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SNUipp-FSU Blog Posts
Mis à jour : il y a 12 min 39 sec

Faire décoller le référendum

mer, 11/09/2019 - 17:15

Ouvrir « le débat sur le service public aéroportuaire » tel est le but de la coordination nationale réunissant dans leur diversité syndicats, associations, partis politiques, qui se sont mobilisés tout l’été, partout en France, pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aéroports de Paris. 4 717 396 signatures doivent être réunies avant mars 2020 pour obtenir un référendum d’initiative citoyenne.

Pour signer : https://www.referendum.interieur.gouv.fr

Une cause nationale

La bataille qui s’engage concerne la société toute entière » a communiqué de son côté la FSU, « une bataille pour la démocratie car il va revenir à toutes et tous de pouvoir décider si un référendum est organisé ». Et pour reprendre les propos de Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT Aéroport de Paris, « ADP est un bien commun appartenant à tous les Français. Une entreprise unique qui rassemble concepteur, bâtisseur, mainteneur et exploitant d’aéroport et dont il s’agit de préserver les compétences ». Une vente des bijoux de famille qui serait comme bon nombre de commentateurs le rappellent bien loin de rapporter autant que les revenus actuels dégagés annuellement.

Préserver les services publics et l’environnement

C’est dans le même temps une bataille contre les privatisations et pour la préservation et le développement des biens communs et pour les services publics qui s’engage. Un combat qui s’inscrit également dans un contexte d’urgence environnementale et de transition écologique car rien ne serait pire que laisser les clefs du transport aérien aux intérêts privés pou conduire les adaptations nécessaires. 

Signer, faire signer

Un sujet qui mérite donc, loin s’en faut, de sortir sa pièce d’identité avant de se rendre sur le site officiel chargé de récupérer les soutiens.

Elles se prénommaient Séverine, Nadia, Hajer…

mer, 11/09/2019 - 15:21

La secrétaire d’état chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes prend enfin des initiatives sur le sujet des violences faites aux femmes et organise un Grenelle des violences conjugales le 3 septembre. Avec 101 féminicides recensés depuis le début de l’année au 21 Août par le collectif Féminicides par compagnon ou ex, l’attentisme devenait insupportable. Le terme de féminicide, entré dans le Larousse en 2015, rappelle qu’il ne s’agit pas de faits divers régionaux mais d’une problématique nationale où les femmes sont assassinées, pour la plupart, lorsqu’elles veulent quitter leur compagnon qui les préfère mortes que libres. 

Ces derniers mois les initiatives se sont multipliées: tribune d’avocats ou de 150 sénateurs, pétition « Elles se prénommaient… », rassemblement de familles de victimes, mobilisations d’associations féministes, toutes appellent à considérer ces violences structurelles comme une urgence. 

Les mesures attendues sont fortes : places en hébergements d’urgence, mise en œuvre réelle des moyens législatifs existants, formation des personnels de lois et policiers, soutien financier aux associations … Le Grenelle devra dépasser les constats ou les campagnes de sensibilisation pour une mise en place de mesures concrètes et de moyens humains et financiers à la hauteur. 

ISAE pour les DACS : première victoire

mer, 11/09/2019 - 10:59

C’est un premier succès. En juin 2019, s’appuyant sur les arguments du SNUipp-FSU, le tribunal administratif de Lyon a enjoint l’inspection académique de l’Ain à verser l’ISAE à un directeur adjoint de SEGPA, et ce, à compter du premier septembre 2017.
Et si le ministère de l’Éducation nationale a fait appel de ce jugement, cela n’a pas empêché l’inspection académique de l’Ain de verser l’intégralité de l’ISAE à ce directeur. Un signe qui pourrait être annonciateur d’une victoire pour tout le monde et qui conforte le SNUipp-FSU dans son exigence d’un versement de cette indemnité pour l’ensemble des personnels chargés de direction en SEGPA.

Encore un effort

Depuis la création de l’ISAE, le SNUipp-FSU n’a cessé de revendiquer son attribution pour tous les personnels exerçant en SEGPA. En 2017, il obtenait une modification du texte réglementaire précisant que «l’attribution de cette indemnité [soit] liée à l’exercice effectif des fonctions enseignantes et de direction y ouvrant droit, en particulier au suivi individuel et à l’évaluation pédagogique des élèves, au travail en équipe et au dialogue avec les familles». Les DACS restaient pourtant inexplicablement exclus de cette revalorisation.
Depuis, avec l’aide du syndicat, des dizaines de directrices et de directeurs de SEGPA ont engagé des procédures auprès des tribunaux administratifs, une campagne qui permet de maintenir la pression sur la rue de Grenelle. Le SNUipp-FSU invite donc les DACS qui n’auraient pas encore déposé leur recours à s’emparer sans tarder de la démarche qu’il a mis à leur disposition.
Les sections départementales du syndicat sont à leur disposition pour les accompagner.

Regards sur l’éducation : la France mal classée

mar, 10/09/2019 - 10:45

C’est un tableau peu reluisant pour la France qu'établit une nouvelle fois la comparaison des données internationales sur les différents systèmes éducatifs. La France reste parmi les mauvais élèves des pays de l’OCDE, notamment s'agissant de son investissement budgétaire dans l'école, le salaire de ses enseignantes et de ses enseignants ou encore les effectifs dans les classes.

Un investissement au ralenti 

Si l’investissement de la France dans l’éducation a augmenté, il s’est fait à un rythme moins soutenu que celui de l’ensemble des dépenses publiques. C’est une donnée importante pour évaluer l’importance accordée dans les différents budgets nationaux aux questions d’éducation. Les dépenses par élève restent plus élevées en France que dans la moyenne de l’OCDE dans l’enseignement secondaire mais ce n’est toujours pas le cas dans l’élémentaire. La France dépense l'équivalent de 7 600 dollars pour un élève en élémentaire contre 8 500 pour la moyenne des pays comparables. Ces dépenses ont de plus très peu évolué depuis 2010 avec une augmentation de 1% contre 5% en moyenne dans l’OCDE.

Un salaire des PE peu revalorisé...

Malgré une légère hausse entre 2015 et 2018, le salaire statutaire des enseignantes et des enseignants des écoles françaises reste inférieur à celui de la moyenne des pays de l’OCDE. En début de carrière, les PE perçoivent l'équivalent de 30 872 dollars contre 33 058 pour leurs homologues des autres pays membres de l'organisation. Un écart qui se creuse en milieu de carrière, avec respectivement 37 700 et 45 947 dollars. 

... pour un temps de travail supérieur

Le temps d'enseignement en revanche, est plus lourd en France qu'ailleurs. Les PE dispensent 900 heures de classe à leurs élèves quand leurs homologues y consacrent 783 dans les autres pays de l'OCDE.

Des effectifs toujours élevés

En maternelle, le rapport établit une moyenne de 23 élèves par enseignant en France contre 16 élèves pour la moyenne des pays de l’OCDE. Un écart un peu moindre en élémentaire avec 24 élèves de moyenne dans les classes française contre 21 élèves dans les autres pays. Des écarts qui restent donc importants et ce, malgré la baisse du nombre d’enfants de 3 à 5 ans depuis 2014. Une situation qui a pu conduire à la mise en place des classes dédoublées en CP et CE1 en REP et REP+, mais qui ne fera guère évoluer la moyenne si la mesure se poursuit au détriment des effectifs des autres classes.

Ce rapport vient une nouvelle fois confirmer le sous-investissement chronique de la France en matière d’éducation au regard des pays comparables. Une situation qui doit impérativement évoluer pour à la fois rendre plus attractif le métier de PE et avancer sur la question des effectifs, cruciale pour améliorer la réussite scolaire.

La retraite : c’est pour quand ?

ven, 06/09/2019 - 04:16
Un système par points

Annoncé pour 2025, le système par points prévoit de remplacer les 42 régimes actuels par un régime universel dans lequel « chaque euro cotisé ouvrira les mêmes droits ». Les cotisations seront remplacées par des points, cumulés tout au long de la carrière. Les points acquis seraient portés sur un compte individuel et leur prix d’acquisition revu chaque année en fonction de l’évolution du salaire moyen. La nouveauté c’est que l’entièreté des primes et indemnités seraient prises en compte pour acheter ces fameux points. Si un certain nombre de salarié·es pourront en bénéficier, il est évident que ce ne sera pas le cas des PE qui ne touchent quasiment pas de primes.

Pour quel montant de retraite ?

 Au moment du départ en retraite, le montant de la pension est calculé en multipliant le nombre de points acquis par la valeur de service du point, valeur pouvant être revue et ajustée continuellement par les gouvernements. Il n’y a donc plus de notion de carrière complète garantissant un taux de remplacement ou un taux plein. Il sera quasiment impossible d’avoir une visibilité́ sur la pension future. Par contre ce système, prenant en compte toute la carrière au lieu des 25 meilleures années pour le régime général ou des 6 derniers mois pour la fonction publique, ne peut que faire baisser le niveau des pensions. Il intègre en effet les plus mauvaises années de la carrière dans le calcul de la pension, alors qu’elles en sont éliminées actuellement.

Et au fait, à quel âge ?

62 ans, 64 ans, mise en place d’un âge pivot ? Rien n’est arrêté notamment suite aux déclarations du Président de la république qui souhaiterait que l’on évoque plutôt la durée de cotisation qu’un âge dit d’équilibre. Si le système projeté évoque un « libre choix de départ » il sera de fait extrêmement contraint par le montant des droits acquis et le système de décote lié à un âge pivot ou à des trimestres manquants.

Un calendrier pour la réforme ?

Pas facile à déterminer et cela montre à quel point le sujet est épineux et s’avère potentiellement dangereux pour le gouvernement dans une année qui sera marquée par les élections municipales. Après une année de discussion et la publication d’un premier rapport le gouvernement a décidé de poursuivre la concertation jusqu’en décembre. Celle-ci sera essentiellement organisée sur une plateforme internet dédiée à partir de questions et de points précis du rapport Delevoye.

Le SNUipp avec la FSU alerte sur une probable baisse généralisée et drastique d’une majorité des pensions dès lors que l’objectif affiché du nouveau système est de bloquer le financement des retraites à son niveau actuel alors même que le nombre de retraités va augmenter. Le syndicat continuera de défendre l’intérêt collectif et celui en particulier des enseignants et enseignantes des écoles. Il débattra avec tous les personnels sur ce projet de réforme du système des retraites afin de faire valoir et de porter ses revendications. Enfin, s’il le faut, il les engagera à intervenir pour défendre leurs droits à une retraite de haut niveau. 

Université d'automne : bientôt les inscriptions

mer, 04/09/2019 - 12:00

Moment fort annuel de rencontre et d'échange entre la profession enseignante et la recherche, l'Université d'automne du SNUipp-FSU tient sa 19e édition les 18, 19 et 20 octobre prochains à Port-Leucate dans l'Aude. Les inscriptions se feront uniquement en ligne, à partir du mercredi 11 septembre 14 h sur snuipp.fr. Une participation aux frais de 120 euros est fixée comprenant notamment l'hébergement, les repas, la soirée festive.

L'Université d'automne, dite aussi UDA, permet d’aborder, dans un cadre agréable au bord de la Méditerranée, les grandes questions éducatives qui traversent le métier. Pas moins de 25 interventions sont prévues. Parmi elles :
Marie-Aleth Grard d’ATD Quart Monde abordera l’impact de la pauvreté sur les familles et l’école. L’historien Benoît Falaize viendra avec des enseignantes et enseignants de l’ouvrage « Territoires vivants de la République » témoigner des projets d’éducation morale et civique menés dans ces écoles. La lecture sera au centre de la conférence d’Éveline Charmeux, Véronique Boiron échangera sur la maternelle et la place du langage ou encore Sylvain Connac sur la coopération entre élèves.
Ces conférences seront suivies par plus de 400 enseignantes et enseignants, en charge de classe, mais également des formatrices et formateurs, venus de la France entière. 

Vidéo de présentation

Concours « Et soudain un monde merveilleux ! »

mar, 03/09/2019 - 18:51

« Et si notre monde devenait tout à coup étonnant, extravagant, bizarre, fantastique... » voilà de quoi inspirer toutes les classes, dès la maternelle, qui souhaitent participer au concours annuel de création plastique et littéraire du SNUipp-FSU et de ses partenaires. Un projet au long cours source de plaisir, de surprises et à la clé :  une semaine en classe de découverte à gagner et de nombreux autres lots.

Chaque classe est invitée à se saisir d'un élément de son environnement proche et à le réinventer, en imaginant un événement déclencheur, une métamorphose. Quelques graines de magie, un soupçon de créatures extraordinaires et l'aventure sera en marche.

Inscriptions à partir du 9 septembre

Les inscriptions se feront en ligne à partir du lundi 9 septembre jusqu'au dimanche 20 octobre inclus ici (lien effectif le 9 septembre) :

Elles auront jusqu'au dimanche 15 mars 2020 minuit pour envoyer leurs œuvres au SNUipp-FSU - Jeu concours « Et soudain un monde merveilleux ! » 128 bd Blanqui, 75013 Paris.
Les œuvres numériques seront à envoyer par voie postale sur des clés USB ou par Internet à l'adresse mail concours-snuipp@snuipp.fr

Un jury composé de chaque partie prenante organisatrice se réunira et le palmarès sera rendu public lundi 30 mars. En soutien au travail des élèves et leurs enseignantes et enseignants, des ressources pédagogiques seront mises en ligne progressivement sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Des visites guidées de l'exposition « à la découverte du monde merveilleux de J.R.R Tolkien » seront également possibles du CP au CM2. 

Du nouveau sur les rendez-vous de carrière

mar, 03/09/2019 - 16:51

Trois rendez-vous de carrière, aux 6e et 8e échelon et dans la deuxième année du 9e échelon ont été instaurés pour apprécier la « valeur professionnelle » des enseignantes et enseignants, des personnels d’éducation et des psychologues de l’Éducation nationale. Pour les PE, ils consistent en une visite en classe suivie d’un entretien. Tous les personnels concernés doivent être informés individuellement de la programmation de ce rendez-vous avant le début des vacances d’été pour l’année scolaire à venir.

Un arrêté publié au J.O du 6 juillet 2019 modifie plusieurs modalités de ce dispositif.

- Premier changement, le délai de notification de la date du rendez-vous de carrière est raccourci, passant d’un mois à quinze jours (sans toutefois pouvoir être compris dans une période de vacances).
- Deuxième changement, une fois le compte rendu communiqué à la personne intéressée, celle-ci n’a plus que quinze jours au lieu de trois semaines pour formuler d’éventuelles observations écrites.

Notification et recours

La notification de l’appréciation finale de l’IA-DASEN reste fixée dans un délai de deux semaines après la rentrée scolaire suivante. Cette notification a lieu au plus tard le 15 octobre pour les personnels qui, en raison de leur situation particulière, ont bénéficié d’un rendez-vous après la période initiale prévue.
Les modalités de recours restent quant à elles inchangées : une révision de son appréciation finale de l’IA-DASEN peut être demandée dans un délai de trente jours francs suivant sa notification. En cas de réponse défavorable ou d’absence de réponse dans un délai de trente jours, on peut alors saisir la CAPD « recours » dans un nouveau délai de trente jours.

Contacter le SNUipp-FSU de son département

Trop longues vacances ?

mar, 03/09/2019 - 12:17

Selon une enquête Eurydice de 2018, les élèves de l’Hexagone partent plus tard en vacances que la plupart de leurs camarades des autres pays, la majorité finissant l’école en juin pour reprendre en septembre.
Avec huit semaines, les vacances estivales françaises sont aussi plus courtes que la moyenne. Le choix français de courtes vacances régulières dans l’année, qui n’est pas commun à tous les pays, peut en partie expliquer cette différence.
Le ministre de l’Éducation nationale, qui, comme l’a confirmé le Conseil constitutionnel, a toute liberté pour modifier la durée et l’organisation des vacances scolaires, devra compter sur cette réalité.

Durée en semaines des congés d’été dans 28 pays européens

Formation continue... ou en dilettante

mar, 03/09/2019 - 11:57

Qu’il s’agisse de la quantité ou de la qualité, la formation continue des enseignantes et enseignants reste en deçà des attentes. Pourtant, selon le référentiel de compétences des professeurs et personnels de l’éducation, les enseignants et enseignantes doivent être capables de « s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel ». Plus précisément, selon le BO du 18 juillet 2013, la ou le professeur des écoles « met à jour ses connaissances disciplinaires, didactiques et pédagogiques » et « est capable de faire une analyse critique de son travail. » Mais ces aptitudes semblent principalement relever d’une démarche personnelle plus que d’une volonté institutionnelle.

Faible quota horaire

En effet, le nombre d’heures allouées à la formation continue s’est érodé pour se limiter très souvent aux 18 heures d’animations pédagogiques. Les plans départementaux de formation se centrent aujourd’hui quasi exclusivement sur les stages statutaires, à public désigné, tels que la direction d’école, l’enseignement spécialisé (la préparation au CAPPEI), les débuts de carrière ou l’éducation prioritaire. Quand ils ne sont pas annulés faute de remplacement. Selon un rapport de l’IGEN de 2017, 80% des PE ne bénéficient d’aucune formation remplacée sur l’année.

Sollicitée et décevante

Et le constat n’est pas plus brillant qualitativement. 70% des personnels interrogés dans le cadre de ce rapport se disaient insatisfaits de l’offre de formation comme de l’amélioration de leur compétence professionnelle. La dernière enquête TALIS vient confirmer ce désastreux bilan. Basés sur les témoignages enseignants, les résultats de l’enquête 2018, publiés en juin dernier, alertent sur le sentiment d’insatisfaction concernant la formation. En effet, seulement 16% expriment un avis positif vis-à-vis de la qualité de la formation, contre un tiers dans les autres pays européens. 55% déclarent avoir suivi une formation à la prise en compte des élèves à besoins particuliers, alors que le besoin est exprimé. Il est vrai que ces 18 heures obligatoires étaient jugées par l’inspection générale elle-même, dans le rapport de 2017, trop descendantes et prescriptives. « Majoritairement utilisée comme outils de pilotage des réformes ou comme réponse à des priorités nationales, la formation n’est pas perçue par le professeur comme construite pour lui ». Depuis 2018, les notes envoyées aux recteurs pour cadrer encore davantage les animations pédagogiques et en recentrant leur quasi-totalité sur les maths et le français, aggravent cet état de fait. La volonté de prescrire les pratiques perpétue l’éloignement entre la formation continue et les attentes du terrain, mais aussi avec l’ambition de lutter contre les inégalités d’apprentissage. Loin de s’attacher au cœur de la classe, de donner à connaître divers champs de réflexion et de penser collectivement le métier, ce qu’il reste de la formation tend à soumettre les PE à l’application d’une seule forme de recherche. Or, les enjeux d’une école émancipatrice, pour toutes et tous, nécessitent une formation créant des ponts entre les divers domaines de recherche, l’évolution des savoirs, le travail réel, les gestes professionnels et osant interroger la question des finalités.

Plus de maîtres : 1+1 > 2

mar, 03/09/2019 - 11:45

« Le dispositif « Plus de maîtres » a profondément changé nos pratiques », explique Daphné Pacitti, nommée sur un poste de PDM depuis trois ans à l’école Victor Hugo A de Clichy, dans les Hauts-de-Seine (92). Et c’est peu de le dire. Dans cette école élémentaire, de treize classes, non classée en réseau d’éducation prioritaire, elle est constamment sollicitée. Que cela soit en CP, en CE1, en CE2 mais aussi dans quelques classes de cycle 3 où elle intervient sur un projet de lecture offerte par les plus grands aux plus jeunes. « Depuis que nous avons eu le poste de PDM, on a appris à travailler tous ensemble. On s’est saisi du dispositif pour bouger les lignes, pour faire un pas de côté », précise-t-elle. Un constat partagé par une grande majorité des écoles ayant bénéficié d’un maître +.

L’emploi du temps de Daphné laisse peu de place au répit, elle ne s’octroie aucune récréation. Elle débute sa journée à 8h30 avec des ateliers « coup de pouce », « même si on sait que ce n’est pas vraiment le projet du PDM ». Elle réunit ainsi six élèves de CP ou CE1 selon les jours, trente minutes pour donner un petit coup de pouce en décodage-encodage à certains élèves qui en ont besoin. « On fait cet atelier pour bien apprendre le son des lettres », explique Souleyman, sept ans. 

Dans la classe de CP et CE1, c’est en ateliers qu’elle intervient : phonologie, résolutions de problèmes, langage, lecture, écriture… Des ateliers pensés et construits par Daphné et l’enseignante de la classe. Objectifs, Posture, outils de remédiations, évaluation font tous l’objet d’une réflexion commune. Pour Yvette Vaconsin, enseignante de CP depuis dix ans, l’arrivée du dispositif dans l’école a été l’opportunité qu’elle attendait depuis longtemps pour initier un travail en équipe plus élaboré. « J’avais déjà pensé à organiser des ateliers, comme en maternelle, mais je n’arrivais pas à me lancer seule. Selon moi, un atelier dirigé quotidiennement permet de mieux connaître les élèves, de mieux comprendre comment ils fonctionnent. On parle doucement. Ils parlent plus, avec nous mais entre eux aussi, même les plus introvertis ». 

Revenir en arrière : impensable

Revenir en arrière est impensable pour cette enseignante qui sera bientôt à la retraite.
Dès 2014, l’école a bénéficié du dispositif. « L’équipe était assez inquiète car nous n’avions aucune salle de disponible. Le directeur d’alors était déjà persuadé des bienfaits de la co-intervention, il a su nous rassurer et a impulsé une dynamique de travail collectif autour du dispositif. Aujourd’hui, nous avons trois salles de libres mais nous n’imaginons pas un seul instant revenir sur notre organisation ». Deux PE dans la classe, cela ne s’improvise pas, cela nécessite énormément de travail de concertation entre les enseignants et enseignantes par niveau mais aussi avec chacun d’entre eux. La salle des maîtres devient ainsi un lieu de partages et d’échanges autour de la pédagogie. Les concertations, les récréations et les pauses déjeuner sont autant de moments où sont construites les séances d’apprentissages. Mais pas seulement, c’est aussi l’occasion de discuter des difficultés de tel ou tel élève. Car l’un des atouts de la co-intervention, c’est bien le regard croisé de deux PE sur les élèves. « Nous sommes obligés de repenser chaque élève au regard de la perception du second enseignant. Quand on a une classe, on a bien souvent le nez dans le guidon. Le fait d’échanger avec le PDM permet de sortir du regard figé que l’on peut avoir » explique Yvette. D’ailleurs, Daphné participe à toutes les synthèses et est aussi présente aux réunions avec les parents. Lors des répartitions, son regard pèse beaucoup « quand je ne suis pas d’accord, ce qui arrive, cela nous oblige à recentrer le débat autour de l’élève, de ses difficultés mais aussi de ses réussites. Finalement, On oublie moins que ce sont des enfants avant d’être des élèves ». 

Mais le costume n’est pas toujours simple à porter, Daphné le reconnaît et ses prédécesseurs l’avaient préparée. « C’est parfois usant, car je n’arrête pas une minute. Je fais le lien avec tous les enseignants, je co-construis les séances d’apprentissage, je participe à toutes les réunions. Cela demande énormément de disponibilité mais aussi de flexibilité car malgré tout, le PDM doit s’adapter aux pratiques de chaque enseignant ». Le sachant, elle s’était engagée sur un cycle de trois ans, cette année scolaire sera sa dernière sur ce poste spécifique. « Notre école est aujourd’hui complètement ouverte avec énormément de décloisonnements. Travailler ensemble est naturel, même pour les enseignants et enseignantes qui sont arrivées en cours de route ». Aucun d’entre eux ne peut imaginer fonctionner différemment aujourd’hui. Ils espèrent donc que le dispositif sera reconduit, une espérance partagée dans toutes les écoles ayant la chance d’avoir encore un PDM. Mais aucune garantie, les annonces de la rue de Grenelle ne vont pas dans ce sens… 

Ressources d'accompagnement du dispositif par le centre Alain-Savary.

3 questions à Marie Toullec-Théry

maîtresse de conférences à l’université et à l’ESPÉ de Nantes

Qu’apportent, les « Plus de maîtres » au collectif enseignant ?

Une recherche menée avec les 60 écoles de Loire-Atlantique impliquées dans le dispositif atteste que le PDM, réponse souple et flexible à leurs besoins, a suscité un travail collectif et un engouement des enseignantes et enseignants. Ils ont osé, à deux, des situations d’apprentissage plus complexes, ont parlé de pédagogie dans la salle des maîtres. D’abord polarisés sur les organisations, les équipes enseignantes ont ensuite donné priorité aux situations d’apprentissages. Elles ont alors ajusté leurs méthodes, leurs outils, leur programmation et défini des objectifs communs.

Est-ce que cela permet une meilleure réussite des élèves ?

Travailler à deux dans la classe permet de dispenser une réponse immédiate aux besoins des élèves, en les maintenant dans le collectif. Mais le danger serait d’instaurer un système parallèle où l’enseignant supplémentaire isolerait systématiquement un groupe d’élèves en difficulté. 

Une étude récente a montré que ce dispositif a un impact plus important sur la réussite des élèves que les dédoublements, qu'en pensez-vous ?

Le gouvernement a favorisé la réduction du nombre d’élèves par classe, pourtant le PDM était prometteur. La mise en place de gestes d’enseignements ancrés dans une différenciation pédagogique est fondamentale. Un dispositif remplace un autre, sans accorder le temps pour modifier les pratiques et en consolider de nouvelles.

Scolarisation des 3 ans : dérapage du ministre

lun, 02/09/2019 - 15:57

Cette affirmation du ministre de l’éducation nationale le 31 août sur les ondes de France Culture a de quoi faire réagir et a obligé bon nombre de journalistes à chercher dans les statistiques des données chiffrées permettant d’étayer cette parole. Mais, les faits sont têtus, il n’en est rien. En effet comme le montrent les études mises à jour annuellement par la DEPP, les filles sont aussi bien scolarisées que les garçons. Et parmi ceux et celles qui ne le sont pas (très minoritaires) on retrouve une proportion sexuée à l’image des taux de filles et garçons parmi les naissances.

Rétropédalage en règle 

Vivement interpellé, l’entourage de Jean-Michel Blanquer a dû ramer à contre-courant expliquant que les propos du ministre n’avaient pas valeur de statistiques mais qu’il souhaitait pointer la situation de certaines familles, dans certains quartiers, à certains endroits… Une information à peu près invérifiable donc mais qui surfe allègrement sur la peur entretenue dans l’espace public de la présence massive d’un fondamentalisme religieux qui sévirait dans les quartiers empêchant les petites filles d’aller à l’école.

Lire la note de la DEPP

Lire l'article du MondeL’erreur de Jean-Michel Blanquer sur les « petites filles qui ne vont pas à l’école maternelle »

Une mesure que la rue de Grenelle peine à justifier

Le dérapage du ministre pourrait aussi laisser penser qu’il a bien du mal à justifier une mesure qui n’aura de fait que très peu d’incidence sur le taux et les conditions de scolarisation et qui s’avère en revanche un véritable cadeau pour l’école privée sous contrat. Rappelons que dans les territoires les plus en difficulté avec la scolarisation des jeunes élèves, comme Mayotte ou la Guyane, les moyens ne sont déjà pas au rendez-vous pour scolariser pleinement les plus grands …

Des propos qui n’aident pas

Ce ne sont pas de telles paroles qui pourront aider les équipes dans les écoles à construire un lien de confiance et de proximité avec toutes les familles quand certaines d’entre elles sont ainsi pointées du doigt. Aussi, la rue de Grenelle aurait pu s’abstenir de prononcer des propos qui d’habitude ne dépassent pas le comptoir en zinc. à moins que, coûte que coûte, il soit indispensable de construire un écran de fumée pour mieux masquer les moyens insuffisants permettant de renforcer la scolarisation là où elle fait réellement défaut ou encore de permettre aux élèves d’âge maternel et à leurs enseignantes et enseignants de travailler dans de meilleures conditions.

Politique éducative : changer de cap

jeu, 29/08/2019 - 17:05

Ministre échaudé craint la chaude rentrée... après les mobilisations contre la loi Blanquer, le voilà tout sourire, se déclarant « le ministre des professeurs » et de la concertation, recevant les organisations syndicales une à une. Le SNUipp-FSU a répondu à l'invitation. Objectif : porter la parole de la profession, ses préoccupations en cette rentrée 2019 et défendre son projet éducatif, synonyme de justice et d'égalité. Car le ministre de son côté, derrière un ton adouci, ne renonce à aucun aspect de sa politique pourtant décriée. Aucun engagement à réduire les inégalités. Au contraire, un recentrage sur le « lire-écrire-compter » et la création les EPLEI qui ne pourront que les accentuer. Aucune amélioration des conditions d’apprentissages des élèves et des conditions de travail des personnels, actant ainsi une cassure avec la communauté éducative.

La mobilisation a permis le retrait des EPSF et de l'autorité hiérarchique des directeurs et directrices d'école sur leur équipe mais le reste de la loi Blanquer a été adopté cet été par le Parlement. Quant aux annonces présidentielles d'avril dernier : moratoire sur fermetures d’école sous le quinquennat, dédoublement des grandes sections d'éducation prioritaire, plafonnement général des effectifs à 24 de la GS au CE1, si elles vont dans le bon sens, elles nécessitent deux conditions : celle d’une dotation suffisante pour ne pas dégrader la situation des autres classes et celle d'une généralisation de la baisse des effectifs dans toutes les classes.

Baisser les effectifs dans toutes les classes

La question des effectifs de classe reste en effet l'une des préoccupations majeures de la profession. Or, les derniers chiffres officiels montrent une augmentation du nombre de classes de plus de 24 élèves l'année dernière, essentiellement à l'école élémentaire. Comment compte-t-il y parvenir ? En s'appuyant sur la baisse démographique, répond-il et avec quelques créations de postes. Mais année après année, les créations de la rentrée ne suffisent pas et des postes sont régulièrement pris ailleurs pour financer le priorités ministérielles : le rural, la maternelle, les dispositifs « Plus de maîtres » en paient le prix cette année encore. De plus, des difficultés de locaux et de personnels se posent déjà pour poursuivre les dédoublements.

Revaloriser les salaires

Ce n'est qu'à l'occasion de la réforme des retraites qu'il a reconnu la nécessité de revaloriser les enseignantes et enseignants, notamment du premier degré. Dans les médias, comme à son habitude, il a annoncé une augmentation de 300 euros annuels brutsmais il ne s'agit là que d'une moyenne et découlant du PPCR que ce gouvernement avait retardé d'un an. Pour 2020, seul PPCR et la deuxième tranche de l'indemnité REP+ seront financés. Cela ne suffit pas à rattraper le retard du premier degré. Il y a urgence à répondre par des mesures concrètes qui concernent l'ensemble des personnels : augmentation du point d'indice, revalorisation des grilles, doublement de l'ISAE...

Former les personnels

Un schéma directeur pluriannuel est prévu en matière de formation continue. Pour l'instant, seul un document de travail a été remis, comme base de travail. La formation continue ne peut se réduire à un simple accompagnement des réformes. Elle est un enjeu fort, doit bénéficier à l'ensemble des enseignantes et enseignants, devenir plus universelle, plus qualitative dans une optique de conception et d'évolution des pratiques.

Bien d'autres sujets restent dans l'actualité : la formation initiale, la scolarisation des élèves en situation de handicap, les évaluations nationales. Le ministre a reconnu leur défauts mais va les imposer de nouveau. 

Le SNUipp-FSU va donc poursuivre sa bataille de conviction dénonçant cette politique éducative qui ne répond pas aux défis que doit relever l'école, aggrave les inégalités et nie l'expertise et la professionnalité enseignantes.

Climat, question toujours plus brûlante

jeu, 29/08/2019 - 14:27

C’est une semaine mondiale dédiée au climat qui s’organise du 20 au 27 septembre avec une grève des jeunes le vendredi 20 septembre et des marches dans toute la France le 21. 

La question reste en effet brûlante. La prise de conscience, initiée par la jeunesse, s’étend à l’ensemble de la population. Mais côté gouvernements, l’action reste au point mort. Ce n’est pas le G7, réuni fin août à Biarritz, qui a failli à la règle. À peine quelques millions pour l’Amazonie. Un peu court quand on sait l’ampleur des dérèglements en cours : hausse accélérée de la température mondiale, disparition accrue d’espèces animales, et végétales, phénomènes climatiques inhabituels… 

C’est bien l’ensemble des modes de production comme de consommation qu’il faut modifier en faveur de la protection de la planète. Le SNUipp et la FSU, comme de nombreux enseignants et enseignantes, seront dans les cortèges cette semaine-là pour qu’une politique de transition écologique soit mise en place de toute urgence.

300 euros ? Une revalo format colibri

jeu, 29/08/2019 - 14:13
Le communiqué du SNUipp-FSU

Emporté par un ébouriffant élan de générosité, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 28 août à l’antenne d’une chaîne d’infos en continu que les enseignantes et les enseignants verront leur salaire annuel augmenter de « 300 euros en moyenne » en 2020. Une mesure prévue, mais pas mise en place par le précédent gouvernement, a-t-il précisé. Qu’en est-il exactement ?

Rappelons d’abord que c’est en effet sous le quinquennat précédent qu’avait été engagée une revalorisation des carrières et des rémunérations des fonctionnaires au travers de l’accord « PPCR ». Il ne s’agit donc en rien d’une mesure nouvelle.

De plus, dès son arrivée, le gouvernement actuel a gelé pour un an la mise en œuvre du protocole d’accord. C’est donc dès janvier 2019 que cette augmentation d’« en moyenne 300 euros » annuel aurait dû intervenir.

Précisons ensuite que cette augmentation est exprimée en brut. Concrètement, au 1er janvier 2020, le gain pour les enseignantes et les enseignants des écoles se situera entre 0 et 30 euros par mois en fonction de leur échelon. D’autant qu’à cette même date, l’augmentation de la cotisation retraite entraînera une ponction de 6 à 16 euros sur les feuilles de paye. Au final, une partie des PE verront donc leur salaire baisser.

Enfin, le gel du point d’indice depuis 2010 se traduit par une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 15%. Par ailleurs, l’Insee prévoit une inflation d’1,3% en 2020, ce qui annulera pour beaucoup cette faible revalorisation.

En clair, le salaire des enseignantes et des enseignants français restera toujours très loin derrière celui de leurs homologues des pays comparables. Il y a urgence à les revaloriser de façon conséquente.

« À l’Éducation nationale, nous sommes un peuple de colibris », a lancé Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse de rentrée le mardi 27 août. Sans doute estime-t-il dès lors que la revalorisation doit être proportionnée à la taille du volatile…

Paris, le 29 août 2019

Évaluations nationales : rebelote mais sans atout

jeu, 29/08/2019 - 12:21

La persistance d’un dispositif d’une année sur l’autre n’est pas gage de sagacité. La preuve avec le maintien, par un ministre sourd aux critiques, des évaluations CP et CE1. 

Jugées chronophages, fastidieuses, anxiogènes, mal adaptées ou inutiles par les enseignantes et enseignants des écoles, comme le soulignait l’enquête du SNUipp-FSU réalisée l’an dernier. Ces tests ont montré que les élèves pouvaient progresser. Belle découverte ! En revanche, ils visent à encadrer les pratiques enseignantes et étriquent les apprentissages puisqu'ils n'évaluent que des compétences instrumentales et contrôlables (lire l'analyse détaillée ici). 

Ce dispositif risque d’entraîner une pédagogie de bachotage, individualisante avec un étiquetage précoce des élèves. Associé à l’accumulation de guides et de réajustements des programmes, il renforce une logique de pilotage par les résultats. Les évaluations orientent l’enseignement vers une application de protocoles basés sur la répétition et des démarches frontales, excluant le sens. Le SNUipp-FSU propose de montrer le désaccord de la profession au travers de modalités variées, de la non-passation à des aménagements. Il va mettre en place un observatoire des pratiques.

La publication spéciale du SNUipp-FSU en juillet 2019.

Rentrée 2019 : ce qui attend l'école et les personnels

mar, 27/08/2019 - 14:31

Du côté de l'école

Avalanche de recommandations

En plus des guides déjà publiés l’an dernier sur l’enseignement de la lecture et les mathématiques, la circulaire de rentrée s’accompagne de nouvelles « recommandations » et indications fortes de pratiques pédagogiques notamment pour l’école maternelle qui fait l’objet de trois nouveaux guides sur le langage, la découverte des nombres et les langues vivantes étrangères.
L’accent est mis dès la petite section sur l’apprentissage de mots et l’entraînement à la phonologie avec des recommandations pédagogiques particulièrement précises. Cette entrée précoce dans des apprentissages normatifs et évalués constitue une méthode très efficace pour construire de la difficulté scolaire dès le plus jeune âge.
La lecture attentive de ces recommandations expliquant qu’on doit « éviter d’assoir tous les élèves par terre », ou encore en rappelant aux enseignants et aux enseignantes qu’ils et elles doivent « après une lecture engager les élèves à prendre la parole et …montrer de l’attention pour ce qu’ils disent » (sic), pourra également au mieux, prêter à sourire, ou finir de convaincre la profession sur le niveau de confiance qui lui est accordé.

Maternelle : instruction obligatoire et aménagement

Dès cette rentrée la loi a fixé à trois ans l’âge de l’instruction obligatoire. Une mesure qui n’aura que peu d’incidences sur le taux de scolarisation des élèves ni sur leur condition de scolarisation mais qui s’avère par contre un véritable cadeau de financement pour les écoles privées sous contrat.
Une possibilité d’aménagement du temps d’accueil a été consentie pour les petites sections les après-midis. Établit à la demande des familles, elle nécessite la réunion d’une équipe éducative et doit recueillir l’avis de l’IEN. Un système bien lourd pour permettre de répondre à la nécessaire souplesse de scolarisation de ces très jeunes élèves. Par ailleurs, le SNUipp-FSU a demandé que puisse se maintenir les rentrées échelonnées qui ont fait leur preuve.

Évaluations CP et CE1

C’est la deuxième année de mise en œuvre des évaluations nationales au CP et CE1 en début et milieu d’années.
Situés dans la deuxième quinzaine du mois de septembre, ces tests ont particulièrement heurté la profession l’an dernier à la fois dans ses modalités de passation qui mettaient les enseignantes et les enseignants en situation d’exécution, mais également dans le traitement des résultats qui ne permettaient pas une analyse prenant en compte le parcours des élèves. Ils ont essentiellement nourri une communication ministérielle qui cherchait à justifier une série de prescriptions pédagogiques sur l’enseignement de la lecture mettant à mal la nécessaire liberté pédagogique des équipes.

Circulaire école inclusive et Pial

Pour la première année une circulaire école inclusive est parue au BO du 6 juin dernier. Elle introduit un service départemental de l’école inclusive avec mission de ressources pour les AESH et les familles ainsi que la création d’un livret du parcours inclusif pour l’élève. Ces mesures ont été annoncées sans jamais parler des moyens mis en œuvre pour les réaliser, ni du temps nécessaire d’appropriation pour les équipes.
Par ailleurs la circulaire annonce le déploiement des Pôles inclusifs d’accompagnements localisés (PIAL), dispositif qui vise essentiellement à gérer les moyens et les temps d’accompagnement des élèves en situation de handicap en les mutualisant et en renvoyant localement dans les bassins de collège les problèmes de manque de personnels pour assurer ces missions indispensables

Dédoublement GS en REP et REP+ et pas plus de 24 au cycle 2

Des mesures qui peuvent s’appliquer dès cette rentrée mais qui ne seront déployées qu’à partir de la rentrée 2020 et ce sur trois années. La réduction des effectifs ne peut être qu’approuvée mais nécessite la création des postes nécessaires si l’on ne veut pas pénaliser les effectifs des autres classes. 104 000 classes compteront encore 25 élèves et plus à la rentrée.

Drapeaux et Marseillaise

Dans chaque classe devront figurer des affiches des drapeaux français et européens, la devise de la République et les paroles de l'hymne national. Les cartes de France devront également inclure les territoires d'outremer. Ces nouvelles modalités sont loin de répondre aux enjeux d'éducation morale et civique et d'éducation à la citoyenneté. C'est l'expérimentation de la citoyenneté au quotidien qui permet avant tout de s'approprier les valeurs républicaines.

Nouvelle visite médicale obligatoire

Les élèves au cours de leur troisième ou quatrième année bénéficieront d'une visite médicale réalisée par les personnels du service départemental de protection maternelle et infantile ou par les professionnels de santé de l’éducation nationale.

Conseil d'école : Élection des parents d'élèves

« Sur décision du directeur d'école, après consultation du conseil d'école », les élections des représentants des parents d'élèves pourront se faire uniquement par correspondance. En l'absence de candidature, le directeur ou la directrice d'école pourra procéder au tirage au sort des représentants de parents d'élèves à la place de l'IEN.

Intervenants extérieurs

Une simplification des démarches est mise en place : il revient à la direction d'école d'autoriser les interventions extérieures sans passer par l'IEN.

Formation

Les Espé deviennent les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé). Ce changement de nom s'accompagne d'une refonte de la formation initiale avec la mise en place d'assistantes et assistants d’éducation qui se verront « confier progressivement des fonctions de soutien d’accompagnement, d’éducation et d’enseignement » dans 10 académies (Amiens, Créteil, Guyane, Lille, Limoges, Lyons, Reims, Rouen, Strasbourg et Versailles).

Cités éducatives

L'objectif est de mettre en place sur certains territoires de l’éducation prioritaire « de grands projets éducatifs s'adressant à tous les niveaux de la maternelle à la terminale pour lutter contre le décrochage scolaire. Fédérer autour de ces projets les institutions, les acteurs culturels et sportifs et les familles ». 80 territoires sont éligibles à ce dispositif. Dans le courant du premier semestre, les équipes des écoles seront sollicitées pour mettre en œuvre ces projets.

Du côté des personnels

Une revalo en trompe-l’œil

C’est le deuxième volet de la déclinaison « Education nationale » du protocole d’accord PPCR* signé par le précédent gouvernement avec les organisations syndicales. Au 1er janvier 2020, les grilles indiciaires des enseignantes et des enseignants des écoles seront à nouveau revalorisées, de deux à onze points d’indice en fonction de l’échelon et du grade détenus à ce moment. Une revalorisation qui est toutefois à nuancer car la valeur du point d’indice est à nouveau gelée et le taux de la cotisation retraite passera, lui aussi au 1er janvier, de 10,83% à 11,20%. Pas de quoi pavoiser donc pour la rue de Grenelle.

*Pour mémoire, la mise en œuvre de l’accord avait été suspendue pour un an à l’arrivée du nouveau gouvernement pour des raisons d’économies budgétaires.

2ème tranche de la prime REP+

Après un premier versement de 1 000 euros en 2018-2019, les personnels enseignants et les psychologues du 1er degré affectés en REP+ percevront une prime de 2 000 euros annuels à partir de la rentrée 2019. C’est la deuxième tranche des 3 000 euros promis par Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle. L’indemnité passe donc cette année à 331 euros net mensuel.
Reste à connaitre la manière dont sera attribuée la dernière part de cette prime, à la rentrée 2020, le ministère envisageant de l’attribuer « au mérite », ce à quoi le SNUipp-FSU est fermement opposé. Pour le syndicat, c’est 3 000 euros pour toutes et tous, y compris les AESH et les AED.

AESH : un léger mieux

Les contrats de travail des accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap se feront désormais sous la forme de CDD de trois ans au lieu d’un an auparavant, une disposition qui permettra de stabiliser ces personnels sur leurs missions. Leur temps de travail sera aussi réparti sur 41 semaines au lieu de 39 actuellement, ce qui permet de reconnaitre davantage leur travail « invisible » de préparation, de réunions et de formation.
Des postes d’AESH-référent seront également créés pour fournir à leurs collègues conseils et expertise, sans qu’on sache aujourd’hui quels contours précis prendra ce dispositif. Quoi qu’il en soit, on est encore loin d’une véritable reconnaissance professionnelle pour ces personnels aujourd’hui indispensable à la vie des écoles.

Une rentrée 2019 sous tension

lun, 26/08/2019 - 12:00

Une vingtaine de journalistes au rendez-vous, toutes les questions éducatives passées en revue : le SNUipp-FSU a une nouvelle fois créé l'événement à cette rentrée pour sa conférence de presse annuelle lundi 26 août matin. 

Car cette rentrée scolaire est celle de la mise en application de la loi Blanquer, tant contestée jusqu'en juin par la communauté éducative. « En quoi va-t-elle changer le quotidien des écoles ? Elle n'apporte aucune amélioration sur les effectifs, la formation, les salaires… » a commencé le SNUipp-FSU, « Il n'y a rien qui permette aux élèves de mieux réussir. Une fois qu'on aura mis le poster des drapeaux, les difficultés seront les mêmes ! » 

Les difficultés pour la profession au quotidien, ce sont les effectifs qui restent chargés dans plus de 104 000 classes. Bien sûr, des CP et CE1 sont dédoublés en éducation prioritaire et cela pourrait débuter pour la grande section dans ces zones en difficulté mais seulement là où cela est possible et une nouvelle fois en prenant des postes ailleurs. « Pour assurer la poursuite des dédoublements à la rentrée, il faudrait 2 253 postes et en l'absence de dotation suffisante, ils seront pris une nouvelle fois sur les dispositifs Plus de maîtres qui subsistaient, la maternelle, le rural... »
Autres préoccupations sur le terrain : les salaires « qui restent toujours les plus bas de la Fonction publique mais aussi de la moyenne  des pays comparables de l'OCDE », la scolarisation des élèves en situation de handicap dans de bonnes conditions avec un réel accompagnement : « un métier statutaire, rémunéré à la hauteur ». Demeure aussi le besoin de formation, initiale et continue : « le projet gouvernemental ne résout pas les problèmes posés : reculer le concours, ce n'est pas améliorer la formation. ». Enfin, ont également été abordées les questions autour de la maternelle et les aménagements (rentrée échelonnée des 3 ans) rendus difficiles par la loi Blanquer, les inquiétudes autour de la réforme des retraites et des évaluations nationales que le gouvernement compte toujours imposer aux enseignantes et enseignants des CP et CE1. 

Le dossier de presse complet

          

Direction d'école, la check-list de rentrée

lun, 26/08/2019 - 11:05
  1. Du côté des partenaires institutionnels
    1. Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
    2. Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
  2. Du côté des familles
  3. Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école
    1. Réunir un premier conseil des maîtres
    2. Sans oublier
    3. Sécurité des locaux et des personnes
    4. Et
  4. La check-list à télécharger

A quelques jours de la pré-rentrée, revue de détail des multiples choses à faire pour préparer ce moment important. Une forme de « check-list » qui, si elle ne prétend pas à l'exhaustivité, pourra sans doute être utile aux directrices et directeurs d'école.

Du côté des partenaires institutionnels # Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
#
  • vérifier la date de la réunion de rentrée des directeurs et directrices de la circonscription
  • effectifs carte scolaire (croiser les données école/mairie/IEN)
  • point sur l'équipe enseignante (transmission des PV d'installation si de nouveaux collègues sont nommés)
  • point sur les postes éventuellement non pourvus
  • congés longs prévus
  • Si un ou une PE stagiaire (PES) est affecté dans l’école, demander les informations concernant sa formation, ses périodes de stage, l’annonce de ses visites.
  • Contacter l’enseignant référent (ERH) ou/et le coordonnateur AVS du département dans le cas où certaines situations d’accompagnement d’élèves en situation de handicap n’auraient pas été réglées pour la rentrée. Programmer avec l'ERH, les équipes de suivi de scolarisation (ESS) dans la première période pour actualiser les PPS.
  • Préparer les demandes d’agrément pour les intervenantes et intervenants extérieurs si des interventions sont programmées dès le début d’année scolaire. A noter : dès cette rentrée, les interventions extérieures sont autorisées par le directeur ou la directrice "sur la proposition de l'enseignant responsable des enseignants ou activités concernés ou après avoir recueilli son avis". 
  • Pour les décharges fractionnables et mensuelles, proposer un calendrier à l’IEN et essayer d'obtenir que ce soit le même enseignant qui effectue ces journées. 
  • En cas de décharge réduite, solliciter une aide à la rentrée auprès de l'IEN. 
Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
#
  • les effectifs et les dernières inscriptions
  • les services périscolaires
  • Pour les écoles à 4 jours et demi actualiser l’organisation des temps d’activités TAP/NAP. Préciser les modalités d’organisation de ces temps notamment si des changements sont prévus : inscription des élèves, personnels, gestion des élèves concernés après le temps scolaire, quelle organisation quand un des animateurs de ce temps est absent, utilisation partagée des locaux, ... En maternelle en particulier, rencontrer les personnels municipaux responsables de ces accueils pour définir les modalités de transition entre les temps scolaires et périscolaires.
  • les budgets et les commandes
  • Les demandes de travaux de dernière minute, mises en sécurité...

Il est toujours utile, si les opérations de carte scolaire ne sont pas stabilisées, de transmettre les derniers chiffres des effectifs à la section départementale du SNUipp-FSU. Contacter également les élus du personnel du SNUipp pour toute question concernant les affectations (postes vacants par exemple).

Du côté des familles #
  • Préparer une note de rentrée pour les familles : rappel des horaires de l’école, règles de vie essentielles, calendrier des vacances, assurances, autorisations diverses (sorties, droit à l'image...)
  • Prévoir les fiches de renseignements à remplir par les parents, les assurances scolaires, les inscriptions aux études surveillées,
  • Faire le point sur les différents dispositifs destinés aux élèves à besoins spécifiques : PAI, PAP, PPS...
  • Pour les PAI ou PAP, adresser un mot à chaque famille de l’école qui pourront ainsi se faire connaître.
  • Arrêter la date de la réunion de rentrée des parents d’élèves (réunion à programmer dans les quinze jours, si possible.)
  • Rencontrer les représentants des parents et profiter de cette rencontre pour définir le bureau électoral et arrêter le calendrier des élections des représentants des parents d’élèves. (circulaire élections des représentants des parents d'élèves). Eventuellement arrêter le calendrier annuel des conseils d'école. A noter : petit changement concernant l'organisation des élections,  un arrêté en modifie certaines modalités. Il introduit notamment la possibilité "sur décision du directeur d'école, après consultation du conseil d'école", d'introduire un vote "exclusivement par correspondance" en lieu et place d'un vote "à  l'urne et par correspondances". 
  • Mise à jour du panneau d’affichage : coordonnées de l’école, jour(s) de décharge du directeur ou de la directrice, liste des enseignants et enseignantes et niveaux de classe, compte-rendu du dernier conseil d’école, affiche vigipirate, information sur les modalités d’organisation de la rentrée (en particulier en maternelle, si rentrée selon horaires échelonnés).
  • Afficher les listes d’élèves par classe avant la rentrée
  • En maternelle, discuter avec les parents de l'aménagement temporaire de l'assiduité de leur enfant en PS. Celui-ci peut-être décidé par le directeur ou la directrice, sur proposition de la famille et dans le cadre d'un dialogue avec l'équipe éducative. L'IEN valide toutes les demandes dans un délai de quinze jours. 
Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école #

L’organisation matérielle de l'école, les calendriers, l’information, les projets, se doivent d’être mutualisés, portés à la connaissance de l’ensemble de l’équipe enseignante et discutés collectivement quand c’est nécessaire. La transparence au sein de l’équipe est déterminante dans une école.

Réunir un premier conseil des maîtres #

Il sera l'occasion :

  • d'arrêter définitivement la structure de l’école en fonction des effectifs
  • Arrêter l’organisation du jour de la rentrée : jours et/ou horaires échelonnés en maternelle ou pour les CP ? Accueil des parents dans les locaux ? Filtrage à l’entrée ?
  • d'organiser les échanges de services (pour l'enseignement des langues vivantes notamment)
  • d'organiser les services de surveillance de recréation, et des accueils au portail pour l'entrée et la sortie des élèves, la répartition des services et des emplois du temps des ATSEM et des services périscolaires le cas échéant...
  • de mettre en place une organisation en cas d’absence d’enseignant : qui prévient l'inspection si le directeur ou la directrice n'est pas joignable ? Qui gère la répartition des élèves et comment sont-ils répartis en fonction des effectifs de chaque classe ? Prévoir en début d'année des tables supplémentaires.
  • de régler l'utilisation des locaux et du matériel collectif (photocopieur, salles communes, téléphone, ordinateurs, matériel audio-visuel, BCD...) et des structures sportives.
  • d’organiser le fonctionnement de la coopérative scolaire
  • d'organiser l'emploi du temps des personnels intervenants extérieurs
  • de planifier les diverses réunions de rentrée, lancer les projets pédagogiques, les éventuels projets de classes de découvertes
  • d'arrêter le calendrier (conseil des maîtres, de cycles, les concertations...) pour le trimestre
  • de remettre un exemplaire du projet d’école aux nouveaux enseignants. 
  • Relever et partager, si accord, les coordonnées téléphoniques de l'équipe
  • d'organiser ou préciser la circulation de l’information sous toutes ses formes au sein de l’école, surtout dans les grosses structures. Inviter les personnels à utiliser leur  mail professionnel pour distinguer vie professionnelle et vie privée et pour des raisons de protection des données numériques. 
  • de relire ensemble tous les documents remis aux parents pour validation de l'équipe et corrections éventuelles
  • de prendre connaissance, en équipe des PPRE, PAP, PAI et PPS de l'année précédente afin de les poursuivre au plus tôt, en les réajustant éventuellement, quitte à les abandonner s'ils ne s'avèrent plus nécessaires.
Sans oublier #
  • de rencontrer les membres du RASED, là où il en reste...et de les convier au conseil des maîtres
  • de prendre contact avec le médecin scolaire et/ou le médecin de PMI
  • de prendre contact, rencontrer les AVS, les AESH, les EVS, les intervenants extérieurs et d’organiser les emplois du temps avec les collègues concernés
  • de mettre à jour le fichier ''élèves'' de l’école, en procédant aux dernières admissions et radiations
  • de faire le point sur les fournitures, le mobilier, le matériel en général.
  • de penser à faire les éventuelles commandes collectives (cahiers d’appel, cahiers de liaison avec les familles pour chaque élève, papier...)
Sécurité des locaux et des personnes #
  • faire le tour des installations pour demander le cas échéant des travaux d'urgence
  • revoir les PPMS (alerte-intrusion et risques majeurs), revoir les consignes de sécurité et prévoir le premier exercice incendie avec l'équipe.

Les mesures de sécurité́ restent renforcées; des rencontres avec l’IEN et/ou les responsables sécurité́ locaux sont à prévoir.

Et #
  • Un affichage syndical dans la salle des maîtres permet de donner des informations aux enseignants de l'école, de créer un espace collectif de discussion.
  • Penser à consulter … le Kisaitou ! C’est l'outil indispensable à la direction d'école. Il traite de l'ensemble des problématiques de l'école. Mémento administratif et réglementaire, une question se pose : on y trouve (presque toujours) la réponse ! Une nouvelle formule en ligne est prête à cette rentrée ...

Cette première “mise en jambes” donne un avant-goût de la charge de travail attachée tout au long de l’année à la direction d’école. Une charge de travail qui n’a cessé de s'accroître, de se diversifier. Le chantier métier sur la direction d’école mené par le précédent ministère a produit quelques petites avancées sur le temps de décharge, le déroulement de carrière, le régime indemnitaire et sur l’allègement des tâches. Mais on est loin des modifications substantielles nécessaires pour revaloriser la fonction qu’exige le SNUipp-FSU et qu’expriment sans détour les personnels dans les réunions syndicales.

La check-list à télécharger #
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