Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 2 min 34 sec

HORS-CLASSE 2018

il y a 6 heures 4 min

Par académie et corps les contingents de promotion au 1er septembre 2018.

Le volume national des contingents de promotion au 1erseptembre 2018 représente 17 % des promouvables (nouveau ratio de promotion à la hors-classe).

Afin de permettre l'accès de tous à la hors-classe, le SNES-FSU a obtenu le passage à 17 % du ratio de promotions possibles et par voie de conséquence l'augmentation des volumes nets de promotion. Pour les professeurs agrégés ou certifiés, les CPE et les Psy-ÉN, ce sont ainsi plus de 1 100 promotions supplémentaires en 2018 par rapport à 2017, soit une augmentation de plus de 10,4 % du nombre total de collègues promus.

La répartition ministérielle du contingent national prend en compte les spécificités de chaque académie : structure de carrière académique, poids relatif des collègues promouvables...

Télécharger le tableau des contingents 2018 :

Tableau des contingents de promotion 2018 par corps et par académie
(fichier pdf)

SUIVRE MON DOSSIER D'AVANCEMENT

Le calendrier des CAP (Commissions Administratives Paritaires)

La fiche syndicale de suivi individuel est un outil essentiel pour le suivi de chaque dossier individuel et pour l'intervention des élu-es du SNES-FSU en CAP (Commissions Administratives Paritaires), dans lesquelles ils sont majoritaires. Bien penser à la renseigner et à l'envoyer suffisamment avant la tenue de la CAP compétente, accompagnée de la copie des pièces justificatives nécessaires.

  • Pour télécharger la fiche syndicale de suivi individuel à envoyer au SNES-FSU : cliquez ici.

Avec l'aide du SNES-FSU, suivre toutes les étapes de ma carrière : je fais respecter mes droits.
Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c'est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.

Le goulet d'étranglement

jeu, 19/07/2018 - 12:08

Au 14 juillet, plus de 100 000 bacheliers étaient encore en attente d'une affectation dans l'enseignement supérieur, situation d'autant plus compliquée que les critères d'admission ou de refus sont particulièrement obscurs. Entre les attendus des universités, les critères géographiques, les algorithmes locaux, le manque de places dans le supérieur par rapport aux demandes, le bachelier est soumis à un parcours du combattant très anxiogène, accentué par les contraintes matérielles, notamment en matière de logement, qui pèsent sur la grande majorité d'entre eux.

Sous le prétexte d'abandonner le tirage au sort d'APB (0,5 % des bacheliers), la procédure mise en place institue une sélection de fait à l'université, dont les enfants des classes populaires sont les premières victimes. La phase complémentaire d'affectation et les commissions académiques d'accès à l'enseignement supérieur, parfois réduites à un simple numéro vert entre le l4 juillet et le 15 août, institutionnalisent l'orientation par défaut et ne pourront en aucun cas masquer le manque de places, en particulier pour les bacheliers technologiques et professionnels.

Le SNES-FSU demande dans les plus brefs délais un bilan de Parcoursup pour une refonte du système d'affectation post-bac et un plan d'urgence d'investissement dans l'enseignement supérieur.

TANT QUE CELA FONCTIONNE...

mer, 18/07/2018 - 15:58

Heureux celui qui n'a jamais connu l'angoisse de l'écran bleu de la mort
(1)
lors d'un cours
basé sur une séquence numérique, ou la coupure de réseau local ou Internet lors des
opérations de fin d'année. Plus le numérique prend de place dans nos pratiques et dans les
établissements, plus la question de la maintenance devient cruciale.

- Articles US 2017-2018

US MAG 779 JUIN 2018

mer, 18/07/2018 - 15:52

Un jeune trentenaire
De tous les prix littéraires, près de 2 000 en France, le Goncourt
est le plus prestigieux. Depuis quelques années, le Goncourt
des lycéens, attribué par de jeunes lecteurs non spécialistes,
dépasse son aîné en termes de ventes.

- ARTICLES US RUBRIQUE "DANS LA CLASSE" 12-13-14-15-16 -17-18

LETTRES CLASSIQUES :

mer, 18/07/2018 - 15:44

Pour assurer la promotion de cette certification, un vademecum de 28 pages a été mis en ligne sur Eduscol, précisant notamment les diplômes nécessaires pour passer cette certification : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/LCA/34/3/Vademecum_LCA_962343.pdf.
Les difficultés de recrutement en lettres classiques sont avérées, mais le SNES-FSU considère que renouveler le vivier d'élèves, d'étudiants et – à terme – de professeurs, passe notamment par une politique plus volontariste sur le plan des moyens et de l'offre d'enseignement proposée. La politique engagée avec la certification complémentaire risque de conduire de nouveau à la disparition de nombreux postes de lettres classiques, en particulier dans les collèges alors même que l'horaire d'enseignement, amputé avec la réforme de 2016, a considérablement fragilisé la discipline.
Sonia Mollet
(US MAG supplément au n° 779 du 9 juin 2018)

DERNIÈRE MINUTE

mer, 18/07/2018 - 15:40

Les projets de programmes d'EMC mis en ligne par le CSP remettent en cause la pluralité des pratiques pédagogiques avec une grande insistance sur la trace écrite. L'esprit critique semble relégué au second plan au profit de l'apprentissage des valeurs de la République. Quant au programme de français, il ne saurait être question que l'étude de la langue renvoie à une conception de la grammaire d'avant les années 1970. Pour l'heure, aucun repère de progressivité annuel n'est indiqué pour les mathématiques. Le SNES-FSU interviendra pour faire évoluer les projets dès la commission spécialisée du 4 juillet.
(US MAG supplément au n° 779 du 9 juin 2018)

SAISON 2

mer, 18/07/2018 - 15:37

Disruption intempestive
Il n'est pas acceptable que l'ensemble des niveaux soit modifié dès la rentrée prochaine, et, pour certaines disciplines, que les collègues aient à revoir leurs cours d'ici septembre, alors qu'ils ont déjà élaboré difficilement la répartition des contenus sur les cycles en 2016.
Pour certaines disciplines, il s'agit de modifications profondes concernant l'esprit ou la finalité des programmes (voir ci-contre), qui n'ont été débattues nulle part.
Sans préjuger de la qualité des modifications de programmes qui seront adoptées – le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) étant prévu le 12 juillet –, ce calendrier de mise en œuvre n'est pas acceptable. Le SNES-FSU demande d'ores et déjà qu'aucune modification ne soit mise en place avant la rentrée 2019. Il proposera des amendements lors du CSE en ce sens, ainsi que sur les « adaptations et clarifications » de contenus, et informera
les collègues.
GEPP... haletants !
Concernant le lycée, les Groupes d'élaboration des projets de programmes (GEPP) ont commencé à travailler au sein du CSP.
Pour l'instant, il n'y a aucune transparence sur leur composition, pas plus que sur leurs axes de travail et de réflexion. Les inspecteurs généraux, enseignants du supérieur et des lycées qui sont notamment censés les composer, doivent rendre leur copie en octobre pour les programmes de Seconde et Première. Leur application est prévue pour la rentrée 2019. Pour la Terminale, il s'agirait de la rentrée 2020.
Quelle qualité attendre de programmes construits dans cette urgence dans le contexte d'une réforme du lycée et de l'orientation qui n'articule pas les enseignements entre eux ?
Le SNES-FSU exige que le ministère consulte largement les enseignants sur ces projets de programmes. Il organisera quant à lui sa propre consultation.
Sandrine Charrier
(US MAG supplément au n° 779 du 9 juin 2018)

Vademecum chorale

lun, 16/07/2018 - 16:19

Réalisé par les ministères de l'Éducation et de la Culture ce vadémécum de soixante pages concerne l'école, le collège et le lycée. Il propose des pistes concernant l'organisation et la conduite d'une chorale, les concerts, les partenariats, l'évaluation des élèves dans le cadre du DNB…

Des « schémas d'organisation de l'année scolaire au collège » sont proposés, ce qui peut être un point d'appui pour faire appliquer la nouvelle réglementation concernant l'enseignement facultatif : « 72 heures annuelles dont au moins une heure hebdomadaire ». Néanmoins, les établissements attendent toujours un abondement des dotations pour permettre sa mise en place effective.

L'hymne national et l'hymne européen sont censés « occuper une place privilégiée », « pour faire vivre les valeurs de la République »... Ce répertoire n'est pas sans poser question. Il devrait également figurer dans le programme de l'enseignement de chorale... à paraître d'ici la fin de l'année scolaire.

Les dispositifs artistiques dans le second degré

lun, 16/07/2018 - 12:00

Il existe des enseignements, sections, classes, ou dispositifs artistiques particuliers dans les domaines des arts et du sport, au collège et/ou au lycée.

Les chorales

Prise en compte de la chorale dans le service et indemnités particulières :
Décrets 2014-940 et 2014-941 du 20 août 2014 ; Circulaires 2015-057 et 2015-058 parues au BO n°18 du 30 avril 2015 ;

Une chorale peut être proposée en collège et en lycée aux élèves volontaires. Cet enseignement prolonge l'éducation musicale et permet d'en approfondir certains objectifs. Ouverte sans exigence de pré-requis à tous les élèves, la chorale réunit tous les niveaux scolaires, contribue à l'intégration des élèves et peut être un élément structurant de la dimension artistique du projet d'établissement.

Les heures de chorale sont désormais considérées comme heures d'enseignement dans le service hebdomadaire et décomptées pour leur durée effective : circulaire 2015-057. A ce titre, ces heures doivent donc figurer comme telles dans l'état VS et être pondérées s'il y a lieu (établissements REP+, cycle terminal des lycées…). La charge supplémentaire de travail qu'occasionnent ces heures a depuis longtemps justifié que l'heure de chorale soit décomptée pour deux heures dans le service.

Dès la rentrée 2018 en collège, la chorale fera partie des enseignements facultatifs au même titre que les langues anciennes ou les bilangues. C'est un des éléments du « plan chorale » annoncé par le ministre de l'Education nationale. Le texte est paru au Journal officiel le 2 février

Arrêté initial ici

Cet enseignement facultatif est défini comme suit dans l'arrêté : "un enseignement de chant choral rassemblant des élèves de l'ensemble des niveaux du collège, de 72 heures annuelles, dont au moins une heure hebdomadaire". Le cumul de cet enseignement facultatif avec par exemple les langues et cultures de l'Antiquité, ou un enseignement de langues et cultures européennes est possible.

Un vademecum pour la mise en oeuvre de l'enseignement de chorale a aussi été publié. Voir article ici

Les ateliers artistiques

BO n°24 du 14 juin 2001.
Ouverts aux élèves volontaires des collèges et des lycées à raison de 2 ou 3 h par semaine en collège, 72 heures annuelles en lycée, ce dispositif concerne tous les arts. Le partenariat avec un professionnel est obligatoire (sauf en collège si un atelier d'arts plastiques ou d'éducation musicale est ouvert par un enseignant spécialisé).
Les modes de rémunération sont « déterminés par les établissements ». Les enseignants peuvent être rémunérés « dans le cadre de leur service », ou « en heures supplémentaires ». Les intervenants sont payés par la collectivité territoriale.

Il faut s'appuyer sur le texte de 2001 pour obtenir une intégration des ateliers dans le service des enseignants. Pour le SNES, au titre des heures « d'intervention pédagogique devant élèves », les nouvelles dispositions concernant la chorale s'appliquent aux ateliers.

Classes à PAC (Projet artistique ou culturel)

BO n°24 du 14 juin 2001
Il s'agit de classes à projet qui travaillent toute l'année scolaire sur une thématique artistique ou culturelle. Une équipe d'au moins deux enseignants volontaires travaillent cette thématique pendant les heures de cours réglementaires de leur discipline. Les intervenants sont obligatoires. Une commission académique examine les dossiers et donne son accord pour l'ouverture.

Collège ou lycée au cinéma

Une équipe éducative travaille en partenariat avec une salle de cinéma proche de l'établissement. Plusieurs formules sont possibles : de 3 à 9 projections par an, participation à la programmation, formation des enseignants, rencontre avec des professionnels etc…Financement : rectorat et collectivités.

De nombreux autres dispositifs artistiques

D'autres dispositifs artistiques existent : les pratiques orchestrales (Bo n°3 du 19 janvier 2012), les classes culturelles, les résidences d'artistes, les actions éducatives territoriales, les chartes patrimoine, les dispositifs « lire sa ville » ou « architecture au collège », les thèmes fédérateurs…
Les appellations et les types de dispositifs diffèrent suivant les académies. La plupart du temps, il faut monter un projet qui s'appuie sur des richesses artistiques ou culturelles locales. Les actions sont en lien avec les structures artistiques de proximité, les projets montés avec les DRAC, les collectivités territoriales. Les horaires sont souvent fixés localement, peuvent donner lieu à une prise en compte dans le service, et parfois à une rémunération des enseignants en HSE. Des pratiques artistiques et culturelles peuvent également être proposées dans le cadre de l'accompagnement éducatif ou de clubs.
Toutes les actions concernant l'éducation artistique et culturelle doivent figurer, depuis 2005, dans le volet d'éducation artistique et culturelle des projets d'établissement (BO n°5 du 3 février 2005)

La formation artistique et culturelle des jeunes doit être prise en charge par les enseignants, particulièrement ceux des enseignements artistiques, dans le cadre scolaire sans donner lieu à aucun transfert de charge ou de mission vers les collectivités locales et les associations, ni délégation de la mise en œuvre à des organismes publics ou privés. Ainsi, les chorales et ateliers doivent être assurés par les enseignants et faire l'objet de dotations fléchées dans les DHG. Si les enseignants le souhaitent, des partenariats pourront prévoir le concours ponctuel d'intervenants extérieurs.

Le PEAC (parcours d'éducation artistique et culturelle

S'appuyant sur les enseignements, la mise en œuvre du PEAC est obligatoire de l'école au lycée depuis la rentrée 2015. Il a pour but de mettre en cohérence toutes les actions menées dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle de l'école au lycée.
Voir ici

Les classes artistiques à horaires aménagés

Textes de référence

Principes généraux : BO n° 31 du 29 août 2002
Organisation pédagogique : Musique : BO n°31 du 29 août 2002 ; Danse : BO n°4 du 25 janvier 2007 ; Théâtre : BO n°39 du 22 octobre 2009
Programmes : Musique : BO n°30 du 27 juillet 2006 ; Danse : BO n°37 du 14 octobre 2010 ; Théâtre : Bo n°29 du 19 juillet 2012
Les classes à horaires aménagés artistiques les plus répandues sont les classes à horaires aménagés musicales (CHAM) et les classes à horaires aménagés danse (CHAD). Elles sont constituées autour d'un projet pédagogique global concerté entre l'enseignement général et l'enseignement artistique spécialisé (conservatoire ou école de musique ou de danse). Elles permettent à des élèves pratiquant un instrument ou la danse d'avoir un emploi du temps adapté leur permettant de suivre les cours du conservatoire ou d'une école associée. Dans les écoles élémentaires et les collèges, des classes à horaires aménagés peuvent dorénavant être créées dans tous les domaines artistiques. Ces enseignements peuvent être dispensés avec le concours de structures nouvelles : par exemple les institutions ou associations ayant passé une convention nationale avec le ministère de la culture.

Le principe des ces classes rend difficile toute démocratisation car elles s'adressent de fait à des élève d'un bon niveau scolaire (moins d'heures de cours dans les disciplines générales avec le même programme), souvent issus d'un milieu favorisé, de centre ville (proximité d'un conservatoire).

CSE du 12 juillet 2018

ven, 13/07/2018 - 12:16

Les syndicats de la FSU , le SE-Unsa, l'Unsa-éducation, A & I Unsa, , la CGT-éduc'action, Solidaires, Sud-éducation, la FNEC-FP-FO et les organisations lycéennes et étudiantes SGL, l'Unef ainsi que la FCPE ont quitté la séance du Conseil supérieur de l'Éducation suite au refus de l'administration de retirer les projets de modifications des programmes de 2016 de l'ordre du jour. Pour les mêmes raisons, les syndicats de la CFDT ont refusé de siéger à ce même CSE du 12 juillet 2018.

Ils ont collégialement dénoncé la méthode de travail, l'absence de concertation, de consultation comme la politique autoritaire et la vision idéologique de l'école qui entre en contradiction avec l'école de la confiance ou le pragmatisme prôné dans les médias.

Depuis un an la distance entre le discours et la manière de procéder de ce ministère constitue un empêchement à une évolution de l'École qui permettrait d'enrayer les inégalités et de faire réussir tous les élèves.

La communauté éducative réclame que l'école ne soit pas l'affaire de parti pris mais l'objet de débats appuyés sur les travaux de la recherche et la concertation avec ceux qui sont directement concernés. L'École a besoin de temps, de sérénité, de réelle confiance et de moyens pour lui permettre d'être le lieu d'émancipation et de réussite de tous les élèves.

Chorale :

jeu, 12/07/2018 - 15:47

Des « schémas d'organisation de l'année scolaire au collège »
sont proposés, ce qui peut être un point d'appui pour faire appliquer la nouvelle réglementation concernant l'enseignement facultatif : « 72 heures annuelles dont au moins une heure hebdomadaire ».
Néanmoins, les établissements attendent toujours un abondement des dotations pour permettre sa mise en place effective.
L'hymne national et l'hymne européen sont censés « occuper une place privilégiée », « pour faire vivre les valeurs de la République »...
Ce répertoire n'est pas sans poser question. Il devrait également figurer dans le programme de l'enseignement de chorale… à paraître d'ici la fin de l'année scolaire
(US n° 779 du 9 juin 2018)

À LA DEMANDE DU MINISTRE, le Conseil supérieur des programmes (CSP) vient de lui remettre une note d'analyses et de propositions sur les programmes du lycée et sur les épreuves du baccalauréat, disponible sur le site du CSP.

jeu, 12/07/2018 - 15:30

Qui doit faire quoi !
La note montre une approche fondée sur une hiérarchie des disciplines. Elle prône le « retour aux fondamentaux », fait l'éloge de la dissertation, et porte une conception de l'évaluation réduite aux savoirs et aux méthodes sans en même temps évoquer la capacité à élaborer une réflexion, à comparer des documents ou à mettre en relation des savoirs.
Elle donne même des indications sur les répartitions horaires entre disciplines et sur les enseignants qui pourront intervenir dans tel ou tel enseignement...
Des délais inquiétants
Concernant les propositions sur les programmes, certaines sont portées par les collègues et rappelées dans le bilan que le SNES-FSU a élaboré (voir www.snes.edu/Bilan-des-programmes-du-lycee-Mai-2018.html). Pose en particulier problème la lourdeur de certains programmes.
Le SNES-FSU s'inquiète du tempo imposé aux groupes d'élaboration des projets de programmes (GEPP) qui doivent rédiger les textes d'ici le mois d'octobre. Quelle qualité en attendre dans un tel contexte ?
Quel pilotage politique des contenus ? Quelle marge de discussion des préconisations de la note ?
Sur tous ces points, le SNES-FSU demande de la transparence et en particulier que la composition des GEPP soit rendue publique, comme le prévoit la Charte des programmes.
Sandrine Charrier
(US MAG Supplément au n° 778 du 12 mai 2018)

LES RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE – BLOIS 2018

jeu, 12/07/2018 - 15:27

La table ronde animée par le SNES-FSU évoquera les « Cultures visuelles :
normes et transgressions de la période médiévale à nos jours ».
Inscriptions sur le site :
www.snes.edu/Les-rendez-vous-de-l-Histoire-de-Blois-2018-La-puissance-des-images.html.
La participation au stage donne droit à une autorisation d'absence. Le nombre de places étant limité, n'oubliez pas de vous inscrire rapidement.
(US MAG Supplément au n° 778 du 12 mai 2018)

LE MINISTRE a publié quatre notes de service sur l'enseignement des mathématiques et du français.

jeu, 12/07/2018 - 15:25

L'inspecteur Blanquer et son nouveau gadget
Premier constat, ces notes de service accumulent les erreurs. En lecture, la difficulté d'un texte se mesurerait à sa longueur, sa syntaxe et son lexique. Selon ce principe, il serait aisé d'étudier L'étranger de Camus en Cinquième, par exemple ! Plusieurs consignes sont absurdes, par exemple : « expliciter les noms des classes de mots ».
Ce n'est pas en expliquant le mot « adverbe » que l'on fait comprendre la notion car l'adverbe ne porte pas toujours sur le verbe. Concernant le calcul (mental, en ligne et posé), les préconisations s'arrêtent à la recherche du résultat, oubliant la raison ayant conduit à ce calcul.
Mais plus grave, ces notes reposent sur des analyses biaisées. Ce n'est pas parce qu'un élève connaît les règles d'accord du participe passé, qu'il a fait des exercices du BLED, qu'il ne fera pas de fautes d'accord à l'écrit comme à l'oral ; ou parce qu'il saura calculer qu'il aura « le plaisir de jouer avec les nombres ».
Hélas, ce n'est pas si simple. Pourtant une note de service aurait pu être utile si elle avait préconisé de renforcer la formation continue, permis de réfléchir à la continuité entre élémentaire et collège et aux enjeux des disciplines.
Une autre méthode
Il aurait fallu s'interroger sur ce qui fait, aujourd'hui, obstacle aux apprentissages en français et mathématiques. Quelles sont les conséquences de l'écart actuel entre l'écrit et l'oral, entre la langue que les élèves parlent, entendent, et ce français standard qui ne peut s'apprendre qu'à l'école ? Pourquoi de nombreux problèmes mathématiques ne peuvent-ils plus être facilement modélisés par les élèves ?
La démarche du ministre n'est bonne ni pour les élèves ni pour les enseignants. Elle part de constats d'échec (les élèves seraient mauvais en français et en mathématiques) et, sans s'interroger sur les causes, prend le contrepied des méthodes utilisées, revenant à celles des années 50, sans tenir compte de la perte d'heures dans ces deux disciplines.
Jean-François Clair, Magali Espinasse
(US MAG Supplément au n° 778 du 12 mai 2018)

LA QUESTION DES SUJETS DU DNB fait régulièrement débat de par leur orientation, leur difficulté...

jeu, 12/07/2018 - 15:21

Les deux disciplines scientifiques choisies cette année sont les SVT et la Technologie.
En SVT, aucune connaissance n'est exigée, mais le sujet est plus abstrait en série professionnelle. En technologie, le sujet de la série générale est trop difficile, ne comporte pas de réelle étude de système, et il y a trop de documents à lire.
Attention : au DNB une seule copie sera demandée pour les deux disciplines tirées au sort, il faudra donc être vigilant pour que chacun des sujets soit corrigé par des collègues de la discipline concernée !
En sciences physiques, le sujet de la série générale ne porte pas sur des notions nouvelles telles que le son, les signaux, l'univers..., ce qui ne permet pas de se rendre compte de ce qui peut être attendu au DNB sur ces nouveautés.
En histoire-géographie-EMC ces sujets posent problème en EMC. Pas d'analyse ou de critique de documents mais des exercices de récitation proches du QCM avec un exercice assez artificiel dans la forme, et n'appelant à aucune réflexion de fond.
En français, maintien d'une épreuve en plusieurs parties, encore plus émiettée qu'auparavant. Les questions de grammaire et de vocabulaire sont déconnectées du sens du texte et peu de justifications attendues dans les questions de compréhension. Les deux dictées sont difficiles, avec des « pièges » inutiles. La question sur l'image est reliée artificiellement à l'analyse du texte.
En mathématiques, les sujets proposés sont les mêmes que l'an dernier, et posent notamment problème en terme de niveau de maîtrise de la langue requis. En mathématiques comme dans d'autres disciplines ces sujets souffrent d'une absence de grille d'évaluation.
Le SNES-FSU demande qu'au-delà des ajustements nécessaires sur les programmes du collège et la nécessité de repères annuels, une réflexion soit engagée conjointement sur les épreuves du DNB.
Sandrine Charrier
(US MAG Supplément au n° 778 du 12 mai 2018)

LYCÉE : REFUS COLLECTIF DE LA RÉFORME

jeu, 12/07/2018 - 15:18

Un bouleversement en profondeur
Avec la diminution des horaires en Seconde, la fin des dédoublements et des heures de travail en groupe qui se profilent, la transformation d'enseignements communs en spécialités ou options facultatives, le travail sur l'orientation dévolu aux enseignants, cette réforme conduira à une transformation profonde du métier enseignant. Toutes les disciplines subiront d'une manière ou d'une autre une dénaturation ou une perte horaire assortie d'une hausse des effectifs de classe.
À cette diminution de moyens s'ajoute l'autonomie grandissante laissée aux établissements : un cadrage national pour les combinaisons de spécialités s'imposera-t-il partout ?
Quel sera le contenu des enseignements pluridisciplinaires et à quels enseignants seront-ils confiés ? En l'absence de définition claire, leur contenu pédagogique dépendra de la manière dont chaque établissement utilisera la dotation horaire globale.
Comment préparer le grand oral et sur quel temps puisque l'heure destinée à la préparation des TPE a disparu ?
En outre, les programmes doivent être écrits en moins de six mois : quelle qualité en attendre ?
C'est moins de lycée pour plus d'économies, sur le dos des élèves comme des personnels.
Les dix-sept organisations (voir appel : https://www.snes.edu/Construire-une-veritable-culture-commune.html ) refusent le principe d'une réforme qui produira à coup sûr un accroissement des inégalités géographiques et sociales, exigent le retrait des textes sur le bac et le lycée, et demandent l'ouverture de discussions pour une autre réforme.
Sandrine Charrier

Ajustements des programmes C3 /C4 par le CSP... pas pour cette rentrée !

jeu, 12/07/2018 - 11:28

Alors que les programmes de français, mathématiques et enseignement moral et civique en collège pourraient être modifiés dès la rentrée 2018, les modifications concernant les sciences n'interviendraient que plus tard, même si le Conseil supérieur des programmes (CSP) vient de publier sur son site un projet d'aménagement des programmes actuels. Si le CSP s'est autos-saisi de cette question, il faudra cependant que ce projet passe au Conseil supérieur de l'éducation l'année prochaine.
En tout état de cause, le CSP ne répond pas encore de façon espérée aux demandes du SNES-FSU d'y fixer des repères annuels forts.

Au cours de cette auto-saisine dans un travail d'ajustement et de clarification des programmes de sciences en C3 et C4, force est de constater que le CSP ne répond pas encore de façon espérée par une grande majorité des collègues (rappel % sur notre sondage de quelques points cruciaux).
Déjà dans sa constitution, le groupe de travail oublie que la technologie est partie prenante dans le C3… aucun représentant de la discipline n'a été intégré dans le groupe de travail. Le groupe pointe « une dynamique de collaboration entre écoles et collège » malgré le manque de temps et les difficultés d'organisation. Si nous ne pouvons qu'encourager la volonté du CSP de faire une place centrale des sciences dans la formation initiale comme continue des professeurs des écoles (on est toujours très attentifs à ne pas marcher sur les plates-bandes du SNU…), nous serons attentifs quant à la notion « d'échanges de pratiques entre enseignants [..] entre écoles et collège d'un même secteur », que cela ne donne pas lieu à un semblant d'Ecole Fondamentale / Ecole du Socle avec toutes les dérives possibles sur les services des collègues aussi bien professeurs des écoles que professeurs de collèges !!

Ajustements sur le cycle 3

Des repères de progressivité apparaissent en l'issu de chaque thème, avec un semblant de découpage entre ce qui doit se faire en CM1-CM2 et ce qui doit se faire en 6e.
Les 4 thèmes demeurent à l'identique par rapport à 2016 :
1. Matière, mouvement, énergie, information
2. Le Vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent
3. Matériaux et objets techniques
4. La planète Terre, les Etres Vivants dans leur environnement.
On peut noter une présentation légèrement plus précise de la notion d'énergie, et l'introduction explicite de la notion de « réseaux trophiques ».

En fonction des thèmes, les repères de progressivité sont assez détaillés : le thème 2, comme les « nouveautés » du thème 4 (phénomènes géologiques externes et internes qui agissent sur un paysage) présentent assez bien les attendus en CM1-CM2 et 6e, mais guident la mise en place d'une démarche toujours aussi spiralaire.

Il reste encore quelques progrès à faire pour que chacune des 3 disciplines puissent définir les attendus et limites, comme par exemple la Vie sur Terre…SVT et/ou Physiques-Chimie !!

Ajustements sur le cycle 4

Dans les « Compétences travaillées », on note la suppression du mot « expériences » du second alinéa du premier bloc « Pratiquer des démarches scientifiques » (remplacé par « stratégies de résolution »… ce n'est pas la même chose !) : dans les programmes de C4 ne figure plus une seule fois le mot « expérience »…

Comme pour le C3, des repères de progressivité apparaissent pour le cycle 4 qui garde ses 3 grandes thématiques :
1. la planète Terre, l'environnement et l'action humaine
2. le Vivant et son évolution
3. Le corps humain et la Santé
Sur le contenu, on voit disparaître en partie la planétologie comparée, les liens entre climatologie et répartition des espèces sont soulignés, et la respiration est explicitement précisée.
Si le découpage sur le C3 permettait une certaine vision chronologique des attendus, les repères de progressivité pour le C4 sont beaucoup plus flous : les « construction tout au long du cycle », « à traiter à plusieurs occasions sur toute la durée du cycle », et les passages progressifs du constat aux mécanismes » ne permettent pas un réel découpage dans le cycle, avec donc un risque de progressions très variées suivant les établissements voire les classes. Le curriculo-spiralaire reste et demeure, voire même est renforcé par un certain nombre de rappels, et cette nouvelle présentation des programme ne règlera pas les progressions différentes d'un établissement à l'autre sur 3 ans pour les élèves qui déménagent, pour les profs sur plusieurs établissements ou les TZR qui changent tous les ans ; le risque de zapping des notions si on tente de reprendre chaque année les notions ; le fractionnement de certaines notions.

En résumé, si cette auto-saisine pouvait laisser poindre quelques espoirs d'une harmonisation nationale dans les programmes des SVT, avec de vrais repères annuels, quelques allègements, le résultat est très loin d'être atteint.

Déclaration du SNES-FSU - CSE du 12 juillet 2018

jeu, 12/07/2018 - 10:43

CSE du 12 juillet 2018
Déclaration du SNES-FSU

Bonjour à toutes et à tous,

Ce dernier CSE de l'année scolaire est à l'image des précédents, à l'image de la conception du dialogue social du gouvernement Philippe. Une volonté de réglementer à tour de bras, de mettre au pas, enrobée d'un discours lénifiant sur le retour à l'ordre, qu'il soit grammatical ou républicain sans jamais tenir compte de l'expertise des membres de ce conseil. Ce n'est pas l'école de la confiance, c'est celle de la défiance envers les personnels, c'est celle de la méfiance envers les représentants des personnels que nous sommes.

Sur les textes qui nous sont présentés ce jour :
un calendrier scolaire pour l'année 2019-2020 prévoyant 11 semaines de cours consécutives pour la zone C entre les congés de printemps et d'été. C'est cher payer les vacances à la neige dont seuls 10% des jeunes bénéficient, c'est encore agir pour les enfants des riches contre ceux des classes populaires. Et pourquoi présenter une année seulement alors que la réglementation prévoit un calendrier triennal ?
des programmes de français, mathématiques et enseignement moral et civique pour le collège travaillés en catimini, mal finalisés, et dont les enseignants devraient guetter la parution cet été pour les appliquer dès septembre prochain. Cette méthode n'est pas acceptable. Des modifications de fond ont été opérées, ce ne sont pas de simples ajustements. Il n'y a pas eu de consultations, le comité de suivi des programmes n'a pas été réuni. L'orientation du programme de français et surtout de celui d'EMC nous posent problème. Nous partageons ce qui vient d'être développé par le SNUIPP-FSU quant à l'instrumentalisation de la recherche en et pour l'éducation. Pour le SNES-FSU, par respect du travail des enseignants, il ne peut être question que ces programmes soient applicables à la rentrée 2018, et ceci d'autant plus que des repères de progressivité annuels non connus à ce jour sont censés être écrits pendant l'été ! Nous demandons le retrait de ces textes de l'ordre du jour.
un programme de chorale qui voudrait induire la participation systématique des chorales chaque année à plusieurs projets artistiques et à plusieurs concerts, dont les cérémonies commémoratives, alors que cela devrait relever des choix pédagogiques des professeurs d'éducation musicale. Nous déplorons par ailleurs qu'aucune dotation complémentaire n'ait été accordée dans la plupart des académies pour la chorale. Nous sommes donc bien loin des deux heures pour tous les collèges annoncées par le ministre dans son « plan chorale ».
des formes d'évaluation et des horaires d'épreuves du baccalauréat alors que le ministre a demandé aux groupes élaborant les projets de programmes du lycée de réfléchir aux modalités d'évaluation. Faut-il mettre la charrue avant les bœufs ? Nous demandons le retrait de ces textes de l'ordre du jour.
Un bilan du fonctionnement de parcoursup sera nécessaire. Nous demandons à y être associé. Nous signalons, au cas où, combien nos collègues DCIO et Psy-ÉN sont impliqué-es dans le suivi des dossiers des bacheliers sans solution, alors même que nous luttons contre la casse de leurs outils et de leurs lieux de travail : ONISEP, DRONISEP, CIO.
Concernant le baccalauréat, en Bretagne, l'offensive récente du réseau associatif sous contrat Diwan pour obtenir le droit de composer en breton des épreuves écrites du baccalauréat a pris sans surprise une tournure polémique. Le SNES-FSU demande en revanche un effort pour le développement de l'enseignement de et en langues régionales dans le service public, particulièrement sur les moyens affectés aux académies. Il demande expressément que l'arrêté du 12 mai 2003 relatif à l'enseignement bilingue en langues régionales ne soit ni modifié ni abrogé tant qu'une véritable concertation avec les organisations syndicales n'a pas été engagée.

Merci de votre attention.

Très « chers » travaux pratiques !

mer, 11/07/2018 - 15:32

Alors que les TP disparaissent pour des raisons uniquement budgétaires, ils représentaient
un acte pédagogique essentiel et apprécié par les élèves....

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Téléphone portable au collège après passage au Sénat

mer, 11/07/2018 - 14:27

Le texte du projet de loi sur le téléphone portable au collège a encore évolué puisqu'il a été fortement amendé par les sénateurs. Il reste en devenir puisque le 19 juillet 2018, une commission paritaire de six sénateurs et six députés siègera et tentera de produire un texte consensuel ente ces deux instances... sinon le texte sera de nouveau mis en débat à l'Assemblée nationale.

Les sénateurs ont profondément modifié le projet de texte de loi voté en première lecture à l'Assemblée nationale.
Désormais le règlement intérieur régente toutes les modalités : permission ou interdiction de l'usage du téléphone portable en tout lieu et aussi en termes d'usages pédagogiques qui devront être stipulés pour être autorisés, conditions de confiscation.

Le SNES-FSU attendait un cadre national or, une fois de plus, tout est délégué au local. Il est inacceptable que la liberté pédagogique des enseignant-e-s dépende du règlement intérieur, et donc de l'avis des parents. C'est un retour en arrière puisqu'à l'issue de l'audition à l'Assemblé nationale, les députés avaient pris acte de ce problème. Mais les sénateurs ont fait le choix démagogique du règlement intérieur.

Enfin, toutes ces mesures sont élargies au lycée où il est peu probable de pouvoir mettre le texte en application.