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Éducation prioritaire

mar, 19/10/2021 - 11:26
Des exceptions, moins de règles

La « nouvelle éducation prioritaire » telle que la présente le ministère sera le parent pauvre de la précédente. Les expérimentations engagent une poignée de collèges qui ne relevaient pas de l’éducation prioritaire et quelques lycées général et technologiques, et professionnels déclassés depuis 2014, qui ont accepté de signer un contrat local d’accompagnement triennal (CLA). Les moyens octroyés prennent la forme d’heures supplémentaires et d’IMP (indemnité pour mission particulière) en contrepartie de projets construits et mis en avant par des équipes volontaires.

Plutôt que de développer les collectifs de travail, cela renforce la concurrence entre les personnels comme entre les établissements. Les critères pour obtenir un CLA ne sont pas transparents et la pérennité de ces moyens n’est pas assurée. La délabellisation des REP, prévue en septembre 2022, entraînera la disparition de l’indemnité et les bonifications afférentes. La logique des CLA préfigure les nouvelles orientations du ministère. L’allocation progressive de moyens pourrait bien être d’abord soumise à la signature d’un CLA.

Alors que les indemnités REP ou REP+ concernent actuellement tous les professeurs et CPE des réseaux d’éducation prioritaire, les professeurs en CLA ne bénéficient pas tous d’une indemnité. Le SNES-FSU revendique bien au contraire l’élargissement de l’indemnité REP aux AESH et AED et l’extension de la pondération REP+ à tous les personnels de l’éducation prioritaire du fait des conditions d’exercice plus difficiles et du travail en équipe quotidien informel, plus nécessaire qu’ailleurs.

Le privé met un pied dans la porte

Si cela ne suffisait pas, le CLA ouvre la porte de l’éducation prioritaire à l’enseignement privé sous contrat ! Six établissements (à Marseille, au Mans, à Nantes et à Roubaix) sont retenus sans qu’ils en aient les critères sociaux. Cette initiative du ministère est inacceptable car elle détourne, au profit d’un réseau privé confessionnel, des moyens jusqu’ici attribués au service public, seul réseau où l’école est gratuite et laïque et qui accueille tous les élèves sans distinction.

De 80 à 126 cités éducatives

Les cités éducatives, et leur gouvernance avec le principal de collège comme pilote, et deux représentants de la préfecture et de la collectivité locale, reposent aussi sur une contractualisation. L’inspection générale a rédigé un rapport en demi-teinte : « Le rythme et le calendrier […] des cités éducatives apparaissent […] difficilement tenables ». Le rapport critique parfois « la culture du résultat ». Les pratiques pédagogiques apparaissent en ligne de mire : « il est trop tôt pour mesurer des effets sur les résultats scolaires et sur l’évolution des pratiques pédagogiques des enseignants mais toutes les conditions sont réunies pour que de tels effets soient observables à court terme ».

TER : politique sociale ou d’austérité ?

Présentés comme le pendant rural des cités éducatives, les 24 Territoires éducatifs ruraux (TER), expérimentés depuis janvier 2021 dans les académies d’Amiens, Nancy-Metz et Normandie, sont étendus aux académies de Dijon, Limoges, Besançon, Clermont-Ferrand, Toulouse, Rennes et Bordeaux. Ces 61 TER doivent « renforcer l’ambition scolaire des élèves » et lutter contre une forme de « censure » en ce qui concerne l’orientation. Mais le ministère n’envisage pas un seul instant des créations de postes de Psy-ÉN et des ouvertures de CIO, encore moins de rendre les postes ­supprimés dans les collèges et lycées. Proposer aux élèves, comme le demande le SNES-FSU, une carte de formations diversifiées et à proximité dans tous les secteurs même les plus enclavés est possible mais il faut pour cela des moyens pour l’École publique.

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CA : faire vivre la démocratie

dim, 17/10/2021 - 19:24

Le projet est clair : mettre en charpie le caractère national du second degré par la définition, comme dans le privé,d’un « caractère propre » de chaque EPLE, avec pour corollaire la destruction de l’autonomie professionnelle des équipes éducatives et leur caporalisation sous l’autorité du chef d’établissement omnipotent et omniscient.

Installer la commission permanente, un point c’est tout !

L’article R421-22 du code de l’Éducation prescrit désormais que « le conseil d’administration se prononce, lors de la première réunion qui suit le renouvellement de ses membres élus, sur la création d’une commission permanente et sur les compétences qu’il décide […]de lui déléguer ». Puis d’ajouter qu’une fois créée, le CA peut lui«soumettre toute question sur laquelle il souhaite recueillir son avis ». En droit le « et »n’est pas obligatoirement cumulatif. Le CA peut donc créer une Commission permanente (CP) et ne pas lui déléguer de compétences, car elle deviendrait alors décisionnelle et dessaisirait le CA. En revanche, le CA peut saisir la CP qu’il aura installée pour simple avis. Il est donc nécessaire de travailler en amont avec les autres membres élus pour l’installation de la CP (premier vote) et contre toute demande de délégation de compétence (second vote). Il faut exiger deux votes distincts. Après avoir installé la CP sans délégation de compétence, un nouveau vote définit les questions sur lesquelles le CA veut recevoir le simple avis de la CP. Il paraît acceptable d’inscrire l’obligation de le recevoir avant toute proposition de répartition de la DGH.

Proposer un ordre du jour ou imposer ses ordres ?

Jusqu’ici, l’ordre du jour était adopté par le CA en début de séance. Avec la modification de l’article R421-25, le chef en décide seul ! C’est un pouvoir substantiel qui lui est octroyé. Comment le CA pourrait-il administrer l’établissement, s’il ne peut plus décider des points sur lesquels délibérer dans le cadre de l’autonomie des EPLE ? Il faut instituer un rapport de force en exigeant que toute question relevant des compétences du CA soit automatiquement mise à l’ordre du jour sur simple demande d’un de ses membres. On s’appuiera sur les écrits du ministère qui, pour défendre sa disposition devant le Conseil d’État, prétend que « les dispositions attaquées n’ont pas pour effet de réserver au seul chef d’établissement la détermination de l’ordre du jour ». Gageons qu’il se trouve encore des personnels de direction soucieux d’un minimum de sérénité dans le climats colaire et pour lesquels le fonctionnement démocratique des EPLE, dans le cadre réglementaire, est encore un objectif fondamental.

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Collège : pour une rentrée respectueuse de nos droits

mer, 08/09/2021 - 07:50

Il vous donne les outils réglementaires pour défendre vos droits et soutient à la mise en place de la force du collectif qui permet de résister aux pressions hiérarchiques et conserver son énergie de travail pour des projets pédagogiques choisis.

Quelle organisation sanitaire pour la rentrée?

La circulaire de rentrée du 23 juin 2021 prévoit la mise en place dans chaque établissement d’un plan de continuité pédagogique.

Compte-rendu de la réunion sanitaire de rentrée

Situation sanitaire et rentrée scolaire

Le dispositif “une classe/ une salle”, lorsqu’il n’a pas pu être remis en cause par les équipes, a participé à dégrader les conditions de travail des professeurs de collège l’année passée, augmentant leur stress et leur fatigue. Attention, quelques chefs d’établissement escomptent encore l’imposer à la rentrée 2021! Les équipes qui ne sont pas volontaires doivent avertir leur section syndicale et peser collectivement pour retrouver une situation d’enseignement moins contraignante.

une classe/une salle: Fausse bonne idée

Covid19 : mon établissement a mis en place le dispositif « une classe, une salle », je suis professeur, suis-je responsable de ce qu’il se passe dans la salle à l’interclasse ?

En Guadeloupe, cette organisation n’a pas de sens

Préparation de la rentrée et heure mensuelle d’information syndicale

A l’occasion des réunions ou conseils pédagogiques de fin d’année, certains chefs d’établissement peuvent chercher à imposer des modes de fonctionnement de l’établissement contre l’avis des enseignants.

Faites exister les débats dans votre établissement pour permettre d’organiser son fonctionnement en accord avec les personnels !
En lien avec vos sections SNES-FSU départementales et académiques, préparez ces discussions grâce à des Heures mensuelles d’information syndicale (HMIS) permettant d’avoir des débats sans regard hiérarchique, de construire des réactions collectives, des argumentations que vous pourrez porter à plusieurs par la suite en conseils pédagogique, ou en réunions plénières et en CA.

Évaluation des établissements: danger!

Malgré la crise sanitaire, certains chefs d’établissement zélés ont accepté dès l’an dernier d’entrer dans la procédure d’évaluation systématique des établissements. 10% d’EPLE ont été évalués mais les chefs d’établissements qui ont atermoyé vont devoir annoncer à la prérentrée qu’ils sont désignés pour cette année. Le SNES-FSU démontre ici les dangers de cette évaluation systématique:

Autoévaluation des établissements : attention, danger !

Les expérimentations

Les expérimentations (École du socle et ses échanges de service avec le primaire, « classe coopérative »…) doivent être votées en CA. Le projet est souvent utilisé pour contourner le caractère national du système éducatif. La loi  » pour une école de la confiance « votée durant l’été 2019, comporte un article qui permet d’étendre l’expérimentation à l’organisation horaire des enseignements. Sous couvert d’adaptation au local et d’expérimentations, les EPLE sont mis en concurrence et la liberté pédagogique des enseignants est malmenée. Le SNES-FSU est favorable à ce que les projets restent à l’initiative et à la main des professeurs qui le souhaitent.

Ce qu’il faut savoir sur la réglementation de l’expérimentation

La mobilisation collective et l’action de la FSU ont permis de supprimer, lors de son passage au Sénat, l’article 6 quater fondant les EPLESF (Établissements publics locaux des savoirs fondamentaux) fusionnant les écoles et leur collège de secteur. Cependant, les expérimentations d’écoles du socle se sont développées en 2019-2020.

Pas d’aménagements au programme !

Les conséquences pédagogiques de la crise sanitaire nécessitent d’aménager les programmes. Le SNES-FSU persiste dans sa demande (renouvelée en audience le 30 août) et fait des propositions au ministère.

Rentrée 2021 : programmes, les propositions du Snes-FSU

Mais les marottes du ministère

Au lieu de privilégier l’aide au sein de la classe en finançant des dédoublements, le ministre prétend diminuer les inégalités scolaires en renforçant Devoirs faits, dont aucun bilan n’a été officiellement établi d’une part (obligatoire pour les élèves en difficulté en Sixième et e-devoirs faits) et en créant une option en Sixième pour les élèves en difficulté d’autre part: français-culture antique qui a dû être financé qui l’expérimente en prenant sur la chiche marge d’autonomie donc en réduisant les possibilités d’autres dédoublements ou enseignements facultatifs.

L’OVNI « Français et culture antique », une Option Vitrine Non Identifiée

Systématisation des évaluations nationales

En Sixième, à chaque rentrée, les élèves passent une session de deux évaluations informatisées en français et en mathématiques… sans que leurs résultats n’apportent beaucoup d’information aux professeurs sur leur niveau.

Vont s’y ajouter deux évaluations nationales en Troisième :

  • Pix : il s’agit d’une certification obligatoire à ce niveau. Tout se déroule sur une plateforme informatisée sans que les enseignants n’aient d’items à valider. La mise en place d’un parcours Pix pour tous les élèves de cycle 4 correspond à une session informatique qui permet d’évaluer leur niveau et donc leurs besoins en compétences numériques. Ces compétences sont travaillées comme auparavant avec les professeurs dans le cadre du programme de chaque discipline.

École numérique : un Pix de trop !

  • Ev@lang: test de positionnement numérique en anglais pour les élèves l’ayant étudié en LV1 ou LV2.

Anglais : Ev@lang charge la barque

Le SNES-FSU déplore la montée de cette logique certificative ainsi que le temps perdu pour les équipes au passage de ces évaluations qui n’ont pas d’intérêt pédagogique manifeste.

AP et EPI

Dispositif chimérique mis en place en septembre 2016 avec la réforme du collège, l’Enseignement pratique interdiscipliaire ou EPI  a disparu corps et bien au fil du temps. Les EPI résiduels sont, en fait, les projets interdisciplinaires que des collègues auraient de toute façon mis en œuvre par choix avec des collègues comme certains le faisaient auparavantec des moyens horaires suffisants. Le SNES-FSU rappelle qu’aucun texte réglementaire n’oblige à faire apparaître EPI et/ou AP dans l’emploi du temps. Ils font partie intégrante de nos enseignements disciplinaires et leur contenu dépendent des programmes. Certains chefs d’établissement exigent en juin des fiches de projet pour les EPI de la rentrée suivante? Pourquoi n’est-ce pas réglementaire?

AP et EPI : où en est-on ?
AP et EPI : prenons la main !

Imposition de classes « sans notes » versus liberté pédagogique.

Le ministère actuel n’est pas particulièrement attaché à l’évaluation « sans notes ». La rédaction des textes réglementaires sur la session du DNB 2020 le montre assez. Il laisse libre cours à cette pratique sous prétexte d’innovation et d’autonomie des établissements. L’évaluation « sans notes » a permis à des chefs d’établissement de s’immiscer dans les pratiques pédagogiques des enseignants. C’est pour certains d’entre eux un puissant  outil de management. L’expérience montre que dans les établissements où les enseignants résistent collectivement, ce type de projet est rapidement abandonné par les chefs d’établissement. Certains ont imposé une double évaluation tout au long de l’année pour « préparer » l’évaluation des bilans de fin de cycle; ce fonctionnement n’est pas réglementaire. Une fois la charge de travail doublée, les enseignants acceptent plus facilement de glisser dans un système unique d’évaluation « sans notes » afin d’éviter de travailler en « double tâche ».

Classes « sans notes » : ce n’est pas obligatoire
Évaluation : ne rien se laisser imposer

Que va-t-il advenir de l’éducation prioritaire à la rentrée 2021? à la rentrée 2022?

Enfin des nouvelles de l’augmentation de l’indemnité REP+ : mais….

Le filet se resserre sur l’éducation prioritaire

Le coût des CLA

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Sections européennes et DNL : Confusion et consternation !

mar, 07/09/2021 - 12:02

Dans le BO du 26 août 2021 ont été publiés des textes concernant la discipline non linguistique (DNL) en sections européennes et langues orientales (SELO) et hors SELO.

On y découvre que la prise en compte de l’épreuve spécifique de DNL pour l’obtention d’une mention européenne ou une mention DNL est très importante également pour l’obtention du baccalauréat à compter de la session 2022. En effet, il est mentionné que « Lorsque l’un des enseignements dont la moyenne annuelle est prise en compte pour le baccalauréat (histoire-géographie, enseignement scientifique en voie générale, mathématiques en voie technologique) est suivi en discipline non linguistique, la moyenne de DNL correspondante est prise en compte pour l’examen, en lieu et place de l’enseignement, avec le coefficient prévu par la réglementation pour cet enseignement. »

https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo31/MENE2121395N.htm

Cela signifie-t-il que le professeur de la discipline concernée fera son programme toute l’année pour voir son travail ignoré au profit d’une DNL qui ne peut se substituer à un programme complet d’histoire géographie par exemple ? Si nous comprenons bien le texte dans sa version actuelle, seule la note de DNL sera prise en compte pour l’obtention du baccalauréat. Cette formule témoignerait d’un mépris considérable pour le travail des professeurs d’histoire géographie, d’enseignement scientifique notamment, et qu’en est-il des autres DNL comme l’EPS par exemple ? Cela veut-il dire que si un élève choisit une DNL SVT, sa note se substituerait à celle de l’enseignement scientifique ? De nombreuses questions sans réponses sont soulevées par les collègues de toutes ces disciplines.

L’autre nouveauté de ce texte concerne la prise en compte de cette même note globale de DNL dans le calcul de la moyenne de langue vivante.
« La note globale attribuée à l’évaluation spécifique de contrôle continu pour l’obtention de l’indication Selo ou DNL est prise en compte sans pondération dans le calcul de la moyenne, sur le cycle terminal, de langue vivante A ou B. »

https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo31/MENE2121393N.htm

Or, dans le texte précédent nous lisons : « Les résultats obtenus par l’élève dans chaque discipline non linguistique (DNL) font l’objet d’une moyenne annuelle, qui figure dans son livret scolaire, pour chaque année scolaire. Cette moyenne est distincte des moyennes de langue vivante et des moyennes des enseignements auxquels correspondent les DNL. »

Que devons-nous conclure de ces instructions ? Cela ajoute à la confusion déjà bien installée dans les esprits des collègues, ce qui n’installera pas un climat de travail serein.

Et comme souvent les professeurs n’auront pas les réponses à apporter à leurs élèves qui à juste titre, aimeraient eux aussi se préparer en connaissance de cause.

Il est impératif de clarifier rapidement les nouvelles modalités concernant les DNL en SELO et hors SELO.

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Classe exceptionnelle (2021)

mar, 07/09/2021 - 11:33

Suivre son dossier

La cinquième campagne de promotions à la classe exceptionnelle permettra de nouveau la promotion de près de 6500 collègues (environ 5200 professeurs certifiés, 1000 professeurs agrégés, 230 CPE et 50 Psy-ÉN). C’est le résultat de l’action opiniâtre du SNES-FSU qui mène depuis longtemps la bataille de la revalorisation de nos carrières. Le SNES-FSU ne s’arrêtera pas là : il entend consolider les acquis obtenus pour les faire fructifier. Il mettra tout en œuvre pour assurer l’effectivité de cette revalorisation. Il agit pour que la classe exceptionnelle devienne accessible à toutes et à tous en fin de carrière.

Qui est promouvable ?

Sont promouvables les professeurs agrégés ou certifiés, les CPE et les Psy-ÉN étant à la hors-classe de leur corps respectif au 31 août 2021, en position d’activité ou de détachement ou de mise à disposition. Ne sont pas promouvables les collègues en congé parental.

Deux voies d’accès à la classe exceptionnelle La voie 1

Elle concerne les collègues étant au moins au 3e échelon de la hors-classe (2e échelon pour les professeurs agrégés) et ayant été affectés au cours de leur carrière au moins huit ans dans des conditions d’exercice difficiles ou sur des fonctions particulières.

Les affectations retenues sont les suivantes :

  • éducation prioritaire ;
  • enseignement supérieur (CPGE, PRAG, PRCE) ;
  • DCIO ;
  • DDFPT (ex-chef de travaux) ;
  • formateur académique ;
  • tuteur.

Ces affectations doivent avoir été exercées en position d’activité ou de détachement. La durée minimale de huit ans est décomptée par année scolaire. Seules les années complètes sont retenues. Les services à temps partiel sont comptabilisés comme des services à temps plein. En cas de cumul de ces affectations sur une même période, la durée n’est comptabilisée qu’une seule fois. Cette durée peut avoir été accomplie de façon continue ou discontinue tout au long de la carrière, elle peut aussi être composée de différents types d’affectation.

Votre dossier de promotion

Votre dossier I-prof comporte les principaux éléments de votre carrière (échelon, date et modalité d’accès au corps, affectations actuelles et antérieures…). Ces données sont automatiquement saisies sous la responsabilité de l’administration. Le SNES-FSU vous conseille d’en vérifier l’exactitude. En cas d’erreur, saisissez le rectorat via la messagerie I-prof, sans oublier de contacter, pour suivi, votre section académique du SNES-FSU.

Conditions de recevabilité
  • Éducation prioritaire. Sont pris en compte tous les classements « Éducation prioritaire » depuis l’origine (1982).

Toute année effectuée avec au moins 50 % du service dans un des établissements relevant de la liste ministérielle est comptée comme pleine. Pour les TZR (et les anciens TA ou TR : Titulaires académiques ou Titulaires remplaçants entre 1985 et 1999), les affectations à l’année (AFA) sont prises en compte dans les mêmes conditions.

  • Formateurs académiques. Les années sont prises en compte quelle que soit la quotité de service effectuée dans l’année, y compris celles effectuées avant 2015.
  • Tuteurs de stagiaires. Sont reconnues les fonctions de tuteur ayant ouvert droit à indemnité au titre des décrets 92-216, 2001-811, 2010-951, 2014-1016 et 2014-1017.
  • Exercice en STS. Le ministère a unilatéralement décidé en 2019 de ne plus prendre en compte les services effectués en STS (et classes assimilées). Seules restent toutefois acquises et reconnues les années enregistrées à ce titre lors des campagnes de promotion 2017 et 2018.
La voie 2 : l’ancienneté de carrière

Cette voie concerne tous les collègues placés au dernier échelon de la hors-classe (pour les professeurs agrégés : au dernier chevron). Là encore, il n’est pas nécessaire de faire acte de candidature : chaque situation sera automatiquement examinée.

L’avis du recteur

Pour chaque collègue promouvable, l’IA-IPR compétent et le chef d’établissement (IEN-IO et DASEN pour les DCIO) formuleront chacun via I-Prof une appréciation littérale. Ces appréciations seront consultables par chaque collègue « dans un délai raisonnable avant la tenue de la commission paritaire », indique la note de service ministérielle.

Le recteur formulera ensuite, à partir de ces appréciations primaires et du dossier tel que figurant dans I-Prof, un avis se déclinant en quatre degrés : « excellent / très satisfaisant / satisfaisant / insatisfaisant ». Le nombre des avis « excellent » ou « très satisfaisant » est contingenté en proportion du nombre de promouvables.

Le barème

Le barème est national et composé de deux parties.

L’ancienneté en hors-classe, au 31 août 2021

L’avis du recteur

  • Excellent : 140 points
  • Très satisfaisant : 90 points.
  • Satisfaisant : 40 points.
  • Insatisfaisant : 0 point.
Le calendrier de publication des résultats par l’administration
  • Professeurs certifiés, CPE, Psy-ÉN : entre fin août et début septembre 2021, selon l’académie.
  • Professeurs agrégés : début septembre 2021.
Après la promotion : le reclassement

Le reclassement en classe exceptionnelle au 1er septembre 2021 s’opère à indice égal ou immédiatement supérieur, avec conservation de l’ancienneté. Si cette ancienneté permet d’accéder à l’échelon supérieur, le reclassement sera effectué à cet échelon sans conservation d’ancienneté.

Avec le SNES-FSU et ses élus, suivre son dossier

Une information claire et efficace !
Malgré la disparition du contrôle exercé par les CAP en matière
de promotion à la classe exceptionnelle, l’expérience, l’expertise
et l’action du SNES-FSU et de ses élus restent déterminantes
pour que chaque promouvable puisse vérifier ses droits à promotion.

L’avis du SNES-FSU
Le volume des promotions à la classe exceptionnelle sera porté en sept ans à 10 % de l’effectif de chaque corps (ce qui équivaut à près de 40 % des effectifs actuellement en hors-classe), selon les étapes suivantes : 2,51 % par an de 2017 à 2019, puis 0,61 % par an de 2020 à 2023.
Le SNES-FSU agit pour que l’accès à la classe exceptionnelle soit ouvert au plus grand nombre, afin que chacun puisse en bénéficier avant le départ en retraite, à l’instar de ce qui a été gagné avec la hors-classe. Née de la revalorisation de 1989, la hors-classe, initialement prévue pour 15 % des effectifs, est devenue un débouché de carrière de masse, représentant aujourd’hui près du tiers de chaque corps : c’est l’exemple du succès de la lutte syndicale opiniâtre, alliant revendication et action dans les CAP.
Le SNES-FSU revendique une carrière pouvant être parcourue sans obstacle de grade. Comme pour la hors-classe, il est possible de faire de la classe exceptionnelle un débouché de carrière pour tous. Les modalités d’accès à la classe exceptionnelle doivent donc être revues dans le sens d’un accès élargi : c’est une condition impérative pour une réelle revalorisation de la fin de carrière, notamment des professeurs agrégés. Pour cela, il faut revoir les modalités et la structure de promotion :
• élargir encore les conditions de recevabilité au titre de la voie 1 de promotion afin de les rendre moins inégalitaires ;
• augmenter le nombre de promotions par la deuxième voie, qui ne permet actuellement que 20 % des promotions : bien trop peu au regard de la masse des ayants droit ;
• organiser la « rotation » des promotions de façon à ce que les futurs départs en retraite permettent de nouvelles promotions dès 2021, car le nombre de collègues en classe exceptionnelle est fixé par un pourcentage de l’effectif du corps.
Enfin, le SNES-FSU sera particulièrement vigilant à ce que les promotions tiennent compte, dans chaque corps, de l’équilibre femmes/hommes.

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Résultats promotion à la classe exceptionnelle des professeurs agrégés

mar, 07/09/2021 - 10:30

Les résultats des promotions à la classe exceptionnelle des agrégés viennent d’être publiés sur le site du ministère.

Ces résultats devaient initialement être publiés le 30 juin, en même temps que ceux de la hors classe. Fin juin, le ministère avait annoncé que les résultats de la classe exceptionnelle seraient publiés en septembre du fait d’une évolution tardive des textes réglementaires suite à un recours juridique portant sur une campagne antérieure.
Le 1er septembre, le ministère avait annoncé la publication des résultats des promotions à la classe exceptionnelle des agrégés pour le vendredi 3 septembre
Cependant, comme pour la hors classe, le ministère n’est pas en mesure de tenir les délais que lui-même se donne. Le ministère se sent moins tenu par un calendrier avec la fin de la réunion des commissions administratives paritaires (CAP) dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi de Transformation de la Fonction Publique pour ce qui relève de l’avancement des carrières des collègues. La profession appréciera ; elle sait que le SNES-FSU sera à ses côtés pour l’informer et la défendre.

Ci-dessous le lien qui vous permet d’accéder à ces résultats. Il faut chercher les résultats à l’onglet « Avancement de grade » qui a été mis à jour.

https://www.education.gouv.fr/resultats-des-operations-de-promotion-des-personnels-enseignants-d-education-et-d-orientation-siap-7592

Les promus sont les collègues qui figurent sur le tableau des nommés. Sur le site du ministère figurent deux liens vers deux tableaux, l’un appelé « les inscrits » et l’autre « les nommés ». Attention, ce sont quasiment les mêmes noms (à l’exception des trois derniers de la liste des inscrits qui ne figurent pas sur la liste des nommés) qui apparaissent dans les deux documents. Les noms sont classés par ordre alphabétique dans le tableau des nommés. Réglementairement, pour pouvoir être nommé, un collègue doit être préalablement inscrit.

Le tableau des inscrits ne correspond pas à la liste des promouvables. Le ministère n’est plus dans l’obligation de transmettre cette dernière avec la fin des CAP. Une publication de la liste des promouvables serait cependant indispensable pour permettre aux collègues non promus de vérifier que leur candidature a bien été prise en compte.

Il y a, pour cette année 2021, 1030 promotions possibles, 824 au titre du vivier 1 et 206 au titre du vivier 2. Il y a, en effet, deux voies d’accès au grade :

– le vivier 2 concerne les professeurs agrégés qui ont fini le parcours de la hors-classe et qui ont plus de trois ans d’ancienneté à l’échelon 4 (indice de rémunération : 972, échelle lettre A3). Cette voie représente 20 % des promotions.

– le vivier 1 concerne les professeurs agrégés hors-classe qui peuvent faire état de huit années scolaires au cours desquelles ils ont accompli une des missions ouvrant droit à l’éligibilité au titre du vivier 1 (éducation prioritaire, tutorat de stagiaire en responsabilité lauréat d’un concours externe, affectation dans le supérieur, CAFFA …). Cette voie représente 80 % des promotions.

L’avis d’évaluation pris en compte dans le calcul du barème est formulé en tenant compte des appréciations portées par le principal/proviseur et l’inspecteur, mais aussi de considérations liées à la gestion des ressources humaines : parité, pyramide des âges, équilibre enseignement supérieur/enseignement secondaire, équilibre géographique ou disciplinaire…

La classe exceptionnelle est un débouché de carrière qui a été créé dans le cadre de l’accord PPCR de 2015 dont la FSU est signataire, qui porte l’indice de fin de carrière des agrégés de 972 à 1067. Le SNES-FSU revendique que tous les professeurs puissent accéder à l’indice sommital de leur corps avant leur départ à la retraite.

Le tableau ci-dessous vous donne des informations sur le reclassement au grade de professeur agrégé de classe exceptionnelle.

Échelon Hors-classeIndice IMSalaire Net z1Échelon Classe ExceptionnelleIndice IMSalaire Net z14e (HE-A3) avec 1 an ou +9723 744.79 €3e (HE-B2) sans ancienneté10133 903.99 €4e (HE-A3) avec moins de 1 an9723 744.79 €2e (HE-A3) avec ancienneté conservée9723 744.79 €4e (HE-A2) avec moins de 1 an9253 562.30 €2e (HE-A2) avec ancienneté conservée9253 562.30 €4e (HE-A1) avec moins de 1 an8903 426.41 €2e (HE-A1) avec ancienneté conservée8903 426.41 €3e avec 2,5 ans ou +8303 193.45 €2e (HE-A1) sans ancienneté8903 426.41 €3e avec moins de 2,5 ans8303 193.45 €1er avec ancienneté conservée8303 193.45 €

Dans le tableau, il s’agit du salaire net pour la zone 1. Pour les zone 2 et 3, se reporter au site du SNES-FSU avec le lien qui suit :

Les salaires au 1er janvier 2021

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Marseille – annonces d’E.Macron un projet dangereux pour le service public

mar, 07/09/2021 - 07:18

Un plan pour l’école était attendu. Ce devait être une des principales annonces du déplacement présidentiel à Marseille. A la surprise générale, Emmanuel Macron a surtout déroulé un programme pour l’Ecole de futur, probable, candidat à l’élection présidentielle. L’annonce d’une expérimentation du recrutement des enseignants par les directeurs d’école est dangereuse. Elle ouvre une brèche dans le fonctionnement du service public d’éducation : Emmanuel Macron cherche à substituer aux mutations régies par des règles connues de tous un recrutement sur profil, ouvrant la porte à l’opacité et au clientélisme.

Visualiser en plein écran

Aucune mesure chiffrée, aucun plan de financement….pour le second degré, le président de la République n’a fait qu’évoquer des projets de micro collèges et micro lycées, très loin des attentes pour un plan d’urgence pour l’académie.

Communiqué du @SNESAixMars suite aux déclarations #MacronMarseille pic.twitter.com/OuzkMdLLzM

— SNES-FSU Aix Marseille (@SNESAixMars) September 3, 2021 Recyclage de mesures qui ont échoué

L’idée d’un recrutement par le supérieur hiérarchique directe n’est pas nouvelle. Elle a déjà été expérimentée dans le second degré en Education prioritaire, dans le cadre du programme ECLAIR menée pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et alors que Jean-Michel Blanquer était le DGESCO, c’est-à-dire le numéro 2 du ministère de l’Education nationale. Après l’abandon du programme ECLAIR, certains Rectorats ont persisté et organisé un mouvement spécifique sur des postes en REP+, avec en particulier un avis du chef d’établissement. Dans les deux cas, ces mesures ont été un échec : postes non pourvus, peu de candidats.

Des ECLAIR aux annonces d’Emmanuel Macron, en passant par les postes profilés en REP+, l’Éducation prioritaire apparait comme le laboratoire des politiques libérales. Comme si les élèves des milieux les plus défavorisés devaient être les cobayes des politiques de déréglementation qui reviennent surtout à affaiblir le service public là où on en a le plus besoin.

Ainsi, les projets en cours, par exemple l’expérimentation des CLA (contrats locaux d’accompagnement) dans 3 académies, sont sous-tendus par les mêmes logiques. Dans les CLA, la contractualisation des moyens (lier des moyens à des objectifs locaux) dissimule, à peine, une réduction massive du périmètre de l’Education prioritaire. Voir notre article du printemps dernier « le coût des CLA »

Dynamitage du statut : un projet politique assumé par ce gouvernement

Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement introduit de l’opacité et de l’arbitraire dans la gestion des personnels : il est aussi celui qui a conduit la loi de Transformation de la Fonction publique. Plus aucun contrôle des instances paritaires n’est possible sur les opérations de gestion collective, en particulier sur les mutations.
Le mouvement est potentiellement entaché d’erreurs, les passe-droits sont désormais possibles. L’objectif était clair : mettre à mal le statut de Fonctionnaire, ouvrir la porte à l’arbitraire et l’opacité, soumettre l’individu au fait du prince. Le paritarisme, garant des principes fondateurs de la Fonction Publique, a ainsi été foulé aux pieds par un gouvernement qui n’a cessé de confirmer sa volonté de démanteler toutes les protections collectives dont bénéficient les individus dans notre modèle social.

Agir !

Emmanuel Macron a annoncé que cette expérimentation marseillaise pourrait être généralisée. Cette annonce a donc tout de la préfiguration d’un projet dangereux pour le service public d’Education : un projet inspiré de logiques managériales venues du privé. Or, la logique du service public n’est pas celle du privé : les services publics sont les garants de l’égalité, au service de l’intérêt général pour faire vivre les promesses républicaines.

La FSU exige que des moyens à la hauteur des enjeux soient débloqués pour garantir à tous les élèves un même droit à l’éducation et à tous les usagers un égal accès aux services publics, sur tout le territoire. Elle appelle les personnels à se mobiliser le 23 septembre, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation, et le 5 octobre à l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle pour l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail.

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Le Snes-FSU et les mathématiques

lun, 06/09/2021 - 15:29

Le SNES-FSU a un projet éducatif, une réflexion sur le métier, les pratiques professionnelles, l’enseignement de votre discipline : programmes, contenus, pratiques, il travaille ces questions avec les collègues syndiqué.e.s qui le souhaitent.

Il est à la fois critique à l’égard des réformes et force de proposition. Il porte ainsi la parole de la profession.  

Il vous propose des réflexions collectives notamment par le biais de journées de réflexion disciplinaires, de stages académiques et nationaux, des publications qui vous accompagnent au quotidien dans l’exercice de votre métier. 

Le SNES-FSU vous permet de ne pas rester isolé.e et d’échanger avec des collègues de votre discipline, sans regard hiérarchique.  

Vous trouverez ci-joint la fiche concernant les mathématiques :  n’hésitez pas à la diffuser autour de vous, à des collègues syndiqués ou non, qu’ils entrent dans le métier ou qu’ils enseignement depuis plusieurs années. 

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EAF 2021, un chaos inédit

lun, 06/09/2021 - 14:29
Écrit de l’EAF, un parcours de correction semé d’embûches

Cette session du baccalauréat a vu la mise en place de la correction de copies dites « dématérialisées » par l’intermédiaire du logiciel Santorin. Ce logiciel, présenté comme un « système d’aide à la correction », fut à coup sûr une aberration écologique mais aussi la source de sérieux et nombreux dysfonctionnements et d’un alourdissement de la charge de travail des correcteurs.

L’accès aux copies numérisées a en effet été retardé dans les académies de Lille et de Bordeaux, par exemple, et même bloqué plusieurs jours dans l’académie de Reims ! Ces retards ont eu un fort impact sur les professeurs, nombreux à être aussi convoqués pour faire passer les oraux : ils ont dû assumer deux lourdes tâches simultanément.

Plusieurs sections académiques du SNES-FSU ont dû intervenir auprès des services de l’État chargés de l’organisation des examens pour obtenir des délais de correction plus raisonnables, la date de remise des copies étant, dans certaines académies, initialement fixée au 30 juin, soit une journée et demie ouvrable pour corriger une soixantaine de copies !

Impossible de dénombrer toutes les copies numérisées illisibles, incomplètes ou ne respectant pas l’ordre de pagination, auxquelles les correcteurs ont été confrontés. De plus, le tri des copies, selon les sujets choisis, devait se faire au prix de multiples manipulations bien plus chronophages qu’un classement manuel de copies papier. Mais surtout, Santorin est apparu comme un système permettant de surveiller l’avancée des corrections et d’augmenter insidieusement le nombre de copies à corriger… Tout le monde aura remarqué que, sur les convocations, le nombre de copies à corriger n’était plus indiqué, si bien qu’il a été possible d’ajouter des copies au lot affecté au départ à chaque examinateur, sans même le prévenir.

Oral de l’EAF, une désorganisation sans nom

Les problèmes concernant la correction de l’écrit de l’EAF se sont doublés de problèmes majeurs, multiformes et ahurissants pour ce qui est de l’oral.

On ne comptait plus les convocations de la veille pour le lendemain, voire rétroactives, ni les absences de planning des candidats en amont, ni les récapitulatifs tronqués, incomplets, sans textes associés… Nombre de coordonnateurs ont été obligés de se partager sur plusieurs centres d’examen, ont été réquisitionnés pour le Grand Oral ou pour remplacer au pied levé des examinateurs absents.

Beaucoup de collègues, et notamment ceux de l’académie de Bordeaux à la suite d’un grave dysfonctionnement informatique, se sont trouvés submergés par la quantité de récapitulatifs différents qu’ils ont eus à gérer, et donc par la masse de textes et d’œuvres à maîtriser. Impossible, dans ce cas, de préparer sereinement les examens oraux, d’autant qu’il fallait, cette année, prévoir un double sujet pour offrir un choix au candidat.

Oui, les épreuves se sont tenues, mais à quel prix ?

Pour ne pas pénaliser les candidats qui n’étaient en rien responsables de cette situation, on a fait comme si les sujets de contraction-essai proposés aux séries technologiques étaient compréhensibles et réalisables par des élèves de Première.

On a parfois évalué, à l’oral, des présentations de lectures cursives sans connaître suffisamment, voire sans connaître du tout, l’œuvre en question, dénaturant ainsi cette épreuve qui doit pourtant être fondée sur un dialogue constructif et informé avec le candidat.

On a puisé les dernières forces de professeurs déjà bien éprouvés par une année tumultueuse où ils ont dû une nouvelle fois naviguer à vue et souvent seuls.

On a mis des fonctionnaires consciencieux dans l’impossibilité de faire correctement leur travail, faisant fi des répercussions sur leur bien-être au travail, et même sur leur santé.

Il est temps que cesse ce décalage entre le discours ministériel qui présente l’EAF comme une épreuve si importante qu’on ne peut l’annuler même dans un contexte difficile, et le chaos, le bricolage, la mascarade dans lesquels les services de l’État acceptent qu’elle se déroule.

Le SNES-FSU demande que ses objections et ses propositions sur les programmes de Lettres en Première et sur les épreuves d’examen de l’EAF soient prises en compte, car si la conjoncture sanitaire a aggravé la situation, il est évident que c’est la réforme en elle-même qui porte en germe les problèmes rencontrés lors de cette session.

Le SNES-FSU demande également que les DEC et SIEC soient pourvus de moyens suffisants en personnel, en outils informatiques et en temps pour procéder à une organisation acceptable par tous et pour tous, de toutes les épreuves du baccalauréat.

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FAQ PsyEN rentrée 2021

lun, 06/09/2021 - 08:42

L’obligation vaccinale pour tous les psychologues indépendamment de leurs conditions d’exercice et à l’identique de ce qui a été décidé pour les personnels médicaux et paramédicaux est totalement incohérente. Comment expliquer cette décision ?

– soit la décision a été prise par le ministère de la Santé qui ne connaît pas le travail des PsyEN, dans ce cas il faut adapter la mesure aux conditions réelles de travail des Psychologues ;

– soit ce sont d’autres critères que les critères sanitaires qui ont prévalu dans cette décision, comme la volonté de considérer les psychologues comme des personnels de santé et la FSU s’y oppose fermement. Le SNES-FSU et le SNUipp-FSU réinterviennent auprès du MENJS pour que les PsyEN soient considérés comme les personnels de l’EN et non comme des personnels de santé.

Cette FAQ a été établie en fonction des informations disponibles le 1er septembre. Elle sera actualisée en fonction de l’évolution du dossier.

1) Je suis Directeur-trice de CIO et dans mon académie on me demande de vérifier la conformité de l’obligation vaccinale auprès des personnels de mon CIO ?

Le-la DCIO ne peut être considéré-e comme la personne qui effectue les contrôles. Il-elle ne peut encore moins procéder à l’entretien pour ceux qui ne seraient pas à jour, ni à leur suspension. Les DCIO ne sont pas les employeurs. Conformément à la FAQ du MENJS du 1/09/2021 ce sont les directions des ressources humaines qui doivent procéder aux vérifications. Les décisions administratives doivent être prises par l’administration.

2) Je justifie d’une contre-indication à la vaccination. Qui peut le vérifier et comment ?

En cas de contre-indication à la vaccination, c’est le médecin du rectorat qui doit être destinataire de ce certificat sous pli confidentiel et sous couvert du supérieur hiérarchique.

« Pour ces personnes ayant une contre-indication à la vaccination, le médecin du travail détermine les aménagements du poste et les mesures de prévention complémentaires le cas échéant (2° du I. de l’article 13 de la loi du 5 août 2021). » (FAQ du MENJS du 1/09/2021)

3) Les personnels administratifs du CIO sont-ils concernés par l’obligation vaccinale ?

LA FAQ ministérielle précise :

« Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO) sont ouverts et peuvent accueillir du public. Afin de favoriser le respect de la distanciation et des jauges, il est recommandé que la réception du public se fasse sur rendez-vous. Des informations et conseils peuvent également être donnés lors d’entretiens téléphoniques. Dans le cas d’entretiens ou d’ateliers en présentiel, ceux-ci se déroulent dans le strict respect des conditions sanitaires (masque obligatoire, respect des distances physiques et nettoyage des mains à l’entrée…) »

En outre, dans la circulaire fonction publique, il est précisé que « Les locaux mentionnés au 4° du 1 de !’article 12 de la loi du 5 août 2021 sont les espaces dédiés à titre principal à l’exercice de l’activité de ces professionnels (concernés par l’obligation vaccinale) ainsi que ceux où sont assurées, en leur présence régulière, les activités accessoires, notamment administratives, qui en sont indissociables. »

En conséquence l’obligation vaccinale semble aussi s’imposer aux personnels administratifs, ce qui risque d’aggraver encore les conditions de fonctionnement des CIO.

4) La vérification du passe sanitaire doit-elle être effectuée pour le public venant au CIO ?

Les CIO, les écoles et les établissements scolaires n’entrent pas dans la liste des établissements où le passe sanitaire est exigé :

Article 1 b

« l’accès à certains lieux, établissements, services ou évènements où sont exercées les activités suivantes :
« a) Les activités de loisirs ;
« b) Les activités de restauration commerciale ou de débit de boissons, à l’exception de la restauration collective, de la vente à emporter de plats préparés et de la restauration professionnelle routière et ferroviaire ;
« c) Les foires, séminaires et salons professionnels ;
« d) Sauf en cas d’urgence, les services et établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, pour les seules personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements ainsi que pour celles qui y sont accueillies pour des soins programmés. »

Seul le respect des gestes barrières semble pouvoir être demandé.

5) Je suis PsyEN et le directeur-trice d’une des écoles ou le chef-fe d’un établissement dans lesquels j’interviens me demande si je suis vacciné-e, dois-je lui communiquer ces informations ?

Les directeurs-trices d’écoles et les chef-fes d’établissements n’ont pas à formuler ces demandes. Ces informations sont vérifiées par la direction des ressources humaines et les collègues en fonction sont donc supposées être en conformité avec le passe sanitaire.

6) Je suis DCIO et je dois recevoir des Psychologues contractuel-les pour une éventuelle embauche. Peut-on me demander de vérifier le certificat de vaccination ?

Non, la vérification des pièces réclamées par l’administration doit être faite par l’administration. Le DCIO doit se contenter d’apprécier l’expérience du collègue en tant que psychologue et sa connaissance de la fonction. L’embauche ne peut être conditionnée à la vaccination.

7) Comment va s’effectuer le remplacement des collègues qui seraient suspendu-es par l’administration ?

Le SNES-FSU et le SNUIpp se battent pour des recrutements à la hauteur des besoins, ce n’est pas pour faire la démonstration qu’un PsyEN pourrait prendre en charge le double des EPLE et des écoles qu’il couvre déjà et assumer le double du travail ! Ils s’opposeront à tout redéploiement et toute demande d’intervention en dehors des secteurs.

Il faut prévenir les équipes d’établissement qu’aucun PsyEN ne peut intervenir dans leur école ou établissement pour le moment.

8) Certain-es collègues contractuel-les du CIO ne sont pas réemployé-es parce qu’ils-elles ne remplissent pas les obligations vaccinales. Est-ce légal ?

La loi prévoit désormais ce cas de rupture du contrat par dérogation aux articles L. 1243-1 et L. 1251-26 du code du travail.

Le SNES-FSU a dénoncé le non-respect du droit du travail contenu dans ces dispositions qui confient à l’employeur la vérification de l’état de santé du salarié alors que dans les textes existants seul le médecin peut le faire ; la FSU, avec d’autres organisations syndicales, ont saisi le conseil constitutionnel cet été.

Des solutions doivent être trouvées pour éviter les suspensions de traitement et le non réemploi des contractuel-les. Il doit être tenu compte de la nature réelle des activités des PsyEN et obtenir des aménagements. Personnels de l’EN, les PsyEN doivent être considéré-es comme les personnels enseignants, CPE et assistant-es de service social.
Le SNES-FSU et le SNUIPP-FSU interviennent depuis plusieurs jours auprès du ministère. Ce dernier organise une réunion de concertation sur le sujet le mercredi 8 septembre. Nous interviendrons pour défendre les spécificités des missions des Psy-EN et demanderont qu’elles soient considérées comme les autres personnels intervenant en établissement scolaire. Dans les académies et les départements, nos sections syndicales seront à vos côtés.

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Enseigner à l’étranger et dans les collectivités d’outre-mer (COM) : s’informer et être accompagné.e

ven, 03/09/2021 - 15:32


Les motivations pour partir à l’étranger ou dans les collectivités d’outre-mer sont diverses et peuvent conduire à nourrir un projet soit limité dans le temps, soit au long terme. Elles rencontrent aujourd’hui un contexte particulièrement bousculé et instable : réforme de l’enseignement français à l’étranger, limitation par le MEN des années de détachement, développement des établissements français totalement privés et précarisation des statuts des personnels. Au moment de franchir le cap, les choix sont nombreux et pas toujours simples.

Les différentes possibilités qui s’offrent à celles et ceux qui veulent partir reflètent logiquement la diversité des situations selon les lieux et les statuts. Détaché·e à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE, opérateur public), contractuel.le de droit local à l’étranger, en séjour dans une collectivité d’outre-mer (COM), en Andorre… les conditions d’exercice, de travail et de rémunérations diffèrent, parfois grandement. Toutes et tous se doivent d’être informé·es en amont, et accompagné·es par le SNES-FSU, en France et hors de France. Pour cela, les militant·es du secteur hors de France du SNES-FSU sont présent·es à chaque étape.

À l’étranger et dans les COM, les résultats des élections professionnelles 2018 ont largement confirmé l’adhésion et la confiance à notre syndicalisme de lutte et de propositions. Sur le terrain, ce sont ces lignes qui ont garanti et protégé les conditions d’expatriation ou de séjour en COM. Ces luttes continuent et prennent aujourd’hui tout leur sens, tant l’idéologie dominante menace les acquis et œuvre pour la précarisation des statuts et des conditions d’exercice, à l’étranger et dans les COM aussi !

C’est pour cela que le SNES-FSU doit rassembler davantage encore, derrière nos lignes d’action, nos mandats, et derrière tous les personnels en lutte pour un métier reconnu, une pratique syndicale forte et sans frontière.

Rendez-vous sans tarder sur le site du SNES hors de France !

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Sciences-physiques au DNB : un sujet pour élève de Quatrième confiné ?

mer, 30/06/2021 - 14:32

Le sujet de DNB de sciences-physiques métropolitain est très classique. Ce n’est pas non plus la difficulté de ses questions en soi que l’on pourrait critiquer. Réglementairement, il est possible d’interroger les élèves sur l’ensemble du programme de cycle 4.

Etait-ce cependant bien raisonnable de poser tant de questions, étudiées en classe de Quatrième par la majorité des professeurs, alors que les élèves ont vécu cette année là 3 mois d’enseignement chaotique (à distance, en demi-jauge) ? Les rédacteurs ont-ils pensé que les professeurs de sciences-physiques étudieraient le programme de Quatrième pendant l’année de Troisième afin de rattraper les lacunes accumulées ? On sait que ce n’était pas vraiment possible puisque les élèves proviennent de différentes classes, de différents collèges s’ils ont déménagé et il ne leur restait pas forcément les mêmes notions à découvrir lorsque l’épidémie de covid a impacté de plein fouet leurs conditions d’études. De plus le message impulsé par le ministère était clair : il n’y avait pas besoin d’aménager les programmes. Les professeurs de Troisième ont donc travaillé à terminer le programme chargé qu’ils mettent en œuvre chaque année.

L’exercice de chimie portait en effet sur les combustions et la composition atomique d’une molécule, l’équilibre d’équation de réaction sur lesquels on passe traditionnellement du temps en Quatrième. Par ailleurs, l’exercice sur les conversions d’énergie s’appuie sur une centrale hydraulique, qui n’est plus explicitement au programme de cycle 4. Certes, nombreux sont les professeurs qui continuent de la présenter au élèves puisque le fonctionnement de ce type de centrale était une notion à étudier dans le programme précédent.

Cerise sur le gâteau, le thème général traité dans cette épreuve fait référence à une  notion de développement durable ajoutée au programme durant l’été 2020 alors qu’à cette période, les collègues attendaient de réels aménagements de programme, c’est-à-dire des allégements.

Faire porter l’épreuve écrite sur l’année la plus bouleversée par la crise sanitaire montre tout le mépris que le ministère porte aux professeurs et aux élèves, dont l’égalité de traitement a ainsi été encore une fois mise à mal.

Le SNES-FSU demande des repères annuels forts dans les programmes de sciences-physiques et donc des sujets de DNB qui ne portent que sur l’année de Troisième. Par ailleurs, la crise du covid et ses conséquences sur les élèves ne sont pas finies, le SNES-FSU continue donc de demander des aménagements de programmes et d’épreuves du DNB pour l’année 2021-2022.

Le mépris pour les professeurs se voit aussi dans les conditions de correction et de rémunération. Le SNES-FSU demande que l’épreuve orale soit rémunérée, conformément à l’arrêté de 2012, et que les montants de rémunération concernant la correction des copies de l’épreuve orale soient revalorisés.

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Brevet 2021 : une épreuve de français honteusement fantastique !

mer, 30/06/2021 - 07:42
Un sujet vissé au programme de Quatrième !

Certes, il est stipulé dans le Bulletin Officiel que, pour la première partie de l’épreuve, les « textes littéraires, qui servent de support […], sont empruntés aux programmes des classes de troisième ou de quatrième », mais c’est faire preuve d’un grave manque de discernement que de proposer, cette année particulièrement, un extrait romanesque et des sujets de rédaction centrés sur le fantastique.

La commission nationale d’élaboration des sujets et le ministère ont-ils oublié que l’année dernière a été bouleversée par la crise sanitaire  ? Les témoignages et les études n’ont visiblement pas été assez nombreux ni parlants pour convaincre l’institution que les inégalités s’étaient cruellement renforcées avec l’expérience inédite pour les élèves, les familles et les professeurs d’un travail à distance courant sur tout un trimestre.

Des candidats sont donc interrogés sur un objet d’étude qui n’aura pas forcément pu être étudié en classe l’année dernière ! Non seulement certains élèves auront été pénalisés dans les questions portant explicitement sur le registre fantastique mais ils le seront encore pour la rédaction, notée sur 40 points : le sujet d’imagination demande implicitement la description d’une atmosphère fantastique et il faut des exemples, des références précis pour traiter le sujet de réflexion sur le surnaturel et l’étrange. C’est l’égalité entre les candidats qui est balayée par le choix d’un tel sujet !

C’est également le travail de toute l’année de Troisième qui est méprisé. Honteux, révoltant, scandaleux, stupéfiant… Les jugements des professeurs de Lettres sur l’épreuve proposée sont unanimes. À quoi cela aura-t-il servi de se démener pour préparer les élèves aux thématiques du programme de Troisième et à l’argumentation ? La question est dans toutes les têtes. D’autant plus que les questions de grammaire se concentrent sur des notions généralement abordées en cinquième ou, au mieux, en quatrième.

Un sujet inadapté

Outre le fait qu’il soit totalement déconnecté du programme de Troisième, ce sujet d’examen pose question sur plusieurs points.

En effet, ce texte de Théophile Gautier est difficile d’accès pour la plupart des élèves : les phrases sont longues avec une syntaxe peu commune, le vocabulaire n’est pas toujours expliqué (« se retirer », « se baissant au foyer », « pis », « une arquebuse en joue » pour prendre quelques exemples) et il présente surtout des références culturelles et historiques peu familières aux jeunes du XXIe siècle. En somme, si l’étude d’une ou plusieurs pages du Capitaine Fracasse peut incontestablement enrichir nos élèves, il est peu judicieux de le choisir comme support d’examen.

Il est également très gênant qu’aucune question ne permette aux candidats d’appréhender le sens global du texte. Les questions 3 et 4 sont ainsi redondantes et soulignent la dimension fantastique de l’extrait sans aller plus loin. Or, l’appareil de questions donne une vision limitée du propos de Gautier : à aucun moment les élèves ne sont invités à voir dans ce passage un portrait de la noblesse déchue, à l’agonie, ne survivant plus qu’au milieu des fantômes et vestiges d’un passé prestigieux.

Comme bien souvent, on veut présenter en vitrine des œuvres ambitieuses, si ambitieuses que l’on en vient à les affadir, voire à les trahir. C’est aussi vrai pour le photogramme issu de La Belle et la Bête. La qualité de l’image permet difficilement de distinguer les détails alors même qu’on incite les candidats à s’intéresser aux « effets de lumière » mais surtout quels élèves détiennent les connaissances nécessaires sur ce conte adapté par Cocteau pour ne pas en être réduits à relever qu’il s’agit d’un vieux monsieur, dans le noir, qui s’éclaire à la bougie ?

Un sujet mal ficelé

Enfin, les approximations dans la formulation ou l’objet des questions auront encore sans doute pénalisé les candidats.

Dans la question 4, on demande de prélever des éléments du texte à partir de la ligne 14, et notamment de rechercher des adverbes et des comparaisons instaurant une atmosphère fantastique. Or, il n’y a qu’un adverbe à repérer et l’adverbe en question, « étrangement », ne survient qu’à la ligne 28 et une des comparaisons, à la ligne 29. Pourquoi ne pas avoir clairement délimité le passage en notant « de la ligne 14 à la fin du texte » ? Il est à parier que des candidats auront arrêté leurs recherches bien plus tôt dans l’extrait.

Dans la question 3, il est précisé que pour répondre, il faut s’appuyer sur deux procédés d’écriture, sans que l’on sache s’il s’agit de justifier la réponse à la première interrogation (Quel phénomène se produit le soir?) ou à la seconde (Comment se déclenche-t-il?).

Un dernier exemple : la question 8 spécifie que l’on doit identifier la nature des expansions du nom « portraits ». Rigoureusement, on ne devrait pas attribuer de point si on lit que « de la salle à manger » est un complément du nom puisque la réponse attendue est la nature, à savoir « groupe nominal prépositionnel ». Gageons que les consignes de correction nous inviteront à ne pas tenir compte de la différence entre classe et fonction grammaticales…

Un rude « voyage » pour la série professionnelle

C’est un poème de Louis-Philippe Dalembert, intitulé « Voyage » qui a servi de support pour l’épreuve de français en série professionnelle. Un magnifique texte emperlé de métaphores originales, souvent frappantes et franchement énigmatiques. Or, beaucoup de questions, y compris celle portant sur la mise en relation d’un dessin de Titouan Lamazou avec le poème, demandaient aux candidats d’interpréter voire d’élucider les implicites. De quoi décourager bon nombre d’élèves inscrits dans cette série parce qu’ils sont en difficulté face à l’écrit… Ici encore, on ne comprend pas ce choix de texte comme support d’examen, et moins encore cette collection de questions aussi vagues qu’ardues qui ont de quoi décontenancer et surtout mettre en échec des candidats déjà bien fragiles.

Plusieurs collègues entendent rédiger une motion, jeudi 1er juillet, avant de commencer les corrections. N’hésitez pas à les transmettre au SNES-FSU : groupe-lettres@snes.edu

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Bac Blanquer, vers le contrôle continu et au-delà

mar, 29/06/2021 - 17:04

Le ministre choisit donc de généraliser une évaluation locale qui consacre ainsi le principe de l’inégalité de traitement et fait de la réputation du lycée d’origine un élément discriminant essentiel pour l’accès à l’enseignement supérieur. Il choisit aussi de faire de l’évaluation un outil de management pour contraindre les pratiques pédagogiques et soumettre les personnels aux pressions directes de la hiérarchie, des familles et des élèves dont on peut déjà aujourd’hui mesurer les effets délétères.

Les principales mesures de ce qui est une réforme de la réforme du bac ont été annoncée sur le site du ministère qu’on peut lire ICI . Un décret et un arrêté seront soumis pour avis au Conseil supérieur de l’éducation le 8 juillet prochain. Ces textes réglementaires ne sont pas des ajustements techniques mais transforment une fois de plus toute l’architecture de l’examen. On trouvera dans le corps de l’article de larges extraits de ces projets dont la rédaction peut encore bouger d’ici la publication.

(communiqué) @jmblanquer restera comme le ministre qui a enterré la promesse républicaine d’un baccalauréat national et terminal, préférant instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer à marche forcée un baccalauréat de plus en plus local. #BacBlanquer https://t.co/JfraGZ89Q9

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 28, 2021 Vers un diplôme local

Les « ajustements » de Blanquer contiennent plusieurs hommages du vice à la vertu : « Les évaluations communes seraient supprimées au profit d’un contrôle continu plus souple, accompagnant les apprentissages et conduit dans le cadre de la classe. Des repères nationaux seraient diffusés aux équipes pédagogiques afin que soit préservée l’égalité de traitement des élèves. » (…)

            « Ce contrôle continu, à la fois pris en compte dans le cadre de la procédure Parcoursup et au baccalauréat, devrait voir sa validité et son objectivité assurées : les professeurs gagneraient ainsi à intégrer leurs modalités d’évaluation au fil de l’année dans une réflexion concertée et à les inscrire dans un cadre national, garant d’une qualité reconnue et partagée. »

            Ainsi donc, le ministre acte en creux le fait que le contrôle continu est porteur, en soi, d’une menace sur la valeur de l’examen et du diplôme, ce qui n’est pas le cas des épreuves terminales, anonymes, nationales. Mais après avoir exposé des éléments de « cadrage », les « ajustements » débouchent sur ce qui n’est rien d’autre que l’instauration d’un système d’évaluation défini localement, qui vient annuler tout cadrage national : «Les équipes disciplinaires et les conseils pédagogiques des établissements feraient des pratiques d’évaluation dans le cadre du contrôle continu un sujet majeur de leurs échanges : cette dynamique collective aboutirait à l’élaboration d’un projet sur les pratiques d’évaluation de chaque établissement, connu et partagé par les membres de la communauté éducative»

            C’est donc chaque établissement qui définirait le cadre et la nature de l’évaluation pour le contrôle continu : autrement dit, 40 % du diplôme du baccalauréat reposerait sur des normes et des pratiques purement locales. Il suffit alors de se rappeler que les établissements bénéficient ou souffrent de réputations inégales pour comprendre ce que veut dire « diplôme à valeur locale ». Aussi sérieux et rigoureux soit-il dans la définition de son « projet d’évaluation », un lycée souffrant d’une « mauvaise réputation » sera soupçonné de « surnoter », de « mal évaluer », de « tricher ». Et le diplôme obtenu par les élèves dans ce lycée aura la valeur de la réputation de ce lycée, car même si les réputations sont injustifiées, elles ont des conséquences réelles.

Et ce d’autant plus que l’harmonisation devient impossible. Alors que l’expérience actuelle des péréquations des notes de contrôle continu lors des jurys de bac sessions 2020 et 2021, confine à l’absurdité, les textes prévoient le même type de procédure pour le bac Blanquer dernière version. « La commission prend connaissance des notes obtenues par le candidat aux évaluations ponctuelles et des évaluations chiffrées annuelles des résultats de l’élève, renseignées dans le livret scolaire, et procède si nécessaire à leur harmonisation. Des éléments statistiques sur les résultats de l’établissement d’inscription des candidats au cours de deux dernières sessions du baccalauréat, respectant l’anonymat des candidats et de leur établissement d’inscription, sont mis à sa disposition de la commission pour conduire cette harmonisation. » On va donc devoir se fonder sur des sessions de bac totalement déboussolées pour légitimer les notes de bac à venir !

Voilà les grilles de coefficients pour le contrôle continu dans la voie générale et technologique, telles que présentés dans les projets de textes réglementaires:

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On assiste à une dichotomie entre les enseignements évalués localement et ceux qui seront de facto les seuls légitimes à servir de base pour la sélection post-bac. Le français, les enseignements de spécialité et la philosophie sont sortis du champ du contrôle continu et bénéficieront de la plus-value de l’épreuve nationale. Pour tous les autres enseignements, l’évaluation locale ramène inévitablement le niveau d’exigence à la jauge de l’établissement.

Tout doit être noté, y compris l’enseignement moral et civique, faute de quoi les lycéens seront pénalisés par une épreuve ponctuelle supplémentaire. Le projet d’arrêté précise ainsi : « Lorsque, pour cause de force majeure dûment constatée, le candidat ne dispose pas d’une évaluation chiffrée annuelle pour l’année de première dans un enseignement ne faisant pas l’objet d’une épreuve terminale, il est convoqué à une évaluation ponctuelle dans cet enseignement au cours du premier trimestre de l’année de terminale. Lorsque l’évaluation chiffrée annuelle faisant défaut porte sur l’année de terminale, le candidat est convoqué à une évaluation ponctuelle avant la fin de l’année de terminale. »  

Des changements dans l’organisation des enseignements de langues vivantes

Nouveauté en ETLV :  » L’enseignement technologique en langue vivante est pris en charge conjointement par un enseignant d’une discipline technologique et un enseignant de langue vivante. Il est adossé soit à la langue vivante A soit à la langue vivante B de l’élève. ». 

Pour l’attestation langues vivantes désormais obligatoire, il est mis en place une épreuve spéciale organisée localement : « Le niveau indiqué dans l’attestation est déterminé par le résultat obtenu à une évaluation organisée par les professeurs de langue vivante A et de langue vivante B à l’intention de leurs élèves en fin de cycle terminal ».

Sections européennes: l’épreuve prévue pour obtenir la mention n’impliquerait désormais que l’enseignant de langue et plus celui de DNL.

L’évaluation au piège des pressions des familles et du contrôle managérial

Les enseignants concernés par les « épreuves communes » pourraient se satisfaire de leur disparition, tant ces épreuves font peser une pression très lourde sur les cours. Ils pourraient même s’imaginer qu’ils récupèrent davantage de liberté pédagogique, que la pression de l’évaluation diminue. Ce serait une grave erreur. En réalité, les « ajustements » du bac généralisent et alourdissent la pression qui va peser sur l’évaluation.

            Il s’agit tout d’abord de la pression des familles que les enseignants vivent très fortement depuis plusieurs mois : sollicitations plus ou moins insistantes des élèves pour améliorer les moyennes, remises en cause plus ou moins frontales de la notation par certains parents…

 Mais surtout, ces ajustements instaurent un contrôle permanent de l’évaluation par les différents échelons hiérarchiques. Les enseignants se verraient non seulement encadrés par des « repères nationaux », mais aussi par des formations et par un « guide de l’évaluation » produit par chaque inspection, et applicable en 1ère et en terminale. Enfin, le conseil pédagogique, donc le chef d’établissement, fixerait des règles locales que les enseignants devraient respecter. Cela devrait donner des ailes aux « managers locaux » les plus zélés, qui pourront au passage relayer les demandes des familles les plus insistantes.

            Une évaluation contrôlée par les IPR, les chefs d’établissement, les élèves, les parents… Ce sont bien les enseignants qui passent en « contrôle continu » ! La suppression des « épreuves communes » ne règle donc rien : la pression sera moins « ponctuelle »… Elle sera permanente et en provenance de multiples sources !

Déni, entêtement et complexité

La réforme du lycée prétendait simplifier le baccalauréat. Il n’aura pas fallu longtemps pour que tout le monde comprenne que c’est bien l’inverse qui s’est produit. Les ajustements de Blanquer prétendent à nouveau « simplifier »… Et là encore, on reste perplexe : changements de coefficients, distinction dans les disciplines prises ou non en compte dans le contrôle continu… En réalité, l’usine à gaz n’est en rien simplifiée ! L’exemple de la prise en compte des options est édifiant :

« Tous les enseignements optionnels seraient évalués selon les mêmes modalités dans le cadre du contrôle continu établi à partir des moyennes annuelles des moyennes apposées sur les bulletins scolaires 

  • Un enseignement optionnel suivi sur l’ensemble du cycle terminal serait considéré à hauteur de 4 coefficients, qui viendront s’ajouter aux 100 coefficients communs du baccalauréat; 
  • Un enseignement optionnel suivi sur la seule année de terminale (notamment droit et grands enjeux du monde contemporain, mathématiques expertes et mathématiques complémentaires) serait apprécié à hauteur de 2 coefficients.

L’ensemble de ces enseignements optionnels ne pourrait donner lieu à une évaluation excédant 14 coefficients (6 en première, soit 3 enseignements optionnels ; 8 en terminale, soit 4 enseignements optionnels).
Par exemple, un candidat ayant ainsi suivi un enseignement optionnel sur les deux années du cycle terminal serait évalué sur la base élargie de 104 coefficients. Les notes qu’il aurait obtenues dans cet enseignement optionnel seraient considérées dans leur intégralité.
 » On voit mal comment ce jeu sur les coefficients des options pourrait endiguer la disparition de ces enseignements laminés par l’absence de financement. On ne comprend pas bien ce que deviennent les bonus pour les LCA et plus récemment pour les langues régionales puisque ça avait été annoncé par le ministre lui-même.

            On notera enfin que ces « ajustements » ne répondent en rien aux vrais problèmes et contradictions qui sont apparues au cours des deux premières années de mise en place du nouveau baccalauréat :

-les épreuves de spécialité arrivent trop tôt (mars de l’année de terminale), mettant une pression intenable sur les programmes, même officiellement « listés » et les apprentissages méthodologiques ? On ne change rien…

-le grand oral est confus, flou, mal organisé, avec des jurys à la composition inadaptée et des attentes incompréhensibles ? On ne change rien …

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Crise sanitaire, conséquences et enjeux pour le métier de CPE : retour sur une année chaotique

mar, 29/06/2021 - 13:54

Face à des conditions dégradées, les personnels ont malgré tout mené à bien leurs missions, au prix d’un épuisement professionnel sans précédent. La vie scolaire n’a pas été épargnée par la crise de la Covid et sa prise en charge délétère par le ministre : succession de protocoles sanitaires sans concertation, manque de moyens humains et matériels, injonctions contradictoires. Durant ces longs mois, le SNES-FSU aux côté des CPE a accompagné les collègues portant leurs revendications, dénonçant les difficultés rencontrées sur le terrain. Au cœur même cette crise, il a défendu le métier contre toute dérive et tentative de dénaturation. Le SNES-FSU a pu souligner combien les CPE ont su pendant cette période  construire un nouveau quotidien professionnel et s’adapter à une situation inédite venue bousculer leur métier et interroger  posture et gestes professionnels. Si le cœur du métier, le suivi des élèves, en sort renforcé, les tenants d’une vision managériale du métier ne désarment pas pour autant.

Tirer un premier bilan des effets de la crise sur le métier de CPE

A l’occasion de la date anniversaire du premier confinement, le SNES-FSU a organisé deux journées d’étude sur le métier avec l’objectif de tirer un premier bilan des effets de la crise sanitaire sur le métier, et d’apporter aux CPE des éléments d’analyse et de compréhension des mécanismes à l’œuvre  dans le nouveau management public.

Ce travail s’est construit autour de trois interventions de chercheurs. Vous trouverez ci-dessous une synthèse des interventions de nos invités. Un grand merci à Clémence Michoux, Cédric Frétigné et Laurent Frajerman pour leurs contributions à nos échanges et réflexions.

1- Intervention de Clémence Michoux : « l’Éducation aux temps du coronavirus, l’exemple des CPE »

Doctorante en sociologie à l’université de Poitiers, membre du laboratoire GRESCO, Clémence Michoux réalise actuellement une thèse sur le travail de socialisation des CPE dans les établissements scolaires à recrutement populaire. Elle a contribué à l’ouvrage collectif « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnery et s’est plus particulièrement intéressée aux CPE dans le cadre du dispositif « continuité pédagogique ».

A propos de l’ouvrage : http://institut.fsu.fr/L-Education-aux-temps-du-coronavirus.html

2- Intervention de Laurent Frajerman : « Les principes du nouveau management public adaptés aux CPE »

Professeur agrégé d’histoire, chercheur associé au CHS Paris I, membre de l’observatoire de la vie fédérale FSU, Laurent Frajerman a également contribué au travail collectif coordonné par Stéphane Bonnery et aborde la période du confinement au regard de la réorganisation managériale.

3- Intervention de Cédric Frétigné : « En quoi la crise sanitaire réinterroge-t-elle les frontières de la division du travail ? »

Cédric Frétigné est sociologue, professeur de sciences de l’éducation à l’Université Paris-Est Créteil et directeur du Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les pratiques éducatives et les pratiques sociales (LIRTES).

Éléments bibliographiques

– Étienne Douat et Clémence Michoux, « Urgentistes invisibles de la « continuité pédagogique » : les CPE », in « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnéry et Etienne Douat, La Dispute, 2020, p.55-68.

– Laurent Frajerman,« La continuité pédagogique, une occasion manquée pour les méthodes managériales », in « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnéry et Etienne Douat, La Dispute, 2020, p.55-68.

– Diane Béduchaud, Elodie Leszczak, Frédérique Mauguen, Kyriane Petit, « Les effets du confinement sur l’activité des Conseillers Principaux d’Éducation et des coordonnateurs Réseau d’Éducation prioritaire », Rapport d’enquête, Institut Français de l’Éducation (Ifé), Lyon, 2020.

– Catherine Reverdy, « Écouter les élèves dans les différents espaces scolaires », Dossier de veille de l’Ifé, n°136, Décembre 2020.

– « La continuité pédagogique entre mars et mai 2020 : le point de vue des conseillers principaux d’éducation », Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), juin 2021.

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Bac Blanquer : l’avènement du bac local

lun, 28/06/2021 - 17:44

Le ministre de l’Education nationale vient de présenter, d’abord aux médias, des propositions d’ajustements à sa réforme du baccalauréat : la principale annonce est le passage à 40 % de contrôle continu intégral. Les mots ne doivent tromper personne : il ne s’agit pas d’ajustements cosmétiques mais bien d’un nouveau coup de boutoir contre le baccalauréat comme examen national.

Les effets délétères du contrôle continu

La crise sanitaire a déjà conduit à augmenter la part du contrôle continu, de manière exceptionnelle, afin de tenir compte des effets de l’épidémie. En 2020, comme en 2021, les effets délétères de cette modalité d’évaluation, déjà dénoncés depuis de nombreuses années par le Snes-FSU, se sont amplifiés. Le renvoi au local de l’évaluation, sans aucun cadre national, amplifie les inégalités, met les élèves et les enseignants sous la pression d’une évaluation permanente. Les tentatives d’objectivation du contrôle continu sont restées vaines : chacun se souvient de la mascarade des réunions dites d’harmonisation en juin 2020 quand les examinateurs avaient constatés, impuissants, que chaque lycée avait déjà construit ses propres notes.

Le contrôle continu dénature également considérablement le travail des enseignants : course permanente à l’évaluation au mépris du temps nécessaire aux apprentissages, pressions des élèves et de leurs familles pour rattraper des résultats jugés pénalisants, pression de la hiérarchie pour se conformer à des objectifs d’évaluation souvent déconnectés des réalités. Ce n’est certainement pas un hasard si, lors des conclusions du Grenelle, Jean-Michel Blanquer illustrait le développement des fonctions mixtes avec l’exemple de professeurs chargés d’harmoniser le contrôle continu à l’échelle d’un établissement, accélérant le développement de hiérarchies intermédiaires contrôlant toujours davantage le travail des professeurs.

L’instrumentalisation insupportable de la crise sanitaire

Jean-Michel Blanquer s’est souvent autoproclamé plus grand défenseur des épreuves terminales. Il restera en réalité comme le ministre qui a enterré la promesse républicaine d’un baccalauréat national et terminal, préférant instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer à marche forcée un baccalauréat de plus en plus local.

A l’heure où le bac Blanquer implose face à l’épreuve du réel (désorganisation des épreuves, confirmation du caractère inégalitaire du Grand oral, impossibilité de valoriser la maîtrise des connaissances), le ministre fait le choix d’accélérer la transformation du bac, confirmant ainsi qu’il est avant tout guidé par un impératif politique et idéologique : pouvoir afficher la mise en œuvre de ses réformes alors que l’heure du bilan du quinquennat approche, favoriser le traitement inégalitaire des élèves. Il fait ainsi, encore une fois, primer des considérations politiques sur des impératifs pédagogiques et sociaux.

Dans l’action !

Le Snes-FSU dénonce cette manœuvre politicienne qui fait bien peu de cas de ce que vivent les personnels et les élèves. Il appelle les personnels à manifester dès cette semaine, dans les jurys, leur opposition à ces mesures par des prises de positions collectives (motions, pétitions etc). Le SNES-FSU inscrit résolument ses actions tout au long des prochains mois pour obtenir avec les personnels la remise à plat des réformes inégalitaires du bac et du lycée, ce qui suppose des épreuves nationales et terminales. Le Snes-FSU organisera à la rentrée les mobilisations pour dénoncer les effets du bac Blanquer et exiger une autre politique éducative, en rupture avec ces mesures profondément inégalitaires.

Communiqué en version PDFTélécharger

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Témoignages : bac Blanquer, rien ne va !

dim, 27/06/2021 - 19:25

Philosophie, EAF, Grand oral….les témoignages collectés depuis quelques jours par le Snes-FSU sont édifiants : manque d’anticipation, charge de travail, conditions de corrections, conséquences de la dématérialisation des copies… Les personnels et les élèves font les frais d’une organisation chaotique qui laisse à penser qu’il serait impossible d’organiser des épreuves en fin d’année ! Des épreuves terminales et nationales sont possibles : elle nécessitent de l’anticipation, de l’organisation et des services complets avec des personnels en nombre suffisant dédiés à cette tâche (rappelons que les services administratifs des Rectorats, notamment ceux dédiés à l’organisation des examens, ont eu aussi subi les effets des politiques de suppressions d’emplois dans la Fonction publique). Bref, tout ce qui n’a pas été fait par le ministère.

Le Snes-FSU intervient à tous les niveaux pour dénoncer ces conditions de corrections et organiser l’action. Voir notre article en ligne « Examens 2021 : agir face à des conditions de correction inacceptables »

Florilège de témoignages reçus par les sections académiques ou sur #Bacatastrophe, mis à jour régulièrement.

Bilan de la semaine dans les médias

Bac 2021 : Des professeurs racontent des oraux du baccalauréat mal organisés : « On sentait que quelque chose ne tournait pas rond «  (Le Monde)
Bac 2021 : jurys incomplets, numérisation des copies… Les raisons des dysfonctionnements (l’Express)
Bac 2021 : des ratés dans l’organisation du grand oral et les corrections de la philo (l’Etudiant)
Bac 2021 – Pour la correction des copies de philo et de français, les profs perdent patience (Libération)
Bac 2021 : Faible préparation, couacs d’organisation… Pourquoi le grand oral fait grincer des dents cette année ? (20 minutes)
Grand oral du bac 2021 : jurys absents, retards, remplacements… Lycéens et professeurs racontent les couacs de la première journée (France Info)
Convocations envoyées tard, imbroglio dans les spécialités… : retard à l’allumage pour le grand oral du bac (le JDD)
Grand Oral : des syndicats dénoncent plusieurs couacs dans l’organisation (BFM)
Épreuve reportée à la dernière minute, convocations envoyées en retard, les grands couacs du Grand O (Libération)
Grand oral du bac : une grande première… et de petits couacs (le Parisien)
Grand oral, le jour J : premières impressions et premières (mauvaises) surprises (LCI)
Les ratés éloquents du Grand oral (l’Humanité)
Jurys incomplets, convocations erronées, des ratés pour le début du Grand oral (France Bleu)
Absences de jurys, retards conséquents, la première journée du Grand oral ne s’est pas passée comme prévu (Huffington Post)
Premier jour du Grand oral, des syndicats d’enseignants évoquent des dysfonctionnements (France info)
Grand oral : le Snes-FSU constate plusieurs « dysfonctionnements montrant que rien n’avait été anticipé » (AEF)

Nouveaux témoignages – au fil de la semaine Français – Philosophie

Cette numérisation a posé et pose encore de gros problèmes puisqu’aujourd’hui, mardi 22 juin, en français nous n’avons toujours pas les copies que nous devions avoir le 18 juin, vendredi dernier. Les serveurs ont complètement saturés, ce qui nous amène à une situation où il était largement plus rapide d’anonymer les copies manuellement et de les donner aux correcteurs.

Professeur de Lettres Modernes en lycée, je suis censé corriger les épreuves écrites et orales de l’EAF… Le problème est que, 4 jours après l’écrit,… je n’ai toujours pas mes copies ! J’ajoute que l’envoi des convocations a été l’occasion également d’un formidable imbroglio, puisque j’ai eu droit à 4 e-mails pour la correction de l’écrit du bac général, un cinquième pour annuler ces convoc’, avant le 6è qui me demande de corriger des copies de Premières technologiques !

Il y a de nombreuses copies mal scannées (pages dans le désordre, copies illisibles)et certaines copies ne sont pas anonymisées. Une collègue qui avait décidé de corriger ses copies en pdf a eu la surprise de voir que son lot avait été modifié une fois qu’elle a voulu rentrer ses premières notes et annotations. Elle a ainsi corrigé 50 copies pour rien.Enfin, nous avons connu deux moments (lundi pendant 2h et aujourd’hui (mercredi) pendant 45 minutes) au cours desquels il était impossible de se connecter au serveur. 

Grand oral

J’ai interrogé à B****, nous étions deux un prof de Sciences Physiques et de SVT. Comme les élèves étaient des spécialités Maths, SVT, ils ont compris qu’ils seraient tous interrogés sur la SVT. En tant que prof de Sciences Physiques, j’avoue que je n’ai pas toujours compris ce qui se disait.

Au lycée ****, les élèves ont été interrogés par des enseignants qui n’étaient pas de l’une des spécialités des élèves.Deux examinateurs de la même spécialités ont interrogés toute la journée. Les élèves ont compris rapidement qu’ils ne seraient interrogés que sur un seul sujet…

Un collègue de SES est contacté par une élève de sa spécialité effarée d’avoir été évaluée en GO par un jury ne comportant aucun professeur de SES ! Le collègue est d’autant plus surpris que plusieurs professeurs de SES de son établissement n’ont aucune convocation : s’ils avaient été convoqués, cela aurait rendu disponible un prof de SES d’un autre établissement pour venir évaluer les candidats chez eux. Le même problème se pose pour des questions de GO « maths » évaluées par un jury de physiques,

Mardi 22 juin Philosophie et français

Toujours des problèmes sur Santorin pour l’accès aux copies dématérialisées en philosophie et en français ! Vendredi soir, des collègues de philosophie ont vu disparaître le lot de copies qu’ils avaient commencé à corriger, lundi c’était un problème national qui bloquait pendant une partie de la matinée l’accès aux copies, mardi matin, des collègues rencontraient toujours de grandes difficultés pour corriger en ligne.

Grand oral

Les problèmes de convocations ont été moins nombreux que la veille mais certains collègues se sont tout de même déplacés pour rien dans leurs centres d’examen : convoqués pour plusieurs jours, après être venus lundi, il leur a été répondu que leur présence n’était plus nécessaire pour la journée de mardi, d’autres ont reçu une convocation dans la journée de lundi pour s’entendre répondre, une fois sur place, le mardi, que leur présence n’était finalement pas attendue.

Interventions auprès du ministère

Le Snes-FSU est intervenu à plusieurs reprises ces derniers jours : auprès de la Dgesco le week-end en alertant sur le problème à venir des convocations pour le Grand oral et les difficultés sur la numérisation, puis mardi lors du comité de suivi du bac et lors d’un échange avec le cabinet du ministre.

Lors du comité de suivi, le Snes-FSU est revenu sur la situation chaotique lundi dans bon nombre d’académies. Sur le Grand Oral, les problèmes de convocations, la désorganisation, laissent, une fois de plus cette année, le sentiment d’un abandon des personnels sur le terrain : les personnels des établissements doivent gérer seuls les conséquences de l’absence d’anticipation de la part du ministère (qui nous assurait encore dimanche que la constitution des jurys avait été bien anticipée). Comment les spécificités d’organisation de cette épreuve n’ont-elles pas pu être anticipées ? Comment le ministère ne peut-il pas organiser correctement 3 épreuves ? Des explications devront être apportées.

La charge de travail des professeurs de lettres, notamment celles et ceux convoqués pour l’oral, avec des descriptifs très lourds, a aussi été évoquée, de même que les problèmes rencontrés dans la numérisation des copies pour la philosophie et le français. Comment expliquer, qu’encore une fois, une application nationale rencontre un problème vraisemblablement en raison d’un sous-dimensionnement ? (une inspectrice a évoqué lundi un « embouteillage » de copies.)

Le Snes-FSU est intervenu auprès du ministère pour exiger un allongement des délais de correction de quelques jours pour l’écrit de français et la philosophie. Les multiples bugs sur Santorin ont retardé la réception des copies, il est donc indispensable de desserrer les délais de correction. Le ministère rappelle qu’il est impossible de dépasser la date du 30 juin pour la philosophie, mais va étudier la possibilité d’allonger les délais pour les académies qui ont prévu une date de retour des notes pour le 28 ou 29 juin. Le Snes-FSU a aussi demandé que la question des descriptifs pour l’oral de français soit rapidement étudiée et que des réponses soient apportées. Le ministère s’est engagé à traiter la question.

(presse) Les ratés du #GrandOral #bac2021 #Baccalauréat #bacatastrophe
Le ministre a voulu tenir cette nouvelle épreuve quoiqu'il en coûte, nous en voyons ce soir le bilan. @SVenetitay dans le JT de @France2tv pic.twitter.com/ocq2LdFm9i

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 21, 2021 Etat des lieux le 21 juin à 15h Grand oral

Dans plusieurs académies (Orléans-Tours, Lyon, Normandie, en région parisienne), des collègues ont été appelés dans la matinée par le Rectorat pour les informer qu’ils devaient se rendre rapidement dans un centre d’examen ou même…qu’ils y étaient attendus depuis plusieurs heures, alors même que ces collègues n’avaient pas reçu de convocation ! En Guadeloupe, les binômes sont réorganisés en catastrophe car ils ne correspondent pas à la réalité des spécialités présentées par les élèves. L’épreuve a parfois pris plusieurs heures de retard.

Des collègues qui ont reçu une ou plusieurs convocations dans le week-end se sont rendus dans le lycée concerné pour découvrir qu’ils n’étaient finalement pas attendus dans l’établissement.

En Guadeloupe ou dans l’académie de Versailles, des collègues découvrent qu’ils vont devoir interroger leurs propres élèves !

Dans un lycée de l’académie de Besançon, ce sont les professeurs et le CPE qui ont organisé eux-même, en dernière minute, la salle devant permettre aux élèves de préparer leur oral. Cette question avait été posée par un collègue lors d’une réunion de « référents grand oral », aucune réponse n’avait été apportée.

Ces dysfonctionnements montrent qu’encore une fois, rien n’avait vraiment été anticipé du point de vue de l’organisation de l’épreuve. Pendant toute l’année, les professeurs ont essayé, tant bien que mal, de préparer leurs élèves, alors même que les informations arrivaient au compte-goutte, qu’aucune heure n’était dédiée à la préparation de cette épreuve…Et du côté du ministère ? On nous assurait encore ce week-end que la constitution des jurys avait été anticipée avec une solution informatique permettant de constituer des jurys conformes. Encore une fois, il y a un gouffre entre les déclarations ministérielles et la réalité. Et encore une fois, ce sont les élèves et les personnels qui, sur le terrain, seuls, doivent en subir les conséquences.

Philosophie et français : bug sur Santorin

Dans de nombreuses académies (Limoges, Lyon, Lille, Paris etc), des collègues signalent l’impossibilité lundi matin d’accéder à Santorin, plateforme pour corriger les copies scannées. Une IPR a fait savoir que c’était un problème national en raison d’un « embouteillage » de copies qui transitent par l’application. Un problème de « tuyaux » encore une fois ?

Quelques témoignages
« Par exemple, j’ai pris connaissance de mon lot de 135 copies vendredi soir à 23h42 (je pense que les secrétaires ont préféré faire une nocturne plutôt que de sacrifier leur WE) : il y a les 8 sujets, tous mélangés. Généreusement, on nous a mis des « tags » à disposition pour trier les copies par sujets et les corriger ensuite en filtrant : j’ai mis plus de 3h à trier les copies (version papier j’aurais mis 1/2h) car pour identifier chaque copie et passer à la suivante il faut 7 clics !!! Et quand on ouvre Santorin on a le sablier qui rappelle le compte à rebours : plus que 11 jours aujourd’hui pour 135 copies et 8 sujets différents ! Sauf qu’on ne peut pas commencer à corriger, on n’a pas les consignes académiques ! Réunion virtuelle demain matin…J’ai l’impression de travailler pour Amazon… Ma barre d’avancement des tâches reste désespérément à 0% : quelle inefficacité de ma part ! »

« Il suffit de se rendre sur la messagerie Santorin pour voir à quel point les dysfonctionnements sont nombreux. Les copies devaient être disponibles le vendredi 18 à 8h, puis le samedi 19 à 10h « au plus tard ». A 22h30, la moitié des correcteurs n’avaient pas leurs copies et l’inspection a posté aujourd’hui qu’il n’y aurait rien avant lundi. Aucune explication n’a été donnée (les inspectrices n’en savent apparemment pas plus que nous) De nombreux collègues qui ont reçu leurs copies ont dû les renvoyer parce qu’elles étaient scannées n’importe comment et donc illisibles. »

Etat des lieux le 21 juin à 10h Grand oral

Témoignage 1
Vendredi après-midi, le proviseur a téléphoné à un (au moins) collègue de STI pour lui demander de vérifier tout le week-end s’il recevrait une convocation.   Samedi matin, sa secrétaire envoyait la même demande par l’ENT à tous les enseignants. Je n’ai reçu aucune formation sur le grand oral. Seuls les coordonnateurs ont eu une journée de formation en début d’année, mais sur des généralités.  J’ai passé des heures à étudier les documents sur Eduscol pendant les vacances et je n’ai pourtant pas eu toutes les réponses à mes interrogations, notamment sur le plan disciplinaire.  La réunion proposée lundi 14 juin est arrivée à 1 semaine de l’examen  et après la fin des cours. Comment aurais-je pu préparer correctement mes élèves sans en avoir le temps et sans être formée ?  Dans notre lycée, nous avons travaillé en demie jauge depuis le mois de novembre, donc la progression a été très ralentie, d’autant plus qu’il fallait rattraper les manques de l’année précédente. Des élèves m’écrivaient encore ce week-end pour préparer leurs questions, c’est dire leur impréparation.

Témoignage 2
Professeur de Sc Physiques, j’ai eu une convocation par mail le vendredi à 16h10 et un message vocal de la secrétaire du lycée à 16h30. La convocation est pour Lundi 8h. J’ai envoyé un mail à 22h (quand j’ai eu les messages) pour demander si j’étais jury candide, Physique ou NSI (dont je suis prof)

Mail de la Rectrice de Versailles annonçant des convocations de dernière minute

Retours des académies lundi matin
A Lyon, certains jurys sont constitués de deux professeurs de la même spécialité. Dans certaines académies, on nous signale quelques jurys sans professeurs de spécialité ou des jurys où il manque un professeur.

Français

Témoignage 1
Je vous livre d’autres éléments : 
– Je n’ai eu accès à mes descriptifs (les textes et oeuvres étudiées par les candidats que j’interrogerai) avant vendredi. Je rappelle que j’interroge dès lundi matin !! 
– Il n’y a AUCUN TEXTE avec ces descriptifs. Il semblerait que les professeurs de Première n’aient eu AUCUNE CONSIGNE CLAIRE sur la nécessité de joindre les textes étudiés avec les descriptifs.
Conséquences :
– Je découvrirai donc en grande partie les textes en écoutant les candidats lors de la première partie de l’épreuve
– Plus grave encore : je ne peux pas préparer mes questions de grammaire (elles seront donc largement improvisées – que puis-je faire d’autre !!!??

Témoignage 2
Convocation tardive (lundi pour vendredi) à l’écrit de l’eaf
– contact avec une coordo mercredi qui m’indiquait qu’elle m’avait sur ses listings pour l’oral.
– réunion d’harmonisation en distanciel avec 12 liens envoyés sans possibilité de savoir auquel il faut se connecter
– aucune information sur le nombre de copies. Pas de copies sur Santorin hier soir alors que les corrections étaient censées démarrer hier. 
– temps de correction non justifié:  pourquoi rendre les notes le 30 Juin?
– copies numérisées sans possibilité technique de les trier.
– le coordo qui devait faire une veille Santorin nous a annoncé vendredi qu’il était convoqué lundi pour le grand oral toute la journée. Il n’y aura donc aucun soutien technique lundi.

Témoignage 3
Pour ma part, je me débats depuis ce matin avec 26 récapitulatifs différents, issus de 12 établissements et pour certaines classes, je n’ai pas de récapitulatif, pour d’autres, il manque des textes, pour d’autres encore, le libellé de la classe (j’interroge des séries techno, alors entre STMG, STIDD, SMGC, STI, BIO, STL, ST2S… il y a de quoi s’y perdre et s’arracher les cheveux (tant qu’il m’en reste encore !).

Philosophie

Témoignage 1
« Je viens de signaler via cette adresse mail la réponse hallucinante que je viens de recevoir. J’ai deux copies qui ne sont pas anonymes dans mon lot. Et l’inspecteur m’a dit de les corriger quand même. C’est juste hallucinant. Pourquoi on rend les copies anonymes alors ? »

Témoignage 2
Sur Santorin, les lots de copies apparaissent et disparaissent (3 fois de suite à Lille à 16h, 18h puis 19h30) :
Vendredi 18 juin 18h et quelques minutes à Lille (un 1er lot de copies avait été envoyé vers 16h avant de disparaître) « Même constat : mon lot a disparu, après deux copies corrigées. J’ai envoyé un mot à l’inspecteur. Bon courage ! » + « idem pour moi deux copies corrigées pour rien !! » + « Idem pour moi : lot entier disparu ! »   « Ah un nouveau lot pour moi !! c’est cool ! J’avais commencé à corriger le précédent qui a disparu … Et une après-midi de correction foutue… Quel mépris ! »

Témoignage 3
« J‌e n’en crois pas mes yeux mais ils viennent également de me changer complètement le lot. Je n’avais pas corrigé beaucoup de copies mais je m’étais compliqué la vie pour télécharger une à une les copies, ce qui est très chronophage… Bref tout est complètement inadmissible et méprisant d’un bout à l’autre de la procédure. » 

Témoignage 4
« Même expérience que beaucoup d’entre vous. J’avais commencé hier (soit le 18 juin) à corriger après avoir téléchargé toutes les copies en PDF. Je découvre ce matin vos mails sans lesquels je ne me serais jamais aperçu de la modification (une fois téléchargées, les copies ne disparaissent pas…). On croit rêver… (ce correcteur vient de découvrir comme beaucoup d’autres, que son lot à changer dans la soirée et qu’il corrige les mauvaises copies) »

#Bac2021 ce matin #Santorin, application pour la correction en ligne de la philosophie et du français a planté. #OnEstPret vraiment?
Des conditions de corrections inacceptables, le @SNESFSU est à vos côtés et est intervenu ce week-end auprès du ministère https://t.co/FPyIYslN3x pic.twitter.com/xhyzyqLdPF

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 21, 2021

Témoignage 5
« je vous écris pour témoigner des difficultés à corriger sur santorin. Le site mouline depuis 20 min, je n’ai pu corriger que 3 copies et ça a dysfonctionné. Je suis folle de rage. J’ai mm écrit à notre inspectrice…. »

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Communiqué intersyndical – prime REP+

jeu, 24/06/2021 - 23:49

Le comité technique ministériel de ce jour est à nouveau convoqué pour statuer sur le projet de décret relatif à la prime attribuée à certains personnels exerçant dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+). Le texte présenté ce jour est identique en tout point à celui rejeté unanimement par les élus des personnels lors du CTM du 15 juin dernier.

Par ailleurs, tous les amendements présentés par les organisations syndicales et soumis au vote ont recueilli l’unanimité. Mais rien n’y fait, M. le ministre, vous restez campé dans votre posture et déniez tout contenu au dialogue social.

Alors que vous dites vouloir développer et renforcer les collectifs de travail, vous créez une mise en concurrence des écoles et du collège au sein d’un même réseau d’éducation prioritaire renforcés et au sein d’une même académie. Aucun mécanisme ne garantissant la transparence et l’équité de traitement, cette prime pourra même générer des tensions au sein des équipes d’une même école ou d’un même collège, à la recherche d’explications du taux finalement attribué.


Dans les établissements et écoles classés éducation prioritaire, les collectifs de travail sont absolument nécessaires et existent. Ils doivent être soutenus. Imposer une part variable de rémunération va à l’inverse de cet objectif.


Les organisations syndicales FSU, UNSA, CFDT, CGT et SNALC. vous demandent à nouveau, M. le ministre, d’abandonner cette part variable au profit d’une augmentation de la part fixe, identique pour tous et au profit de toutes les catégories de personnels qui exercent dans ces écoles et collèges.

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DNB : entrer dans l’action

jeu, 24/06/2021 - 11:09

Les élèves de Troisième qui n’ont pas eu le temps d’étudier les programmes dans leur intégralité du fait des confinements, demi-jauges, classes fermées pour cas covid, professeurs absents car cas contact ou covid. La multiplicité des situations a creusé les inégalités entre les candidats.

Le SNES-FSU a demandé très en amont, depuis juin 2020, que les programmes et les épreuves de DBN soient aménagées. Le Ministère n’a jamais répondu : visiblement, le DNB n’est pas un sujet. Quelle marque de mépris !

Les professeurs font passer les oraux de DNB sans être ni rémunérés en hse, ni indemnisés comme il le devrait. Le ministère fait fi de ses propres textes et prétend qu’il s’agit d’une épreuve de CCF (contrôle en cours de formation).

L’indemnité de correction de copie reste ridicule comme chaque année : 0,75 centimes la copie ! avec parfois une centaine de copies à corriger en une journée…. et en sciences et technologie, deux copies à corriger pour le prix d’une. C’est inadmissible.

Le SNES-FSU milite aussi pour obtenir des conditions de ­correction améliorées et une juste ­rétribution de l’oral et des copies de DNB.

Entrer dans l’action 

Dans les académies, des actions ont déjà été menées :

Poitiers : courrier pétition à renvoyer à la Rectrice en ligne

Versailles : oral du DNB, action collective pour obtenir une rémunération récente, modèle de courrier en ligne

Le SNES-FSU vous propose de lire cette motion en début de séance de jury de DNB.

MotionTélécharger

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