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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 14 min 13 sec

7ème Colloque des psychologues de la FSU

dim, 19/05/2019 - 21:01

Important : Faites votre demande d'absence pour formation syndicale avant le 27 mai 2019

Pour les syndiqués : inscription sur le site du SNES dans votre espace adhérent
Pour les non syndiqués : envoyer un mail à : formation.syndicale@snes.edu

La FSU mobilisée pour le service public d'éducation !

dim, 19/05/2019 - 14:20

La FSU mobilisée pour le service public d'éducation !

Alors que depuis des semaines de nombreuses mobilisations ont lieu un peu partout dans le pays pour dénoncer les réformes en cours et la loi dite Blanquer, la FSU se félicite de la manifestation d'aujourd'hui qui a réuni plus de 10 000 manifestant-es contre le projet de réforme de l'école de la confiance.

C'est grâce à ces mobilisations que le gouvernement et des parlementaires ont déjà dû reculer : annonces du Président de la République sur les effectifs et la revalorisation des enseignant-es, retrait de l'amendement du sénat sur les EPSV...

Mais la FSU continue de refuser le projet de loi du Ministre et les réformes en cours comme celles du baccalauréat, des lycées et de parcoursup dont le bug survenu ces derniers jours est proprement scandaleux alors que les lycéens sont à un mois des épreuves du baccalauréat...

La FSU revendique à contrario des mesures permettant réellement la réussite de tous les élèves, de la maternelle à l'enseignement supérieur, et des mesures reconnaissant le rôle et le travail des personnels.

La FSU appelle les personnels à rester mobilisé-es pour défendre le service public d'éducation et la Fonction publique. Elle exige l'ouverture de négociations débouchant sur des mesures rapides notamment en termes de revalorisation salariale pour toutes et tous les personnels.

Les Lilas, 18 mai 2019

Sciences Numériques et Technologies : l'occasion ratée !

ven, 17/05/2019 - 21:24

L'enseignement commun de 2e SNT est un enseignement qui ne relève pas (encore) d'une discipline. L'idée d'une approche transversale de l'informatique pour tous les élèves de 2e est intéressante, mais...

Un texte ambigu
Dès le début, on a l'impression que le programme se décline en 2 parties : notions transversales de programmation et une liste de 7 thématiques. Le préambule indique que SNT s'inscrit dans la continuité des enseignements d'algorithmique et de programmation du collège., et insiste sur la pratique de la programmation.
L'approche thématique, avec une grande diversité d'éléments proposés à l'apprentissage, contribue à rendre floues les intentions du programme. Il oscille entre mélange des genres et ultraspécialisation, abordant parfois des domaines qui évoluent dont la pérennité est aléatoire. Enfin, les attendus sont trop souvent sujets à interprétation.

Deux exemples

L' étude de TCP-IP est prescrite alors qu'il eût été plus judicieux de présenter une structure informatique comme organisée en « pile » qui communique aussi bien en interne qu'à l'extérieur, et ainsi d'introduire la notion de protocole en l'illustrant avec TCP et IP.
Le thème « réseaux sociaux » ne traite que de cyberviolence, et non pas de cybercriminalité. On voit ici l'impact de l'actualité alors qu'il aurait fallu ne pas se cantonner à un seul article du code pénal. Le Snes avait demandé des amendements sur ces deux points, le ministère n'a rien entendu.

Précipitation, absence d'anticipation de formation et baisse drastique des DGH font que toutes les conditions sont remplies pour que ce enseignement serve de variable d'ajustement des services des enseignants, au risque que les élèves n'apprennent que peu en commun.

Programme de l'Enseignement scientifique (ES) en 1re : utopique et inadapté

ven, 17/05/2019 - 16:36

Le programme se décline en quatre thèmes eux-mêmes découpés en sous thèmes orientés pour certains physique - chimie et pour d'autres SVT (un peu moins de 50 %) dont les objectifs sont très ambitieux.
Une longue histoire de la matière
Le soleil notre source d'énergie
La Terre un astre singulier
Son et musique, porteurs d'information

Pour chaque thème, si des sous thèmes à dominante physique chimie ou SVT sont clairement identifiables, d'autres peuvent être plus ambigus. Les mathématiques ne font pas l'objet de thèmes explicites et sont davantage considérées comme un outil.
Surprise : apparaît aussi un « projet expérimental et numérique » auquel il faudra consacrer une douzaine d'heures du temps en groupes à effectifs restreints (soit environ 20% de l'année).
Le programme est intellectuellement intéressant. Il reprend des parties qui existent déjà dans les programmes de PC et de SVT du cycle terminal. Certains des sujets risquent d'être très compliqués à aborder – dans l'optique affichée du programme, c'est-à-dire fondée sur une démarche scientifique rigoureuse, quantitative – devant des élèves très hétérogènes en termes d'appétence et de compétences scientifiques. L'intérêt d'un certain nombre élèves risque aussi de ne pas être au rendez-vous. Le curseur de la complexité de ce qui sera enseigné sera certainement fixé par la banque d'exercice d'épreuve commune, inconnue à cette heure, ce qui est inacceptable. En l'absence de ce curseur, nous redoutons aussi que le volume de cet enseignement soit trop ambitieux et irréalisable.
On peut noter que la suggestion pédagogique « … il sera bon, chaque fois que possible, de créer les conditions permettant un travail de laboratoire fondé sur diverses formes de manipulations » pourrait être un point d'appui pour revendiquer un enseignement en effectif réduit. Ne nous leurrons cependant pas, celui-ci viendrait, dans le cadre d'une marge d'autonomie très réduite (8h par division en cycle terminal), en compétition avec, notamment, les groupes d'enseignement de Spécialités…
Une question majeure demeure : qui l'enseignera ? Sous quelle forme ? Avec quels moyens horaires et quels effectifs ? Il est évident que les collègues d'une discipline ne pourront pas enseigner les notions d'autres disciplines à ce niveau.

BO du 16 mai 2019

jeu, 16/05/2019 - 15:42

Enseignements au collège
Organisation des enseignements dans les classes de troisième dites « prépa-métiers »
arrêté du 10-4-2019 - J.O. du 18-4-2019 (NOR MENE1908820A)
Enseignements au collège
Organisation des enseignements dans les classes de collège : modification
arrêté du 10-4-2019 - J.O. 18-4-2019 (NOR MENE1908822A)

Déclaration du SNES et de la FSU au CSE du 16 mai 2019

jeu, 16/05/2019 - 12:20

Déclaration du SNES-FSU

Bonjour à toutes et à tous,

« Le fonctionnaire est un homme de silence. Il sert, il travaille et il se tait. » La formule de Michel Debré dans les années 1950 renvoie à la conception d'un fonctionnaire aux ordres, sans droits ni capacité d'expression.
La citation et sa variante « Un fonctionnaire, ça fonctionne » est encore utilisée comme argument d'autorité face aux contestations : conformez-vous aux prescriptions. Appliquez les réformes. Ne contestez pas !
Or, si un fonctionnaire doit en effet obéir aux ordres de sa hiérarchie, toute l'histoire du statut est celle de la mise en œuvre de dispositions qui contrebalancent le principe d'obéissance : un fonctionnaire conçoit son métier, possède des droits, peut exprimer des désaccords ! Et le service public ne s'en porte que mieux. Ainsi, il est rendu par des praticiens réflexifs et non par des exécutants dociles.
L'équilibre entre droits et obligations est remis en cause par les pressions inacceptables d'un management devenu fou, tant il ne supporte pas la contestation.

Une administration qui refuse à une collègue d'être accompagnée à une convocation hiérarchique, des collègues convoqués pour ne pas avoir avoir maintenu un baccalauréat blanc, d'autres rappelés à l'obéissance parce qu'ils annoncent leur refus de prendre en charge un enseignement nouveau qui ne correspond pas à leur qualification (SNT en Seconde)… et dans le même temps une parlementaire rapporteure d'une loi sur l'éducation qui convoque des cadres de l'Education nationale pour défendre son point de vue, en toute impunité…

La situation est inquiétante.
Nous vous demandons, Monsieur le ministre, un changement urgent.

Déclaration SNES CSE 16 mai 2019

Déclaration de la FSU

Les discussions sur le projet de loi sur l'école de la confiance ont débuté il y a deux jours au Sénat. L'orientation politique du Sénat et le choix, par le gouvernement, de la procédure accélérée ne donne guère d'espoir d'amélioration du projet de texte dont l'objectif n'est décidément pas d'améliorer la réussite de tous les élèves.
Si le projet supprime les EPLESF, la volonté de construire un bloc école-collège est maintenue au risque de renforcer un service public d'éducation à plusieurs vitesses.
Alors même que de nombreux collègues, qu'ils soient directeurs d'école ou professeurs sont inquiétés pour avoir osé critiquer les réformes en cours, l'article 1 est renforcé pointant « L'engagement et l'exemplarité des personnels de l'éducation nationale », les sénateurs assumant pleinement l'étude d'impact qui vise à l'utilisation répressive de cet article en direction des personnels.

Un autre amendement renforce les attaques sur les statuts avec l'article 8 qui prévoit l'extension du cadre de l'expérimentation aux ORS des personnels : « sous réserve d'un accord majoritaire des enseignants de l'établissement, l'obligation réglementaire de service peut être constatée sur une période plus étendue que le rythme hebdomadaire ». Voilà donc se dessiner une première entorse au statut des personnels : permettre de déroger au principe général pour mettre en œuvre des dispositions moins favorables aux personnels. Si certains en doutaient, la volonté d'appliquer à la Fonction publique des méthodes du secteur privé n'est pas que l'apanage du gouvernement.
La préparation de la rentrée se précise. Dans le premier degré, les dotations, réservées pour une bonne part aux dédoublements, ne permettront pas d'améliorer les conditions d'apprentissage et d'enseignement sur tout le territoire.

Dans les lycées, force est de constater que la pagaille que nous avions prédite commence à se préciser. Injonctions contradictoires sur les possibilités ou non de choix des spécialités par les élèves, pression de la part de chefs d'établissement pour que certains élèves renoncent à prendre les spécialités qu'ils souhaitent, simulations d'emploi du temps faite par des chefs d'établissements qui montrent l'impossibilité de laisser le choix aux élèves… pagaille totale aussi dans les LP où les enseignant-es doivent bricoler des contenus pour des dispositifs prétendument pédagogiques qui vont désorganiser les établissements, où les personnels d'enseignements généraux découvrent les programmes qu'ils doivent mettre en œuvre dans 3,5 mois, où la transformation de la filière Gestion Administration est source d'angoisse.

Certains textes présentés en CSE résultent de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 qui confie une mission d'information sur les métiers et les professions aux régions. Pour la remplir, l'Etat propose le transfert financier de 150 emplois des délégations régionales de l'Onisep et la mise à disposition de personnels. Mais le MEN ne se soucie ni du fonctionnement de l'Onisep, démantelé, ni des personnels qu'il a encore aujourd'hui en charge, et qu'il laisse dans l'ignorance, en l'absence de tout dialogue social. Nous venons également d'apprendre que le Ministre ferait très prochainement des annonces en matière de politique d'orientation suite au rapport Charvet et rencontrerait à la suite les organisations syndicales. Quel beau symbole de concertation et de confiance !

Pour la FSU, il est nécessaire de changer de politique éducative. Elle demande l'abandon du projet de loi Blanquer et des reformes des lycées et du baccalauréat. Elle exige l'ouverture de négociations pour le développement d'un service public éducation à la hauteur des besoins et pour la réussite de tous les élèves. La FSU appelle l'ensemble des personnels à participer à la manifestation nationale à Paris du 18 mai prochain afin d'amplifier cette contestation dans un secteur aujourd'hui fortement mobilité.

Déclaration FSU CSE 16 mai 2019

Lycée Blanquer : Quand la réforme fait faire un grand bond... en arrière !

mer, 15/05/2019 - 16:09

Le SNES-FSU a réalisé une enquête sur les choix d'orientation des élèves actuellement en Seconde GT.

Un constat massif s'impose : la réforme Blanquer ne remet absolument pas en cause les inégalités sociales de parcours scolaires et les hiérarchies entre ces parcours.

La dernière réforme des lycées généraux et technologiques, en date de 2010 et pilotée par un certain Jean-Michel Blanquer alors directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO), a créé bien plus de problèmes qu'elle n'en a résolus. La réforme que ce même Jean-Michel Blanquer, devenu ministre, veut imposer aujourd'hui en prétendant donner plus de « liberté » aux élèves, consiste en grande partie en la suppression des trois séries générales et leur remplacement par un choix « libre » de disciplines de spécialité dès la Première. En cela, c'est une réforme qui place, en son centre, l'enjeu de l'orientation des élèves.

Pour le SNES-FSU, le principal problème, en termes d'orientation, réside dans le poids de certains déterminismes sociaux (inégalités liées à l'origine sociale, au genre, au niveau scolaire, aux contraintes géographiques…) sur les scolarités, dans un système marqué par des hiérarchies de prestige entre voies et séries. Une réforme pertinente du lycée devrait donc cibler ces problèmes.

Retour déguisé des séries

Les trois spécialités les plus demandées sont les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES (SES et Histoire-géographie, géopolitique et science politique), elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L. On retrouve donc assez nettement, dans la fréquence des vœux de spécialités, les déséquilibres actuels entre les séries S, ES et L. L'absence des mathématiques dans le tronc commun de Première se traduit par une très forte demande de cette discipline en spécialité – mais en l'état, un tiers des élèves du lycée général ne recevrait plus d'enseignement dans cette discipline contre 10 % aujourd'hui.

L'analyse des « triplettes » demandées par les élèves renforce le sentiment de permanence des séries, mais essentiellement la série S. On trouvera des données plus détaillées en ligne, mais on peut dire ici que, n'en déplaise au ministre, les élèves tentent de reconstituer par eux-mêmes les trois séries du lycée actuel – et faut-il le leur reprocher ? Ainsi, alors que les combinaisons possibles sont en très grand nombre, il y a une forte concentration des choix : sur 54 triplettes par lycée en moyenne, seules dix sont choisies par au moins dix élèves dans le lycée (et accueilleraient à elles seules 68 % des élèves). Les 44 autres accueilleraient entre deux et trois élèves chacune… Quelqu'un croit-il sérieusement que de telles contraintes, pour si peu d'élèves, pourraient « tenir » dans les emplois du temps ?

On reproche souvent aux séries du lycée actuel d'être hiérarchisées en termes de « prestige ». Visiblement, la réforme Blanquer ne remet pas en cause ce mécanisme : il suffit, pour le voir, de s'intéresser aux choix des élèves ayant obtenu les meilleurs résultats comparativement aux élèves aux résultats les plus faibles, en supposant que plus une discipline est demandée par les « meilleurs » élèves, plus elle bénéficie d'un prestige important. Résultats ? D'un côté, des disciplines fortement demandées par les « meilleurs » élèves et délaissées par les plus « faibles » (les disciplines scientifiques). De l'autre côté, les disciplines littéraires ou de sciences humaines, nettement plus demandées par les élèves les plus « faibles » que par ceux aux meilleurs résultats.

Sans surprise également, le genre continue de différencier les vœux des élèves. Par exemple, 29 % des filles demandent Humanités, littérature et philosophie, contre seulement 11 % des garçons. À l'inverse, 56 % des garçons demandent Physique-Chimie, contre seulement 42 % des filles… Enfin, le lycée du « libre choix » perpétue le poids des contraintes géographiques : si 15,3 % des élèves demandent la spécialité NSI lorsqu'elle est offerte dans leur lycée, ce chiffre tombe à 2,8 % lorsque la spécialité n'est pas offerte.

Quant aux hiérarchies entre les triplettes, elles sont là encore sans surprise. D'abord, la triplette Maths+PC+SVT se détache de toutes les autres, en étant demandée par 25 % des élèves à elle seule (voir le site). Plus largement, les triplettes « sciences » (trois spécialités parmi maths, PC, SVT, SI, NSI) sont demandées par 30 % des « meilleurs » élèves, contre seulement 6 % des élèves les plus « faibles ». Les triplettes « sans-sciences » sont, elles, demandées par 14,7 % des « meilleurs » élèves, et 30 % des élèves les plus « faibles ». Derrière la diversité des parcours, un lycée de plus en plus ségrégatif ?

Des séries rendues invisibles, et pourtant toujours là : ce résultat ne laisse-t-il pas entendre que le principe des séries reste le moins mauvais, lors­qu'il s'agit de combiner culture commune et spécialisation ? Ce qui n'interdit pas de faire évoluer ces séries. Mais alors, cette réforme serait-elle inoffensive, puisqu'apparemment elle ne change rien ? Au-delà du fait qu'une réforme devrait, en l'occurrence, changer ce qui pose problème, on ne peut oublier que la réforme Blanquer modifie en profondeur le fonctionnement du lycée (en généralisant la concurrence entre disciplines et en affaiblissant la voie technologique) et dégrade les conditions d'enseignement comme la diversité de l'offre de formation (par l'autonomie locale de la gestion de la pénurie – cf. le non-financement des options, par exemple).

Statu quo ou restauration ?

Si donc la réforme Blanquer ne règle aucun problème, et aggrave ceux qui existent déjà, elle donne cependant le sentiment étrange de restaurer, sans le dire, les anciennes séries générales A, B, C, D, E. Celles qui avaient été supprimées en 1993 pour cause de hiérarchisation trop forte. Voilà donc une réforme qui pourrait permettre au lycée général de faire un bond de vingt-cinq ans... en arrière.

Romain Geny

Retrouvez tous les résultats détaillés de cette enquête sur le site du SNES-FSU : www.snes.edu

Philosophie : Programmes à haut risque

mer, 15/05/2019 - 14:41

Le CSP a consulté les organisations syndicales et les associations professionnelles sur les projets de programmes. De nombreuses questions restent en suspens.

Depuis le 20 mars, les projets de programmes élaborés par le groupe d'experts ont suscité de nombreuses réactions, dont celle du SNES-FSU adressée au Conseil supérieur des programmes (CSP). Si à la demande du SNES-FSU notamment, l'on peut s'attendre à la réintroduction de notions comme le travail ou ­l'inconscient, la nouvelle structure en quatre champs (dont la métaphysique) risque de s'imposer jusqu'aux séries technologiques. Pour plus de détails, voir le site du SNES-FSU, rubrique philosophie/ actualités.

Si chaque nouveau programme est un compromis, s'ajoute à la question de son contenu, celle de son architecture. Et là encore, on est loin du consensus, y compris chez nos interlocuteurs... Faut-il privilégier une simple liste de notions élémentaires (favorable à la plus grande liberté philosophique de l'enseignant) ou au contraire, multiplier les occasions de déterminer davantage le programme (en couplant certaines notions, en les subordonnant à des champs de réflexions, en les associant à des repères lexicaux…) afin de clarifier sa relation avec les sujets d'examen ?

Concertation ou bras de fer ?

Le contexte actuel est beaucoup plus tendu que celui du début des années 2000. Le nombre d'élèves – et donc de copies – a augmenté, les dédoublements indispensables à la survie de cette discipline en séries technologiques, disparaissent du lycée Blanquer. Si l'institution n'est pas capable de proposer une véritable consultation de la profession, tant sur les programmes que sur les épreuves des séries technologiques, s'il reste sourd à cette colère qui couve, alors le printemps sera chaud !

Le SNES-FSU consultera la profession en mai.

Jean-François Dejours

Français : Entre passéisme et élitisme

mer, 15/05/2019 - 14:37

Les programmes de Seconde et Première, comme le programme national d'œuvres, dessinent une discipline passéiste et élitiste, assorties d'une épreuve d'EAF peu innovante.

Privilégier la lecture d'œuvres complètes (expliquées ou cursives) à celle d'extraits peut sembler ambitieux, valorisant la culture littéraire. Mais le fossé déjà grand entre la Troisième et la Seconde, entre le DNB et le bac, devient gouffre. Quels élèves liront huit œuvres intégrales par an ? En Première, quatre sont à « choisir » dans une courte liste d'œuvres longues et complexes. La littérature contemporaine est oubliée comme si rien de valable n'avait été écrit depuis un demi-siècle.

Parution tardive

Les modalités d'épreuves ne sont pas plus innovantes. Leur parution au BO, imminente, est bien trop tardive pour une préparation des élèves de Seconde.

Les élèves de la voie générale auraient le choix entre dissertation sur œuvre ou commentaire, en 4 heures. En voie technologique une contraction de texte et un essai remplaceraient la dissertation. L'oral reposerait sur un nombre excessif d'explications de textes à mémoriser (24 en voie générale, 16 en voie technologique), une question de grammaire mal définie et un entretien sur une œuvre choisie par l'élève. Face à ces épreuves peu accessibles, l'on demandera assurément aux examinateurs d'être indulgents ! Quelle autre solution au quotidien qu'une accumulation fastidieuse d'explications de textes en cours magistral afin de garder du temps pour préparer l'écrit ?

En outre, ces nouveaux programmes mettent gravement à mal la liberté pédagogique de l'enseignant. Ils témoignent d'une conception passéiste de la littérature, illustration d'une histoire littéraire aseptisée, à l'opposé du projet du SNES-FSU : une discipline ouverte sur son temps, à même de former des futurs citoyens capables de penser et de transformer le monde, participant à une culture commune exigeante. Le SNES-FSU propose aux collègues de revendiquer le respect de la liberté pédagogique et l'abandon de ce programme inadapté, en signant une pétition à renvoyer à l'inspection ( voir site du SNES-FSU, rubrique Lettres ).

Magali Espinasse

Nîmes, des professeurs auditionnés après le boycott du bac blanc

mer, 15/05/2019 - 14:35

Les tentatives d'intimidation se poursuivent contre les enseignants opposés à la réforme Blanquer. Au lycée Philippe-Lamour de Nîmes, pour exprimer leur opposition, les professeurs avaient voté l'annulation du bac blanc en février dernier. Un boycott qui n'avait pas plu en haut lieu. Déjà, le Dasen s'était déplacé avec quatre inspecteurs pour distribuer les sujets de l'examen blanc alors que seulement 15 élèves avaient accepté de plancher. Entre temps, cinq professeurs ont reçu une convocation à l'IA pour répondre de leur acte. Ils ont été auditionnés le 17 avril en visioconférence par deux inspecteurs généraux du ministère de l'Éducation. Pour les soutenir, une cinquantaine de collègues ont manifesté bruyamment, avec mégaphones, tambour et autre batterie, devant la Direction départementale des services de l'éducation nationale. Les collègues restent sous la menace de sanctions disciplinaires.

Classes prépa : Les CPGE menacées par la réforme du lycée

mer, 15/05/2019 - 14:29

Les failles de la réforme du lycée sont confirmées par un projet de réforme des CPGE qui vise à adapter les classes préparatoires au lycée Blanquer.

La mise en place de spécialités choisies dès la fin de la Seconde risque d'enfermer les élèves dans des parcours cloisonnés compliquant la construction par l'élève d'un parcours post-bac. Pour les CPGE, une spécialisation trop précoce est incompatible avec la palette diversifiée de disciplines qui fait la richesse des prépas. Elle ne peut satisfaire les exigences des écoles d'ingénieurs et de management qui insistent sur l'acquisition d'une culture générale préalable indispensable à des apprentissages plus professionnels.

La réforme du lycée est supposée servir de tremplin vers la réussite dans le supérieur avec un tronc commun censé garantir l'acquisition des savoirs fondamentaux. Mais quand les mathématiques en sont exclues alors que nombre d'attendus des formations de l'enseignement supérieur l'exigent, cette réforme se révèle une formidable machine à trier les futurs étudiants. La réforme du lycée réduit le vivier d'élèves pouvant espérer une intégration dans une CPGE et pour répondre au problème que pose l'abandon d'une spécialité en Terminale, le ministère propose en filière scientifique une remise à niveau en début d'année en mathématiques ou en physique-chimie en piochant dans les heures de colles. Mais qui peut croire que les 6 heures perdues en Terminale pourront être rattrapées en quelques semaines ?

Faire le bon choix

En prépa économique et commerciale, la fin des séries ferait renaître la « voie générale » d'il y a plus de 30 ans en l'agrémentant d'options, sans que l'on sache si celles-ci seraient liées aux spécialités de Première ou Terminale.

En CPGE, le fossé entre les établissements se creusera entre ceux qui accueilleront les élèves ayant choisi les bonnes spécialités et sans besoin de remise à niveau, qui consacreront tous leurs moyens dès le début à approfondir les connaissances et les autres. C'est pourquoi il faut renoncer à la réforme du lycée et, par là même, à celle des CPGE.

Julien Luis

18 mai : mobilisé-es pour un projet éducatif ambitieux !

mar, 14/05/2019 - 19:25

Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. Pour les organisations FSU, CGT-Education et Sud-Education, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale.

Non, les enseignantes et les enseignants, mais également les familles et de nombreux élus ne veulent pas de cette modification radicale de la structuration de l'école avec la mise en place des « établissements des savoirs fondamentaux ». Ils dénoncent le cadeau fait à l'école privée avec l'instauration de l'instruction obligatoire à 3 ans. Et ils n'acceptent pas la possibilité de voir confier des classes à des étudiantes et étudiants sans formation.

De même la profession refuse que soit remise en cause sa liberté d'expression comme le laisse à penser l'article 1 de la loi sur « l'école de la confiance ».

La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.

Le 18 mai prochain les personnels de l'Education avec les parents d'élèves seront de nouveau dans la rue à Paris pour dénoncer les différentes réformes en cours et obtenir l'abandon du projet de loi « école de la confiance ».

Les Lilas, 14 mai 2019

Bulletin d'adhésion pour les stagiaires

mar, 14/05/2019 - 13:30

Admis-e-s au CAPES, CAPET, CPE, PsyEN, Agrégation 2019 ou antérieurs et futur-e-s stagiaires à la rentrée 2019, vous pouvez dès à présent adhérer au SNES-FSU afin d'être informé-e-s et conseillé-e-s sur les procédures d'affectation et de formation !

Pour ce faire, renvoyez le bulletin d'adhésion ci-dessous à :

SNES-FSU, secteur FIC-EDM
46 avenue d'Ivry
75647 Paris cedex 13

Pour l'affectation en stage, envoyez-nous également la fiche de suivi d'affectation.

Lettre de solidarité du CSEE pour la mobilisation du 9 mai 2019

lun, 13/05/2019 - 14:29

Aux : Organisations membres du CSEE en France

Cher-e-s collègues,

Vous trouverez, ci-joint, une lettre de solidarité adressée par Susan Flocken, Directrice européenne du CSEE, aux organisations membres françaises.

Bien cordialement,

Le Secrétariat du CSEE

Education International, European Region​

ETUCE ‑ CSEE
Bld du Roi Albert II, 5 ‑ 1210 Brussels BELGIUM
Tel. : +32 2 224 0691
https://www.csee-etuce.org/fr/

TRACT DU GROUPE DES 9

lun, 13/05/2019 - 12:06
Les retraité-e-s ont fait reculer E. Macron

E. Macron se vante de tenir ses promesses, pourtant il s'est fait élire en promettant de « préserver le pouvoir d'achat des retraité-e-s ». Une fois élu, il a gelé les pensions alors que la loi, le code de la sécurité sociale, impose une revalorisation chaque année selon l'inflation. Pire, il a diminué la majorité des pensions en augmentant la CSG de 25 %.

E. Macron se vante de ne pas céder aux mobilisations, pourtant il a reculé trois fois sous la pression des retraité-e-s :
Le 20 mars 2018, le gouvernement annonce que 100 000 retraité-e-s seront exemptés de la hausse de la CSG par un léger relèvement des seuils.
Le 10 décembre 2018, il annonce l'annulation de l'augmentation de 25 % pour les pensions inférieures à 2 000 €. La promesse ne sera tenue qu'en partie, seulement pour les pensions de 1 200 € pour un célibataire et 1 000 € pour une personne mariée.
Le 25 avril 2019, il annonce qu'il revalorisera les pensions inférieures à 2 000 € en 2020 et pour tous en 2021, en fonction de l'inflation. S'il « tient » sa promesse de la même façon qu'en 2018, ce sera pour des pensions bien plus faibles ! Il annonce aussi un minimum de pension à 1 000 €, sans préciser le calendrier ni les modalités.

E. Macron s'est trompé en pariant sur l'absence de mobilisation des retraité-e-s matraqués, injuriés. Depuis son élection, la colère s'est exprimée avec force au cours de 7 manifestations dans tous les départements, notamment le 15 mars 2018 avec 200 000 retraité-e-s dans la rue. De nombreux élus LREM ont senti la colère en recevant des délégations de nos organisations. Et tout le monde a remarqué qu'un gilet jaune sur deux était en retraite, il réclame une augmentation des pensions, une justice fiscale et sociale, la réduction des inégalités.

Mais ces premiers reculs ne suffisent pas

La suppression de la hausse de la CSG pour certains n'est qu'une partie de nos exigences :
Ne revaloriser que les pensions inférieures à 2 000 € crée une injustice : une retraitée à 2 000 € propriétaire de son logement serait pauvre, et un retraité sans patrimoine donnant ses 2 001 € à son EHPAD et demandant à ses enfants de compléter serait riche ?
Le gouvernement cherche à diviser les personnes en retraite en espérant qu'une partie cesse de se mobiliser.
La perte de pouvoir d'achat des deux ans n'est pas compensée. La CSG continuera de diminuer la pension de beaucoup et la revalorisation des pensions en 2020 ou 2021 ne permettra pas de compenser tout ce qui a été perdu à cause de l'inflation : 1,85 % en 2018 et 1,1 % en 2019. CSG et inflation font perdre 6,5 %, soit plus de ¾ d'un mois de pension sur deux ans.

Le minimum contributif (le minimum de pension) porté à 1 000 € mettrait fin au scandale d'un minimum de 636,56 € ou 695,59 € pour une carrière complète, inférieur au minimum vieillesse ASPA de 868,20 €. Mais il restera inférieur au seuil de pauvreté de 1 026 €. Il ne résout pas la trop faible pension des personnes, notamment les femmes, qui n'ont pas toute la durée de cotisation exigée : un-e retraité-e qui n'a cotisé que la durée moyenne constatée aujourd'hui, 32 ans, devra (sur)vivre avec un minimum de 771 €.

De l'argent, il y en a !

Pour augmenter les pensions, nous demandons le rétablissement de l'ISF (4,5 milliards d'euros), l'imposition des dividendes à l'impôt progressif (10 milliards), la fin du CICE (40 milliards en 2019), le rétablissement de l'exit tax (6 milliards), la lutte contre la fraude fiscale (au moins 100 milliards), etc.

Mobiliser plus pour obtenir plus !

L'expression de notre colère a obligé E. Macron à annoncer des reculs. C'est le moment de mobiliser davantage de personnes en retraite pour obtenir nos revendications :
la suppression de la hausse de la CSG et des exonérations de cotisations sociales,
le respect des droits acquis à pension et le refus de transformation des pensions en allocations sociales,
la revalorisation de toutes les pensions en fonction de l'évolution des salaires, le rattrapage des pertes subies depuis 2013,
un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète ;
le maintien et l'amélioration des pensions de réversion ;
- la prise en charge de la perte d'autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l'ouverture d'un droit universel dans le cadre d'un grand service public de l'aide à l'autonomie.

EN PIÈCE JOINTE LE TRACT EN PDF POUR IMPRESSION AVEC LES SIGLES DES ORGANISATIONS

SOUTIEN DE LA FSU À OLIVIER SILLAM

lun, 13/05/2019 - 11:44
SOUTIEN DE LA FSU À OLIVIER SILLAM

>
> La FSU a appris avec indignation et consternation l'arrestation
> violente d'Olivier Sillam par les forces de l'ordre le 9 mai à
> Nice lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi de la
> Fonction publique.
>
> Elle a apporté son soutien à Olivier Sillam dans cette épreuve et a
> suivi avec la plus grande vigilance, avec toutes et tous les
> militant-es mobilisé-es à Nice, sa garde à vue de 24 heures.
> Elle se félicite qu'il ait été libéré.
>
> Elle condamne les violences qu'il a subies lors de son
> interpellation, brutalité qui a donné lieu à 10 jours d'ITT.
> La FSU assure son soutien à ce militant et participera à sa
> défense.
> Olivier Sillam est un militant de la FSU investi au niveau national et
> reconnu dans son département des Alpes Maritimes dans pour son
> engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de
> libertés, et auprès des migrant-es.
>
> La FSU exige l'arrêt des poursuites à son encontre.
>
> Les Lilas, 11 mai 2019

Thème du programme de français-philosophie 2019-2020

ven, 10/05/2019 - 08:46

Le thème du programme de français et de philosophie est renouvelé pour moitié chaque année, celui de l'année scolaire 2019-2020 a été présenté lors de la Commission Spécialisée Lycée (CSL) du 7 mai et sera voté lors du Conseil Supérieur de l'Éducation (CSE) du 16 mai 2019. Il sera ensuite publié dans un prochain BO.

Programme de français et de philosophie proposé pour les classes préparatoires scientifiques pour l'année scolaire 2019 – 2020

Thème : La démocratie

L'étude de ce thème s'appuiera sur les trois œuvres suivantes :

1. De la démocratie en Amérique (Alexis de Tocqueville) ;

2. L'assemblée des femmes – Les cavaliers (Aristophane) – Traduction Marc-Jean Alfonsi – éditions GF Poche ;

3. Complot contre l'Amérique (Philip Roth) – Traduction Josée Kamoun – éditions Folio.

Pour les classes d'ATS, l'enseignement s'appuiera notamment sur De la démocratie en Amérique et Complot contre l'Amérique.

Lors de la CSL du 7 mai, le SNES-FSU a marqué son étonnement de ne pas voir proposée une oeuvre écrite par une femme suite aux échanges qui avaient eu lieu l'an dernier (voir l'article Où sont les femmes).

Rappel du thème renouvelé l'an passé : L'amour

L'étude de ce thème s'appuie sur les trois œuvres suivantes :

1. Le banquet (Platon) - Traduction Luc Brisson - Éditions GF Poche

2. Le songe d'une nuit d'été (William Shakespeare) - Traduction Jean-Michel Déprats - Collection Folio théâtre Gallimard.

3. La Chartreuse de Parme (Stendhal)

Pour les classes d'ATS, l'enseignement s'appuie notamment sur Le banquet et Le songe d'une nuit d'été.

Thème de culture générale 2019-2020

ven, 10/05/2019 - 07:54

Le thème de culture générale est renouvelé chaque année, celui de l'année scolaire 2019-2020 a été présenté à la Commission Spécialisée Lycée (CSL) du 7 mai 2019 et sera voté lors du Conseil Supérieur de l'Éducation du 16 mai 2019 puis publié dans un prochain BO.

Pour l'année scolaire 2019-2020

Le thème proposé est : « le désir »

Rappel pour l'année scolaire 2018-2019 : la mémoire
Rappel pour l'année scolaire 2017-2018 : le corps
Rappel pour l'année scolaire 2016-2017 : la paroleRetour ligne automatique
Rappel pour l'année scolaire 2015-2016 : la natureRetour ligne automatique
Rappel pour l'année scolaire 2014-20015 : la véritéRetour ligne automatique
Rappel pour l'année scolaire 2013-20014 : l'espace

Incidents manifestation 9 mai à Nice

jeu, 09/05/2019 - 19:48

La FSU apporte son soutien à Olivier militant de longue date du SNES-FSU ainsi qu'aux autres manifestants arrêtés lors du défilé du 9 mai contre la loi Fonction Publique à Nice.
Des militants syndicaux se sont rassemblés devant la caserne Auvare pour protester contre l'arrestation brutale de notre camarade.
La co-secrétaire générale du SNES-FSU a été reçue par les autorités de police.
A cette heure il est encore trop tôt pour en dire plus.
Son avocat est sur place.
La FSU et ses syndicats seront très vigilants aux suites données à cette triste affaire.

Contact : s3nic@snes.edu