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Mis à jour : il y a 31 min 27 sec

Évaluations: des résultats historiques vraiment?

mar, 19/11/2019 - 14:53

Comme à son habitude, le ministre a communiqué par voie de presse sur les résultats des évaluations nationales CP et CE1 cette rentrée. Il évoque des progrès visibles ainsi que les effets du dédoublement des classes dans les quartiers défavorisés.  Une communication très politique, en décalage avec les résultats présentés par la DEPP, service statistique du ministère.

Des progrès…

Le document de la DEPP montre des progrès. En CP, en mathématiques 87,7% des élèves savent par exemple écrire un nombre entier, soit une hausse de cinq points par rapport à 2018 et ils sont 92,3% à savoir les lire (+0,2%). En Français, 84% des CP comprennent les phrases lues par l'enseignant, soit une hausse de 1,9%.

En CE1, c'est surtout en français que le progrès des élèves a lieu. Ils sont par exemple 72,5% à savoir lire des mots à haute voix (+4,2), 82,5% à savoir écrire des syllabes simples et complexes (+3) et 82,4% à comprendre les phrases lues par l'enseignant (+5). En mathématiques,les élèves de CE1 progressent en géométrie, en calcul mental et en lecture de nombres.

Mais des reculs aussi !

Si le ministre parle de résultats « historiques », il passe sous silence la baisse d'une partie des résultats dévoilés par la DEPP. Les performances des élèves de CP sont moindres dans la reconnaissance des lettres (-2,1 points) ou dans la compréhension de mots isolés (-3,1%) et en mathématiques ils continuent massivement d'échouer sur l'exercice de la droite numérique.

Au CE1, la lecture à voix haute de textes et de mots et la compréhension orale de mots et d’écriture des mots sont les exercices les moins réussis. En mathématiques, l’exercice de résolution de problèmes et, dans une moindre mesure, ceux d’addition et de soustractions sont les moins bien réussis. L’exercice de la « ligne numérique » tant décrié par la profession et la recherche (voir Brissiaud, UDA 2018) est aussi moins bien maîtrisé.

Quant au suivi de cohorte, si des progrès avait été constatés en janvier 2019 (la Depp avait noté une légère réduction des écarts entre les performances des élèves scolarisés en éducation prioritaire et en dehors), ce n’est plus le cas en ce début de CE1. Bien au contraire : la DEPP relève « une augmentation des écarts entre secteurs de scolarisation ».

Et en éducation prioritaire ?

Globalement les élèves d’éducation prioritaire ont une maîtrise moins affirmée des différents domaines. Au CP, de gros écarts en français sont constatés notamment en compréhension orale (33 points pour la compréhension de mots lus par l’enseignant entre REP+ et public hors EP, et 22 points pour la compréhension orale de phrases). Des écarts moins importants mais qui sont significatifs pour la reconnaissance des lettres (15 points) et pour les compétences phonologiques (11 points pour la connaissance du nom et des lettres et des sons qu’elles produisent). En mathématiques, près de 25 points de différence entre REP+ et public hors EP pour l'exercice de résolution de problèmes.

Même constat pour les élèves de CE1 sur l’ensemble des domaines évalués. C'est en français, en compréhension orale, que les écarts les plus marqués sont constatés. En mathématiques, la DEPP constate un écart de 21 points avec les proportions d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante.

Des dédoublements, loin de tenir toutes leurs promesses

Pour améliorer les résultats du système éducatif, le ministère a misé sur la baisse significative des effectifs des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire au détriment des plus de maîtres que de classes qui avaient été mis en place dans le cadre de la refondation de l'éducation prioritaire en 2014. Il s'appuie sur plusieurs études dont celle réalisée par Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire en mars 2006 qui indiquait qu'une forte réduction des tailles de classe conduirait à une réduction significative de l'inégalité de réussite scolaire. Mais les premiers résultats des dédoublements sont plutôt décevants.

Le ministre explique ces écarts par l'oubli qui touchent les élèves les plus fragiles durant les vacances d'été et propose pour y remédier des stages gratuits de soutien scolaire. Comment une semaine de soutien scolaire pourrait-elle compenser ces écarts importants à l’issue d’une année scolaire ?

Le SNUipp-FSU fait le constat que l'abaissement des effectifs s'est accompagné non seulement de la suppression des « Plus de maîtres » renvoyant à un exercice plus solitaire du métier mais aussi de prescriptions autoritaires. C'est à grand coup de note au BO, circulaires, guides, recommandations multiples, contrôle hiérarchique sur les classes sans oublier la révision des programmes que le ministère impose une pédagogie officielle. Ce faisant, des pratiques efficaces mais non conformes aux instructions officielles ont été discréditées, des professionnels démobilisés.

En imposant des évaluations qui mettent la focale sur la fluence et sur le déchiffrage, le travail sur la compréhension et la production d'écrits sont relégués au second plan. Utilisées comme outils pour piloter les écoles, les évaluations ouvre la voie au « teaching for the test », un bachotage réducteur constaté de longue date en Angleterre et aux états-Unis. Les apprentissages sont centrés sur des compétences de bas niveau et ce sont les élèves les plus fragiles qui sont les plus impactés.
Pourtant comme le rappelle les résultats des élèves français aux évaluations internationales, ce sont les compétences complexes qui leur font défaut (compréhension de l’implicite).

Tout comme lors des précédentes évaluations, le ministère persiste à ignorer les aménagements réalisés sur le terrain. Nombre de PE ont remis en cause la pertinence d’évaluations chronophages peu adaptées aux élèves et à la réalité des classes. Beaucoup ont adapté la passation biaisant la fiabilité des résultats. Pourtant, le ministère s'entête et fixe des normes nationales.
Les évaluations, présentées à l'origine comme un outils de dépistage des difficultés des élèves et d'aide aux enseignantes et enseignants, sont utilisées pour rendre compte du niveau des élèves français. Un détournement au service de la politique éducative mise en place.

Un dispositif qui n’aide pas les élèves à mieux réussir

Le SNUipp-FSU continue de dénoncer l'inutilité de ces évaluations pour les élèves et les enseignants. Il alerte sur les risques de bachotage et refuse l'instrumentalisation des résultats pour piloter les écoles. Faire réussir tous les élèves nécessite une autre ambition.
La transformation du système éducatif ne pourra avoir lieu sans associer les acteurs, sans s'assurer de leur adhésion. L' enquête TALIS de 2018 rappelle la nécessité d'encourager l'innovation et le développement plutôt que le respect à la conformité.
Si la baisse des effectifs est un levier réel pour obtenir la réussite de tous les élèves, il doit s'accompagner d'une transformation des pratiques d’abord portées par celles et ceux qui font l'école au quotidien.

Pour le SNUipp-FSU, cela passe par l'abandon des évaluations nationales standardisées et le renforcement du travail collectif d’équipes pédagogiques bénéficiant des apports de toute la recherche. Un fonctionnement de l’école dynamique et mobilisateur des compétences et expertises enseignantes, à l’opposé de la mise au pas imposé par le ministre.

La rue est à #NousToutes

mar, 19/11/2019 - 12:38

En lien, avec la journée internationale du 25 novembre, pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes instaurée par l’ONU depuis 1999, de nombreux collectifs se mobilisent pour que des mesures ambitieuses soient enfin prises et mettent fin à cette violence.

Selon les données du secrétariat d’état à l’égalité entre les femmes et les hommes, chaque année, 219 000 femmes sont victimes de violences sexistes ou sexuelles, 94 000 déclarent avoir été victimes de viol ou de tentatives de viol… et l’on estime que seulement 10% le pourcentage de victimes qui déposent plainte. Une femme sur trois est harcelée au travail. Depuis le début de l’année, 136 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint

Prendre des mesures à la hauteur

Face à ces chiffres alarmants, le Grenelle des violences conjugales organisé par le gouvernement ou les demi-solutions ne peuvent suffire. Si les tabous se lèvent, les politiques sont à la traîne et il est urgent de dépasser les logiques d’intention. Des solutions sont connues et les associations de terrain œuvrent par exemple à la formation des personnels et à des actions de prévention à l’école. Mais c’est un milliard d’euros qu’il faudrait débloquer d’urgence pour financer des politiques publiques touchant l’ensemble de la population. La France en est loin.

Pour que les inégalités et les violences sexistes et sexuelles cessent, la FSU et le SNUipp appellent à se joindre aux manifestations du samedi 23 novembre à Paris : rendez-vous à 14 h devant l'Opéra et ailleurs

Une pétition, dont la FSU est signataire, est également en ligne ici.

Salaires, retraites : le coup de bambou

lun, 18/11/2019 - 17:54

C’est décidément une rude année scolaire pour les enseignantes et les enseignants des écoles. Bien sûr, on pense d’abord aux conditions de travail difficiles qui demandent aux PE, mais aussi aux directeurs et directrices, comme l’actualité l’a douloureusement rappelé, de devoir faire face, coûte que coûte, et trop souvent dans une grande solitude. Ensuite, et ce n’est pas un petit sujet, du côté des salaires, aucune mesure n’est encore prise pour réduire les écarts constatés que ce soit avec les autres fonctionnaires de même catégorie, les personnels enseignants du 2nd degré ou encore nos voisins européens. Et ce malgré les belles paroles entendues ça et là sur les plateaux de télé. Certains de ces propos conditionnent d’ailleurs une possible revalorisation à une augmentation du temps de travail (sic). Et enfin, comme un coup de bambou, sont tombées les annonces du projet de loi sur les retraites avec la perspective d’une pension très rabotée dans un système par points.

Se mobiliser pour les retraites

En abandonnant la référence des six derniers mois et en intégrant les primes dans le calcul de la future pension, ce nouveau système pénaliserait particulièrement les PE qui connaissent une évolution salariale lente et n’ont quasiment aucun régime indemnitaire ou de primes à faire valoir. Les premières simulations faites à partir des éléments présents dans le rapport Delevoye donnent des pertes de l’ordre de 300 à 600 € mensuels pour les PE actuellement en fonction et de 600 à 800 € pour celles et ceux qui démarreront le métier à partir de 2025. Pas de quoi rendre attractive une profession déjà bien en mal de recrutement. Le 5 décembre prochain est un premier rendez-vous de mobilisation pour s’opposer à ce projet de réforme. Il faudra compter sur les personnels des écoles qui sont appelés à la grève et à être massivement présents dans les manifestations partout sur tout le territoire. Cette journée en appellera d’autres si le gouvernement reste sourd à la demande de préserver un régime solide et lisible de retraite par répartition, seul à même de préserver et améliorer un niveau de pension
acceptable pour les personnels des écoles.

Convention des droits de l'enfant : 30 ans déjà

lun, 18/11/2019 - 15:11

Adoptée le 20 novembre 1989 par les Nations-Unies et ratifiée par 195 États, la CIDE définit les principes des droits de l’enfant autour de quatre grands axes : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre, de se développer et le respect de ses opinions. Mais leur application reste fort inégalitaire à travers le monde ou au sein d’un même pays. Ainsi, chaque enfant doit pouvoir jouir du meilleur état de santé possible (article 24), pourtant, d’après les données de l’UNICEF, plus de cinq millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans dans le monde. Selon l’article 34, chaque enfant a le droit d’être protégé contre toute forme d’exploitation et de violence sexuelles, pourtant 650 millions de filles et de femmes ont été mariées avant leurs 18 ans. La plupart des 54 articles pourrait être suivis d’un « pourtant » rappelant que le combat pour le respect de ces droits est hélas toujours d’actualité. 

De la Convention aux actes

Et la France ne fait pas exception. Le Défenseur des droits n'a d'ailleurs de cesse de le rappeler. Si chaque enfant a droit à l’éducation et à des possibilités d’apprentissage de qualité (article 28), dans l’Hexagone, nombre d’entre eux, enfants vivant dans la précarité, mineurs isolés, enfants en situation de handicap, ont un parcours scolaire entravé ou ne sont pas scolarisés.
Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, soit près de 3 millions, un chiffre qui n’a pas baissé depuis dix ans. Sans compter les quelque 8 000 enfants vivant en bidonville qui ne sont pas pris en compte dans ces chiffres et dont une grande partie n’a jamais été scolarisée. Face à ces constats alarmants, une trentaine d’ONG, d’associations et de collectifs, regroupés dans la Dynamique, de la convention aux actes, se mobilisent à l’occasion de l’anniversaire de la Convention et plaident auprès des décideurs publics pour une effectivité des droits en France et à l’international. 

L’éducation prioritaire au rapport

lun, 18/11/2019 - 12:00

Le rapport Azéma-Mathiot « Mission territoires et réussite » propose de « maintenir et de renforcer l’éducation prioritaire » en laissant la gestion des REP+ sous la tutelle du ministère tandis que celle des REP et des écoles dites « orphelines » seraient confiée aux académies sous la responsabilité du rectorat. Le ministre de l’Éducation nationale annonce par ailleurs le report de la révision de la carte de l’éducation prioritaire à 2021.

La fin d’une politique nationale

Le rapport propose une refonte de l’éducation prioritaire, de sortir d’une logique binaire au profit d’une logique différenciée, progressive et actualisable. Décliné en cinq axes et 25 mesures, il préconise la sortie des REP d’une gestion nationale au profit « d’une politique de priorisation académique », le maintien de la carte des REP+ jusqu’en 2022, tandis que des modifications pourraient être apportées dès 2021 pour les REP. Il fait des propositions pour améliorer la gestion des ressources humaines comme la suppression de la prime pour les personnels exerçant en REP au profit d’une prime d’installation qui serait liée à un engagement sur l’occupation des postes. Il propose par ailleurs l’extension des dédoublements aux écoles orphelines des quartiers politiques de la ville (QPV), un appui aux écoles orphelines hors QPV et prône le développement de nouvelles formes de co-construction entre l’état et les collectivités. Le 5 novembre dernier, le ministre a annoncé que toutes les propositions ne seraient pas retenues mais qu’elles seraient un point d’appui pour les concertations interministérielles et les consultations à venir avec les organisations syndicales, les collectivités territoriales et les élus.

Une mise en concurrence des territoires

Alors que la refondation de l’éducation prioritaire de 2014 misait sur le travail collectif, le changement des pratiques et la formation des enseignantes et enseignants, le ministère n’envisage sa réforme qu’au travers des territoires. Sans concertation ni véritable bilan, sous couvert d’une meilleure prise en compte du rural, des écoles orphelines et « des effets de seuil », la politique actuelle d’éducation prioritaire est remise cause. Se dessine une délabellisation des REP qui entraînera une politique à plusieurs vitesses. Dilués au sein de priorités académiques, les territoires urbains et ruraux seront mis en concurrence alors que ces territoires demandent des politiques publiques différentes, spécifiques et complémentaires. Les écoles, les élèves et les personnels de ces territoires défavorisés seront soumis à l’incertitude des moyens supplémentaires générant insécurité et instabilité

D’autres ambitions

Parce que lutter contre la difficulté scolaire et le déterminisme social est l’affaire de toutes et tous, parce que « donner plus à ceux qui ont moins » est indispensable, le SNUipp-FSU revendique une politique d’éducation prioritaire ambitieuse. Non pas en divisant, ni en mettant en concurrence les différents territoires mais en permettant à tous d’avoir des moyens à hauteurs de leurs besoins. Le syndicat demande un véritable bilan de l’éducation prioritaire avec l’ensemble des acteurs comme cela était initialement prévu lors de la refondation en 2014, une politique d’éducation prioritaire nationale, une labellisation unique et l’établissement de critères nationaux clairs et équitables partant des écoles.

Changer de département à la rentrée 2020

ven, 15/11/2019 - 16:09

La note de service annuelle, publiée dans le BO spécial n°10 du jeudi 14 novembre 2019 fixe les modalités de participation aux permutations nationales. La saisie se fait par internet (I-prof et SIAM). Le SNUipp-FSU met également à disposition un document exhaustif pour faire connaître les règles et les modalités de ces opérations.

Qui peut participer aux permutations ?

Les instituteurs et professeurs des écoles, ainsi que les PE issus du corps des instituteurs de la Fonction publique de l’Etat recrutés à Mayotte (IERM), titulaires au plus tard le 1er septembre 2019 peuvent participer.
Remarque : Les PE stagiaires et les fonctionnaires de catégorie A détachés dans le corps des professeurs des écoles ne peuvent pas participer.

Les chances d’y parvenir ?

En 2019, sur 16704 candidats, seuls 3921 ont obtenu satisfaction sur l'un de leurs vœux, soit 23,47 % (contre près de 40% il y a 10 ans). Le taux de satisfaction a été de 45.16% en ce qui concerne les rapprochements de conjoints (contre plus de 65% en 2010).
Les créations d'emploi insuffisantes de ces dernières années et les départs à la retraite toujours plus tardifs ont joué un rôle déterminant dans cette baisse catastrophique des possibilités de mutations.
Ces moyennes statistiques masquent par ailleurs de fortes disparités entre départements, selon leur critère d'attractivité. Les possibilités de sortie d’un département donné doivent y être compensées par les demandes d'entrées.

Le calendrier  Du mardi 19 novembre à 12h au lundi 9 décembre 2019 à 12h
(heure métropole)
Saisie des vœux sur SIAM/ I-prof A partir du mardi 10 décembre 2019 Envoi des confirmations de demande dans la boîte I-prof. Jusqu’au mercredi 18 décembre 2019 Retour des confirmations de demande et des pièces justificatives dans les DSDEN (cachet de la Poste faisant foi). Mardi 21 janvier 2020 au plus tard Réception des demandes tardives pour rapprochement de conjoints ou demandes de modifications de la situation familiale. Transmission des pièces justificatives par les départements. Mercredi 22 janvier 2020 Affichage des barèmes dans SIAM. Du mercredi 22 janvier au mercredi 5 février 2020 Sécurisation et correction des barèmes par les DSDEN sur sollicitation des enseignants concernés. Le SNUipp-FSU se rendra disponible pour aider dans les démarches. A partir du mercredi 12 février 2020 Contrôle et traitement des données au Ministère. Vendredi 14 février Date limite de réception par le Ministère des demandes d’annulation de participation. (et ... Saint Valentin:) Lundi 2 mars 2020 Diffusion individuelle des résultats aux candidats Les délégué·es du SNUipp-FSU

Les règles et les modalités de ces opérations sont parfois complexes, ne pas hésiter à contacter un délégué du personnel du SNUipp-FSU du département d'origine pour plus de précisions ou pour être conseillé.
La loi du 6 août 2019 sur la fonction publique change les attributions des Commissions Administratives Paritaires. Ainsi, elles ne seront plus consultées sur les questions de mobilité. Par conséquent, il est très utile de communiquer l’ensemble du dossier aux élu·es du personnel pour vérifications de la situation et du barème. A chaque étape du projet de mutation, les élus du SNUipp-FSU peuvent apporter des conseils et informations ou tout simplement répondre aux questions.
Chacune des sections départementales est à disposition et une plateforme en ligne est spécialement dédiée aux permutations:
http://e-permutations.snuipp.fr/XX (XX étant le numéro du département)

Mouvement complémentaire Inéat/Exéat

Après réception des résultats du mouvement interdépartemental, un mouvement complémentaire peut être organisé par les IA-DASEN si la situation prévisible des effectifs d’élèves de leur département le justifie. On peut alors faire une demande d'exeat (autorisation de sortie) auprès du DASEN du département d'exercice, accompagnée d'une demande d'ineat (autorisation d'entrée) à destination du DASEN du ou des départements sollicités. Préciser s'il s'agit d'un rapprochement de conjoints et joindre les pièces justificatives. Le dossier peut être constitué dès lors qu’un enseignant a connaissance de la mutation de son conjoint. Aucun ineat ne peut être prononcé sans la délivrance de l'exeat.
Attention à la date limite de traitement des demandes dans les départements, il est utile encore une fois de se rapprocher du SNUipp-FSU de son département. Un double de la demande d'exeat et d'ineat devra également être envoyé aux élu·es du SNUipp-FSU du département d’origine ainsi que dans les sections SNUipp-FSU du ou des départements sollicités.

Enseigner à l'étranger : le guide

ven, 15/11/2019 - 10:53
Le guide ici

Budget éducation en progression mais insuffisant

ven, 15/11/2019 - 10:15

Pour 2020, le budget alloué à l’éducation est en hausse d’un milliard d’euro, soit 2 % de plus que celui de 2019. Une bonne nouvelle ? Pas si simple. 

Ce n’est pas cette hausse qui renversera la tendance que pointe régulièrement l’OCDE en rappelant que la France
investit 16,7 % de moins dans l’école que la moyenne des pays membres. 

Les 440 créations de postes affichées ne seront en fait qu’une application du principe des vases communicants, puisque c’est le nombre exact de postes supprimés dans le second degré. Alors que de l’aveu même du ministère, il en faudrait 9 000 sur trois ans pour mettre en place les annonces présidentielles de dédoublement des grandes section d'éducation prioritaire et 24 élèves maximum dans toutes les classes de cycle II.

Direction d'école : pour des mesures ambitieuses

jeu, 14/11/2019 - 18:25

Le ministère vient d'annoncer trois premières mesures pour la direction d'école d'ici à fin décembre, le SNUipp-FSU prend acte de ces avancées, encore bien insuffisantes au regard des besoins. Ce 4 pages spécial revient sur le questionnaire dont la profession doit s'emparer pour transmettre ses revendications, les 15 mesures immédiates que le SNUipp-FSU demande pour améliorer le fonctionnement de l'école. Il aborde la question du statut et donne la parole à l'historien Claude Lelièvre et l'enseignant-chercheur Frédéric Grimaud.

à lire ici

Les retraites, un choix de société

jeu, 14/11/2019 - 16:54
Un 4 pages à lire ici

Direction d'école : encore loin du compte

jeu, 14/11/2019 - 11:05

Il y a urgence à améliorer le quotidien des directeurs et directrices d'école qui de longue date pointent l'augmentation exponentielle de leur charge de travail, le poids des responsabilités, le manque cruel d'aide administrative. Il aura fallu que l'une d'entre elle, Christine Renon à Pantin, mette fin à ses jours en septembre dans son école après avoir mis par écrit tout ce qui la poussait à ce geste pour que la question devienne prioritaire au ministère. Le SNUipp-FSU a listé quinze mesures immédiates pour répondre aux revendications légitimes des personnels et leur permettre d'exercer plus sereinement leur travail, au sein des équipes enseignantes.

Au Comité technique ministériel du 13 novembre, le ministre a annoncé trois mesures immédiates pour la direction d’école jusqu’en décembre :

  • un moratoire sur toutes les enquêtes demandées aux écoles pour la période
  • une journée « banalisée » : jour de décharge exceptionnel avant Noël
  • la mise en place de comités de suivi avec les organisations syndicales.

Ces propositions sont une première réponse aux insistances du SNUipp-FSU afin que le ministre rende concret ses engagements, mais elles sont insatisfaisantes pour répondre aux réalités du quotidien des directrices et directeurs comme de celles du fonctionnement des écoles. 

Quinze mesures immédiates à prendre

Le SNUipp-FSU a proposé quinze mesures qui auraient pu être prises immédiatement. Sur l’allègement des tâches, le travail entamé avec le ministère précédent dans le cadre des chantiers métier devrait pourtant permettre une accélération rapide. De même, s’il est important que les équipes s’emparent du questionnaire ministériel pour mettre en avant les besoins, cela ne doit pas être un prétexte à attendre. 

D’ores et déjà, il s’agit de travailler à la création d’emplois avec formation et qualification pour aider les directrices et les directeurs dans un ensemble de tâches d’accueil, de secrétariat, d’aide technique et ainsi leur permettre de se consacrer à l’animation et à la coordination de l’équipe et des projets. Les questions de temps de décharge, de facilitation du travail collectif doivent aussi se concrétiser. Si une première journée « banalisée » de décharge a été concédée pour toutes les directions d’ici aux vacances de Noël, elle n’est pas à la hauteur des attentes et n’apporte pas une vraie réponse sur la durée. Les représentants du SNUipp-FSU tiendront toute leur place dans les groupes départementaux de consultation et de suivi mis en place avant la fin de l’année civile, ils agiront partout pour que des aménagements locaux viennent répondre aux besoins des écoles. 

Le SNUipp-FSU rappelle combien les directeurs et directrices jouent un rôle essentiel pour le bon fonctionnement de l’école et l’urgence à répondre à la dégradation de leurs conditions de travail. De la même manière, le ministère employeur doit garantir bien-être, santé et sécurité au travail de tous les personnels. Afin que les propositions du CTM ne soient pas vécues comme un pis-aller, le SNUipp-FSU demande solennellement au ministre de prendre rapidement d’autres mesures concrètes.

Les vrais fondamentaux de l'école

ven, 08/11/2019 - 10:12

Les universitaires Claude Lelièvre, Éveline Charmeux, Joël Briand, Anne Clerc-Georgy et Patrice Gourdet expliquent face caméra la complexité de ce que l'école apporte aux élèves pour leur permettre de réfléchir et d'agir de façon citoyenne dans notre monde.

Prévenir l’épuisement professionnel

jeu, 07/11/2019 - 17:54

Rassemblements partout en France, présence inédite du directeur général des ressources humaines, ce CHSCT ministériel était exceptionnel à plusieurs titres. Réuni à la demande des syndicats suite au suicide de Christine Renon le 23 septembre, l’instance a délivré pour la première fois des données chiffrées sur les suicides des agents et agentes de l’Éducation nationale ces derniers mois.

58 suicides en 2018-2019

58 personnes se sont donné la mort en 2018-2019 dans l’Éducation nationale dont 12 personnels contractuels. Cela porte le taux de suicide dans le ministère à 5,85 pour 100 000 personnes, sachant qu’1 million de personnes travaillent à l’EN. Depuis la rentrée 2019, déjà 11 agents et agentes de l’Éducation nationale ont mis fin à leurs jours.
Le lien avec le travail n’est pas toujours établi, ni évident à établir. La FSU a donc procédé à sa propre enquête sur seize académies. Elle comptabilise 19 passages à l’acte de personnels avec un lien avec le travail l'an dernier et dix depuis la rentrée. 

Manque d’informations

Les personnes élues du personnel au CHSCT ont déploré que, malgré les demandes ministérielles et syndicales, les rectorats continuent de ne pas « signaler, dès qu’ils en avaient connaissance, tout suicide ou tentative de suicide commis par des personnels sur leur lieu de travail ou hors de leur lieu de travail », ce qui empêche l’instance d’avoir des informations précises et mises à jour. Il a donc été demandé, dans un avis présenté par la FSU et voté à l'unanimité « un bilan a minima annuel des actes suicidaires » avec recensement sur le terrain et information du CHSCTM, ainsi qu‘un « recensement plus large des décès et de leurs causes de l’ensemble des personnels des établissements et des services de l’Éducation nationale. » Le DGRH s'est engagée sur les deux premiers points.

Leviers d'action

Le ministère a proposé de travailler à partir du protocole existant dans l'académie Aix-Marseille mais la délégation syndicale a voté à l’unanimité sauf FO un avis demandant de réfléchir « plus largement aux causes et origines de ce mal être au travail. Avant l'acte suicidaire, il y a l'épuisement professionnel ».

Le ministère a annoncé
- un bilan annuel au niveau académique et ministériel des actes suicidaires dans l’EN
- un protocole d’alerte pour harmoniser les pratiques
- la formation des encadrants et membres de la prévention
- une campagne de recrutement de médecins de prévention
- un groupe de travail autour de la direction d’école
- un prochain séminaire des directions des ressources humaines avec à l’ordre du jour les actes suicidaires.

Le CHSCT exige que des réponses concrètes soient apportées pour améliorer les conditions de travail des personnels et prévenir les risques d’épuisement professionnel et de suicide dans l’Éducation nationale. Pour cela, il faut travailler sur les causes menant à ces passages à l’acte : surcharge de travail, injonctions, lourdeur administrative, pressions exercées sur les personnels, effectifs de classe, formation, aide à la difficulté scolaire et à la direction d’école…

Le ministère piétine les règles du mouvement

mer, 06/11/2019 - 17:34

Les « Lignes directrices de gestion mobilité » qui fixeront désormais le fonctionnement du mouvement et des permutations étaient présentées par le ministère le 5 novembre dernier aux organisations syndicales à l’occasion d’un Comité technique ministériel (CTM). Cette première déclinaison « Éducation nationale » de la loi de transformation de la Fonction publique a tout pour inquiéter les personnels, dont la mobilité se verra en grande partie gérée sous la houlette exclusive de l’administration.

Opacité et arbitraire

Mise en avant des postes à profil et extension des vœux « larges », harmonisation des règles entre les départements au mépris de leurs spécificités, dessaisissement des commissions paritaires (CAPD) dans la vérification de la procédure utilisée par l’administration : de fait, les personnels vont se retrouver bien seuls face à un mouvement dont la transparence et l’équité des opérations ne seront plus garanties.
Seul recours pour les PE qui contesteraient leur affectation : à l’issue du mouvement, un accompagnement individuel dans le cadre d’un recours administratif.

Les syndicats vent debout

A l’occasion du CTM, les organisations représentatives des personnels ont unanimement refusé ce texte qui bafoue les droits des personnels. La FSU, l’UNSA, la CGT, le SNALC et FO ont soumis au vote un vœu qui résumait leur position.

« Le CTMEN du 5 novembre doit examiner les lignes directrices de gestion prises en application de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, UNSA, SNALC confirment leur attachement au principe d'une Fonction publique de carrière inscrit dans le statut général de la fonction publique d’Etat. Elles s’opposent aux principes législatifs hérités de la loi du 6 août 2019 qui ont conduit à l'écriture des lignes directrices de gestion et rappellent leur attachement à l’égalité de traitement des agentes et agents pour tous les éléments de leur carrière et à la transparence sur les modalités de leur gestion, égalité et transparence qui ne peuvent être garantie que par le maintien et le renforcement des compétences des Commissions Administratives Paritaires. Les organisations syndicales FO, FSU, UNSA, CGT et SNALC souhaitent à l’occasion de ce CTM rappeler leur opposition au contenu et à la philosophie de la loi du 6 août. »

Quoi qu’il en soit, le SNUipp-FSU reste déterminé à accompagner l’ensemble des personnels, à les informer et à défendre leurs droits à chaque moment de leur carrière, dans le respect d'un traitement équitable et transparent pour toutes et tous.

Des questions pour la direction

dim, 03/11/2019 - 09:40

Le ministère a décidé de lancer un questionnaire à destination des 45 000 directrices et directeurs. Ses grandes lignes ont été présentées aux organisations syndicales lors d’une réunion au ministère le 18 octobre dernier.

Le questionnaire

Anonymé, il sera composé de 30 à 50 items, et envoyé aux directrices et directeurs d’école dès ce retour des vacances d’automne. Il devrait porter sur 3 thématiques :

  • Une description de l'école et de son contexte
  • Des questions qualitatives sur le métier : gestion du temps, respect, écoute, considération, interactions avec les partenaires, autonomie d’action et autorité décisionnelle
  • Des commentaires libres autour de trois questions : Comment envisagez-vous votre fonction de direction ? Quels seraient vos besoins pour améliorer le quotidien ? Quelle question a été oubliée ?

Le ministère prévoit un retour de ce questionnaire aux directrices et directeurs, ainsi qu’aux organisations syndicales avant les vacances de Noël. Il s’est aussi engagé à ouvrir des concertations plus larges sur la direction et le fonctionnement d’école dans les semaines à venir.

Pour le SNUipp-FSU, le temps n’est plus à tergiverser. Les préoccupations actuelles des directeurs et directrices sont connues tout comme celles des adjoints et adjointes. C’est la raison pour laquelle ont été remis au ministre 15 mesures urgentes à prendre lors d'une précédente rencontre avec les secrétaires généraux du SNUipp-FSU. D’autres doivent aussi être mises en discussion car indispensables pour que chacune et chacun puisse remplir ses missions essentielles : aide à la direction et au fonctionnement de l’école, augmentation des décharges, rémunérations, formation initiale et continue.

Le SNUipp-FSU sera vigilant sur le contenu réel de ce questionnaire et sur l’utilisation qui en sera faite. Si la souffrance des directrices et directeurs est manifeste et spécifique, celle des autres membres de la communauté éducative est aussi à prendre en compte par des mesures qui concerne l'ensemble du fonctionnement de l'école. 

UDA : trois jours très riches

mar, 22/10/2019 - 15:06

Trois conférences en plénière sont toujours visibles sur la page Facebook du SNUipp-FSU et l'ensemble des conférences ont été tweetées sur le fil Twitter du syndicat.

Vendredi 18 octobre

Marie-Aleth Grard, en plénière inaugurale, a rappelé que 9 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté dont 3 millions d'enfants avec un impact sur leur scolarisation, leur orientation mais qui n'est pas une fatalité : des conditions d'enseignement et d'apprentissage de qualité doivent permettre à l'ensemble des élèves de réussir. Puis Éveline Charmeux a insisté sur la lecture qui n'est pas qu'un acte de décodage mais également de compréhension, s'inscrivant dans des situations concrètes. Grégoire Borst a remis quelques points sur les « i » sur l'apport des neurosciences. Hélène Lompech a présenté l'action de SOS Méditerranée dans le sauvetage en mer et dans les classes. Enfin, en plénière de clôture de cette première après-midi, Benoît Falaize et l'équipe des Territoires vivants de la République ont présenté les nombreux projets développés dans des classes d'éducation populaire, mêlant histoire, musique, français pour mieux vivre ensemble.

Samedi 19 octobre

Pas moins de 13 conférences pour la journée 2 de l'Université d'automne dont la plénière de Philippe Champy  sur le « front d'attaques actuel contre la professionnalité enseignante » et les clés de la riposte : « Les clés de la riposte : opposer des argumentaires précis, défendre la liberté pédagogique, dénoncer toutes les formes d'abus de pouvoir, impliquer chercheurs et formateurs, développer une alliance anti-technocratique au sein de la communauté éducative. » Avant lui, les interventions de Sylvain Connac, Marie-Odile Maire-Sandoz et Catherine Hurtig-Delattre, Anne Clerc-Georgy, Joël Briand, André Tricot, Étienne Butzbach et Arnaud Tiercelin, Anna Stevanato, Florence Savournin, Katell Tison-Deimat, Patrice Gourdet, Frédéric Grimaud. L'atelier chantier  « Faire classe avec tous les élèves » du SNUipp-FSU 89 a permis également des échanges constructifs le samedi et dimanche lors de trois séances.

Dimanche 20 octobre

Une dernière matinée intense pour clôturer cette 19e Université d'automne avec les conférences de Véronique Boiron sur le langage en maternelle, Corinne Loie sur l'importance de préserver sa voix pour enseigner et Ange Ansour sur l'école face au défi écologique. Enfin l'historien et grand témoin de cette édition, Claude Lelièvre a enthousiasmé la salle par son analyse argumentée de la politique éducative du « ministre actuel de l'éducation nationale » et le pouvoir de résistance collective des enseignantes et enseignants pour actionner leur liberté d'enseigner au profit de la réussite de l'ensemble des élèves.

AESH : mobilisation le 20 novembre

lun, 21/10/2019 - 15:16

Cette rentrée devait se placer « sous le signe de la maturité et de la réussite » pour les personnels accompagnant les élèves en situation de handicap (AESH) selon le gouvernement... Autant dire que la réalité est loin du compte puisque cette première période de travail a été marquée par des salaires non versés, nécessitant des « acomptes souvent indécents » et de façon générale des conditions de travail dégradées : « temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés », énumère dans un communiqué unitaire le SNUipp-FSU, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, la CGT-Éduc'action, Sud éducation et le Snalc.

L'intersyndicale dénonce d'une seule voix « l'augmentation du temps de travail sans revalorisation du salaire, l'obligation de formation pendant les vacances et hors-temps scolaire » mais également « la poursuite de la mutualisation forcenée des moyens AESH pour gérer le manque de recrutements ».

Dans ce contexte, les démissions se multiplient : « C’est la conséquence entre autres du travail hors temps scolaire qui pénalise les mères isolées et les AESH ayant un cumul d’emploi » et depuis la rentrée des journées d'actions ont été organisées.

Dans un communiqué unitaire, les organisations syndicales exigent :

  • le réemploi de l'ensemble des AESH ;
  • pour une meilleure gestion des AESH, des personnels administratifs en nombre et formés : pour des contrats et avenants à jour, des salaires versés, des affectations en fonction des situations des AESH ;
  • le maintien des accompagnements individuels dans le respect des notifications MDPH ;
  • l’arrêt de la mutualisation forcée aggravée par les PIAL ;
  • une véritable prise en compte du travail invisible. L’organisation des activités connexes doit être gérée par l’AESH ; 
  • une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail, initiale, continue, spécifique et qualifiante ;
  • la fin du recrutement par les EPLE ;
  • la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
  • une revalorisation immédiate des salaires ;
  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH. 
Actions du 20 novembre

Pour porter ces revendications, une nouvelle journée de mobilisation nationale intersyndicale aura lieu le 20 novembre 2019. Localement, les AESH se réuniront en assemblées générales pour débattre ensemble des suites de la mobilisation et se rassembleront devant les DSDEN, rectorats avec demande d’audience. à Paris, un rassemblement aura lieu devant le ministère de l’Éducation nationale, avec demande d'audience de l’intersyndicale au ministre.

Le communiqué

Lancement de l'Observatoire du métier enseignant

lun, 21/10/2019 - 12:43

La défense de l'expertise enseignante a rythmé la 19e Université d'automne :  le droit à construire son enseignement, dans le respect des programmes mais également de sa liberté pédagogique. Aussi, à l'issue de cette édition 2019 très riche en interventions, le SNUipp-FSU lance l'Observatoire du métier enseignant, une plateforme ouverte à toute la profession pour mettre en mots la réalité vécue au quotidien : les réussites mais aussi les difficultés, les pressions. Cette parole sera portée au ministère. 

Le communiqué

Le SNUipp-FSU lance l’Observatoire du métier enseignant

Un espace dédié en ligne : observatoire.snuipp.fr donne la parole à celles et à ceux qui font l'école au quotidien. Le syndicat majoritaire du premier degré entend mettre sur la place publique la réalité de l'exercice du métier enseignant dans les écoles de France.

Les événements tragiques de ces dernières semaines ont mis en exergue la situation de la direction d'école mais de manière plus générale celle du métier enseignant et des conditions de travail de toute une profession. Effectifs lourds, formation au rabais, inclusion peu ou pas accompagnée, mise en œuvre de politiques qui changent au gré des gouvernements avec des demandes d'adaptations qui sont de plus en plus en conflit avec les valeurs qui animent les professionnels de l'école.
Dans un contexte de prescriptions fortes émanant de l'institution, la réalité du métier est de plus en plus souvent source de tensions et de perte de sens.

Le SNUipp-FSU, aux côtés de celles et ceux qui portent la réussite scolaire au quotidien, donne la parole à la profession. L'Observatoire du métier enseignant permet de mettre en mots notre expertise professionnelle, sa remise en cause, les empêchements, les doutes, les réussites… Des témoignages qui permettront au SNUipp-FSU de nourrir le débat public et ses revendications pour garantir bien-être, sécurité au travail et développement professionnel des enseignantes et enseignants au service de l’ensemble des élèves. Parce qu'améliorer les conditions d’exercice du métier enseignant permet d'améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, il est essentiel de libérer la parole et d'afficher ce qui se vit réellement dans les écoles tous les jours.

Port-Leucate, le 20 octobre 2019.

Plus que jamais, défendre le vivre ensemble !

jeu, 17/10/2019 - 11:30
Le communiqué 

Plus que jamais, défendre le vivre ensemble !

Le 12 octobre dernier, un élu régional du Rassemblement National s'en est pris à une mère d'élève qui accompagnait des élèves au prétexte qu'elle était voilée.

Stigmatiser une mère accompagnatrice d'un groupe d'élèves, l'humilier publiquement, faire pleurer son enfant, lier sa pratique religieuse à la commission d'actes terroristes sont des faits graves et intolérables. La FSU exprime sa solidarité à la mère de famille et à son fils.

Si le ministre de l'Éducation nationale a rappelé la loi, il a cru bon d'ajouter que « le voile n'est pas souhaitable dans la société ». Tout cela nourrit une stigmatisation des musulman·es dans notre pays et participe d'amalgames tout autant inacceptables que dangereux.
La FSU ne peut accepter de tels propos qui ne sont pas fidèles aux valeurs de laïcité qui sont celles de notre société.
Les personnels de l'éducation arrivent tous les jours à faire vivre les principes de laïcité en bannissant tout prosélytisme et à favoriser par le dialogue la participation de toutes les familles à la vie des écoles. Ils doivent être encouragés et soutenus.
La FSU attend du gouvernement qu'il clarifie sa position, tienne des discours responsables et prenne des mesures renforçant l'unité des concitoyen·nes et la cohésion sociale du pays.

Dans un contexte marqué par le terrorisme, la FSU refuse toute instrumentalisation évidente de la laïcité. La nécessaire prévention des attentats doit préserver de toute récupération par des campagnes islamophobes et racistes.
Attachée au vivre ensemble, dans le monde du travail comme dans la société, la FSU s'inquiète de faits qui alimentent la haine raciste et la division de notre société.
Elle alerte le gouvernement sur la manière de traiter actuellement de la question de la neutralité à l'école et s'inquiète à ce titre d'une nouvelle proposition de loi déposée par le groupe Les Républicains au Sénat.
La FSU demande au gouvernement de préserver et garantir un service public ouvert à tous les usager·es.

Les Lilas, 17 octobre 2019.

Un 6 novembre de rassemblements

mer, 16/10/2019 - 16:31

Le 1er octobre dernier, les organisations syndicales représentées au CHSCT du ministère ont tenu à s’adresser par courrier au ministre afin d’en demander une réunion extraordinaire. Au programme les représentantes et représentants du personnel ont exigé du ministère une information précise sur la connaissance des actes suicidaires ainsi qu’un travail sur les mesures de prévention.

A cette occasion, elles s’adresseront également au ministère pour réclamer une réelle amélioration des conditions de travail des directeurs et directrices d’école, des enseignant·es et de tous les personnels qui font vivre les écoles, les établissements et les services. Elles rappelleront que cela passe par une meilleure reconnaissance de leurs professionnalités, des mesures pour garantir la santé, la sécurité, le bien-être au travail et le développement des services de médecine de prévention ainsi que la mise en place d’une organisation moins verticale et moins injonctive, valorisant au contraire le travail collectif.

Elles saisiront également l’occasion, une nouvelle fois, de dénoncer la suppression programmée des CHSCT qui aggravera la prise en charge de celles et ceux qui sont en souffrance.

Enfin elles demanderont à nouveau que les représentants des personnels puissent poursuivre leur rôle de contrôle et d’équité sur toutes les opérations de mouvement et d’avancement de carrière des personnels, alors même qu’il est prévu de le faire disparaitre dès 2020.

Aussi le SNUipp-FSU propose que l’ensemble des personnels, directeurs, directrices, enseignants et enseignantes, psychologues, conseillers et conseillères pédagogiques mais également AESH puissent ce jour-là, par diverses actions, indiquer leur revendications afin d’améliorer les conditions de travail dans les écoles. Rassemblements, conférences de presses, recueil de cahiers de doléances… autant de moyens qui permettront aux personnels des écoles d’exprimer leur colère à l’occasion de cette réunion extraordinaire du CHSCT Ministériel.