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Le SNES est le syndicat le plus représentatif du second degré. Il rassemble 62 000 syndiqués parmi les certifiés, les agrégés, les CPE, les CO psy, les surveillants, les personnels d'Éducation et les non titulaires. Aux élections professionnelles il recueille dans ces catégories plus de 50% des voix. Incontournable dans les lycées et collèges, le SNES porte donc, vis à vis de la profession, une responsabilité particulière qu'il entend assumer en s'appuyant sur des atouts qui lui sont propres.
Mis à jour : il y a 44 min 8 sec

Éducation

lun, 20/01/2020 - 19:27

Le ministre de l'Éducation nationale a reçu les organisations syndicales pour leur présenter le cadre de ce que le ministère appelle la concertation avec les organisations syndicales sur la réforme des retraites.

Si la FSU s'y est rendue, c'est parce que la revalorisation des enseignant-es, mais aussi celle de tout-es les personnels de l'éducation nationale et de tout-es les personnels de la Fonction publique, fait partie de ses priorités et parce qu'elle dissocie clairement cette question de la création d'un régime universel de retraite. Elle ne discute pas d'une compensation aux effets d'une réforme qu'elle rejette mais de la reconnaissance à sa juste valeur de l'engagement des personnels, et cela sans contre-parties.

Elle exige, sur cette base, l'ouverture de discussions globales dans l'ensemble de la Fonction publique : agents administratifs, personnels sociaux et de santé de l'Éducation nationale et des autres ministères, agents territoriaux, hospitaliers, etc, n'ont-ils pas, elles et eux aussi, des salaires très souvent insuffisants, des missions qui se sont alourdies sans aucune reconnaissance salariale ?

Plus que jamais, la mobilisation doit donc continuer dans le cadre interprofessionnel, pour que la revalo-risation soit immédiate, ambitieuse et concerne l'ensemble des fonctionnaires, pour que le projet de ré-forme des retraites soit retiré.

Aujourd'hui, le ministre annonce 500 millions d'euros supplémentaires pour augmenter les rémunérations des enseignant-es en 2021 qui permettraient d'augmenter les collègues en début de carrière de 70 à 90 euros nets.

Devant le manque d'attractivité du métier et la faiblesse des salaires en début de carrière (1,2 SMIC), ce serait un premier pas, largement insuffisant. Et qui demande à être confirmé pour l'ensemble d'une pro-fession qui souffre de la comparaison avec les fonctionnaires de statut équivalent ou avec les enseignants des autres pays de l'OCDE.

Si l'article 1 du projet de loi parle bien d'une revalorisation salariale permettant de garantir aux enseignants un même niveau de retraite que ceux des corps équivalents de la Fonction publique, le gouvernement étalerait cet engagement sur plus de 15 ans pour y arriver dans le cadre inédit d'une loi de programmation. Quel crédit accorder à un gouvernement qui a déjà reporté d'une année la mise en oeuvre du protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), qui continue à geler le point d'indice des fonctionnaires, contribuant ainsi à poursuivre la dégradation de leur pouvoir d'achat, qui détruit les statuts, qui réduit les capacités des organisations syndicales à défendre collectivement les droits des personnels ?

Interrogé sur la nature des mesures qui seraient prises, le ministre entretient le flou en évoquant l'indem-nitaire, l'indiciaire mais également « toute une série d'autres choses ». Ce qui a de quoi nous interroger et nous inquiéter. La question des personnels concernés par la revalorisation et ses modalités reste floue : seulement les plus jeunes ? Seulement celles et ceux qui acceptent des missions supplémentaires ?

Le ministre a redonné la mesure de l'investissement prévu ; le budget de l'Éducation nationale serait augmenté de 10 milliards d'euros … en 2037. Gardons les pieds sur terre : il n'y intègre pas les effets de l'inflation, ce qui réduit énormément l'impact de l'investissement annoncé.

Que le gouvernement parle des retraites ou des salaires, il entretient le flou et l'imprécision. Il dégrade les pensions de toutes les salarié-es, conditionne des augmentations de salaires à des contreparties.

Pour la FSU ce n'est pas donnant / donnant, mais toutes et tous gagnant-es.

C'est pourquoi, le 24 janvier elle appelle les personnels à être massivement en grève et dans les manifestations. Les Lilas, le 20 janvier 2020

La presse en parle enfin : les concours de recrutement n'attire pas assez, et il faut faire quelque chose !

lun, 20/01/2020 - 17:06

En quelques jours, deux grands quotidiens français, Libération le 8 janvier, Le Monde le 15 janvier, se sont fait l'écho de la très forte baisse du nombre d'inscrits aux concours de l'enseignement. Est-ce le résultat des nombreuses alertes lancées par le SNES-FSU, et notamment après la publication des inscrits de la session 2020 ? Sans doute. Le constant est sans appel : "la cuvée 2020 génère de sérieuses inquiétudes", écrit Le Monde, même si elle s'inscrit "dans une tendance lourde depuis une vingtaine d'années". "Prof, un métier qui n'attire plus", explique Libération.
Il nous semble cependant utile de préciser ces analyses.
D'abord pour rappeler que si, en aval du concours, les conditions d'exercice du métier et les rémunérations expliquent la faible attractivité du métier, il faut aussi penser à l'amont, autrement dit aux conditions de préparation des concours. Ce n'est pas seulement l'allongement des études qui décourage les vocations, mais très sûrement aussi l'absence complète d'aide spécifique. Les dispositifs mis en place après 2012 (Emploi Avenir Professeur, Étudiant Apprenti Professeur, master en alternance) n'ont pas eu de succès, mais le Ministre actuel n'en tire pas de leçon : les Assistants d'Éducation "en préprofessionnalisation", recrutés en petit nombre à la rentrée 2019 doivent toujours travailler en plus de leurs études, ce qui pénalise leur réussite, et la mesure n'est pas plus efficace que les précédentes, puisqu'un poste sur quatre n'a pas été pourvu dans l'académie de Créteil.
Par ailleurs, les promesses de revalorisation faites par Jean-Michel Blanquer, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, seront prises pour ce qu'elles sont : rien de sonnant et trébuchant. Ce qu'il faut donc, c'est dès maintenant payer les étudiants pour qu'ils étudient, et rien que ça. C'est le sens du mandat porté par le SNES et la FSU, le prérecrutement.
A lire l'article du Monde, le Ministère a l'air de penser qu'il n'y a pas péril en la demeure. Et pourtant si ! Pour les élèves et leurs parents, il est terriblement inquiétant de voir progresser aussi vite le recours aux contractuel-les : comment croire un Ministre qui d'un côté, prétend renforcer la formation initiale des enseignant-es (alors, au passage, que son projet de réforme est condamné par le SNES-FSU et qu'il est l'objet d'un très large rejet des formateurs et des jurys, au point que Jean-Michel Blanquer en reporte une partie de la mise en œuvre), et accroît de l'autre le recours à des enseignant-es qui justement, n'ont pas pu bénéficier de cette formation, puisqu'ils-elles sont placé-es directement devant les classes sans formation didactique et pédagogique ?
Il n'est pas possible non plus de penser que la baisse, beaucoup moins forte qu'au CAPES, du nombre d'inscrit-es à l'Agrégation peut être le signe que le métier d'enseignant-e en collège et en lycée est toujours attractif. En vérité, un part importante des lauréat-es de l'agrégation externe ne constituent pas du "sang neuf" : près d'un-e agrégé-e sur cinq enseignait déjà, comme certifié-e ou comme contractuel-le.
A tous points de vue, donc, la baisse importante du nombre de candidat-es en 2020 est très préoccupante. Jean-Michel Blanquer n'en porte pas seul la responsabilité, mais les baisses importantes du nombre de postes depuis son arrivée aggravent une tendance déjà ancienne, et il ne fait rien pour l'enrayer.

E3C

lun, 20/01/2020 - 15:57

Les épreuves de bac (E3C) ont commencé officiellement ce matin. A la mi-journée, dans près de 40 % des lycées où les E3C devaient se tenir aujourd'hui, la communauté éducative (professeurs, élèves) s'est mobilisée pour dénoncer les nombreux problèmes posés par le bac Blanquer. Grève, manifestations, actions symboliques, distribution de tracts, actions de la part des élèves, les actions ont été diversifiées et ont conduit, localement, à des reports d'épreuves.

Le SNES-FSU dénonce depuis des mois les problèmes de fond et d'organisation liés à la mise en place du nouveau bac. Il a interpellé à plusieurs reprises le Ministre, sans jamais obtenir de réponse, si ce n'est se voir qualifier de « ventilateurs à angoisse » ou de « minorité vocale ». Tout montre que les élèves et les enseignants vont payer au prix fort la volonté ministérielle d'organiser coûte que coûte ces épreuves : tant d'un point de vue pédagogique que technique, rien n'est prêt.
Le SNES-FSU rappelle que la responsabilité du Ministre dans la situation actuelle est immense : en traitant avec désinvolture ou avec mépris, les nombreuses interpellations de la profession, il n'a fait que creuser un fossé de plus en plus grand entre les personnels et l'institution. Nous vivons une crise politique majeure. La colère n'a jamais été aussi forte dans l'Education Nationale. Plutôt que de jouer aux apprentis sorciers en comptant sur un essoufflement du mouvement, les menaces de sanction ou le discrédit des personnels mobilisés, il est de la responsabilité du Ministre de l'entendre, de faire des premiers gestes concrets et forts immédiatement (annulation de la première session d'E3C par exemple), sans quoi la crise pourrait s'aggraver.

BCPST : réforme de l'accès aux Écoles Vétérinaires

lun, 20/01/2020 - 07:25

Alors qu'une réforme de l'accès aux Écoles Nationales Vétérinaires (ENV) est en préparation, le SNES-FSU et le SNETAP-FSU ont sollicité et obtenu le 15 janvier dernier une audience commune auprès du ministère de l'Agriculture, qui encadre les concours AgroVéto. Voici compte-rendu de cette réunion.

Pour le ministère de l'Agriculture étaient présents :
Jérôme Coppalle : Sous-directeur de l'enseignement supérieur
Marie-Aude Stofer : Cheffe du bureau des formations de l'enseignement supérieur
Pour la FSU étaient présents :
Yoann Vigner : Secrétaire National Secteur Pédagogie et Vie scolaire du SNETAP-FSU
Bruno Polack : Secrétaire National SNETAP-FSU, enseignant ENV
Anne-Laure Julien : Commissaire paritaire Chaire Supérieure SNES-FSU, enseignante de mathématiques en BCPST
Dimitri Chapelain : enseignant de sciences physiques en BCPST

Un constat préalable de la part du ministère :
• 10 % des lycées n'envoient pas d'élève en CPGE
• Pas de remise en cause des BCPST
• La part des mathématiques est trop importante : il n'y a pas de M dans BCPST
• Pour la formation vétérinaire : absence de corrélation entre le niveau académique des étudiants et le futur niveau des cliniciens

1) Cycle préparatoire intégré dans les ENV

Objectifs du ministère :
lutte contre l'homogénéisation sociale dans les ENV en fixant un quota de boursiers dans le recrutement
réduire la durée des études vétérinaires (pas de redoublement en CPI)
limiter la sortie des vétérinaires du tableau de l'ordre
mise en œuvre pour les élèves actuellement en 1ère (qui candidateront sur ParcourSup en 2021)
En pratique, le ministère pense avoir 15000 demandes (il y aurait actuellement 17000 candidatures en BCPST chaque année sur ParcourSup). Suite à une sélection purement académique environ 700 candidat(e)s seraient retenu(e)s et passeraient une série de 6 ou 7 mini-entretiens (type résolution de casse-tête ou montage avec notice…), pour sélectionner les 160 admis en CPI. L'oral se passerait à Paris pour une évaluation équitable par un seul jury (pas de problème d'harmonisation) et des aides financières pourraient être octroyées aux candidats de la France d'outre-mer.
Le fait d'être sélectionné pour l'oral comptera pour une présentation aux ENV, le nombre total de présentations possibles restant limité à 2.
Pour éviter le redoublement stratégique de la deuxième année de BCPST, en particulier pour les étudiants qui auraient été admissibles et non admis à la CPI, il est envisagé de mettre en place un bonus pour les inciter à passer le concours en « carré » (forme à définir, qui peut être liée au nombre d'années écoulées depuis le bac).
Ces étudiants de CPI rejoindront au bout d'un an les candidats venant notamment de BCPST en 2ème année.
Les 160 étudiants de la CPI effectueront donc 6 ans en ENV (les 320 étudiants issus du concours A ainsi que les 160 issus des autres concours passeront 5 ans en ENV en plus de leurs années de préparation).

Nos demandes syndicales :

• Déplacement du jury d'oral en province (éventuellement sur les sites des ENV)
• Qu'il n'y ait pas de génération sacrifiée (actuels élèves de terminale et de BCPST1 qui redoubleraient la BCPST2) : le concours 2022 ne doit pas comporter que 320 places alors que les élèves concernés n'auront pas pu candidater en CPI. Notre souhait est de conserver 460 places en 2022 sur le concours A. Le ministère est conscient du problème, mais aucune réponse n'est prévue pour l'instant.
• Que les places vacantes en CPI (suite à des abandons ou des non passages) soient rebasculées sur le concours A.
• De fixer au minimum à 50% le taux de places réservées aux étudiants issus de BCPST dans les ENV.
Sur ce dernier point, relativement crucial, le ministère ne veut pas s'engager à moyen ou long terme. Il souhaite évaluer le déroulement des études en CPI et rester libre d'ajuster le nombre de places.

2) Nouveau concours A BIO-ENV session 2023

Actuellement : 16 + 1 épreuves (écrites et orales)
Objectif du ministère :
simplification du concours
ouverture professionnelle (réalité des métiers actuellement mal connue)
démocratisation associée à la diminution du poids des mathématiques
Remarque : des écoles agro, dont la plus prestigieuse, souhaiteraient avoir des prépas intégrées.
Après une présentation de l'état d'avancement du groupe de travail BCPST du 08/01/2020 (auquel les syndicats n'ont pas été associés), nous présentons nos demandes syndicales :
Pour l'écrit :
• Nous voulons deux épreuves dans chaque discipline scientifique afin d'évaluer largement et sereinement les candidats.
• Une seule épreuve écrite de mathématique n'est pas satisfaisante, en particulier une seule épreuve de type modélisation/informatique. Il faut absolument une épreuve de type calcul et raisonnement.
• En Sciences Physiques, nous voulons une épreuve de physique de 3h et une épreuve de chimie de 3h. Les écoles pourront alors, en jouant sur les coefficients, mettre l'accent sur l'une ou l'autre, selon le profil de candidats souhaité.
• L'anglais ne doit pas être la seule langue proposée à l'unique épreuve de langue (qui serait certainement à l'écrit). Notre demande (non exprimée en séance) est de laisser le choix de la LV1 aux étudiants puisqu'il n'y a plus de LV2 possible.
• Il est nécessaire de garder un équilibre entre les coefficients des épreuves des différentes matières scientifiques.

Pour l'oral :
• Si on ne peut maintenir l'épreuve de TP en Sciences Physiques, il faudra préserver une évaluation des capacités expérimentales dans l'épreuve orale
• Nous constatons la disparition du projet info en mathématiques.
• Si le TIPE (avec un faible coefficient et un thème spécifique aux BCPST) devient la base d'un entretien, cherchant à évaluer les capacités de projection professionnelle des candidats, nous demandons qu'il ne s'oriente pas vers un entretien de motivation du type « école de commerce » ce qui serait contraire à la volonté affichée de démocratisation.

En résumé, nous souhaiterions que le concours constitue une large banque d'épreuves, grâce à laquelle les différentes écoles peuvent sélectionner les candidats qui les intéressent en jouant sur les coefficients.
Nous demandons enfin que des représentants des organisations syndicales soient associés aux commissions des programmes.
Un courrier commun SNES-FSU/ SNETAP-FSU récapitulant nos diverses demandes va être envoyé au ministère de l'Agriculture.
Un travail notamment avec l'UPLS doit être mené pour essayer de faire évoluer les choses concernant les LV pour les concours de BCPST.

Parallèlement à cette audience au ministère de l'Agriculture, le SNES-FSU a écrit au MENJ, au MESRI et à l'Inspection générale pour faire le point sur la filière BCPST. Le SNES-FSU est toujours en attente de réponse.

BCPST demande d'audience MENJ
BCPST demande d'audience IG

L' US N° 794 du 18 janvier 2020

sam, 18/01/2020 - 06:00

La grande cacophonie

sam, 18/01/2020 - 06:00

L'exercice de style du gouvernement en matière de communication est révélateur de la difficulté dans laquelle il se trouve. D'un côté, Édouard Philippe continue à vouloir afficher la plus grande fermeté, de l'autre les députés LREM essaient d'attribuer à un manque de pédagogie et d'explications une colère qui, c'est indéniable, porte sur l'essence même du projet de réforme des retraites. Quant à la mise en scène sur le vrai/faux retrait de l'âge pivot qui pourrait, appelé « âge d'équilibre », revenir très vite, elle n'a pas fait illusion longtemps. Les personnels de l'Éducation nationale ont bien compris, comme la majorité des Français, qu'il s'agissait de les faire travailler plus longtemps, tout en se dotant, en même temps, d'un double outil : le point et l'âge d'équilibre, qui permettent de baisser les pensions.
Même circonlocutions et propos contradictoires en ce qui concerne la revalorisation des enseignants, même flou sur des chiffres oscillant entre 500 millions (dès 2021 ?) et 10 milliards (chiffre que le président Macron trouvait excessif dans son discours de Rodez ; « Ce sont vos impôts », disait-il à la cantonade), en « réalité potentiellement plus que cela » dixit Jean-Michel Blanquer (fait-il allusion aux 100 milliards d'euros sortis dans la presse et dont il n'a parlé à aucune organisation syndicale ?). Bref, plus personne n'y entend goutte.
Les personnels de l'Éducation nationale ne se contenteront pas de « potentialités » et de promesses. Ils veulent une véritable revalorisation qui concerne tous les personnels sans contreparties et exigent l'abandon du projet de loi sur les retraites.

E3C

ven, 17/01/2020 - 14:51

Lundi 20 janvier, les épreuves de bac pour les classes de 1ère vont commencer Lundi 20 janvier, les épreuves de bac pour les classes de 1ère vont commencer (E3C). Le Ministre de l'Education Nationale répète à l'envi depuis plusieurs mois que « tout est prêt ». Le SNES-FSU constate, au contraire, un état d'impréparation inquiétant pour la bonne tenue de ces épreuves : sujets erronés, qui ne correspondent pas aux programmes, conseils de révision donnés par des chefs d'établissements ou des inspecteurs à certains élèves entraînant une rupture d'égalité manifeste, fuite des sujets, conditions matérielles de passage des épreuves déplorables (1 surveillant par salle, manque de temps pour paramétrer les calculatrices etc), inquiétudes sur la dématérialisation de copies etc. Le décalage entre le discours du Ministre et la réalité est stupéfiant, entre auto-persuasion et stratégie politique pour délégitimer le discours des personnels qui dénoncent les conditions dans lesquelles va se dérouler ce nouveau baccalauréat.
De l'art d'entendre raison…
Le SNES-FSU alerte depuis des mois sur l'état d'impréparation des épreuves et demande l'annulation de cette session, dans l'intérêt des élèves et des professeurs, déjà épuisés par la mise en place, à marche forcée de cette réforme. Une large intersyndicale, qui dépasse les clivages sur l'appréciation de la réforme a solennellement demandé au Ministre de renoncer à cette première session. Les professeurs se sont mobilisés ces dernières semaines pour faire entendre leurs inquiétudes et leur colère.

Le Ministre, une nouvelle fois, n'a pas répondu, préférant pointer du doigt les personnels mobilisés. En refusant le dialogue, en divisant les personnels, il n'a fait qu'exacerber les tensions. Il sera donc le seul responsable des dysfonctionnements qui pourraient marquer cette session.

Retraites : 42 jours plus tard

ven, 17/01/2020 - 14:45

Communiqué intersyndical CFE/CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL

La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,… De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d'un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu'il s'agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.

Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités.

L'intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s'appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail.
Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en oeuvre immédiatement l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l'emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d'étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.
Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d'impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l'élargissement de l'assiette de cotisations afin d'inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d'éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite.
La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale doit être une priorité avec l'instauration d'une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

C'est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d'obtenir le retrait de ce projet et l'ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.

Nos organisations appellent l'ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d'organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

Montreuil, le 15 janvier 2020

Communiqué à télécharger en version PDF

Tract : pour une revalorisation sans contrepartie

ven, 17/01/2020 - 14:39

Le Ministre a ouvert des discussions sur les salaires, qu'il lie étroitement à la réforme des retraites et à des contreparties. Le point dans le tract à télécharger
Une conclusion : plus que jamais, restons mobilisés !

Communiqué - E3C, baccalauréat 2020

ven, 17/01/2020 - 14:29

#Bacatastrophe
Lundi 20 janvier, les épreuves de bac pour les classes de 1ère vont commencer (E3C). Le Ministre de l'Education Nationale répète à l'envi depuis plusieurs mois que « tout est prêt ». Le SNES-FSU constate, au contraire, un état d'impréparation inquiétant pour la bonne tenue de ces épreuves : sujets erronés, qui ne correspondent pas aux programmes, conseils de révision donnés par des chefs d'établissements ou des inspecteurs à certains élèves entraînant une rupture d'égalité manifeste, fuite des sujets, conditions matérielles de passage des épreuves déplorables (un surveillant par salle, manque de temps pour paramétrer les calculatrices etc), inquiétudes sur la dématérialisation de copies etc. Le décalage entre le discours du Ministre et la réalité est stupéfiant, entre auto-persuasion et stratégie politique pour délégitimer le discours des personnels qui dénoncent les conditions dans lesquelles va se dérouler ce nouveau baccalauréat.

De l'art d'entendre raison…
Le SNES-FSU alerte depuis des mois sur l'état d'impréparation des épreuves et demande l'annulation de cette session, dans l'intérêt des élèves et des professeurs, déjà épuisés par la mise en place, à marche forcée de cette réforme. Une large intersyndicale, qui dépasse les clivages sur l'appréciation de la réforme a solennellement demandé au Ministre de renoncer à cette première session. Les professeurs se sont mobilisés ces dernières semaines pour faire entendre leurs inquiétudes et leur colère.

Le Ministre, une nouvelle fois, n'a pas répondu, préférant pointer du doigt les personnels mobilisés. En refusant le dialogue, en divisant les personnels, il n'a fait qu'exacerber les tensions. Il sera donc le seul responsable des dysfonctionnements qui pourraient marquer cette session.

Communiqué en version PDF à télécharger

CS1 n° 4 rentrée janvier 2020

jeu, 16/01/2020 - 16:46
CS1 n° 4 rentrée janvier 2020

Salaires : compensation ou revalorisation ?

jeu, 16/01/2020 - 15:27

Recevant la FSU lundi 13 janvier, Jean-Michel Blanquer a précisé qu'il voulait lier la faiblesse des rémunérations dans son ministère au "chantier de la réforme des retraites"
Depuis son arrivée, aucune mesure financière n'a été prise, le gouvernement reportant même d'un an les mesures PPCR actées dans le quinquennat précédent. La seule mesure que le ministre avait présenté comme une mesure en faveur du pouvoir d'achat a été l'imposition d'une seconde heure supplémentaire, élément important de discrimination salariale dont sont victimes les femmes. C'est avant tout une augmentation de la charge de travail et un élément majeur d'épuisement professionnel que le ministre a retenu contre l'opposition unanime des organisations syndicales en CTM.

Des ateliers pendant 6 mois.
Le Ministre veut organiser une concertation en distinguant des ateliers premier et second degré. Il veut "transformer en profondeur la gestion des ressources humaines" et dès la première séance à la fin du mois regarder pour le second degré "les missions visibles et invisibles, notamment en matière de suivis individualisés des élèves, de la relation aux familles et de la continuité du service public". Le décret de 2014 régissant notre statut n'a pas besoin d'être revisité pour suivre "l'évolution systémique du métier" voulue par le ministre. Le SNES s'opposera à toute tentative d'annualisation des services, d'allongement du temps de travail, de bivalence ou d'élargissement des missions ou encore d'assurer au pied levé des remplacements.

Le ministre veut proposer ses premiers scenarios mi-février après la fin des 2 autres séances sur "la gestion individualisée et de proximité" puis de "l'amélioration du fonctionnement des collectifs pédagogiques".

C'est donc très clair, la réforme des retraites est bien prétexte à une redéfinition brutale de nos métiers. Les collègues n'ont pas besoin de nouvelles prescriptions mais bien de davantage de liberté. C'est ce que nous porterons dans les discussions en en rendant compte régulièrement aux collègues.

Loi de programmation pas avant 2021

Le ministre assure que 500 millions d'euros seront bien dédiés et ajoutés au budget 2021 sans pouvoir préciser s'il s'agira de mesures statutaires, indiciaires ou indemnitaires et qui sera concerné dès la paye de janvier 2021. En revanche ce qui est clair c'est que la loi de programmation que le ministre veut faire voter début 2021 sera étroitement liée à la réforme des retraites pour tenter de compenser les pertes subies. Ce n'est pas ce que porte le SNES qui continue avec les personnels de s'opposer au projet de retraite par points dont la seule finalité est la baisse des pensions. Une véritable loi de programmation, ce sont un échéancier, une explicitation de la nature des mesures et celle des sommes engagées. C'est ce qui a prévalu en 1989 lors de la revalorisation de nos carrières.

Pour le SNES-FSU, des mesures de revalorisation ce sont, par exemple, l'accélération des débuts de carrière, l'aménagement des fins de carrières avec allègement du temps de service et l'accès à la classe exceptionnelle pour tous avant le départ en retraite.

E3C et protection des données

jeu, 16/01/2020 - 13:14

Le logiciel Santorin doit permettre de corriger les copies dématérialisées des E3C. Pourtant à aucun moment, le ministère n'a communiqué sur le RGPD au sujet de cette pratique qui va toucher tous les élèves et enseignants de Première !
Par contre, on sait maintenant que le coût écologique de ces E3C va sans doute être élevé, et plutôt en contradiction avec les accords de Paris de la Cop21. Et que le matériel retenu impose des contraintes de couleur et de matériel aux élèves ! (mais ça c'est une autre histoire)

Il y a 3 jours, le Snes-Fsu a posé les questions suivantes au ministère :

Que savons-nous exactement du devenir des données recueillies grâce à la numérisation de la correction des E3C ?

Qui pourra y accéder ?

Comment pouvons-nous avoir accès à la liste des traitements que le Ministère va autoriser sur ces données, traitements auxquels nous sommes censés consentir à partir du moment où nous utilisons le fameux logiciel Santorin pour corriger ?

En décembre 2018 aux "Assises de l'intelligence artificielle à l'école". le ministre se présentait comme le "Victor Schoelcher des professeurs" qui allait les libérer du fardeau de la correction de copies parce que des logiciels de plus en plus performants allaient pouvoir le faire à leur place. Or ces logiciels ont besoin de modèles pour se perfectionner .
Si les profs corrigent en annotant (évaluation formative !) comme cela leur est demandé, cela va faire une base de données incroyable à exploiter... pour automatiser la correction à terme. De tels traitements sont-ils prévus ?

Alors que le ministre clame à longueur d'ondes radios et télévisées que "tout est prêt", nous attendons toujours les réponses à ces questions simples. Faut-il y voir une impréparation du ministère qui n'aurait pas pensé au respect du RGPD, ou bien ce silence est-il révélateur d'un "loup" que nous ne tarderons pas à découvrir ?
(à suivre)

Alerte sur les ORS et carrières des professeurs de DCG

mer, 15/01/2020 - 15:29

Les carrières des professeurs de DCG sont limitées par rapport à celles des autres professeurs de CPGE : pas d'accès au corps des professeurs de chaires supérieures et exclusion du vivier 1 pour l'accès à la classe exceptionnelle des agrégés. De plus, des collègues de DCG de certaines académies (comme Caen, Rouen, Besançon) sont confrontés à des problèmes d'ORS. Le SNES-FSU intervient auprès du ministère pour faire bouger les choses.

Le SNES-FSU est intervenu lors de la CAPN du 14 novembre 2019 pour alerter l'Inspection générale et le ministère sur les difficultés que connaissent les professeurs de DCG.

►Concernant leur ORS, le SNES-FSU rappelle que les professeurs de DCG sont nommés lors dumouvement spécifique CPGE, leur ORS doit être calculée de la même manière que pour les autresprofesseurs des classes préparatoires. Or, ce n'est pas le cas dans l'académie de Normandie et deBesançon. Il est urgent que le ministère clarifie la situation qui s'enkyste dans l'académie deNormandie.

► De plus, le SNES-FSU redemande au ministère que les professeurs nommés en DCG avec 8années d'ancienneté dans ces classes puissent être éligibles au titre du vivier 1 pour accéder à laclasse exceptionnelle des agrégés.

►Enfin, le SNES-FSU tient à rappeler sa revendication d'accorder aux professeurs de DCG la possibilité d'accéder au corps des professeurs de chaires supérieures.

Le SNES-FSU poursuit ses contacts avec l'APDCG dans le but d'améliorer la situation et les perspectives des professeurs de DCG.

Accès à la HEB pour les chaires supérieures : le SNES-FSU interpelle de nouveau le ministre

mer, 15/01/2020 - 13:31

Pour permettre à tous les professeurs de chaires supérieures d'accéder à la HEB avant leur départ à la retraite dès la prochaine campagne d'accès à l'échelon spécial, le SNES-FSU a écrit une nouvelle fois au ministre.

Les deux premières campagne d'accès à l'échelon spécial permettant aux professeurs de chaires supérieures d'accéder à la HEB (2018 iciet 2019 là) ont montré que la situation actuelle n'est pas satisfaisante. En effet, trop de professeurs de chaires supérieures partent à la retraite sans accéder à la HEB, ce qui n'est pas le cas des professeurs agrégés de CPGE.

C'est pourquoi, le SNES-FSU -qui s'était déjà adressé à Jean-Michel Blanquer à ce sujet- a décidé de réécrire au ministre pour l'interpeller de nouveau sur la nécessité de transformer l'échelon spécial en 7ème échelon.

Dans l'immédiat, le SNES-FSU demande d'atteindre dès la campagne 2020 d'accès à l'échelon spécial le taux des 10% du corps à la HEB et non en 2023 comme le prévoit la montée en charge progressive du dispositif.

Vous trouverez ci-dessous le courrier du SNES-FSU envoyé au ministre.

Courrier au ministre_HEB_CHS

Calendrier des CAP

mer, 15/01/2020 - 11:51

Accès à la Classe exceptionnelle : le calendrier prévisionnel des CAP (commissions administratives paritaires).

CAPA dans les académies, CAPN au ministère.
Situation au 16 janvier 2020

AcadémiePROFESSEURS AGRÉGÉSPROFESSEURS CERTIFIÉSCPEPSY-ÉN Aix-Marseille nc* nc* nc* nc* Amiens nc* nc* nc* nc* Besançon nc* nc* nc* nc* Bordeaux nc* nc* nc* nc* Caen nc* nc* nc* nc* Clermont nc* nc* nc* nc* Corse nc* nc* nc* sans objet Créteil nc* nc* nc* nc* Dijon nc* nc* nc* nc* Grenoble nc* nc* nc* nc* Guadeloupe nc* nc* nc* nc* Guyane nc* nc* nc* sans objet Hors de France, détachés
29e base » : CAPN) nc* nc* nc* nc* Lille nc* nc* nc* nc* Limoges nc* nc* nc* nc* Lyon nc* nc* nc* nc* Martinique nc* nc* nc* nc* Mayotte nc* nc* sans objet sans objet Montpellier nc* nc* nc* nc* Nancy-Metz nc* nc* nc* nc* Nantes nc* nc* nc* nc* Nice nc* nc* nc* nc* Nouvelle Calédonie nc* nc* sans objet sans objet Orléans-Tours nc* nc* nc* nc* Paris nc* nc* nc* nc* Poitiers nc* nc* nc* nc* Polynésie française nc* nc* sans objet sans objet Reims nc* nc* nc* nc* Rennes nc* nc* nc* nc* La Réunion nc* nc* nc* nc* Rouen nc* nc* nc* nc* Strasbourg nc* nc* nc* nc* Toulouse nc* nc* nc* nc* Versailles nc* nc* nc* nc* * nc : date non encore communiquée par l'administration. CAPN des PROFESSEURS AGRÉGÉS 17/06/2020

SUIVRE MON DOSSIER D'AVANCEMENT

La fiche syndicale de suivi individuel est un outil essentiel pour le suivi de chaque dossier individuel et pour l'intervention des élu-es du SNES-FSU en CAP (Commissions Administratives Paritaires), dans lesquelles ils sont majoritaires. Bien penser à la renseigner et à l'envoyer suffisamment avant la tenue de la CAP compétente.

  • Pour télécharger la fiche syndicale de suivi individuel à envoyer au SNES-FSU : cliquez ici.

Avec l'aide du SNES-FSU, suivre toutes les étapes de ma carrière : je fais respecter mes droits.
Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c'est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.

Accès à la HEB campagne 2019 : un taux de promus très insuffisant

mer, 15/01/2020 - 11:16

Le SNES-FSU avait obtenu la déconnexion des campagnes d'accès à l'échelon spécial 2018 et 2019 afin d'augmenter le nombre de promotions possibles pour 2019. Ce sont finalement 67 promotions qui ont été prononcées -alors que le nombre initial prévu était 55. Cependant, le nombre de départs à la retraite tournant dépassant la centaine, tous les professeurs de chaires supérieures ne partiront pas à la retraite à la HEB en 2020.

Si la CAPN s'est déroulée dans une ambiance moins tendue que lors de la précédente CAPN d'accès à l'échelon spécial pour les professeurs de chaires supérieures qui s'était tenue en juin dernier (voir ici le CR de cette CAPN), il s'avère que trop peu de professeurs de chaires supérieures ont pu accéder à la HEB de manière rétroactive à compter du 1er septembre 2019. En effet, compte tenu des contraintes imposées par le ministère, seuls 67 professeurs de chaires supérieures ont pu être promus pour 1255 promouvables, soit un taux indigent de 5,3 % de promus, taux très très inférieur à celui des autres corps.

Malgré les multiples demandes du SNES-FSU de revoir ce taux à la hausse depuis plus d'un an, le ministère n'a pas souhaité répondre à notre revendication. En conséquence, suite à ces deux CAPN, de nombreux collègues partent à la retraite sans pouvoir accéder à la HEB. Cette situation est inacceptable et le SNES-FSU se battra sans relâche en demandant la transformation de cet échelon spécial en 7ème échelon du corps afin de permettre à tous les professeurs de chaires supérieures d'accéder à la HEB avant la fin de leur carrière.

Décalaration liminaire du SNES-FSU

Français au lycée : Le ministre doit prendre des décisions

mer, 15/01/2020 - 09:53

Le SNES-FSU demande depuis des mois des aménagements des programmes et réclame en urgence moins de textes obligatoires pour l'oral de l'EAF.

La lourdeur des programmes, l'inflation du type d'exercices, l'introduction de nouvelles épreuves, et de façon générale le primat donné à la quantité au détriment de la qualité du contenu de l'enseignement affectent de manière préoccupante l'enseignement de la discipline et le métier de professeur de lettres.

L'enquête métier du SNES-FSU réalisée en octobre est parlante :
96 % des professeurs de lettres modernes déclarent avoir augmenté leur temps de travail et attribuent presque unanimement (96 %) cette charge de travail supplémentaire à la réforme du lycée ;
44 % affirment être débordés tous les jours (soit 10 points de plus que les résultats toutes disciplines confondues) ;
69 % signalent une dégradation de leur état de santé et 10 % avec arrêt de travail.

Le SNES-FSU à l'offensive

Depuis octobre, le SNES-FSU a alerté le ministre, l'inspection générale et le comité de suivi de la réforme du lycée. Il a demandé des aménagements en urgence : diminution du nombre de textes à étudier ; renouvellement du programme par quart et non par moitié tous les ans ; réduction du nombre d'œuvres complètes à lire en lecture cursive en Première et en Seconde.

Afin d'alléger la préparation de l'oral tout en gardant un corpus plus large pour l'écrit, il serait par exemple souhaitable en voie générale de n'interroger les élèves que sur quatre textes par objet d'étude (œuvre complète et parcours compris) et, en voie technologique, l'interrogation pourrait porter sur les objets d'étude romane, poésie et théâtre. Les autres textes lus ou étudiés en classe, notamment ceux de l'objet d'étude argumentation en voie technologique, pourraient figurer dans les textes complémentaires.

Le SNES-FSU partiellement entendu

Lors du dernier comité de suivi de la réforme du lycée, les copilotes ont annoncé faire dans les prochaines semaines des propositions au ministre : plutôt qu'un objectif fermé de 24 textes pour l'oral, une fourchette permettant de diminuer leur nombre, et un renouvellement par quart du programme plutôt que par moitié. Il y aurait un moratoire pour l'an prochain.

Des équipes ont déjà écrit à leurs IPR au sujet des difficultés rencontrées et exposé leurs demandes, n'hésitez pas à faire de même.

Sandrine Charrier

Réforme du lycée et du bac : Communiqué des associations

mer, 15/01/2020 - 09:51

Seize associations membres de la conférence des associations de professeurs spécialistes demandent la remise à plat de la réforme du bac et des lycées dont ils pointent « les méfaits » et la mise en place « à marche forcée ».

Dans un contexte de désorganisation des établissements, d'évaluations permanentes, d'aggravation des inégalités, les associations alertent notamment sur la complexification du bac, les effectifs pléthoriques, les programmes chargés, l'absence de mathématiques dans le tronc commun, l'amoindrissement de la diversité linguistique, la fragilisation et la disparition programmée des options. Elles constatent que la banque de sujets n'est pas prête, que les E3C rompent avec le principe d'égalité et dénoncent le « flou inadmissible » qui pèse sur le grand oral, la concurrence entre les spécialités, le problème de la co-intervention en série technologique et en lycée professionnel.

Elles demandent à être reçues au plus vite par le ministre.

Bac Blanquer - Une banque hors-sujet : stop aux E3C !

mer, 15/01/2020 - 09:45

La banque nationale de sujets était présentée comme le gage officiel de l'égalité de traitement entre les candidats pour les épreuves communes de contrôle continu. Qu'en est-il en réalité ?

Le 15 novembre dernier sur France Info, le ministre de l'Éducation nationale osait un « nous sommes prêts » concernant la mise en œuvre des épreuves communes de contrôle continu (E3C) et ajoutant au passage que « tout un chacun » pourrait vérifier au 1er dé­cembre la qualité de la banque nationale de sujets (BNS). En fait, il a fallu attendre une semaine supplémentaire pour découvrir les sujets et parfois bien davantage pour l'enseignement agricole ou les lycées français à l'étranger.

Absence de confidentialité

Initialement prévu pour être ouvert à tous, l'accès à la BNS est finalement restreint au proviseur et aux enseignants que ce dernier habilite. Pourtant, les sujets sont téléchargeables et donc diffusables à n'importe qui. Quand on sait qu'en plus aucune mesure n'a été prise pour imposer la confidentialité aux concepteurs, on se dit que si le ministère avait voulu lui-même organiser les fuites, il ne s'y serait pas pris autrement. Dans ce cadre, quel sens donner au projet de décret qui établit une procédure « plus légère » (sic) pour la gestion de la fraude aux E3C, sans passer par la commission de discipline du baccalauréat ?

D'une matière à l'autre les sujets sont de qualité souvent discutable et surtout inégale. Visiblement, la procédure de vérification, si tant est qu'elle ait existé, a aussi été très légère. Beaucoup d'erreurs dans les sujets de mathématiques, mais surtout une absence de rigueur généralisée quant au respect des droits d'auteur ou de la neutralité commerciale. Face à cette situation où l'absence de diversité dans les sujets le dispute à l'indigence, les inspecteurs pédagogiques en sont maintenant réduits à transgresser la règle officielle et à recommander la modification de sujets, contraints et forcés par le choix réduit des possibilités. Que faire enfin face à des défauts majeurs de conception comme en maths où des parties entières de sujets de la voie technologique sont hors programme ? Des inspecteurs ont conseillé de neutraliser certains exercices pour l'évaluation et ainsi maintenir l'illusion du sujet traité dans son entier.

Refuser les E3C

Si les proviseurs ont fait savoir qu'ils craignaient de ne pas être en mesure de mener à bien le processus, la FCPE demande un « ajournement » de la passation des épreuves tant que toutes les conditions pour la réussite des élèves ne sont pas garanties. Qui veut encore des E3C à part le ministre ?

Le SNES-FSU appelle à empêcher la mise en œuvre des E3C et à décider collectivement des modalités d'actions : refus de choisir les sujets, de surveiller ou de corriger les épreuves.

En attendant, il appelle à signer et faire signer la pétition.

Claire Guéville

www.snes.edu/Pour-la-suppression-de-la-premiere-session-des-epreuves-de-controle-continu-E3C.html