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Sciences-physiques au DNB : un sujet pour élève de Quatrième confiné ?

mer, 30/06/2021 - 14:32

Le sujet de DNB de sciences-physiques métropolitain est très classique. Ce n’est pas non plus la difficulté de ses questions en soi que l’on pourrait critiquer. Réglementairement, il est possible d’interroger les élèves sur l’ensemble du programme de cycle 4.

Etait-ce cependant bien raisonnable de poser tant de questions, étudiées en classe de Quatrième par la majorité des professeurs, alors que les élèves ont vécu cette année là 3 mois d’enseignement chaotique (à distance, en demi-jauge) ? Les rédacteurs ont-ils pensé que les professeurs de sciences-physiques étudieraient le programme de Quatrième pendant l’année de Troisième afin de rattraper les lacunes accumulées ? On sait que ce n’était pas vraiment possible puisque les élèves proviennent de différentes classes, de différents collèges s’ils ont déménagé et il ne leur restait pas forcément les mêmes notions à découvrir lorsque l’épidémie de covid a impacté de plein fouet leurs conditions d’études. De plus le message impulsé par le ministère était clair : il n’y avait pas besoin d’aménager les programmes. Les professeurs de Troisième ont donc travaillé à terminer le programme chargé qu’ils mettent en œuvre chaque année.

L’exercice de chimie portait en effet sur les combustions et la composition atomique d’une molécule, l’équilibre d’équation de réaction sur lesquels on passe traditionnellement du temps en Quatrième. Par ailleurs, l’exercice sur les conversions d’énergie s’appuie sur une centrale hydraulique, qui n’est plus explicitement au programme de cycle 4. Certes, nombreux sont les professeurs qui continuent de la présenter au élèves puisque le fonctionnement de ce type de centrale était une notion à étudier dans le programme précédent.

Cerise sur le gâteau, le thème général traité dans cette épreuve fait référence à une  notion de développement durable ajoutée au programme durant l’été 2020 alors qu’à cette période, les collègues attendaient de réels aménagements de programme, c’est-à-dire des allégements.

Faire porter l’épreuve écrite sur l’année la plus bouleversée par la crise sanitaire montre tout le mépris que le ministère porte aux professeurs et aux élèves, dont l’égalité de traitement a ainsi été encore une fois mise à mal.

Le SNES-FSU demande des repères annuels forts dans les programmes de sciences-physiques et donc des sujets de DNB qui ne portent que sur l’année de Troisième. Par ailleurs, la crise du covid et ses conséquences sur les élèves ne sont pas finies, le SNES-FSU continue donc de demander des aménagements de programmes et d’épreuves du DNB pour l’année 2021-2022.

Le mépris pour les professeurs se voit aussi dans les conditions de correction et de rémunération. Le SNES-FSU demande que l’épreuve orale soit rémunérée, conformément à l’arrêté de 2012, et que les montants de rémunération concernant la correction des copies de l’épreuve orale soient revalorisés.

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Brevet 2021 : une épreuve de français honteusement fantastique !

mer, 30/06/2021 - 07:42
Un sujet vissé au programme de Quatrième !

Certes, il est stipulé dans le Bulletin Officiel que, pour la première partie de l’épreuve, les « textes littéraires, qui servent de support […], sont empruntés aux programmes des classes de troisième ou de quatrième », mais c’est faire preuve d’un grave manque de discernement que de proposer, cette année particulièrement, un extrait romanesque et des sujets de rédaction centrés sur le fantastique.

La commission nationale d’élaboration des sujets et le ministère ont-ils oublié que l’année dernière a été bouleversée par la crise sanitaire  ? Les témoignages et les études n’ont visiblement pas été assez nombreux ni parlants pour convaincre l’institution que les inégalités s’étaient cruellement renforcées avec l’expérience inédite pour les élèves, les familles et les professeurs d’un travail à distance courant sur tout un trimestre.

Des candidats sont donc interrogés sur un objet d’étude qui n’aura pas forcément pu être étudié en classe l’année dernière ! Non seulement certains élèves auront été pénalisés dans les questions portant explicitement sur le registre fantastique mais ils le seront encore pour la rédaction, notée sur 40 points : le sujet d’imagination demande implicitement la description d’une atmosphère fantastique et il faut des exemples, des références précis pour traiter le sujet de réflexion sur le surnaturel et l’étrange. C’est l’égalité entre les candidats qui est balayée par le choix d’un tel sujet !

C’est également le travail de toute l’année de Troisième qui est méprisé. Honteux, révoltant, scandaleux, stupéfiant… Les jugements des professeurs de Lettres sur l’épreuve proposée sont unanimes. À quoi cela aura-t-il servi de se démener pour préparer les élèves aux thématiques du programme de Troisième et à l’argumentation ? La question est dans toutes les têtes. D’autant plus que les questions de grammaire se concentrent sur des notions généralement abordées en cinquième ou, au mieux, en quatrième.

Un sujet inadapté

Outre le fait qu’il soit totalement déconnecté du programme de Troisième, ce sujet d’examen pose question sur plusieurs points.

En effet, ce texte de Théophile Gautier est difficile d’accès pour la plupart des élèves : les phrases sont longues avec une syntaxe peu commune, le vocabulaire n’est pas toujours expliqué (« se retirer », « se baissant au foyer », « pis », « une arquebuse en joue » pour prendre quelques exemples) et il présente surtout des références culturelles et historiques peu familières aux jeunes du XXIe siècle. En somme, si l’étude d’une ou plusieurs pages du Capitaine Fracasse peut incontestablement enrichir nos élèves, il est peu judicieux de le choisir comme support d’examen.

Il est également très gênant qu’aucune question ne permette aux candidats d’appréhender le sens global du texte. Les questions 3 et 4 sont ainsi redondantes et soulignent la dimension fantastique de l’extrait sans aller plus loin. Or, l’appareil de questions donne une vision limitée du propos de Gautier : à aucun moment les élèves ne sont invités à voir dans ce passage un portrait de la noblesse déchue, à l’agonie, ne survivant plus qu’au milieu des fantômes et vestiges d’un passé prestigieux.

Comme bien souvent, on veut présenter en vitrine des œuvres ambitieuses, si ambitieuses que l’on en vient à les affadir, voire à les trahir. C’est aussi vrai pour le photogramme issu de La Belle et la Bête. La qualité de l’image permet difficilement de distinguer les détails alors même qu’on incite les candidats à s’intéresser aux « effets de lumière » mais surtout quels élèves détiennent les connaissances nécessaires sur ce conte adapté par Cocteau pour ne pas en être réduits à relever qu’il s’agit d’un vieux monsieur, dans le noir, qui s’éclaire à la bougie ?

Un sujet mal ficelé

Enfin, les approximations dans la formulation ou l’objet des questions auront encore sans doute pénalisé les candidats.

Dans la question 4, on demande de prélever des éléments du texte à partir de la ligne 14, et notamment de rechercher des adverbes et des comparaisons instaurant une atmosphère fantastique. Or, il n’y a qu’un adverbe à repérer et l’adverbe en question, « étrangement », ne survient qu’à la ligne 28 et une des comparaisons, à la ligne 29. Pourquoi ne pas avoir clairement délimité le passage en notant « de la ligne 14 à la fin du texte » ? Il est à parier que des candidats auront arrêté leurs recherches bien plus tôt dans l’extrait.

Dans la question 3, il est précisé que pour répondre, il faut s’appuyer sur deux procédés d’écriture, sans que l’on sache s’il s’agit de justifier la réponse à la première interrogation (Quel phénomène se produit le soir?) ou à la seconde (Comment se déclenche-t-il?).

Un dernier exemple : la question 8 spécifie que l’on doit identifier la nature des expansions du nom « portraits ». Rigoureusement, on ne devrait pas attribuer de point si on lit que « de la salle à manger » est un complément du nom puisque la réponse attendue est la nature, à savoir « groupe nominal prépositionnel ». Gageons que les consignes de correction nous inviteront à ne pas tenir compte de la différence entre classe et fonction grammaticales…

Un rude « voyage » pour la série professionnelle

C’est un poème de Louis-Philippe Dalembert, intitulé « Voyage » qui a servi de support pour l’épreuve de français en série professionnelle. Un magnifique texte emperlé de métaphores originales, souvent frappantes et franchement énigmatiques. Or, beaucoup de questions, y compris celle portant sur la mise en relation d’un dessin de Titouan Lamazou avec le poème, demandaient aux candidats d’interpréter voire d’élucider les implicites. De quoi décourager bon nombre d’élèves inscrits dans cette série parce qu’ils sont en difficulté face à l’écrit… Ici encore, on ne comprend pas ce choix de texte comme support d’examen, et moins encore cette collection de questions aussi vagues qu’ardues qui ont de quoi décontenancer et surtout mettre en échec des candidats déjà bien fragiles.

Plusieurs collègues entendent rédiger une motion, jeudi 1er juillet, avant de commencer les corrections. N’hésitez pas à les transmettre au SNES-FSU : groupe-lettres@snes.edu

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Bac Blanquer, vers le contrôle continu et au-delà

mar, 29/06/2021 - 17:04

Le ministre choisit donc de généraliser une évaluation locale qui consacre ainsi le principe de l’inégalité de traitement et fait de la réputation du lycée d’origine un élément discriminant essentiel pour l’accès à l’enseignement supérieur. Il choisit aussi de faire de l’évaluation un outil de management pour contraindre les pratiques pédagogiques et soumettre les personnels aux pressions directes de la hiérarchie, des familles et des élèves dont on peut déjà aujourd’hui mesurer les effets délétères.

Les principales mesures de ce qui est une réforme de la réforme du bac ont été annoncée sur le site du ministère qu’on peut lire ICI . Un décret et un arrêté seront soumis pour avis au Conseil supérieur de l’éducation le 8 juillet prochain. Ces textes réglementaires ne sont pas des ajustements techniques mais transforment une fois de plus toute l’architecture de l’examen. On trouvera dans le corps de l’article de larges extraits de ces projets dont la rédaction peut encore bouger d’ici la publication.

(communiqué) @jmblanquer restera comme le ministre qui a enterré la promesse républicaine d’un baccalauréat national et terminal, préférant instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer à marche forcée un baccalauréat de plus en plus local. #BacBlanquer https://t.co/JfraGZ89Q9

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 28, 2021 Vers un diplôme local

Les « ajustements » de Blanquer contiennent plusieurs hommages du vice à la vertu : « Les évaluations communes seraient supprimées au profit d’un contrôle continu plus souple, accompagnant les apprentissages et conduit dans le cadre de la classe. Des repères nationaux seraient diffusés aux équipes pédagogiques afin que soit préservée l’égalité de traitement des élèves. » (…)

            « Ce contrôle continu, à la fois pris en compte dans le cadre de la procédure Parcoursup et au baccalauréat, devrait voir sa validité et son objectivité assurées : les professeurs gagneraient ainsi à intégrer leurs modalités d’évaluation au fil de l’année dans une réflexion concertée et à les inscrire dans un cadre national, garant d’une qualité reconnue et partagée. »

            Ainsi donc, le ministre acte en creux le fait que le contrôle continu est porteur, en soi, d’une menace sur la valeur de l’examen et du diplôme, ce qui n’est pas le cas des épreuves terminales, anonymes, nationales. Mais après avoir exposé des éléments de « cadrage », les « ajustements » débouchent sur ce qui n’est rien d’autre que l’instauration d’un système d’évaluation défini localement, qui vient annuler tout cadrage national : «Les équipes disciplinaires et les conseils pédagogiques des établissements feraient des pratiques d’évaluation dans le cadre du contrôle continu un sujet majeur de leurs échanges : cette dynamique collective aboutirait à l’élaboration d’un projet sur les pratiques d’évaluation de chaque établissement, connu et partagé par les membres de la communauté éducative»

            C’est donc chaque établissement qui définirait le cadre et la nature de l’évaluation pour le contrôle continu : autrement dit, 40 % du diplôme du baccalauréat reposerait sur des normes et des pratiques purement locales. Il suffit alors de se rappeler que les établissements bénéficient ou souffrent de réputations inégales pour comprendre ce que veut dire « diplôme à valeur locale ». Aussi sérieux et rigoureux soit-il dans la définition de son « projet d’évaluation », un lycée souffrant d’une « mauvaise réputation » sera soupçonné de « surnoter », de « mal évaluer », de « tricher ». Et le diplôme obtenu par les élèves dans ce lycée aura la valeur de la réputation de ce lycée, car même si les réputations sont injustifiées, elles ont des conséquences réelles.

Et ce d’autant plus que l’harmonisation devient impossible. Alors que l’expérience actuelle des péréquations des notes de contrôle continu lors des jurys de bac sessions 2020 et 2021, confine à l’absurdité, les textes prévoient le même type de procédure pour le bac Blanquer dernière version. « La commission prend connaissance des notes obtenues par le candidat aux évaluations ponctuelles et des évaluations chiffrées annuelles des résultats de l’élève, renseignées dans le livret scolaire, et procède si nécessaire à leur harmonisation. Des éléments statistiques sur les résultats de l’établissement d’inscription des candidats au cours de deux dernières sessions du baccalauréat, respectant l’anonymat des candidats et de leur établissement d’inscription, sont mis à sa disposition de la commission pour conduire cette harmonisation. » On va donc devoir se fonder sur des sessions de bac totalement déboussolées pour légitimer les notes de bac à venir !

Voilà les grilles de coefficients pour le contrôle continu dans la voie générale et technologique, telles que présentés dans les projets de textes réglementaires:

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On assiste à une dichotomie entre les enseignements évalués localement et ceux qui seront de facto les seuls légitimes à servir de base pour la sélection post-bac. Le français, les enseignements de spécialité et la philosophie sont sortis du champ du contrôle continu et bénéficieront de la plus-value de l’épreuve nationale. Pour tous les autres enseignements, l’évaluation locale ramène inévitablement le niveau d’exigence à la jauge de l’établissement.

Tout doit être noté, y compris l’enseignement moral et civique, faute de quoi les lycéens seront pénalisés par une épreuve ponctuelle supplémentaire. Le projet d’arrêté précise ainsi : « Lorsque, pour cause de force majeure dûment constatée, le candidat ne dispose pas d’une évaluation chiffrée annuelle pour l’année de première dans un enseignement ne faisant pas l’objet d’une épreuve terminale, il est convoqué à une évaluation ponctuelle dans cet enseignement au cours du premier trimestre de l’année de terminale. Lorsque l’évaluation chiffrée annuelle faisant défaut porte sur l’année de terminale, le candidat est convoqué à une évaluation ponctuelle avant la fin de l’année de terminale. »  

Des changements dans l’organisation des enseignements de langues vivantes

Nouveauté en ETLV :  » L’enseignement technologique en langue vivante est pris en charge conjointement par un enseignant d’une discipline technologique et un enseignant de langue vivante. Il est adossé soit à la langue vivante A soit à la langue vivante B de l’élève. ». 

Pour l’attestation langues vivantes désormais obligatoire, il est mis en place une épreuve spéciale organisée localement : « Le niveau indiqué dans l’attestation est déterminé par le résultat obtenu à une évaluation organisée par les professeurs de langue vivante A et de langue vivante B à l’intention de leurs élèves en fin de cycle terminal ».

Sections européennes: l’épreuve prévue pour obtenir la mention n’impliquerait désormais que l’enseignant de langue et plus celui de DNL.

L’évaluation au piège des pressions des familles et du contrôle managérial

Les enseignants concernés par les « épreuves communes » pourraient se satisfaire de leur disparition, tant ces épreuves font peser une pression très lourde sur les cours. Ils pourraient même s’imaginer qu’ils récupèrent davantage de liberté pédagogique, que la pression de l’évaluation diminue. Ce serait une grave erreur. En réalité, les « ajustements » du bac généralisent et alourdissent la pression qui va peser sur l’évaluation.

            Il s’agit tout d’abord de la pression des familles que les enseignants vivent très fortement depuis plusieurs mois : sollicitations plus ou moins insistantes des élèves pour améliorer les moyennes, remises en cause plus ou moins frontales de la notation par certains parents…

 Mais surtout, ces ajustements instaurent un contrôle permanent de l’évaluation par les différents échelons hiérarchiques. Les enseignants se verraient non seulement encadrés par des « repères nationaux », mais aussi par des formations et par un « guide de l’évaluation » produit par chaque inspection, et applicable en 1ère et en terminale. Enfin, le conseil pédagogique, donc le chef d’établissement, fixerait des règles locales que les enseignants devraient respecter. Cela devrait donner des ailes aux « managers locaux » les plus zélés, qui pourront au passage relayer les demandes des familles les plus insistantes.

            Une évaluation contrôlée par les IPR, les chefs d’établissement, les élèves, les parents… Ce sont bien les enseignants qui passent en « contrôle continu » ! La suppression des « épreuves communes » ne règle donc rien : la pression sera moins « ponctuelle »… Elle sera permanente et en provenance de multiples sources !

Déni, entêtement et complexité

La réforme du lycée prétendait simplifier le baccalauréat. Il n’aura pas fallu longtemps pour que tout le monde comprenne que c’est bien l’inverse qui s’est produit. Les ajustements de Blanquer prétendent à nouveau « simplifier »… Et là encore, on reste perplexe : changements de coefficients, distinction dans les disciplines prises ou non en compte dans le contrôle continu… En réalité, l’usine à gaz n’est en rien simplifiée ! L’exemple de la prise en compte des options est édifiant :

« Tous les enseignements optionnels seraient évalués selon les mêmes modalités dans le cadre du contrôle continu établi à partir des moyennes annuelles des moyennes apposées sur les bulletins scolaires 

  • Un enseignement optionnel suivi sur l’ensemble du cycle terminal serait considéré à hauteur de 4 coefficients, qui viendront s’ajouter aux 100 coefficients communs du baccalauréat; 
  • Un enseignement optionnel suivi sur la seule année de terminale (notamment droit et grands enjeux du monde contemporain, mathématiques expertes et mathématiques complémentaires) serait apprécié à hauteur de 2 coefficients.

L’ensemble de ces enseignements optionnels ne pourrait donner lieu à une évaluation excédant 14 coefficients (6 en première, soit 3 enseignements optionnels ; 8 en terminale, soit 4 enseignements optionnels).
Par exemple, un candidat ayant ainsi suivi un enseignement optionnel sur les deux années du cycle terminal serait évalué sur la base élargie de 104 coefficients. Les notes qu’il aurait obtenues dans cet enseignement optionnel seraient considérées dans leur intégralité.
 » On voit mal comment ce jeu sur les coefficients des options pourrait endiguer la disparition de ces enseignements laminés par l’absence de financement. On ne comprend pas bien ce que deviennent les bonus pour les LCA et plus récemment pour les langues régionales puisque ça avait été annoncé par le ministre lui-même.

            On notera enfin que ces « ajustements » ne répondent en rien aux vrais problèmes et contradictions qui sont apparues au cours des deux premières années de mise en place du nouveau baccalauréat :

-les épreuves de spécialité arrivent trop tôt (mars de l’année de terminale), mettant une pression intenable sur les programmes, même officiellement « listés » et les apprentissages méthodologiques ? On ne change rien…

-le grand oral est confus, flou, mal organisé, avec des jurys à la composition inadaptée et des attentes incompréhensibles ? On ne change rien …

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Crise sanitaire, conséquences et enjeux pour le métier de CPE : retour sur une année chaotique

mar, 29/06/2021 - 13:54

Face à des conditions dégradées, les personnels ont malgré tout mené à bien leurs missions, au prix d’un épuisement professionnel sans précédent. La vie scolaire n’a pas été épargnée par la crise de la Covid et sa prise en charge délétère par le ministre : succession de protocoles sanitaires sans concertation, manque de moyens humains et matériels, injonctions contradictoires. Durant ces longs mois, le SNES-FSU aux côté des CPE a accompagné les collègues portant leurs revendications, dénonçant les difficultés rencontrées sur le terrain. Au cœur même cette crise, il a défendu le métier contre toute dérive et tentative de dénaturation. Le SNES-FSU a pu souligner combien les CPE ont su pendant cette période  construire un nouveau quotidien professionnel et s’adapter à une situation inédite venue bousculer leur métier et interroger  posture et gestes professionnels. Si le cœur du métier, le suivi des élèves, en sort renforcé, les tenants d’une vision managériale du métier ne désarment pas pour autant.

Tirer un premier bilan des effets de la crise sur le métier de CPE

A l’occasion de la date anniversaire du premier confinement, le SNES-FSU a organisé deux journées d’étude sur le métier avec l’objectif de tirer un premier bilan des effets de la crise sanitaire sur le métier, et d’apporter aux CPE des éléments d’analyse et de compréhension des mécanismes à l’œuvre  dans le nouveau management public.

Ce travail s’est construit autour de trois interventions de chercheurs. Vous trouverez ci-dessous une synthèse des interventions de nos invités. Un grand merci à Clémence Michoux, Cédric Frétigné et Laurent Frajerman pour leurs contributions à nos échanges et réflexions.

1- Intervention de Clémence Michoux : « l’Éducation aux temps du coronavirus, l’exemple des CPE »

Doctorante en sociologie à l’université de Poitiers, membre du laboratoire GRESCO, Clémence Michoux réalise actuellement une thèse sur le travail de socialisation des CPE dans les établissements scolaires à recrutement populaire. Elle a contribué à l’ouvrage collectif « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnery et s’est plus particulièrement intéressée aux CPE dans le cadre du dispositif « continuité pédagogique ».

A propos de l’ouvrage : http://institut.fsu.fr/L-Education-aux-temps-du-coronavirus.html

2- Intervention de Laurent Frajerman : « Les principes du nouveau management public adaptés aux CPE »

Professeur agrégé d’histoire, chercheur associé au CHS Paris I, membre de l’observatoire de la vie fédérale FSU, Laurent Frajerman a également contribué au travail collectif coordonné par Stéphane Bonnery et aborde la période du confinement au regard de la réorganisation managériale.

3- Intervention de Cédric Frétigné : « En quoi la crise sanitaire réinterroge-t-elle les frontières de la division du travail ? »

Cédric Frétigné est sociologue, professeur de sciences de l’éducation à l’Université Paris-Est Créteil et directeur du Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les pratiques éducatives et les pratiques sociales (LIRTES).

Éléments bibliographiques

– Étienne Douat et Clémence Michoux, « Urgentistes invisibles de la « continuité pédagogique » : les CPE », in « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnéry et Etienne Douat, La Dispute, 2020, p.55-68.

– Laurent Frajerman,« La continuité pédagogique, une occasion manquée pour les méthodes managériales », in « l’éducation aux temps du coronavirus » sous la direction de Stéphane Bonnéry et Etienne Douat, La Dispute, 2020, p.55-68.

– Diane Béduchaud, Elodie Leszczak, Frédérique Mauguen, Kyriane Petit, « Les effets du confinement sur l’activité des Conseillers Principaux d’Éducation et des coordonnateurs Réseau d’Éducation prioritaire », Rapport d’enquête, Institut Français de l’Éducation (Ifé), Lyon, 2020.

– Catherine Reverdy, « Écouter les élèves dans les différents espaces scolaires », Dossier de veille de l’Ifé, n°136, Décembre 2020.

– « La continuité pédagogique entre mars et mai 2020 : le point de vue des conseillers principaux d’éducation », Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), juin 2021.

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Bac Blanquer : l’avènement du bac local

lun, 28/06/2021 - 17:44

Le ministre de l’Education nationale vient de présenter, d’abord aux médias, des propositions d’ajustements à sa réforme du baccalauréat : la principale annonce est le passage à 40 % de contrôle continu intégral. Les mots ne doivent tromper personne : il ne s’agit pas d’ajustements cosmétiques mais bien d’un nouveau coup de boutoir contre le baccalauréat comme examen national.

Les effets délétères du contrôle continu

La crise sanitaire a déjà conduit à augmenter la part du contrôle continu, de manière exceptionnelle, afin de tenir compte des effets de l’épidémie. En 2020, comme en 2021, les effets délétères de cette modalité d’évaluation, déjà dénoncés depuis de nombreuses années par le Snes-FSU, se sont amplifiés. Le renvoi au local de l’évaluation, sans aucun cadre national, amplifie les inégalités, met les élèves et les enseignants sous la pression d’une évaluation permanente. Les tentatives d’objectivation du contrôle continu sont restées vaines : chacun se souvient de la mascarade des réunions dites d’harmonisation en juin 2020 quand les examinateurs avaient constatés, impuissants, que chaque lycée avait déjà construit ses propres notes.

Le contrôle continu dénature également considérablement le travail des enseignants : course permanente à l’évaluation au mépris du temps nécessaire aux apprentissages, pressions des élèves et de leurs familles pour rattraper des résultats jugés pénalisants, pression de la hiérarchie pour se conformer à des objectifs d’évaluation souvent déconnectés des réalités. Ce n’est certainement pas un hasard si, lors des conclusions du Grenelle, Jean-Michel Blanquer illustrait le développement des fonctions mixtes avec l’exemple de professeurs chargés d’harmoniser le contrôle continu à l’échelle d’un établissement, accélérant le développement de hiérarchies intermédiaires contrôlant toujours davantage le travail des professeurs.

L’instrumentalisation insupportable de la crise sanitaire

Jean-Michel Blanquer s’est souvent autoproclamé plus grand défenseur des épreuves terminales. Il restera en réalité comme le ministre qui a enterré la promesse républicaine d’un baccalauréat national et terminal, préférant instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer à marche forcée un baccalauréat de plus en plus local.

A l’heure où le bac Blanquer implose face à l’épreuve du réel (désorganisation des épreuves, confirmation du caractère inégalitaire du Grand oral, impossibilité de valoriser la maîtrise des connaissances), le ministre fait le choix d’accélérer la transformation du bac, confirmant ainsi qu’il est avant tout guidé par un impératif politique et idéologique : pouvoir afficher la mise en œuvre de ses réformes alors que l’heure du bilan du quinquennat approche, favoriser le traitement inégalitaire des élèves. Il fait ainsi, encore une fois, primer des considérations politiques sur des impératifs pédagogiques et sociaux.

Dans l’action !

Le Snes-FSU dénonce cette manœuvre politicienne qui fait bien peu de cas de ce que vivent les personnels et les élèves. Il appelle les personnels à manifester dès cette semaine, dans les jurys, leur opposition à ces mesures par des prises de positions collectives (motions, pétitions etc). Le SNES-FSU inscrit résolument ses actions tout au long des prochains mois pour obtenir avec les personnels la remise à plat des réformes inégalitaires du bac et du lycée, ce qui suppose des épreuves nationales et terminales. Le Snes-FSU organisera à la rentrée les mobilisations pour dénoncer les effets du bac Blanquer et exiger une autre politique éducative, en rupture avec ces mesures profondément inégalitaires.

Communiqué en version PDFTélécharger

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Témoignages : bac Blanquer, rien ne va !

dim, 27/06/2021 - 19:25

Philosophie, EAF, Grand oral….les témoignages collectés depuis quelques jours par le Snes-FSU sont édifiants : manque d’anticipation, charge de travail, conditions de corrections, conséquences de la dématérialisation des copies… Les personnels et les élèves font les frais d’une organisation chaotique qui laisse à penser qu’il serait impossible d’organiser des épreuves en fin d’année ! Des épreuves terminales et nationales sont possibles : elle nécessitent de l’anticipation, de l’organisation et des services complets avec des personnels en nombre suffisant dédiés à cette tâche (rappelons que les services administratifs des Rectorats, notamment ceux dédiés à l’organisation des examens, ont eu aussi subi les effets des politiques de suppressions d’emplois dans la Fonction publique). Bref, tout ce qui n’a pas été fait par le ministère.

Le Snes-FSU intervient à tous les niveaux pour dénoncer ces conditions de corrections et organiser l’action. Voir notre article en ligne « Examens 2021 : agir face à des conditions de correction inacceptables »

Florilège de témoignages reçus par les sections académiques ou sur #Bacatastrophe, mis à jour régulièrement.

Bilan de la semaine dans les médias

Bac 2021 : Des professeurs racontent des oraux du baccalauréat mal organisés : « On sentait que quelque chose ne tournait pas rond «  (Le Monde)
Bac 2021 : jurys incomplets, numérisation des copies… Les raisons des dysfonctionnements (l’Express)
Bac 2021 : des ratés dans l’organisation du grand oral et les corrections de la philo (l’Etudiant)
Bac 2021 – Pour la correction des copies de philo et de français, les profs perdent patience (Libération)
Bac 2021 : Faible préparation, couacs d’organisation… Pourquoi le grand oral fait grincer des dents cette année ? (20 minutes)
Grand oral du bac 2021 : jurys absents, retards, remplacements… Lycéens et professeurs racontent les couacs de la première journée (France Info)
Convocations envoyées tard, imbroglio dans les spécialités… : retard à l’allumage pour le grand oral du bac (le JDD)
Grand Oral : des syndicats dénoncent plusieurs couacs dans l’organisation (BFM)
Épreuve reportée à la dernière minute, convocations envoyées en retard, les grands couacs du Grand O (Libération)
Grand oral du bac : une grande première… et de petits couacs (le Parisien)
Grand oral, le jour J : premières impressions et premières (mauvaises) surprises (LCI)
Les ratés éloquents du Grand oral (l’Humanité)
Jurys incomplets, convocations erronées, des ratés pour le début du Grand oral (France Bleu)
Absences de jurys, retards conséquents, la première journée du Grand oral ne s’est pas passée comme prévu (Huffington Post)
Premier jour du Grand oral, des syndicats d’enseignants évoquent des dysfonctionnements (France info)
Grand oral : le Snes-FSU constate plusieurs « dysfonctionnements montrant que rien n’avait été anticipé » (AEF)

Nouveaux témoignages – au fil de la semaine Français – Philosophie

Cette numérisation a posé et pose encore de gros problèmes puisqu’aujourd’hui, mardi 22 juin, en français nous n’avons toujours pas les copies que nous devions avoir le 18 juin, vendredi dernier. Les serveurs ont complètement saturés, ce qui nous amène à une situation où il était largement plus rapide d’anonymer les copies manuellement et de les donner aux correcteurs.

Professeur de Lettres Modernes en lycée, je suis censé corriger les épreuves écrites et orales de l’EAF… Le problème est que, 4 jours après l’écrit,… je n’ai toujours pas mes copies ! J’ajoute que l’envoi des convocations a été l’occasion également d’un formidable imbroglio, puisque j’ai eu droit à 4 e-mails pour la correction de l’écrit du bac général, un cinquième pour annuler ces convoc’, avant le 6è qui me demande de corriger des copies de Premières technologiques !

Il y a de nombreuses copies mal scannées (pages dans le désordre, copies illisibles)et certaines copies ne sont pas anonymisées. Une collègue qui avait décidé de corriger ses copies en pdf a eu la surprise de voir que son lot avait été modifié une fois qu’elle a voulu rentrer ses premières notes et annotations. Elle a ainsi corrigé 50 copies pour rien.Enfin, nous avons connu deux moments (lundi pendant 2h et aujourd’hui (mercredi) pendant 45 minutes) au cours desquels il était impossible de se connecter au serveur. 

Grand oral

J’ai interrogé à B****, nous étions deux un prof de Sciences Physiques et de SVT. Comme les élèves étaient des spécialités Maths, SVT, ils ont compris qu’ils seraient tous interrogés sur la SVT. En tant que prof de Sciences Physiques, j’avoue que je n’ai pas toujours compris ce qui se disait.

Au lycée ****, les élèves ont été interrogés par des enseignants qui n’étaient pas de l’une des spécialités des élèves.Deux examinateurs de la même spécialités ont interrogés toute la journée. Les élèves ont compris rapidement qu’ils ne seraient interrogés que sur un seul sujet…

Un collègue de SES est contacté par une élève de sa spécialité effarée d’avoir été évaluée en GO par un jury ne comportant aucun professeur de SES ! Le collègue est d’autant plus surpris que plusieurs professeurs de SES de son établissement n’ont aucune convocation : s’ils avaient été convoqués, cela aurait rendu disponible un prof de SES d’un autre établissement pour venir évaluer les candidats chez eux. Le même problème se pose pour des questions de GO « maths » évaluées par un jury de physiques,

Mardi 22 juin Philosophie et français

Toujours des problèmes sur Santorin pour l’accès aux copies dématérialisées en philosophie et en français ! Vendredi soir, des collègues de philosophie ont vu disparaître le lot de copies qu’ils avaient commencé à corriger, lundi c’était un problème national qui bloquait pendant une partie de la matinée l’accès aux copies, mardi matin, des collègues rencontraient toujours de grandes difficultés pour corriger en ligne.

Grand oral

Les problèmes de convocations ont été moins nombreux que la veille mais certains collègues se sont tout de même déplacés pour rien dans leurs centres d’examen : convoqués pour plusieurs jours, après être venus lundi, il leur a été répondu que leur présence n’était plus nécessaire pour la journée de mardi, d’autres ont reçu une convocation dans la journée de lundi pour s’entendre répondre, une fois sur place, le mardi, que leur présence n’était finalement pas attendue.

Interventions auprès du ministère

Le Snes-FSU est intervenu à plusieurs reprises ces derniers jours : auprès de la Dgesco le week-end en alertant sur le problème à venir des convocations pour le Grand oral et les difficultés sur la numérisation, puis mardi lors du comité de suivi du bac et lors d’un échange avec le cabinet du ministre.

Lors du comité de suivi, le Snes-FSU est revenu sur la situation chaotique lundi dans bon nombre d’académies. Sur le Grand Oral, les problèmes de convocations, la désorganisation, laissent, une fois de plus cette année, le sentiment d’un abandon des personnels sur le terrain : les personnels des établissements doivent gérer seuls les conséquences de l’absence d’anticipation de la part du ministère (qui nous assurait encore dimanche que la constitution des jurys avait été bien anticipée). Comment les spécificités d’organisation de cette épreuve n’ont-elles pas pu être anticipées ? Comment le ministère ne peut-il pas organiser correctement 3 épreuves ? Des explications devront être apportées.

La charge de travail des professeurs de lettres, notamment celles et ceux convoqués pour l’oral, avec des descriptifs très lourds, a aussi été évoquée, de même que les problèmes rencontrés dans la numérisation des copies pour la philosophie et le français. Comment expliquer, qu’encore une fois, une application nationale rencontre un problème vraisemblablement en raison d’un sous-dimensionnement ? (une inspectrice a évoqué lundi un « embouteillage » de copies.)

Le Snes-FSU est intervenu auprès du ministère pour exiger un allongement des délais de correction de quelques jours pour l’écrit de français et la philosophie. Les multiples bugs sur Santorin ont retardé la réception des copies, il est donc indispensable de desserrer les délais de correction. Le ministère rappelle qu’il est impossible de dépasser la date du 30 juin pour la philosophie, mais va étudier la possibilité d’allonger les délais pour les académies qui ont prévu une date de retour des notes pour le 28 ou 29 juin. Le Snes-FSU a aussi demandé que la question des descriptifs pour l’oral de français soit rapidement étudiée et que des réponses soient apportées. Le ministère s’est engagé à traiter la question.

(presse) Les ratés du #GrandOral #bac2021 #Baccalauréat #bacatastrophe
Le ministre a voulu tenir cette nouvelle épreuve quoiqu'il en coûte, nous en voyons ce soir le bilan. @SVenetitay dans le JT de @France2tv pic.twitter.com/ocq2LdFm9i

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 21, 2021 Etat des lieux le 21 juin à 15h Grand oral

Dans plusieurs académies (Orléans-Tours, Lyon, Normandie, en région parisienne), des collègues ont été appelés dans la matinée par le Rectorat pour les informer qu’ils devaient se rendre rapidement dans un centre d’examen ou même…qu’ils y étaient attendus depuis plusieurs heures, alors même que ces collègues n’avaient pas reçu de convocation ! En Guadeloupe, les binômes sont réorganisés en catastrophe car ils ne correspondent pas à la réalité des spécialités présentées par les élèves. L’épreuve a parfois pris plusieurs heures de retard.

Des collègues qui ont reçu une ou plusieurs convocations dans le week-end se sont rendus dans le lycée concerné pour découvrir qu’ils n’étaient finalement pas attendus dans l’établissement.

En Guadeloupe ou dans l’académie de Versailles, des collègues découvrent qu’ils vont devoir interroger leurs propres élèves !

Dans un lycée de l’académie de Besançon, ce sont les professeurs et le CPE qui ont organisé eux-même, en dernière minute, la salle devant permettre aux élèves de préparer leur oral. Cette question avait été posée par un collègue lors d’une réunion de « référents grand oral », aucune réponse n’avait été apportée.

Ces dysfonctionnements montrent qu’encore une fois, rien n’avait vraiment été anticipé du point de vue de l’organisation de l’épreuve. Pendant toute l’année, les professeurs ont essayé, tant bien que mal, de préparer leurs élèves, alors même que les informations arrivaient au compte-goutte, qu’aucune heure n’était dédiée à la préparation de cette épreuve…Et du côté du ministère ? On nous assurait encore ce week-end que la constitution des jurys avait été anticipée avec une solution informatique permettant de constituer des jurys conformes. Encore une fois, il y a un gouffre entre les déclarations ministérielles et la réalité. Et encore une fois, ce sont les élèves et les personnels qui, sur le terrain, seuls, doivent en subir les conséquences.

Philosophie et français : bug sur Santorin

Dans de nombreuses académies (Limoges, Lyon, Lille, Paris etc), des collègues signalent l’impossibilité lundi matin d’accéder à Santorin, plateforme pour corriger les copies scannées. Une IPR a fait savoir que c’était un problème national en raison d’un « embouteillage » de copies qui transitent par l’application. Un problème de « tuyaux » encore une fois ?

Quelques témoignages
« Par exemple, j’ai pris connaissance de mon lot de 135 copies vendredi soir à 23h42 (je pense que les secrétaires ont préféré faire une nocturne plutôt que de sacrifier leur WE) : il y a les 8 sujets, tous mélangés. Généreusement, on nous a mis des « tags » à disposition pour trier les copies par sujets et les corriger ensuite en filtrant : j’ai mis plus de 3h à trier les copies (version papier j’aurais mis 1/2h) car pour identifier chaque copie et passer à la suivante il faut 7 clics !!! Et quand on ouvre Santorin on a le sablier qui rappelle le compte à rebours : plus que 11 jours aujourd’hui pour 135 copies et 8 sujets différents ! Sauf qu’on ne peut pas commencer à corriger, on n’a pas les consignes académiques ! Réunion virtuelle demain matin…J’ai l’impression de travailler pour Amazon… Ma barre d’avancement des tâches reste désespérément à 0% : quelle inefficacité de ma part ! »

« Il suffit de se rendre sur la messagerie Santorin pour voir à quel point les dysfonctionnements sont nombreux. Les copies devaient être disponibles le vendredi 18 à 8h, puis le samedi 19 à 10h « au plus tard ». A 22h30, la moitié des correcteurs n’avaient pas leurs copies et l’inspection a posté aujourd’hui qu’il n’y aurait rien avant lundi. Aucune explication n’a été donnée (les inspectrices n’en savent apparemment pas plus que nous) De nombreux collègues qui ont reçu leurs copies ont dû les renvoyer parce qu’elles étaient scannées n’importe comment et donc illisibles. »

Etat des lieux le 21 juin à 10h Grand oral

Témoignage 1
Vendredi après-midi, le proviseur a téléphoné à un (au moins) collègue de STI pour lui demander de vérifier tout le week-end s’il recevrait une convocation.   Samedi matin, sa secrétaire envoyait la même demande par l’ENT à tous les enseignants. Je n’ai reçu aucune formation sur le grand oral. Seuls les coordonnateurs ont eu une journée de formation en début d’année, mais sur des généralités.  J’ai passé des heures à étudier les documents sur Eduscol pendant les vacances et je n’ai pourtant pas eu toutes les réponses à mes interrogations, notamment sur le plan disciplinaire.  La réunion proposée lundi 14 juin est arrivée à 1 semaine de l’examen  et après la fin des cours. Comment aurais-je pu préparer correctement mes élèves sans en avoir le temps et sans être formée ?  Dans notre lycée, nous avons travaillé en demie jauge depuis le mois de novembre, donc la progression a été très ralentie, d’autant plus qu’il fallait rattraper les manques de l’année précédente. Des élèves m’écrivaient encore ce week-end pour préparer leurs questions, c’est dire leur impréparation.

Témoignage 2
Professeur de Sc Physiques, j’ai eu une convocation par mail le vendredi à 16h10 et un message vocal de la secrétaire du lycée à 16h30. La convocation est pour Lundi 8h. J’ai envoyé un mail à 22h (quand j’ai eu les messages) pour demander si j’étais jury candide, Physique ou NSI (dont je suis prof)

Mail de la Rectrice de Versailles annonçant des convocations de dernière minute

Retours des académies lundi matin
A Lyon, certains jurys sont constitués de deux professeurs de la même spécialité. Dans certaines académies, on nous signale quelques jurys sans professeurs de spécialité ou des jurys où il manque un professeur.

Français

Témoignage 1
Je vous livre d’autres éléments : 
– Je n’ai eu accès à mes descriptifs (les textes et oeuvres étudiées par les candidats que j’interrogerai) avant vendredi. Je rappelle que j’interroge dès lundi matin !! 
– Il n’y a AUCUN TEXTE avec ces descriptifs. Il semblerait que les professeurs de Première n’aient eu AUCUNE CONSIGNE CLAIRE sur la nécessité de joindre les textes étudiés avec les descriptifs.
Conséquences :
– Je découvrirai donc en grande partie les textes en écoutant les candidats lors de la première partie de l’épreuve
– Plus grave encore : je ne peux pas préparer mes questions de grammaire (elles seront donc largement improvisées – que puis-je faire d’autre !!!??

Témoignage 2
Convocation tardive (lundi pour vendredi) à l’écrit de l’eaf
– contact avec une coordo mercredi qui m’indiquait qu’elle m’avait sur ses listings pour l’oral.
– réunion d’harmonisation en distanciel avec 12 liens envoyés sans possibilité de savoir auquel il faut se connecter
– aucune information sur le nombre de copies. Pas de copies sur Santorin hier soir alors que les corrections étaient censées démarrer hier. 
– temps de correction non justifié:  pourquoi rendre les notes le 30 Juin?
– copies numérisées sans possibilité technique de les trier.
– le coordo qui devait faire une veille Santorin nous a annoncé vendredi qu’il était convoqué lundi pour le grand oral toute la journée. Il n’y aura donc aucun soutien technique lundi.

Témoignage 3
Pour ma part, je me débats depuis ce matin avec 26 récapitulatifs différents, issus de 12 établissements et pour certaines classes, je n’ai pas de récapitulatif, pour d’autres, il manque des textes, pour d’autres encore, le libellé de la classe (j’interroge des séries techno, alors entre STMG, STIDD, SMGC, STI, BIO, STL, ST2S… il y a de quoi s’y perdre et s’arracher les cheveux (tant qu’il m’en reste encore !).

Philosophie

Témoignage 1
« Je viens de signaler via cette adresse mail la réponse hallucinante que je viens de recevoir. J’ai deux copies qui ne sont pas anonymes dans mon lot. Et l’inspecteur m’a dit de les corriger quand même. C’est juste hallucinant. Pourquoi on rend les copies anonymes alors ? »

Témoignage 2
Sur Santorin, les lots de copies apparaissent et disparaissent (3 fois de suite à Lille à 16h, 18h puis 19h30) :
Vendredi 18 juin 18h et quelques minutes à Lille (un 1er lot de copies avait été envoyé vers 16h avant de disparaître) « Même constat : mon lot a disparu, après deux copies corrigées. J’ai envoyé un mot à l’inspecteur. Bon courage ! » + « idem pour moi deux copies corrigées pour rien !! » + « Idem pour moi : lot entier disparu ! »   « Ah un nouveau lot pour moi !! c’est cool ! J’avais commencé à corriger le précédent qui a disparu … Et une après-midi de correction foutue… Quel mépris ! »

Témoignage 3
« J‌e n’en crois pas mes yeux mais ils viennent également de me changer complètement le lot. Je n’avais pas corrigé beaucoup de copies mais je m’étais compliqué la vie pour télécharger une à une les copies, ce qui est très chronophage… Bref tout est complètement inadmissible et méprisant d’un bout à l’autre de la procédure. » 

Témoignage 4
« Même expérience que beaucoup d’entre vous. J’avais commencé hier (soit le 18 juin) à corriger après avoir téléchargé toutes les copies en PDF. Je découvre ce matin vos mails sans lesquels je ne me serais jamais aperçu de la modification (une fois téléchargées, les copies ne disparaissent pas…). On croit rêver… (ce correcteur vient de découvrir comme beaucoup d’autres, que son lot à changer dans la soirée et qu’il corrige les mauvaises copies) »

#Bac2021 ce matin #Santorin, application pour la correction en ligne de la philosophie et du français a planté. #OnEstPret vraiment?
Des conditions de corrections inacceptables, le @SNESFSU est à vos côtés et est intervenu ce week-end auprès du ministère https://t.co/FPyIYslN3x pic.twitter.com/xhyzyqLdPF

— SNES-FSU (@SNESFSU) June 21, 2021

Témoignage 5
« je vous écris pour témoigner des difficultés à corriger sur santorin. Le site mouline depuis 20 min, je n’ai pu corriger que 3 copies et ça a dysfonctionné. Je suis folle de rage. J’ai mm écrit à notre inspectrice…. »

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Communiqué intersyndical – prime REP+

jeu, 24/06/2021 - 23:49

Le comité technique ministériel de ce jour est à nouveau convoqué pour statuer sur le projet de décret relatif à la prime attribuée à certains personnels exerçant dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+). Le texte présenté ce jour est identique en tout point à celui rejeté unanimement par les élus des personnels lors du CTM du 15 juin dernier.

Par ailleurs, tous les amendements présentés par les organisations syndicales et soumis au vote ont recueilli l’unanimité. Mais rien n’y fait, M. le ministre, vous restez campé dans votre posture et déniez tout contenu au dialogue social.

Alors que vous dites vouloir développer et renforcer les collectifs de travail, vous créez une mise en concurrence des écoles et du collège au sein d’un même réseau d’éducation prioritaire renforcés et au sein d’une même académie. Aucun mécanisme ne garantissant la transparence et l’équité de traitement, cette prime pourra même générer des tensions au sein des équipes d’une même école ou d’un même collège, à la recherche d’explications du taux finalement attribué.


Dans les établissements et écoles classés éducation prioritaire, les collectifs de travail sont absolument nécessaires et existent. Ils doivent être soutenus. Imposer une part variable de rémunération va à l’inverse de cet objectif.


Les organisations syndicales FSU, UNSA, CFDT, CGT et SNALC. vous demandent à nouveau, M. le ministre, d’abandonner cette part variable au profit d’une augmentation de la part fixe, identique pour tous et au profit de toutes les catégories de personnels qui exercent dans ces écoles et collèges.

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DNB : entrer dans l’action

jeu, 24/06/2021 - 11:09

Les élèves de Troisième qui n’ont pas eu le temps d’étudier les programmes dans leur intégralité du fait des confinements, demi-jauges, classes fermées pour cas covid, professeurs absents car cas contact ou covid. La multiplicité des situations a creusé les inégalités entre les candidats.

Le SNES-FSU a demandé très en amont, depuis juin 2020, que les programmes et les épreuves de DBN soient aménagées. Le Ministère n’a jamais répondu : visiblement, le DNB n’est pas un sujet. Quelle marque de mépris !

Les professeurs font passer les oraux de DNB sans être ni rémunérés en hse, ni indemnisés comme il le devrait. Le ministère fait fi de ses propres textes et prétend qu’il s’agit d’une épreuve de CCF (contrôle en cours de formation).

L’indemnité de correction de copie reste ridicule comme chaque année : 0,75 centimes la copie ! avec parfois une centaine de copies à corriger en une journée…. et en sciences et technologie, deux copies à corriger pour le prix d’une. C’est inadmissible.

Le SNES-FSU milite aussi pour obtenir des conditions de ­correction améliorées et une juste ­rétribution de l’oral et des copies de DNB.

Entrer dans l’action 

Dans les académies, des actions ont déjà été menées :

Poitiers : courrier pétition à renvoyer à la Rectrice en ligne

Versailles : oral du DNB, action collective pour obtenir une rémunération récente, modèle de courrier en ligne

Le SNES-FSU vous propose de lire cette motion en début de séance de jury de DNB.

MotionTélécharger

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Service National Universel

jeu, 24/06/2021 - 09:09
« Quoi qu’il en coûte » pour la jeunesse !

Le gouvernement persiste dans sa volonté de mettre en place le SNU et de le rendre obligatoire.

La secrétaire d’État chargée de la jeunesse, confirme le maintien du « séjour de cohésion » du 21 juin au 2 juillet prochains avec pour arguments un prétendu « vecteur de mixité » et une « fabrique à souvenirs ». Un entêtement très significatif des priorités de ce gouvernement et de son déni d’une jeunesse qui craque et voit son avenir s’assombrir.

Des éléments de langage trompeurs

L’argument de mixité sociale repose sur une fantasmagorie fallacieuse de service militaire. Il vise avant tout à servir une pédagogie de l’obéissance. L’esprit de ce dispositif n’aidera pas à faire société. D’autant qu’il qu’il repose sur une idée infondée : les jeunes d’aujourd’hui auraient un rapport distendu à la citoyenneté et leur inculquer les valeurs “militaires” serait une nécessité. Les enquêtes prouvent, au contraire, que les jeunes sont de plus en plus engagés et nombreux à adhérer à des associations, lancer des pétitions ou participer à des manifestations. L’engagement ne se décrète pas, c’est un accompagnement au long cours.

Un dispositif qui ne répond en rien aux besoins de la jeunesse

Le SNU ne fait pas recette chez les jeunes et leurs familles. D’où l’extension du prochain séjour de cohésion, initialement limité aux 15-16, aux 17 ans pour atteindre péniblement 25000 volontaires en 2021. Il ne peut que cristalliser des rejets face à un encadrement de caserne et une conception de l’engagement relevant d’un esprit cocardier. Les jeunes l’ont bien compris qui aspirent à autre chose qu’à un certificat de conformité et n’entendent pas se contenter de jeux de rôles bâclés dans des casernes improvisées.

Un passage en force pour sauver le soldat SNU

Depuis avril, la campagne gouvernementale de communication s’intensifie : kit de communication, affiches, tracts, vidéos sur les réseaux sociaux… Dans plusieurs académies, malgré un contexte de travail chamboulé par la crise sanitaire, les CPE sont sollicités pour relayer auprès des jeunes concernés les informations. La priorité semble même absolue, le SNU devant passer avant les examens et les règles sanitaires. Dans la région Bourgogne-Franche-Comté, un lycée s’est vu notifier, dans un premier temps, la nécessité de libérer les chambres d’internat pour accueillir les deux cents volontaires SNU du département. Au final, il n’en sera rien en raison de la fonte des volontaires (50). Mais, ne pas hésiter à écarter des internes, notamment de Terminales et de classes préparatoires pendant la période des examens et concours, reste révélateur du jusqu’au boutisme de ce gouvernement.

Défendre les métiers de l’éducation

La coercition émanant du SNU répond à une vision autoritaire qui dénature les métiers du champ éducatif. Le format du SNU est éloigné de nos pratiques où l’émancipation et l’épanouissement des élèves, l’éducation aux pratiques citoyennes et la formation au sens critique sont au cœur de notre travail. Le SNES-FSU s’opposera à toute dénaturation des métiers et restera vigilant sur les droits des personnels. Le SNES-FSU exige la suppression du SNU et l’utilisation du Le budget alloué au SNU (30 millions en 2020, 61 en 2021 soit 2400€ par volontaire) pour mettre en place des projets réellement éducatifs porteurs de sens.

SNU, au mépris de l’école !

Fin mai, le ministère a présenté aux organisations syndicale un projet d’ordonnance visant à définir juridiquement le statut des personnels encadrant du SNU. Parmi les principales mesures, la possibilité d’une mise à disposition de personnels de droit privé et la création d’un congé pour tout fonctionnaire volontaire avec maintien du traitement pour une durée inférieure ou égale à 60 jours sur une période de douze mois consécutifs. Ainsi le ministère n’hésite pas à faire du SNU sa priorité absolue, un motif impérieux passant avant les priorités de l’école et le respect des missions des personnels.

Voir également l’article du 31 janvier 2021 : https://www.snes.edu/article/abandonner-le-service-national-universel

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Enfin des nouvelles de l’augmentation de l’indemnité REP+ : mais….

mer, 23/06/2021 - 15:09

Ces textes ont été sanctionné par un vote défavorable des organisations syndicales. Comme annoncé depuis 2018, une partie de cette indemnité sera modulable avec trois taux. L’ensemble de l’équipe d’un collège se verront verser cette part à un taux identique, sauf les AED et les AESH qui n’y ont pas droit. Cette mise en concurrence des établissements relève d’une pratique managériale inacceptable . Le SNES-FSU s’oppose au principe d’une part variable et demande à ce que l’intégralité de l’indemnité soit versée à l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements.

Comment sera attribuée la troisième tranche ?

La troisième tranche de l’augmentation de l’indemnité REP+, qui pourra atteindre 1 000 € net est composée de deux parts .

→ Une part fixe de 400 € net touchée par les personnels recevant déjà l’indemnité REP+.

→ Une part modulable, touchée à la même hauteur pour l’ensemble des personnels concernés d’un établissement à l’issue de chaque année scolaire, mais variable d’un établissement à l’autre. Ainsi, au moins 25 % des établissements toucheraient une part modulable de 200 € net (donc 640 € net de plus au total), 50 % une part modulable de 360 € net (donc 760 € net au total) et seulement 25 %, au plus de ces personnels, recevront une part modulable de 600 € net (donc 1 000 € net au total).

Quels critères d’attribution de la part modulable ?

La circulaire sur « l’indemnité de sujétions au bénéfice des personnels exerçant dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcée » définit les critères sur lesquels sera déterminé la part modulable.

Pour l’année 2021/2022 : « Pour cette première année de mise en œuvre, la prise en compte de l’engagement professionnel sur la période de juillet à décembre 2021 et le versement dès février 2022 vise à soutenir, encourager et reconnaître la réussite collective, notamment dans la mise en œuvre de la continuité pédagogique, des dispositifs d’accompagnement des élèves et de lutte contre le décrochage dans le contexte de la crise sanitaire, par exemple, dans le cadre de la participation à Vacances apprenantes/ École ouverte, aux Stages de réussite, à Devoirs faits, aux Cordées de la réussite… »

A partir de la rentrée 2022 : trois « axes » définiront les critères d’attribution de la part modulable.

→ « Amélioration de la qualité du climat scolaire »

→ « Déploiement des dispositifs d’égalité des chances, d’Alliances éducatives et de soutien à la parentalité. »

→ « Mise en œuvre des temps collectifs de formation et de concertation ».

C’est le directeur académique des services de l’Éducation Nationale (DASEN) qui sera chargé par le recteur de déterminer la liste des « bons » et des « mauvais » élèves.

Quid des académies avec un seul collège REP+ ?

Trois académies n’ont qu’un seul collège REP+ (Académie de Rennes, Académie de Dijon, Académie de Corse). Dans ce cas, comment va être décidé la part modulable ? La logique du « quota » n’est pas en adéquation avec le service public d’éducation.

L’avis du SNES-FSU

La part modulable est une technique de management qui vise à mettre en concurrence les établissements REP+. Elle se transformera en sujet de clivage dans les équipes, quand certains reprocheront à d’autres de refuser d’entrer dans des dispositifs contestables mais valorisés par le ministère.

Les critères d’attribution montrent que l’urgence ne semble pas de faire progresser les élèves de REP+ mais de participer à tous les dispositifs d’affichage organisés par le ministère, dont aucun bilan n’est jamais dressé. L’indemnité maximale sera donc liée à une charge supplémentaire de travail alors que cette revalorisation devrait être une reconnaissance de l’investissement des personnels dans des établissements où se concentrent les difficultés socio-économiques, dans un contexte de pouvoir d’achat dégradé par des années de gel du point d’indice. C’est inacceptable.

Le SNES-FSU s’oppose au principe d’une prime à mériter et demande que l’ensemble des personnels travaillant en REP+ ( y compris AED et AESH) touche en intégralité la revalorisation de l’indemnité REP+.

décret

arrêté

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Rentrée 2021 : programmes, les propositions du Snes-FSU

jeu, 29/04/2021 - 17:24

Dès l’été dernier, le SNES-FSU a construit des propositions pour que le ministère aménage les programmes afin de tenir compte d’un dernier trimestre 20/21 qui n’avait pas permis d’approfondir tous les apprentissages. Depuis novembre, la très grande diversité des conditions d’enseignement (alternance de demi-classes, élèves malades ou à l’isolement…), puis la fermeture des établissements début avril, ont contraint le ministère à réfléchir aux programmes mis en œuvre pour la rentrée 2021.

Les réunions débutent le 4 mai et concerneront le lycée et le collège. Le ministère avait exclu dans un premier temps d’ouvrir les échanges aux programmes de collège ce que le SNES avait dénoncé énergiquement.

Le SNES-FSU a réfléchi à des propositions pour ces réunions avec l’Inspection générale. Vous les trouverez ci-dessous. Tout aménagement à court terme acte le principe que la rentrée 2021 doit se faire sur d’autres bases. Le SNES-FSU revendique des moyens supplémentaires afin de travailler en petits groupes pour mieux répondre aux besoins des collégiens et lycéens. Un collectif budgétaire pour revenir sur les 1 883 suppressions de postes qui frappent le second degré à la rentrée alors que les effectifs sont à la hausse partout est encore plus incontournable dans ce contexte.

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Bac 2021 : quels aménagements des épreuves de philosophie ?

jeu, 29/04/2021 - 15:22

Dès le mois de janvier, le SNES-FSU a demandé à l’inspection générale un certain nombre d’aménagements, dont un 4e sujet. Cette demande – que nous n’étions pas les seuls à formuler – a été entendue, bien qu’il s’agisse d’une dissertation et non d’un texte comme nous le souhaitions. Début avril, compte-tenu de la dégradation des conditions d’enseignement du 3e trimestre, le SNES-FSU faisait de nouveau savoir à l’inspection qu’un doublement des sujets serait probablement nécessaire, si les épreuves de juin devaient être maintenues. Dans cette optique, une concertation renforcée entre les correcteurs ainsi que la neutralisation de l’œuvre pour l’oral du second groupe, nous semblaient également incontournables.

Il est désormais urgent de trancher, afin de ne pas laisser plus longtemps les élèves et les enseignants dans une nouvelle incertitude. Quoi qu’il advienne, nous savons d’ores et déjà que les conditions dans lesquelles se déroulera l’épreuve de philosophie 2021 ne seront pas satisfaisantes, ni en terme d’équité territoriale entre les élèves, ni en terme d’attendus sur les contenus.

Pour rappel, le SNES-FSU avait dès novembre 2020 demandé d’autres aménagements https://www.snes.edu/article/bac-dnb-amenagements-indispensables/

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1er mai 2021 : ensemble pour les droits sociaux et les libertés

jeu, 29/04/2021 - 12:13

Le 1er mai n’est pas seulement un jour chômé. Il s’agit aussi et surtout d’une journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs pour leurs droits. A l’heure où les politiques économiques et sociales malmènent les droits des salariés, la mobilisation est indispensable !

Continuons à porter haut et fort porter haut et fort nos revendications pour les emplois, les salaires, les conditions de travail, l’égalité professionnelle, la défense des Services publics et le renforcement de la démocratie sociale !

Les outils Communiqué interprofessionnel : FSU, CGT, FO et Solidaires Visualiser en plein écran Appel unitaire des organisations syndicales de la Fonction Publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA. Visualiser en plein écran Communiqué intersyndical des retraités Visualiser en plein écran

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DNB: quelles disciplines scientifiques en 2021?

jeu, 29/04/2021 - 07:36

Le ministère a publié quelles seraient les deux disciplines de l’épreuve de DNB de la session 2021 en métropole et pour les Antilles-Guyane:

 » pour la série générale : en « physique-chimie » et en « sciences de la vie et de la Terre ».

pour la série professionnelle : en « physique-chimie », et en « technologie ».

Les trois disciplines seront donc présentes dans ces deux épreuves sans qu’un aménagement de programme conséquent ait été proposé au cours d’une année perturbée par des conditions de travail compliquées pour certains collègues quand le dispositif « une classe/une salle » les a privés d’accès à leur salle spécialisée, et surtout après deux périodes d’enseignement à distance au cours du cycle 4 des élèves (au printemps dernier lors du premier confinement et ces jours-ci à l’occasion du troisième confinement); enfin des classes de Troisième seront en demi-jauge à partir du 3 mai dans les départements « en tension » d’un point de vue sanitaire (quelques rares collèges ont aussi connu des périodes en demi-jauge cette année).

L’action du SNES-FSU

S’il est trop tard pour alléger le programme en vue de la session 2021, ce que le SNES-FSU demande depuis le premier confinement, il est encore possible que l’épreuve écrite soit aménagée afin d’éviter de mettre les élèves en difficulté. Le SNES-FSU sera reçu en audience le 7 mai auprès des inspections générales de sciences-physiques et de SVT afin de proposer des aménagements de programme au collège et au lycée pour la rentrée 2021-2022. A cette occasion, nous proposerons aussi que des sujets ou exercices au choix, avec des intitulés explicites quant aux parties traitées, soient proposés aux élèves candidats au DNB. Le temps de réflexion pour ce choix devra aussi être pris en compte dans l’énoncé.

Rappelons que le ministère a publié en mai 2020 des attendus de fin de Troisième pour juin 2020. Dans la partie physique-chimie des capacités à traiter prioritairement pour préparer les élèves à suivre en Seconde ont été définis. Nous pouvons espérer que les sujets de DNB de la session 2021 auront été rédigés à l’aide de cette boussole.

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Professeur documentaliste et présentiel

mer, 28/04/2021 - 13:53

Depuis le mardi 6 avril dernier, l’accueil des élèves est suspendu dans les établissements.  La circulaire sur la continuité pédagogique précise les modalités de fonctionnement et d’exercice des personnels. Ainsi, si l’établissement est ouvert et que les personnels administratifs sont tenus d’être présent, les autres personnels – y compris donc les professeurs documentalistes – ne sont pas obligés de se rendre sur le lieu de travail.  

Pour un professeur documentaliste, il est donc possible – au même titre que les autres personnels – de se rendre dans son établissement pour y effectuer certaines tâches et/ou utiliser certains équipements. Cette initiative relève de la volonté du professeur documentaliste et de sa liberté pédagogique.  

Les injonctions des chefs d’établissements depuis la rentrée démontre encore une fois, la confusion qui règne entre le lieu, le CDI et le personnel, responsable du lieu, le professeur documentaliste. 

Rappelons que le professeur documentaliste n’est pas « sans travail » en dehors de son CDI !  Le rôle pédagogique du professeur documentaliste n’est pas suspendu par la fermeture des établissements ni ses autres missions et son travail se poursuit en distanciel, comme pour les autres enseignants.

Le chef d’établissement doit donc favoriser le travail à distance et ne peut contraindre le professeur documentaliste à une présence physique injustifiée au sein de l’établissement. Il ne peut pas non plus lui demander d’effectuer des missions qui ne relèveraient pas de son statut ni lui demander de justifier (ou de présenter) le travail effectué à distance !

Restons vigilants ! 

En cas de difficulté, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre section académique ou du groupe Documentation national : documentalistes@snes.edu

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Déclaration FSU au CSE du 23 avril 2021

mer, 28/04/2021 - 09:25

Mme la Présidente,

Mme et M. les membres du CSE,

La FSU siège ce jour en délégation réduite, convoquée hors du calendrier prévisionnel et durant des vacances scolaires. Instruire les dossiers demande du temps, mais cela évite aussi de rouvrir pour la énième fois les mêmes articles du code de l’éducation… Les délais accordés aux instances ne visent pas à ralentir le rythme des réformes (même si nous pourrions le souhaiter par les temps qui courent), ils visent à permettre un travail de qualité dans la Fonction publique, il ne faudrait pas l’oublier.

Nous partageons les réserves émises par les différentes organisations quant aux conditions sanitaires et pédagogiques de la reprise lundi prochain.

Nous saisissons cependant l’occasion de cette séance pour donner un aperçu de la situation tendue et des demandes de nos collègues d’outre-mer.

Si l’état de l’enseignement public dans l’hexagone est dégradé du fait des suppressions de moyens et des réformes en rafales, il l’est encore davantage dans les territoires globalement plus défavorisés que sont les outre-mer.

Un tour du monde éducatif d’est en ouest…

Pacifique : Polynésie –Nouvelle Calédonie

La situation de l’enseignement secondaire en Nouvelle-Calédonie est le reflet des déséquilibres portés par la société calédonienne : déséquilibre entre les établissements scolaires, selon qu’ils sont situés en Brousse ou dans la zone du Grand Nouméa, déséquilibre entre les élèves, dans une société où près de 20% des ménages vit sous le seuil de pauvreté, déséquilibre entre les communautés, dont l’appréhension des mécanismes éducatifs peut receler des différences fondamentales.

L’absentéisme, le décrochage et les violences scolaires -très liées aux violences familiales et à la montée du chômage-sont largement sous-évaluées par l’administration. Aussi, avec la crise sanitaire, la déscolarisation précoce atteint en Polynésie des niveaux bien plus élevés que dans l’hexagone.

Océan Indien : La réunion

L’académie connaît une situation sociale difficile, près de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 100 000 illettré.es pour 850 000 habitant.es. La politique menée, surtout ces dernières années, ne permet pas d’avoir les moyens humains et matériels d’assurer comme il se doit le Service public d’Éducation (suppression de postes, manque de remplaçant-es…). La FSU demande le classement de l’ensemble de l’académie en Éducation prioritaire, la création de postes à la hauteur des besoins et une rénovation du bâti scolaire.

284 écoles sont classées en éducation prioritaire sur 497. Les nombreux dédoublements engendrés donnent plus de personnels à gérer pour le.la directeur.trice. La FSU demande une aide administrative dans toutes les écoles afin de permettre aux directeur.trice.s d’école de se recentrer sur leurs missions essentielles dont celle d’impulser des projets. Cette aide administrative ne doit pas dépendre du bon vouloir de la commune. Actuellement seule la commune de Saint-Denis alloue cette aide.

Par ailleurs, une réflexion doit être menée sur le calendrier scolaire. La coupure de plus d’un mois de fin décembre à fin janvier (1 mois et 5 jrs cette année) ne favorise en rien la réussite des élèves.Il faudrait enfin une politique plus volontariste pour les langues créoles.

Mayotte

Mayotte, un département où 50 % de la population a moins de 17 ans, doit faire l’objet de mesures massives de soutien envers sa jeunesse

Dans le 1erdegré les enfants de moins de 6 ans ne sont pas tous scolarisés, ne parlons pas des moins de 3 ans… Le déficit de salles de classe persiste malgré l’augmentation de la dotation spécifique pour les constructions d’écoles. La «nationalisation» temporaire des constructions scolaires s’impose afin de rattraper le gros retard en matière de bâti scolaire et de faire baisser sensiblement les effectifs dans les classes. Les retards et les difficultés scolaires de la majorité des élèves imposent des recrutements et des formations massifs d’enseignant-es spécialisé-es. Le RASED devraient être densifiés au même titre que les équipes accueillant les élèves en élémentaire allophones ou jamais scolarisés avant d’arriver sur le sol mahorais.

Dans le second degré, les assassinats iniques successifs de deux jeunes par leurs camarades début avril ont conduit une fois de plus le recteur à annuler les cours dans leurs établissements pour éviter un droit de retrait. La situation est explosive.

La FSU dénonce les sureffectifs qui concernent la totalité des écoles, collèges et lycées et demande la transformation de tout le département en REP+.

Une politique de recrutement doit être mise en place, avec des mesures significatives d’attractivité et de stabilisation des agent-es.

La vie des jeunes mahorais-es et leur avenir n’a pas de prix. Les phénomènes de violence n’ont épargné aucun établissement ni commune du département, et ce, malgré les quelques efforts consentis après les mobilisations des jeunes, des parents d’élèves et des personnels. Il est clair qu’il en faut beaucoup plus pour stopper cette dynamique mortifère.

Amérique du Sud : Guyane

Au cours de ces quatre dernières années, le retard en termes de dotation n’a fait que croître.Dans le premier degré, le déficit de salle de classe est important ; beaucoup d’élèves sont privés d’école par manque de place. Les remplacements ne sont pas assurés. Les RASED continuent à se dégrader au même rythme que le dispositif REP+.

Dans le second degré, le manque de moyens associé à un retard de plus de quinze ans sur le bâti a de graves conséquences sur les conditions de scolarisation de la jeunesse. On parle en Guyane de surpopulation scolaire dans les EPLE alors que dans le même temps plus de 6000 jeunes en âge d’être scolarisés ne le sont pas. A cela viennent s’ajouter les difficultés liées à l’isolement de certains territoires, la difficulté scolaire, la non prise en compte du hiatus entre langue maternelle et langue de scolarisation et le manque de structures spécialisées (UPE2A, ULIS, etc.) alors que les besoins sont criants.

L’absence de politique éducative ambitieuse pour les élèves de Guyane se traduit par des chiffres sans appel: un jeune sur deux entré en classe de 6ème n’obtiendra jamais son baccalauréat et un jeune sur trois sortira sans diplôme du système éducatif. Ces chiffres traduisent pour nous, l’abandon de la jeunesse Guyanaise à son sort et donc le renoncement de la part de l’Etat aux principes d’équité et d’égalité qui nous sont chers.

Antilles

Suite au mouvement de grève des personnels enseignants en Martinique et en Guadeloupe au printemps 2020, une mission d’information sur l’enseignement dans les outre-mer dans les territoires en dépression démographique a été décidée par la Délégation aux Outre-Mer de l’Assemblée nationale. La FSU a été entendue le 16 mars dernier, le rapport n’est pas sorti à ce jour.

Martinique

Les 13 dernières années, ce ne sont pas moins de 1045 postes qui ont été supprimés dans l’académie, ce qui a des conséquences catastrophiques sur les moyens de remplacement. Les mesures ministérielles ne sont pas respectées avec des CP à 15 mais pas à 12. Nombre de disciplines sont sinistrées, il n’y a presque plus de remplaçant-es, des élèves restent des mois sans professeurs.

La vie au quotidien dans les écoles et les établissements scolaires est difficile du fait du bâti : les constructions datent pour l’essentiel d’il y a 50 ans, elles sont dans un état de décrépitude avancée et en chantier permanent. Les points d’eau ne sont pas assez nombreux, ce qui pose des problèmes d’hygiène.

Alors que de nombreux collèges et lycées disposent de salles climatisées, dans les écoles la température atteint régulièrement plus de 30 degrés. Ces conditions ont un impact sur la vigilance et la concentration des élèves. Un plan d’urgence pour la rénovation des bâtiments scolaires doit être initié par l’Etat (et non par les collectivités locales) afin d’offrir à court terme des bâtiments aux normes de sécurité et dignes, offrant aux élèves comme aux enseignant-es de bonnes conditions d’enseignement et de travail.

Par ailleurs, les salles informatiques sont souvent hors d’usage de longues périodes de l’année et il n’y a généralement pas d’accès à Internet. Les crédits de la collectivité territoriale ne sont pas suffisants pour assurer ce service, beaucoup plus coûteux que dans l’hexagone. Les collègues achètent des abonnements à leurs frais pour pouvoir travailler en classe.

La charge de la scolarité obligatoire pour les familles reste trop élevée. Les fournitures scolaires et les livres doivent être pris en charge par les collectivités.

La carte REP devrait être révisée afin de prendre en compte le contexte local (taux de pauvreté, d’enfants en difficulté de lecture, indice de position sociale des élèves…) : des secteurs entiers de l’académie devraient être en REP ou REP+.

Guadeloupe

En Guadeloupe, les coupures d’eau sont fréquentes, et les problèmes de bâtis importants comme en Martinique. L’Etat doit mettre en place un plan de rénovation des écoles et des établissements en prenant en compte les conditions climatiques ainsi que les risques sismiques.

Mais nous souhaitons attirer votre attention sur la très importante sous dotation en éducation prioritaire et en particulier en REP+, alors même que la situation socio-économique de ce territoire justifierait un rattrapage important. Le rapport de l’inspection générale suite aux nombreuses semaines de blocage l’année passée sur la demande de classement de l’académie en REP+ allait dans ce sens.

Dans le même temps que 17 postes sont supprimés pour la rentrée prochaine, le rectorat supprime des postes UPE2A pour les remplacer par des UPE2A « itinérants » sur 3,4 voire 5 établissements qui ne trouveront aucun-e candidat-e faute de moyens suffisants ! La dégradation de la situation générale dans la Caraïbe en lien avec la crise sanitaire va sans aucun doute accroître les phénomènes migratoires et renforcer les besoins en moyens et postes FLE.

Nous demandons donc a minima l’annulation des 17 suppressions de postes et la création d’au moins 10 REP+ supplémentaires.

Conclusion

L’Etat doit accepter les particularismes scolaires des territoires du Pacifique, de l’Océan indien, des Antilles et de la Guyane. Il doit assurer les missions de service public sur l’ensemble du territoire et, ce, sans discrimination. Il faut dans les territoires d’outre-mer des recrutements massifs de personnels dont les CPE, enseignant-es spécialisé-es, psy-EN, infirmières et médecins scolaires, assistant-es de service social, ouvrir des classes, rénover le bâti, assurer des conditions de scolarisation décente pour tous les élèves.

L’école vaut plus que des belles paroles ! Il faut des actes !

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Recours inter 2021 : le ministère tente de limiter les droits des personnels

mer, 28/04/2021 - 07:19

L’augmentation des barres d’entrée dans les académies pour la plupart des disciplines, résultat de la politique de suppressions de postes et de baisse du nombre de postes aux concours, ne fait qu’accroître le mécontentement des participants à l’inter : ils sont nombreux à ne pas obtenir satisfaction, à être affectés en extension (en-dehors de leurs vœux), à ne pas obtenir de mutation ou à ne pas obtenir l’académie formulée en vœu 1. Un grand nombre de ces collègues non satisfaits de leur résultat ont fait appel aux syndicats de la FSU, et notamment au SNES, pour les assister dans la formation d’un recours auprès du ministère. Formuler un recours et faire appel au SNES-FSU pour être assisté dans cette opération est un droit dont dispose tout participant au mouvement. Les opérations n’étant plus vérifiées par les élus des personnels lors de commissions paritaires, il est même vivement recommandé de le faire pour s’assurer qu’aucune erreur n’entache son résultat individuel.

Le SNES-FSU intervient sur chaque dossier

Le SNES-FSU met tout en œuvre pour assister au mieux les collègues qui le sollicitent et défendre de façon efficace et inconditionnelle les droits des personnels. En raison de la situation sanitaire et des consignes gouvernementales, les réunions entre le SNES-FSU et la DGRH du ministère n’ont pu se tenir en présentiel et ont donc été organisées en visioconférence. Les élus et militants du SNES-FSU défendent bec et ongles les dossiers qui leur sont confiés après avoir étudié chacun en détails et peaufiné les arguments à mettre en avant auprès du ministère. Dès que le dossier a été traité dans le cadre de l’une de ces réunions, ils communiquent au collègue concerné la réponse du ministère.

Le ministère tente de limiter les réunions avec le SNES-FSU…

Le ministère, quant à lui, tente de limiter le nombre de réunions qui permettraient aux syndicats du second degré de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP) de porter les dossiers des collègues. C’est inacceptable ! Il s’attendait sans doute à ce que nous nous contentions de brèves interventions purement formelles. C’est sans doute la raison pour laquelle il avait initialement programmé un seul créneau de visioconférence d’une demi-journée pour les trois syndicats du second degré de la FSU (SNES, SNEP et SNUEP) ! Nous avons finalement obtenu des créneaux spécifiques pour chacun des syndicats afin d’avoir le temps nécessaire pour aborder au fond chaque dossier.

Les premières réunions ont été laborieuses. Les élus du SNES-FSU n’ont pas pu obtenir de réponses pour l’ensemble des questions posées par les requérants. Ainsi, un certain nombre de dossiers sont restés « en attente ».

… et envoie des réponses pour des dossiers non étudiés

Alors que nous attendions des propositions de dates pour des visioconférences, le ministère adressait unilatéralement des réponses aux requérants nous ayant mandatés sans nous avoir consultés. Le ministère comptait sans doute s’exonérer des réunions sur les recours et se serait volontiers passé des interventions des élus du SNES.

Intervention au CTM du 16 avril 2021

Il aura fallu une intervention de la FSU lors du comité technique ministériel du 16 avril et un vœu présenté par la FSU et voté par l’ensemble de organisations syndicales, à l’exception du SGEN-CFDT, pour que le ministère daigne organiser de nouvelles réunions.

De nouvelles réunions programmées

Nous porterons dans ces nouvelles réunions les dossiers qui n’ont pas encore été traités lors des réunions précédentes, y compris ceux de nos collègues auxquels le ministère a adressé une réponse.

Ainsi, si vous n’avez pas obtenu de mutation ou que vous avez été affecté en extension et si vous avez formulé un recours en demandant à être assisté par le SNES-FSU, si vous avez reçu une réponse négative du ministère sans avoir été contacté par le SNES-FSU, considérez que cette réponse n’est pas définitive : les élus du SNES-FSU interviendront sur votre dossier puisque cela n’a pas encore été fait. Ils vous communiqueront la réponse du ministère à l’issue de la réunion. Si votre recours portait seulement sur le rang de vœu (si vous avez obtenu un vœu autre que le premier), il sera difficile pour les élus du SNES-FSU d’intervenir dans la mesure où il n’est pas prévu par les textes que ce type de recours puisse faire l’objet d’une assistance par une organisation syndicale.

Date limite pour déposer un recours : 4 mai 2021

Si vous n’êtes pas satisfait de votre résultat de la phase inter du mouvement, la date limite pour former un recours est le 4 mai. N’hésitez pas à contacter le SNES national pour être accompagné dans cette démarche (emploi@snes.edu).

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Le « tampon 100 % présentiel » : avec Parcoursup le pire est toujours possible !

lun, 26/04/2021 - 08:38

Le SNES-FSU l’a dénoncé dès le début, Parcoursup organise la concurrence entre les candidats. Nous connaissions, par exemple, la mention des voyages linguistiques ou les divers engagements extra-scolaires des candidats. Parcoursup organise également la concurrence entre les établissements scolaires : le lycée d’origine et les choix «pédagogiques» qui en dépendent sont, pour le ministère de l’enseignement supérieur, des critères valables pour classer les candidats. C’est l’objectif même de Parcoursup de cristalliser les inégalités en jouant sur la réputation de l’établissement d’origine, certains « grands » lycée tendant à devenir des sortes de « marques ».

Mais, à la faveur de la crise sanitaire et en raison de la gestion déplorable de la part du ministère, un cran supplémentaire vers l’abject a été franchi sur Parcoursup avec la tolérance de cette mention 100 % présentiel.

En refusant, à l’automne dernier, d’imposer un cadrage national pour limiter la circulation du virus dans les établissements, le ministère a tout fait pour maintenir une situation d’inégalité. Dès lors, certains établissements ont entendu tirer profit de leur refus d’alléger les effectifs afin de freiner l’épidémie et souhaité transformer en avantage comparatif la négation de l’intérêt général. Ce « tampon 100 % présentiel » révèle bien la mise en place à grande échelle, ces dernières années, d’une logique de concurrence au sein de l’École. C’est une tout autre École dont ont besoin les élèves et c’est une tout autre École que défend le SNES-FSU. Le SNES-FSU demande au ministère de l’enseignement supérieur d’intervenir officiellement pour condamner cette mention et interdire sa prise en compte comme critère de classement dans le tri des dossiers de candidatures. 

À Paris, le 26 avril 2021

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Reprise : les informations sanitaires et pédagogiques

lun, 26/04/2021 - 03:41

Une réunion sanitaire s’est tenue avec le ministère le 22 avril en début d’après-midi, quelques heures avant la prise de parole gouvernementale, notamment du ministre de l’Éducation nationale, prévue en début de soirée.

Le Snes-FSU avait fait connaître ses exigences sanitaires et pédagogiques.

Préparer la reprise, le temps presse ! Voir notre article

Organisation de la rentrée, vaccination, tests, fin d’année scolaire, examens…à quelques jours de la reprise des cours, il reste encore beaucoup trop de flou et les annonces ministérielles sont loin de lever toutes les inquiétudes en matière sanitaire et pédagogique.

Une communication toujours aussi chaotique

En remarque préalable, nous avons dénoncé, une nouvelle fois, la méthode gouvernementale qui consiste à faire fuiter dans la presse mercredi soir les détails du futur probable protocole sanitaire. Le cabinet du ministre assure que cela ne vient pas de la rue de Grenelle, mais qui que ce soit, cela laisse cette très désagréable impression de jeu de billards à 3 bandes qui font passer des intérêts politiciens avant les intérêts des personnels, à savoir pouvoir préparer sereinement la rentrée. C’est aussi faire bien peu de cas des discussions entamées avec les organisations syndicales qui, une nouvelle fois, découvrent les principales mesures de la rentrée dans la presse.

Cela entraîne une grande confusion alors même que les informations arrivent très tardivement : dès le lendemain de la fermeture des établissements scolaires, la FSU avait demandé que la reprise en présentiel soit anticipée. Il a pourtant fallu attendre la fin des vacances pour voir se dessiner les contours de cette nouvelle rentrée sous Covid ! Une méthode de gouvernance entre impréparation et précipitation qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité depuis des mois…

Vaccination : il faut accélérer !

La priorité annoncée par Jean Castex la semaine dernière a tout de l’effet d’annonce. Le Snes-FSU avait déjà rappelé que la vaccination était ouverte aux plus de 55 ans depuis le 12 avril. Les conditions d’organisation de ces créneaux montrent encore une fois le degré d’impréparation de cette opération : annonces du premier ministre jeudi 15 avril, contact en catastrophe des principaux concernés le vendredi après-midi (avec parfois des informations très tardives….rendant impossible l’inscription comme ces collègues qui ont reçu un mail les informant de cette vaccination du week-end….après le week-end), circuit parallèle de vaccination…

Aucune nouvelle information sur le calendrier de vaccination des personnels n’a été donnée lors de la réunion sanitaire.

Pour le Snes-FSU, il y a urgence à élargir l’accès et la cadence de vaccination des personnels de l’Education nationale. C’est un enjeu de protection individuelle, collective, mais aussi un choix politique….que ne fait pas le gouvernement mais qui est pourtant partagé par le plus grand nombre ! Les résultats du sondage Opinion Way pour le Snes-FSU le montre : 79 % des Français estiment que les enseignants et les personnels de l’enseignement doivent être vaccinés en priorité. En suivant la stratégie vaccinale gouvernementale, l’immense majorité des personnels ne pourra être vaccinée qu’à partir de mi-juin, un calendrier “trop tardif” pour 75 % des personnes interrogées.

#covid Pour une vraie priorité pour la vaccination des personnels de l’Education nationale et pas seulement des effets d’annonce comme sur les +55 ans ! Préoccupation partagée par 79 % des Français.
Les résultats du sondage @SNESFSU @opinionway : https://t.co/qjzwXmncDt pic.twitter.com/2RVKXaYDl2

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 21, 2021

Le Snes-FSU demande que la vaccination soit proposée aux personnels volontaires dès maintenant.

Suite à une question posée par la FSU, le cabinet du ministre précise qu’une ASA est possible pour les personnes déjà éligibles à la vaccination et n’ayant d’autres possibilités que de se faire vacciner sur leur temps de service.

Tests

Depuis des mois, le Snes-FSU pointe le gouffre entre le discours officiel qui vante l’efficacité de la stratégie « tester, alerter, protéger » et la réalité. Chacun se souvient des déclarations ministérielles de novembre annonçant 1 million de tests par semaine, ou encore les déclarations contradictoires sur le nombre de tests proposés montrant surtout l’incapacité du gouvernement à mettre à place une stratégie efficace de tests dans l’Education nationale. Impossible d’alerter et protéger si le premier pilier, tester, n’est pas optimal.

Autotests

La Haute Autorité à la Santé a autorisé l’utilisation des autotests. Le ministère de l’Éducation nationale avait assuré qu’un travail était en cours pour redéfinir une stratégie d’ensemble de tests, incluant les autotests. Par les fuites médiatiques du mercredi soir, les personnels ont appris que les autotests devraient se faire en classe sous la supervision des professeurs, une déclaration rapportée de Jean Castex allant même jusqu’à déclarer« Cela ne sera pas facile de faire coopérer les profs » . Mais qui a vraiment pu penser qu’une telle opération pouvait se faire en classe, avec des dizaines d’élèves non masqués, en demandant à un professeur de surveiller un acte médical ?

#Castex18h Pour le @SNESFSU, ce n’est pas aux professeurs, #CPE, #AED, #AESH, #PsyEN de faire passer les #autotests ! Il convient de respecter des règles sanitaires strictes : pour cette raison, les faire passer en classe au #lycée est inenvisageable. Et quel contact tracing ?

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021


Le Snes-FSU a rapidement dénoncé ces premières orientations sur lesquelles le ministère de l’Éducation nationale a fini par rétropédaler. Lors de la réunion ministérielle, les points suivants ont été rappelés
– tous les personnels de la communauté éducative se verront distribuer 2 autotests par semaine
– les lycéens auront 1 autotest par semaine


Pour les lycéens, le test sera fait dans les établissements scolaires, sous la supervision de personnels de santé scolaire, de « personnels volontaires », de nouveaux médiateurs pourront aussi être recrutés (après des premiers recrutements en mars pour encadrer les tests salivaires dans le 1er degré), des « partenaires extérieurs » pourront aussi être sollicités. Le travail d’organisation est en cours et devrait être prêt pour le 10 mai.
Lors de la conférence de presse gouvernementale, Jean-Michel Blanquer a précisé que « des espaces dédiés » pourraient être aménagés. Le chiffre de 64 millions d’autotests commandés a été annoncé.


Pour le Snes-FSU, les autotests sont un outil utile dans la stratégie de dépistage. S’ils sont fait dans les établissements scolaires (ce qui n’a pas la préférence du conseil scientifique qui, dans son dernier avis, a rappelé que les élèves pouvaient les faire chez eux) il faut une organisation plus cohérente qui repose sur des personnels qui ont les qualifications pour superviser ces opérations. Les personnels d’enseignement, d’éducation, les AESH ou les PsyEN ne doivent pas se voir imposer de réaliser un tel acte ! De nombreuses questions restent encore sans réponse, au-delà du lieu de réalisation de l’autotest : comment se déclenche le contact tracing ?
Le Snes-FSU interrogeait le ministère sur le déploiement de ces autotests dès la réunion du…23 mars. Force est de constater qu’en un mois cette opération cruciale n’a pas été plus anticipée que les autres.

Tests salivaires

Le gouvernement annonce 400 000 tests salivaires pour la semaine prochaine, avant de viser l’objectif de 600 000/700 000 à la mi mai. Dans l’attente de l’avis de la Haute Autorité de la Santé sur la possibilité pour les jeunes de moins de 15 ans et donc des collégiens d’utiliser les autotests, des tests salivaires pourront être déployés dans les collèges, en particulier dans ceux des zones où le virus circule activement.

Là aussi de nombreuses questions restent encore sans réponse : qui va superviser ces opérations ? Comment sont-elles organisées ? Tout le monde a en mémoire les débuts compliqués des opérations des tests salivaires dans le premier degré, il est impératif que les conditions d’organisation soient rapidement clarifiés.

On peut aussi s’interroger sur la capacité réelle de dépistage : 400 000 tests salivaires, pour le premier degré et les collèges, même sur quelques départements, cela laisse de gros trous dans la raquette…et laisse aussi de côté toutes les opérations de surveillance et de prévention dans les zones où, en apparence, le virus circule moins.

Collèges – lycées

Les collèges des 15 départements « rouges » passent en demi jauge sur les niveaux 4eme/3eme. Les niveaux 6eme/5eme ne sont pas concernés. Rien n’est prévu pour les collèges des autres départements qui restent donc à 100 %, avec un brassage important dans les classes, les couloirs, à la cantine. Encore une fois, le collège est un des grands oubliés du protocole sanitaire !

#Collège : un "angle mort" du protocole sanitaire de reprise, explique @SVenetitay sur @franceinfo. "On a encore beaucoup de collèges qui vont rester à 100%, avec tous les problèmes qu'on connait en terme de brassage des élèves et donc de circulation plus active du virus." pic.twitter.com/wjrGK5bLzo

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021

Les lycées passent tous en demi-jauge. Le ministère a rappelé que la demi-jauge s’appréciait à l’échelle d’un établissement et non pas d’une classe, ce qui ouvre la porte à des organisations très différentes d’un lycée à l’autre.

Le Snes-FSU continue de demander le passage à des demi-groupes en collège et en lycée.

Examens de fin d’année

Ce dernier trimestre va donc être, lui aussi, très largement chamboulé par la crise sanitaire. Le Snes-FSU a rappelé ses exigences pour les examens de fin d’année : aménagements du DNB, de l’EAF et neutralisation du grand oral.

Le Snes-FSU a demandé que ces questions soient rapidement abordées : il n’est pas question de revivre l’épisode usant du printemps dernier sur l’oral de français où le ministre s’est obstiné jusqu’à la fin mai à maintenir l’oral d’EAF avant de reconnaître l’évidence. Si les textes règlementaires laissent au ministre la possibilité de prendre une décision jusqu’à 15 jours avant le début de l’épreuve, il n’est pas acceptable d’attendre début juin pour que des décisions soient prises !

#Castex18h Examens, #Bac2021 et #DNB2021 : @jmblanquer, toujours dans l’illusion d’une année "normale", maintient le calendrier des examens et s’obstine à maintenir le #GrandOral, rejouant l’épisode #EAF de l’an dernier. Constat qu'aucune leçon n’a été tirée du printemps 2020. pic.twitter.com/3mH71AmSzI

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 22, 2021


Le ministère n’a apporté aucune réponse à ces questions lors de la réunion et lors de la conférence de presse gouvernementale ainsi que dans le mail envoyé à la profession dans la nuit, Jean-Michel Blanquer a, au contraire, confirmé que les épreuves se tiendraient comme prévu….

Protocole sanitaire

La règle du 1 cas de Covid = fermeture de la classe est reconduite. Elle permet de casser rapidement les chaines de contamination, tout en entraînant des effets en cascade en lycée, où le groupe classe a implosé suite à la réforme du lycée.

Sur les autres points, on en reste à des recommandations. Lors de sa conférence de presse Jean-Michel Blanquer a dit « encourager les collectivités, chaque fois que cela est pertinent », à installer des capteurs CO2 et des purificateurs d’air dans les établissements scolaires ». Rappelons qu’en novembre, le même Jean-Michel Blanquer déclarait « on a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant »….

Au regard de l’état des connaissances scientifiques et au bout de 7 mois de cette année scolaire, il serait temps de passer le stade des encouragements ! Plutôt que de se renvoyer la balle, quand l’État et les collectivités territoriales vont-ils prendre leurs responsabilités ? Comme l’a montré le sondage Opinion Way pour le Snes-FSU, 75 % des Français approuvent l’installation de capteurs de CO2 et de système d’aération.

75 % des Français approuvent l’installation de détecteurs de CO2 dans les salles de classes. Une recommandation faite par les scientifiques depuis des mois, portée par le @SNESFSU
Une réponse @jmblanquer @Regionsdefrance@ADepartementsF ?https://t.co/qjzwXmncDt pic.twitter.com/WPhNvFPjgG

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 21, 2021 Enseignement à distance, saison 3

Après le crash des ENT et de ma classe à la maison la semaine du 5 avril, dans un mauvais remake de la saison 1 au printemps 2020, le Snes-FSU est intervenu auprès du Ministère pour exiger que tout soit mis en oeuvre, aussi bien en matière de sécurité que de capacité à supporter un grand nombre de connexions simultanées.

Une réunion spécifique a été organisée par le Ministère à ce sujet : le discours s’est voulu rassurant, mettant en avant les efforts fait pour sécuriser les différents outils existants, pour redimensionner la salle d’attente de ma classe à la maison, soulignant aussi le travail engagé avec les collectivités territoriales, . Mais sur des questions très précises (quel plan B si les outils tombent une nouvelle fois par exemple), les réponses sont restées très nébuleuses.

Des fiches de bonnes pratiques ont été élaborées par le Ministère :

Fiche professeurTélécharger Fiche élèvesTélécharger Fiche chefs d’établissementTélécharger

Dans la fiche destinée aux professeurs, on y lit par exemple qu’il faut « éviter dans la mesure du possible le créneau 8h30-9h30 » pour les cours en visio. Le Ministère semble donc aussi compter sur une adaptation des comportements des utilisateurs, la pédagogie devant s’adapter à la technique…Mais à part ça, nous sommes prêts !

Sur la situation sanitaire, voir aussi, le communiqué de la FSU : Point sanitaire du 22 avril : des inquiétudes qui persistent

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Journées d’études des PsyEN de la FSU

dim, 25/04/2021 - 13:05
24 & 25 juin 2021 Y-a-t-il encore une place pour une psychologie de
l’humanisme et de l’émancipation ?

Résister à l’offensive néo-libérale sur la psychologie et ses applications.


Journées d’études gratuites sur inscription


Pour les PsyEN EDO:

  • syndiqués sur le site du SNES: https://adherent.snes.edu/Login/index.php

> Mes stages SNES-FSU > Stages nationaux

  • non syndiqués: mail à formation.syndicale@snes.edu

Pour les PsyEN EDA :

  • syndiqués auprès de vos sections départementales
  • non syndiqués: mail à natacha.delahaye@snuipp.fr


Les demandes d’autorisation d’absence sont à déposer avant le 24 mai

Merci de vous inscrire aux ateliers en même temps que votre inscription aux journées pour faciliter l’organisation.

Programme ci-dessous:

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