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Rentrée 2021 : programmes, les propositions du Snes-FSU

jeu, 29/04/2021 - 17:24

Dès l’été dernier, le SNES-FSU a construit des propositions pour que le ministère aménage les programmes afin de tenir compte d’un dernier trimestre 20/21 qui n’avait pas permis d’approfondir tous les apprentissages. Depuis novembre, la très grande diversité des conditions d’enseignement (alternance de demi-classes, élèves malades ou à l’isolement…), puis la fermeture des établissements début avril, ont contraint le ministère à réfléchir aux programmes mis en œuvre pour la rentrée 2021.

Les réunions débutent le 4 mai et concerneront le lycée et le collège. Le ministère avait exclu dans un premier temps d’ouvrir les échanges aux programmes de collège ce que le SNES avait dénoncé énergiquement.

Le SNES-FSU a réfléchi à des propositions pour ces réunions avec l’Inspection générale. Vous les trouverez ci-dessous. Tout aménagement à court terme acte le principe que la rentrée 2021 doit se faire sur d’autres bases. Le SNES-FSU revendique des moyens supplémentaires afin de travailler en petits groupes pour mieux répondre aux besoins des collégiens et lycéens. Un collectif budgétaire pour revenir sur les 1 883 suppressions de postes qui frappent le second degré à la rentrée alors que les effectifs sont à la hausse partout est encore plus incontournable dans ce contexte.

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Bac 2021 : quels aménagements des épreuves de philosophie ?

jeu, 29/04/2021 - 15:22

Dès le mois de janvier, le SNES-FSU a demandé à l’inspection générale un certain nombre d’aménagements, dont un 4e sujet. Cette demande – que nous n’étions pas les seuls à formuler – a été entendue, bien qu’il s’agisse d’une dissertation et non d’un texte comme nous le souhaitions. Début avril, compte-tenu de la dégradation des conditions d’enseignement du 3e trimestre, le SNES-FSU faisait de nouveau savoir à l’inspection qu’un doublement des sujets serait probablement nécessaire, si les épreuves de juin devaient être maintenues. Dans cette optique, une concertation renforcée entre les correcteurs ainsi que la neutralisation de l’œuvre pour l’oral du second groupe, nous semblaient également incontournables.

Il est désormais urgent de trancher, afin de ne pas laisser plus longtemps les élèves et les enseignants dans une nouvelle incertitude. Quoi qu’il advienne, nous savons d’ores et déjà que les conditions dans lesquelles se déroulera l’épreuve de philosophie 2021 ne seront pas satisfaisantes, ni en terme d’équité territoriale entre les élèves, ni en terme d’attendus sur les contenus.

Pour rappel, le SNES-FSU avait dès novembre 2020 demandé d’autres aménagements https://www.snes.edu/article/bac-dnb-amenagements-indispensables/

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1er mai 2021 : ensemble pour les droits sociaux et les libertés

jeu, 29/04/2021 - 12:13

Le 1er mai n’est pas seulement un jour chômé. Il s’agit aussi et surtout d’une journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs pour leurs droits. A l’heure où les politiques économiques et sociales malmènent les droits des salariés, la mobilisation est indispensable !

Continuons à porter haut et fort porter haut et fort nos revendications pour les emplois, les salaires, les conditions de travail, l’égalité professionnelle, la défense des Services publics et le renforcement de la démocratie sociale !

Les outils Communiqué interprofessionnel : FSU, CGT, FO et Solidaires Visualiser en plein écran Appel unitaire des organisations syndicales de la Fonction Publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA. Visualiser en plein écran Communiqué intersyndical des retraités Visualiser en plein écran

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DNB: quelles disciplines scientifiques en 2021?

jeu, 29/04/2021 - 07:36

Le ministère a publié quelles seraient les deux disciplines de l’épreuve de DNB de la session 2021 en métropole et pour les Antilles-Guyane:

 » pour la série générale : en « physique-chimie » et en « sciences de la vie et de la Terre ».

pour la série professionnelle : en « physique-chimie », et en « technologie ».

Les trois disciplines seront donc présentes dans ces deux épreuves sans qu’un aménagement de programme conséquent ait été proposé au cours d’une année perturbée par des conditions de travail compliquées pour certains collègues quand le dispositif « une classe/une salle » les a privés d’accès à leur salle spécialisée, et surtout après deux périodes d’enseignement à distance au cours du cycle 4 des élèves (au printemps dernier lors du premier confinement et ces jours-ci à l’occasion du troisième confinement); enfin des classes de Troisième seront en demi-jauge à partir du 3 mai dans les départements « en tension » d’un point de vue sanitaire (quelques rares collèges ont aussi connu des périodes en demi-jauge cette année).

L’action du SNES-FSU

S’il est trop tard pour alléger le programme en vue de la session 2021, ce que le SNES-FSU demande depuis le premier confinement, il est encore possible que l’épreuve écrite soit aménagée afin d’éviter de mettre les élèves en difficulté. Le SNES-FSU sera reçu en audience le 7 mai auprès des inspections générales de sciences-physiques et de SVT afin de proposer des aménagements de programme au collège et au lycée pour la rentrée 2021-2022. A cette occasion, nous proposerons aussi que des sujets ou exercices au choix, avec des intitulés explicites quant aux parties traitées, soient proposés aux élèves candidats au DNB. Le temps de réflexion pour ce choix devra aussi être pris en compte dans l’énoncé.

Rappelons que le ministère a publié en mai 2020 des attendus de fin de Troisième pour juin 2020. Dans la partie physique-chimie des capacités à traiter prioritairement pour préparer les élèves à suivre en Seconde ont été définis. Nous pouvons espérer que les sujets de DNB de la session 2021 auront été rédigés à l’aide de cette boussole.

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Professeur documentaliste et présentiel

mer, 28/04/2021 - 13:53

Depuis le mardi 6 avril dernier, l’accueil des élèves est suspendu dans les établissements.  La circulaire sur la continuité pédagogique précise les modalités de fonctionnement et d’exercice des personnels. Ainsi, si l’établissement est ouvert et que les personnels administratifs sont tenus d’être présent, les autres personnels – y compris donc les professeurs documentalistes – ne sont pas obligés de se rendre sur le lieu de travail.  

Pour un professeur documentaliste, il est donc possible – au même titre que les autres personnels – de se rendre dans son établissement pour y effectuer certaines tâches et/ou utiliser certains équipements. Cette initiative relève de la volonté du professeur documentaliste et de sa liberté pédagogique.  

Les injonctions des chefs d’établissements depuis la rentrée démontre encore une fois, la confusion qui règne entre le lieu, le CDI et le personnel, responsable du lieu, le professeur documentaliste. 

Rappelons que le professeur documentaliste n’est pas « sans travail » en dehors de son CDI !  Le rôle pédagogique du professeur documentaliste n’est pas suspendu par la fermeture des établissements ni ses autres missions et son travail se poursuit en distanciel, comme pour les autres enseignants.

Le chef d’établissement doit donc favoriser le travail à distance et ne peut contraindre le professeur documentaliste à une présence physique injustifiée au sein de l’établissement. Il ne peut pas non plus lui demander d’effectuer des missions qui ne relèveraient pas de son statut ni lui demander de justifier (ou de présenter) le travail effectué à distance !

Restons vigilants ! 

En cas de difficulté, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre section académique ou du groupe Documentation national : documentalistes@snes.edu

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Déclaration FSU au CSE du 23 avril 2021

mer, 28/04/2021 - 09:25

Mme la Présidente,

Mme et M. les membres du CSE,

La FSU siège ce jour en délégation réduite, convoquée hors du calendrier prévisionnel et durant des vacances scolaires. Instruire les dossiers demande du temps, mais cela évite aussi de rouvrir pour la énième fois les mêmes articles du code de l’éducation… Les délais accordés aux instances ne visent pas à ralentir le rythme des réformes (même si nous pourrions le souhaiter par les temps qui courent), ils visent à permettre un travail de qualité dans la Fonction publique, il ne faudrait pas l’oublier.

Nous partageons les réserves émises par les différentes organisations quant aux conditions sanitaires et pédagogiques de la reprise lundi prochain.

Nous saisissons cependant l’occasion de cette séance pour donner un aperçu de la situation tendue et des demandes de nos collègues d’outre-mer.

Si l’état de l’enseignement public dans l’hexagone est dégradé du fait des suppressions de moyens et des réformes en rafales, il l’est encore davantage dans les territoires globalement plus défavorisés que sont les outre-mer.

Un tour du monde éducatif d’est en ouest…

Pacifique : Polynésie –Nouvelle Calédonie

La situation de l’enseignement secondaire en Nouvelle-Calédonie est le reflet des déséquilibres portés par la société calédonienne : déséquilibre entre les établissements scolaires, selon qu’ils sont situés en Brousse ou dans la zone du Grand Nouméa, déséquilibre entre les élèves, dans une société où près de 20% des ménages vit sous le seuil de pauvreté, déséquilibre entre les communautés, dont l’appréhension des mécanismes éducatifs peut receler des différences fondamentales.

L’absentéisme, le décrochage et les violences scolaires -très liées aux violences familiales et à la montée du chômage-sont largement sous-évaluées par l’administration. Aussi, avec la crise sanitaire, la déscolarisation précoce atteint en Polynésie des niveaux bien plus élevés que dans l’hexagone.

Océan Indien : La réunion

L’académie connaît une situation sociale difficile, près de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 100 000 illettré.es pour 850 000 habitant.es. La politique menée, surtout ces dernières années, ne permet pas d’avoir les moyens humains et matériels d’assurer comme il se doit le Service public d’Éducation (suppression de postes, manque de remplaçant-es…). La FSU demande le classement de l’ensemble de l’académie en Éducation prioritaire, la création de postes à la hauteur des besoins et une rénovation du bâti scolaire.

284 écoles sont classées en éducation prioritaire sur 497. Les nombreux dédoublements engendrés donnent plus de personnels à gérer pour le.la directeur.trice. La FSU demande une aide administrative dans toutes les écoles afin de permettre aux directeur.trice.s d’école de se recentrer sur leurs missions essentielles dont celle d’impulser des projets. Cette aide administrative ne doit pas dépendre du bon vouloir de la commune. Actuellement seule la commune de Saint-Denis alloue cette aide.

Par ailleurs, une réflexion doit être menée sur le calendrier scolaire. La coupure de plus d’un mois de fin décembre à fin janvier (1 mois et 5 jrs cette année) ne favorise en rien la réussite des élèves.Il faudrait enfin une politique plus volontariste pour les langues créoles.

Mayotte

Mayotte, un département où 50 % de la population a moins de 17 ans, doit faire l’objet de mesures massives de soutien envers sa jeunesse

Dans le 1erdegré les enfants de moins de 6 ans ne sont pas tous scolarisés, ne parlons pas des moins de 3 ans… Le déficit de salles de classe persiste malgré l’augmentation de la dotation spécifique pour les constructions d’écoles. La «nationalisation» temporaire des constructions scolaires s’impose afin de rattraper le gros retard en matière de bâti scolaire et de faire baisser sensiblement les effectifs dans les classes. Les retards et les difficultés scolaires de la majorité des élèves imposent des recrutements et des formations massifs d’enseignant-es spécialisé-es. Le RASED devraient être densifiés au même titre que les équipes accueillant les élèves en élémentaire allophones ou jamais scolarisés avant d’arriver sur le sol mahorais.

Dans le second degré, les assassinats iniques successifs de deux jeunes par leurs camarades début avril ont conduit une fois de plus le recteur à annuler les cours dans leurs établissements pour éviter un droit de retrait. La situation est explosive.

La FSU dénonce les sureffectifs qui concernent la totalité des écoles, collèges et lycées et demande la transformation de tout le département en REP+.

Une politique de recrutement doit être mise en place, avec des mesures significatives d’attractivité et de stabilisation des agent-es.

La vie des jeunes mahorais-es et leur avenir n’a pas de prix. Les phénomènes de violence n’ont épargné aucun établissement ni commune du département, et ce, malgré les quelques efforts consentis après les mobilisations des jeunes, des parents d’élèves et des personnels. Il est clair qu’il en faut beaucoup plus pour stopper cette dynamique mortifère.

Amérique du Sud : Guyane

Au cours de ces quatre dernières années, le retard en termes de dotation n’a fait que croître.Dans le premier degré, le déficit de salle de classe est important ; beaucoup d’élèves sont privés d’école par manque de place. Les remplacements ne sont pas assurés. Les RASED continuent à se dégrader au même rythme que le dispositif REP+.

Dans le second degré, le manque de moyens associé à un retard de plus de quinze ans sur le bâti a de graves conséquences sur les conditions de scolarisation de la jeunesse. On parle en Guyane de surpopulation scolaire dans les EPLE alors que dans le même temps plus de 6000 jeunes en âge d’être scolarisés ne le sont pas. A cela viennent s’ajouter les difficultés liées à l’isolement de certains territoires, la difficulté scolaire, la non prise en compte du hiatus entre langue maternelle et langue de scolarisation et le manque de structures spécialisées (UPE2A, ULIS, etc.) alors que les besoins sont criants.

L’absence de politique éducative ambitieuse pour les élèves de Guyane se traduit par des chiffres sans appel: un jeune sur deux entré en classe de 6ème n’obtiendra jamais son baccalauréat et un jeune sur trois sortira sans diplôme du système éducatif. Ces chiffres traduisent pour nous, l’abandon de la jeunesse Guyanaise à son sort et donc le renoncement de la part de l’Etat aux principes d’équité et d’égalité qui nous sont chers.

Antilles

Suite au mouvement de grève des personnels enseignants en Martinique et en Guadeloupe au printemps 2020, une mission d’information sur l’enseignement dans les outre-mer dans les territoires en dépression démographique a été décidée par la Délégation aux Outre-Mer de l’Assemblée nationale. La FSU a été entendue le 16 mars dernier, le rapport n’est pas sorti à ce jour.

Martinique

Les 13 dernières années, ce ne sont pas moins de 1045 postes qui ont été supprimés dans l’académie, ce qui a des conséquences catastrophiques sur les moyens de remplacement. Les mesures ministérielles ne sont pas respectées avec des CP à 15 mais pas à 12. Nombre de disciplines sont sinistrées, il n’y a presque plus de remplaçant-es, des élèves restent des mois sans professeurs.

La vie au quotidien dans les écoles et les établissements scolaires est difficile du fait du bâti : les constructions datent pour l’essentiel d’il y a 50 ans, elles sont dans un état de décrépitude avancée et en chantier permanent. Les points d’eau ne sont pas assez nombreux, ce qui pose des problèmes d’hygiène.

Alors que de nombreux collèges et lycées disposent de salles climatisées, dans les écoles la température atteint régulièrement plus de 30 degrés. Ces conditions ont un impact sur la vigilance et la concentration des élèves. Un plan d’urgence pour la rénovation des bâtiments scolaires doit être initié par l’Etat (et non par les collectivités locales) afin d’offrir à court terme des bâtiments aux normes de sécurité et dignes, offrant aux élèves comme aux enseignant-es de bonnes conditions d’enseignement et de travail.

Par ailleurs, les salles informatiques sont souvent hors d’usage de longues périodes de l’année et il n’y a généralement pas d’accès à Internet. Les crédits de la collectivité territoriale ne sont pas suffisants pour assurer ce service, beaucoup plus coûteux que dans l’hexagone. Les collègues achètent des abonnements à leurs frais pour pouvoir travailler en classe.

La charge de la scolarité obligatoire pour les familles reste trop élevée. Les fournitures scolaires et les livres doivent être pris en charge par les collectivités.

La carte REP devrait être révisée afin de prendre en compte le contexte local (taux de pauvreté, d’enfants en difficulté de lecture, indice de position sociale des élèves…) : des secteurs entiers de l’académie devraient être en REP ou REP+.

Guadeloupe

En Guadeloupe, les coupures d’eau sont fréquentes, et les problèmes de bâtis importants comme en Martinique. L’Etat doit mettre en place un plan de rénovation des écoles et des établissements en prenant en compte les conditions climatiques ainsi que les risques sismiques.

Mais nous souhaitons attirer votre attention sur la très importante sous dotation en éducation prioritaire et en particulier en REP+, alors même que la situation socio-économique de ce territoire justifierait un rattrapage important. Le rapport de l’inspection générale suite aux nombreuses semaines de blocage l’année passée sur la demande de classement de l’académie en REP+ allait dans ce sens.

Dans le même temps que 17 postes sont supprimés pour la rentrée prochaine, le rectorat supprime des postes UPE2A pour les remplacer par des UPE2A « itinérants » sur 3,4 voire 5 établissements qui ne trouveront aucun-e candidat-e faute de moyens suffisants ! La dégradation de la situation générale dans la Caraïbe en lien avec la crise sanitaire va sans aucun doute accroître les phénomènes migratoires et renforcer les besoins en moyens et postes FLE.

Nous demandons donc a minima l’annulation des 17 suppressions de postes et la création d’au moins 10 REP+ supplémentaires.

Conclusion

L’Etat doit accepter les particularismes scolaires des territoires du Pacifique, de l’Océan indien, des Antilles et de la Guyane. Il doit assurer les missions de service public sur l’ensemble du territoire et, ce, sans discrimination. Il faut dans les territoires d’outre-mer des recrutements massifs de personnels dont les CPE, enseignant-es spécialisé-es, psy-EN, infirmières et médecins scolaires, assistant-es de service social, ouvrir des classes, rénover le bâti, assurer des conditions de scolarisation décente pour tous les élèves.

L’école vaut plus que des belles paroles ! Il faut des actes !

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Recours inter 2021 : le ministère tente de limiter les droits des personnels

mer, 28/04/2021 - 07:19

L’augmentation des barres d’entrée dans les académies pour la plupart des disciplines, résultat de la politique de suppressions de postes et de baisse du nombre de postes aux concours, ne fait qu’accroître le mécontentement des participants à l’inter : ils sont nombreux à ne pas obtenir satisfaction, à être affectés en extension (en-dehors de leurs vœux), à ne pas obtenir de mutation ou à ne pas obtenir l’académie formulée en vœu 1. Un grand nombre de ces collègues non satisfaits de leur résultat ont fait appel aux syndicats de la FSU, et notamment au SNES, pour les assister dans la formation d’un recours auprès du ministère. Formuler un recours et faire appel au SNES-FSU pour être assisté dans cette opération est un droit dont dispose tout participant au mouvement. Les opérations n’étant plus vérifiées par les élus des personnels lors de commissions paritaires, il est même vivement recommandé de le faire pour s’assurer qu’aucune erreur n’entache son résultat individuel.

Le SNES-FSU intervient sur chaque dossier

Le SNES-FSU met tout en œuvre pour assister au mieux les collègues qui le sollicitent et défendre de façon efficace et inconditionnelle les droits des personnels. En raison de la situation sanitaire et des consignes gouvernementales, les réunions entre le SNES-FSU et la DGRH du ministère n’ont pu se tenir en présentiel et ont donc été organisées en visioconférence. Les élus et militants du SNES-FSU défendent bec et ongles les dossiers qui leur sont confiés après avoir étudié chacun en détails et peaufiné les arguments à mettre en avant auprès du ministère. Dès que le dossier a été traité dans le cadre de l’une de ces réunions, ils communiquent au collègue concerné la réponse du ministère.

Le ministère tente de limiter les réunions avec le SNES-FSU…

Le ministère, quant à lui, tente de limiter le nombre de réunions qui permettraient aux syndicats du second degré de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP) de porter les dossiers des collègues. C’est inacceptable ! Il s’attendait sans doute à ce que nous nous contentions de brèves interventions purement formelles. C’est sans doute la raison pour laquelle il avait initialement programmé un seul créneau de visioconférence d’une demi-journée pour les trois syndicats du second degré de la FSU (SNES, SNEP et SNUEP) ! Nous avons finalement obtenu des créneaux spécifiques pour chacun des syndicats afin d’avoir le temps nécessaire pour aborder au fond chaque dossier.

Les premières réunions ont été laborieuses. Les élus du SNES-FSU n’ont pas pu obtenir de réponses pour l’ensemble des questions posées par les requérants. Ainsi, un certain nombre de dossiers sont restés « en attente ».

… et envoie des réponses pour des dossiers non étudiés

Alors que nous attendions des propositions de dates pour des visioconférences, le ministère adressait unilatéralement des réponses aux requérants nous ayant mandatés sans nous avoir consultés. Le ministère comptait sans doute s’exonérer des réunions sur les recours et se serait volontiers passé des interventions des élus du SNES.

Intervention au CTM du 16 avril 2021

Il aura fallu une intervention de la FSU lors du comité technique ministériel du 16 avril et un vœu présenté par la FSU et voté par l’ensemble de organisations syndicales, à l’exception du SGEN-CFDT, pour que le ministère daigne organiser de nouvelles réunions.

De nouvelles réunions programmées

Nous porterons dans ces nouvelles réunions les dossiers qui n’ont pas encore été traités lors des réunions précédentes, y compris ceux de nos collègues auxquels le ministère a adressé une réponse.

Ainsi, si vous n’avez pas obtenu de mutation ou que vous avez été affecté en extension et si vous avez formulé un recours en demandant à être assisté par le SNES-FSU, si vous avez reçu une réponse négative du ministère sans avoir été contacté par le SNES-FSU, considérez que cette réponse n’est pas définitive : les élus du SNES-FSU interviendront sur votre dossier puisque cela n’a pas encore été fait. Ils vous communiqueront la réponse du ministère à l’issue de la réunion. Si votre recours portait seulement sur le rang de vœu (si vous avez obtenu un vœu autre que le premier), il sera difficile pour les élus du SNES-FSU d’intervenir dans la mesure où il n’est pas prévu par les textes que ce type de recours puisse faire l’objet d’une assistance par une organisation syndicale.

Date limite pour déposer un recours : 4 mai 2021

Si vous n’êtes pas satisfait de votre résultat de la phase inter du mouvement, la date limite pour former un recours est le 4 mai. N’hésitez pas à contacter le SNES national pour être accompagné dans cette démarche (emploi@snes.edu).

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Le « tampon 100 % présentiel » : avec Parcoursup le pire est toujours possible !

lun, 26/04/2021 - 08:38

Le SNES-FSU l’a dénoncé dès le début, Parcoursup organise la concurrence entre les candidats. Nous connaissions, par exemple, la mention des voyages linguistiques ou les divers engagements extra-scolaires des candidats. Parcoursup organise également la concurrence entre les établissements scolaires : le lycée d’origine et les choix «pédagogiques» qui en dépendent sont, pour le ministère de l’enseignement supérieur, des critères valables pour classer les candidats. C’est l’objectif même de Parcoursup de cristalliser les inégalités en jouant sur la réputation de l’établissement d’origine, certains « grands » lycée tendant à devenir des sortes de « marques ».

Mais, à la faveur de la crise sanitaire et en raison de la gestion déplorable de la part du ministère, un cran supplémentaire vers l’abject a été franchi sur Parcoursup avec la tolérance de cette mention 100 % présentiel.

En refusant, à l’automne dernier, d’imposer un cadrage national pour limiter la circulation du virus dans les établissements, le ministère a tout fait pour maintenir une situation d’inégalité. Dès lors, certains établissements ont entendu tirer profit de leur refus d’alléger les effectifs afin de freiner l’épidémie et souhaité transformer en avantage comparatif la négation de l’intérêt général. Ce « tampon 100 % présentiel » révèle bien la mise en place à grande échelle, ces dernières années, d’une logique de concurrence au sein de l’École. C’est une tout autre École dont ont besoin les élèves et c’est une tout autre École que défend le SNES-FSU. Le SNES-FSU demande au ministère de l’enseignement supérieur d’intervenir officiellement pour condamner cette mention et interdire sa prise en compte comme critère de classement dans le tri des dossiers de candidatures. 

À Paris, le 26 avril 2021

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Reprise : les informations sanitaires et pédagogiques

lun, 26/04/2021 - 03:41

Une réunion sanitaire s’est tenue avec le ministère le 22 avril en début d’après-midi, quelques heures avant la prise de parole gouvernementale, notamment du ministre de l’Éducation nationale, prévue en début de soirée.

Le Snes-FSU avait fait connaître ses exigences sanitaires et pédagogiques.

Préparer la reprise, le temps presse ! Voir notre article

Organisation de la rentrée, vaccination, tests, fin d’année scolaire, examens…à quelques jours de la reprise des cours, il reste encore beaucoup trop de flou et les annonces ministérielles sont loin de lever toutes les inquiétudes en matière sanitaire et pédagogique.

Une communication toujours aussi chaotique

En remarque préalable, nous avons dénoncé, une nouvelle fois, la méthode gouvernementale qui consiste à faire fuiter dans la presse mercredi soir les détails du futur probable protocole sanitaire. Le cabinet du ministre assure que cela ne vient pas de la rue de Grenelle, mais qui que ce soit, cela laisse cette très désagréable impression de jeu de billards à 3 bandes qui font passer des intérêts politiciens avant les intérêts des personnels, à savoir pouvoir préparer sereinement la rentrée. C’est aussi faire bien peu de cas des discussions entamées avec les organisations syndicales qui, une nouvelle fois, découvrent les principales mesures de la rentrée dans la presse.

Cela entraîne une grande confusion alors même que les informations arrivent très tardivement : dès le lendemain de la fermeture des établissements scolaires, la FSU avait demandé que la reprise en présentiel soit anticipée. Il a pourtant fallu attendre la fin des vacances pour voir se dessiner les contours de cette nouvelle rentrée sous Covid ! Une méthode de gouvernance entre impréparation et précipitation qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité depuis des mois…

Vaccination : il faut accélérer !

La priorité annoncée par Jean Castex la semaine dernière a tout de l’effet d’annonce. Le Snes-FSU avait déjà rappelé que la vaccination était ouverte aux plus de 55 ans depuis le 12 avril. Les conditions d’organisation de ces créneaux montrent encore une fois le degré d’impréparation de cette opération : annonces du premier ministre jeudi 15 avril, contact en catastrophe des principaux concernés le vendredi après-midi (avec parfois des informations très tardives….rendant impossible l’inscription comme ces collègues qui ont reçu un mail les informant de cette vaccination du week-end….après le week-end), circuit parallèle de vaccination…

Aucune nouvelle information sur le calendrier de vaccination des personnels n’a été donnée lors de la réunion sanitaire.

Pour le Snes-FSU, il y a urgence à élargir l’accès et la cadence de vaccination des personnels de l’Education nationale. C’est un enjeu de protection individuelle, collective, mais aussi un choix politique….que ne fait pas le gouvernement mais qui est pourtant partagé par le plus grand nombre ! Les résultats du sondage Opinion Way pour le Snes-FSU le montre : 79 % des Français estiment que les enseignants et les personnels de l’enseignement doivent être vaccinés en priorité. En suivant la stratégie vaccinale gouvernementale, l’immense majorité des personnels ne pourra être vaccinée qu’à partir de mi-juin, un calendrier “trop tardif” pour 75 % des personnes interrogées.

#covid Pour une vraie priorité pour la vaccination des personnels de l’Education nationale et pas seulement des effets d’annonce comme sur les +55 ans ! Préoccupation partagée par 79 % des Français.
Les résultats du sondage @SNESFSU @opinionway : https://t.co/qjzwXmncDt pic.twitter.com/2RVKXaYDl2

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 21, 2021

Le Snes-FSU demande que la vaccination soit proposée aux personnels volontaires dès maintenant.

Suite à une question posée par la FSU, le cabinet du ministre précise qu’une ASA est possible pour les personnes déjà éligibles à la vaccination et n’ayant d’autres possibilités que de se faire vacciner sur leur temps de service.

Tests

Depuis des mois, le Snes-FSU pointe le gouffre entre le discours officiel qui vante l’efficacité de la stratégie « tester, alerter, protéger » et la réalité. Chacun se souvient des déclarations ministérielles de novembre annonçant 1 million de tests par semaine, ou encore les déclarations contradictoires sur le nombre de tests proposés montrant surtout l’incapacité du gouvernement à mettre à place une stratégie efficace de tests dans l’Education nationale. Impossible d’alerter et protéger si le premier pilier, tester, n’est pas optimal.

Autotests

La Haute Autorité à la Santé a autorisé l’utilisation des autotests. Le ministère de l’Éducation nationale avait assuré qu’un travail était en cours pour redéfinir une stratégie d’ensemble de tests, incluant les autotests. Par les fuites médiatiques du mercredi soir, les personnels ont appris que les autotests devraient se faire en classe sous la supervision des professeurs, une déclaration rapportée de Jean Castex allant même jusqu’à déclarer« Cela ne sera pas facile de faire coopérer les profs » . Mais qui a vraiment pu penser qu’une telle opération pouvait se faire en classe, avec des dizaines d’élèves non masqués, en demandant à un professeur de surveiller un acte médical ?

#Castex18h Pour le @SNESFSU, ce n’est pas aux professeurs, #CPE, #AED, #AESH, #PsyEN de faire passer les #autotests ! Il convient de respecter des règles sanitaires strictes : pour cette raison, les faire passer en classe au #lycée est inenvisageable. Et quel contact tracing ?

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021


Le Snes-FSU a rapidement dénoncé ces premières orientations sur lesquelles le ministère de l’Éducation nationale a fini par rétropédaler. Lors de la réunion ministérielle, les points suivants ont été rappelés
– tous les personnels de la communauté éducative se verront distribuer 2 autotests par semaine
– les lycéens auront 1 autotest par semaine


Pour les lycéens, le test sera fait dans les établissements scolaires, sous la supervision de personnels de santé scolaire, de « personnels volontaires », de nouveaux médiateurs pourront aussi être recrutés (après des premiers recrutements en mars pour encadrer les tests salivaires dans le 1er degré), des « partenaires extérieurs » pourront aussi être sollicités. Le travail d’organisation est en cours et devrait être prêt pour le 10 mai.
Lors de la conférence de presse gouvernementale, Jean-Michel Blanquer a précisé que « des espaces dédiés » pourraient être aménagés. Le chiffre de 64 millions d’autotests commandés a été annoncé.


Pour le Snes-FSU, les autotests sont un outil utile dans la stratégie de dépistage. S’ils sont fait dans les établissements scolaires (ce qui n’a pas la préférence du conseil scientifique qui, dans son dernier avis, a rappelé que les élèves pouvaient les faire chez eux) il faut une organisation plus cohérente qui repose sur des personnels qui ont les qualifications pour superviser ces opérations. Les personnels d’enseignement, d’éducation, les AESH ou les PsyEN ne doivent pas se voir imposer de réaliser un tel acte ! De nombreuses questions restent encore sans réponse, au-delà du lieu de réalisation de l’autotest : comment se déclenche le contact tracing ?
Le Snes-FSU interrogeait le ministère sur le déploiement de ces autotests dès la réunion du…23 mars. Force est de constater qu’en un mois cette opération cruciale n’a pas été plus anticipée que les autres.

Tests salivaires

Le gouvernement annonce 400 000 tests salivaires pour la semaine prochaine, avant de viser l’objectif de 600 000/700 000 à la mi mai. Dans l’attente de l’avis de la Haute Autorité de la Santé sur la possibilité pour les jeunes de moins de 15 ans et donc des collégiens d’utiliser les autotests, des tests salivaires pourront être déployés dans les collèges, en particulier dans ceux des zones où le virus circule activement.

Là aussi de nombreuses questions restent encore sans réponse : qui va superviser ces opérations ? Comment sont-elles organisées ? Tout le monde a en mémoire les débuts compliqués des opérations des tests salivaires dans le premier degré, il est impératif que les conditions d’organisation soient rapidement clarifiés.

On peut aussi s’interroger sur la capacité réelle de dépistage : 400 000 tests salivaires, pour le premier degré et les collèges, même sur quelques départements, cela laisse de gros trous dans la raquette…et laisse aussi de côté toutes les opérations de surveillance et de prévention dans les zones où, en apparence, le virus circule moins.

Collèges – lycées

Les collèges des 15 départements « rouges » passent en demi jauge sur les niveaux 4eme/3eme. Les niveaux 6eme/5eme ne sont pas concernés. Rien n’est prévu pour les collèges des autres départements qui restent donc à 100 %, avec un brassage important dans les classes, les couloirs, à la cantine. Encore une fois, le collège est un des grands oubliés du protocole sanitaire !

#Collège : un "angle mort" du protocole sanitaire de reprise, explique @SVenetitay sur @franceinfo. "On a encore beaucoup de collèges qui vont rester à 100%, avec tous les problèmes qu'on connait en terme de brassage des élèves et donc de circulation plus active du virus." pic.twitter.com/wjrGK5bLzo

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021

Les lycées passent tous en demi-jauge. Le ministère a rappelé que la demi-jauge s’appréciait à l’échelle d’un établissement et non pas d’une classe, ce qui ouvre la porte à des organisations très différentes d’un lycée à l’autre.

Le Snes-FSU continue de demander le passage à des demi-groupes en collège et en lycée.

Examens de fin d’année

Ce dernier trimestre va donc être, lui aussi, très largement chamboulé par la crise sanitaire. Le Snes-FSU a rappelé ses exigences pour les examens de fin d’année : aménagements du DNB, de l’EAF et neutralisation du grand oral.

Le Snes-FSU a demandé que ces questions soient rapidement abordées : il n’est pas question de revivre l’épisode usant du printemps dernier sur l’oral de français où le ministre s’est obstiné jusqu’à la fin mai à maintenir l’oral d’EAF avant de reconnaître l’évidence. Si les textes règlementaires laissent au ministre la possibilité de prendre une décision jusqu’à 15 jours avant le début de l’épreuve, il n’est pas acceptable d’attendre début juin pour que des décisions soient prises !

#Castex18h Examens, #Bac2021 et #DNB2021 : @jmblanquer, toujours dans l’illusion d’une année "normale", maintient le calendrier des examens et s’obstine à maintenir le #GrandOral, rejouant l’épisode #EAF de l’an dernier. Constat qu'aucune leçon n’a été tirée du printemps 2020. pic.twitter.com/3mH71AmSzI

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021


Le ministère n’a apporté aucune réponse à ces questions lors de la réunion et lors de la conférence de presse gouvernementale ainsi que dans le mail envoyé à la profession dans la nuit, Jean-Michel Blanquer a, au contraire, confirmé que les épreuves se tiendraient comme prévu….

Protocole sanitaire

La règle du 1 cas de Covid = fermeture de la classe est reconduite. Elle permet de casser rapidement les chaines de contamination, tout en entraînant des effets en cascade en lycée, où le groupe classe a implosé suite à la réforme du lycée.

Sur les autres points, on en reste à des recommandations. Lors de sa conférence de presse Jean-Michel Blanquer a dit « encourager les collectivités, chaque fois que cela est pertinent », à installer des capteurs CO2 et des purificateurs d’air dans les établissements scolaires ». Rappelons qu’en novembre, le même Jean-Michel Blanquer déclarait « on a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant »….

Au regard de l’état des connaissances scientifiques et au bout de 7 mois de cette année scolaire, il serait temps de passer le stade des encouragements ! Plutôt que de se renvoyer la balle, quand l’État et les collectivités territoriales vont-ils prendre leurs responsabilités ? Comme l’a montré le sondage Opinion Way pour le Snes-FSU, 75 % des Français approuvent l’installation de capteurs de CO2 et de système d’aération.

75 % des Français approuvent l’installation de détecteurs de CO2 dans les salles de classes. Une recommandation faite par les scientifiques depuis des mois, portée par le @SNESFSU
Une réponse @jmblanquer @Regionsdefrance@ADepartementsF ?https://t.co/qjzwXmncDt pic.twitter.com/WPhNvFPjgG

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 21, 2021 Enseignement à distance, saison 3

Après le crash des ENT et de ma classe à la maison la semaine du 5 avril, dans un mauvais remake de la saison 1 au printemps 2020, le Snes-FSU est intervenu auprès du Ministère pour exiger que tout soit mis en oeuvre, aussi bien en matière de sécurité que de capacité à supporter un grand nombre de connexions simultanées.

Une réunion spécifique a été organisée par le Ministère à ce sujet : le discours s’est voulu rassurant, mettant en avant les efforts fait pour sécuriser les différents outils existants, pour redimensionner la salle d’attente de ma classe à la maison, soulignant aussi le travail engagé avec les collectivités territoriales, . Mais sur des questions très précises (quel plan B si les outils tombent une nouvelle fois par exemple), les réponses sont restées très nébuleuses.

Des fiches de bonnes pratiques ont été élaborées par le Ministère :

Fiche professeurTélécharger Fiche élèvesTélécharger Fiche chefs d’établissementTélécharger

Dans la fiche destinée aux professeurs, on y lit par exemple qu’il faut « éviter dans la mesure du possible le créneau 8h30-9h30 » pour les cours en visio. Le Ministère semble donc aussi compter sur une adaptation des comportements des utilisateurs, la pédagogie devant s’adapter à la technique…Mais à part ça, nous sommes prêts !

Sur la situation sanitaire, voir aussi, le communiqué de la FSU : Point sanitaire du 22 avril : des inquiétudes qui persistent

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Journées d’études des PsyEN de la FSU

dim, 25/04/2021 - 13:05
24 & 25 juin 2021 Y-a-t-il encore une place pour une psychologie de
l’humanisme et de l’émancipation ?

Résister à l’offensive néo-libérale sur la psychologie et ses applications.


Journées d’études gratuites sur inscription


Pour les PsyEN EDO:

  • syndiqués sur le site du SNES: https://adherent.snes.edu/Login/index.php

> Mes stages SNES-FSU > Stages nationaux

  • non syndiqués: mail à formation.syndicale@snes.edu

Pour les PsyEN EDA :

  • syndiqués auprès de vos sections départementales
  • non syndiqués: mail à natacha.delahaye@snuipp.fr


Les demandes d’autorisation d’absence sont à déposer avant le 24 mai

Merci de vous inscrire aux ateliers en même temps que votre inscription aux journées pour faciliter l’organisation.

Programme ci-dessous:

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Pétition intersyndicale – agir pour la reprise le 26 avril

ven, 16/04/2021 - 04:20

Une large intersyndicale associée à la FCPE lance une pétition pour exiger que la reprise des cours en présentiel, dans le 1er degré, comme dans le 2d degré, se fassent de manière sécurisée. Le déni ministériel sur la réalité sanitaire a conduit l’Education nationale dans le mur. Jauges réduites, capteurs de CO2, vaccination, tests etc....Aujourd’hui, portons ensemble nos exigences pour une reprise qui garantisse la sécurité et la santé de toutes et tous !

Signez la pétition : pour la reprise le 26 avril,
il faut agir rapidement

Voir aussi notre article détaillé « Préparer la reprise, le temps presse ! »

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Création d’un ordre des psychologues : Une proposition antidémocratique et inadaptée !

jeu, 15/04/2021 - 09:09

L’ensemble des organisations de psychologues a découvert le 7 avril une proposition de loi portant création d’un ordre. Surfant sur l’impact psychologique de la crise sanitaire et le besoin de psychologues dans tous les domaines de la vie sociale, un groupe de parlementaire « Les Républicains, a déposé cette proposition à l’assemblée.

La création d’un ordre ne répond aucunement aux demandes des psychologues mais vise à encadrer leurs pratiques et la régulation de leur exercice professionnel.

  • Cette proposition de loi ferait entrer tous les psychologues, quel que soit leur champ d’exercice dans le code de la santé publique et les affilierait aux professions de santé, assujetties aux directives des ARS.
  • L’autorisation d’exercer ne dépendrait plus seulement de la possession des diplômes requis comme le fixe la loi du 25 juillet 1985 mais d’une autorisation donnée par l’ordre en échange d’une cotisation obligatoire.
  • L’ordre possèderait des pouvoirs de sanction disciplinaire et d’interdiction d’exercice, en cas de non-respect de principes de « moralité », de « devoirs professionnels » et d’une charte de « bonne conduite » élaborés par le conseil national de l’ordre. Non seulement ces sanctions viendraient s’ajouter aux éventuelles sanctions pénales, mais font le lit d’interprétations très subjectives et normatives.
  • La formation, initiale et continue, serait soumise à l’avis du conseil de l’ordre alors que dans le même temps le projet de loi prévoit d’autoriser l’exercice de ressortissants étrangers, venant de pays ne protégeant pas l’usage du titre et n’ayant pas de formation équivalente à celle pratiquée en France.
  • Les psychologues exerçant dans la fonction publique seraient concernés et devraient se conformer aux obligations fixées par l’ordre dans un délai maximum de 7 ans

Quelle protection pour le public ? Quel bénéfice pour les psychologues ?

La gestion de la liste ADELI est déjà assurée par les ARS et les psychologues n’ont pas besoin d’une « police des pratiques » qui définisse de manière unilatérale celles qui seraient autorisées ou non !

La FSU, première organisation syndicale représentant les psychologues de l’Éducation nationale s’est depuis longtemps opposée à la création d’un ordre. C’est pourquoi elle a rejoint le CERéDéPsy avec 21 autres organisations et travaille aujourd’hui à l’actualisation d’un code de déontologie des psychologues faisant autorité par le large consensus attaché à son élaboration, en vue de le rendre opposable.

Les auteurs de cette proposition de loi paraissent bien plus intéressés par les moyens de réguler de manière autoritaire la profession de psychologue que par la déontologie !

La FSU demande instamment le retrait de ce projet de loi inapproprié et dangereux et appelle les personnels à s’exprimer dans ce sens auprès des parlementaires.

Pour télécharger le communiqué commun des PsyEN de la FSU, SNUipp-FSU et SNES-FSU :

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Du 17 mai au 3 juin 2021, Votez pour élire la direction de votre syndicat

mer, 14/04/2021 - 14:33

Du 17 mai au 3 juin, tou·te·s les adhérent·e·s du SNES-FSU sont appelé·e·s à voter pour élire la nouvelle Commission administrative nationale (CAN) et choisir l’orientation qu’ils et elles souhaitent donner à leur syndicat pour les trois années à venir.
Dans bon nombre d’académies, les CA académiques et/ou les bureaux départementaux seront aussi renouvelés selon le même calendrier.
Organisées dans chaque section syndicale d’établissement (S1), les élections à la CAN constituent un moment essentiel de la vie démocratique du SNES.

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Préparer la reprise : le temps presse !

lun, 12/04/2021 - 14:05
26 avril : école à distance, ne pas revivre le chaos

Le 26 avril, les collèges et les lycées vont connaître une nouvelle semaine d’école à distance. Après le fiasco de la saison 1 au printemps 2020 et de la saison 2 la semaine du 5 avril 2021 (voir notre article), le ministère et les collectivités territoriales doivent tout mettre en œuvre pour que la saison 3 ne soit pas synonyme de nouvel échec général. Il ne serait pas acceptable que les personnels et les élèves payent une nouvelle fois le prix de l’impréparation et du manque d’anticipation des autorités.

Parmi les questions auxquelles des réponses claires doivent être apportées :

– par le Ministère :
* le Ministère a-t-il sécurisé le service « ma classe à la maison » ?
* A-t-il été redimensionné pour accueillir suffisamment de connexions en même temps ?
* D’autres outils respectant les règles du RGPD sont-ils développés ?

– par les collectivités territoriales :
* Les ENT sont-ils capables d’encaisser une charge accrue de connexions en simultané ?
* Une solution de secours est-elle prévue en cas de crash des ENT ? 

Le Snes-FSU demande qu’un échange tripartite organisations syndicales/ministère/collectivités territoriales soit organisé dans les plus brefs délais.

Le temps est compté d’ici le 26 avril ! Il reste :

Jours Heures Minutes Secondes

Un aperçu de cette folle semaine….

Précédent Suivant 3 mai, reprise en présentiel, des mesures incontournables

Le basculement en école à distance a signé l’échec de la stratégie du ministre de l’Éducation nationale, enfermé dans l’idée que les collèges et les lycées ne fermeraient jamais et que la stratégie française était la meilleure du monde.

Le Snes-FSU, attaché à la scolarité en présentiel, avait fait de très nombreuses propositions dès la fin du mois d’août et à chaque rebond épidémique pour éviter d’en arriver à la fermeture des établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer a fait le choix de les ignorer. Toute la communauté éducative en paye aujourd’hui le prix.

La réouverture des établissements le 3 mai va être un moment crucial : elle doit être préparée et réalisée dans des conditions de sécurité sanitaire qui permettent de le garder ouverts jusqu’à la fin de l’année scolaire. Parmi les demandes du Snes-FSU :

– une limitation du brassage dans les établissements en instaurant des jauges, en collège comme en lycée, définies à l’échelle de la classe et non d’un établissement

– une politique de tests cohérente et à grande échelle. Jusqu’ici la politique de tests dans le second degré a été un échec : quasiment pas de tests salivaires, très peu de tests naso-pharyngés réalisés. La stratégie « tester-alerter-protéger » ne peut se déployer si son premier pilier n’est pas opérationnel !
Dernière minute : le gouvernement annonce la déploiement des autotests dans les lycées à partir du 26 mai : l’outil est intéressant, d’autres pays l’ont utilisé, mais de nombreuses questions restent sans réponse ! Où se fait l’autotest (au domicile ou dans l’établissement) ? Si c’est au lycée, qui est chargé de le surperviser ? Qui fournit les kits d’autotests : les établissements ? Si oui, quand vont-ils être livrés ? Comment se gère le contact tracing ? Quelle articulation avec les autres tests ? Encore une fois, derrière les annonces médiatiques, rien ne semble prêt.

– la vaccination des personnels volontaires doit être engagée avant le 3 mai : la cacophonie gouvernementale où les annonces des uns et des autres se succèdent, sans aucune cohérence, doit cesser. Tout notre dossier vaccination

– les établissements doivent être équipés en capteurs de CO2.

– avant ou après le 3eme confinement, la cantine reste un point de vigilance. Des solutions pour permettre aux élèves de déjeuner en toute sécurité existent. Le renvoi au local ne peut faire office de politique en la matière. Des discussions doivent être engagées dans les plus brefs délais entre l’Etat, les collectivités territoriales et les organisations syndicales.

– un protocole sanitaire avec des règles claires (fermeture de classe, définition des cas contacts pour les élèves et les adultes) qui permet d’éviter toute chaîne de contagion.

Une rentrée ça se prépare ! Le temps presse… D’ici le 3 mai, il reste :

Jours Heures Minutes Secondes Anticiper sur la fin de l'année - préparer la rentrée 2021

La crise sanitaire a également des implications pédagogiques, quoi qu’en dise le ministre de l’Education nationale, cette année n’a rien de normal !

Parmi les demandes du Snes-FSU :
la neutralisation du Grand oral : voir notre dernier communiqué

collège : des aménagements pour le DNB. Voir nos demandes

des aménagements sur le bac de français : le détail à lire dans notre article

collège/lycées : un travail sur les programmes pour la rentrée 2021 : le Snes-FSU a obtenu des groupes de travail sur ce sujet. Le compte-rendu des réunions est à retrouver ici

revenir sur les suppressions des postes annoncées : 1883 suppressions d’emplois en collège et en lycée à la rentrée 2021, comment croire que l’Education nationale est une priorité ?

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Déclaration SNES-FSU au CSE du 9 avril 2021

lun, 12/04/2021 - 13:40

Bonjour à toutes et à tous,

Nous n’aurions pas pensé en mars 2020 que nous aurions l’occasion de célébrer un an de CSE à distance. Séances délibérant par écrit, puis à distance sans délibération, puis à distance avec délibération… L’organisation s’est améliorée et peu à peu stabilisée, même si parfois des soubresauts électroniques mettent leur grain de sel dans les séances. Merci à l’équipe du CSE et en particulier à Julius Coiffait pour l’expertise et l’énergie déployée.

Il n’en est pas de même pour l’école à distance, et il serait tentant d’ironiser sur les difficultés techniques de ces derniers jours. Cette situation nous afflige. Les dénégations, gesticulations et autres manifestations d’autosatisfaction du ministre ne font qu’ajouter au discrédit de notre grande maison commune.

Pendant ce temps, les collègues continuent de faire leur possible parfois à bout de bras pour maintenir les élèves en activités et éviter tout décrochage.

Saluons en particulier les AESH, qui ont payé un lourd tribu à l’épidémie. Ils ont été reçus hier par le ministère suite à leur historique journée de mobilisation pour la reconnaissance de leur métier, sans qu’aucune réponse ferme ne leur soit apportée. Ces personnels clés de voûte de l’école inclusive n’ont ni statut, ni carrière, ni rémunération digne de ce nom. Cela ne fait pas honneur à l’Éducation nationale.

Concernant la fin d’année scolaire

– Le SNES-FSU note avec satisfaction la suspension d’ev@lang et de pix en collège.

– Le passage à distance renforce les inégalités entre élèves : des mesures sont à prendre concernant les épreuves d’examen de fin d’année. Elles doivent être annoncées au plus vite de façon à donner un peu de sérénité aux personnels et aux élèves. Nous avons déjà communiqué nos demandes sur le DNB, l’épreuve anticipée de français et le baccalauréat, notamment la neutralisation du grand oral.

– En CPGE, des rectorats comme celui de Paris, viennent de décider une suspension des interrogations orales alors même que la Dgesco et la Dgesip avaient annoncé aux associations lors du Comité de concertation et de suivi des CPGE du 26 mars dernier qu’aucune instruction n’avait été donnée en ce sens. Or les interrogations orales peuvent se faire à distance et font partie intégrante du suivi des étudiants et de leur formation. Le SNES-FSU demande donc une clarification sur ce point au ministère afin que les interrogations orales puissent se poursuivre sur tout le territoire.

Pour l’année prochaine

Nous l’avons dit, des aménagements du programme des examens sont nécessaires pour le collège, le lycée, mais aussi les CPGE. En effet, malgré tous les efforts réalisés par les personnels pour mettre en place la continuité pédagogique, l’épidémie a gravement perturbé deux ans de scolarité des actuels collégiens et lycéens. L’annonce d’allègements de programme serait un signal fort de prise en compte de ces difficultés par l’institution et serait de nature à rassurer les élèves et les futurs étudiants.

Concernant les textes de ce jour

Nous proposerons avec les organisations SNEP-FSU / FCPE / SE-UNSA / FNEC-FP-FO / CGT / SNALC / SUD-Education un vœu de retrait de l’ordre du jour du texte 1 censé définir la fonction de professeur principal et de professeur référent de groupe d’élèves. Le projet de décret ne définit rien de précis, il faut instruire la question davantage plutôt que de jouer une fois de plus avec le Code de l’éducation pour se rendre compte six mois plus tard que les écritures ne conviennent pas et qu’il faut modifier la modification. Le code de l’éducation n’est pas l’instrument de l’agenda politique, c’est notre outil de travail, le modifier doit avoir du sens.

Par ailleurs, le comité de suivi de la réforme constate une dégradation de la mixité de genre dans les spécialités. Le travail en équipe pédagogique et avec les psy-en avait permis des progrès. Sans suivi d’équipe et avec de moins en moins de Psy-EN disponibles, les stéréotypes de genre regagnent du terrain. C’était une de nos craintes avec la réforme. Pour convaincre nos élèves, filles et garçons, de choisir la filière qui leur convient et non celle vers laquelle les idées reçues de la société les poussent, un travail collectif est nécessaire. Le professeur référent de groupe d’élèves ne rétablit pas ce caractère collectif, mais il en compliquera l’organisation. Il ne constitue pas une solution aux problèmes posés par la réforme. Il faut des Psy-EN et réfléchir les choses autrement.

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Le SNES-FSU attentif aux conditions de déroulement des épreuves de concours

ven, 09/04/2021 - 07:51

L’établissement de mesures de lutte renforcées contre la pandémie depuis le 3 avril a un effet important sur la circulation des trains et l’offre d’hébergement. Le SNES-FSU avait saisi la DGRH des difficultés de certain-es candidat-es pour rejoindre les centres d’examen et trouver à se loger. Nous avons pu échanger rapidement ce jeudi 8 avril avec la DGRH à ce propos.

Consciente de ces difficultés, la DGRH estime cependant qu’elles n’empêchent pas les candidat-es de se présenter aux oraux. Le recours à la visioconférence, dans les cas déjà repérés par le Ministère, pose déjà beaucoup de difficultés, et oblige à rallonger certaines sessions d’oraux. Il n’est pas possible, selon la DGRH, d’en étendre le bénéfice au-delà des cas énoncés explicitement (candidat-es des DROM et de l’étranger et candidates enceintes).

Les services en charge des concours se disent mobilisés afin que le calendrier, désormais très tendu, puisse se dérouler comme prévu. Avec le renforcement des mesures sanitaires, « tout change, sauf les concours », et c’est la condition pour que la session 2021 puisse aller à son terme dans le format prévu.

Le SNES-FSU a rappelé qu’il souhaitait effectivement que se tiennent toutes les épreuves qu’avaient préparées les candidat-es, mais qu’il assortissait cette demande de la garantie des conditions sanitaires pour les candidat-es et les membres des jurys, ainsi que du respect du principe d’égalité. Il serait par ailleurs inconcevable qu’une partie des admissibles doive renoncer à passer les oraux faute de pouvoir se déplacer jusqu’au centre d’examen, ou de se loger à proximité. Nous avons demandé qu’un point d’information très régulier soit fait avec les organisations syndicales.

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Bac 2021, faire le point et sortir du brouillard

ven, 09/04/2021 - 01:14
Le contrôle continu écrase tout

Un courrier le 21 janvier, le ministre de l’Education nationale avait informé les personnels des nouvelles modalités du baccalauréat pour la session 2021 et depuis, toute une série de textes réglementaires est venu formaliser les annonces ministérielles (voir le document ci-dessous).

-les évaluations communes sont remplacées par le contrôle continu
-les épreuves de spécialité sont annulées et remplacées par le contrôle continu
-le grand oral est maintenu
-l’épreuve de philosophie est maintenue mais aménagée (3 sujets au lieu de 2)
-l’oral de français est aménagé avec la diminution du nombre de textes en voie générale et technologique mais rien n’est prévu pour l’épreuve écrite. 

Visualiser en plein écran Le ministère perd la boussole 

Que ce soit sur les évaluations communes annoncées comme supprimées fin octobre dernier, ou les épreuves de spécialité, ces textes témoignent de l’impossibilité de substituer le contrôle continu à des épreuves ponctuelles prévues et préparées comme telles pour un examen national. Les moyennes annuelles de terminale pour chaque enseignement de spécialité  concerné feront donc office de note de bac. Faute de pouvoir réfléchir à des modalités pédagogiques d’harmonisation rendues impossibles, il est prévu de remplacer le travail des commissions par les décisions de jurys et sous-jurys.  Comme pour la session 2020, il est prévu de fournir des éléments statistiques de comparaison issues des sessions 2018 et 2019 afin de procéder à ce qui s’apparente davantage à une péréquation des résultats.

Peu importe que les épreuves comme les programmes soient nouveaux et que certains enseignements n’existaient pas, le ministère fait le choix de comparer l’incomparable et de renouveler une procédure qui a fait la preuve de son échec l’année passée. On atteint un degré rarement égalé dans l’absurde concernant les évaluations communes passées au contrôle continu car elles seront jaugées,  entre autres, à l’aune de la première session des épreuves communes de contrôle continu (E3C).  Comment accepter de prendre ainsi comme référence des épreuves particulièrement injustes, dénuées de cadrage national, et passées sous la menace du zéro et des forces de l’ordre ? Pour le ministère, en matière d’évaluation l’arbitraire fait loi ? 

Et veut mettre au pas les enseignants

Le desserrement du calendrier des épreuves écrites s’accompagne d’un resserrement du contrôle sur les pratiques d’évaluation au quotidien dans la classe, au prix d’une pression sans précédent sur les enseignants comme sur les élèves.  Dans le genre, le « guide de l’évaluation » est une caricature accumulant les injonctions d’autant plus impossibles à tenir que bien souvent, les heures de cours avaient été divisées par deux pour de nombreux lycées depuis novembre dernier et que désormais, tous les établissements sont fermés. Le ministère veut donc imposer un nombre minimum d’évaluations et de types d’exercices, le tout articulé à de pseudo-harmonisations locales. Il faut des moyennes « robustes » (sic), ordonne-t-t-il, comme si ça pouvait suffire à l’égalité de traitement devant un examen désormais vidé de sa dimension nationale. Sous prétexte de l’urgence sanitaire, le ministère poursuit ainsi avec obstination son travail de destruction  des libertés pédagogiques et du métier  enseignant. Comment envisager les évaluations et les apprentissages dans une situation où les enseignements sont entravés par la mise à distance des élèves et les aléas de l’école numérique?

Les revendications immédiates

Après l’annulation des évaluations communes est venu le tour des épreuves de spécialité initialement prévues en mars. Il est peu de dire que cette annonce était attendue tant la situation était devenue pédagogiquement ingérable. Le choix ministériel du contrôle continu ne résout cependant rien bien au contraire. Au lieu de penser en amont des modalités alternatives à l’organisation des examens et des enseignements, le ministère a fait le choix de l’incohérence. Obsédé par la mise en œuvre de ses réformes, il a ainsi annoncé des adaptations par morceaux en refusant toute possibilité d’anticipation. Or, depuis juin dernier, le SNES-FSU a constamment alerté sur la nécessité d’un calendrier alternatif des examens et d’allègements de programmes. Il continue de plaider pour la neutralisation du Grand oral, épreuve dont personne ne sait actuellement quoi faire (voir ci-dessous le communiqué intersyndical du 7 avril).

Le grand oral coûte que coûte ?

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Pour rescolariser les élèves décrocheurs : les dispositifs relais

jeu, 08/04/2021 - 17:58

Les classes et ateliers relais de collège accueillent des élèves qui sont entrés dans un processus évident de rejet de l’institution scolaire et font parfois l’objet d’une mesure judiciaire d’assistance éducative. Le décret du 30 août 2019 permet à l’autorité académique d’inscrire un élève exclu définitivement de son établissement dans une classe relais, sans le consentement de ses représentants légaux. La nouvelle circulaire prend en compte cette modification mais diffère peu de la précédente.

En revanche, les dotations horaires des classes relais fondent comme neige au soleil dans un contexte de suppressions de poste. Une fois encore, le ministère n’est pas à une contradiction près.

Classes et ateliers relais : Quesaquo ?

A la différence des classes relais, les ateliers sont systématiquement implantés « hors les murs » d’un collège ou lycée dans des locaux apportés par les associations signataires de la convention. Celles-ci doivent également mettre à disposition des moyens humains (en plus des personnels de l’Éducation Nationale). Depuis la rentrée 2013, des internats, désormais appelés « internat tremplin », ont été mis en place, pour adapter la réponse éducative à la diversité des profils des jeunes en voie de déscolarisation. L’accueil en internat tremplin peut résulter d’une décision judiciaire.

Les classes accueillent en moyenne de 8 à 12 élèves dont la durée de fréquentation peut varier de quelques semaines à plusieurs mois, sans toutefois excéder une année scolaire. Dans les ateliers, les élèves ne sont accueillis que pour une période de quatre semaines, renouvelable trois fois dans l’année.

Quelles démarches pour qu’un élève soit admis en classe relais ?

-C’est le DASEN qui les implante et qui définit leur encadrement. L’admission d’un élève est décidée par le DASEN, sur avis du groupe départemental de pilotage, dont le directeur de la PJJ, et sous réserve de l’accord de sa famille et de l’engagement du jeune dans la démarche, sauf pour les élèves poly-exclus affectés directement par le DASEN. La commission départementale s’appuie sur un dossier d’admission, préparé par la commission éducative de l’établissement et transmis par le chef d’établissement, ou dans le cas des élèves polyexclus par le référent violence du département.

-Les enseignants qui interviennent en dispositifs relais (DR) sont recrutés sur la base du volontariat. Les équipes sont en principe mixtes, composées d’enseignants, d’éducateurs, de personnels sociaux et de santé, de Psy-EN, etc. Les DR reposent sur un partenariat actif avec la PJJ, les collectivités locales ou les associations.

L’avis du SNES-FSU

De telles structures doivent permettre d’éviter que des jeunes fortement marginalisés, entrés dans un processus manifeste d’exclusion scolaire ne s’y installent définitivement.

Néanmoins, elles doivent s’inscrire dans une logique transitoire, et non permanente, de réparation. Des moyens supplémentaires permettant une concertation entre collège d’origine et structure relais faciliteraient le retour de l’élève dans sa classe.

L’Éducation nationale ne peut se contenter de « réparer », elle doit tout mettre en œuvre pour favoriser la prévention et lutter contre l’échec scolaire.

Il ne faudrait pas que l’existence en parallèle de deux dispositifs répondant aux mêmes objectifs aboutisse à leur mise en concurrence et à un désengagement total de l’État pour les ateliers relais.

Depuis le début, le SNES-FSU a toujours mis en garde sur les risques de transformations de ces structures en filière de relégation et de tri social.

Des moyens en berne

En 2018-2019, le ministère a recensé   434 dispositifs relais (chiffre en baisse : 490 en 2015-2016). Il est indispensable de conserver pour ces élèves un triple objectif ambitieux (resocialisation, rescolarisation et consolidation des apprentissages). Sans ce triptyque, le retour dans une classe ordinaire ne pourrait s’avérer positif et les missions des dispositifs relais seraient alors dénaturées.

Les personnels qui interviennent dans ces structures doivent pouvoir bénéficier d’une formation spécifique de haut niveau en matière de connaissance des adolescents, de gestion des conflits et de techniques de transmission des connaissances et de retour aux apprentissages pour un public en difficulté.

L’existence des classes et ateliers ne doit pas empêcher la mise en place, avec les moyens nécessaires, de dispositifs alternatifs sur demande des équipes.

Quelle équipe de suivi ? Ce que propose le SNES-FSU

Pour éviter que l’échec scolaire ne devienne trop lourd et pour privilégier une véritable prévention, nous demandons que se mettent en place des équipes pluriprofessionnelles de suivi de la grande difficulté. L’équipe, qui devrait comprendre un ou deux enseignants, un CPE, le COPsy, l’assistante sociale et l’infirmière, suivraient des élèves connaissant des difficultés au niveau des apprentissages, mais aussi d’ordre psychologique ou social.

Il s’agit pour nous d’échafauder un véritable tutorat d’équipe remplissant des missions d’évaluation et de proposition :

• en repérant les élèves vulnérables

• en amorçant le dialogue avec eux, leurs familles et l’ensemble des partenaires extérieurs

• en mobilisant des personnes ressources (orthophoniste, psychologue…) pour traiter les problèmes qui ne peuvent l’être au sein de l’institution

• en assurant un suivi pédagogique et d’orientation

En tirant profit de tout le potentiel d’enseignement (LP, SEGPA/EREA, classes du collège, dispositifs relais…) l’équipe jouerait tout son rôle en formulant des besoins éducatifs spécifiques à chaque élève concerné.

Nous demandons qu’une décharge forfaitaire de service soit accordée à chaque enseignant engagé volontairement dans le dispositif et que les autres personnels soient présents en nombre suffisant dans l’établissement afin de participer régulièrement à la concertation.

Nous invitons les équipes intéressées par l’expérimentation d’un tel dispositif à présenter leur projet au C.A afin que ce dernier demande officiellement à l’I.A les moyens nécessaires pour le réaliser.

Textes de référence :

Décret n° 2019-909 du 30 août 2019, circulaire du 19-02-2021, circulaire n°2019-122 du 3 septembre 2019.

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École inclusive : les demandes du SNES-FSU

jeu, 08/04/2021 - 12:44

Reçu en audience au ministère le 31 mars, le SNES-FSU a pu faire le bilan des difficultés rencontrées dans la mise en place d’une inclusion de qualité dans les collèges et les lycées. La volonté des personnels d’accueillir les élèves est forte, mais l’organisation, les moyens et la formation ne suivent pas. Les injonctions génèrent de la souffrance et du travail empêché chez les personnels comme chez les élèves. Il faut passer d’un discours triomphaliste sur les chiffres à une politique qualitative à l’écoute des remontées et des propositions du terrain. Les Pial, en particulier, ne fonctionnent pas. Il faut réfléchir autrement l’organisation du travail des AESH, leur donner un statut, une carrière et un salaire décents.

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Le grand oral coûte que coûte ?

jeu, 08/04/2021 - 10:29

A deux mois et demi des épreuves, le Grand Oral ne tient plus qu’à un fil : la volonté du ministre de l’Education nationale de tenir quoi qu’il en coûte l’épreuve phare de sa réforme du baccalauréat. Pourtant cette épreuve pose de nombreux problèmes que le Snes-FSU, le SIA (syndicat des inspecteurs d’académie), le SNPI-FSU, le Snetap-FSU pour l’enseignement agricole,n’ont cessé de pointer, aussi bien sur le fond de sa conception que sur les modalités de sa mise en œuvre.

Une épreuve floue et mal pensée

Le « Grand Oral » est adossé aux enseignements de spécialité et le B.O. précise que, lors de la deuxième partie de l’épreuve, le jury « peut interroger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de spécialité et évaluer ainsi la solidité des connaissances ». La grille d’évaluation indicative jointe au B.O., cependant, met beaucoup plus largement l’accent sur la forme que sur le fond et la conception qui semble s’imposer, notamment au travers des quelques formations qui ont été mises en place dans les académies, est bien celle d’une épreuve essentiellement rhétorique.

Compte-tenu de ces contradictions manifestes, comment savoir quelle préparation mettre en œuvre ?

Par ailleurs, l’abondance de productions issues des collèges académiques d’inspecteurs autant que des différentes inspections générales disciplinaires, loin de répondre à l’ensemble des questions, finit par semer le trouble chez les professeurs.

Nos organisations sont bien convaincues qu’il est important de renforcer le travail autour de l’oral. Mais elles estiment que cela n’a de sens que si la maîtrise de l’oral est au service de l’exposition claire et fluide de connaissances précises et bien assimilées. Or, le « Grand Oral » tel qu’il est actuellement conçu s’inspire ouvertement d’épreuves du supérieur (Science Po ou l’ENA…) et n’en retient qu’une caricature formelle qui ne peut en aucun cas servir à faire avancer le travail sur l’oralité au lycée.

Le développement d’un vrai travail sur l’oral, réellement adossé aux disciplines, suppose que les professeurs soient formés (et pas quelques mois seulement avant la passation de l’épreuve !) et que les moyens leurs soient donnés de travailler réellement l’oral en classe avec leurs élèves. Comment travailler l’oral avec un groupe de 35 élèves sans qu’aucun dédoublement ne soit prévu à cet effet ?

Dans les conditions actuellement prévues, loin de réduire les inégalités sociales, l’épreuve du « Grand Oral » va conduire à avantager les élèves les «mieux dotés» et risque d’être le symbole même du caractère inégalitaire du nouveau baccalauréat !

Des inégalités aggravées par la crise sanitaire et sa mauvaise gestion

Si, dès sa conception, la mise en œuvre de cette épreuve était approximative et précipitée, la crise sanitaire a encore aggravé les conditions de préparation : un troisième trimestre de première chamboulé, le passage à l’hybride dès le mois de novembre dans certains lycées puis le passage à l’école à distance depuis quelques jours.

En novembre, les ministres ont autorisé le passage à l’hybride sans réel cadre national en dépit des alertes de nos organisations syndicales sur les implications de ce manque de cadrage. Résultat, dès le mois de novembre les lycées se sont organisés différemment les uns des autres entraînant une réelle rupture d’égalité devant l’examen. Aujourd’hui, les deux semaines d’école à distance vont renforcer les inégalités.

Enfin, dans des circonstances sanitaires qui ont des effets reconnus sur la psychologie des jeunes, comment envisager que les élèves de terminale soient prêts à aborder la partie 3 de l’épreuve qui leur demande de se projeter dans l’avenir et d’évoquer leur projet d’orientation ?

L’urgence est d’envoyer un message clair à l’ensemble de la communauté éducative : dans le contexte d’incertitude et de bouleversement lié au Covid, il faut ramener de la sérénité.

Nos organisations, Snes-FSU, Snetap-FSU, SIA (syndicat des inspecteurs d’académie) et SNPI-FSU, affirment que la neutralisation du Grand Oral est un impératif absolu pour la session 2021.

Pour les sessions suivantes, dans le cadre d’une redéfinition des épreuves du baccalauréat, les épreuves orales devront être elles-mêmes redéfinies, en concertation avec les personnels.

Nous demandons une réponse rapide : il n’est pas entendable de rejouer la mauvaise série à rallonge de l’an dernier sur l’oral de français où les lycéens et les professeurs ont dû attendre jusqu’au 28 mai la décision du ministre de l’Education nationale. Il faut laisser aux professeurs et aux élèves la possibilité de consacrer le peu de temps qui reste à un travail utile autour de savoirs disciplinaires solides.

L’obstination ministérielle sur de nombreux sujets a mis sous tension le système éducatif. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à s’accrocher au totem d’une réforme contestée mais à faire preuve de responsabilité en prenant la décision qui s’impose : la neutralisation du « Grand Oral».

Communiqué en version PDFTélécharger

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