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Conseil Supérieur de l’Education, séance du 30 juin 2022 : Déclaration du SNES-FSU

jeu, 30/06/2022 - 08:33

Monsieur le Directeur, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs


La fin d’année serait logiquement l’heure des bilans mais nous les dresserons de manière explicite
et illustrée à la rentrée. Le SNES-FSU fera en effet la lumière sur les conséquences concrètes pour
les élèves et les personnels des suppressions de postes, des sureffectifs par classe, de la déplorable
entrée dans le métier pour nos jeunes collègues lauréats des concours. Un collectif budgétaire aurait
pu limiter cette dégradation prévisible des conditions de rentrée 2022, mais le gouvernement ne
semble pas en prendre le chemin. Sans l’annulation des suppressions de postes et sans décharge
horaire pour les stagiaires, cette dernière rentrée préparée par le ministre Blanquer sera bel et bien la
première du nouveau ministre qui n’apporte pour l’heure aucune inflexion à la politique d’austérité
de son prédécesseur.


Les premières interventions publiques du ministre laissent à penser qu’un grand nombre de
chantiers seront menés à la rentrée : grande consultation, programmes complétés d’un nouveau
volet écologique, amplifications des expérimentations et évaluations basées sur la
contractualisation. Le SNES-FSU rappelle que les personnels aspirent à faire leur métier sans
changement incessant. Les instances de concertation comme le CSE permettent justement par le
débat contradictoire de délibérer pour éclairer les politiques éducatives.


Pour répondre aux conséquences de la pénurie d’enseignant-es, le ministre envisagerait donc le
remplacement en interne sous forme de trocs « à l’amiable » entre collègues et le glissement des
formations pendant les petites vacances et le mercredi après-midi. Le SNES-FSU mobilisera les
collègues contre l’une ou l’autre de ces solutions. Elles sont irrespectueuses de l’organisation du
travail de préparation et de correction des personnels. Elles sont inconcevables pour les élèves dont
les apprentissages doivent rester à rythme constant et hebdomadaire, un rythme qui a justifié la
construction des obligations réglementaires de service des enseignant-es de manière hebdomadaire.
Ces annonces contestables préfigurent sans nul doute les grandes lignes du « pacte enseignant ».
Cette pseudo revalorisation en forme de « bonus » basée sur une charge de travail supplémentaire
n’aurait aucune portée positive sur l’attractivité de nos métiers auprès des étudiants.


Le SNES-FSU et la FSU revendiquent bien au contraire le rattrapage des pertes salariales
accumulées, une revalorisation sans contrepartie de 10% du point d’indice, une négociation sur
l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant des mesures pour l’égalité
professionnelle entre les femmes et les hommes. Les 3.5 % annoncés mardi par le gouvernement
sont très en deçà de l’inflation, prévue pour l’instant à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.


Pour finir, abordons la session des examens. Contrôles abusifs de certains IPR sur les corrections en
ligne, harmonisation sauvage au clic, jury naïf du Grand oral interchangeable, épreuve de
technologie au DNB en dépit des cours non assurés faute de professeurs de technologie au collège,
indemnités contestées, déplacements contraints et mal remboursés… les personnels subissent de
plein fouet des vexations sans pareil et une remise en cause de leur expertise certificative. Le
SNES-FSU demande que les responsabilités des jurys soient respectées, reconnues et que soient
revalorisées et appliquées les grilles d’indemnisation des examens. Il alerte tout particulièrement
sur la situation des collègues de Lettres soumis à une charge de travail écrasante. Celle-ci doit de
toute urgence être prise en compte en activant des mesures spécifiques et notamment en
généralisant à tout le territoire celles préconisées par le CHSCT du ministère. Le SNES-FSUrevendique la remise à plat de l’ensemble des examens pour redonner du sens aux apprentissages et
à la diplomation avec le retour à des épreuves terminales, anonymes et nationales reconstruites pour
plus d’égalité entre élèves et de respect des enseignant-es.

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DNB 2022 : la Technologie au programme !

mer, 29/06/2022 - 14:18

De nombreux élèves n’ont pas suivi tout le programme obligatoire en quatre ans de collège faute de professeur.es, avec des postes en établissement restés désespérément vacants pendant des mois. Les recrutements se sont effondrés sous l’effet conjugué de la suppression du CAPET de technologie et de la crise de recrutement qui touche les métiers de l’enseignement. Le SNES-FSU constate que le ministère n’a pas tenté de trouver les modalités pour éviter que des élèves ne soient pénalisés au DNB lorsqu’ils n’ont pas eu d’enseignement. En l’absence de telles dispositions, le risque de nombreux bricolages locaux dans les jurys est grand : consignes de bienveillance données aux correcteurs, neutralisation de l’épreuve, bidouillages avec l’épreuve de SVT…

Par ailleurs, la dégradation des conditions d’enseignement (disparition des groupes allégés et des heures dites « de laboratoire ») ne permet plus de dispenser correctement les dimensions technologiques d’une culture commune pour tous les élèves.

Les programmes actuels sont centrés sur la simulation et ne suffisent pas pour que les élèves développent des connaissances leur permettant de comprendre le monde qui les entoure. Les pratiques technologiques doivent justement permettre aux élèves de comprendre l’univers des objets. La démarche de projet par son approche systémique permet de couvrir les différents champs dont est constituée la technologie. La fabrication ne doit pas être négligée dans les programmes car elle permet d’ancrer l’objet dans sa matérialité, d’apprécier les process liés à sa réalisation pour ensuite que les élèves vérifient, s’assurent qu’il répond aux cahiers des charges.

Pour une éducation technologique à la hauteur des enjeux de demain, les élèves doivent pouvoir travailler en groupes, ce qui passe par des effectifs allégés en classe. Le SNES-FSU demande la réouverture du CAPET de technologie et des mesures spécifiques pour endiguer la crise de recrutement (salaires, formations, pré-recrutements…). Le SNES-FSU rappelle que la technologie au collège doit redevenir une discipline d’activité où l’élève doit être en mesure d’identifier, de comprendre et de décrire les objets et les systèmes qui l’entourent, de leur conception à leur impact environnemental au moment de leur destruction.

Les associations de spécialistes AEET, AEAT et PAGESTEC qui réunissent les professeurs de Technologie collège s’associent à ce communiqué.

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Point d’indice : 3,5%, le niveau du mépris

mer, 29/06/2022 - 07:44

Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3.5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l’instant  à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.

Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d’un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires.

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d’une toute autre ampleur, avec une revalorisation d’urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies.

#PointDindice Après un quinquennat de gel, ces 3,5% ne compensent pas les pertes lourdes pour les conditions de vie des personnels @StanGuerini @PapNdiaye !#10pour100maintenant et ouverture immédiate de négociations pour revaloriser les grilles salarialeshttps://t.co/FjzfPQ1Tci pic.twitter.com/9RCYF1Dzbi

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 28, 2022

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La FSU considère donc ces 3,5% comme une  étape largement insuffisante et qui en appelle une autre sans délai, tant cette augmentation est en décalage avec la réalité de l’évolution de coût de la vie. La FSU exige que soit rapidement concerté un mécanisme pérenne d’indexation des salaires sur l’augmentation des prix ainsi que l’ouverture de négociations portant sur les carrières et les rémunérations.

Communiqué au format PDFTélécharger

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Recours inter 2022 : les échanges avec le ministère arrivent à leur terme

mar, 28/06/2022 - 19:44
Le SNES a défendu ses mandants

Depuis la communication des résultats de la phase inter du mouvement le 9 mars, les élu.e.s et militant.e.s du SNES-FSU ont fourni un énorme travail pour assister et défendre les collègues qui ont formé un recours. Parmi les requérants ayant mandaté la FSU, ils ont pris en charge les dossiers des collègues relevant du champ de syndicalisation du SNES (certifiés, agrégés, CPE, Psy-EN EDO).

Les élu.e.s et militant.e.s ont expertisé chaque demande et peaufiné leurs arguments sur chacune des situations avant de les présenter au ministère : cela a parfois permis d’obtenir une réponse positive de l’administration.

Des délais souvent trop longs

Les délais parfois longs pour obtenir une réponse sont de la responsabilité de l’administration. Le SNES n’a eu de cesse de rappeler que les requérants, dont la situation est parfois difficile, devaient obtenir une réponse dans des délais raisonnables. Il est bien difficile de se projeter sur l’année scolaire à venir quand on ne connaît pas son affectation et que cette dernière dépend de l’arbitrage qui sera rendu par le ministère.

Réponses du ministère

Tous nos collègues qui avaient formé un recours sur leur résultat de l’inter doivent à ce jour avoir reçu une réponse, qu’elle soit positive ou négative. Si le SNES était mandaté pour non mutation ou pour affectation en extension, nous avons communiqué la réponse définitive du ministère au mandant. Le SNES a insisté auprès du ministère pour que chaque recours fasse l’objet d’une réponse officielle individuelle. Le ministère s’y est engagé. Il semble que certaines boîtes mail rejettent les mails du ministère dans les courriers indésirables.

Que faire si vous n’avez pas reçu la réponse du ministère ?

Consultez les courriers indésirables de votre boîte mails. Devant l’impossibilité pour certains collègues d’avoir accès à la réponse officielle, nous avons obtenu du ministère qu’il la mette à disposition dans l’application Colibris. En vous connectant sur votre compte, vous devriez avoir accès à la réponse. Si ni l’une ni l’autre de ces solutions ne fonctionnent, contactez-nous à emploi@snes.edu afin que nous vous donnions la marche à suivre pour demander la réponse au ministère. N’oubliez pas de nous indiquer vos nom, discipline et N° de recours.

Les recours sur les postes spécifiques : incurie de l’IG

Nous avons réussi à obtenir quelques réponses sur les recours portant sur des postes spécifiques nationaux, mais pour la plupart d’entre eux le ministère nous a, dans un premier temps, indiqué qu’il avait contacté l’Inspection Générale afin qu’elle apporte les réponses aux requérants. Nous sommes intervenus régulièrement sur les dossiers en attente. Lors de nos derniers échanges, le ministère a fini par répondre que les Inspecteurs généraux étaient désormais occupés à d’autres tâches et qu’ils ne pourraient plus apporter les explications aux candidats n’ayant pas obtenu de poste spécifique. Le SNES dénonce cette façon de traiter les participants au mouvement sur postes spécifiques et continue à demander que les avis portés sur les candidatures soient communiqués à chaque candidat.

Place à l’intra

Dans l’académie où l’on participe à l’intra, si le résultat obtenu n’est pas satisfaisant, il est possible de former un recours auprès du rectorat. Pour se faire accompagner et représenter, il est indispensable de contacter la section académique du SNES-FSU.

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CPE : Quels moyens en postes pour la rentrée 2022 ?

mar, 28/06/2022 - 15:11

Le SNES-FSU n’a cessé de se battre aux côtés des CPE pour la création de postes tant cette question est déterminante pour le suivi des élèves et les conditions de travail des personnels d’éducation. Ces 300 postes constituent en outre une avancée et un espoir pour tous les jeunes aspirant au métier.

Quelle en sera la traduction sur le terrain à la rentrée prochaine ?

Une avancée en trompe-l’œil 

Pour le SNES-FSU, ces créations ne peuvent être qu’une première étape pour permettre la diminution du nombre d’établissements sans CPE (notamment des collèges) et améliorer les conditions de travail des CPE. Le métier reste attractif et les concours difficiles comme en témoigne le nombre élevé de postulants aux épreuves.

Une première étape car, en l’état, les 300 postes supplémentaires inscrits aux concours externe (+290) et 3e concours (+10) 2022 restent insuffisants pour répondre aux besoins éducatifs réels, après quatre nouvelles années de casse : – 50 en 2018, – 60 en 2019, – 50 en 2020, – 50 en 2021 (hors concours réservé).

Une implantation des postes problématique

A la veille de son départ du ministère, Jean-Michel Blanquer a veillé à ce que ces nouveaux postes servent d’abord à conforter ses propres dispositifs. Le ministère a ainsi exigé le fléchage d’une partie de ces postes sur des dispositifs d’affichage « internat d’excellence » et « mixité sociale » au détriment de situations plus urgentes. Dans le même temps, des académies ont profité de ces implantations, dont certaines ne sont que provisoires, pour effectuer des redéploiements.

Des groupes de travail se sont tenus dans les académies, permettant des échanges entre les organisations syndicales et les rectorats sur les barèmes académiques (carte cible, outil d’aide à la décision) pour l’implantation des nouveaux postes CPE.

Collège les oliviers à Nîmes en septembre 2021 – Grève des personnels pour dénoncer l’absence d’un deuxième poste de Conseiller principal d’éducation. Postes CPE : pas de barème national

Le ministère ne proposant pas de barème national, chaque académie a présenté son barème en choisissant ses propres critères : type d’établissement (collège-LGT-LP) / effectifs élèves avec des pondérations distinguant SEGPA, ULIS, CPGE, BTS / taux d’encadrement / Indice de Positionnement Social (IPS) faible ou Catégories Socio-Professionnelles (CSP) défavorisées ou élèves boursiers / éducation prioritaire (REP ou REP+) / régimes (interne, externe, demi-pensionnaire) / spécificités (dispositif mixité social, internat d’excellence). Plusieurs rectorats ont imposé des redéploiements en prétextant des « sur-dotations » d’établissements. Le SNES-FSU s’est opposé, contrairement à d’autres organisations syndicales, à ces glissements de postes de CPE entre établissements qui ne sont qu’une simple gestion de la pénurie de moyens.

Pour le SNES-FSU, l’effort amorcé doit être amplifié avec une programmation pluriannuelle des recrutements. Il restera vigilant et continuera de suivre la question des implantations. Attaché à sa revendication d’un CPE pour 250 élèves, le SNES-FSU exige également plus aucun établissement sans CPE, la suppression des postes spécifiques, profilés ou partagés sur deux établissements, un réel vivier de TZR pour permettre un exercice serein de l’ensemble des missions. Il tiendra la profession informée des suites et ne manquera pas d’appeler à la mobilisation pour peser sur l’enjeu des moyens à venir.

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Epreuve de philosophie du baccalauréat : quand le sujet texte de la voie technologique pose problème.

lun, 27/06/2022 - 19:36
Rupture, continuité et confusion…

Un sujet qui ne correspond pas aux nouvelles instructions en vigueur depuis 2021 :

Avant 2021 la dernière question du sujet texte en série technologique invitait le candidat à prendre position par rapport à la thèse de l’auteur et à formuler d’éventuelles objections ou nuances. Par exemple, en 2009, un texte de Locke explique que « là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté » et on demande aux élèves : « la loi est-elle la condition de la liberté ? ». Les textes officiels ne précisaient pas quel type de réponse était attendue, mais traditionnellement les professeurs demandaient de répondre par une petite dissertation. Le candidat pouvait soit donner le dernier mot au texte (en montrant au préalable à quelle thèse habituelle il s’oppose), soit donner le dernier mot à une thèse alternative (en prenant soin au préalable de rappeler les arguments du texte).

A partir de 2021 l’épreuve change. On pose davantage de questions demandant d’analyser le texte et surtout la question finale est remplacée par une partie « commentaire », qui ne demande plus de prendre une distance critique, mais simplement de restituer la thèse et l’argumentation de l’auteur. Un « nota bene » accompagnant les sujets 0 précise que dorénavant dans la partie « C – commentaire », il n’est pas demandé [aux candidats] de donner leur avis sur la position de l’auteur ou de polémiquer en exposant d’autres théories, mais de rendre pleinement compte de l’argument et de la position qu’y tient l’auteur de l’extrait. » Par exemple, on propose un texte de Mill expliquant que la société peut restreindre la liberté d’un individu uniquement pour protéger les autres, mais pas pour lui éviter de se nuire à lui-même. Et on demande : « Quel sens ce texte permet-il de donner à l’idée de liberté individuelle ? »1.

Or le sujet de cette année contredit ces instructions et invite clairement les candidats à « donner leur avis sur la position de l’auteur » et à « polémiquer » avec le texte. En effet, on donne un texte attribué (probablement à tort) à Diderot qui affirme, à l’aide d’une argumentation très discutable, que si un seul témoignage est toujours relativement incertain, en revanche des témoignages multiples et concordants permettent d’obtenir une certitude totale, équivalente à une « pure démonstration ». Puis on demande aux élèves « Des témoignages concordants suffisent-ils à établir la vérité ? », ce qui revient bien à les inviter à discuter la thèse du texte !

Comment expliquer ce revirement ?

Peut-être s’agit-il simplement d’une erreur des concepteurs du sujet. A leur décharge, il est vrai que le BO définissant le format de l’épreuve est peu explicite et que seul le « nota bene » accompagnant les sujets 0 permet de bien comprendre le changement intervenu à partir de 2021.

Peut-être s’agit-il également d’un changement délibéré. C’est du moins l’explication fournie oralement par un IA-IPR de philosophie, interrogé à ce sujet.  Selon cet interlocuteur institutionnel, les correcteurs de 2021 auraient regretté que les nouveaux sujets n’invitent plus le candidat à discuter la thèse du texte et on aurait modifié à nouveau les sujets pour les satisfaire… sans penser à avertir les professeurs et les élèves !

Quoi qu’il en soit, tout ceci montre que le format de l’épreuve n’est toujours pas stabilisé, ce qui est d’autant plus gênant que ce sujet est choisi par une grande majorité des élèves de séries technologiques.

Dans l’immédiat, le SNES-FSU demande donc que le format de l’épreuve soit clarifié. Dès la rentrée de septembre, nous souhaitons savoir si, en vue de l’épreuve de juin 2023, nous devons habituer nos élèves à discuter la thèse et l’argumentation présentées dans le texte ou simplement à la comprendre et à la restituer le plus fidèlement possible.

Mais à moyen terme, c’est l’ensemble des épreuves de la voie technologique qui nécessiterait une large consultation de la profession !

Indiquons d’ores et déjà quelques pistes, relatives au sujet texte :

a) cette année l’extrait donné à l’examen semble avoir été écrit, non par Diderot, mais par l’abbé de Prades. Ce point peut sembler anecdotique, mais il explique peut-être pourquoi le texte contient certaines affirmations pour le moins contestables : des témoignages concordants, rapportés par des personnes aux passions et intérêts divergents, voire opposés, apporteraient, nous dit-on, une « pleine démonstration », car les erreurs sont toujours différentes et seule la vérité réunit peut mettre de tels témoins d’accord entre eux2. L’argument est faible : il peut en effet exister des biais cognitifs communs à tous ou des illusions dont nous sommes tous victimes. De même des témoins peuvent être, par certains côtés, très différents et pourtant être des alliés objectifs ayant un intérêt commun à déformer la vérité.

Mais, si on veut demander aux élèves de polémiquer, les défauts du texte deviennent une qualité du sujet d’examen. De fait, la question C2 proposée cette année est très précieuse pour les correcteurs, car elle aide à hiérarchiser les copies. Les plus faibles oublient de préciser que des témoignages nombreux ne sont valables qu’à condition qu’ils soient issus de personnes très différentes, aux intérêts et passions divergentes. Les copies moyennes reprennent simplement le texte en s’éloignant plus ou moins bien de la pure paraphrase. Les meilleures disent que ce critère ne permet que d’augmenter la probabilité que ces témoignages soient vrais, mais qu’on ne peut pas assimiler cela à une démonstration, car une erreur collective reste possible (un élève évoque une foule de gens divers assistant à un spectacle de magie).

On pourrait donc éventuellement s’inspirer de l’exemple donné cette année et proposer plus souvent des textes assez faiblement argumentés, en allant puiser chez d’autres auteurs ne figurant pas dans la liste officielle, afin de proposer des textes avec lesquels un élève moyen pourrait polémiquer3.

b) on pourrait également revenir aux questions d’analyse plus riches proposées lors de l’expérimentation en STHR. Ces questions guidaient d’avantage la lecture des élèves, les incitaient à développer leurs réponses et permettaient sans doute de mieux hiérarchiser les copies.

c) les sujets de STHR et les sujets 0 demandaient aux candidats de mobiliser des repères du programme pour affiner leur analyse. Le texte de cette année aurait pu s’y prêter et cet exercice semblait intéressant. Toutefois, il faudrait probablement réduire la liste des repères si l’on veut vraiment pouvoir exiger que les élèves les maîtrisent en fin d’année.

d) si à l’avenir la question C2 demandait aux élèves de discuter la thèse du texte, serait-il encore judicieux que la question B1 demande aux élèves à quelle question répond le texte ? Il semble que non, puisqu’il suffirait alors de recopier l’énoncé de la question C2 pour répondre à la question B1.

Ces pistes ne sont pas exhaustives, mais elles montrent à quel point de nombreuses questions restent en suspens – sans même évoquer ici la possibilité optionnelle d’une dissertation guidée et/ou intégrant des éléments de connaissance (mobilisation de repères). Sur tous ces sujets, il faudra bien à moyen terme  réunir les corps d’inspection et les professeurs pour réfléchir ensemble au devenir des épreuves de philosophie dans la voie technologique.

Notes :

1- A titre de comparaison quand ce même extrait de Mill avait été donné en Inde en 2008, la dernière question était « Est-il illégitime de contraindre quelqu’un pour son bien ? ». Tous les sujets donnés à partir de 2021 confirment cette règle : par exemple « Quel sens ce texte permet-il de donner à l’idée de doute ? » (sujet 2021 Asie) « quel sens donner à partir de ce texte à l’idée d’un travail artistique ? » (sujet 2021 Métropole), etc.

2 – La suite du texte permet de comprendre les intentions de l’auteur : il cherche à établir que les faits rapportés dans les Evangiles sont absolument certains, pour répondre aux critiques des « philosophes incrédules » remettant en doute la parole biblique.

3 – En effet, avant 2021, les sujets présentaient des textes très solidement argumentés et présupposaient que les élèves pourraient tout de même les discuter en s’appuyant sur leurs connaissances. Par exemple, face à un texte de Hobbes présentant la loi comme une convention, on suppose que les élèves pourraient mobiliser une argumentation alternative solide (par exemple jusnaturaliste) pour discuter la thèse de Hobbes. Mais dans les faits, les élèves de la voie technologique n’y parvenaient presque jamais.

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BTS : Les disciplines de spécialités exclues des épreuves de contrôle.

lun, 27/06/2022 - 11:22

On se souvient de l’improvisation et du marasme dont ont été victimes candidats et enseignants lors de la session 2021 dans l’organisation des épreuves dites « de rattrapage » des BTS. Pour cette session 2022, le ministère a revu sa copie mais le dispositif n’est toujours pas à la hauteur.

Des modalités contestables.

Si le ministère a mis à profit cette année pour mieux cadrer ces épreuves, les modalités de passation qu’il a choisies restent contestables. En excluant du champ des épreuves de contrôle les disciplines spécifiques à chaque spécialité du BTS, le ministère remet en cause l’identité même du diplôme.

Vous pouvez trouver la liste des épreuves de contrôle et leurs grilles d’évaluation ici https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo24/ESRS2216299N.htm.

Une remise en cause de la spécificité et de la reconnaissance du BTS.

La spécificité du BTS repose sur une articulation pertinente entre enseignement général et professionnel. Dans le bloc professionnel, les disciplines de la spécialité de chaque BTS sont un point d’ancrage essentiel du BTS. Les exclure des épreuves de contrôle ce n’est pas leur donner de la valeur comme ce fut l’argument ministériel. C’est au contraire enlever à tout candidat la possibilité d’être contrôlé sur ses acquis dans les compétences relevant des disciplines professionnelles.

Des professeurs d’enseignement général mis sous pression.

Le SNES a dénoncé les conséquences d’un tel dispositif sur la charge de travail des professeurs des disciplines générales. Déjà bien sollicités au niveau du baccalauréat ils ne pourront faire face à ce surcroît de travail.

Des réponses du ministère hors sol.

Nous avions donc demandé au ministère que soit rétablie la possibilité d’un contrôle des acquis des compétences générales et professionnelles. C’est aussi une question d’équité des candidats

Il faut pouvoir « vérifier » l’acquisition des compétences professionnelles grâce à cette épreuve de contrôle dans les disciplines professionnelles. Cela participera à sa reconnaissance et à sa valorisation.

Le ministère s’est contenté de répondre à nos interrogations en nous renvoyant à un bilan de cette session 2022. Vous pourrez nous envoyer vos retours dès la fin des épreuves de contrôles à : enseignements.technologiques@snes.edu. Ils nous permettrons de faire notre bilan de cette session 2022 et de l’opposer à celui du ministère.

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Pouvoir d’achat des agents publics, il y a urgence !

lun, 27/06/2022 - 10:10

À l’issue du scrutin législatif, de nombreuses incertitudes pèsent sur le calendrier des prochaines semaines.

Les organisations représentatives de la Fonction publique CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, Unsa, prennent acte du résultat inédit des élections législatives, et des éléments de crise démocratique que celui-ci a révélé.

Depuis des mois, le haut niveau d’inflation se conjugue au gel de la valeur du point d’indice et fait chuter le pouvoir d’achat des agents publics.

Les organisations syndicales représentatives affirment avec force que les agents publics ne doivent pas faire les frais de cette situation.

Aussi, nous appelons à la convocation sans délai d’un rendez-vous salarial ouvrant des négociations pour que les mesures d’urgence relatives au pouvoir d’achat des agents publics soient discutées et mises en œuvre le plus rapidement possible, au plus tard le 1er  juillet.

Ces mesures d’urgence devront porter sur :

  • Une revalorisation conséquente et visible de la valeur du point d’indice ;
  • Des mesures d’urgence sur les grilles de rémunérations, notamment pour accélérer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

De plus, le gouvernement doit prendre l’engagement de revoir les organisations syndicales aussi souvent que nécessaire dans les mois à venir afin de construire un dispositif de prise en compte de l’inflation, attendu par les agents, de plus en plus nombreux à être concernés par les hausses successives du SMIC : 400 000 il y a deux ans, plus de 800 000 aujourd’hui. Combien demain si rien n’est fait ?

Dans un souci de justice sociale, nos organisations assumeront leur place et leur rôle pour défendre les intérêts des agents publics de la Fonction publique de l’État, de la Territoriale et de l’Hospitalière.

Communiqué en version PDFTélécharger

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Professeur.e.s de Lettres en lycée : la colère gronde

dim, 26/06/2022 - 17:50
Programmes problématiques à tous les niveaux

La pression est présente dès la classe de 2nde, avec la nécessité d’explorer l’ensemble des méthodes pour préparer les lycéen.ne.s à l’épreuve du bac de fin de 1ere. Cette lourdeur débouche sur des dilemmes professionnels pesants car il est impossible d’étudier le programme dans son intégralité.

En classe de 1ere, le nombre de textes à préparer pour l’examen (porté à 16 en voie générale et à 9 en voie technologique avec les aménagements COVID mais qui doit revenir respectivement à 20 et 12) est trop important au regard des autres dimensions du programme que sont la méthodologie de l’écrit, la grammaire et le travail de l’oral. Le programme de grammaire a d’ailleurs été alourdi par l’ajout des notions vues en classe de 2nde qui doivent être approfondies. Le rythme des apprentissages suscite bien souvent l’écœurement des professeur.e.s comme des élèves.

D’autre part, le programme d’œuvres imposées à ce niveau est jugé inadapté, en décalage avec la réalité des classes, bafouant la liberté pédagogique. Il contraint par ailleurs les professeur.e.s à refaire un quart du programme tous les ans. En BTS, le programme change par moitié tous les ans. Les Lettres sont la seule discipline à laquelle une telle contrainte est imposée. Il faut revoir les épreuves du baccalauréat pour qu’il y ait moins d’exercices différents, diminuer le nombre de textes pour l’oral et revenir à un libre choix des œuvres étudiées en classe de 1ere.

Des conditions d’examens inacceptables

Les fins d’année des professeur.e.s de Lettres sont cauchemardesques. Les préconisations soutenues par le SNES-FSU en CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail) ministériel ont été négligées dans beaucoup trop d’académies alors même que la DEGESCO assurait qu’une « attention particulière » serait portée pour que la session d’examens 2022 ne ressemble pas à celle de 2021.

Voici les difficultés auxquelles de trop nombreux/ses collègues sont confronté.e.s en ce mois de juin et qui expliquent pourquoi la colère gronde :

  • jusqu’à 16 candidats par jour à l’oral, soit plus de 8h de travail sans compter les déplacements.
  • des délais de correction de copies bien trop courts.
  • une correction numérique imposée qui ulcère de nombreux personnels, notamment en raison des nombreux dysfonctionnements du logiciel (copies qui ne sont pas accessibles à la date prévue, copies mal scannées ou incomplètes, accès à des données ou des copies qui ne concernent pas les examinateur/trice.s…) et de son rôle de contrôle des corrections.
  • l’impossibilité matérielle de préparer correctement l’interrogation orale.
  • des convocations à des missions multiples (épreuve de spécialité HLP, BTS écrit, EAF écrit et oral, Grand Oral, rattrapage du BTS). Aucune autre discipline n’est à ce point sollicitée, surtout depuis la mise en place de la réforme du lycée.
  • des professeur.e.s convoqué.e.s, exerçant en collège ou en classe de seconde, sommé.e.s d’assurer les cours et de corriger concomitamment des copies d’examen.
  • des prises de parole entravées voire empêchées lors des réunions d’entente.

Le Ministère doit absolument prendre ses responsabilités et protéger la santé des professeur.e.s de Lettres exerçant en lycée.

Grâce aux interventions répétées, locales et nationales, du SNES-FSU, des améliorations ont été gagnées.

  • Ainsi, dans l’académie de Lille, grâce à la mobilisation syndicale, de gros efforts ont été opérés par la DEC et les IPR pour équilibrer les tâches, ce qui a fait tomber le nombre quotidien de candidats à l’oral à 11 par jour. C’est inédit.
  • Dans l’académie d’Aix-Marseille, les professeur.e.s convoqué.e.s pour l’oral et l’écrit de l’EAF ont un nombre moyen de 35 copies à corriger.
  • De plus en plus de DEC ont demandé aux chef.fe.s des établissements qui sont centres d’examen de mettre en place une salle d’attente et de préparation pour les candidat.e.s pris.e.s en charge, avant et après l’épreuve orale, par des personnels autres que les professeur.e.s convoqué.e.s.
  • Une pause qui va d’une demi-journée à un week-end, a été ménagée, au milieu de la semaine d’oraux, dans plusieurs académies, conformément à la préconisation que le SNES-FSU avait formulée en décembre dernier en CHSCTMEN.
  • En Île-de-France, le SIEC va, en urgence, convoquer d’autres professeur.e.s afin de diminuer le nombre de copies affectées aux examinateur/trice.s actuel.le.s et le délai de correction est allongé de deux jours (soit jusqu’au jeudi 30 juin au soir au lieu du 28 juin midi). C’est encore insuffisant car les oraux débutent le mercredi 29 juin mais le combat est loin d’être terminé pour le SNES-FSU, sur ce front, comme sur les autres.

Même si l’on peut comprendre que chaque académie ait ses spécificités et qu’un alignement total soit difficilement réalisable, les disparités, dans l’organisation et la façon dont les professeur.e.s sont traité.e.s, sont flagrantes, d’un territoire à l’autre. De telles inégalités sont injustifiables !

Le SNES-FSU fera un bilan complet des conditions d’organisation et de correction des examens de la session 2022 (DNB, baccalauréat et BTS) afin d’obtenir des avancées générales pour la session de l’an prochain.

Des inégalités de rémunération

À plus de 80 % des femmes, les professeur.e.s de Lettres, devant la charge de travail, se voient souvent contraint.e.s à des temps partiels pour espérer concilier vie professionnelle et vie personnelle ou protéger leur santé.

Par ailleurs, bien que la classe de 2nde soit, en français, une année de préparation au baccalauréat (les élèves passent le français en fin de Première), le niveau de Seconde est exclu du calcul de l’heure de pondération, réservée aux heures effectuées en cycle terminal, ce qui est injuste.

La charge de travail excessive décourage également la prise de missions supplémentaires et rémunératrices telle que professeur.e principal.e.

Il y a bien là des questions d’égalité salariale.

Dans l’intérêt de toutes et tous, élèves comme professeur.e.s, les programmes de Lettres, le format des épreuves du baccalauréat et les conditions de travail lors de celles-ci, doivent être revus de toute urgence. La question de l’inégalité de la charge de travail et de la rémunération doit être également prise à bras le corps. Il s’agit de mesures d’urgence pour préserver la santé et l’équilibre de personnels gagnés par le découragement et la colère devant la perte de sens de leur métier, les ruptures d’égalités professionnelles et la surcharge de travail.

Le SNES-FSU continuera à lutter pour que la situation des professeur.e.s de Lettres s’améliore de manière significative et durable.

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Lutte contre les LGBTIphobies : les CPE à la pointe du combat

sam, 25/06/2022 - 09:10

Un CPE a fait partie dès le début de ce groupe et a même été chargé de son animation et de sa coordination. La création de ce groupe de lutte contre l’homophobie a d’ailleurs fait suite à la demande de soutien, lors du congrès précédent, d’un collègue CPE gay contre son chef d’établissemant car sa vie privée avait été rendue publique. Les CPE logés connaissent la frontière très ténue entre vie privée et vie professionnelle.

Un combat syndical

La question est donc assez rapidement devenue l’objet d’un combat syndical, et le SNES s’est assez vite doté de mandats sur le sujet, qui se sont étoffés au fil des ans (lutte pour l’égalité des droits, lutte contre les discriminations). Au cours des années, des stages ont été organisés, stages nationaux où les CPE étaient nombreux, mais aussi stages académiques, stages catégoriels CPE qui ont intégré  cette dimension. Notre champ professionnel est fortement percuté  par les questions d’identité sexuelle ou de genre, comme par exemple l’intégration des élèves trans à l’école. Il n’est pas anodin que les CPE aient été, peut-être plus rapidement que leurs collègues, conscient de cette nécessité parce que se débattant avec l’absence de texte officiel sur des questions précises (prénom, internat etc).

De par leurs missions, leur rôle transversal dans l’établissement, leur connaissance fine des élèves, mais aussi parce qu’ils ont la possibilité d’investir certains champs et missions comme l’éducation à la sexualité, les CPE ont souvent pu sentir la nécessité de mener des actions de prévention contre les LGBTIphobies au sein de leur établissement.

C’est bien le positionnement du CPE qui nous fait sentir combien il est important de travailler à la lutte contre les LGBTIphobies pour tous les élèves (les LGBTIphobies ne nuisant pas d’ailleurs aux concernés mais bien à toutes et tous). C’est aussi certainement également la conscience que, notamment grâce aux logements de fonction, vie privée et vie professionnelle ne sont pas étanches, et qu’il y a bien nécessité de faire de ce combat un combat syndical : égalité des droits pour tous les collègues, mais aussi lutte contre les discriminations et défense des collègues LGBTI victimes d’actes LGBTIphobes. Si les associations LGBTI font un énorme travail sur ce sujet, les collègues ne doivent avoir aucune hésitation à saisir le SNES-FSU et ses sections locales si ils et elles sont victimes d’actes LGBTIphobes : les militants, parmi lesquels se trouvent dans beaucoup de sections des CPE, répondront évidemment présents pour être aux côtés des collègues.

L’Appel syndical unitaire contre les LGBTIphobies au travail et de participation aux Marches des Fieretés 

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Sujets en espagnol : face à l’indignation, l’inspection générale recadre les consignes.

ven, 24/06/2022 - 18:10

Le SNES-FSU ne peut que partager la colère des enseignant-es d’espagnol qui ont reçu une note de cadrage émanant de l’académie de Paris concernant l’enseignement de spécialité LCE espagnole du bac 2023. On peut effectivement y lire que « les sujets d’actualité trop polémiques et récents doivent être évités« . Parmi les exemples donnés figurent les guerres et les dictatures.

Outre l’impression de censure que cela peut donner, le SNES-FSU demande à ce qu’une nouvelle note soit produite à l’attention des enseignant-es. Elle doit explicitement inclure la possibilité de concevoir des sujets qui donnent à penser aux candidat-es, qui les aident à se construire comme futur-es citoyen-nes critiques.

L’inspection générale a dû intervenir pour recadrer l’inspection régionale de Paris et a adressé une note de cadrage aux IA-IPR qui rappelle « la nécessaire variété des sujets d’examens sans pour autant en proscrire ou en stigmatiser aucun ». Pour autant, une expression vers les enseignant-es reste indispensable.

L’école a pour mission de faire penser les élèves, y compris en abordant des sujets graves et sérieux. Y renoncer serait inadmissible et dangereux. Il semble incroyable que de telles recommandations puissent venir de représentants de l’institution, en l’occurrence ici des IA-IPR. Le SNES-FSU appelle donc les collègues à fournir tout sujet qui leur semble digne d’intérêt.

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Avancement d’échelon des agrégés… enfin !

mer, 22/06/2022 - 10:22

Le ministère a publié sur SIAP l’information selon laquelle les opérations pour l’avancement accéléré d’échelon des agrégés auraient été achevées le 15 juin 2022, et que les bénéficiaires de cet avancement recevraient leurs arrêtés prochainement.

Le SNES-FSU condamne la lenteur administrative dont pâtissent les collègues, alors que la CAPN de contestation des avis finaux des rendez-vous de carrière s’est tenue les 16 et 17 février dernier. Par ailleurs, il n’est pas acceptable que l’administration communique le résultat aux bénéficiaires seuls, les autres collègues n’étant même pas avertis de la décision les concernant.

Pour rappel, l’administration limite l’avancement accéléré d’échelon aux 30 % des collègues promouvables les mieux classés par elle. Depuis la loi Dussopt dite de Refondation de la Fonction Publique, les opérations de promotion ne sont plus examinées en commissions paritaires. De toute évidence, cela n’a pas apporté une meilleure efficacité administrative et génère une opacité générale, le risque d’arbitraire alimentant la méfiance légitime de la profession.

Le SNES-FSU revendique une gestion transparente et efficace, ce qui implique la restauration du paritarisme, ainsi qu’un accès clair et facile des personnels aux informations concernant leur promotion ou leur absence de promotion.

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Journée de réflexion disciplinaire de physique-chimie du 10 juin 2022

mer, 22/06/2022 - 10:13

Depuis de nombreuses années, le SNES-FSU réfléchit sur un projet éducatif. Pour le construire et le présenter, le Snes-FSU offre la possibilité d’échanger entre pairs mais aussi de profiter de l’apport de la recherche scientifique, pédagogique, didactique sans regard hiérarchique, ni injonction prescriptive.

Chaque année, les différents groupes du secteur « Contenus » organisent des Journées de Réflexion Disciplinaire. Ces JRD sont l’occasion de réunir les collègues de la France entière en présentiel et en visioconférence pour les collègues ultra-marins et hors de France.

Généralement programmées sur une journée, elles se scindent en deux temps :

  • un temps d’échanges entre collègues sur les problématiques disciplinaires en relation avec l’actualité du moment,
  • l’intervention de chercheur, chercheuse sur des enjeux scientifiques.

Cette année, la JRD de physique-chimie s’est tenue le vendredi 10 juin 2022 au sein des locaux du Snes National à Paris. Elle a réuni une quarantaine de collègues, affecté.es en collèges et lycées, en métropole, en outre-mer et à l’étranger.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale, a ouvert la matinée par un point actualité et a annoncé la tenue de deux colloques au printemps 2023 pour repenser l’organisation, les contenus et l’évaluation au collège et au lycée.

La matinée s’est poursuivie avec l’intervention de Nicolas Décamp (Enseignant en master MEEF et chercheur en didactique de la physique) sur l’attitude critique en sciences avec comme fil conducteur l’analyse d’énoncés de différents manuels ou ressources pédagogiques et comment amener les étudiants ou les élèves à développer leur questionnement face aux notions/concepts introduites.

L’après-midi a permis d’aborder une réflexion disciplinaire sur les problématiques « Collège » et « Lycée », notamment sur l’insuffisance des groupes à effectifs réduits en collège pour expérimenter, des programmes trop denses et difficiles à terminer au collège et infaisables au lycée, les conditions de corrections de l’épreuve de spécialité en terminale (ECE, écrit…) mais aussi le travail au quotidien avec les pressions des parents et ou des élèves face à la machine Parcoursup, l’orientation des élèves qui repose beaucoup sur les professeurs de spécialité. Les échanges ont été fructueux.

Ces JRD permettent aux collègues de ne pas rester isolé.es face aux questions liées à la discipline. N’hésitez à vous inscrire à ces JRD et à participer aux échanges au quotidien en s’inscrivant sur la liste de diffusion spécifique à la discipline en contactant le secteur « Contenus » : contenus.secretariat@snes.edu

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Affectation des stagiaires en académie 2022-2023

mar, 21/06/2022 - 16:34

La publication des résultats d’affectation des enseignants et CPE stagiaires interviendra à partir du 29 juin 2022, en fonction des catégories et des disciplines (voir tableau ci-dessous).

Attention, dès la publication de ce résultat, il vous faudra faire des vœux, parfois dans des délais très courts, suivant des modalités et un calendrier différents d’une académie à l’autre, pour être affecté·e dans un établissement. Les militant·es des sections académiques du SNES-FSU vous aideront dans cette opération : retrouvez ci-dessous les informations publiées sur les sites de sections académiques.

N’oubliez pas de remplir notre fiche contact pour permettre aux camarades des sections académiques du SNES-FSU de communiquer avec vous avant la rentrée et pendant toute l’année de stage. Vous pouvez également d’ores et déjà adhérer au SNES-FSU pour l’année 2022-2023 : le SNES-FSU ne vit que des cotisations de ses adhérent·es et sans adhérent·es, pas de militant·es non plus pour répondre à vos questions !

Calendrier des affectations nationales 29 juin 2022ARABE
BASQUE
BRETON
CATALAN
CHINOIS
CRÉOLE
DOCUMENTATION
HÉBREU
ITALIEN
JAPONAIS
LANGUE CORSE
LANGUES KANAK (AIJË, DREHU, NENGONE, PAICI)
LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE
NÉERLANDAIS
OCCITAN
PORTUGAIS
PSY-EN
RUSSE
SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
TAHITIEN4 juillet 2022ARTS PLASTIQUES
DESIGN ART
HÔTELLERIE RESTAURATION, toutes options6 juillet 2022ALLEMAND
ANGLAIS
ÉCONOMIE-GESTION, toutes options
ÉDUCATION MUSICALE
ESPAGNOL
HISTOIRE GÉO
LETTRES CLASSIQUES
LETTRES MODERNES
NUMÉRIQUE ET SCIENCES INFORMATIQUES PHILOSOPHIE
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
SCIENCES INDUSTRIELLES DE L’INGÉNIEUR (SII), toutes options8 juillet 2022BIOCHIMIE GÉNIE BIOLOGIQUE
BIOCHIMIE SANTÉ ENVIRONNEMENT
CPE
MATHÉMATIQUES
PHYSIQUE-CHIMIE
SCIENCES ET TECHNIQUES MÉDICO-SOCIALES Modalités de saisie des vœux en académie

Tous les rectorats n’ont pas encore communiqué les informations utiles. Les liens vers les pages adéquates des sites de nos sections syndicales seront mis à jour régulièrement. Les camarades mettent également à jour leur site au fil du temps, au fil des informations délivrées par les rectorats… consultez-les fréquemment !

Aix AmiensBesançonBordeauxClermont-FerrandCorseCréteilDijonGrenobleGuadeloupeGuyaneLa RéunionLilleLimogesLyonMartiniqueMayotteMontpellier : écrire à s3mon@snes.eduNancy-MetzNantesNiceNormandieOrléans-ToursParisPoitiersReimsRennesStrasbourgToulouse Versailles

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CPE : Faire respecter les textes et ses droits

mar, 21/06/2022 - 10:12

Méconnaissance des textes, pur autoritarisme ou simple volonté de contraindre les CPE dans une optique managériale ? Quelle que puisse être la source des conflits, il est bon de connaître ses droits pour mieux les faire respecter.

La proximité des vacances d’été et l’inventivité de certains chefs d’établissement ont amené plusieurs collègues à nous interpeller sur la question du « service d’été ».

« Service d’été » : un jour férié reste un jour férié…même l’été !

Concernant la « semaine après la sortie des élèves » (circulaire 2015-139 du 10 août 2015), le calendrier scolaire 2021-2022 fixe la fin des cours le jeudi 7 juillet au soir. En conséquence, les CPE seront en vacances le jeudi 14 juillet au soir. Le 14 juillet étant un jour férié, ils.elles seront en vacances le mercredi 13 juillet au soir. Des chefs d’établissement jamais à court d’imagination et sans doute investis d’un pouvoir supérieur aux textes, demandent à des collègues de venir travailler le vendredi 15 juillet … Mais le 14 juillet, comme les autres jours fériés qui peuvent tomber n’importe quel jour de la semaine pendant l’année scolaire, n’ont pas à être rattrapés.

Autre point sensible: le service dit « de petites vacances ».

Il est rappelé dans la circulaire de 2015 qu’il ne doit pas excéder une semaine, sous-entendu il peut être inférieur. Des collègues nous ont interpellés cette année encore car leurs chefs d’établissement exigeaient non seulement un service d’une semaine complète mais en plus fractionné sur plusieurs périodes de vacances. Les mots ont un sens. Or, la définition du mot « semaine » est « une période de sept jours consécutifs du lundi au dimanche » ou « une suite de cinq ou six jours ouvrables par opposition au week-end ou au dimanche ». Ce service, « n’excédant pas une semaine » (circulaire 2015-139), n’est donc pas fractionnable. La circulaire 96-122 du 29 avril 1996 n’est pas abrogée pour ce qui nous concerne. Elle cite les catégories de personnels concernés (dont les CPE mais aussi les personnels de direction …) et précise : « la nature de leur contribution est déterminée dans le respect des textes statutaires qui définissent leurs attributions et leurs missions respectives ». Il est écrit également dans la circulaire : « Pour les quatre séries de petites vacances segmentant l’année scolaire, le chef d’établissement a la charge d’arrêter, après consultation de l’ensemble des personnels intéressés, un service de permanence … ». Autrement dit, le chef d’établissement n’arrête pas seul dans son bureau un calendrier selon lequel le.la CPE devrait assurer six jours de permanence quand lui-même en assurerait deux ou zéro ; « après consultation des personnels intéressés » suggère au contraire que les dits personnels se mettent autour d’une table avec leurs agendas respectifs et se partagent les jours d’ouverture de l’établissement. C’est ce qui se fait dans les établissements dirigés par des chefs sensés et raisonnables.

En cas de difficultés sur le sujet des ORS, ne restez pas isolé.es, contactez le SNES-FSU.

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Conseil Supérieur de l’Education, séance du 20 juin 2022 : Déclaration du SNES-FSU

lun, 20/06/2022 - 14:29

Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur, Mesdames, Messieurs,

Le second tour des législatives s’achève sur une abstention à plus de 50 % et un désintérêt alarmant, toujours plus important d’une partie de nos concitoyens pour la vie de la Cité. La confusion entretenue par le président de la République, la première ministre et d’autres personnalités de la même famille politique sur le vote contre l’extrême droite est indigne et aboutit aujourd’hui à un nombre inégalé d’élus d’extrême droite à l’Assemblée. Pour le SNES-FSU, il ne doit y avoir aucune ambiguïté dans la lutte contre les idées haineuses et racistes portées par le RN.

Le président de la République, privé désormais d’une majorité absolue à l’Assemblée, devra compter avec de nombreux parlementaires en capacité de relayer les attentes sociales. Il devra entendre les attentes de nos collèges. La FSU mobilisera les personnels pour défendre leurs missions d’intérêt général, la revalorisation des salaires sans aucune contrepartie en plus du rattrapage des pertes salariales accumulées sous le coup de l’inflation et du gel du point d’indice, l’abrogation de la loi de Transformation de la Fonction Publique, la défense du code des pensions. Nos métiers de l’enseignement sont complexes, usants et demandent de l’énergie à chaque instant car l’activité des élèves dans des classes en sureffectif ne va jamais de soi. Des aménagements de fin de carrières doivent bien au contraire être pensés pour arriver à la retraite en bonne santé. La FSU mobilisera la profession contre toute tentative de recul sur les conditions de départ à la retraite, une mesure injuste socialement et infondée d’un point de vue économique.

Les derniers jours ont montré que notre pays, et en particulier notre système éducatif, n’était pas prêt à faire face à des changements climatiques durables. Pour le SNES-FSU, il est indispensable d’ouvrir rapidement des discussions sur ce dossier de fond et ainsi répondre à deux questions essentielles : comment l’Éducation nationale prend-elle sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique et comment notre institution peut-elle s’inscrire dans la transition écologique ?

Monsieur le Ministre, votre proposition de grande consultation à la rentrée au plus proche des établissements ne convainc pas les personnels, habitués de longue date à ces dispositifs dilatoires dont les conclusions leur échappent. Chaque instance de concertation avec les représentants de la communauté éducative, comme ici en CSE, est l’occasion de rappeler les mesures d’urgence à prendre pour la rentrée et pour lesquelles votre action est attendue : annulation des suppressions de postes, décharges horaires pour tous les stagiaires lauréats des concours, aménagements des programmes et moyens spécifiques pour dédoubler les classes après deux années de crise sanitaire, mesures transitoires au lycée comme le maintien des trois enseignements de spécialité en Terminale…

Un collectif budgétaire pour le service public d’éducation doit être décidé au plus vite afin notamment de répondre par un plan pluriannuel de recrutement à l’effondrement des recrutements qui est loin d’être un phénomène conjoncturel limité à cette rentrée. Équivalent à 1,1 SMIC, le salaire à l’entrée dans le métier après 5 années d’études difficiles, constitue un repoussoir même pour les étudiants les plus motivés. Il ne faut pas imaginer que le « pacte enseignant », version 2022 du « travailler plus pour gagner plus » de 2007 revalorisera nos métiers. Le SNES-FSU s’opposera à toute dégradation des conditions d’exercice alors que la charge de travail et la dispersion des missions accablent déjà les personnels qui doutent de plus en plus du sens de leur activité.

L’harmonisation sauvage des notes de bac sans transparence ni retour vers les correcteurs est la dernière avanie infligée aux enseignants qui s’ajoute aux atteintes à la liberté pédagogique du Projet Local d’Évaluation ou de la procédure d’évaluation des établissements. Le SNES-FSU attend de tout Ministre de l’éducation qu’il veille au respect et la valorisation des missions des personnels toutes dirigées vers la réussite de leurs élèves au sein du service public, laïque et gratuit.

Il s’agit aussi de tenir compte de leurs responsabilités sociales envers la jeunesse, notamment au moment des examens et de l’accès aux qualifications. Une attention particulière est impérative pour les collègues de Lettres actuellement sollicité-es jusqu’à l’épuisement et la rupture avec l’EAF. Le ministère doit aussi reprendre le chantier des rémunérations des examens. Le SNES-FSU demande à ce que soient revalorisées et appliquées les grilles d’indemnisation et que tout dépassement de l’horaire de service hebdomadaire soit compensé par des HSE, un préalable pour l’oral du DNB.

Au collège, il faut d’ailleurs en finir avec les interminables positionnements sur les domaines du socle qui ne disent rien des acquis des élèves et remettre à plat le DNB. Depuis des années, le collège pâtit de conditions d’étude et de travail de plus en plus dégradées (effectifs croissant par classe, suppression de postes et multiplication des compléments de service). Le SNES-FSU réaffirme que le collège unique peut être le collège de la réussite de tous les élèves si une réflexion s’engage sur les moyens, la formation, les programmes et les modalités d’enseignement. Il s’opposera le cas échéant à toute orientation politique qui réintroduirait au collège, 40 ans plus tard, une logique de filières et de tri social.

Enfin, l’enseignement spécifique de mathématiques en Première générale à l’ordre du jour de ce CSE exige des clarifications Monsieur le Ministre sur sa généralisation à tous les élèves à la rentrée 2023 comme s’y est engagé le président de la République. Pour le SNES-FSU, les mathématiques ont toute leur place au lycée dans le cadre d’une culture commune diversifiée et accessible à toutes et tous.

L’organisation des enseignements du lycée doit être repensée sans plus attendre, les épreuves du bac sont à déconnecter des échéances de Parcoursup et à repositionner en juin pour une valeur certificative consolidée visant un accès à l’enseignement supérieur sans entrave et débarrassé des logiques sélectives et inégalitaires de Parcoursup.

Pour revenir à une progression sereine dans les apprentissages et contrer l’absentéisme observée après les épreuves de spécialité, il est urgent de revenir à des épreuves terminales, nationales et anonymes en juin et d’abandonner le contrôle continu ainsi que les épreuves anticipées de spécialité en mars.

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Résultats de l’intra : quels recours ?

lun, 20/06/2022 - 12:36
Pensez à nous communiquer le résultat de votre mutation Afin de bénéficier du meilleur suivi de votre carrière et de votre dossier par le SNES-FSU, pensez à mettre à jour l’affectation que vous avez obtenue à l’issue de la phase intra dans le pavé « Ma demande de mutation » de votre espace adhérent en cliquant ICI (accès avec votre identifiant et votre mot de passe). Les résultats de l’intra dans chaque académie

Les résultats de la phase intra 2022 sont communiqués aux participants selon un calendrier propre à chaque académie. Les CAP ayant été dessaisies de leurs prérogatives en matière de mutations, le mouvement s’est passé pour la troisième année dans une totale opacité, sans le contrôle des élus SNES-FSU qui faisaient corriger chaque année de nombreuses erreurs. Nul doute que des erreurs n’auront pas été corrigées et votre résultat est peut-être erroné.

Pour toute question sur le calendrier, les modalités de dépôt d’un recours, contactez la section académique du SNES-FSU de l’académie dans laquelle vous participez à l’intra. Les coordonnées de toutes nos sections académiques sont ICI.

Comme pour la phase inter, si vous êtes affecté en-dehors de votre vœu 1, en extension ou si vous n’obtenez pas de mutation, vous pouvez déposer un recours auprès du rectorat. Avant toute démarche, contactez la section académique du SNES-FSU pour vous faire conseiller, accompagner et représenter ! Ne vous précipitez pas sur l’application Colibris !

Erreur de barème

Par ailleurs, si vous considérez qu’il y a une erreur dans votre barème et que l’administration n’a pas apporté les modifications que vous aviez demandées, vous pouvez contacter la section académique SNES-FSU pour envisager un recours.

Délai de recours

Même si le délai légal pour déposer un recours portant sur une décision de l’administration est de 2 mois, nous vous conseillons d’agir au plus tôt.

Conseils pour remplir le formulaire

Dans le formulaire de l’application Colibris, vous pourrez demander à être assisté par une organisation syndicale. N’oubliez pas de répondre positivement et de choisir la FSU dans le menu déroulant (la FSU est la première fédération dans l’Éducation nationale ; elle regroupe en particulier le SNES, le SNEP, le SNUEP et le SNUipp) . Vous n’êtes en principe pas tenu de renseigner le nom du représentant syndical qui défendra votre dossier. Ce sera l’un des élus académiques du SNES-FSU. Renseignez-vous auprès de la section académique du SNES-FSU car les pratiques peuvent varier d’une académie à l’autre.

Lorsque vous aurez rempli le formulaire, faites une copie de chacun des écrans avant de le valider. L’administration doit vous fournir un accusé de réception récapitulant l’intégralité des informations contenues dans votre recours : conservez-le précieusement en envoyez une copie à la section académique SNES-FSU.

Pourquoi faire appel au SNES-FSU ?

Le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, et dont la maîtrise des questions de mouvement n’est plus à démontrer, peut vous accompagner dans le dépôt d’un recours auprès de l’administration si vous n’êtes pas satisfait·e du résultat de votre participation au mouvement.

Pensez à nous communiquer le résultat de votre mutation Afin de bénéficier du meilleur suivi de votre carrière et de votre dossier par le SNES-FSU, pensez à mettre à jour l’affectation que vous avez obtenue à l’issue de la phase intra dans le pavé « Ma demande de mutation » de votre espace adhérent en cliquant ICI (accès avec votre identifiant et votre mot de passe).

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Accélérer la transition écologique

sam, 18/06/2022 - 13:39

La vague de chaleur des prochains jours, alors que les examens approchent en lycée et que les cours se poursuivent en collège, met en avant les angles morts de la politique ministérielle en matière environnementale. Les analyses du SNES-FSU et nos réponses à vos questions : quelle protection pour les personnels, comment agir au niveau local, qu’a fait le SNES-FSU au niveau national etc ?

Canicule de 2019, un précédent dont toutes les leçons n’ont pas été tirées

En juin 2019, les épreuves du DNB en métropole, la Réunion et Mayotte étaient repoussées de quelques jours en raison d’un épisode caniculaire. Cette décision avait permis de protéger les élèves et les personnels des effets de la canicule sur la santé mais, prise en dernière minute, elle avait considérablement désorganisé cette session de DNB. Le SNES-FSU avait pointé la très forte probabilité qu’un tel épisode caniculaire se reproduise au regard du réchauffement climatique. Nous avions alors exigé que soit ouvert un dossier de fond : comment l’Education nationale prend sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique et comment notre institution peut-elle s’inscrire dans la transition écologique ?

Pour le SNES-FSU, il est indispensable de traiter ces questions de fond : on ne peut pas, à chaque mois de juin, s’alarmer des fortes températures en se demandant à quelques jours des examens s’il faut les reporter. Ainsi, dès 2019, le SNES-FSU avait exigé une réflexion s’engage sur le bâti scolaire et son adaptation au changement climatique.

Face à la vague de chaleur, la question ressurgit à quelques jours notamment de l’épreuve écrite de français et alors que les cours ne sont pas terminés en collège. Force est de constater que le dossier bâti scolaire n’a pas avancé suffisamment rapidement : la petite part du plan de relance dédié à ces investissements ne se sont pas encore concrétisés sur le terrain, des guides et recommandations ont été édictés mais ne produisent pas encore leurs effets. Et en catastrophe, le ministère de l’Education nationale se retrouve donc à recommander l’organisation des examens dans des salles peu exposées à la chaleur, d’ouvrir les fenêtres la nuit et d’organiser la distribution de bouteilles d’eau (en plastique !).

Les revendications du SNES-FSU

Le SNES-FSU travaillera à soulever les enjeux écologiques au niveau des établissements. Il est possible de proposer des solutions concrètes dans les conseils d’administration des collèges et lycées pour améliorer les conditions de travail et d’études en prenant en compte les enjeux de la crise climatique (végétalisation, isolation et aération, réduction de la consommation énergétique, bannissement du plastique jetable…). Dans les cantines scolaires, il convient de privilégier le recours aux produits locaux (circuits courts) et aux producteurs engagés dans les démarches d’agriculture raisonnée et bio. La production de viande ayant un impact écologique fort, la question de menus de substitution végétarien se pose. Le bâti scolaire doit faire l’objet d’un plan d’investissement à la mesure des enjeux de réduction de consommation énergétique. Les collectivités territoriales doivent y affecter des moyens nécessaires. Les conséquences sur le transport scolaire de la sectorisation scolaire et de l’implantation des établissements doivent être mieux étudiées, dans une optique de protection de l’environnement.

Les territoires ultramarins sont particulièrement touchés par les conséquences du réchauffement climatique (montée des eaux, sargasses, sécheresse…) et des scandales écologiques (chlordécone). Ils devraient être des territoires pilotes en matière d’énergie renouvelables (panneaux photovoltaïques, récupérateurs d’eau de pluie dans les EPLE…).

(congrès de Montpellier 2022)

Protéger la santé des personnels

Les représentants de la FSU en CHSCT ministériel sont intervenus auprès du ministère, en intersyndicale, pour que des consignes soient envoyées aux rectorats et aux DSDEN afin que les risques liés aux périodes de chaleur intenses soient pris en compte.

Monsieur le Directeur général, Président du CHSCT ministériel.

Une première vague de chaleur intense est annoncée pour cette semaine. Les représentants des personnels au CHSCT ministériel attirent votre attention sur les risques pour la santé des personnels induits par cet épisode qui en annonce très certainement d‘autres.
Lors des vagues préédentes, en 2019 notamment, des consignes avaient été élaborées, mais leur application a été fréquemment insuffisante en raison d’une diffusion tardive et par manque de moyens ou de locaux adaptés. Un bilan de ces consignes et mises en œuvre antérieures mériterait d’ailleurs d’être présenté et exploité.

Pour cette vague, le ministère du travail a déjà actualisé son site et rappelé les obligations des employeurs dans ce domaine.

Les représentants des personnels au CHSCTMEN, dans ce contexte, et au regard des difficultés qui ont marqué les vagues précédentes, demandent que le ministère rappelle aux recteurs, rectrices et Dasen la né
cessité de prendre toutes les dispositions nécessaires :
– pour évaluer les risques et adapter cette évaluation à l’évolution des informations météorologiques,
– pour mettre en oeuvre les mesures permettant de limiter ces risques et mettre en sureté les personnels et les élèves (aménagement des espaces, des temps, des modalités de travail, …),
– pour informer tous les personnels des mesures à mettre en oeuvre et des moyens mis à leur disposition pour le faire (y compris de façon adaptée pour les personnels à risques),
– pour faire en sorte que les collectivités prennent leur part de responsabilité.
Nous attirons enfin votre attention sur la nécessité d’une information, de moyens, de mesures et de consignes rapides et claires adaptées à toutes les situations : écoles, EPLE et services administratifs.

Si ces consignes ont déjà été réitérées en direction des rectorats et des DSDEN, sous forme de courrier ou de circulaire, nous souhaitons en avoir communication. Saisir le CHSCT, alerter votre section SNES-FSU

Il n’existe pas de seuil réglementaire à partir duquel la température serait trop élevée pour permettre le travail. Cependant, tous les employeurs sont responsables de la santé au travail des salariés et des mesures doivent être prises pour évaluer et supprimer ou limiter les risques.

A ce titre, l’Institut national de recherche et de sécurité, l’INRS, indique « pour une activité de bureau et de 28 °C pour un travail physique, la chaleur peut constituer un risque pour la santé des salariés ». https://www.inrs.fr/risques/chaleur/ce-qu-il-faut-retenir.html

Il n’est pas toujours possible de mettre en œuvre localement les recommandations officielles telles que la mise en place de courants d’air ou l’accès à des lieux frais. Pour le SNES-FSU, la santé des personnels comme celle des élèves doit primer : ne pas hésiter à faire remonter à la section académique toute difficulté, en particulier auprès des représentants du SNES et de la FSU au CHSCT académique ou départemental.

Le registre santé et sécurité au travail permet de garder une trace, des observations, des situations réelles, des manques mais aussi des possibilités d’amélioration des conditions de travail en situation de températures excessives. Les fiches de registres doivent pouvoir être consultées par les représentants des personnels en CHSCT.

Le réchauffement climatique conduira à l’avenir à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur et des canicules. Le SNES-FSU demande qu’un bilan des risques – à consigner dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) soit réalisé dans chaque établissement scolaire, conduisant aux investissements et aménagements adéquats. Il s’agit d’agir d’urgence dans une double perspective : la santé de la communauté éducative, et la diminution de l’empreinte écologique de l’Education nationale.

Quelle protection pour les femmes enceintes et pour les personnels atteint d’une pathologie exposant plus particulièrement aux dangers liés au travail par temps de canicule ou de chaleur intense ?

Le SNES-FSU conseille aux personnels exposés à des risques particuliers de prendre conseil auprès de leur médecin traitant et le cas échéant de signaler leur situation au médecin du travail et à l’administration (en préservant le secret médical) pour bénéficier de mesures de protection particulières.
Ne pas hésiter à signaler sa situation aux représentants du SNES-FSU en CHSCT académique ou départemental, en particulier lorsque des recommandations médicales ne sont pas mises en œuvre.

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Publication du nouveau décret sur les personnels détachés à l’AEFE

ven, 17/06/2022 - 18:17

Le nouveau décret n°2022-896 modifiant les modalités de recrutement, de rémunération et de gestion des personnels détachés à l’AEFE est paru le 17 juin.

Les Comités techniques de l’AEFE des 6 et 19 mai avaient émis un vote unanime contre le projet de décret ; les personnels s’étaient fortement mobilisés lors de la grève unitaire du 19 mai. L’AEFE, malgré nos demandes d’interrompre le processus et de prendre le temps d’une réflexion approfondie, a décidé de le présenter en interministériel. C’est ce texte qui n’apporte aucune réponse aux difficultés actuelles des personnels et comporte des reculs sans précédents qui est aujourd’hui publié. Les personnels des lycées français de l’étranger n’ont absolument pas été entendus par l’AEFE et le gouvernement !

Ce décret signe la fin du recrutement des résident·e·s et des expatrié·e·s. Dorénavant, les personnels détachés occuperont trois catégories d’emplois :
 d’encadrement ;
 de formation des enseignants du réseau de l’enseignement français à l’étranger ;
 d’enseignement, d’éducation et d’administration.

Les deux premières catégories correspondent aux actuels expatriés ; en revanche, la troisième catégorie diffère considérablement des actuels résidents. En effet, il n’y plus de référence à la résidence dans un pays : dorénavant les personnels venant de France ou d’un pays autre pourront être recrutés avec une assise juridique stable. Ils bénéficieront enfin, à l’instar des autres catégories, notamment d’une prise en charge de leur voyage et de celle de leur famille ainsi que du déménagement à la prise et au départ du poste.

Pour le SNES-FSU se pose le problème des personnels titulaires établis dans le pays et n’étant pas détachés (notamment les actuels TNR, titulaires non-résidents). Ils doivent conserver une priorité au recrutement, pour éviter le développement de postes de titulaires en contrat local. C’était tout le sens du décret 2002-22 lorsqu’il avait été institué.

De plus, la référence aux commissions consultatives paritaires (CCPC et CCPL) lors des recrutements au niveau central ou local a été supprimée. Ce qui est en jeu, c’est toute la question de la transparence, de l’équité dans le traitement des candidatures, de l’absence de copinage, garanties jusqu’à maintenant par la présence des commissaires paritaires. Pour le SNES-FSU, il s’agit désormais d’imposer le maintien de ces principes par un cadrage de l’AEFE et la présence des représentants des personnels, tant en centrale que localement..

A compter du 18 juin, les personnels détachés seront recrutés sur le nouveau décret. En revanche, les actuels résidents et ceux recrutés jusqu’à ce jour, restent sur l’ancienne version du décret 2002-22. Ils sont dans l’obligation d’exprimer leur choix d’être régi par celle-ci ou bien par le décret modificatif 2022-896, en répondant à un courrier qui leur sera adressé par le Directeur de l’AEFE. Ce droit d’option est ouvert à compter du 30 juin 2022 jusqu’au 30 juin 2023. En l’absence de choix dans ce délai, ils seront régis par le nouveau décret. Le SNES-FSU hors de France adressera à ses syndiqué·e·s des précisions sur ce point lorsque le courrier du Directeur de l’AEFE aura été établi.

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter le secteur hors de France du SNES-FSU : hdf@snes.edu / 01 40 63 29 41.

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Collège : pour une fin d’année respectueuse de nos droits

jeu, 16/06/2022 - 22:13

Certains chefs d’établissement jouent parfois de la fatigue accumulée de leurs équipes pour imposer des projets ou des expérimentations qui n’emportent pas toujours leur adhésion : passage à des classes « sans notes », fonctionnement en semestre, mise en place de projets impactant les services, par exemple une expérimentation d’école du socle.

Le SNES-FSU propose de rappeler quelques règles qui régissent le fonctionnement des collèges et les diverses expérimentations. Ce sont des outils réglementaires puissants qui permettent de défendre nos droits. Il est important également de souligner que c’est grâce au collectif que l’on peut résister aux pressions hiérarchiques et conserver son énergie de travail pour des projets pédagogiques choisis.

1. Les expérimentations doivent être votées en CA (École du socle avec ou sans échanges de service avec le primaire, « classe coopérative »…)

L’autonomie des établissements, c’est avant tout l’autonomie des conseils d’administration des établissements (ce que de nombreux personnels de direction semblent oublier…). Il est donc important de rappeler que de nombreuses décisions (mise en œuvre de l’autonomie pédagogique et éducative, projet d’établissement…) sont des compétences du C.A.

Les « projets » sont souvent utilisés pour contourner le caractère national du système éducatif. Une fois inscrits dans le projet d’établissement, ils peuvent s’imposer à la liberté pédagogique des professeurs. Il faut donc être particulièrement vigilant à son contenu.

La loi « Pour une école de la confiance » comporte un article qui permet d’étendre l’expérimentation à l’organisation horaire des enseignements. Sous couvert d’adaptation au local et d’expérimentations, les EPLE sont mis en concurrence et la liberté pédagogique des enseignants est malmenée.

Le SNES-FSU est favorable à ce que la construction du projet d’établissement soit un moment de démocratie permettant aux collègues d’exprimer leurs attentes, leurs besoins en termes de moyens, mais aussi les atouts locaux afin de dégager un projet cohérent, ambitieux pour les élèves et respectueux des enseignements et de la liberté pédagogique des professeurs et CPE.

La bataille doit se mener à toutes les étapes de l’élaboration du projet et bien entendu en CA, instance qui décide en ce domaine, sur proposition des équipes pédagogiques.

LES TEXTES

Compétences du conseil d’administration R421-20
Projet d’établissement R.421-3
Contrat d’objectifs R.421-4.
Texte législatif relatif à la liberté pédagogique. Art.L.912-1-1 du code de l’éducation
« La liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’Éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. Le conseil pédagogique prévu à l’article L.421-5 ne peut porter atteinte à cette liberté. »

2. L’oral du DNB: l’action collective peut payer

Depuis des années, il est aberrant de voir que les personnels ne sont pas indemnisés pour la passation d’oraux d’examen quand il s’agit de l’oral du DNB. De nombreux collègues et le SNES-FSU se mobilisent dans la bataille pour une juste prise en compte du travail des personnels.

voir aussi: https://www.snes.edu/article/examens-2022-tout-travail-merite-salaire/

Épreuve orale du DNB 3. Évaluation des bilans de fin de cycle

Mises en place à marche forcée lors de la réforme du collège, les évaluations des bilans de fin de cycle sont un moment particulièrement pénible pour les équipes qui le vivent comme un mépris de leur travail. C’est particulièrement le cas en fin de Troisième (cycle 4) où ces bilans comptent pour le DNB mais aussi pour l’affectation des élèves. L’exercice, en plus d’avoir peu de sens (comment évaluer sur 4 niveaux des éléments aussi large que la formation de la personne et du citoyen…) peut donner lieu à des dérives inquiétantes et culpabilisantes pour influencer les débats. Certains chefs d’établissement influent sur l’évaluation des bilans de fin de cycle, soit en la modifiant, soit en cadrant l’évaluation des enseignants en réunion par des données statistiques à laquelle il faudrait se conformer.

A propos du LSUN 

L’évaluation, un enjeu de métier

4. Ne pas hésiter à utiliser les heures mensuelles d’information syndicale

Le Conseil pédagogique est une instance sans pouvoir à la main de la direction.

A l’occasion des réunions ou conseils pédagogiques de fin d’année, certains chefs d’établissement peuvent chercher à imposer des modes de fonctionnement de l’établissement contre l’avis des enseignants. L’accélération de l’autonomie des collèges passe par la multiplication de dispositifs non réglementaires : « quart d’heure lecture », « l’anglais au quotidien », etc. qui sont autant de leviers pour différencier les collèges. Ils ne doivent pas empiéter sur les enseignements ni restreindre la liberté pédagogique des enseignants.

Le conseil pédagogique n’est qu’une instance consultative. Elle n’a pas la prérogative de décider quoique ce soit sur le fonctionnement de l’établissement .

Faites exister les débats dans votre établissement pour permettre d’organiser son fonctionnement en accord avec les personnels !

En lien avec vos sections SNES-FSU départementales et académiques, préparez ces discussions  grâce à des Heures mensuelles d’information syndicale (HMIS) permettant d’avoir des débats sans regard hiérarchique, de construire des réactions collectives, des argumentations que vous pourrez porter à plusieurs par la suite en conseils pédagogique, en réunions plénières et en CA.


5. AP et EPI

Dispositif chimérique mis en place en septembre 2016 avec la réforme du collège, l’Enseignement pratique interdisciplinaire ou EPI  a disparu corps et bien au fil du temps. Les EPI résiduels sont, en fait, les projets interdisciplinaires que des collègues auraient de toute façon mis en œuvre par choix avec des collègues comme certains le faisaient auparavant avec des moyens horaires suffisants.

 Le SNES-FSU rappelle qu’ aucun texte réglementaire n’oblige à faire apparaître EPI et/ou AP dans l’emploi du temps. Ils font partie intégrante de nos enseignements disciplinaires et leur contenu dépendent des programmes. Certains chefs d’établissement exigent en juin des fiches de projet pour les EPI de la rentrée suivante. Ce n’est pas réglementaire.

6. Dispositifs d’aide 

Le ministère communique sur le renforcement de Devoirs faits (DF), voire des e-devoirs faits, prétendant ainsi combler les inégalités scolaires. La circulaire de rentrée 2021 indiquait que ce dispositif perdait son caractère facultatif pour les élèves de Sixième signalés en difficulté ». La démarche contrainte pour l’élève ne garantira pas davantage de progrès ! C’est dans la classe qu’il faut pouvoir accompagner les élèves, en multipliant les demi-groupes comme le SNES-FSU le revendique pour cette rentrée après  3 années sous COVID.

www.snes.edu/Vademecum-Devoirs-faits.html

7. Français-culture antique en Sixième

Depuis 2021, sous prétexte d’aider les élèves en français, le ministère expérimente une option en Sixième, sans l’accompagner de financement spécifique ; sa mise en place se fait le plus souvent avec des heures de la marge d’autonomie au détriment d’autres enseignements. L’éclairage de la langue française par la grammaire latine est illusoire à plusieurs titres. Dans certains établissements, on constate déjà que ce ne sont pas les élèves en difficulté qui choisissent cette option mais un public socialement plus favorisé.

Le dispositif Mare nostrum se présente sous la forme d’un projet interdisciplinaire entre les langues anciennes et une ou deux langues vivantes étrangères ou régionales. Le projet des élèves peut être évalué au DNB. L’organisation concrète, les modalités de concertation pour accompagner les élèves dans leur projet et surtout le financement des heures élèves, probablement en HSE, ne sont pas précisés.

6. Imposition de classes « sans notes » versus liberté pédagogique.

Le ministère laisse libre cours à l’évaluation “sans notes” en collège sous prétexte d’innovation et d’autonomie des établissements. Elle permet à des chefs d’établissement de s’immiscer dans les pratiques pédagogiques des enseignants. C’est pour certains d’entre eux un puissant  outil de management. L’expérience montre, que dans les établissements où les enseignants résistent collectivement, ce type de projet est rapidement abandonné. Certains principaux ont imposé une double évaluation tout au long de l’année pour « préparer » l’évaluation des bilans de fin de cycle; ce fonctionnement n’est pas réglementaire. Une fois la charge de travail doublée, les enseignants acceptent plus facilement de glisser dans un système unique d’évaluation « sans notes » afin d’éviter de travailler en « double tâche ».

Classes « sans notes »: ce n‘est pas obligatoire 

Évaluation: ne rien se laisser imposer

8. Programmes

Depuis juin 2020, le SNES-FSU demande des aménagements des programmes qui ne peuvent pas être traités dans le temps d’enseignement imparti, réduit par les différentes situations imposées par la crise sanitaire (confinements, demi-jauges, fermetures de classe, élèves en isolement….). Des concertations étaient prévues en mai 2021 mais le ministère les a annulées à la dernière minute. Vous trouverez en ligne (https://www.snes.edu/article/rentree-2021-necessaires-amenagements-de-programmes/) les propositions d’allégement que nous avons soumises à l’Inspection générale. Elles peuvent permettre de lancer le débat avec les collègues.

Le SNES-FSU demande la suppression du bilan de fin de cycle au profit d’une évaluation permettant de prendre en compte toutes les disciplines.

9. Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA)

Prévue par la circulaire n° 2015-176, l’inclusion des élèves est variable d’une SEGPA à l’autre. Souvent imposée, elle pose de redoutables problèmes organisationnels et pédagogiques. La SEGPA n’est pas une ULIS et ne doit pas devenir un simple dispositif au même titre que les PPRE. Il faut donc rester vigilant pour éviter toute dilution partielle de cette structure dans le collège. Il faut aussi être attentif à ce que les élèves bénéficient des heures de marge et des dédoublements en ateliers.

10. Que va-t-il advenir de l’éducation prioritaire?

La réforme de l’éducation prioritaire avance à bas bruit à coups de CLA et de cités éducatives. La délabellisation des REP demeure en suspens.

Dossier éducation prioritaire du SNES-FSU

11. Effectifs par classe : toujours à la hausse

Alors qu’il y a moins d’élèves au collège depuis la rentrée 2020, les effectifs par classe continuent d’augmenter à cause des suppressions de poste. Cela provoque des conditions toujours plus dégradées pour les élèves et les professeurs. Les suppressions de classe ont des impacts très lourds sur les services des collègues avec la démultiplication des compléments de service.

Le point sur les effectifs en collège 12. Professeur principal : c’est la surcharge !

De part la multiplication des missions liées aux professeurs principaux avec la mise en place de la circulaire de 2018, de plus en plus d’entre eux sont débordés. Nombreux sont les professeurs qui refusent cette mission ou frôlent le burn-out à cause d’elle.

Il est important de rappeler que cette mission ne peut pas être imposée .


De plus, le SNES-FSU rappelle son attachement aux équipes pluri-professionnelles. L’orientation ne peut pas être portée par les professeurs principaux (ou des associations qui font de l’entrisme). Depuis de nombreuses années, les missions d’orientation des Psy-EN sont sans cesse reniées notamment avec l’absence de recrutement.

Et toujours notre dernier supplément sur le collège

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