Actualités 2nd degré

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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 46 min 30 sec

Calculatrice en mode examen (US 776 du 17/2/18)

lun, 19/02/2018 - 16:26

Après de multiples tergiversations, mais aussi probablement devant l'ampleur
du désastre annoncé – contrôle et réinitialisation de nombre de calculatrices des
candidats, de modèles multiples, par des surveillants pas formés... – le ministère
semble réagir concernant l'utilisation des calculatrices en mode examen.

Selon des rectorats, il aurait décidé, pour cette session, « d'une mesure transitoire
en autorisant, pour les épreuves de cette année [le nécessitant], l'usage de tout
modèle de calculatrice, avec ou sans mode examen ».

Le SNES-FSU regrette le caractère tardif de l'annonce. En outre, il est scandaleux
d'avoir imposé aux élèves cet achat inutile en début d'année.
Il exige la publication en urgence d'une circulaire nationale concernant toutes
les épreuves d'examen nécessitant l'utilisation d'une calculatrice.

Mathématiques. En marche vers un nouvel enseignement ? (US 776 du 17/2/18)

lun, 19/02/2018 - 16:23

La mission « Maths », confiée par le ministre à C. Villani (député LREM et médaillé Fields) et C. Torossian (IGEN) a remis son rapport le 12 février.

Le groupe d'experts réuni autour d'eux a reçu, dans un marathon d'auditions et de rencontres, les organisations syndicales, dont le SNES-FSU. Il préconise 21 mesures que le rapport éclaire.

Il attache une importance particulière au primaire et à l'enseignement professionnel, aborde tout ce qui a trait à l'enseignement des mathématiques, du calcul aux manuels, du ressenti des élèves au rôle de l'enseignant, de la façon d'enseigner aux activités périscolaires.

Les contenus et pratiques
La mission propose de cultiver le sens des quatre opérations dès le CP, une réécriture des programmes du lycée autour des principales branches des mathématiques (avec un statut particulier pour l'informatique qu'elle considère comme relevant d'une discipline spécifique), la nécessité d'un cours structuré, avec une trace écrite nette, et une plus grande place pour la notion et la pratique de la preuve, tout en limitant les activités d'approche des notions au profit d'apprentissages « explicites ».
Elle propose des évaluations nationales trimestrielles des aptitudes au calcul, jusqu'à la fin du collège (avec peut-être du calcul algébrique), la généralisation de rituels (calcul mental en début d'heure par exemple) et l'introduction d'éléments d'épistémologie pour rendre la discipline plus vivante (encore faudrait-il qu'il y en ait en formation initiale !).

Le rapport préconise une plus grande implication des Instituts de recherche sur l'enseignement des mathématiques (IREM) dans la formation continue, ainsi que la création de « laboratoires de mathématiques », espaces collectifs de réflexion didactique, dans au moins cinq établissements par académie à la rentrée 2018.
La question des moyens pour y parvenir n'est toutefois pas évoquée. Le rapport rappelle la liberté pédagogique des enseignants, mais on peut craindre que les expérimentations qu'il encourage ne se transforment en pratiques imposées, notamment le développement de projets mathématiques péri-éducatifs, avec contrôle de l'implication des collègues.

Les ressources
Le contenu des manuels serait analysé par un comité scientifique, afin de les « positionner en fonction d'une liste de critères ». Un nouveau portail numérique (qui en serait le concepteur ?) proposerait des ressources pour les enseignants. Le rapport propose l'externalisation de la production de ressources à des entreprises de type start-up, option dans laquelle le ministère s'est déjà engagé.

Pour le SNES-FSU, ces propositions posent de redoutables questions éthiques, politiques et économiques.
Si la question de la qualité de certains manuels aujourd'hui se pose, imposer des manuels officiels aux enseignants ne serait pas acceptable. Le rapport fait beaucoup de propositions sans évoquer la question des moyens nécessaires pour les mettre en oeuvre, en particulier pour la formation continue et pour lutter contre la crise du recrutement.

Jean-François Clair, Pierre Priouret

Langues anciennes. Paroles, paroles... (US 776 du 17/2/18)

lun, 19/02/2018 - 16:16

La circulaire « Mise en oeuvre de l'enseignement facultatif de langues et cultures de l'Antiquité » est parue au BO du 25 janvier 2018.

Elle ne suffira pas à changer les conditions d'enseignement des LCA. Elle comporte quelques points positifs : elle interdit aux chefs d'établissement de regrouper les niveaux pour réduire les horaires, comme cela arrive trop souvent en lycée. Elle donne la possibilité du cumul des LCA avec la bilangue et l'euro au collège, avec l'euro ou les LV3 au lycée – à l'heure où le rapport Mathiot préconise le choix d'une seule option facultative ! Elle précise ce que nous disons depuis toujours, à savoir que les LCA s'adressent à tous les élèves, sans condition de niveau dans les autres disciplines. Le seuil de 30 élèves est indiqué, au-delà duquel l'ouverture d'un second groupe doit être envisagée.
Enfin, la possibilité de moduler l'horaire total du cycle 4 pour porter à 2 heures l'horaire de Cinquième correspondait à une demande des professeurs de la discipline et sera sans doute appréciée.

Le compte n'y est pas

Heure unique de latin en Cinquième, horaires plafonnés et heures non fléchées, à prendre sur la marge d'autonomie sont maintenus. Les rectorats ne sont pas incités à donner la « dotation supplémentaire » mentionnée, alors que certains, qui l'offraient depuis la réforme de 2016, ne le font plus. La modification de l'arrêté du 19 mai 2015 proposait une hausse des horaires en Quatrième et Troisième, mais rien n'est fait pour sa mise en oeuvre effective.
La circulaire indique qu'au collège, le cours de LCA est un engagement pour la durée du cycle, mais les élèves peuvent s'y inscrire n'importe quand.
Dans ces conditions, construire une progression relève de la gageure !
Le rapport de la mission sur les LCA, confié à Pascal Charvet, comporte des chiffres significatifs : augmentation globale du nombre d'élèves étudiant une langue ancienne en 2017, mais en forte baisse en éducation prioritaire suite à la réforme du collège et surtout perte de 1 100 postes en lettres classiques en cinq ans.
Nous souscrivons à la demande d'heures fléchées dans les DHG. L'idée d'un travail sur le lexique au cycle 3 est attrayante, comme l'initiation aux LCA en Sixième – qui fait aussi partie de nos propositions. Mais nous nous inquiétons de certaines préconisations : la création d'un cadre européen de référence pour les langues anciennes, mise en réseau des lycées ou cours virtuels…

Certification complémentaire ?
On trouve, dans la circulaire et dans le rapport Charvet, la proposition d'une certification complémentaire LCA ouverte à des professeurs de nombreuses disciplines. C'est inacceptable.
Les Lettres Classiques souffrent certes d'une crise de recrutement, mais renouveler le vivier d'élèves, d'étudiants et de professeurs passe d'abord par une politique plus volontariste et par de meilleures conditions d'enseignement.

Sandrine Charrier

Les suppléments système éducatif - collège, lycée, éducation prioritaire, TICE, FCA...

lun, 19/02/2018 - 13:01

Cliquer sur une image pour télécharger le supplément correspondant :

16 P point sur la voie technologique - février 2018
16 P En collège - novembre 2017
Point sur sécurité des établissements - novembre 2017
24 P Autonomie - sup US Mag 773 - octobre 2017
8 P MLDS -sup US 772 - août 2017

Les enjeux immédiats

lun, 19/02/2018 - 03:55

Comprendre les enjeux immédiats des premières campagnes d'accès à la Classe exceptionnelle

Pour assurer l'accès du plus grand nombre à la Classe exceptionnelle :
Pourquoi il est impératif que soient promus d'abord les collègues les plus proches de la retraite dans les trois ans qui viennent,
Ce qu'il faut changer, et comment, pour y parvenir.

Déclaration des élus nationaux du SNES-FSU lors de la CAPN des professeurs certifiés, 14 février 2018 : télécharger la déclaration liminaire.

CAPN du 14 février 2018 : déclaration liminaire des élus SNES-FSU
fichier pdf

La philo dans les réformes Blanquer-Vidal

sam, 17/02/2018 - 11:03

Vouloir raboter l'horaire de la philosophie en série littéraire n'est pas une nouveauté. On se souvient de tentatives avortées (réforme du lycée de 92-94) ou très vite suspendues (réforme du lycée de1999-2001). Mais personne n'avait encore osé la suppression pure et simple de la série L, en divisant par deux les 8 heures de philo qui en sont l'une des spécificités...

Certes, notre ministre affiche une "ambition" pour la philosophie, promue épreuve universelle du bac 2021 (mais n'est-elle pas déjà une épreuve commune à toutes les séries ?), qui à ce titre, bénéficierait d'un enseignement de 4h dans le tronc commun des séries générales. Mais les mauvais esprits feront remarquer que cette promotion ne changera rien pour plus de la moitié de nos élèves de terminale suivant actuellement un cours de philosophie. En effet, les séries technologiques (soit 30% des élèves) seront toujours sous le régime scandaleux de la réforme Chatel de 2012, qui les prive d'un horaire dédoublé obtenu de haute lutte en 1994... Quant aux élèves de la série ES (soit 24%), ils conserveront dans le tronc commun, l'horaire qui est déjà le leur (4h/semaine).

La subtilité de la réforme Blanquer, consiste à accorder aux professeurs de philosophie ce que demandent à juste titre les associations professionnelles depuis des lustres : un horaire plancher de 4h de philo par classe et pas plus de 4 classes par enseignant. Le hic, c'est que ces 4h risquent désormais d'être aussi un... plafond. En effet, il y a approximativement 3 terminales S pour une seule TL (respectivement 37.6 % et 11.5 % des élèves en LEGT). L'économie réalisée sur l'horaire de L (moins 4h) permettra donc de financer - à moyens constants - la 4e heure dans ces 3 classes de S (absorbant ainsi les 3/4 de l'horaire raboté) et dégagera un faible reliquat horaire pour la spécialisation "humanités-lettres-philo". Outre que la répartition horaire, dans ce bloc "littéraire" de 6h n'est pas précisée (1h de latin ? + 2 h de littérature ? + 3h de philo ? ou 1h ?+ 3h ? + 2h ?), le ministère aurait-il déjà prévu que cette option ne s'adresserait plus qu'à 1/4 des élèves actuellement en filière L (sauf à créer des postes aux concours externes au lieu d'en supprimer) ?

S'ensuivra une dégradation prévisible des conditions de travail des professeurs de philosophie, confrontés désormais pour les plus chanceux, à 4 classes de tronc commun de 35 élèves (soit 140 élèves), les autres ayant le privilège de continuer à enseigner dans les séries technologiques non dédoublées... Cerise sur le gâteau, les correcteurs du bac s'y colleront deux fois pour le prix d'une (épreuve locale de janvier + épreuve finale de juin).
Ajoutons que cette réforme à moyens constants se fait sur fond d'une baisse constante de moyens. Nous marchons sur un tapis roulant qui... recule. Depuis l'application à l'éducation des politiques d'austérité inaugurée par Claude Allègre en 97 (visant à "dégraisser le mammouth"), nous reculons ! Le nombre de professeurs de philo (comme des autres disciplines) n'a cessé de décrocher de l'évolution démographique des élèves depuis le tournant des années 2000. A taux d'encadrement égal depuis la rentrée de septembre 2000, il manque aujourd'hui 1 prof de philo sur 10 (sources, RERS 2001, 2002, 2017).

Enfin, les milieux les plus hostiles à la fonction publique se frottent déjà les mains, voyant dans ce lycée modulaire ouvert aux vents mauvais du contrôle continu, un cheval de Troie contre le statut de la fonction publique (annualisation du temps de travail, etc.), l'ouverture aux certifications privées et payantes en tous genres et la mise à mal d'un diplôme national indispensable aux conventions collectives (et au droit du travail)...

Mais les réformes Blanquer-Vidal font système, et c'est là que réside la principale offensive contre l'esprit des lumières qui anime l'enseignement de la philosophie. Il y va de la signification d'un enseignement comme du sens d'un mot dans une phrase (comme dirait l'autre). C'est l'ensemble des interactions latérales des parties avec le tout qui décide du sens de chacune d'elles. La signification de l'enseignement de la philosophie n'est donc ni immanente, ni transcendante, mais latérale. Aussi, dans un lycée transformé en plateforme de tri, où chaque heure de cours devient un investissement pour se valoriser dans la compétition de tous contre tous, le temps du loisir cède le pas à celui du négoce.

Une ambition qui risque donc de coûter très cher ! Aussi, le SNES-FSU appelle à des assises nationales de l'enseignement de la philosophie autour des 14-16 juin (nous y reviendrons).

Le groupe philo.

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Projet de réforme : un lycée bancal pour les scientifiques !

sam, 17/02/2018 - 08:41

Le 14 février 2018, ce n'est pas seulement une nouvelle maquette du baccalauréat qui a été présentée au public mais aussi celle d'un lycée profondément transformé. La place des sciences y est plus incertaine que jamais.
Afin de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, cet article présentera d'abord la nouvelle architecture du lycée puis celle du bac sous l'angle aigu de la physique chimie.

Un lycée déstructuré :

Le SNES-FSU a su faire entendre au ministère son refus de la semestrialisation des enseignements que promouvait le projet Mathiot, qui sous-tendait une annualisation des services des enseignants et la remise en cause du statut acquis en 2014. Il faudra rester attentif car les intitulés pluridisciplinaires de tronc commun ou de spécialités pourraient engendrer localement des organisations annualisées ou des bivalence.

Classe de Seconde :

L'année est trop avancée pour instaurer si tardivement un « changement organisationnel majeur » de la Seconde à la rentrée 2018. Rien ne garantit cependant le statu quo pour les rentrées suivantes.
Toutefois, on apprend que :

2h d'AP seront « concentrées sur la maitrise de l'expression écrite et orale »… ce qui réduit les possibilités de les voir consacrées aux sciences.

54h annuelles seront consacrées à l'orientation, soit plus d'1h30 effective par semaine. Beaucoup d'inconnues planent sur cet horaire : effectifs, contenus, organisation, personnels (professeur, psy-en, personne extérieure), rémunération (dans le service, HSE, HSA, compris dans l'ISO)

Une question d'importance demeure : les enseignements d'exploration seront ils maintenus ?

Cycle terminal :

Un « socle de culture commune », oxymore s'il en est, comportera du français (ou philosophie en Terminale), de l'histoire-géographie et EMC, 2 langues vivantes, de l'EPS et une nouveauté : les « humanités scientifiques et numériques » dont on peine à définir le champ exact - il faudra sans doute attendre l'écriture des programmes pour en savoir plus- qui remplacera l'enseignement scientifique (PC-SVT) actuellement assuré en 1ère L et ES. Selon les déclarations orales du ministre, l'enseignement d'HSN devrait être dispensé par des enseignants de sciences, philosophie et d'HG…donc à une dilution des enseignements scientifiques du tronc commun à dose homéopathique !

Disciplines de spécialité : 4 heures pour chacune des 3 disciplines choisies en Première (ce qui s'approche de l'horaire actuel dans les lycées où de l'AP est consacré à la physique-chimie en 1ère S) puis 6 heures pour chacune des 2 disciplines conservées en Terminale

1h30 hebdomadaire d'orientation sans doute aux dépens de l'actuel AP qui n'est plus mentionné.

Un maximum de 3 heures d'enseignement facultatif, dont les sciences expérimentales sont exclues.

Ce que pense le SNES-FSU :

L'absence de changements en seconde à la rentrée 2018 ne supprime pas toutes les inquiétudes liées à ce premier niveau de lycée. Quelle sera l'évolution future pour correspondre ou préparer à la modularité du cycle terminal ? Comment vont évoluer les enseignements d'exploration ? L'AP totalement fléché vers la maitrise de l'expression écrite et orale restera probablement inaccessible aux enseignants de sciences…

La modularité, déclinée de façon un peu progressive par la réduction de choix de spécialités entre la première et la terminale implique que l'élève abandonne PC ou SVT à moins qu'il ne choisisse une des deux spécialités de mathématiques en option (ce qui ne leur fera que 3h de math). Le choix des spécialités dépendra très certainement des programmes. Par exemple, si l'on continue dans l'esprit des résolutions de problème comme dans la spécialité actuelle, il risque d'y avoir une désaffection de la spécialité PC dans le nouveau lycée.

Cette modularité pose de sérieux problèmes :
o la poursuite d'études supérieures (Licences SVT, PACES, BCPST…) nécessite des connaissances solides autant en physique-chimie, SVT que mathématiques : les élèves seront donc confrontés à un choix – cornélien ! - en fin de première…
o … choix d'autant plus crucial qu'il sera aussi contraint par les attendus (et les pratiques) de Parcoursup (peut-on espérer que le supérieur adapte ses attendus ?... la mise en place de Parcoursup ne laisse que peu d'espoirs…)
o et il est évident que ces choix ne résoudront pas la « hiérarchie des séries » (voir l'étude de l'exemple anglais)

Beaucoup de questions – et d'inquiétudes ! – se posent concernant l'enseignement des « humanités scientifiques et numériques » : quels contenus ? quels enseignants ?... On ne peut que penser à la globalisation des heures et des programmes de sciences et technologie en Sixième et à leur impact délétère au sein des équipes pédagogiques. Quels déchirements attendent les collègues en salle des professeurs, chaque année, et lors des répartitions de services ?...

L'absence d'option de sciences expérimentales ne permettra pas à des élèves ayant choisi spécialités non scientifiques de pouvoir accéder à une vraie culture scientifique.

Enfin en termes d'heures postes, le bilan risque d'être très lourd la perte des heures d'enseignements en ES/L et l'incertitude sur la sur la deuxième spécialité prise en terminale (PC ou SVT) ne sera certainement pas compensée par le gain d'heure minime en première (+0.5h au maximum) et en terminale (+0,5hmaximum).

Le « futur bac » : où sont passées les ECE ?

5 épreuves anticipée et terminales comptant pour 60 % de la note :
o Épreuve anticipée de français en fin de Première ;
o 2 épreuves écrites des disciplines de spécialité, au retour des vacances de printemps (pour une prise en compte dans Parcoursup) ;
o 2 épreuves en juin, la philosophie et un oral de 20 minutes (« préparé tout au long du cycle terminal » et adossé à un ou deux enseignements de spécialité)

Un contrôle continu portant sur 40 % de la note :
o Prise en compte des bulletins scolaires pour 10 % ;
o Organisation d'épreuves communes, à partir de banques nationales, avec copies anonymes, échanges de professeurs et harmonisation : 2 au cours de la Première et une en Terminale.

Ce que pense le SNES-FSU :

Une forte inquiétude porte sur la disparition des épreuves d'ECE : citées explicitement dans le rapport Mathiot, mais elles ne sont pas mentionnées dans le bac Blanquer. Sont-elles condamnées à disparaître ?

Tous les détails des évaluations ne sont pas encore connus (reste à espérer que cette épreuve fasse explicitement partie de l'épreuve finale de PC…) ;

Une question se pose concernant la partie du programme qui sera soumise au « partiel » : comment sera contrainte la progression en terminale pour que tous les candidats aient traité les parties concernées ? au vu de la période de cours réduite en terminale, l'examen portera-t-il aussi sur le programme de première ? On remarque comment une « semestrialisation » de l'enseignement pourra s'installer de facto pour préparer d'autres réformes.

- La préparation de l'oral, qui pourra porter en tout ou partie sur la PC, sans horaire dédié et sans moyens semble extrêmement problématique ;

Les points précédents reprennent et/ou complètent une analyse plus globale de cette réforme présentée dans le communiqué de presse du SNES-FSU

Lien vers la plaquette du ministère :

Le numérique et l'informatique dans le lycée Blanquer

ven, 16/02/2018 - 21:13

La réforme du bac est intrinsèquement liée à celle du lycée. C'est ainsi que ICN (informatique et création numérique) et ISN (Informatique et sciences du numérique) disparaissent pour faire place à de nouveaux enseignements, sous un statut différent.

En effet, jusqu'à présent, il y avait un enseignement d'exploration en seconde, une option ICN en 1ere et terminales L et ES, et en première S, et un enseignement de spécialité ISN pour la Terminale S. Les contenus d'enseignements étaient tous orientés par le choix du projet réalisé par les élèves, même si les notions abordées étaient un peu cadrées (pour ICN) et beaucoup plus précises pour ISN (mais sans qu'aucun niveau de connaissances soit particulièrement établi, puisque l'accent était avant tout mis sur le projet). Et, pour ISN, le cadre de l'évaluation était précis (oral cadré avec barème sous forme de grille de compétences) puisqu'il s'agissait d'une épreuve du Bac, bien qu'évaluée localement, et le plus souvent par l'enseignant.


Numérique et sciences informatiques

C'est la grande nouveauté : un enseignement de spécialité (4h en 1ere et 6h en Terminale) qui, s'il est choisi en terminale, conduira à une évaluation écrite en épreuve finale.
Si on peut s'interroger sur le libellé de l'intitulé, on peut penser qu'une bonne partie du contenu d'ISN se retrouvera dans ce nouvel enseignement.
Toutefois, cela pose de nombreuses questions :
faut-il ou non s'attendre à la création d'une discipline informatique, avec ses concours, son corps d'inspection, sa didactique, ou bien à une certification ? En effet, le vivier actuel d'enseignants d'ISN sera nettement insuffisant pour pouvoir assurer, dans de bonnes conditions, ce nouvel enseignement. De toute façon, il faudra un grand effort de formation des enseignants. Par ailleurs, le rapport Mathiot, tout comme le rapport de la mission « Maths », préconisent la création d'une discipline informatique. Tout dépendra sans doute des objectifs de cet enseignement, et de son coût estimé...
Quelle sera la nature de l'épreuve terminale ? On sait qu'elle sera écrite, mais cela signifie que la transposition du programme ISN sera impossible telle quelle puisque ce dernier était axé sur la réalisation de projet en vue d'un oral. Tout dépendra donc des objectifs assignés à ce nouveau programme et de ses contenus. Toutefois, on peut aussi se demander comment faire de l'informatique uniquement par écrit. Certes, c'est le cas du Dnb, mais on y utilise un langage (scratch) qui est particulièrement explicite. Bien sûr, la programmation n'est pas l'informatique...

Humanités scientifiques et numériques
Cet enseignement fait partie du socle du cycle terminal, à raison de 2h par semaine pour chaque année. Quant à son contenu, c'est la grande inconnue ! Enfin, rien n'est vraiment précis quant à savoir quels enseignants l'assureront. Là aussi, il faudra sans doute un grand effort de formation.

La seconde
Le ministère n'annonce pas de changement pour la rentrée 2018. Cela impliquerait donc que l'enseignement d'exploration ICN existera encore sous sa forme actuelle. Sous réserve qu'il y ait les moyens en dotation horaire pour lui permettre d'exister...

Les mathématiques dans le lycée Blanquer : on ne pourra plus les accuser de moyen de sélection !

ven, 16/02/2018 - 21:12

Quarante huit heures après la remise du rapport de la mission « Maths » dirigée par C. Villani et C. Torossian, le ministre a présenté sa réforme du lycée à partir de celle du bac.Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les mathématiques deviennent un élément de spécialisation, et non de culture commune. A croire que certaines des missions assignées à l'enseignement des mathématiques (« assurer aux futurs citoyens des compétences minimales dans le maniement des concepts mathématiques, leur donner les clés d'un raisonnement logique de qualité ») sont atteintes avant la classe de première de série générale ! Pourtant, comme le rappelle le rapport de la mission Maths, « Les mathématiques sont nécessaires à la démocratie parce qu'elles favorisent l'autonomie et la capacité d'innovation ».

Le lycée modulaire
La nouvelle architecture du lycée fait des mathématiques un enseignement de spécialité dès la classe de première, disparaissant ainsi du tronc commun de la voie générale ( pour la voie technologique, il y a des mathématiques en complément du tronc commun, en fonction des séries). Mais un élève doit choisir 3 enseignements de spécialité en première (parmi 11), pour n'en conserver que 2 en terminale. Le même contenu en première pour tous ? On peut donc mettre à la poubelle, par exemple, les documents ressources proposant diverses approches de la notion de dérivée selon les anciennes séries et les intérêts des élèves !
Il y a cependant deux enseignements facultatifs (3h) proposés en Terminale : Mathématiques expertes et Mathématiques complémentaires.
On pourrait ainsi voir un élève choisir comme spécialités SVT et Physique-Chimie en terminale, sans faire de mathématiques : rien de pire pour que les maths ne soient vues que comme un outil ! La disparition des séries au profit d'un lycée modulaire risque fort de ne pas favoriser la lisibilité de l'interaction des mathématiques avec les disciplines scientifiques. La rédaction des nouveaux programmes, prévus pour l'automne, risque de s'avérer complexe !

La question de l'informatique

D'autant qu'une nouvelle discipline apparaît : Numérique et sciences informatiques (voir ici). On ne sait actuellement rien de son contenu, ni donc de quels enseignants s'en chargeront. La place prise ces dernières années par l'algorithmique risque donc de devoir être revue, à moins que la modularité n'implique un plus grand hermétisme entre les disciplines (ce qui serait quand même un virage à 180°) !

Les horaires

Si un élève se destinant à des études de mathématiques pourra bénéficier de 9h (6h de spécialité+3h de mathématiques expertes en enseignement facultatif, soit une de plus qu'actuellement) en terminale, il n'aura eu que 4h en première (comme actuellement), alors que la mission maths préconisait de 7 à 8h, considérant qu'il faut un temps suffisamment long pour « un cours présentant
les grands domaines des mathématiques (algèbre, analyse, géométrie, traitement des
données, probabilités et statistiques) ».

Une chose est certaine, le manque d'enseignants de mathématiques va certainement être endigué car il y a peu de chance que les élèves ne se destinant pas à des études scientifiques se ruent tous sur la spécialité pour pouvoir continuer d'apprendre des maths dans le cycle terminal ! Cela permettra-t-il de mettre fin à la crise du recrutement ? On peut en douter...

Bac Blanquer et LVER : rien de positif en perspective !

ven, 16/02/2018 - 20:20

Le ministre Blanquer vient de présenter son projet pour le bac 2021 mais aussi pour le lycée dès la rentrée 2018 :
http://cache.media.education.gouv.fr/file/BAC_2021/80/7/DP_BAC2021_BDEF_897807.pdf
Les éléments avancés sont inquiétants pour les LVER.

Epreuves et évaluation
Apparemment les ECA seraient maintenues. Mais, comme il est prévu des épreuves communes en décembre de l'année de Terminale, quel calendrier serait retenu ? Aurions-nous toujours CO en février et EO plus tard ? Si une banque de données nationale était mise en place, comme cela semble avancer, quand les enseignant.es devront faire le choix des sujets dans la banque pour les partiels ?
Avec un tel calendrier, les cours se résumeraient à une préparation aux partiels et imposeraient un contenu et une progression communs à toute l'équipe. Et, si les programmes se font toujours par notions, leur étude va s'en trouver encore compliquée.
La communication ministérielle fait également référence à la certification, toujours proposée en priorité aux sections européennes et internationales, mais qui serait étendue aux élèves qui choisiront langues et littératures étrangères (la LVA semblant disparaître). Les conditions de passation de ces certifications restent inacceptables.
D'autre part, les sections européennes sont mentionnées à propos des certifications mais rien n'est précisé quant à leur fonctionnement.

Horaires
Ils restent identiques sauf dans le cas d'un enseignement de spécialité langues et littératures étrangères dont nous ne savons, pour l'instant, rien (contenus, quelles langues, etc), si ce n'est les horaires (4h en 1° et 6h en Terminale).

Enfin, comme dans le rapport Mathiot, pas un mot n'est dit sur les langues régionales. Que deviendront-elles dans la réforme ?

En résumé, nous anticipons un gros problème d'organisation des deux années du cycle terminal avec l'organisation de « partiels » dans toutes les disciplines enseignées, ajoutées aux ECA dans les deux langues.

Le SNES-FSU porte depuis longtemps une redéfinition des épreuves de LVER au bac (type d'exercices, organisation, durée, grilles d'évaluation…). Or, le projet du Ministre n'apporte aucune réponse voire aggrave une situation déjà contestable (cf. ECA notamment).

Le communiqué de presse du SNES-FSU :
Baccalauréat et nouveau lycée : Complexes, désarticulés et inégalitaires

Du matériel militant :
Lycée, bac, post-bac : s'informer et agir !

Réforme Blanquer et SVT : désespérant...

ven, 16/02/2018 - 18:22

Le ministre Blanquer vient de présenter son projet pour le bac 2021 mais aussi pour le lycée dès la rentrée 2018 :. Si les infographies du dossier de presse sont soignées, le contenu souffre de nombreuses imprécisions et laisse augurer d'un vrai casse-tête pour les établissements. Et malgré certains discours sur l'importance des formations scientifiques, les SVT sont fortement impactées.

Bac :
4 épreuves terminales comptant pour 60 % de la note :

  • Épreuve anticipée de français en fin de Première ;
  • 2 épreuves écrites des disciplines de spécialité, au printemps (pour une prise en compte dans Parcoursup) ;
  • 2 épreuves en juin, la Philo et l'oral (" préparé tout au long du cycle terminal " et adossé à un ou deux enseignements de spécialité)

Un contrôle continu portant sur 40 % de la note :

  • Prise en compte des bulletins scolaires pour 10 % ;
  • Organisation d'épreuves communes, à partir de banques nationales, avec copies anonymisées, échanges de professeurs et harmonisation : 2 au cours de la Première et une en Terminale.

Ce que pense le SNES :
Une forte inquiétude porte sur la disparition des épreuves d'ECE : citées explicitement dans le rapport Mathiot, elles disparaissent complètement du paysage, même si tous les détails des évaluations ne sont pas encore connus (et sauf à espérer que cette épreuve fasse explicitement partie de l'épreuve finale de SVT…) ;
Une question se pose concernant la partie du programme qui sera soumise au l'examen sub-final : comment sera contrainte la progression en terminale pour que tous les candidats aient traité les parties concernées ? au vu de la période de cours réduite en terminale, l'examen portera-t-il aussi sur le programme de première ?
La préparation de l'oral, qui pourra porter en tout ou partie sur les SVT, sans horaire dédié (voir infra), sans moyens (hautement probable) semble extrêmement problématique ;
Les points précédents reprennent et/ou complètent une analyse plus globale de cette réforme présentée dans le communiqué de presse du SNES-FSU.

Structure du lycée :
disparition de la semestrialisation par rapport au projet Mathiot… bonne nouvelle, mais c'est la seule…

• Seconde :
Pas de " changement organisationnel majeur " de la 2nde à la rentrée 2018,… mais rien n'est dit pour la suite, cela concerne pourtant la structure du " nouveau lycée " !
2h d'AP seront " … concentré sur la maitrise de l'expression écrite et orale "… il sera difficile " d'arracher " cet AP aux collègues de Lettres
54h annuelles d'orientation, soit plus d'1h30 par semaine effective - qui s'y collera ? quels effectifs ? quels contenus ? quelle organisation ?...
Un " test numérique de positionnement " à l'entrée en seconde : il ne concerne pas les SVT… il est quand même terriblement aberrant alors que l'élève arrive, dans la plupart des cas, d'un établissement public dans lequel ses compétences (s.l.) devraient être intelligemment évaluées ?...

• Cycle terminal :
Socle de culture commune comportant du français (ou philo en Term), de l'histoire-géo et EMC, 2 langues vivantes, de l'EPS et une nouveauté, les " humanités scientifiques et numériques " ;
Disciplines de spécialité : 12h, réparties sur 3 disciplines en Première puis 2 disciplines en Terminale (parmi les 3 suivies en première) ;
1h30 hebdomadaire d'orientation ;
3h max d'enseignement facultatifs, dont les sciences expérimentales sont exclues.

Ce que pense le SNES :
l'absence de changements en seconde à la rentrée 2018 ne supprime pas toutes les inquiétudes liées à ce premier niveau de lycée. Quelle sera l'évolution future pour coller ou préparer à la modularité du cycle terminal ? Comment vont évoluer les enseignements d'exploration ? L'AP totalement fléché vers la maitrise de l'expression écrite et orale restera probablement inaccessible aux enseignants de SVT…
la modularité, déclinée de façon un peu progressive par la réduction de choix de spécialités entre la première et la terminale, pose plusieurs problèmes :

  • la poursuite d'études supérieures dans les sciences de la Terre et du vivant (Licences SVT, PACES, BCPST…) nécessite des connaissances solides autant en physique-chimie qu'en mathématique : les élèves seront confrontés à un choix - cornélien ! - en fin de première…
  • … choix d'autant plus crucial qu'il sera aussi contraint par les attendus (et les pratiques) de Parcoursup (peut-on espérer que le supérieur adapte ses attendus ?... la mise en place de Parcoursup ne laisse que peu d'espoirs…) ;
  • et il est évident que ces choix ne résoudront pas la " hiérarchie des séries " (voir étude de l'exemple anglais)

beaucoup de questions - et d'inquiétudes ! - se posent concernant l'enseignement des " humanités scientifiques et numériques " : quels contenus ? quels enseignants ?... et quelles foires d'empoignes auront lieu chaque année dans les établissements lors des répartitions de services ?...
l'absence de " mineure " ou d'option de sciences expérimentales ne permettra pas à des élèves ayant choisi des triplettes d'enseignements non scientifiques de pouvoir accéder à une culture scientifique (vu que ce ne sera probablement pas l'objectif de l'enseignement d'HSN) ;
ce qui revient à une disparition quasi-totale des enseignements scientifiques du tronc commun… on ne peut considérer l'enseignement d'HSN même comme une maigre " compensation ", d'autant que des déclarations orales du ministre même associe, aux côtés des profs de " sciences ", ceux de philo et d'HG… ;
enfin en termes d'heures postes, le bilan risque d'être très lourd - dramatique ? - la perte des heures d'enseignements en ES/L et en Terminale S ne sera certainement pas compensée par les 0,5h de plus de la Spé SVT ni une par des inscriptions plus nombreuses dans cette Spé…

La mobilisation contre cette réforme reste plus que jamais d'actualité.

Les SES dans le projet Blanquer : la marginalisation en marche ?

ven, 16/02/2018 - 14:41

Le projet de nouveau lycée annoncé par le ministre ce 14 février est profondément dangereux pour les Sciences économiques et sociales (SES).

►D'abord, ce projet, s'il était mis en place, aboutirait à une diminution des horaires disciplinaires d'au minimum 3 heures, via la suppression des spécialités « Sciences sociales et politiques » et « Economie approfondie » en terminale (1,5h chacune), qui ne sont pas « compensées » par la création d'enseignements facultatifs directement associés aux SES. A quoi il faut ajouter :

la disparition des TPE, remplacés par un « oral terminal » dont on cherche l'horaire de préparation ;

la disparition de l'AP, généralement disciplinaire dans le cycle terminal ;

le silence assourdissant du ministère sur les « heures à effectifs réduits ».

La « facture » en termes de postes supprimés pourrait donc être très lourde.

La spécialité « Sciences économiques et sociales » du nouveau lycée disposerait, comme les autres, d'un horaire de 4h en 1ère et 6h en Terminale. L'horaire global sur le cycle terminal serait donc inchangé, mais toujours dans le contexte du silence sur les « heures à effectifs réduits ». Aucune garantie de maintien des horaires « professeur », par conséquent.

►Le projet prévoit la création d'une spécialité « Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques », qui annonce des problèmes redoutables. Comme d'autres « nouveautés » (« humanités scientifiques et numériques » ; « humanités, littérature et philosophie »), elle consiste à globaliser des enseignements différents dans un « paquet » aux contours plus ou moins flous. Un des enjeux est clairement de remettre en cause les disciplines scolaires, et la qualification disciplinaire des professeurs qui les enseignent, notamment parce que cela permet une « gestion des ressources humaines » plus « flexible ».

Dans ce cas précis, on associe dans un même « enseignement » les professeurs d'histoire-géographie et de sciences économiques et sociales (si les professeurs des deux disciplines ont des formations universitaires initiales très diverses, qui se recoupent parfois, la science politique est une des disciplines de référence des SES, présente dans ses programmes, et surtout évaluée dans ses concours de recrutement. Or ce sont les concours qui fondent la qualification disciplinaire des enseignants). Quel est le but de cette « innovation » ? Favoriser la mise en concurrence des enseignants, pour donner du « grain à moudre » au Conseil pédagogique ? Effacer les spécialisations disciplinaires des enseignants, pour favoriser une polyvalence bien faite pour affaiblir les statuts et gérer le personnel de manière plus « flexible » ?

►Les SES sont actuellement une discipline « pivot » d'une des trois séries générales, la série ES, qui a fait ses preuves depuis maintenant 50 ans (sous différents noms), en introduisant au lycée une formation cohérente centrée sur la « Troisième culture » (celle des « sciences sociales », à côté des « humanités » et des « sciences »). Presque un quart des lycéens généraux et technologiques y préparent aujourd'hui le baccalauréat. Sa cohérence d'ensemble est massivement reconnue. Pour le SNES-FSU, « la série ES, exigeante et attractive, doit être maintenue en tant que voie de réussite originale qui a largement contribué à la démocratisation et ouvre à de très nombreuses poursuites d'étude » (Congrès de Reims, 2012).

Mais cette série a aussi des ennemis, notamment un certain nombre de lobbys patronaux, qui doivent se réjouir des annonces du ministre : en faisant disparaître les séries générales, ce projet de nouveau lycée marginalise de manière très rétrograde la « Troisième culture », et fragilise la discipline SES, que certains rêvent de dénaturer ou de faire disparaître depuis longtemps.

►Quant à la classe de 2nde GT, le ministère n'annonce pas de changement profond pour la rentrée 2018. Faut-il en déduire que les SES garderaient le statut d' « enseignement d'exploration » ? Le SNES-FSU dénonce depuis le début de la mise en œuvre de la réforme de 2010 ce statut bâtard, qui marginalise l'ensemble des disciplines scolaires qui sont absentes à la fois des enseignements de collège, et du tronc commun de la 2nde GT (SES et enseignements technologiques en particulier). Pour le SNES-FSU, « les sciences économiques et sociales, comme d'autres disciplines font partie de la culture commune mais elles ne sont pas enseignées en tant que telles au collège. Elles doivent donc être abordées par tous les élèves à l'entrée en lycée. En effet, la formation citoyenne des lycéens doit prendre en compte cette dimension économique et sociale pour comprendre les enjeux politiques contemporains » (Congrès de Perpignan, 2009).

Le projet Blanquer apparaît donc comme profondément rétrograde dans son intention apparente de minorer une discipline qui est pourtant incontournable dans la formation intellectuelle et citoyenne des élèves. Il est plus largement rétrograde dans son intention explicite de faire disparaître les séries, cadre essentiel pour combiner culture commune et spécialisation relative, et de transformer le baccalauréat en un examen « maison », dont la valeur dépendra de la réputation de l'établissement où il est préparé.

Le SNES-FSU est porteur de propositions de réformes du lycée et du baccalauréat, portées par le double objectif de démocratisation des études et d'émancipation intellectuelle des élèves. Il les défendra avec force dans les semaines et les mois à venir.

L'histoire-géographie dans le "lycée Blanquer" : Peu de certitudes, beaucoup d'inquiétudes

ven, 16/02/2018 - 12:55

Le projet de nouveau lycée annoncé par le ministre ce 14 février peut sembler à première vue rassurant pour notre discipline (du moins en termes d'horaires), surtout par comparaison avec les propositions du rapport Mathiot. Mais comme toujours, le diable se trouve dans les détails, et surtout les fameux aspects « techniques » censés être discutés à partir de maintenant.

► Une perte horaire difficile à chiffrer

Ce projet, s'il était mis en place, aboutirait, en considérant uniquement le « socle de culture commune » en première et terminale générale, à une diminution des horaires disciplinaires de 2 heures pour les séries ES et L, et à une augmentation 1,5 heure pour les séries S. Les conséquences en termes de postes seraient très différentes en fonction du profil des établissements. Mais à l'échelle nationale cela représente environ 2000 heures de cours perdues (le nombre de classes de S est légèrement supérieur à celui des classes de ES et L à l'heure actuelle). Les horaires des séries technologiques ne sont pas encore précisément chiffrés !

Et ce calcul n'intègre pas :
la disparition des TPE, remplacés par un « oral terminal » dont on cherche l'horaire de préparation ;
la disparition de l'AP, souvent disciplinaire dans le cycle terminal (il est prévu 1h30 hebdomadaire par élève uniquement consacrée à l'orientation) ;
les « heures à effectifs réduits » : la « marge d'autonomie » et ses différentes utilisations sont vaguement évoquées dans le dossier de présentation de la réforme, mais aucun chiffre précis de dotation n'y figure.
La « facture » pourrait donc être encore plus lourde.

Le projet prévoit cependant la création d'une nouvelle spécialité « Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques », dotée de 4 heures en première et 6 heures en terminale.
Comme d'autres « nouveautés » (« humanités scientifiques et numériques » ; « humanités, littérature et philosophie »), elle consiste à globaliser des enseignements différents dans un « paquet » aux contours plus ou moins flous. Un des enjeux est clairement de remettre en cause les disciplines scolaires, et la qualification disciplinaire des professeur-e-s qui les enseignent, notamment parce que cela permet une « gestion des ressources humaines » plus « flexible ».
Dans ce cas précis, on associe dans un même « enseignement » les professeur-e-s d'histoire-géographie et de sciences économiques et sociales. Ils et elles ont des formations universitaires initiales très diverses, qui se recoupent parfois, mais la science politique est une des disciplines de référence des SES, présente dans ses programmes, et surtout évaluée dans ses concours de recrutement. Or ce sont les concours qui fondent la qualification disciplinaire des enseignants. Que cherche-t-on à faire en créant de cette façon des enseignements nouveaux ? Mettre en concurrence des collègues, pour donner du « grain à moudre » au Conseil pédagogique ? Contraindre au travail en équipe interdisciplinaire au lieu d'en créer l'envie et les conditions (temps de concertation, programmes adéquats...) ? Effacer les spécialisations des enseignant-e-s, pour favoriser une polyvalence qui pourra ensuite s'étendre ?
La question se pose dans les mêmes termes pour le nouvel enseignement « Humanités scientifiques et numériques » (2 heures dans le « socle de culture commune » en première et en terminale). Il est impossible de se rendre compte, avant d'en avoir étudié le programme, qui, des professeur-e-s de sciences, de philosophie, de lettres, d'enseignements artistiques, ou d'histoire-géographie, aura vocation à le prendre en charge. Ce que le Ministère de l'Éducation nationale entend par « humanités numériques » semble assez éloigné du champ universitaire du même nom, dont la structuration est si récente que peu de collègues en ont une idée claire.

► La question de l'évaluation

Le projet Blanquer signe la disparition de l'épreuve écrite terminale d'histoire-géographie pour la quasi totalité des élèves des séries générales et technologiques (et la disparition de l'oral dans certaines séries technologiques également). Quoi qu'on pense de l'état actuel de cette épreuve – elle pose des problèmes que nous réclamons de mettre sur la table depuis la précédente réforme au moins, c'est une rupture majeure que la disparition de cet horizon d'attente commun. A la place, le « contrôle continu reposera sur des épreuves communes organisées au cours des années de première et terminale ». Le Ministère précise que leur organisation relèvera des établissements (des professeur-e-s ou des personnels de direction ? L'exemple des langues vivantes doit nous inquiéter) et cultive la comparaison avec les « bacs blancs ». D'une part, ces derniers n'ont aucun caractère obligatoire, et la plupart des lycées choisissent de n'en faire qu'un en terminale en raison des contraintes que cela suppose (travail supplémentaire important pour les équipes, cours des autres classes annulés, temps consacré aux corrections). D'autre part, ce que propose le Ministère revient à démultiplier le baccalauréat au lieu de le simplifier – trois épreuves au lieu d'une seule !
Le projet Blanquer fait mine d'avoir pris en compte les critiques sur le contrôle continu et les épreuves locales et propose « pour garantir l'égalité entre les candidats et les établissements scolaires » une banque nationale numérique de sujets, l'anonymat et l'échange des copies entre collègues, et enfin une « harmonisation ». Cette « solution » ne peut faire illusion. Tous les élèves ne travailleront plus sur les mêmes sujets – le principe d'une « banque » étant de permettre aux équipes de chaque lycée de « piocher » dedans pour organiser localement leur évaluation. Les candidats seront peut-être – sans doute – évalués équitablement, mais au sein de leur propre lycée. L'anonymat des copies semble une garantie assez mince en particulier dans les petits établissements.
Surtout, cette organisation suppose pour les professeur-e-s d'histoire-géographie un alourdissement considérable des tâches liées à l'évaluation, au détriment du temps consacré à la préparation et à la mise en œuvre des activités pédagogiques (cours mais aussi diversité de projets, sorties, etc). Qui osera « perdre du temps » au risque de mettre en difficulté ses élèves par rapport à la progression commune décidée en équipe ? On retrouvera en première comme en terminale un stress et une pression permanents liés à ces « épreuves communes », avec le risque supplémentaire de dégrader la relation avec les élèves et les familles du fait de l'importance du contrôle continu dans la note finale du baccalauréat (40%).

► Et les programmes dans tout cela ?

Le Conseil supérieur des programmes est saisi d'une commande pour mettre en œuvre toutes les nouveautés du projet Blanquer à la rentrée 2019 en première (et également en seconde).
Compte-tenu de ce délai très court, mais aussi de la conception idéologique qu'a le ministre Blanquer de l'enseignement de l'histoire-géographie, le risque est grand que l'on passe à côté de l'occasion de sortir des impasses des programmes des trois séries générales actuelles. Le groupe histoire-géographie du Snes-FSU fera bien sûr valoir sa conception de l'enseignement de nos disciplines, mûrie de longue date grâce à la réflexion collective menée dans les stages nationaux et académiques, les journées de réflexion disciplinaire, et les échanges sur notre liste de diffusion.
Ces programmes devront aussi tenir compte du rythme des épreuves communes. Si le projet Blanquer est maintenu en l'état, il est à craindre qu'il ne reste plus grand chose de notre liberté pédagogique dans un cadre aussi contraint (comment imaginer par exemple des questions au choix, telles qu'elles existent par exemple aujourd'hui dans les séries technologiques ?).
Enfin, quelle forme précise serait définie pour élaborer les sujets des épreuves communes ? Dans quelle mesure pourrait-elle reprendre les différents types d'exercices caractéristiques de nos disciplines (analyse critique de document, réflexion organisée et argumentée sur un sujet, travail cartographique...) ? On peut supposer par exemple que la durée des épreuves communes ne pourra pas correspondre à celle des épreuves terminales actuelles des séries générales – voire technologiques. En multipliant par trois le nombre d'épreuves, cela serait très chronophage ! Le rapport Mathiot suggérait déjà de recourir à une plus grande diversité de modalités d'évaluation dans le secondaire, incluant par exemple les QCM (qui existent déjà dans certaines disciplines).

Sur l'ensemble de ces sujets, horaires, conditions d'enseignements, contenus, pratiques de classe, le Snes-FSU sera vigilant et défendra un enseignement riche et ouvert de nos disciplines, permettant l'accès de tous les élèves à une culture commune ambitieuse.

Salaires corrects exigés

ven, 16/02/2018 - 12:19

Investissement insuffisant dans le système éducatif, dégradation des conditions de travail et faiblesse de la rémunération…
La campagne qu'a lancée le SNES-FSU avec sa fédération sur la question des salaires suscite de nombreux témoignages de collègues désabusés.
Nombreux sont ceux d'entre eux qui font état des difficultés de pouvoir d'achat alors même que les personnels de l'Éducation nationale doivent financer eux-mêmes le matériel nécessaire à l'exercice du métier, faire face à des frais de déménagement et de logement particulièrement lourds en début de carrière. Ce sentiment reflète bien une réalité si l'on compare ce qu'était la situation des personnels de l'Éducation nationale dans les années 80 et ce qu'elle est actuellement. La réalité de ce déclassement se mesure aussi à l'aune des rémunérations des autres cadres de la Fonction publique et du privé.
Pourtant les gouvernements persistent à faire la politique de l'autruche : refuser de prendre en compte les besoins nécessaires à une formation de qualité pour tous les jeunes, compter sur le dévouement et l'attachement aux valeurs du service public des personnels de l'Éducation nationale. Plus encore : l'actuel ministre des Comptes et de l'Action publique entend remettre en cause le principe même de la carrière en voulant individualiser nos rémunérations. Il est temps que cela change : c'est le message que feront passer les enseignants le 22 mars en se mettant en grève avec toute la Fonction publique.

L'US n° 776 du 17 février 2018

ven, 16/02/2018 - 11:49

Projet du mouvement inter-académique 2018

ven, 16/02/2018 - 09:26

Dès le 16 février, le ministère a communiqué le projet de mouvement inter-académique 2018. Décidément, rien ne change... Le bug informatique qui avait eu pour conséquence l'envoi du projet de mouvement 2015 lors de l'inter 2017 n'a pas servi de leçon au ministère qui semble avoir oublié la vague d'inquiétude qu'il a provoquée. Toutefois, nul besoin que le projet envoyé ne soit pas celui de l'année pour qu'il soit incertain !

Le ministère a, cette année encore et comme nous le craignions, décidé de diffuser ce vendredi 16 février le projet de mouvement de l'inter 2018. Chacun sait que la précipitation du ministère l'a déjà amené à envoyer des informations qui peuvent être fausses.
En diffusant ce qui n'est qu'un projet, le ministère perpétue la politique initiée par le pouvoir en place avant 2012 et poursuivie ensuite, il affiche son mépris pour le travail des élus du personnel, il piétine les règles les plus élémentaires du paritarisme et, accessoirement, le règlement intérieur que la ministre de l'époque avait approuvé lors de l'installation des commissions paritaires. Or chacun sait que, suite au travail des élus et aux débats qui auront lieu en commissions paritaires (pour moitié des élus des personnels, pour moitié des représentants de l'administration), ce projet de mouvement sera modifié. Pour nombre de collègues, le projet reçu ce jour se révélera faux, mais cela importe peu à nos « communicants ». Foin des déceptions, des espoirs déçus, l'essentiel n'est-il pas de « communiquer » et de faire accroire, comme ceux d'avant, que les élus en ce domaine « social » comme en d'autres – « politique » par exemple – ne comptent plus, de considérer que la démocratie n'est qu'un supplément d'âme, un paravent, un marché de dupes… ?

Que de surcroît, il se trouve des organisations syndicales peu scrupuleuses pour approuver cette diffusion du projet par le ministère et afficher les "barres" académiques, et que ces organisations brillent essentiellement par la maigreur de leurs résultats électoraux, voilà qui en dit long sur la déliquescence d'un syndicalisme d'accompagnement en mal de représentativité.

Toute cette entreprise ne sert en rien les personnels. Pour le SNES-FSU, le rôle premier des commissions paritaires est bien de veiller au respect des droits de chacun et à l'application, dans la transparence, des règles communes à tous. Le SNES continuera à se battre pour que de telles mœurs n'aient plus droit de cité, pour que le paritarisme ne soit pas vidé de son contenu, que les élus des personnels et, donc, les personnels soient respectés.

Dans cette situation, le SNES a décidé de ne pas laisser les personnels isolés face à l'administration et, dans l'immédiat, nous communiquons donc aux syndiqués demandant une mutation le contenu du projet ministériel, susceptible d'être modifié en fonction du déroulement statutaire des travaux des commissions. Nous mettons en ligne ce projet jusqu'au 23 février prochain.

Les élus nationaux travaillent dès ce jour à dépister les erreurs et à rétablir les droits de chacun à mutation, dans le respect du barème et des règles communes. À compter du 5 mars (calendrier prévisionnel), au sein des Formations Paritaires Mixtes Nationales, ils proposeront à l'administration la correction de ces erreurs.

Le SNES vous informera de votre résultat, fiable et définitif, à l'issue de chaque commission en fonction du déroulement du calendrier et publiera les barres définitives et justes du mouvement. La meilleure transparence réside dans l'application à tous de règles claires, connues et équitables.

Cordialement,
les élu.e.s nationaux du SNES
emploi@snes.edu

Consultez, à partir du 16 février et jusqu'au 23 février, le projet du ministère vous concernant (accès : syndiqués).

Le travail des commissaires paritaires est très lourd et difficile. Nous menons actuellement des vérifications exhaustives et détaillées sur plus de 20 000 propositions ministérielles. Autant que faire se peut, il est important de ne pas nous distraire de cette tâche. C'est nous qui contacterons les collègues si besoin d'informations complémentaires.


Si vous estimez nécessaire de nous contacter, utilisez de préférence le mél : emploi@snes.edu en nous précisant votre identité et votre discipline. Les méls nous parviennent bien : ils sont lus et pris en compte avec la plus grande attention.


Nous pourrons avoir besoin de vous contacter : assurez-vous que vos coordonnées sont exactes, notamment votre n° de téléphone (y compris le portable) et votre adresse électronique.


Pour défendre les droits des personnels, nos métiers et le service public : adhérez et faites adhérer au SNES.

Consultez, à partir du 16 février et jusqu'au 23 février, le projet du ministère vous concernant (accès : syndiqués).

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Sections internationales : textes, établissements...

jeu, 15/02/2018 - 18:51

Les textes de 2010 (voir en-dessous) traitent des sections internationales qui préparent exclusivement à l'option internationale du baccalauréat (OIB). Ce ne sont donc pas des sections binationales.

La formation dispensée dans les sections internationales a pour objet de faciliter l'intégration et l'accueil d'élèves étrangers dans le système éducatif français et de former des élèves français à la pratique approfondie d'une langue étrangère, en particulier par l'utilisation de cette langue dans certaines disciplines.

Commentaire du SNES-FSU : Si les sections internationales correspondent à un besoin, les textes publiés au BO ne donnent aucune garantie contre les stratégies de contournement dont sont déjà victimes bon nombre d'établissements.

Fonctionnement et modalités d'ouverture et de suivi : note de service n° 2012-194 du 13-12-2012.

Liste des sections internationales dans les écoles, collèges et lycées : arrêté du 19-1-2018 - J.O. du 8-2-2018.

"Les élèves des sections internationales ne sont pas autorisés à choisir une langue vivante régionale au titre de l'épreuve de langue vivante 2." -> arrêté du 20-2-2013 - J.O. du 19-4-2013

La note de service n° 2015-192 du 16-11-2015 définit les épreuves spécifiques de l'option internationale du baccalauréat (OIB).

Arrêté donnant des précisions concernant la DNL et la langue de spécialité dans les sections internationales, dans le cadre de la réforme du lycée : arrêté du 6-4-2011 - J.O. du 16-6-2011.

TEXTES OFFICIELS

Décret n° 2010-592 du 2 juin 2010 (http://www.legifrance.gouv.fr/affic...) relatif à la réorganisation de l'offre de formation à caractère biculturel - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid52114/mene1007698a.html) relatif aux sections internationales de lycée - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid521...) relatif à la double délivrance du diplôme du baccalauréat et du diplôme de la Allgemeine Hochschulreife - BO n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid521...) relatif à la double délivrance du diplôme du baccalauréat et du diplôme du Bachillerato - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid562...) relatif à la double délivrance du diplôme du baccalauréat et du diplôme de l'Esame di Stato - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid561...) relatif aux programmes d'enseignement d'histoire et de langue et littérature allemandes dans les sections Abibac - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid521...) relatif aux programmes d'enseignement d'histoire et de langue et littérature espagnoles dans les sections Bachibac - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Arrêté du 2 juin 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid52119/mene1004213a.html) relatif aux programmes d'enseignement d'histoire et de langue et littérature italiennes dans les sections Esabac - B.O. n° 5 du 17 juin 2010
Note de service n° 2011-034 du 22 février 2011 (http://www.education.gouv.fr/cid553...) relative aux modalités de vérification du niveau de langue des élèves pour l'admission et procédure spécifique d'affectation - B.O. n° 11 du 17 mars 2011

BO du 15 février 2018

jeu, 15/02/2018 - 17:23

Enseignement e la chorale en collège :
Organisation des enseignements dans les classes de collège : modification
arrêté du 9-1-2018 - J.O. du 2-2-2018 (NOR MENE1800789A)

Sections internationales
Listes dans les écoles, collèges, lycées
arrêté du 19-1-2018 - J.O. du 8-2-2018 (NOR MENE1801910A)

Chorale : le SNES-FSU écrit au ministre

jeu, 15/02/2018 - 16:53

Quelle réalité du plan chorale annoncé par le ministre ? Où sont les dotations fléchées prévues ?
L'enseignement de chorale pour lequel l'arrêté collège a été modifié, ne pourra se mettre en place selon les conditions annoncées à grand renfort médiatique en décembre dernier.
Où sont les 20 millions d'euros annoncés ? Etait-ce une annonce purement médiatique et mensongère ?
Le SNES-FSU a envoyé un courrier au ministre qui n'a obtenu aucune réponse à ce jour.

Lycée Blanquer : où sont les arts ?

jeu, 15/02/2018 - 16:26

Le ministre vient de présenter son projet pour le bac 2021 mais aussi pour le lycée dès la rentrée 2018. La place des enseignements artistiques n'est pas améliorée, des incertitudes pèsent sur les enseignements d'exploration et sur la seule option facultative que les élèves pourront prendre en classe de première…
Voir le dossier de presse du ministère présenté le 14 février

Ci-dessous quelques éléments d'analyse :

La classe de seconde conserve les enseignements actuels

Mais rien n'est dit des « enseignements d'exploration ». S'ils sont maintenus pour la rentrée 2018, qu'en sera-t-il ensuite ?

Disparition des séries générales
Le cycle terminal est largement modifié, en raison de la suppression des séries générales : « Il n'y aura plus de série en voie générale mais des parcours choisis par chaque lycéen en fonction de ses goûts et de ses ambitions. »
L'offre d'éducation perd en lisibilité et il est à craindre que le « parcours littéraire » (ex série L-arts) soit rarement choisi par les élèves soucieux de ne pas se fermer trop tôt les portes de ParcourSup...

Les élèves devront choisir en première 3 disciplines de spécialité (4 h pour chacune d'elles). Les Arts seront un des choix possibles, couplés à deux autres spécialités (voir liste dans le dossier de presse ).

En première, les élèves pourront choisir, parmi les enseignements de spécialité, un nouvel enseignement : « Humanités, littérature et philosophie », pour 4h par semaine. Mais de quoi s'agit-il ? Et qui l'enseigne ? S'agit-il de littérature en 1ère et de philosophie en terminale ? Ou d'un mélange des deux pendant deux ans ? Et que signifie l'ajout de « humanités » ? Cela pourrait-il revenir aux professeurs d'enseignements artistiques ?… Cet enseignement constituera-t-il une variable d'ajustement des services ?

En terminale, les élèves devront éliminer un des trois enseignements de spécialité. Combien d'entre eux garderont la spécialité Arts en concurrence avec histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; Humanités, littérature et Philosophie ; Langues et littératures étrangères ; numériques et sciences informatiques etc…. ?
Les épreuves de spécialité seront passées au retour des vacances de printemps.

La série TMD est maintenue en tant que telle et également la série STD2A, Sciences et technologie du design et des arts appliqués

Enseignements facultatifs
Un seul enseignement facultatif pourra être choisi en classe de première (au lieu de deux actuellement), parmi Arts, LCA, EPS, et LV3. Plus d'épreuve terminale, les options facultatives seront évaluées "dans le cadre d'épreuves communes organisées au cours de années de première et de terminale », « en janvier et avril de l'année de première », puis en décembre de l'année de terminale. L'organisation relèvera des établissements. Une "banque nationale numérique de sujets sera mise en place », « les copies anonymées seront corrigées par d'autres professeurs que ceux de l'élève ». Sans doute une belle usine à gaz en perspective et beaucoup de temps perdu à évaluer …pendant les heures des cours.
Deux enseignements facultatifs pourront être choisis en terminale. Dans ce cadre, se rajoute à la liste Mathématiques expertes ; Mathématiques complémentaires ; Droit et grands enjeux du monde contemporain

Voir communiqué général du SNES-FSU ici

Voir toutes les analyses concernant le lycée ici

Pour apporter votre contribution à la réflexion : ens.artistiques@snes.edu