels. Après des mois d’attente, les mesures envisagées sont inacceptables et préfigurent avec le pacte, un salaire indexé sur des missions supplémentaires qui creuseront un peu plus encore les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. La charge de travail de nos métiers est déjà écrasante comme l’a documenté notamment la Depp elle-même. Le ministère imagine-t-il vraiment attirer vers nos métiers des étudiant-es avec un salaire plafonné à 2000 euros pendant 15ans sauf à s’épuiser un peu plus encore avec des missions contractualisées avec le chef d’établissement ? Le SNES avec la FSU revendique une revalorisation des salaires en début, milieu et fin de carrière sans aucune contrepartie. Cette revalorisation doit concerner tous les corps, pour ce qui est du second degré, les professeurs certifiés, agrégés, de chaires supérieures, les personnels des vies scolaires et les psychologues de l’Éducation Nationale. Il s’agit aussi de porter les salaires des AED et AESH à 1 850€ minimum par mois.

Unanimité au Conseil supérieur de l’éducation contre la suppression de la technologie en Sixième

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Agir contre la suppression de la technologie en Sixième : écrivez à vos élu.es !

jeu, 26/01/2023 - 10:44

L’annonce de la suppression de la technologie en Sixième n’est pas acceptable, ni même l’instauration du dispositif imposé de renforcement/approfondissement en mathématiques ou français, qui externalise le traitement des difficulté scolaires, ne peut pas être satisfaisant. Le SNES-FSU vous propose ici un modèle de courrier à télécharger et à envoyer à votre député.e et/ou votre sénateur ou sénatrice.

adresse-deputes-senateurs-defTélécharger

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Unanimité au Conseil supérieur de l’éducation contre la suppression de la technologie en Sixième

jeu, 26/01/2023 - 10:44

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-UNSA, SNFOLC, SGEN-CFDT, FEP-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, SUD Education, CFTC et SNEC-CFTC et la fédération de parents d’élèves FCPE s’opposent fermement à la suppression de la technologie en Sixième et contestent à la fois la forme et le fond de cette décision.

Cette décision n’a été ni présentée, ni discutée dans aucune instance de dialogue social avec les organisations représentatives.

La technologie est une discipline d’avenir qui permet aux élèves d’acquérir des connaissances et de développer des compétences indispensables pour comprendre le monde qui les entoure. La suppression de la technologie en Sixième retirerait aux élèves la possibilité de découvrir une nouvelle dimension de la technologie ancrée dans les sciences et techniques.

Cette décision confirme que ce sont bien des logiques budgétaires et de ressources humaines (suppressions d’emplois et pénurie de professeurs de technologie) qui ont guidé cet arbitrage avant même toute considération pédagogique. Cette décision va mettre en danger les postes des professeurs de technologie qui pourraient se retrouver en complément de service dans un autre établissement à la rentrée voire être victimes d’une mesure de carte scolaire.

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-UNSA, SNFOLC, SGEN-CFDT, FEP-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, SUD Education, CFTC et SNEC-CFTC et la fédération de parents d’élèves FCPE demandent au ministre de revenir sans attendre sur son initiative de supprimer la technologie en classe de 6ème.

Pour 61 ; Contre 1 ; Abstention 4 ; Refus de vote 0

Déclaration du SNES-FSU au CSE du 26 janvier 2023

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Salaires : le choc d’attractivité n’aura pas lieu !

jeu, 26/01/2023 - 09:50


Le ministère fait le choix de répartir la pénurie. Dans une des hypothèses, seul-es les professeur-es, CPE et PsyEN ayant jusqu’à 26 ans d’ancienneté seraient concerné-es par les mesures salariales. Les autres n’auraient rien ! Autrement dit, le ministère joue l’effet « jackpot Française des Jeux » : plus le gain affiché est important, moins il y a de chances de gagner ! Dans la deuxième hypothèse, tous les personnels seraient concernés mais à des hauteurs indignes du déclassement salarial de nos professions pour bon nombre de collègues.

De plus, c’est à coup d’indemnités et non par une revalorisation de la grille indiciaire que le ministère prétend opérer une revalorisation « inédite » : en pleine mobilisation contre la réforme des retraites, ce choix est une véritable provocation !

Plus grave : les chiffres présentés confirment que le pacte et sa logique délétère du travailler plus pour gagner plus sont l’axe central du projet ministériel, au mépris de la crise que traverse l’Éducation nationale. En effet, les mesures envisagées conduisent à un aplatissement de la carrière. Sans perspective d’augmentation de la rémunération de base, les collègues qui souhaiteraient légitimement être mieux rémunéré-es seraient contraint-es de passer par le pacte pour être mieux payé-es. Autant de mesures qui vont accroître la charge de travail des personnels, déjà très lourde comme l’ont montré les enquêtes institutionnelles et qui vont aussi aggraver les inégalités femmes/hommes. Cela confirme aussi que le pacte est un outil de remise en cause de nos statuts.

Pour la FSU, ces propositions sont inacceptables. Elles sont la preuve de l’absolue nécessité d’un collectif budgétaire qui permettrait de dégager une enveloppe conséquente conjuguée à un plan pluriannuel pour un rattrapage des pertes et une revalorisation sans contreparties, de toutes et tous, début, milieu et fin de carrière.

Salaires, retraites, conditions de travail : la colère des personnels s’exprime fortement dans les mobilisations actuelles. Plus que jamais, la FSU appelle à amplifier le mouvement, en participant aux actions locales de cette semaine et en faisant de la grève du 31 janvier une journée encore plus massive que celle du 19 janvier.

Communiqué en version pdfTélécharger

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Autorisation d’absence pour les agents fortement immunodéprimés : réponse provisoire du ministère

jeu, 26/01/2023 - 09:48
Agent vulnérables, réponse du ministère

Le dispositif de chômage partiel pour les personnes sévèrement immunodéprimées prend fin le 31 janvier. Le droit aux ASA est une transposition de ce dispositif aux agents publics.

Le SNES, avec la FSU, a interrogé le ministère à ce sujet lors de la première réunion de la Formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (ex-CHSCT). Il nous a été dit que les agents sévèrement immunodéprimés peuvent demander leur maintien en ASA tant que la circulaire Fonction publique du 9 septembre 2021 n’est pas abrogée.

Cette réponse dépend donc de la doctrine de la Fonction publique qui n’est pas stabilisée.

Conseil du SNES-FSU

Nous invitons en conséquence les agents sévèrement immunodéprimées qui le souhaitent à demander par écrit leur maintien en ASA. Mais nous attirons l’attention sur le fait que la direction générale de la Fonction publique peut faire encore évoluer sa doctrine et les droits des agents.

Extrait de la FAQ de la DGAFP

Quelle est la situation pour les agents considérés comme vulnérables ?

Compte tenu de la circulation du virus qui demeure et de la décision du Gouvernement de prolonger, jusqu’au 31 janvier 2023 au plus tard, le dispositif qui permet de prendre en charge le salarié vulnérable présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus SARS-CoV-2, la circulaire du 9 septembre 2021, qui adapte ce dispositif en permettant de prendre en charge les agents publics civils reconnus comme vulnérables, perdure dans l’attente de l’entrée en vigueur des dispositions législatives et réglementaires ajustant le dispositif. 


Lorsque l’agent est en autorisation spéciale d’absence (ASA), ses droits sont maintenus dans la mesure où l’ASA est une position d’activité.

Dans son avis du 23 décembre 2021, le haut conseil de la santé publique (HCSP) précise que le port du masque FFP2 peut être indiqué pour les personnes à risque de formes graves du Covid-19 et en échec de vaccination pour raisons médicales, dès lors qu’elles sont en capacité de le supporter pendant plusieurs heures et pour un usage quotidien. Une consultation médicale préalable permet de s’assurer de ce dernier point et de prescrire ces masques qui sont délivrés gratuitement en pharmacie. 

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Plan Forfait mobilités durables :

jeu, 26/01/2023 - 09:36

C’est une belle victoire pour la Fonction publique en général, pour la FSU et le SNES en particulier. Nos revendications ont porté leurs fruits et désormais l’ensemble des personnels civils et militaires des administrations et des organismes publics sont éligibles au Forfait mobilités durables (FMD) et ce, quel que soit leur statut : fonctionnaire stagiaire ou titulaire, agents contractuels, y compris de droit privé (apprentis, contrats aidés, etc.). Plus encore, le niveau de prise en charge a enfin été aligné à la hausse sur celui des salariés du secteur privé. Et enfin, nous avons obtenu la cumulativité dans la prise en charge des moyens de transport ce qui reflète bien plus fidèlement les déplacements professionnels que sont les nôtres !

Voici en détail ce que cette victoire signifie :

– Le versement de ce forfait a vocation à assurer la prise en charge des frais engagés par les agent.e.s au titre de leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail à l’aide d’un mode de transport alternatif et durable.

Cette règle est rétroactive au 1er septembre 2022. Compte-tenu de la date tardive de publication de ces nouvelles dispositions réglementaires, les gestionnaires ont reçu consigne d’admettre le dépôt de déclarations sur l’honneur par les agents même au delà du 31 décembre 2022.

– Sont éligibles les déplacements réalisés par les agents :

  • avec leur cycle ou cycle à pédalage assisté personnel ;
  • en tant que conducteur ou passager en covoiturage ;
  • à l’aide d’un engin de déplacement personnel motorisé : trottinettes, mono-roues, gyropodes, hoverboard, etc. ;
  • à l’aide d’un cyclomoteur, d’une motocyclette, d’un cycle ou cycle à pédalage assisté, ou d’un engin de déplacement motorisé ou non, loué ou mis à disposition en libre-service. Lorsque ces engins sont motorisés, le moteur ou l’assistance doivent être non thermiques ;
  • en recourant à un service d’auto-partage, à condition que les véhicules mis à disposition soient des véhicules à faibles émissions.

– À compter du 1er janvier 2022, un barème beaucoup plus fin concernant les déplacements domicile-travail réalisés par l’agent au cours de l’année civile précédant celle du versement du forfait les déplacements est mis en place de la manière suivante :

  • 100 € lorsque le nombre de déplacements est compris entre 30 et 59 jours ;
  • 200 € lorsque le nombre de déplacements est compris entre 60 et 99 jours ;
  • 300 € lorsque le nombre de déplacements est d’au moins 100 jours ;

– Enfin, la cumulativité des modes de transports plus respectueux de l’environnement a été reconnue. Ainsi, à compter du 1er septembre 2022, le versement du FMD est cumulable avec la prise en charge mensuelle des frais d’abonnement de transport public ou de service de location de vélo !

Exemples :

1/ Depuis le début de l’année 2022, je bénéficie chaque mois de la prise en charge partielle de mon titre d’abonnement annuel de transport public (ex : Navigo). Je me rends à la gare située près de mon domicile à l’aide de mon vélo personnel. Au titre de l’année 2022, je peux solliciter le versement du FMD au titre des déplacements réalisés à vélo entre le 1er septembre et le 31 décembre 2022. La prise en charge couvre désormais à la fois la moitié du coût des transports communs et l’utilisation du vélo à hauteur de 800 euros maximum sur l’année.

2/ J’ai bénéficié au début de l’année 2022 du versement du FMD au titre des déplacements réalisés à l’aide de mon vélo personnel au cours de l’année 2021, et solliciterai en 2023 le bénéfice du FMD au titre des déplacements réalisés au cours de l’année 2022. Je peux solliciter, la prise en charge partielle de mon titre d’abonnement de transport public à partir du mois de septembre 2022.

– Principe pour faire valoir ce droit :

Le bénéfice du « forfait mobilités durables » est subordonné au dépôt d’une déclaration sur l’honneur établie par l’agent auprès de son employeur au plus tard le 31 décembre de l’année au titre duquel le forfait est versé.

En cas de difficulté pour solliciter et/ou obtenir le forfait mobilités durables, contactez votre section académique du SNES-FSU.

Alors à vos vélos et à vos stylos pour faire valoir vos droits dès cette année !

Lien utile FAQ Gouv : https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statut_et_remunerations/20221214-FAQ_forfait_mobilite_durable.pdf

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TRMD non réglementaires : agir en CA !

mar, 24/01/2023 - 22:34

Les annonces du ministre de l’Éducation nationale, sans aucune concertation, sur la « nouvelle Sixième » sont inacceptables : remise en cause de la technologie, heure de soutien/approfondissement non cadrée nationalement et qui fragilisent des disciplines, intervention des professeurs des écoles en 6eme en niant le travail fait par les équipes de collège…

Le SNES-FSU appelle à agir : dans les CA, exigeons des TRMD avec des heures allouées à la technologie et qui préservent les dispositifs de soutien existants. En cas de refus, amendons-les en proposant et votant un TRMD réglementaire alternatif à celui présenté ou bien votons contre la DGH.

Vous trouverez en pj, un tableur, adaptable à la structure de votre collège, permettant de travailler sur une DGH respectant l’arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège.

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La « nouvelle dynamique » pour les maths ? Absence de moyens, ambitions réduites et à deux vitesses, pratiques sous contrôle !

mar, 24/01/2023 - 21:09

Dès le début, la note affiche des ambitions multiples et généreuses, notamment sur l’importance des mathématiques dans la scolarité, ce que personne ne conteste, et tente quelques renvois (approximatifs) aux programmes. Elle ne fait finalement pas grand cas de ces derniers, sans doute pour entretenir l’idée d’une continuité de ceux-ci, alors que toute la note dessine des évolutions bien plus lourdes.

Au centre, le guide de pilotage du Plan Mathématiques

Sa partie consacrée au Collège s’ouvre en insistant sur les progrès des meilleurs élèves, et sur l’accroissement des inégalités de réussite en mathématiques entre les élèves, quand la communication du ministère a plutôt commenté les bienfaits des mesures prises dans le 1er degré sur la réduction de ces inégalités… Dessinant ainsi en creux les échecs de la politique Blanquer, elle les instrumentalise avec un objectif pour le collège, posé d’emblée avec le renvoi au tout nouveau Conseil académique des Savoirs fondamentaux – à la seule main des recteurs, corps d’inspection et chefs d’établissement – : « Renforcer le pilotage pédagogique de l’apprentissage des savoirs fondamentaux ». Voilà qui fait écho au Guide du pilotage du Plan mathématiques en collège, qui y fait des chefs d’établissement les contrôleurs tatillons des pratiques pédagogiques. La note en reprend également à son compte la promotion et le développement de Clubs de mathématiques – parés de la vertu de juguler les inégalités filles-garçons, en offrant un espace d’approfondissement et d’ouverture… aux élèves les plus en réussite mathématique au collège, c’est à dire les garçons ! – mais non financés. Elle insiste aussi sur la création et le développement des Laboratoires de mathématiques, sans pour autant cadrer leur fonctionnement : s’agit-il d’y imposer ressources et pratiques, ou au contraire de développer des espaces de travail entre pairs, libérés du pilotage institutionnel, et reconnu comme lieu de travail effectif des collègues (donc intégré au service) ? Le coût de la deuxième possibilité, assumé par quelques très rares académies qui y consacrent quelques moyens, et le modèle, assez proche des constellations du 1er degré tout comme l’orientation générale de la note de service, laissent craindre un cadre rigide et prescriptif, à l’opposé de ce que porte le SNES-FSU.

La Sixième dans le viseur

On retrouve dans la note l’annonce principale du ministre le 12 janvier : la mise en place d’une heure pour tous les élèves en français et en mathématiques, sur la base de groupes de besoin, que ce soit sous la forme de soutien, ou d’approfondissement. La séparation ainsi créée paraît assez peu opératoire, surtout pour ce qui est de lutter contre les inégalités de réussite … en mettant en place les conditions de leur aggravation. Elle se double d’un processus de création et de modulation de groupes de besoin qui tient de l’usine à gaz : ils sont à reconfigurer au moins 3 fois par an en fin de trimestre, sur la base des résultats des élèves à d’évaluation d’entrée en Sixième, puis sur les progrès réalisés sur un programme limité de notion à travailler, alternant les sujets abordés. La possibilité de panacher les classes, tout comme le soutien en français et en mathématiques, complexifie les choses : on a connu des organisations plus souples et simples à mettre en œuvre, notamment en restant dans le cadre de la classe !
Cette gymnastique qui attend les équipes est rendue nécessaire par l’insuffisance de financement du dispositif, par ailleurs particulièrement problématique puisque pris sur l’enseignement de Technologie qui serait supprimé en Sixième ! La « dynamique nouvelle » n’est donc pas à rechercher du côté de l’investissement public dans notre discipline, mais plutôt du côté d’un raidissement sur la maîtrise de quelques « fondamentaux » techniques, au détriment de formes plus ouvertes de mathématiques, et notamment de la résolution de problèmes.
Enfin, « la participation des professeurs des écoles [à ce soutien doit] être encouragée » et s’inscrit quant à elle dans un mouvement plus large et plus problématique d’instauration de liens organiques et institutionnalisés Ecole-Collège dans divers Conseils, dont un propre aux mathématiques, et pouvant à terme prendre la forme d’échanges de services avec nos collègues Professeurs des Ecoles (cf l’expérimentation menée à Amiens depuis septembre). Ces pistes étaient déjà évoquées notamment dans le Guide du pilotage du Plan mathématiques en collège.

Fin Troisième, une certification nouvelle de plus …

Comme si l’existant ne suffisait pas, est instaurée « afin d’attester du niveau des élèves en fin de collège, une certification nationale de compétences en mathématiques (CNCM), à l’instar du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) ». Cette certification supplémentaire, déjà annoncée fin novembre par le ministre, trouve dans la note de service une première concrétisation, même si son format doit encore être précisé ce printemps.
Rappelons au passage que le ministère prévoit déjà des tests de positionnement à l’entrée de Sixième et de Seconde, et compte par ailleurs en instaurer en fin de Quatrième ; qu’il prévoit aussi des outils de positionnement des élèves en Troisième et en Seconde… A ce rythme, on s’approche d’une évaluation externe en mathématiques des élèves pratiquement tous les ans pendant les 4 années qui séparent l’entrée de la fin du collège …
Enfin – et ce n’est pas rien -, l’arrivée de cette certification, posera à coup sûr à court terme la question de l’avenir du DNB, ou tout du moins de son épreuve de mathématiques.

… et son prolongement au lycée

La même logique évaluative se retrouve à l’entrée au lycée, où « Les tests de positionnement passés par les élèves entrant en seconde générale et technologique permettent d’identifier les acquis de chaque élève d’une part, et d’offrir un enseignement personnalisé », non prévu par les grilles horaires. « En LP comme en lycée général et technologique, les chefs d’établissements et les équipes pédagogiques sont invités à s’appuyer sur les résultats de ces tests de positionnement pour, dès le début de l’année de 2nde ou de première année de CAP, instaurer des dispositifs de remédiation » … non financés !

Au lycée, relégitimer et stabiliser la réforme, entretenir ses mythes

La note de service acte « un enseignement de tronc commun […] désormais instauré pour tous les élèves de première générale n’ayant pas pris la spécialité mathématiques » : merveilleuse formule que celle de l’enseignement « de tronc commun » … pour la moitié seulement des élèves ! Elle propage également un mythe : « L’enseignement spécifique de mathématiques proposé, en classe de première, dans le tronc commun de la voie générale permet aux élèves n’ayant pas choisi la spécialité mathématiques en première de suivre l’option mathématiques complémentaires en terminale ». C’est à la fois réglementairement faux (les élèves peuvent suivre cette option sans avoir fait de mathématiques en Première), et pédagogiquement improbable, personne ne semblant croire que suivre l’enseignement spécifique de Première soit de nature à garantir la réussite en Mathématiques complémentaires… Mais la note de service n’aborde évidemment pas ce sujet, se contentant de tenter de graver dans le marbre le caractère définitif du règlement (bancal et probablement inopérant) des nombreux problèmes posés par le Lycée Blanquer.

Politique de quota

Il en est de même sur la question des inégalités filles-garçons au lycée, où elle institue les recommandations du rapport Mathiot du printemps 2022, qui suggérait une logique de quota, considérant que le problème des choix de filles quant aux mathématiques pouvait être résolu par une politique du chiffre, « à portée de main », de l’ordre de quelques unités dans chaque classe (2 ou 3 au grand maximum) : la note de service indique ainsi qu’ « une attention particulière est portée par les chefs d’établissement et équipes pédagogiques aux choix des jeunes filles, afin de les encourager à poursuivre la spécialité mathématiques et à suivre l’option mathématiques expertes ». On est donc très loin de se donner des moyens réels de lutter contre ces inégalités, notamment en interrogeant la structure même du lycée Blanquer, mais on tente de sauver la face …

Déclaration d’intentions généreuse ou faux-nez d’une reprise en main pédagogique ?

« Enseignement méthodique et progressif, dispositifs de remédiation dans les classes charnière, élévation du niveau général, réduction des inégalités et renforcement de l’attractivité de la discipline, capacité collective à certifier le niveau de nos élèves : tels sont les priorités pédagogiques pour l’enseignement des mathématiques » : au-delà de cet inventaire à la Prévert repris de la note de service – qui fait quand même douter de la possibilité de mettre en œuvre sans pratiquement aucun moyen autant de priorités en même temps pour notre discipline – se dessine une critique forte de ce qui se fait actuellement (enseignement « non méthodique et non progressif »), traduisant une nouvelle fois le manque de confiance de l’institution envers ses professeurs, et a contrario, la promesse d’une doxa pédagogique à venir qui doit trouver à s’appliquer sans discussion possible.

Si la conclusion de la note s’ouvre sur une formulation aimable et flatteuse – un tantinet démagogique aussi – (« [Le] succès repose sur l’investissement remarquable des professeurs des écoles et des professeurs de mathématiques au collège et au lycée, qui a déjà commencé à porter ses fruits »), elle est d’une part factuellement fragile compte tenu du manque de recul sur la pérennité des progrès observés sur une seule année lors des évaluations de CP et d’entrée en Sixième et, d’autre part, surtout destinée à justifier que, au terme de 5 ans de ministère Blanquer, on poursuive sa politique, en l’amplifiant avec assiduité comme le fait l’actuel ministre. En perspective, une évolution majeure, dont le sens est clair : « toutes les organisations doivent se doter des outils qui leur permettront d’accompagner les équipes et de suivre les progrès de tous élèves ». La note de service est sans ambiguïté lorsqu’elle pose qu’ « Il nous appartient désormais de faire des mathématiques une priorité dans toutes les enceintes de pilotage pédagogiques : dans le projet d’école ou d’établissement, en conseil d’inspecteurs pour le premier ou le second degré, sous la responsabilité des directeurs académiques des services de l’éducation nationale et du recteur » : les professeurs de mathématiques seront surveillés de près.

Contrôle et transformation des pratiques

La note de service vise clairement la transformation profonde des pratiques enseignantes – sans jamais le dire –, en mathématiques pour commencer, en instituant tous les outils pour les mener par la contrainte extérieure. Il s’agit au final d’encadrer et de réguler les pratiques pédagogiques par un contrôle accru des « performances » des équipes et des professeurs, mesurées par une impressionnante batterie d’évaluations externes et de leur imposer une pression inédite.

Cette pression permanente de l’évaluation est bien éloignée de l’effet, certes normatif, mais bien moindre, d’un examen unique en fin collège ou de lycée, au terme de cycles de trois ou quatre ans. Pour le SNES-FSU, la dérive vers l’imposition de normes de réussite et donc de pratiques pédagogiques standardisées, vers le formatage par l’évaluation (« teach-to-test ») et vers les biais systématiquement relevés dans les pays qui ont tenté de s’engager sur cette voie, est un danger réel pour nos métiers, et la conception que nous en avons.

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AESH: Signez et partagez la pétition intersyndicale!

mar, 24/01/2023 - 09:58
Signez et partagez la pétition intersyndicale

Nous exigeons du ministère des mesures immédiates pour obtenir un statut de fonctionnaire et pour améliorer les salaires et les conditions d’emploi des AESH :

– la création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;

– l’augmentation des rémunérations de toutes et tous sur toute la carrière ;

– la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24 heures ;

– l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens ;

– l’accès à une formation initiale et continue qualifiante à la hauteur des missions ;

– le recrutement des AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins ;

– l’abandon du projet de réforme des retraites

Nous, signataires (CGT Educ’action, CGT Agri, CGT enseignement privé, FNEC-FP-FO, FO enseignement agricole, FSU, SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNETAP-FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD, SUD rural, Sundep), disons notre détermination à avancer pour en finir avec l’insupportable précarité des AESH et leur garantir la reconnaissance d’un véritable métier !

Si le gouvernement restait sourd aux attentes légitimes, nous nous engagerions dans la mobilisation et la grève interprofessionnelle pour qu’aboutisse l’intégralité de nos revendications ! 

Signez et partagez la pétition intersyndicale Petition-intersyndicale-AESH au format pdfTélécharger

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Personnels AESH mobilisés pour les retraites le 31 janvier!

lun, 23/01/2023 - 16:21

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et notamment les AESH. Elle révèle les conditions d’emploi inacceptables des AESH lorsque ces personnels parviennent à l’âge où elles·ils devraient partir à la retraite. Les AESH sont triplement pénalisé·es.

D’abord, l’allongement de la durée de cotisation leur est particulièrement préjudiciable du fait de leurs carrières davantage hachées et souvent incomplètes. Il leur faudra travailler jusqu’à 67 ans pour bénéficier d’une retraite sans décote.

Ensuite, les temps incomplets imposés par le ministère donnent lieu à des salaires puis à des pensions de retraite incomplets.

Enfin, les AESH sont soumis·es au régime général et non au régime des fonctionnaires : leur pension est calculée sur les 25 meilleures années et non sur les 6 derniers mois.

Avec cette réforme, les AESH, dont les salaires sont maintenus à des niveaux très insuffisants et dont les conditions de travail sont dégradées par les PIAL, vont devoir travailler plus longtemps pour des retraites toujours aussi basses.

Le report de l’âge et l’allongement de la durée de cotisation discriminent particulièrement les femmes et renforcent également les inégalités femmes·hommes : les AESH sont très majoritairement des femmes, les effets de décote et les inégalités de pensions seront encore aggravés.

Nous sommes uni·es et déterminé·es à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale AESH appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 31 janvier pour refuser le report de l’âge légal de départ en retraite et l’augmentation de la durée de cotisation.

Nos organisations appellent ainsi les AESH participer aux Assemblées Générales dans les écoles, les établissements, les services, les secteurs… pour discuter des poursuites et du développement des différentes initiatives. La mobilisation du 31 janvier doit être encore plus forte que celle du 19 janvier.

Paris, le 24 janvier 2023

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Retraites : le SNES-FSU répond aux intox du gouvernement

lun, 23/01/2023 - 08:47
Parvenir à d’autres termes du débat, démontrer la faisabilité d’une pérennisation de nos retraites par répartition par une augmentation des ressources de financement ouvre toute la question du partage des richesses, du travail, de la politique salariale.  

Mis en avant pour légitimer de nouveaux reculs, l’allongement de la durée de vie n’est pas une donnée nouvelle et n’a pas empêché pendant des décennies de réelles avancées. En deux siècles, le temps de travail individuel a été divisé par deux pendant que le nombre d’emplois augmentait de trois-quarts. En voulant faire travailler les salarié.es plus longtemps, cela revient à rompre le contrat entre les générations. 

Lors de la période 1960 à 2015, la part des 65 ans et plus est passée de 11 % à 18,6 % de la population, et parallèlement la part des pensions dans le PIB s’est accrue au même rythme en passant de 5 % à 14 %, sans pour autant dégrader le niveau de vie des actives et des actifs ! Le COR (Conseil d’Orientations des Retraites) estime ces dépenses sans réforme à 14,7 % du PIB en 2070 dans l’hypothèse la plus basse de croissance de la productivité. Et cela le gouvernement n’en veut pas.

Oui, on vit plus longtemps et c’est tant mieux ! L’espérance de vie en bonne santé est toutefois socialement inégale et elle ne progresse plus depuis quelques années.

Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, il n’y a aucune fatalité à imposer sans cesse aux salarié-es un recul de leurs droits et une baisse de leurs pensions.

Parce que la situation de l’emploi et le niveau des salaires sont déterminants, le SNES et la FSU demandent que le progrès humain, que les gains de productivité profitent au plus grand nombre et permettent de réduire la durée du travail au cours de la vie tout en assurant à toutes et à tous des conditions de vie décentes. Pour atteindre ces objectifs et pour rétablir un système de retraite plus juste et solidaire, il faut dégager les financements nécessaires dans le cadre d’une politique créant une croissance écologiquement soutenable. Partager le travail pour s’attaquer résolument au fléau du chômage, c’est aussi faire rentrer plus de cotisations dans les caisses de retraite. Il convient de toute urgence de lutter contre l’évasion fiscale et la fraude sociale supprimer les exonérations de cotisation qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, augmenter les cotisations en modulant la part « patronale » en fonction de la politique d’emploi et de salaires de l’entreprise, élargir l’assiette des cotisations à tous les revenus en mettant à contribution les revenus financiers des entreprises actuellement épargnées.

Sans augmentation du financement, les futurs retraité-es auront des pensions encore plus faibles. Il faut bien au contraire mettre l’accent sur l’évolution de la richesse produite et la façon dont elle est répartie, d’une part entre le travail et le capital, et, d’autre part, au sein de la masse salariale, entre les salaires nets et bruts. Des calculs d’économistes montrent que les sommes en jeu sont très raisonnables pour maintenir le niveau des retraites sans nouveau recul de l’âge de départ : on aurait besoin d’une augmentation des cotisations de l’ordre de 0,16 point par an, c’est-à-dire 5 points en 30 ans. C’est beaucoup moins que ce qui vient de se produire pour les fonctionnaires : la retenue pour pension civile n’a en effet cessé d’augmenter passant de 7,85 % en 2010 à 11,10 % en 2020 (soit +41 % d’augmentation).

Questions/Réponses sur le projet de réforme :

Cette rubrique sera complétée régulièrement.

1 - Je suis né-e en 1984, qu’est-ce que la réforme changerait pour moi ?

Si le mode de calcul de la pension restait le même avec 172 trimestres (43 annuités) requis pour prétendre à un taux plein, elle vous obligerait à travailler deux ans de plus c’est-à-dire en vous retirant 2 ans de temps libre. Ce n’est pas un temps où on ne fait rien mais un temps où on choisit ses activités et ce sont des activités utiles pour la société. Vous avez encore plus de 20 ans à travailler et votre pension est un traitement continué, élément de la rémunération de ma carrière. Vous devriez donc travailler plus et plus longtemps. Le « Pacte enseignant » actuellement proposé par l’Education Nationale en est un autre exemple avec des primes qui ne prévoit en aucun cas la reconstruction des grilles indiciaires. Votre dernier indice détenu est pourtant la base de calcul essentielle pour le calcul de votre future pension. Améliorer les salaires de toutes et tous, et en particulier résorber les écarts de salaires entre les femmes et les hommes, c’est améliorer les retraites et les financer.

2 - Je suis né-e en 1972, qu’est-ce que la réforme changerait pour moi ?

La réforme imposerait de rester en activité jusqu’à 64 ans au lieu de 62 actuellement et vous obligerait à cotiser un trimestre de plus pour une retraite à taux plein. Au-delà de ces aspects paramétriques, cette nouvelle réforme des retraites éloignerait les générations futures des nécessaires progrès sociaux auxquels elles aspirent. Elle accréditerait aussi l’idée que la retraite est une variable d’ajustement pour gérer les grands équilibres financiers et budgétaires de la nation en lieu et place de l’impôt et des prélèvements obligatoires. Elle instaurerait un climat de réforme permanente qui appellerait de nouvelles dégradations, alors que le contrat social entre générations suppose stabilité et pérennité.

3 - Je suis né-e en 1964, qu’est-ce que la réforme changerait pour moi ?

Déjà, vous ne pourriez plus partir à 62 ans, mais seulement à partir de 63 ans. Et il vous faudrait 171 trimestres au lieu de 169 actuellement pour atteindre le taux plein. Au total, la réforme vous obligerait à travailler un an de plus pour un taux de pension moindre que celui que vous auriez obtenu à 63 ans dans la réglementation actuelle.

4 - Pourrais-je partir dès 64 ans ?

Nous exerçons des métiers qui nécessitent un haut niveau d’études, ce qui entraîne une entrée tardive dans la vie active. Contrairement aux professions de même niveau de qualification, nos métiers sont sous-payés, pénibles et usants en fin de carrière. La réforme empêcherait de partir dès 62 ans. Partir à 64 ans resterait théoriquement possible mais le montant de la pension continuerait d’être dégradé et en particulier pour les femmes. C’est la raison pour laquelle la FSU milite pour des hausses importantes du salaire indiciaire, pour la prise en compte des années d’études, pour le rétablissement de la Cessation Progressive d’Activité (CPA) dès 57 ans et pour l’amélioration des droits familiaux, afin d’enclencher la dynamique pour le retour de la retraite à 60 ans.

5 - Pourrais-je partir avant d’avoir 64 ans ?

Non, sauf à être né-e avant 1968 ou à relever d’un dispositif particulier permettant un départ anticipé comme, par exemple, au titre d’une carrière longue (5 trimestres déjà validés l’année de vos 20 ans) ou du handicap.

6 - Je remplissais les conditions pour un départ anticipé à 60 ans au titre des carrières longues, pourrais-je toujours en bénéficier ?

Oui, mais vous devriez rester en activité plus longtemps. Par exemple, si vous êtes né-e en 1964, il vous faudrait attendre d’avoir au moins 61 ans, au lieu de 60 ans dans la réglementation actuelle. Et si vous êtes né-e en 1968 et après, vous ne pourriez partir qu’à partir de vos 62 ans.

7 - Je suis né-e en 1965 et j’aurais eu 20 trimestres de décote pour un départ à 62 ans. La réforme m’oblige à poursuivre mon activité jusqu’à 63 ans et 3 mois, mais maintient l’âge d’annulation de la décote à 67 ans. Cela peut-il améliorer ma situation ?

Non, car la réforme augmente aussi le nombre de trimestres requis pour un départ sans décote. Dans la réglementation actuelle, en reculant votre départ à 63 ans 3 mois, vous auriez eu 15 trimestres de décote. Avec la réforme, vous devrez obligatoirement repousser votre départ à 63 ans et 3 mois, vous aurez toujours 15 trimestres de décote et votre taux de pension sera même un peu plus bas car calculé sur 172 trimestres requis contre 169 dans la réglementation actuelle.

8 - La première ministre affirme que la réforme permettrait d’améliorer les droits à pension des femmes. Je suis fonctionnaire mère de deux enfants, le premier, né en 2002, m’apporte 4 trimestres de bonification pour le calcul de ma pension, mais le second, né en 2005, ne m’apporte plus que 2 trimestres et ne compte plus que pour la durée d’assurance. Pourrais-je bénéficier d’une meilleure prise en compte pour mon deuxième enfant ?

Non, la réforme repousserait une fois de plus l’âge de départ et augmenterait le nombre de trimestres requis pour obtenir une pension complète. Mais ces mesures, qui s’appliqueraient aussi aux fonctionnaires, ne s’accompagneraient d’aucune amélioration dans la prise en compte des enfants, fortement dégradée pour les femmes fonctionnaires par la loi Fillon de 2003, et désormais très en-deçà des droits ouverts aux parents dans le régime général.

9 - J’ai eu 60 ans en août 2022 et j’espérais pouvoir partir au titre des carrières longues, à 61 ans en septembre 2023. Mais le service des pensions a refusé mon départ car mes 8 trimestres de bonification pour enfants ne font pas partie de la durée d’assurance « cotisée » retenue pour ouvrir le droit au départ anticipé. Or j’ai entendu dire que la réforme permettrait une meilleure prise en compte des trimestres liés aux enfants. Cela me permettrait-il de partir avant 62 ans ?

Non, la réforme permettrait la prise en compte des trimestres d’AVPF (assurance vieillesse du parent au foyer), mais cela serait limité à 4 trimestres maximum. En revanche, aucune avancée sur les trimestres obtenus au titre de la bonification ou de la majoration de durée d’assurance pour enfant qui ne serait toujours pas pris en compte pour ouvrir le droit au départ anticipé. Etant né-e en août 1962, vous pouviez partir à la fin de l’année scolaire 2023-2024. Avec la réforme, votre départ serait même repoussé à mars 2025.

10 - J’aurai 60 ans en février 2023, si la réforme passe, je devrais travailler jusqu’à 62 ans et demi. Pourrais-je bénéficier de la retraite progressive à la rentrée prochaine ?

C’est peu probable, car, si elle est votée, la loi nécessitera des décrets d’application. D’où un délai supplémentaire qui pourrait retarder l’entrée en vigueur de ce dispositif au-delà du 1er septembre 2023, empêchant donc les personnels enseignants et assimilés d’en bénéficier pour l’année scolaire à venir, même s’ils en remplissent les conditions.

11 - Je suis né-e en 1968, ayant commencé tard, je n’aurais jamais les 172 trimestres prévus par la réforme. J’ai une RQTH depuis 2012 et un taux d’incapacité à 50% depuis 2021, à quel âge pourrais-je partir sans décote ?

Dans la réglementation actuelle vous auriez pu partir sans décote à 62 ans. Avec la réforme, vous ne pourriez partir sans décote qu’à 64 ans.

12 - Je suis né-e en 1970, j’ai une RQTH depuis 2016, pourrais-je partir en retraite avant 64 ans au titre du handicap ?

Non, pas nécessairement, car avoir une RQTH ne suffit pas. Pour partir au titre du handicap, il faut que celui-ci ait été officiellement reconnu et ce, de manière continue depuis de très nombreuses années. De plus, pour les périodes d’activité postérieures à 2015, une « simple » RQTH ne suffit plus. À partir de 2016, il faut un taux d’incapacité d’au moins 50%. Le seul changement apporté par la réforme serait d’ouvrir un peu plus largement les possibilités de reconnaissance rétroactive de ce taux d’incapacité.

13 - Je suis polypensionné. La réforme améliorerait-elle ma situation ?

Non, pour le calcul de la pension du régime général, il n’est toujours pas prévu de proratiser le salaire annuel moyen pour tenir compte de la part occupée par ce régime dans la durée d’activité globale de l’assuré-e. Parallèlement, une entrée tardive dans la fonction publique limite le parcours de carrière des collègues concerné.es et aboutit à une pension de fonctionnaire relativement peu élevée, même lorsque ces collègues poursuivent leur activité au-delà de l’âge légal.

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« Nouvelle Sixième », que d’annonces !

dim, 22/01/2023 - 18:40

Le SNES-FSU publie des articles d’information et d’analyse au fur et à mesure. Ils sont accessibles ci-dessous :

La généralisation des Sixièmes tremplin (et son financement…)

A propos de l’expérimentation des Sixièmes tremplin à Amiens (04/12/2022)

A propos de l’annonce de sa généralisation, et communiqués de presse du ministère et des SNES-FSU, SNUIpp-FSU, SNEP-FSU, SNUEP- FSU (semaine du 11 janvier 2023)

Suppression de la technologie en Sixième (semaine du 11 janvier 2023)

→ A propos de la suppression de la technologie en Sixième

 → Le communique de presse du SNES-FSU

→ La pétition des associations de professeurs de technologie que le SNES-FSU appelle à signer

 → Une proposition de motion du SNES-FSU pour le Conseil d’administration concernant la DGH

Atteinte à la liberté pédagogique des professeur.es

Plan mathématique (25 septembre 2022)

→ A propos de la note de service sur le cycle 3 (12 janvier 2023), et les notes de services sur les savoirs fondamentaux et mathématiques

→ A propos de la création des CASF (Conseils académiques des savoirs fondamentaux – janvier 2023) et la note de service.

→ Mise en place du Passeport Educfi en quatrième (29 novembre 2022), PIX, Ev@lang, ou les évaluations nationales (qui seront généralisées en Quatrième à la rentrée 2023))… avant l’expérimentation d’un Passeport Educdroit dans 5 académies l’an prochain, d’un Greenpix et d’une nouvelle certification de mathématiques en Troisième.

→L’interview de Guislaine David du SNUIPP-FSU par le secteur contenus du SNES-FSU (janvier 2023)

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Conseils académiques des savoirs fondamentaux: restriction de la liberté pédagogique en vue!

dim, 22/01/2023 - 18:34

Le CASF pourra mettre en place des dispositifs de contrôle des pratiques professionnelles que le ministère cherche à uniformiser. Une note de service datée du 10 janvier 2023, définit cette « instance stratégique de pilotage pédagogique académique pour l’apprentissage des savoirs fondamentaux ». Signe de l’importance donnée à ce conseil, c’est le recteur ou la rectrice qui devra personnellement le présider. Sa composition reste à la main des recteurs ou rectrices. Des chef·fes d’établissement et des professeur·es devraient y siéger. Aucune place n’est prévue pour les représentant·es élu·es des personnels; se pose donc la question de la légitimité des professeur·es désignés par le recteur. Le CASF sera directement supervisé par la Direction générale de l’enseignement scolaire au ministère.

Chaque CASF devra établir une « feuille de route » sur 5 ans (avec une déclinaison annuelle). Ses missions sont :

→ établir un diagnostic territorial de la maîtrise des savoirs fondamentaux par les élèves,en mettant en place un « outil d’analyse statistique commun » et en s’appuyant sur les évaluations nationales (de nouvelles arrivent en CM1 et 4ème !).

→ déterminer la stratégie académique en matière d’apprentissage des savoirs fondamentaux

→ suivre le déploiement de cette stratégie, en évaluer les résultats et, le cas échéant, en ajuster les modalités.

Le CASF, quels dangers ?

Derrière des objectifs qui semblent très généraux, il s’agit bien d’une attaque organisée contre les disciplines et la liberté pédagogique.

Dans le premier degré, l’accent mis sur les « savoirs fondamentaux » tels que les porte le ministère, c’est-à-dire, « lire, écrire, compter »  en privilégiant le décodage, la vitesse de lecture (fluence) ou de calcul et l’automatisation de procédures, a conduit à une vision très étriquée et techniciste des apprentissages en mathématiques et en français et à l’instauration de « normes nationales ». Les préconisations en terme de contenus et de temps passé sur ces apprentissages sont en contradiction avec les programmes.

L’objectif premier des CASF est de mettre en place une « cohérence des méthodes pédagogiques mises en œuvre entre école et début du collège » et de développer « une culture professionnelle partagée pour l’ensemble des équipes pédagogiques ». La perspective d’échanger et de construire de manière collective est un miroir aux alouettes : le risque de désagrégation du métier sous forme d’accumulation de procédures, est, lui bien réel. Les Psy-EN et les professeur·es des écoles résistent déjà au quotidien contre des injonctions technicistes. En dépossédant peu à peu les personnels de leur travail de concepteur, via la « préconisation d’outils, supports et démarches favorables à la réussite des élèves », le CASF risque d’établir une méthode unique à appliquer. Cette démarche de transformation des professeur·es en exécutant·es affecte en premier lieu les enseignements de français et de mathématiques, que le ministère cherche à stéréotyper.

C’est pourtant la diversité des pratiques et des méthodes pédagogiques qui permettent aux élèves d’entrer dans les apprentissages. Le choix des méthodes et des pratiques relève de la liberté pédagogique des professeurs, en fonction du contexte professionnel et des classes dans lesquels ils ou elles exercent

Des certifications, pour contrôler qui ?

Des évaluations et certifications à faire passer aux élèves, souvent sans lien avec nos cours les programmes, s’accumulent : Passeport Educfi, PIX, Ev@lang, ou les évaluations nationales qui vont se généraliser en Quatrième, et bientôt GreenPix, le passeport Educdroit, et une certification de mathématiques en Troisième alors qu’il existe une épreuve terminale au DNB. Cela conduit à déposséder davantage les professeur·es de la maîtrise de leurs évaluations et à dénaturer la valeur certificative du diplôme du DNB, en préparant un portefeuille de compétences pour chaque élève.

Retour de l’inspection dans nos classes

Les CASF se voient doter de la possibilité de « planifier des périodes d’observations en classe » par « des […] inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR) sur des objets identifiés par le conseil ». Ces périodes d’observations feront « l’objet de bilans communiqués au recteur ou à la rectrice ainsi qu’au conseil ». Le risque est grand que certains inspecteurs viennent dans nos classes pour marteler des prescriptions réductrices et critiquables d’un point de vue pédagogique (par exemple en français et en mathématiques). Cela serait une régression sans précédent bien loin de ce qu’exige la FSU.

Ce que le SNES-FSU revendique :

C’est bien le projet de l’École de Jean-Michel Blanquer et de son Conseil scientifique qui est confortée et accentuée. Le SNES-FSU oppose à cette vision des apprentissages et de l’encadrement des pratiques qui en découle, une culture commune construite sur un réseau de savoirs et de compétences. Elle doit permettre aux jeunes de quitter le système éducatif avec les clés de compréhension du monde, leur permettre émancipation et participation citoyenne, et leur donner les moyens de continuer à se former.

Le SNES-FSU rappelle son attachement à la liberté pédagogique des personnels aussi bien pour concevoir l’organisation et le déroulement des cours que pour l’évaluation des élèves. Il est particulièrement vigilant et inquiet sur les mesures annoncées depuis la rentrée de janvier (parfois par voie de presse). Face à un projet présidentiel qui ne règle en rien le problème de la difficulté scolaire et des inégalités, face à des mesures qui ne portent aucune attention aux conditions de travail des personnels, les syndicats enseignants de la FSU (SNUipp-SNES-SNEP-SNUEP) affirment une toute autre ambition pour l’École : baisse des effectifs, traitement des difficultés scolaires au sein de la classe notamment grâce à des moyens fléchés (enseignants supplémentaires, RASED …), autant de mesures nécessaires pour améliorer l’inclusion. C’est un véritable plan d’urgence qu’il faut pour l’école !

Afin de réfléchir à un nouveau collège à la hauteur des enjeux actuels et permettant véritablement la réussite et l’émancipation de toutes et tous, le SNES-FSU organise un colloque auquel tou·tes les syndiqué·es peuvent participer :

Participer au colloque Collège

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Fondamentaux versus Culture commune

dim, 22/01/2023 - 17:02

Des notes de service parues au BO du 12 janvier dernier concernent le cycle 3 et le conseil académique des savoirs fondamentaux .

Alors que toutes les études montrent que l’écart de performance entre élèves issus des milieux les plus populaires et ceux des plus favorisés ne cesse de se creuser, et que cet écart est bien supérieur en France que dans d’autres pays de l’OCDE, Pap Ndiaye poursuit la même politique et annonce un renforcement des « fondamentaux ». Avec la création d’un conseil académique des savoirs fondamentaux, c’est bien la vision de l’Ecole de Jean-Michel Blanquer et de son Conseil scientifique qui est confortée et accentuée.

Le SNES-FSU oppose à cette vision des apprentissages et de l’encadrement des pratiques qui en découle, une culture commune construite sur un réseau de savoirs et de compétences. Elle doit permettre aux jeunes de quitter le système éducatif avec les clés de compréhension du monde, leur permettre émancipation et participation citoyenne, et leur donner les moyens de continuer à se former.

Trois questions à Guislaine David, co-secrétaire générale du SNUIPP-FSU.

Jean-Michel Blanquer a fait du resserrement sur les « fondamentaux » un des marqueurs de sa politique éducative. Comment cela s’est-il concrétisé dans le premier degré ?

L’accent sur « Lire, écrire, compter »  en privilégiant le décodage, la vitesse de lecture ou de calcul (fluence) et l’automatisation de procédures, a conduit à une vision très étriquée et techniciste des apprentissages en mathématiques et en français et à l’instauration de « normes nationales », avec des préconisations en terme de contenus et de temps passé sur ces apprentissages en contradiction avec les programmes. Ainsi, les études montrent que la France est le pays d’Europe qui consacre à l’école primaire le moins de temps aux autres disciplines que le français et les mathématiques : 42,5 % en moyenne contre 65 % dans les autres pays européens.

Des évaluations nationales standardisées en français et en mathématiques sont censées repérer les difficultés des élèves. Elles pilotent les enseignements, en induisant les contenus et les pratiques sur lesquels mettre l’accent pour permettre aux élèves de réussir les tests. Elles ont été accompagnées de préconisations, de guides sur la lecture, la grammaire, le vocabulaire, d’un plan français, d’un plan maths… et de formations pour les enseignant·es. Le ministre Pap Ndiaye poursuit dans cette voie en publiant des circulaires mettant l’accent sur les mêmes « fondamentaux ».

Quel bilan fait le SNUIPP-FSU de cette politique ?

Les critiques et les oppositions du SNUIPP-FSU, de la profession, d’une grande partie de la recherche et des mouvements pédagogiques sont très fortes. Les enseignant·es ont le sentiment d’être dépossédé·s de leur métier de concepteurs et conceptrices.

Ce sont d’abord les élèves issus des milieux populaires qui en paient le prix. Les élèves les plus en difficulté socialement et scolairement sont persuadés qu’ils viennent à l’école pour « lire écrire compter », les autres savent que c’est pour comprendre le monde.

Quelles sont les propositions du SNUIPP-FSU ?

Aux antipodes de la logique des «  fondamentaux », il est indispensable de faire accéder l’ensemble des élèves à une culture commune émancipatrice par des contenus d’enseignement leur permettant de comprendre et d’agir sur le monde, et créer les conditions nécessaires pour y parvenir : reprendre la main sur les évaluations, alléger les effectifs, repenser la formation initiale et continue, réactiver les RASED, le « plus de maîtres que de classes »…

La 21ème édition de l’Université d’automne du SNUIPP-FSU a porté sur les fondamentaux : https://www.snuipp.fr/actualites/posts/la-21eme-universite-d-automne

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COP 27 : Nécessaire, mais pas suffisante

sam, 21/01/2023 - 17:39

Il y a un an, la COP 26 qui se tenait à Glasgow avait échoué. Les parties prenantes n’étaient pas parvenues à établir une feuille de route pour appliquer l’accord de Paris de 2015 qui ambitionnait de limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5°C. Les États avaient alors assumé le fait que leur impéritie allait entraîner un réchauffement global moyen d’au moins 2,7° C d’ici à 2100.

Un rendez-vous nécessaire

Un an plus tard, la COP 27 clôt une année caractérisée par des niveaux records d’émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement mondial étant estimé à 1,2° C en 2022. Les inondations, mégafeux de forêt, sécheresses et canicules partout dans le monde ont rendu ce chiffre concret et dramatique. Les projections pour la France sont de 50 % supérieures à la moyenne mondiale, soit un risque d’étés deux fois plus chaud que celui vécu cette année  d’ici la fin du siècle.

Au Pakistan, 33 millions de personnes impactées par les inondations en août, pour des dommages évalués à 30 milliards de dollars ; 1,4 millions de personnes déplacées en Somalie, où le mode de vie des éleveurs n’est plus compatible avec la sécheresse persistante : les drames humains s’accumulent…

Dans ce contexte, partant du fait que les COP climat se suivent sans que l’on puisse constater un réel effet en termes de lutte contre le dérèglement climatique, on pourrait penser que ces grands sommets internationaux ne sont guère utiles.

Pourtant, les pollueurs et les lobbyistes des énergies fossiles ne s’y trompent pas : ils s’y investissent massivement pour empêcher tout engagement supplémentaire qui pourraient les entraver dans leur quête effrénée du profit. Ces conférences rendent plus visibles les actions, comme les inactions, des principaux responsables de la catastrophe climatique : les États riches et les firmes transnationales. Elles poussent par ailleurs les médias à traiter du dossier climatique sous l’angle des décisions politiques à prendre et à mettre en œuvre. Face aux tenants du greenwashing le plus décomplexé, c’est en soi un progrès.

L’urgence de la solidarité

Une question monte en particulier : celle du soutien des pays industrialisés aux pays du Sud. L’urgence de l’aide à la prise en charge des pertes et des dommages supportés par les pays pauvres les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique a commencé à s’exprimer en 2021 à Glasgow, et elle occupe le devant de la scène d’une COP 27 qui se déroule sur le continent africain. Selon Médiapart, « une vingtaine de pays sont responsable de plus de 50 % des émissions cumulées de CO2, alors que, depuis 30 ans, 97 % des individus qui ont été victimes d’évènements climatiques l’ont été dans les pays du Sud ». Il y a plus de dix ans, les pays riches avaient promis de contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars par an, mais depuis, rien n’avance alors que le coût annuel des réparations et de l’adaptation est désormais largement supérieur.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les « promesses de dons » sont de l’ordre de centaines de millions de dollars, alors que les besoins se chiffrent en centaines de milliards. En désaccord avec la demande de financement des « pertes et dommages », les pays du G7 ont lancé un « bouclier mondial contre les risques climatiques » censé offrir des fonds par un mécanisme de type assurantiel, au grand dam des pays du Sud.

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Une puissante mobilisation qui oblige au retrait

ven, 20/01/2023 - 13:25

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.


Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.


Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D’autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d’un revers de main.


L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.


Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.


L’intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appele à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.


Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.


Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu’il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.


Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pour- quoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.


Paris le 19 janvier 2023

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Non à la suppression de la Technologie en 6ème !

ven, 20/01/2023 - 13:09

Le ministère a annoncé par voie de presse son intention de supprimer l’enseignement de technologie en 6eme. Cette décision n’a été ni présentée, ni discutée dans aucune instance de dialogue social avec les organisations représentatives. La circulaire « Renforcer la maîtrise des savoirs fondamentaux des élèves en CM1, CM2 et 6e (cycle 3) pour faciliter leur entrée au collège » parue au BO le 12 janvier n’y fait pas davantage référence. Le Ministre est décidément bien mal inspiré de renouer ainsi avec les méthodes verticales et autoritaires de son prédécesseur.

La suppression de la technologie en Sixième retirerait aux élèves la possibilité de découvrir une nouvelle dimension de la technologie ancrée dans les sciences et techniques qui concourt à la compréhension du monde qui les entoure. Faut-il comprendre que le programme de sciences et technologie en Sixième pourrait être supprimé ? Ou serait-il laissé à la responsabilité des collègues de SVT et de physique-chimie sans horaire supplémentaire ?

Pour financer le nouvel accompagnement des élèves en mathématiques ou en français, aux contours très flous, et le loger dans les 26 heures élève par semaine, le ministre fait donc un choix très contestable en supprimant une discipline pourtant initiée au primaire.

Cette décision confirme que ce sont bien des logiques budgétaires et de ressources humaines (suppressions d’emplois et pénurie de professeurs de technologie) qui ont guidé cet arbitrage avant même toute considération pédagogique. Cette décision va mettre en danger les postes des collègues de technologie qui pourraient se retrouver en complément de service dans un autre établissement à la rentrée voire être victimes d’une mesure de carte scolaire.

L’urgence est à la baisse des effectifs par classe pour mieux accompagner les élèves dans leurs apprentissages et à la revalorisation des métiers de l’enseignement pour juguler la crise de recrutement.

Les organisation syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-UNSA, SNFOLC, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SNALC et Sud Education demandent au ministre de revenir sans attendre sur son initiative et rappellent qu’aucun texte réglementaire ne la permet. A l’heure où les conseils d’administration des collèges sont réunis pour débattre et adopter la répartition de la dotation horaire globalisée (DHG) pour la rentrée 2023, l’organisation des enseignements ne saurait être bouleversée à la dernière minute sans concertation ni prise en compte des conséquences pour les personnels concernés.

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-UNSA, SNFOLC, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SNALC et Sud Education soutiennent la pétition lancée par les associations disciplinaires de technologie et invitent tous les collègues à la signer.

Pétition : « Non à la suppression de la technologie en 6ème » Communiqué en version PDFTélécharger

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19 janvier : grève majoritaire dans les collèges, lycées et CIO

ven, 20/01/2023 - 10:34
Une grande colère

65 % des professeurs, CPE, PsyEN, AED et AESH sont en grève aujourd’hui dans les collèges, les lycées et les CIO, des pics à plus de 80 % de grévistes dans certains établissements, des collèges sont même fermés dans plusieurs académies. La grève est majoritaire contre le projet de réforme des retraites du président Macron et témoigne d’une grande colère dans la profession. Le message est clair : 64 ans, c’est non, 43 années de cotisation, c’est non !

Très forte mobilisation #Greve19janvier #RevalorisonsLeducation
Premiers résultats

Lycée Perrier 62% de grévistes
Collège Treignac 72% de grévistes
Collège Cabanis 78% de grévistes

— SNES-FSU Limoges (syndiquez-vous !) (@sneslimoges) January 19, 2023

La réforme Borne va avoir des effets détestables dans l’Éducation nationale  avec des personnels obligés de repousser leur départ à la retraite face à une alternative insupportable : travailler plus longtemps dans des conditions très difficiles ou partir entre 64 et 67 ans avec une pension rabotée.

Nos métiers sont exigeants et usants tant d’un point de vue physique que nerveux.Allonger la durée du travail des personnels de l’Education n’est en rien un progrès : qui peut se satisfaire de voir des personnels vieillissants dans les salles de classe, les vies scolaires, les CIO ? Le gouvernement Borne s’enferme dans le dogme du « travailler plus » et refuse d’étudier les alternatives existantes pour financer de manière plus juste et équitable notre système de retraite par répartition.


Retraites, salaires, conditions de travail, un ras-le-bol profond

La forte mobilisation des personnels du second degré traduit aussi une profonde exaspération : les professeurs, CPE, PsyEN, AED et AESH sont mal payés, méprisés, travaillent dans des conditions degradées. Depuis 9 mois, les discussions sur les salaires sont au point mort et la promesse du candidat Macron d’une augmentation de 10 % pour toutes et tous en janvier 2023 est désormais une tromperie avérée. Les dernières annonces sur le collège ont été particulièrement brutales et durement ressenties par la profession, en particulier les professeurs de technologie.

Le SNES, avec la FSU, sont déterminés à obtenir l’abandon de la réforme Borne. La mobilisation se poursuivra très rapidement dans le cadre déterminée par l’interpro qui se réunit dès ce soir.

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Enseignement de la philosophie dans la voie technologique : pour un horaire dédoublé en 1/2 classe.

ven, 20/01/2023 - 09:36
  • Pour un renforcement de la note ministérielle du 15/01/2015…
  • Jusqu’au rétablissement de l’horaire dédoublé obtenu en 1994 !
  • Nouvelle demande intersyndicale avec les associations professionnelles :
2023-01-16-lettre-MEN1-2Télécharger

Une note ministérielle – obtenue de haute lutte après 3 audiences rue de Grenelle et publiée le 15/01/2015 – reconnaissait ceci (hélas, sans moyens supplémentaires ni cadre réglementaire contraignant) :

« les temps de travail en groupes à effectifs réduits en philosophie revêtent une importance particulière dans les classes chargées des séries technologiques au regard de la singularité de la philosophie comme discipline favorisant tout particulièrement l’accès de chaque élève à l’exercice réfléchi du jugement, et des besoins spécifiques qui peuvent être ceux des élèves de ces séries. » Texte consultable ici : https://www.snes.edu/IMG/pdf/philosophie-series-technologiques_1_.pdf

Pour mémoire, le rapport de la commission de philosophie coprésidée en 1989 par Bouveresse et Derrida pointait déjà la crise traversée par l’enseignement de la philosophie dans la voie technologique (4e principe p.636) et préconisait un dédoublement systématique d’une partie de l’horaire (4e proposition, point a, p. 646). Texte consultable ici : https://www.snes.edu/IMG/pdf/rapport_commission-Derrida-Bouveresse.pdf

Il est donc urgent de généraliser les horaires dédoublés, tout particulièrement dans la voie technologique, au profit du plus grand nombre d’enseignements : généraux, scientifiques et technologiques ! Rappelons que ces dédoublements en classe de philosophie -réclamés par le SNES-FSU – ont bel et bien existé dans la voie technologique (réforme du lycée de 1994), avant de dépérir avec les « réformes » Chatel (2010-2012) et Blanquer. Nous sommes donc revenus à la situation d’avant 94, alors que l’extrême difficulté dans laquelle se trouvait l’enseignement de la philosophie était – à cette même date – identifié depuis longtemps !

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