Actualités 2nd degré

S'abonner à flux Actualités 2nd degré Actualités 2nd degré
Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 53 min 29 sec

Fonctionnaire de catégorie A

il y a 53 min 40 sec

Les fonctionnaires sont classés en trois grandes catégories selon leur niveau de recrutement :
catégorie A avec licence minimum ou titre équivalent ;
catégorie B avec le baccalauréat ;
catégorie C avec un diplôme inférieur ou sans diplôme.
Les corps : professeur certifié, professeur agrégé, PLP, CPE, PEPS appartiennent à la catégorie A.
Ces corps comprennent, à compter de la rentrée 2017, trois grades : classe normale et, accessibles en fin de carrière, hors classe et classe exceptionnelle.

Le référentiel des 10 compétences

il y a 3 heures 24 min

L'arrêté du 1/07/2013 paru au JO du 18/07/2013 définit ces compétences et la fiche 14 de la note de service 2015-055 en précise les degrés d'acqui­sition pour un stagiaire.

Le principe

Un référentiel de compétences permet, dans une certaine mesure, de décrire et de structurer l'activité professionnelle pour la rendre enseignable et évaluable, c'est donc un outil. Il ne doit pas devenir la définition de nos métiers. Ces derniers sont définis par nos statuts. Ce référentiel produit beaucoup de formalisme, par un découpage de tâches globales en tâches simples voire simplistes, loin du cœur du métier.
La complexité de nos métiers est mal appréhendée dans un tel processus : seules des compétences immédiatement évaluables seront mises en avant, et on risque d'aboutir à la mise en place de « bonnes pratiques ».

Le contenu
Sont déclinées 14 compétences communes à tous les professeurs et CPE, 5 compétences spécifiques aux professeurs hors professeurs documentalistes qui ont 4 compétences propres et enfin 8 compétences spécifiques au métier de CPE.
Alors qu'il fait référence pour élaborer les contenus de formation et pour la validation de l'année de stage en vue de la titularisation, ce référentiel regroupe les compétences que va acquérir le professeur et le CPE tout au long de sa carrière. C'est pourquoi, sous la pression syndicale, le ministère a publié dans la NS 2015-055, fiche 14, un outil d'accompagnement décrivant les différents degrés d'acquisition des compétences à l'entrée dans le métier.

Nous exigeons un réel cadrage de la formation des maîtres, conçue pour former des enseignants concepteurs de leurs pratiques, pour une véritable formation d'adultes, débarrassée de ses aspects ­infantilisants.

Combien de niveaux ?

il y a 4 heures 32 min

Combien de niveaux ?

Il faut « éviter » plus de 2 niveaux d'enseignement

Cette recommandation est difficile voire impossible à mettre en œuvre pour les stagiaires à temps plein, et difficile dans de nombreuses disciplines où les horaires des élèves sont faibles. C'est pourquoi le ministère s'est bien gardé d'interdire de donner plus de 2 niveaux aux stagiaires et recommande juste de l' « éviter »

Conditions de rentrée 2017 : classes surchargées !

mar, 19/09/2017 - 19:02

Avec 50 000 élèves supplémentaires attendus à la rentrée 2017, le second degré a connu une nouvelle explosion de ses effectifs après l'augmentation de 43 000 de la rentrée précédente. Depuis 2009, les effectifs du second degré ont augmenté de 270 000, soit une croissance de 5%. (voir graphique 1 en document joint).

La hausse doit se concentrer sur deux niveaux,sixième et Terminale, et être globalement moins forte en 2018 avec 17 000 élèves supplémentaires.

En collège, la hausse prévue est de 26 000 élèves et les effectifs de sixième vont donc remonter (+ 18 500 élèves) sous les effets conjugués de la démographie (arrivée de la génération 2006 : 22 000 naissances supplémentaires en 2006 par rapport à 2005) ) et de la baisse des taux de redoublement en CM2 qui se poursuit.

En lycée général et technologique, la hausse attendue est de 30 500 et concentrée en Terminale ( + 36 000 élèves)

En lycée professionnel, la baisse des effectifs continuerait (- 6500). La démographie est une des causes mais la DEPP avance deux autres explications : l'orientation en hausse vers le LGT et les sorties en cours de formation.

Avec quels profs ?

Pour la rentrée 2017, 4 400 emplois d'enseignants sont créés dans le second degré public . Ils sont censés couvrir les besoins liés à l'augmentation à nouveau forte des effectifs d'élèves plus importante encore que celle de la rentrée 2016, financer la deuxième étape de la réforme du collège, améliorer la situation des lycées "concentrant le plus de difficultés", permettre l'ouverture de 500 nouvelles formations en lycée professionnel...

Les suppressions de postes d'enseignants entre 2007 et 2012 ont été sans commune mesure avec l'évolution des effectifs et le nombre de postes créés ensuite est resté très loin de combler l'écart.(voir graphique 2 en document joint)

La préparation de la rentrée 2017 dans les académies et les établissements a mis en évidence que les moyens nouveaux attribués permettront au mieux de maintenir les taux d'encadrement de la rentrée 2016 et les moyens supplémentaires accordés au nom de la réforme du collège vont être absorbés par la hausse des effectifs, en lycée les classes vont continuer d'exploser à plus de 35.

La rentrée s'annonce donc particulièrement difficile tant pour les conditions d'études des élèves que pour les conditions de travail des personnels. Rentrée difficile aussi parce que la crise du recrutement est toujours là et nombre de postes étaient vacants en juillet à l'issue du mouvement des titulaires.

Programmation nécessaire

Le nouveau ministre de l'éducation s'est peu exprimé pour l'instant sur la question des postes et des effectifs de classes .Par ailleurs, les annonces de l'été sur la préparation du budget 2018 ne sont pas de bonne augure pour la suite.

Le SNES continuera à se battre pour obtenir une programmation pluriannuelle des emplois et des recrutements et pour que les réformes pédagogiques ne soient pas l'instrument des économies.

Fabienne Bellin

Entrevue avec Bertrand Fragonard

mar, 19/09/2017 - 16:05
Entrevue avec Bertrand Fragonard le lundi 11 septembre 2017

Contexte :
La première commission du Haut conseil de l'âge a pris place en avril-mai 2017 pour étudier le recours aux financements privés dans la couverture de la perte d'autonomie.
Les six organisations des « 9 » CFE CGC – CFTC – CGT – FGR FP – FO – FSU – UNRPA avaient par courrier refusé de participer à cette commission réaffirmant notre souhait de voir une prise en charge public de la perte d'autonomie.
En juillet, nous avions à étudier en document d'orientations reprenant « la prise en charge financières des aides à l'autonomie ». Bertrand Fragonard nous avait laissé jusqu'à fin août pour envoyer nos amendements. Ce que nous avons fait.
Suite à cet envoi et notre réaffirmation d'une prise en charge public, Bertrand Fragonard nous avait proposé de le rencontrer.

Synthèse de notre rencontre du lundi 11 septembre 2017

Bertrand Fragonard nous a présenté son programme jusqu'à la fin de l'année 2017
. La mise à jour des données de cadrage sur la perte d'autonomie.
. Les mises à jour avec de nouvelles données et apports de la prise en charge financières des aides à l'autonomie et son incidence sur la qualité des personnes âgées et leurs proches aidants à domicile et en établissement avec leur synthèse.
. Son souhait de renforcer le dossier des aidants avant la séance du mois d'octobre : congés, rémunérations.
Bertrand Fragonard a tenu à nous affirmer son intérêt d'une telle rencontre avec un groupe (unitaire) représentant les personnes âgées. Regrettant comme nous du manque de visibilité et du poids des représentants des usagers dans cette nouvelle instance à 88 membres. Nous avions rappelé les interventions de membres « jeunistes » ou nous informant de leurs expériences personnelles.
Puis il a repris nos amendements :
Rappelant que le handicap est une « malchance » et la vieillesse une « fatalité » pour lui, la barrière d'âge à 60 ans, est un sujet difficile, politique, que le Haut conseil n'est pas à même de traiter mais qu'il abordera avec le dossier des aidants qui présente une différence de traitement entre les personnes âgées et les personnes handicapées.
Il nous a fait part de son souci de réintégrer dès maintenant le statut des aidants avec une augmentation du plan d'aides aux aidants : congés, rémunérations (actuellement exclusion des conjoints contrairement à la PCH).
La prise en charge de l'autonomie avec plusieurs solutions aides public, aides privées (pas pour le domicile mais pour le financement des EHPAD avec déduction fiscale et une rente non imposable) … pour un avis à la prochaine séance du 12 octobre.
Nous avons abordé des sujets sensibles : l'aide sociale à l'hébergement -ASH : l'augmentation du reste à vivre passer de 90€ à 150 € plus le financement de la mutuelle complémentaire ; faire « bouger » la récupération sur succession pour laisser un héritage en se calant sur le plancher de l'allocation de solidarité pour les personnes âgées - ASPA (39 000€) ;aménager le régime de l'obligation alimentaire : la suppression des aides alimentaires qui pourraient se chiffrer à plus de 2,5 milliards ; de nouvelles recettes : droits de succession, deuxième journée de solidarité, CASA (0.3 à 0.9) pour près de 2,7 milliards.
Problème d'information et de communication : méconnaissance de l'existent : couverture maladie universelle complémentaire -CMUC, aide au paiement d'une complémentaire santé – ACS, crédit d'impôt depuis 2016 (qui malheureusement demande à être récupéré l'année suivante dans la déclaration). Le manque d'études et de statistiques qui peuvent exister nous dit Bertrand Fragonard comme celles de l'IGAS. Une demande sera faite à la DREES pour avoir la répartition des aides et reste à charge par PCS (profession et catégories socio-professionnelles) …
Une réunion qui a mérité d'exister avec une ouverture sur d'autres rencontres possibles… Nous nous sommes quittés en réaffirmant notre demande d'un financement tout public. A nous maintenant de travailler ensemble le « tout sécurité sociale » !

Fonction publique : mobilisé.e.s le 10 octobre

mar, 19/09/2017 - 11:08

Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

Et contrairement à l'engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : “J'augmenterai votre pouvoir d'achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant”, la hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est inacceptable.

C'est totalement injuste pour les agent.e.s, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations syndicales rappellent leur demande d'un débat de fond sur ses missions s'appuyant sur le bilan des réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour l'ensemble des agent.e.s public.que.s.

C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agent.e.s à la grève, aux manifestations ou assemblements (selon des modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.

Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

Calendrier de la paye - 2017

lun, 18/09/2017 - 12:38

Le calendrier de règlement de la paye recense les dates auxquelles votre compte bancaire sera crédité (date de valeur prévisible à la Banque de France).

Selon votre banque, le versement peut apparaître en ligne le jour même de la date de valeur ou le lendemain.

CALENDRIER DE RÈGLEMENT DE LA PAYE Année 2017 Mois Date de valeur Janvier vendredi 27 Février vendredi 24 Mars Mercredi 29 Avril Mercredi 26 Mai Vendredi 26 Juin Mercredi 28 Juillet Jeudi 27 Août Mardi 29 Septembre Mercredi 27 Octobre Vendredi 27 Novembre Mardi 28 Décembre Mercredi 20

CR REUNION DU GROUPE DE 9

lun, 18/09/2017 - 09:04

Compte-rendu de la rencontre du lundi 11 septembre 2017
entre les neuf organisations de retraité-e-s

Cette rencontre s'est tenue le lundi 11 septembre 2017, de 14H à 16H30, dans les locaux de la CGT,

avec les organisations de retraité.es CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNIRS Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble et UNRPA.
La FSU était représentée par Marylène Cahouet (Joël Chenet était excusé).

Ordre du jour :
Demande de rencontre à Emmanuel Macron,
Utilisation de la synthèse des réponses au questionnaire,
Actions du 28 septembre,
Courriers aux associations,
Rencontre avec Fragonard,
Réflexions sur le 100 % sécurité sociale.

1) Demandes de rencontre à Macron

Emmanuel Macron n'aime pas les personnes retraitées et il le rappelle à de très nombreuses occasions. C'est le constat que fait l'ensemble des organisations du groupe des 9. Nous lui avons demandé une rencontre à 9, par courrier du 25 juillet. Il a refusé de nous recevoir et nous a renvoyés au ministère de la santé, qui n'a pas encore pris contact. Nous irons certes au ministère de la santé, car nous avons des choses à dire, par exemple sur l'absence de secrétariat d'État aux personnes âgées mais E.Macron doit nous recevoir pour écouter d'autres messages.

Décisions :
Campagne publique dénonçant la forte agressivité répétée d'E.Macron contre les retraité-e-s et son refus de recevoir les 9 organisations représentant 16 millions de retraité-e-s. Pour ce faire : portant sur l'essentiel, à savoir le mépris du Président de la République à l'égard des personnes âgées et nos revendications (pouvoir d'achat et CSG)., à diffuser et à transmettre à la presse.
Pétition en ligne sur le même sujet
Lettre de relance à la ministre de la santé.

2) Synthèse des réponses au questionnaire

Le questionnaire, rempli majoritairement par les adhérent-e-s montrait un pouvoir d'achat plus élevé que la moyenne, les questionnaires remplis sur les marchés montraient plutôt des pensions autour de 1.000 euros.
La synthèse en 5 pages sera jointe au dossier pour la conférence de presse nationale du 28 septembre. Elle est envoyée par chaque organisation aux équipes militantes dans les départements, qui pourront l'utiliser comme ils l'entendent et notamment pour diffusion à la presse régionale.

3) Action du 28 septembre

La CGT informe de la diffusion d'un million de tracts pendant l'été, qui a permis de recevoir 75 demandes d'adhésion. Elle organise une semaine de votation, du 11 au 17 septembre avec un bulletin de vote « pour l'augmentation des pensions, contre l'augmentation de la CSG » qui se veut un appel au 28.
La LSR a reçu des demandes, pour la première fois, d'un appel commun des 9 au 28 septembre. Il s'agit d'un élément nouveau et intéressant de la part d'une association qui n'avait pas la pratique d'un travail avec les syndicats.
L'UNRPA fait état de la réaction forte contre les propos insultants d'E.Macron, qui pousse à la mobilisation.

Une conférence de presse nationale se tiendra le 28 à 11H, dans les locaux de la CGT, au rez-de-chaussée.
En Île de France, un parcours a été proposé (de la Chaussée d'Antin au boulevard Moromesnil (pas trop loin de l'Élysée) et attend la validation de la préfecture.
Idées pour innover le 28 septembre à Paris :
Un lâcher de ballons, annoncé à l'avance, qui Macron, qui refuse de nous voir, « verra de sa fenêtre ».
Une fanfare populaire qui incite les passants à s'arrêter et regarder.

Le ras-le-bol des rencontres avec les député-e-s disparaît avec le fort renouvellement lors des dernières élections législatives (députés LRM)

L'appel commun au 28 est déjà disponible, la lettre ouverte à Macron pourra être utilisée.

Les premières remontées des départements indiquent des conférences de presse, des rencontres avec les nouveaux député-e-s (surtout « En marche » qui tiennent souvent des propos affligeants) notamment pour argumenter sur la baisse des revenus de nombreux retraité-e-s.
Plusieurs départements organisent un mini colloque à l'image de celui que nous avons tenu nationalement au CESE. La généralisation de ces colloques est souhaitable.

Un recensement des initiatives est indispensable.

4) Courrier aux associations

Un courrier a été envoyé au nom des 9 à Emmaüs, le Secours catholique, le Secours populaire français, les Petits Frères des pauvres, les Restos du cœur, par courrier postal le 4 septembre. Ce courrier, demande à ces associations si elles constatent :
Un recul, un maintien ou un développement du bénévolat vers leur association, particulièrement de la part des personnes retraitées,
une augmentation de la part des retraité-e-s parmi les bénéficiaires.
Nous attendons les réponses.
Il est décidé de leur transmettre tous nos courriers importants, pour les tenir au courant de nos activités.

5) Rencontre avec B.Fragonard

Bertrand Fragonard, responsable du Haut Conseil de la Famille, de l'Enfance et de l'Age, a reçu ce matin 5 organisations sur les 7 (composant notre Groupe des 9) siégeant au Haut Conseil, à propos du dossier « financement de la perte d'autonomie » qui fait la part belle au privé. Cette rencontre fait suite à notre travail d'amendements fait pendant l'été (avec l'aide précieuse de Solidaires qui ne siège pas au Haut Conseil).
Un compte-rendu de cette rencontre est en cours de rédaction.

6) Travail sur un argumentaire sur le 100 % sécurité sociale

Le groupe des 9 se propose d'initier une réflexion sur la question.
Solidaires, chargé de commencer cet argumentaire fait état de questions de fond entre nous avant d'écrire un texte.
Le 100 % sécurité sociale signifie-t-il la fin de l'APA et des missions des départements ?
Faut-il tout financer ou fixer un plafond raisonnable ? Prendre en compte les revenus ?
Quelles ressources supplémentaires couvriraient les prises en charge ?
100 % sécurité sociale : qu'est-ce qui est pris en charge ?
Quelle place pour le mouvement mutualiste ? Les complémentaires ?
Ces questions lancent un vaste débat montrant que toutes les organisations en discutaient et n'ont pas toujours de positions bien précises, hormis la formule « Pour une prise en charge des dépenses supplémentaires liées à la perte d'autonomie à 100 % de la Sécurité sociale ». A suivre donc.

Prochaine réunion : Jeudi 21 septembre à la FSU, de 9H30 à 12H30

Avec deux points centraux à l'ordre du jour :
Financement de la perte d'autonomie
Préparation du 28 septembre : conférence de presse notamment.

Marylène Cahouet

Bienvenue dans la rubrique « Rendez-vous de carrière »

dim, 17/09/2017 - 23:47

La mise en place des « Rendez-vous de carrière » en 2017-2018 marque la refondation du système d'évaluation des personnels, de ses modalités et de son impact sur le déroulement de la carrière.
Cette rubrique a pour objet d'aider les collègues à préparer leur « Rendez-vous de carrière ».

1/ Quand suis-je concerné par un « Rendez-vous de carrière » ?

2/ Quelles sont les étapes de mon « Rendez-vous de carrière » ?

Avec l'aide du SNES-FSU, suivre toutes les étapes de ma carrière : je fais respecter mes droits.
Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c'est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.


Rubrique en construction / Articles à venir : les liens seront accessibles au fur et à mesure de la mise en ligne des articles.


3/ Inspection et/ou entretien(s)

  • De quoi est composé mon « Rendez-vous de carrière » ? Qui sont les évaluateurs ?

4/ Les entretiens professionnels et leur contenu

  • Le cadrage des entretiens composant mon « Rendez-vous de carrière ». Comment les préparer ?

5/ Quels sont les critères d'évaluation professionnelle ?

  • Les grilles d'évaluation

6/ Les ressources didactiques et pédagogiques mises en ligne par le SNES-FSU

7/ À l'issue de mon « Rendez-vous de carrière »

  • Le compte-rendu d'évaluation

8/ L'appréciation de la « valeur professionnelle »

  • Quel impact sur le déroulement de ma carrière ?
  • Les voies de recours dont je dispose

Quand suis-je concerné par un « Rendez-vous de carrière » ?

dim, 17/09/2017 - 23:46

Sont concernés par un « Rendez-vous de carrière » les professeurs certifiés ou agrégés, les CPE et les PSY-ÉN appartenant à la classe normale de leurs corps respectifs et situés, au 31 août de l'année scolaire :
dans la 2e année du 6e échelon (soit une ancienneté comprise entre 12 et 24 mois dans cet échelon au 31/08),
ou ayant entre 18 et 30 mois d'ancienneté dans le 8e échelon,
ou situés dans la 2e année du 9e échelon (soit une ancienneté comprise entre 12 et 24 mois dans cet échelon au 31/08).

Comment connaître l'année scolaire au cours de laquelle j'aurai mon « Rendez-vous de carrière » ?

Deux méthodes de calcul permettent de déterminer avec certitude cette année scolaire, à partir des éléments contenus dans les textes statutaires (ces textes de référence figurent en bas de cette page).

Ces deux méthodes nécessitent de connaître la date exacte d'accès au 6e ou 8e ou 9e échelon, selon la situation. Cette date figure sur l'arrêté d'avancement à cet échelon. Elle figure aussi dans I-Prof (aller à : "Votre Dossier", onglet "Carrière", sous-onglet "Corps / Grades / Échelons").

1/ Méthode n°1

Cette méthode est fondée sur la connaissance de la date de promouvabilité, c'est-à-dire la date déterminée par la durée minimale de séjour dans un échelon permettant une promotion à l'échelon supérieur (ou au grade supérieur : la Hors-classe), cf. les textes de référence figurant en bas de cette page.

  • On part de la date d'accès à l'échelon actuel (6e, 8e ou 9e)
  • On ajoute à cette date :
    2 ans si l'on est au 6e ou 9e échelon,
    2 ans 6 mois si l'on est au 8e échelon.

    On obtient une date de promouvabilité.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera l'année scolaire qui précède celle contenant cette date de promouvabilité.

Exemple 1 : J'ai accédé au 6e échelon le 1er/03/2017.

  • Je serai promouvable au 7e échelon deux ans après, soit le 1er/03/2019, au cours de l'année scolaire 2018-2019.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2017-2018.

Exemple 2 : J'ai accédé au 6e échelon le 1er/09/2017 (reclassement du 1erseptembre, sans conservation d'ancienneté).

  • Je serai promouvable au 7e échelon deux ans après, soit le 1er/09/2019, au cours de l'année scolaire 2019-2020.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2018-2019.

Exemple 3 : J'ai accédé au 8e échelon le 1er/05/2017.

  • Je serai promouvable au 9e échelon 2 ans 6 mois après, soit le 1er/11/2019, au cours de l'année scolaire 2019-2020.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2018-2019.

Exemple 4 : J'ai été reclassé au 7e échelon, avec 2 ans 6 mois de report d'ancienneté (reclassement du 1erseptembre 2017). J'accéderai donc automatiquement au 8e échelon le 1er/03/2018.

  • Je serai promouvable au 9e échelon 2 ans 6 mois après, soit le 1er/09/2020 au cours de l'année scolaire 2020-2021.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2019-2020.

Exemple 5 : J'ai accédé au 9e échelon le 1er/02/2017.

  • Je serai promouvable à la hors-classe deux ans après, à partir du 1er/02/2019, au cours de l'année scolaire 2018-2019.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2017-2018.

Exemple 6 : J'ai accédé au 9e échelon le 1er/09/2017 (reclassement du 1erseptembre, sans conservation d'ancienneté).

  • Je serai promouvable à la hors-classe deux ans après, à partir du 1er/09/2019, au cours de l'année scolaire 2019-2020.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui précède, c'est à dire au cours de l'année scolaire 2018-2019.

2/ Méthode n°2

Cette seconde méthode est fondée sur la connaissance de la durée nécessaire, au 31 août de l'année scolaire, dans l'échelon considéré pour avoir un « Rendez-vous de carrière » au cours de cette année. Cf. les textes de référence figurant en bas de cette page.

  • On part de la date d'accès à l'échelon actuel (6e, 8e ou 9e)
  • On ajoute à cette date :
    1 ans si l'on est au 6e ou 9e échelon,
    1 ans 6 mois si l'on est au 8e échelon.

    On obtient une 2è date.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera pendant l'année scolaire qui contient le 31/08 suivant cette date.

Exemple 1 : J'ai accédé au 6e échelon le 1er/03/2017.

  • + 1 an = 1er/03/2018. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2018.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2017-2018. Je serai promouvable au 7e échelon au cours de l'année 2018-2019, le 1er/03/2019.

Exemple 2 : J'ai accédé au 6e échelon le 1er/09/2017 (reclassement du 1erseptembre, sans conservation d'ancienneté).

  • + 1 an = 1er/09/2018. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2019.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2018-2019. Je serai promouvable au 7e échelon au cours de l'année 2019-2020, le 1er/09/2019.

Exemple 3 : J'ai accédé au 8e échelon le 1er/05/2017.

  • + 1 an 6 mois = 1er/11/2018. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2019.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2018-2019. Je serai promouvable au 9e échelon au cours de l'année 2019-2020, le 1er/11/2019.

Exemple 4 : J'ai été reclassé au 7e échelon, avec 2 ans 6 mois de report d'ancienneté (reclassement du 1erseptembre 2017). J'accéderai donc automatiquement au 8e échelon le 1er/03/2018.

  • + 1 an 6 mois = 1er/09/2019. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2020.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2019-2020. Je serai promouvable au 9e échelon au cours de l'année 2020-2021, le 1er/09/2020.

Exemple 5 : J'ai accédé au 9e échelon le 1er/02/2017.

  • + 1 an = 1er/02/2018. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2018.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2017-2018. Je serai promouvable à la hors-classe au titre de l'année 2019, au 1er/09/2019.

Exemple 6 : J'ai accédé au 9e échelon le 1er/09/2017 (reclassement du 1erseptembre, sans conservation d'ancienneté).

  • + 1 an = 1er/09/2018. Le 31/08 suivant cette date est le 31/08/2019.
  • Mon « Rendez-vous de carrière » se déroulera au cours de l'année scolaire 2018-2019. Je serai promouvable à la hors-classe au titre de l'année 2020, au 1er/09/2020.

3/ Textes de référence : les décrets portant statut particulier de chaque corps

  • Le « Rendez-vous de carrière » :
    Professeurs certifiés : décret 72-581 – art. 30-3 / Professeurs agrégés : décret 72-580 – art. 9 / CPE : décret 70-738 – art. 10-2-1 / Psy-ÉN : décret 2017-120 – art. 17 / PEPS : décret 80-627 – art. 9-3 / PLP : décret 92-1189 – art. 20-3.

« Le [professeur certifié / professeur agrégé / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] bénéficie de trois rendez-vous de carrière dont l'objectif est d'apprécier la valeur professionnelle de l'intéressé. Ils ont lieu lorsque au 31 août de l'année scolaire en cours :
1° Pour le premier rendez-vous, le [professeur certifié / professeur agrégé / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] est dans la deuxième année du 6e échelon de la classe normale ;
2° Pour le deuxième rendez-vous, le [professeur certifié / professeur agrégé / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] justifie d'une ancienneté dans le 8e échelon de la classe normale comprise entre 18 et 30 mois ;
3° Pour le troisième rendez-vous, le [professeur certifié / professeur agrégé / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] est dans la deuxième année du 9e échelon de la classe normale. »

  • L'avancement d'échelon :
    Professeurs certifiés : décret 72-581 – art. 32 / Professeurs agrégés : décret 72-580 – art. 13 / CPE : décret 70-738 – art. 10-6 / Psy-ÉN : décret 2017-120 – art. 26 / PEPS : décret 80-627 – art. 11 / PLP : décret 92-1189 – art. 23.
GRADES ÉCHELONS DURÉE [Professeur certifié / Professeur agrégé /
CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP]

de classe normale [...] [...] 8e échelon 3 ans 6 mois [...] [...] 6e échelon 3 ans [...] II. Les anciennetés détenues dans les 6e et 8e échelons de la classe normale peuvent être bonifiées d'un an.
  • La promotion de grade (accès à la hors-classe) :
    Professeurs certifiés : décret 72-581 – art. 34 / Professeurs agrégés : décret 72-580 – art. 13 quinquiès / CPE : décret 70-738 – art. 10-9 / Psy-ÉN : décret 2017-120 – art. 27 / PEPS : décret 80-627 – art. 13 / PLP : décret 92-1189 – art. 25.

« Les [professeurs certifiés / professeurs agrégés / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] peuvent être promus au grade de [professeur certifié / professeur agrégé / CPE / Psy-ÉN / PEPS / PLP] hors-classe lorsqu'ils comptent, au 31 août de l'année au titre de laquelle le tableau d'avancement est établi, au moins 2 ans d'ancienneté dans le 9e échelon de la classe normale. »

Avec l'aide du SNES-FSU, suivre toutes les étapes de ma carrière.
Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c'est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.

Le calendrier du « Rendez-vous de carrière »

dim, 17/09/2017 - 23:46

Les étapes du « Rendez-vous de carrière » se déroulent selon le calendrier suivant :

Fin de
l'année
scolaire
N-1
Année scolaire N
Octobre à Mai :
déroulement des « Rendez-vous de carrière »
Septembre,
année
scolaire
N+1
Chaque collègue concerné par un « Rendez-vous de carrière » l'année scolaire suivante est avisé par l'administration
(de fin-juin à mi-juillet).

Chaque collègue concerné est avisé un mois à l'avance des dates de son « Rendez-vous » :
dates de l'inspection et/ou du (ou des) entretien(s).

Si ce « Rendez-vous » comporte deux entretiens, le délai entre ces deux entretiens ne peut excéder 6 semaines.

Après le « Rendez-vous », le compte-rendu d'évaluation établi par le (les) évaluateur(s) est transmis au collègue, qui peut, s'il le souhaite, formuler par écrit ses observations dans un délai de trois semaines.

L'appréciation finale de la valeur professionnelle, effectuée par le recteur (ou le ministre pour les professeurs agrégés et les personnels détachés), est communiquée dans les quinze jours suivant la rentrée.

S'ouvrent alors les délais de recours et de contestation que peut suivre tout collègue ayant été évalué.

Avec l'aide du SNES-FSU, suivre toutes les étapes de ma carrière.
Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c'est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.

Nouvelle épreuve de SVT au DNB 2017… tout ça pour ça !!!

dim, 17/09/2017 - 15:33

Que les Sciences de la vie et de la Terre participent aux écrits du DNB fin juin pouvait laisser entendre que la discipline venait d'acquérir ses lettres de noblesse, au même titre que les autres disciplines scientifiques, pour cet examen final de fin de collège... que la déception fut amère !
Le sujet 0 de l'épreuve de SVT du nouveau DNB laissait déjà présager quelques inquiétudes sur le contenu et les objectifs de l'épreuve de sciences. Les sujets « exotiques » (Pondichéry, Liban…) avaient confirmé ces inquiétudes, et le sujet national a malheureusement été à la hauteur des craintes exprimées.

Le sujet prend soin d'éviter que l'absence de connaissances scientifiques soit un obstacle à la compréhension du sujet. Ceci sûrement afin de compenser la difficulté d'une épreuve portant sur le cycle dans son ensemble – difficulté maintes fois pointée dans les analyses du SNES. Le document 1 tente de s'assurer qu'aucun candidat ne sera empêché de réfléchir en raison d'une absence de connaissance.

Les approximations des données dans les documents sont problématiques. Combien d'élèves auront été surpris de constater que depuis 2010 le monde consomme plus de pétrole qu'il n'en produit. A quel moment du graphique les données observées sont des extrapolations entre prévision de production et besoins si rien ne change ? Peut-on, dans un sujet d'examen de sciences, présenter des hypothèses comme des faits ? On peut aussi s'interroger sur la pertinence des définitions proposées puisqu'une énergie présente dans le graphique s'avère n'être ni renouvelable ni non renouvelable…

La question 3, qui appelle à faire une synthèse, demande tout simplement de justifier les « bons choix politiques » à partir des données parcellaires et approximatives fournies par le sujet. Nous sommes loin d'une réflexion indépendante sur des bases scientifiques dans le cadre de la formation de citoyens libres et éclairés.

Finalement, est-on bien sûr qu'il s'agisse d'un sujet de Sciences de la vie et de la Terre au vu du contenu et des attendus ? Les élèves qui ont travaillé depuis 4 ans avec leurs enseignants méritent mieux que ces approximations qui confinent parfois à l'erreur. Ce sujet pose la question de la pertinence de cette épreuve de sciences et des contraintes qui lui ont été imposées : lien entre les disciplines qui s'avère artificielle, sujet portant sur le cycle, volonté de faire simple au risque de dénaturer les données scientifiques.

Enfin, que dire des réunions de coordination qui, en fonction du discours et de l'examen de copies-test, ont abouti à des grilles et des indications à géométrie variable en fonction des académies, laissant les collègues correcteurs plus que perplexes !

Le SNES-FSU demande qu'une réelle réflexion soit menée avec les enseignants sur cette épreuve et ses objectifs. Si une épreuve de sciences doit être maintenue, elle doit porter sur le savoir scientifique et la capacité à comprendre ou mettre en place un raisonnement scientifique, sans instrumentalisation à des fins de propagande politique. Il faut pour cela réintroduire des repères annuels dans les programmes et clarifier auprès de la profession dans les plus brefs délais les attendus de cet examen.

Le groupe contenus LVER : présentation

sam, 16/09/2017 - 14:54

Le SNES-FSU a un projet éducatif, une réflexion sur le métier, sur l'enseignement des différentes disciplines : programmes, contenus d'enseignement, pratiques pédagogiques, interdisciplinarité…il travaille ces questions avec les collègues syndiqué.e.s qui le souhaitent. Ce travail collectif permet de réfléchir à ses pratiques mais aussi pour le SNES-FSU d'être force de proposition et notamment de porter la parole de la profession auprès du ministère.

Vous trouverez en PJ la fiche LVER du secteur contenus du SNES-FSU. Elle est notamment destinée à être diffusée localement, dans les académies, lors de stages, réunions etc…sous forme numérique ou papier, aux collègues syndiqués ou non, qu'il entrent dans le métier ou qu'ils enseignent depuis plusieurs années.

QUESTIONNAIRE RETRAITES DES 9

jeu, 14/09/2017 - 21:02

En mars 2017, 9 organisations nationales de retraités ont adressé un questionnaire aux retraités et retraitées afin :
de mieux les connaitre,
de mieux les représenter,
de mieux répondre à leurs attentes et agir en leur faveur.
Lancé dans une démarche militante, se rapprocher des 16 millions de retraités et retraitées que nous défendons, ce questionnaire a connu un succès certain puisque près de 12000 personnes ont rempli le document sur papier ou via le site internet spécialement ouvert à cette intention : « retraitésencolère.fr ».
Avant de dégager quelques enseignements des résultats remontés jusqu'à nous, il est prudent de rappeler quelques données :
le questionnaire correspond à une large catégorie de la population retraitée mais n'a pas l'exhaustivité de l'exploitation d'un fichier officiel ou d'un « panel » statistique élaboré par un institut de sondage ; il n'a pas non plus été possible de prendre en compte la question des différences homme/femme qui justifierait un questionnaire séparé.
certaines questions n'ont pu faire l'objet d'une moyenne exhaustive. Ainsi, la question 1 : « Depuis combien de temps êtes-vous à la retraite ? » a vu des réponses formulées en années, en mois ou à travers une date de départ en retraite, ce qui rend le calcul de la moyenne impossible à partir des instruments dont nous disposons.
Le total des réponses n'atteint pas toujours les 100 % dans la mesure où certaines cases du questionnaire étaient parfois ignorées. Nous avons considéré que cela n'invalidait pas le reste des réponses.
Il arrive que le total puisse dépasser les 100 % en cas de réponses multiples.
Enfin, dans un cas (question 10), nous n'avons pas jugé pertinent de tirer un résultat des réponses données.

***
Nous avons d'abord étudié le problème n°1 des retraités, le pouvoir d'achat, à travers une série de questions.

QUESTION 1 – Depuis combien de temps êtes-vous à la retraite ?
De quelques mois à plusieurs décennies, l'éventail est très large. A signaler un couple de retraités du Pas-de-Calais ayant bénéficié de 40 années de cotisations.
QUESTION 2 – Quel est le montant mensuel de vos pensions personnelles ?
moins de 1 000 € : 6 %
de 1 000 à 2 000 € : 57 %
de 2 000 à 3 000 € : 30 %
de 3 000 à 4 000 € : 6 %
4 000 € et plus : 1 %
Comme indiqué en introduction, ce tableau est d'abord le reflet de la population retraitée en contact avec nos organisations et non celui de la situation de l'ensemble des retraités. La faible proportion de la catégorie « - de 1000 €/mois » est liée aux difficultés rencontrées par cette catégorie de retraités : âge, isolement géographique et social, secteurs professionnels non-salariés, etc.
QUESTION 3 – Etes-vous locataire ou propriétaire ? ?
La plus grande partie des retraités touchés par ce questionnaire est propriétaire de son appartement ou de sa maison (84 %). Les locataires (14 %) sont sous-représentés. Le résultat est différent des données connues et ne correspond pas aux contacts que nous avons. Toutefois, le mode de recueil des résultats (essentiellement via internet) a pu jouer sur le résultat.
QUESTION 4 – Vivez-vous seul, en couple, avec une personne à charge ?
La majorité des questionnaires (67 %) émane de retraités vivant en couple et 28 % de personnes seules.
2 % des réponses mentionnent la présence d'une personne à charge au foyer.
QUESTION 5 – Vous considérez-vous comme étant financièrement à l'aise, tout juste à niveau, en n
difficulté, pauvre ?
On pourra sans doute souligner la part de subjectivité de la question mais on se rappellera aussi qu'il s'agit pour nos organisations d'aller au-devant de ceux que nous représentons et de sonder leur état d'esprit.
62 % se considèrent « tout juste à niveau » ce qui signifie que la menace de précarisation de leur statut est très présente.
La suite des questions prouve que ce problème est préoccupant, sachant qu'au moment de la rédaction de ce questionnaire, la proposition de hausse de la CSG n'avait pas encore été formulée par le candidat élu à l'Elysée.
Par ailleurs, si 20 % des retraités interrogés se considèrent « à l'aise », on constate que 12 % se déclarent « en difficulté », voire « pauvre » ce qui correspond globalement au taux de pauvreté constaté par les statistiques nationales pour les retraités.

QUESTION 6 – Avez-vous le sentiment, depuis 5 ans, que votre situation financière s'est améliorée, est o
stable ou s'est dégradée ?
Le constat est ici sans appel. Une écrasante majorité (80 %) fait le bilan que sa situation s'est dégradée, soit plus de 3 personnes sur 4 ; seuls 17 % considèrent que leur situation est stable et si le 0 % d'amélioration est logique, vu le blocage des pensions imposé depuis 4 ans par les pouvoirs publics, ce n'est pas un effet de calculette : nous n'avons trouvé que 2 questionnaires mentionnant une amélioration sur les 12 000 enregistrés !
QUESTION 7 – Quelles mesures ont le plus touché votre pouvoir d'achat ?
Dix possibilités étaient proposées aux personnes interrogées avec possibilité de cocher plusieurs cases, d'où un total évidemment supérieur à 100 %.
La première cause tient à la hausse des prix, ce qui contredit singulièrement les discours sur la modération de l'inflation, discours nié par 65 % des personnes interrogées, 42 % relevant le coût de l'énergie et 5 % les hausses de loyer, etc.
Les items suivant incriminent les dépenses liées à la santé : 48 % des questionnés s'alarment de la hausse des cotisations des complémentaires de santé et 32 % du coût de l'accès aux soins et des déremboursements.
Vient ensuite la fiscalité : 46 % des retraités interrogés dénoncent la hausse de la fiscalité locale, 43 % la hausse de la TVA, 34 % la CASA, 17 % la suppression de la demi-part fiscale et 11 % l'imposition des majorations familiales. Remarquons cependant que la suppression de la demi-part n'est évidemment pas ressentie par ceux qui n'en bénéficiaient pas, de même que l'imposition des majorations familiales.
Enfin, 11 % incriminent évidemment l'absence de revalorisation annuelle des pensions.

***
Nous avons ensuite essayé d'avoir quelques éléments d'appréciation sur la question touchant à la perte d'autonomie.
QUESTION 8 – Connaissez-vous une personne âgée en manque d'autonomie ?
A peu près 1 personne sur 2 a répondu par la négative (48 %). Un pourcentage relativement réduit a répondu « moi » (5 %) ou « mon conjoint » (2 %) mais 1 personne sur 4 environ (21 %) a l'un de ses parents en manque d'autonomie. Et 16 % connaissent une personne autre que de leur famille dans cette situation.
On doit tenir compte que plusieurs cases ont pu être cochées pour une même question ce qui relativise les pourcentages calculés.
Toutefois, on constate combien est importante la question de la perte d'autonomie dans la population interrogée même si relativement peu en font l'expérience personnelle. Globalement, 1 personne sur 2 connait quelqu'un qui est concerné.
Sachant que les questionnaires n'ont pas fait l'objet d'une diffusion massive dans les maisons de retraite, ce qui aurait évidemment influé sur le résultat, cette proportion traduit une réalité et une prise de conscience croissante de l'importance de cette question.
QUESTION 9 – Jugez-vous le plan d'aide suffisant ou insuffisant selon qu'il s'agit d'un maintien à domi-
cile ou d'un accueil en établissement ?
Environ 65 % ont donné un avis sur le maintien à domicile et 61 % sur l'accueil en établissement ce qui signifie que les répondants ont donné un avis sur les deux situations dans le questionnaire. Il aurait sans doute fallu insister sur l'importance de répondre uniquement sur les situations réelles personnelles. Ceci étant, l'avis est unanime sur l'insuffisance des plans d'aide à l'autonomie :
à domicile : 93 %
en établissement : 97 %
La situation catastrophique dans nombre d'EHPAD (cf. la grève dans l'établissement « les Opalines » dans le Jura) ne peut que renforcer le sentiment d'urgence à traiter les besoins des résidents comme des personnels de ces centres.

QUESTION 10 – A combien chiffrez-vous ce que la famille doit payer chaque mois, une fois toutes les o
aides perçues ?
De fait, cette question avait surtout pour but de sensibiliser les personnes interrogées à la question des « restes à charge » dans les familles concernées. Mais faute d'éprouver soi-même une situation de dépendance ou de connaître celle d'un proche, la réponse n'était pas évidente, d'où un taux très faible de réponses qui rend son exploitation non pertinente.
***
Les deux dernières questions étaient destinées à tester l'état d'esprit des retraités et leur combativité.
QUESTION 11 – Estimez-vous que les politiques publiques de ces dernières années ont tenu compte de la
situation des retraités ?
46 % d'entre eux ont considéré que les politiques avaient « négligé » la situation des retraités,
38 % que les politiques avaient « ignoré leur situation »,
et que 10 % n'avaient « pas vraiment pris conscience ».
Si on affine les résultats, on trouve 6 % de sans réponse et sur 12000 réponses environ, on recense tout de même 54 retraités qui estiment que les politiques ont « pleinement pris conscience » de leur situation. Encore une fois, c'était avant l'annonce de la hausse de la CSG…

QUESTION 12 – Estimez-vous nécessaire que les retraités se fassent entendre ?
pour 93 % des personnes interrogées, c'est oui !
moins d'1 % pensent que non et 5 % n'ont pas répondu.
Sur les modalités d'action, et sachant que plusieurs réponses ont pu être cochées, les retraités se prononcent pour :
les pétitions (57 %)
les courriers et délégations aux élus (44 %)
les conférences de presse (39 %)
les manifestations (7 %)
Et les suggestions relevées dans la rubrique « autres » incluent : l'utilisation des réseaux sociaux, la distribution de tracts, la grève du bénévolat, les actions de blocage et de boycott, voire des sit-in et une action européenne des retraités.
En résumé, les retraités sont inquiets, conscients des problèmes et prêts à se mobiliser.
Certes, la manifestation n'est pas en tête des modalités d'action mais, compte tenu de leur âge, 7 %, ce n'est pas si mal !
Imaginons un million et cent vingt mille retraités dans la rue !

LETTRE OUVERTE A MACRON

jeu, 14/09/2017 - 20:53

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Nous vous avons écrit à plusieurs reprises pour obtenir un rendez-vous avec vous.
Face à la gravité de la situation, nos organisations syndicales et associatives ne peuvent se satisfaire de la réponse de votre chef de cabinet en date du 25 Juillet précisant :« Le Président ne peut répondre actuellement favorablement à votre courrier en raison des contraintes de son agenda. Votre courrier a été adressé à Madame BUZYN, Ministre des solidarités et de la santé ».
Malgré tout le respect que nous avons pour Madame BUZYN (que nous ne manquerons pas de contacter pour les sujets de sa compétence), c'est vous, Monsieur le Président de la République que les représentants des 16 millions de retraités veulent rencontrer.
Compte tenu des propos que vous tenez assez régulièrement à l'égard des retraité-e-s présentées comme des personnes privilégiées, pour les opposer « aux jeunes », nous souhaitons vous parler de la réalité économique et sociale de nombre d'entre eux, vous faire part de leurs revendications et, plus largement, débattre avec vous de la reconnaissance de leur place dans la société
Nous vous rappelons que 16 millions de retraité-e-s estiment, non seulement avoir largement contribué au développement et à la richesse de ce pays, mais pensent occuper, aujourd'hui encore, une place dans la société que personne ne peut contester.
Aussi, vos annonces les concernant sont ressenties comme une véritable injustice.
Non seulement nos pensions sont bloquées depuis maintenant plus de 4 ans, mais s'ajoute à cela l'annonce de l'augmentation de 1,7 point de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les pensions égales ou supérieures à 1 200 € pour un célibataire, bien moins pour un couple, ce qui ne peut avoir pour effet que de
détruire un peu plus la protection sociale.
Dès le 1er janvier cette mesure aboutira à une perte annuelle de plusieurs centaines d'euros pour plus de 60 % de retraité-e-s.
Vous justifiez cette mesure en arguant du fait que « les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraité-e-s que les jeunes » et vous demandez aux retraité-e-s soi-disant « plus aisé-e-s » de faire un effort.
Les « efforts », comme vous dites, les retraité-e-s les ont déjà faits :Il y a eu les 0,3% de la CASA, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les personnes vivant seule ayant élevé au moins un enfant, la fiscalisation des majorations familiales, et, cerise sur le gâteau, la baisse annoncée de 5 € des APL… pendant que les personnes vraiment riches vont bénéficier de la baisse de l'ISF, de l'impôt sur les sociétés à 28%, de l'impôt sur les revenus du capital.
Les 16 millions de retraité-e-s de ce pays EN ONT ASSEZ…
Ils REFUSENT LA HAUSSE DE LA CSG.
Ils EXIGENT QUE LEURS PENSIONS SOIENT REVALORISEES EN PRENANT
EN COMPTE L'EVOLUTION DES SALAIRES.
Pour répondre à toutes ces inquiétudes, les représentants des retraité-e-s vous demandent, Monsieur le Président de La République, de leur accorder une audience le 28 Septembre 2017.
Paris le 13 Septembre 2017

CI JOINT LA LETTRE EN PDF POUR ÉVENTUELLE IMPRESSION

Fiche individuelle de Reclassement

jeu, 14/09/2017 - 16:29

Si le reclassement n'apparaît pas dans I-Prof, ou si la situation nouvelle paraît erronée, il convient d'alerter votre section académique du SNES-FSU pour vérification et intervention auprès du rectorat, le cas échéant.

Utilisez pour ce faire la fiche spécifique de suivi individuel "RECLASSEMENT DANS LA NOUVELLE CARRIERE - PPCR" : renseignez avec précision chaque item demandé, puis validez.

  • Votre section académique recevra automatiquement l'ensemble des éléments nécessaires pour l'intervention, vous recevrez un accusé de réception.
  • Préparez les pièces justificatives permettant de compléter au mieux votre dossier, en particulier la copie de votre dernier arrêté de promotion ou la copie d'écran d'I-Prof (aller à "Votre Dossier", onglet "Carrière", sous-onglet "Corps / Grades / Echelons", bien déplier les § en cliquant sur le petit triangle à gauche).

APL : la colère

jeu, 14/09/2017 - 16:19

Les 2,6 millions bénéficiaires des Aides Personnalisées
au Logement (APL) subiront une baisse
de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre.
Parmi eux : 800 000 étudiants pour qui le budget logement
est la première dépense.
Pour beaucoup de locataires, 5 euros, ce n'est pas rien et
cela entraînera de nouveaux sacrifices dans la vie
quotidienne : alimentation, soins, éducation, énergie, loisirs...
Ainsi va être encore réduit l'accès à un logement autonome.
Cette mesure injuste et scandaleuse, qui va toucher toutes et tous
(actifs, chômeurs, jeunes, retraité-e-s), parmi les plus
pauvres, s'inscrit dans une politique de restrictions des dépenses
publiques qui épargne les plus riches (réforme de l'ISF).

Aurélia Sarrasin

L'École : un droit pour tous

jeu, 14/09/2017 - 15:52

Subordonner l'inscription dans une école à la
production de plusieurs « justificatifs de domicile »,
a fortiori, lorsque ces justificatifs ne peuvent
être obtenus par les familles, est illégal.
C'est ce qu'a rappelé le Défenseur des droits dans
une décision prise suite au refus de scolarisation d'enfants
roms par le maire de Pierrefitte (93).
Ce type de discrimination est malheureusement
récurrent. L'État, en général, use de son pouvoir de
substitution pour inscrire d'office les enfants, mais
parfois trop tard. Pourtant, l'école est un droit pour
tous les enfants, quelle que soit la situation de
leurs parents.

Aurélia Sarrasin

Condamnation de Cédric Herrou : Déni de démocratie

jeu, 14/09/2017 - 15:42

Cédric Herrou, agriculteur de Breil-sur-Roya à la
frontière italienne qui accueille les migrant-e-s
pour leur donner un peu de réconfort et d'humanité,
a été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence,
à 6 mois de prison avec sursis, justement pour cette solidarité.
Il est donc bien condamné pour « délit de solidarité »
alors qu'on nous avait juré qu'il n'existait plus.
Plus grave encore, dans les motifs retenus pour le condamner,
si le juge reconnaît bien qu'il n'est pas « passeur »,
au sens où il ne tire aucun bénéfice financier, le juge introduit la notion de
« bénéfice militant » !
Ainsi, c'est l'action militante qui est visée et c'est un précédent fâcheux.
Il y a la volonté manifeste de s'en prendre à Cédric Herrou par tous les moyens
mais il n'est pas seul et la solidarité envers les migrant-e-s continue à s'organiser.

Olivier Sillam