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Mis à jour : il y a 16 min 50 sec

Des moyens pour les RASED, une urgence !

jeu, 01/10/2020 - 15:37

«Face à la mise en péril de l'école publique... il faut obtenir un plan d'urgence pour l'école dans lequel s'inscrirait le renforcement des RASED.» alerte le collectif national dans un communiqué paru le 2 octobre. Le dispositif d'aide spécialisé est mis en péril par une réduction des effectifs des enseignants et enseignantes spécialisées et des psychologues scolaires, par des réseaux incomplets, des missions détournées ou des départs en formation lacunaires. C'est pourquoi le collectif RASED, auquel le SNUipp-FSU appartient, appelle à une mobilisation forte sur tout le territoire.

En parallèle, un rapport de la Cour des comptes préconise la création d'un service de santé scolaire incluant les psychologues de l'Education Nationale, ce qui les placerait hors de l'école. Cette menace supplémentaire pour la pluralité de la composition des RASED nuirait à la mise en place de projets de prévention reposant sur les regards pluriels des trois spécialités qui composent les réseaux d'aide. 

Aussi, le SNUipp-FSU appelle à faire du 14 octobre une journée de mobilisation pour la défense des RASED, dans le cadre d'une campagne pour un plan d'urgence de l'éducation. 

Toujours dans le cadre de la mobilisation, une carte postale électronique à envoyer au Ministre est déployée par des membres du collectif. Cette dernière exige le renforcement des RASED et la restauration des nombreux postes supprimés depuis 2008.

Envoyer la carte pétition

Le communiqué du collectif RASED
Des moyens pour les RASED : une urgence !


Les organisations FCPE, SNUipp-FSU, SE-UNSA, CGT Educ’Action, Sud Education, SNPI-FSU, AFPEN, AGSAS, FNAME, FNAREN, organisations syndicales et associations professionnelles membres du Collectif National RASED tiennent à alerter l'ensemble de la communauté éducative quant aux orientations ministérielles concernant la difficulté scolaire, particulièrement en cette rentrée. La diminution des moyens alloués aux RASED et les fondements idéologiques qui régissent la gouvernance actuelle de l’Éducation Nationale ne font qu'aggraver la souffrance au travail et privent les élèves des aides nécessaires.
Depuis des années, les effectifs d'enseignant·es spécialisé·es se réduisent, les psychologues demeurent en nombre insuffisant, les Réseaux d'aide sont incomplets ou inexistants, les départs en formation sont bien trop rares pour répondre aux besoins du terrain, les missions sont détournées ou empêchées ...
Cette réalité qui s'assombrit chaque année davantage tend à nous faire disparaître du paysage scolaire, petit à petit. De plus en plus de collègues ont un contact lointain ou plus de contact du tout avec un RASED. De fait, le travail de complémentarité professionnelle tellement nécessaire face à la difficulté scolaire ne peut plus se faire. Nous assistons à une destruction organisée et pernicieuse de ce dispositif.

Pourtant les RASED sont encore là ! Et aujourd'hui, il faut faire entendre leur voix avant qu'il ne soit trop tard. La mobilisation doit être générale face à la mise en péril de l'école publique que vivent les élèves, leur famille et les professionnels dans leur quotidien. Dans cet objectif, il faut obtenir un plan d’urgence pour l'école dans lequel s'inscrirait le renforcement des RASED.

Cette rentrée particulière exacerbe encore davantage les contradictions entre les discours et les situations réelles. Alors même que les RASED auraient dû avoir une place renforcée pour assurer l'accompagnement des élèves les plus fragiles, mais aussi l'écoute des familles et le soutien aux équipes. Des postes d'enseignant·es spécialisé·es et de psychologues ont encore été supprimés ou demeurent vacants. Les moyens d'action des Réseaux d'Aides continuent à se réduire.

Parce que nous défendons une certaine idée de l’école, celle d’une école publique qui lutte contre les inégalités, aide à devenir autonome, responsable et épanoui·e, refuse la standardisation et la normalisation dictées par les évaluations nationales, nos organisations revendiquent l’urgence à se mobiliser pour notre école. Nous demandons davantage de moyens en postes et en formation. C'est en effet ainsi que les RASED pourront jouer un rôle majeur pour une véritable école inclusive.
C'est pourquoi nos organisations, membres du collectif nationale Rased, appellent à une mobilisation forte et continue sur tout le territoire.

Paris, le 2 octobre 2020

Les enseignants de prison à la peine

jeu, 01/10/2020 - 07:04

La circulaire d’orientation pour l’enseignement en milieu pénitentiaire est parue le 9 mars dernier, elle précise les conditions d’exercice des personnels.

Les ORS revisitées 

Alors que jusqu’à présent la plupart des PE exerçant en prison bénéficiaient des mêmes droits que les personnels du 1er degré exerçant dans le second degré (21h/semaine) ils devront dorénavant en sus « trois heures hebdomadaires forfaitaires en moyenne annuelle, soit cent huit heures annuelles forfaitaires, notamment consacrées aux activités de coordination et de concertation ainsi qu'au suivi et à l'évaluation des détenus scolarisés ». 108 h, qui ne sont pas réclamées à leurs homologues du 2nd degré qui exercent dans les mêmes milieux. Avec cette mesure il ne sera plus possible pour ces personnels de faire valoir le paiement d’heures supplémentaires pour les heures de coordinations et de synthèse. C‘est donc un manque à gagner à venir pour ces personnels du 1er degré exerçant en prison et qui ne bénéficient toujours pas du versement de l’ISAE.

Le communiqué du SNUipp-FSU  Enseignement en milieu pénitentiaire : Donner les moyens d’éduquer

Le métier d’enseignant en milieu pénitentiaire est remis en question depuis plusieurs années, et le sentiment d’un délaissement de la part de l’éducation nationale se fait de plus en plus sentir.
La récente circulaire réglementaire ainsi que la convention avec le ministère de la justice organisent l’enseignement en milieu pénitentiaire et définissent les relations entre l’administration pénitentiaire et l’éducation nationale. Ces deux textes n’ont pas fait l’objet de concertation avec les organisations syndicales.
Ils confirment d’une part une régression des conditions de travail des personnels et révèlent d’autre part un changement de philosophie de l’enseignement en milieu pénitentiaire. L’enseignement en prison n’est plus une priorité pour tous les détenus, il répondra désormais à des objectifs chiffrés en fonction des moyens disponibles et non en fonction des besoins d’enseignement.
Un mouvement de contestation des personnels exerçant en milieu pénitentiaire comme en centre éducatif fermé se développe sur l’ensemble du territoire pour dénoncer le mépris du ministère à leur encontre, la dégradation de leurs conditions de travail, l’atteinte à leurs droits et la non-reconnaissance de leur engagement en faveur notamment des mineurs incarcérés.
Aujourd’hui avec 77% des mineurs en prison qui sont en en attente de jugement, l’urgence serait plutôt à garantir et à développer des alternatives éducatives à l’incarcération. L’école au sein des prisons doit être un véritable moteur de réinsertion sociale.
Le SNUipp-FSU soutient les personnels enseignant en milieu pénitentiaire, interpelle le ministre de l’éducation nationale et dépose une alerte sociale afin qu’il entende leurs demandes et leurs exigences.

Paris, le 1er octobre 2020

Défendre la laïcité, refuser la division

mer, 30/09/2020 - 11:06
Le communiqué « Séparatisme » : nous refusons une loi de stigmatisation, de division 
et une nouvelle attaque des principes de laïcité.

Le ministère de l’intérieur, celui de la citoyenneté et l’Elysée ont annoncé préparer une loi sur le « séparatisme » présentée à l’automne pour un vote devant intervenir au début de l’année 2021.

Nos organisations souhaitent ici le dire ensemble et avec force : nous ne laisserons pas ainsi diviser, fracturer la société française et plus particulièrement les classes populaires par une nouvelle campagne islamophobe de stigmatisation des populations musulmanes ou perçues comme telles qui sont systématiquement visées dans les propos des ministres et au plus haut sommet de l’État.

Personne n’est dupe : ce sont nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane qui sont visés par ce projet de loi. Les exemples donnés dans les médias se réfèrent systématiquement à l’Islam, aux musulmanes et aux musulmans.
Ce projet de loi vise à désigner un « ennemi intérieur ».
Si l’on en croit les propos du ministre de l'intérieur il s’agit même de contrôler l’expression du dogme. Si des expressions religieuses contreviennent au droit, l’État dispose déjà du dispositif législatif pour agir mais il n'a pas à se mêler du dogme d’aucune religion.
Hérité du racisme colonial, ce projet est une nouvelle expression d’un débat public saturé de fantasmes xénophobes : l’usage du mot « ensauvagement » répété à l’envie par le ministre de l’intérieur, la monstrueuse mise en scène raciste de la députée Danièle Obono dans Valeurs actuelles, la « plaisanterie » d’un ancien président de la République assimilant « singe » et personnes noires, les humiliations publiques répétées de femmes qui portent le foulard... tout cela n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Récemment encore, des élu·es ont exprimé, à l'égard d'une syndicaliste étudiante de l'UNEF, des exigences qui outrepassaient les obligations légales et mettaient en cause des droits reconnus par le principe laïc de liberté des convictions religieuses.
En effet, la laïcité a pour objectif principal de garantir les libertés et l'égalité.
Si l’État se doit d'être neutre et laïc, c'est justement pour permettre à la citoyenne ou le citoyen de pouvoir être libre d’exprimer ses idées à partir du moment ou cette expression n’empiète pas sur la liberté d’autrui. Les principes laïques ne doivent pas être dévoyés ni être appliqués à géométrie variable. Dupes d’aucune offensive réactionnaire, nos organisations rappellent leur attachement à la laïcité qui permet l’exercice réel de la liberté d’opinion, d’expression et de conscience. Cela impose d’investir massivement dans des services publics.

Modifier la loi de 1905 , comme le projette l’exécutif avec sa loi sur le prétendu « séparatisme » risque de détruire cet équilibre et de renforcer l’instrumentalisation de la laïcité.
Nos organisations prendront leurs responsabilités, continueront de se mobiliser pour l’égalité des droits et seront attentives aux initiatives unitaires prises dans le cadre de l'examen de ce projet de loi.
Elles appellent toute la population à refuser ces divisions, à se battre ensemble contre tous les racismes, à faire face ensemble pour exiger et construire des réponses aux urgences sociales.

Le 25 septembre 2020

108 h : halte à la remontée des tableaux

ven, 25/09/2020 - 17:05

La nouvelle circulaire sur la direction d’école parue au BO du jeudi 27 août indique que «&nbsples directeurs d'école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire ». Une exigence de libre organisation portée depuis longtemps par la profession et le SNUipp-FSU. Il semblerait que les 18h de temps d’animation pédagogique restent cependant bien de la responsabilité de l’IEN et de l’équipe de circonscription et que les 6 h de conseils d’école soient incompressibles. Resterait donc 84 h à la libre organisation des équipes

Plus de tableau !

Une mesure qui restera à concrétiser dans un décret portant sur les obligations de service. En attendant, il n’est plus nécessaire de faire remonter les traditionnels tableaux réclamés par les circonscriptions pour en rendre compte. Le ministère, interrogé par le SNUipp-FSU en groupe de travail direction d’école sur le sujet, l’a confirmé.

La Covid partout... sauf dans les écoles

ven, 25/09/2020 - 15:59

Création d’une nouvelle cartographie de l’épidémie avec des graduations supplémentaires, demande de limitation des interactions sociales, fermetures de bars et de restaurants dans les zones en alerte maximale… voilà l’essentiel des mesures annoncées ce jeudi 23 septembre par le Ministre de la Santé, Olivier Véran. Parmi ces annonces, légitimées par un contexte sanitaire en dégradation constante, aucune pour l’école et les établissements scolaires.

Une école sous cloche ?

Ces annonces arrivent moins d’une semaine après celle d’un nouveau plan sanitaire allégé pour les écoles. Désormais, lorsqu’un enfant est testé positif, il doit être isolé sept jours chez lui sans qu’aucune mesure d’éviction ou d’isolement ne soit prise pour les autres élèves ni les personnels. C’est à partir de trois cas seulement dans une classe qu’il est recommandé à l’ARS de procéder à sa fermeture. Le ministre cible ainsi la famille comme unique lieu de contamination alors que d’une part les études sur la contagiosité des enfants ne sont pas unanimes et que les établissements scolaires et les universités représentent à ce jour un tiers des clusters. Mais pour le gouvernement, à l’image du nuage de Tchernobyl aux frontières, le virus s’arrêterait aux portes des écoles.

De plus, l’école ne vit pas en vase clos, et ça le gouvernement semble l’avoir oublié. L’école, c’est aussi des activités à l’extérieur, c’est aller au gymnase ou encore en sorties pédagogiques. 

Tout est prêt ? 

Alors que le Ministre acclamait dès juillet haut et fort que « tout est prêt », rien n'est pourtant bien arrêté et le plan de continuité pédagogique reste toujours et encore une hypothèse e travail virtuelle alors que le virus circule très activement. Aucun moyen permettant la diminution des effectifs et le non-brassage n'est au rendez-vous. Même les masques fournis par le Ministère ont connu quelques nuances d’interprétations dans leur perméabilité au Covid, selon l’aveu même des autorités de santé.

Des questions demeurent

A quoi joue donc le gouvernement ? La gestion de la question scolaire laisse planer des doutes quant à la priorité affichée de lutte contre l’épidémie. Alors que des conseils et des injonctions tombent partout, y compris pour régir la vie privée des citoyennes et citoyens, ce choix paraît de plus en plus délibéré. Celui d’une école assignée à la première ligne du maintien de l’activité économique pour permettre aux parents de continuer à travailler.

Pour le SNUipp-FSU, cette politique de zig-zag permanent doit cesser. Au plus vite, des moyens doivent être accordés pour permettre à la fois une protection sanitaire maximum et à la fois le plus de continuité scolaire possible. Cela passe notamment par des recrutements via les listes complémentaires abonnées afin de mettre des moyens humains sur le terrain à la hauteur de la situation. Sans oublier la nécessaire confiance dans les équipes enseignantes qui tiennent l'école depuis mi-mars. 

Direction d'école en surchauffe

jeu, 24/09/2020 - 17:45

Depuis la rentrée, les sollicitations vont crescendo… Il s’agit le plus souvent dans l’urgence de prendre connaissance des consignes fluctuantes, de les transmettre à l’équipe éducative et aux parents d’élèves, de faire remonter les situations aux inspections … sans pour autant disposer de plus de temps pour effectuer ces tâches supplémentaires. Les protocoles et consignes modifiés constamment entraînent surcharge de travail et pressions : rarement les directrices et directeurs auront été épuisés si rapidement après la rentrée ! C'est le message qu'a fait passer le SNUipp-FSU lors du groupe de travail qui s'est réuni mercredi 23 septembre, rue de Grenelle, un an après le suicide de Christine Renon, directrice en Seine-Saint-Denis. 

Surchauffe dans les écoles 

Dans plusieurs départements, les décharges de direction sont supprimées suite au manque de remplaçant·es et des réunions intempestives sont ajoutées. Il est parfois demandé aux directrices et directeurs de se rendre disponible les week-ends pour donner de l'information aux familles. Les représentant·es du personnel ont d'ailleurs alerté le CHSCT ministériel à ce sujet afin de veiller au droit à la déconnexion.
L'animation de l'équipe pédagogique est souvent sacrifiée pour répondre aux différentes sollicitations, à la mise en oeuvre d'un protocole à géométrie variable, aux diverses enquêtes, ou encore à la rédaction des projets d'école à renvoyer pour la veille. Toutes ces tâches fastidieuses pour lesquelles le SNUipp-FSU demande un moratoire.
Deux points étaient à l'ordre du jour de ce groupe de travail, les décharges de direction et la délégation de compétences qui inscrite dans la loi n'est pourtant pas encore au bout du cheminement parlementaire. 

Sur les décharges

Le ministère souhaite s'attaquer en priorité aux petites écoles sans décharge en mettant en réflexion la création d'1/8ème de décharge hebdomadaire qui pourrait se traduire par un jour de décharge toutes les deux semaines pour les écoles de une à trois classes. À la demande émise par le SNUipp-FSU et la plupart des organisations syndicales d'un quart de décharge hebdomadaire pour toutes les écoles qui n'en ont pas actuellement, la rue de Grenelle a opposé une fin de non recevoir  évoquant un coût budgétaire trop important.  

À ce stade, le ministère n’apporte aucune proposition à la nécessaire augmentation des quotités de décharge existantes pour l’ensemble des autres écoles de 4 classes et plus, il y a pourtant urgence. 

Sur les délégations de compétences 

Alors que cette notion de délégation de compétences inscrite dans la loi Rilhac est toujours en discussion au parlement, l'exécutif semble vouloir aller vite sur le sujet. Or les directrices et les directeurs ne sont pas en demande de compétences supplémentaires mais au contraire d'un allègement de leur charge de travail. Le ministère a engagé la réflexion sur de possibles délégations de compétences pour des objets qui ne sont pas des petits sujets : 

  • L’accueil et l’accompagnement des stagiaires et néo-titulaires
  • L’école inclusive et la coordination des PIAL
  • Les activités péri et extra-scolaires en lien avec le projet d’école
  • L’articulation du temps de l’enfant : PEDT et parcours inter cycles entre la maternelle et l'élémentaire et sur le cycle 3 à cheval avec le collège. 

Alors que certaines de ces missions sont déjà dévolues à d'autres personnels comme les PEMF, on est loin d'aboutir à un allègement des fonctions de direction. Ces discussions mettent en évidence la méconnaissance du premier degré et une volonté d’établir des directions à la carte.

Les demandes de la profession sont pourtant connues du ministère qui a lui même mené enquête l'an dernier. Il est urgent de créer des emplois statutaires à temps plein pour l'aide à la direction et au fonctionnement de l'école. Toutes les écoles ont besoin d'une augmentation de leur temps de décharge. La partie administrative de la fonction doit être allégée et les tâches non indispensables pour la vie de l’école, les élèves et les familles doivent être supprimées. C'est de cela que les directions des écoles ont besoin en urgence et non pas d'une assignation de nouvelles compétences en fonction des appétences des uns et des autres. 
Enfin, la question de la revalorisation salariale permettant de reconnaitre véritablement la fonction de direction reste toujours d'actualité, au même titre que la rémunération de l'ensemble des personnels des écoles. 

Recruter les listes complémentaires

jeu, 24/09/2020 - 06:16
Le courrier au ministre 

Monsieur le Ministre,
Deux semaines après la rentrée scolaire, nos organisations syndicales constatent une situation difficile dans les écoles : les classes sont trop chargées, les remplaçant·es et les enseignant·es spécialisé·es manquent.
À ces difficultés, s’ajoutent les conséquences de la mise en isolement de nombreux et nombreuses collègues suspecté·es d’être positif ou positive au Covid19 ou ayant été en contact avec une personne positive.
Ces quatorzaines mobilisent fortement les remplaçant·es et conduisent parfois à reporter sine die des formations institutionnelles telles que les 18 demi-journées REP+, la formation CAPPEI... ce qui n’est pas acceptable.
Au mois de mars, vous aviez annoncé la création de 1248 postes supplémentaires, ce qui pour nos organisations syndicales reste une mesure insuffisante pour assurer des conditions de rentrée satisfaisantes.
Par ailleurs, cette annonce de 1248 postes supplémentaires ne s’est traduite que par une augmentation de 625 places aux différents concours (11415 places en tout) dont 526 pour le concours externe, celui-ci passant de 9 515 à 10 041 places.
Aujourd’hui, près de 2000 candidat·es au concours de professeur des écoles, qui ne demandent qu’à enseigner, sont inscrit·es sur liste complémentaire.
En cette rentrée difficile, nos organisations syndicales portent une exigence commune : il est urgent Monsieur le ministre, que vous donniez la consigne aux recteurs et rectrices de recruter la totalité des candidat·es au concours inscrit·es sur les listes complémentaires et que celles-ci soient abondées si nécessaire.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées

Signataires :
Guislaine David - Co-Secrétaire générale, SNUipp-FSU
Stéphane Crochet - Secrétaire général, SE-UNSA
Frédéric Volle - Secrétaire général, SNUDI-FO
Catherine Nave-Bekhti - Secrétaire générale, SGEN-CFDT
Fatna Seghrouchni - Co-Secrétaire fédérale, SUD-Education
Patrick Désiré - Secrétaire général, CGT Educ’Action

Évaluations : un coupable mélange des genres

jeu, 24/09/2020 - 05:43
Le communiqué 

Évaluations nationales et questions aux élèves sur le confinement : un coupable mélange des genres

A grand renfort d’effets de manche médiatiques, le Ministère de l’Education nationale a présenté les les évaluations obligatoires pour les classes de CP, CE1, 6eme et 2de et CAP comme des outils « pour mieux cibler et organiser l'accompagnement des élèves » dans le contexte bien peu normal d’une rentrée post confinement.

Les professeurs ont découvert ces derniers jours que des questions complémentaires, mais loin d’être anodines, ont été ajoutées dans la plus grande discrétion. Dans le second degré, elles portent d’une part sur le vécu des élèves pendant le confinement, d’autre part sur les méthodes de travail de leurs professeurs pendant cette même période (« lorsque vous envoyiez du travail à votre professeur, comment vous faisait-il un retour ? », accompagné de propositions de réponses binaires). S’il est tout à fait légitime de chercher à en savoir plus sur la façon dont les élèves ont vécu cette période si particulière du confinement, le mélange des genres est pour le moins problématique. A quoi pourront bien servir des résultats d’une enquête sur la perception par les élèves du travail des professeurs, intégrés à un test visant à évaluer les connaissances des élèves ? Dans le 1er degré, le fait que ces questions sont facultatives ne figure ni sur le cahier des élèves, ni sur celui des enseignants, qui ignorent pour la plupart qu’elles ne sont pas obligatoires. De plus, à la fin des cahiers des élèves de CP et de CE1 figurent des questions aux enseignants pour savoir si l’élève est revenu à l’école avant l’été ou non... quel sera l’usage réservé à ces questions, dont les familles ne sont pas informées ?

Les professeurs et les familles n’ont pas été prévenus de la teneur des questions sur le confinement : or des questions imprévues d’ordre psychologique, avec des réponses binaires, peuvent être déstabilisantes pour certains élèves. Quant aux professeurs, ils ont découvert en direct, lors de la passation du test, que des questions portaient sur leur travail pendant le confinement et pas seulement sur les connaissances des élèves.
Il est étonnant par ailleurs que l’on interroge ainsi les élèves sans accorder aux équipes pédagogiques le temps d’analyser la période de confinement / déconfinement pour mieux faire face aux épisodes à venir.

Le SNES-FSU, le SNUipp-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU dénoncent la confusion entretenue par le Ministère sur la nature de ces tests. Il exige que les personnels soient clairement informés du caractère facultatif de cette partie des évaluations nationales. Chacun devra avoir le choix de répondre, ou pas, à ces questions.
Le SNES-FSU, le SNUipp-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU exigent également que les familles soient informées directement et de manière explicite de l’utilisation des données personnelles concernant leur enfant.

Pour nos organisations, les évaluations nationales standardisées et autres tests ne peuvent être l’alpha et l’oméga de la rentrée 2020. Ni l’école ni les élèves ne peuvent trouver un intérêt à la passation de ces évaluations nationales. Encore moins cette année.

Paris, le 22/09/2020

Salaires : le concret c'est pour quand ?

mer, 23/09/2020 - 22:36

ilan social, notes de la DEPP, rapports de l’OCDE… les documents s’accumulent et dressent tous un état des lieux alarmant des salaires enseignants en France. Le pouvoir d’achat des enseignantes et enseignants de l'Hexagone est en baisse, ce qui les fait dégringoler sur l’échelle sociale. Alors que le Ministre communique sur le « Grenelle » à venir, le SNUipp-FSU rappelle quelques chiffres et comparaisons qui ne sont surement pas inconnus de  « l'observatoire des rémunérations » annoncé par le ministre si tant est qu'il n'ait jamais existé, mais qui doivent maintenant aboutir à des décisions concrètes. 

Les PE français en comparaison de leurs homologues des pays de l’OCDE

Malgré un nombre d’heures de classe supérieur et des effectifs plus importants, les enseignantes et enseignants français touchent en moyenne 37 % de salaire en moins que la moyenne des onze pays comparables au bout de 15 ans d’exercice et 23% de moins que la moyenne des pays de l'OCDE.

Rémunérations inférieures aux autres cadres de la fonction publique

Pourtant classés en catégorie A, les enseignantes et les enseignants perçoivent des rémunérations très inférieures à celles des autres cadres de la Fonction publique. En raison d’indemnités qui constituent plus de 30% de leur rémunération, certain·es agent·es classé·es en catégorie B ont une rémunération moyenne supérieure à celle des PE. 

En comparaison les primes et indemnités des enseignantes et des enseignants du 1er degré constituent 7% de leur traitement. Ainsi un brigadier de la police nationale, fonctionnaire de catégorie B, gagne en moyenne 2 777 euros quand la moyenne des PE se situe à 2 404 euros.

Salaire net global moyen en euros (dont primes et indemnités)
Source : rapport annuel FP 2019, chiffres de 2017
Écarts avec le second degré

Depuis 1990, les PE sont recruté·es au même niveau que celui des professeur·es certifié·es. Ce même niveau de recrutement affichait l’ambition d’une égale reconnaissance du métier enseignant. 

Mais la différence de rémunération existe toujours : elle s’explique par un régime indemnitaire plus important dans le second degré, par l’ajout d’heures supplémentaires (quasi-inexistantes dans le 1er degré) et par un accès à la hors classe qui est resté longtemps nettement plus favorable.

Et par rapport au SMIC ? 

Alors que le métier de professeur des écoles n’est accessible qu’à partir de bac+5, un·e enseignant·e débutant·e ne touchera en premier salaire que 1,21 fois le SMIC (soit 1 480 euros net). Il ou elle devra attendre 6 années de carrière pour toucher 1,5 fois le SMIC, et environ 20 années de carrière pour toucher 2 fois le SMIC. 

Et pour les femmes ?

Alors que l’égalité salariale est garantie par le statut de la Fonction publique, on constate des écarts significatifs entre les femmes et les hommes. Dans le premier degré, le salaire net des hommes est ainsi supérieur de 11% à celui des femmes.
Et c’est bien le déroulement de carrière (rythme de passage au sein de la classe normale, accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle) qui est déterminant. L’écart salarial s’accroît ainsi de quinze jours de salaire en début de carrière jusqu’à plus d’un mois et demi de salaire en fin de carrière.

Et pour les AESH ?

Grand·es oublié·es des annonces, les AESH sont pourtant plus de 100.000 dans les écoles ce qui représente un tiers des effectifs enseignants. Les AESH peuvent prétendre à un CDI, au bout de 6 ans de CDD, mais à ce jour il n’existe aucun statut de fonctionnaire pour ces fonctions pourtant indispensables dans cette école dite inclusive. Leur grille salariale compte 8 échelons et le salaire maximum est de 1 390 euros net au 8ème. Actuellement, plus de 96 % des AESH sont en temps incomplet, souvent de 24h (61 % d’un temps complet) se traduisant par des salaires nets mensuels compris entre 750 et 850 euros. 

La revalorisation des enseignantes et enseignants du 1er degré et des AESH doit maintenant se concrétiser !
Le SNUipp-FSU réclame une revalorisation qui soit déconnectée du dossier des retraites, en agissant sur la grille des salaires avec un accès pour toutes et tous aux indices terminaux du corps des PE et une réelle égalité entre les femmes et les hommes. Il s’oppose à toute contrepartie ou prime au mérite et réclame le maintien du pouvoir d’achat en augmentant fortement la valeur du point d’indice. Une première étape d'un vrai « Grenelle », ce serait 300 € par mois dès maintenant et une réelle égalité entre les femmes et les hommes.

Agir pour le climat et l’emploi

ven, 18/09/2020 - 11:11

Alors que « la pandémie de la Covid 19 a mis cruellement en lumière les problèmes environnementaux, productifs, sociaux préexistants, dont souffrent le plus celles et ceux qui ont le moinsil y a nécessité de se mobiliser pour imposer les mesures de justice sociales et environnementales », indiquent les organisations.  Deux nouvelles journées qui s’inscrivent dans la continuité des marches pour le climat qui ont lieu depuis deux ans. Elles ciblent notamment des lieux et des luttes en cours, symbolisant l’incohérence de projets « portant atteintes gravement aux droits humains et à l’environnement », précise l’appel.

L'appel des 16 organisations

 

Les 25 et 26 septembre ont lieu les marches internationales pour le climat. Parce que la fin du monde et la fin du mois sont un même combat, parce que face aux destructions d’emplois et à l’urgence écologique nous refusons d’opposer justice sociale et environnementale, les organisations membres du collectif « Plus jamais ça » appellent à participer et à multiplier les différentes initiatives de mobilisations locales décidées autour des 25 et 26 septembre.

Nous ne nous résignons pas à ce que le jour d’après ressemble au jour d’avant, en pire. La pandémie de la Covid 19 a mis cruellement en lumière les problèmes environnementaux, productifs, sociaux préexistants, dont souffrent le plus celles et ceux qui ont le moins. Nous sommes convaincu-e-s que c’est par la mobilisation que nous imposerons les mesures de justice sociale et environnementale nécessaires et que la situation nécessite d’affronter ensemble les urgences écologiques, sociales et démocratiques. C’est pourquoi nous appelons à nous rassembler dans des lieux symboliques de ces impératifs. En voici quelques exemples. Pour exiger un plan de relocalisation, nous soutiendrons les salarié-e-s de la papeterie de La Chapelle Darblay menacée de fermeture. Pour préserver les terres agricoles, nous agirons face au projet de centre commercial « Oxylane », porté par Décathlon en périphérie de Montpellier. Cette fin de semaine-là, c’est aussi pour exiger un autre futur pour la jeunesse que nous appelons à soutenir les marches dans le cadre de la journée internationale de la grève scolaire pour le climat vendredi 25 septembre et l’appel à la mobilisation de « l’Assemblée pour l’Amazonie » pour défendre le poumon de la planète menacée par la déforestation et les mega-incendies ». Pour dénoncer l’industrie polluante et la carence des pouvoirs publics en matière de prévention et d’information, nous manifesterons à Rouen un an après l’explosion de l’usine Lubrizol.

Nous marcherons aussi en solidarité avec les populations victimes du comportement irresponsable des multinationales françaises qui engendrent des atteintes graves et risques d’atteintes graves aux droits humains et à l’environnement, comme le méga-projet pétrolier de Total en Ouganda et Tanzanie.

Nous appelons aussi sur tout le territoire à l’organisation de débats autour des propositions du « plan de sortie de crise » présenté par le collectif « Plus jamais ça » et sur les meilleures manières de les voir mises en oeuvre. A partir des luttes et alternatives territoriales, nous appelons les collectifs, les organisations à s’en saisir au niveau local pour faire remonter leurs réactions, critiques et compléments, dont nous nous saisirons pour avancer dans nos propositions.

En effet, alors que le chômage, la précarité et la pauvreté augmentent de façon inquiétante, alors que le chantage à l’emploi bat son plein dans les entreprises, alors que les services publics, mis à mal par des années d’austérité, ne font face à la situation que grâce au dévouement des personnels, le gouvernement annonce un « plan de relance » qui revient à déverser des milliards d’euros sur les entreprises sans contrepartie sociale et environnementale.

Nous exigeons, à l’inverse, que soient prises des mesures de rupture. Celles que nous avons présentées dans notre « plan de sortie de crise » sont une première réponse qu’il convient d’approfondir, de développer, de faire partager par le plus grand nombre pour construire un futur écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral.

Nous appelons ainsi sur tout le territoire à multiplier les initiatives et rassemblements autour du 25 et 26 septembre, et à faire converger les mobilisations pour l’emploi et pour l’environnement.

Le jeu de (notre) société

Dans une courte vidéo réalisée par le studio Boniato, autour d'un plateau de jeu illustrant un planisphère, l'équipe solidarité, dont les membres représentent la société civile dans sa diversité, va changer les règles du jeu pour transformer le monde dans une perspective solidaire et écologique...

Une façon différente de présenter les enjeux mis en avant par ce collectif...

Après le "presqu'un mètre", le virus à sens unique

ven, 18/09/2020 - 09:20

S'appuyant sur des données scientifiques toujours incertaines, le protocole sanitaire s'assouplit encore en modifiant les procédures à tenir en cas de contamination avérée. 

Pour le SNUipp-FSU, après une impréparation patente des mesures prises à la rentrée, « le gouvernement persiste dans ses égarements et ses contradictions.  » La redéfinition des cas contacts au sein des écoles pour maintenir une scolarité coûte que coûte prend le risque d'une exposition à la contamination des élèves, personnels et usagers. 

Le communiqué du SNUipp-FSU Après le « presqu’un mètre », le virus à sens unique

Le ministre de la santé vient d’annoncer un nouveau protocole sanitaire pour les écoles. Lorsqu’un enfant est désormais testé positif, il doit être isolé sept jours chez lui sans qu’aucune mesure de précaution ne soit prise pour les autres élèves ni les personnels. Le ministre cible la famille comme unique lieu de contamination, alors que les connaissances scientifiques sur le pouvoir contaminant et la contagiosité des enfants ne sont pas arrêtées. L’assouplissement du protocole scolaire en cette rentrée était déjà pourtant annonciateur de difficultés avec une application des mesures barrières (non-brassage, distanciation physique, hygiène…) rendues quasi impossibles au vu du nombre d’élèves par classe et de la configuration et de l’équipement des écoles.

La stratégie gouvernementale montre ses limites tandis que l’impréparation du ministère est patente : manque de temps pour préparer la rentrée, consignes souvent très tardives et contradictoires, protocoles changeant toutes les semaines, délais trop longs pour obtenir les résultats des tests, manque de moyens de l’ARS et des CPAM pour assurer le traçage de tous les cas contacts, masques inopérants pour les personnels, collectivités territoriales prises de cours…

Rien n’était donc prêt ! Alors qu’il faudrait mettre en œuvre le plan de continuité pédagogique en cas de circulation très active du virus permettant de maintenir les apprentissages et d’assurer la protection des élèves et des personnels, le gouvernement persiste dans ses égarements et ses contradictions. Après le mètre de distanciation adaptable selon les situations pour permettre d’accueillir tous les élèves, voilà le virus à sens unique qui évite d’interrompre la scolarité au risque d’exposer élèves, usagers et personnels des écoles à la contamination.

Programmer, anticiper, associer et agir ne font décidément pas partie du vocabulaire ministériel.

Il est urgent que le ministère réagisse enfin en garantissant les conditions sanitaires, pédagogiques et matérielles d’une poursuite de l’école sous covid.

Paris, le 18 septembre 2020

Pour un climat de Paix

mer, 16/09/2020 - 20:14
La déclaration du Collectif Le Samedi 19 Septembre
« Ensemble pour la Paix et contre le dérèglement climatique, pour la justice sociale
et les droits humains, pour le désarmement nucléaire »

La pandémie du Covid-19 a mis en évidence la communauté de destin et d’intérêt de l’immense majorité de l’humanité.

Face à des forces prédatrices, portées par la mondialisation néolibérale, cherchant à faire des profits immédiats de toute activité humaine, et à préserver leur mainmise sur le monde à travers une augmentation sans précèdent des dépenses militaires, la mobilisation citoyenne est nécessaire.

En France, cette crise a mis plus particulièrement en lumière l’insuffisance des moyens mis à disposition des services publics de santé, des fractures sociales inadmissibles et une économie incapable d’apporter des solutions rapides et efficaces pour faire face à la pandémie.

L’urgence de nouvelles politiques permettant d’assurer aux populations en France et dans le monde entier une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale) ) est partagée par un nombre croissant de personnes et d’organisations.
Face à cette pandémie , partout dans le monde, se sont révélés des potentiels de créativité, de solidarité pour faire face, mais aussi une prise de conscience de la nocivité d’un certain nombre de choix politiques et de la nécessité que les moyens humains et financiers soient affectés prioritairement à la sécurité économique, sociale, sanitaire et écologique et au bien-être des populations à travers une diminution conséquente des dépenses militaires mondiales qui ont atteint en 2019 le niveau jamais atteint de 1917 milliards de dollars en 2019 (1624 milliards d’euros).

Dans ce contexte, le collectif national « En Marche pour la paix » a décidé, comme les années précédentes, de contribuer au succès de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée des Nations Unies pour l’élimination totale des
armes nucléaires (26 septembre).

Partout en France, le samedi 19 septembre, organisons des Marches pour la paix et diverses initiatives publiques de nature à permettre l’expression des exigences populaires :

  • pour la paix et contre les dérèglements climatiques,
  • pour la justice sociale et les droits humains,
  • pour le désarmement nucléaire

Plus que jamais il est nécessaire de crier haut et fort « Stop les guerres, « Stop les violences, Stop la misère, Stop les injustices ».
Ensemble, agissons pour façonner la paix et le développement d’une culture de la paix à travers la construction d’un monde solidaire, débarrassé de toutes les armes de destruction massive dont les armes nucléaires, un monde plus juste et plus humain
car pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Au-delà des Marches pour la paix, le collectif des marches pour la paix :

  • S’adressera à tous les élus qu’ils soient parlementaires ou maires pour souligner ces urgences,
  • Organisera le vendredi 18 septembre de 18h à 20h une visioconférence pour permettre l’expression de la diversité des organisations qui appellent au succès de la Journée internationale de la Paix et aux Marches du 19 septembre,
  • Organisera le samedi 26 septembre de 16 h à 18h30 une visioconférence à participation internationale afin de souligner l’urgence d’une ratification du Traité d’Interdiction sur les Armes Nucléaires (TIAN) adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 par le plus grand nombre d’États et en particulier par les États possédant des armes nucléaires,
  • S’adressera à l’ensemble des ambassades présentes sur le territoire français pour demander que partout les États respectent l’aspiration des peuples à la paix et le droit international en ce qui concerne l’élimination de toutes les armes de destruction massive et l’affectation des crédits en faveur de la réalisation des objectifs du développement durable, de la protection de la planète et d’une sécurité humaine aux dimensions économiques, sanitaires écologiques et sociales, •
  • Affirmera sa solidarité avec toutes les luttes sociales qui portent les valeurs et objectifs des 8 domaines de la Culture de la Paix, des Objectifs du Développement Durable et des conclusions de la conférence de Paris sur le climat.

Le Collectif national « En Marche pour la Paix »

"Rendez-vous de carrière" - comment ça marche ?

mer, 16/09/2020 - 08:34
  1. Les rendez-vous de carrière
    1. Les modalités
      1. La préparation
      2. Le déroulement
      3. Le compte-rendu d’évaluation professionnelle
      4. L’appréciation finale
      5. Les voies de recours
  2. Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement
    1. Avancement au sein de la classe normale
    2. Accès à la hors classe
    3. La classe exceptionnelle
  3. RDV de carrière : qui est concerné en 2020-2021 ?
    1. Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6e et 8e échelon
    2. Pour l’accès à la hors-classe : un 3e rendez-vous de carrière au 9e échelon
  4. L’accompagnement
    1. L’accompagnement collectif
    2. L’accompagnement individuel
Les rendez-vous de carrière #

Au nombre de 3 au cours de la carrière, ils seront pris en compte pour l’accélération de carrière d’une année lors du passage au 7ème et 9ème échelons de la classe normale (30% des collègues promouvables) et pour l’accès à la hors-classe. L’accès à la classe exceptionnelle n’est pas soumis à rendez-vous de carrière.
Ils sont programmés :

  • dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 6ème échelon ;
  • dans l’année scolaire* de mes 18 mois d’ancienneté au 8 ème échelon ;
  • dans la première année scolaire* complète suivant le passage au 9 ème échelon.

* du 1er septembre au 31 août

Les modalités # La préparation #

Chaque enseignant·e est informé·e avant le début des vacances d’été de la programmation d’un rendez-vous de carrière pour l’année scolaire à venir. La date de la visite de l’IEN est annoncée 15 jours avant.
Un document de référence de l’entretien est proposé. Il peut être renseigné par l’enseignant·e et remis à l’IEN. Il n'est pas obligatoire.

Le déroulement #

Le rendez-vous de carrière comprend, pour les enseignant·es devant élèves, une inspection suivie d’un entretien. Les PSY-EN et les enseignant·es qui ne sont pas devant élèves ne sont concerné·es que par l’entretien.

Le compte-rendu d’évaluation professionnelle #

Il est rédigé par l’IEN qui complétera une grille nationale de onze compétences. Il propose un avis :« à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant ») et une appréciation littérale. Un message sur Iprof et sur la messagerie professionnelle informe de la mise à disposition du compte-rendu du RDV de carrière dans l’application SIAE (dans le dossier Iprof). L’enseignant·e a quinze jours pour apporter par écrit ses observations.

L’appréciation finale #

Elle est émise par l’IA-DASEN qui s’appuie sur l’avis de l’IEN. Elle comporte 4 niveaux :

  •  « à consolider »
  • « satisfaisant »
  • « très satisfaisant »
  • « excellent »

Elle est notifiée entre le 1er et le 15 septembre de l’année scolaire suivante. Si, en raison d’une situation particulière, l’enseignant·e a bénéficié d'un rendez-vous de carrière après la période initiale prévue, l’appréciation finale sera notifiée au plus tard le 15 octobre. 

NB : en raison de la crise sanitaire, les rendez-vous de carrière non effectués en 2019-2020 doivent être reportés jusqu’à la fin de l’année civile 2020. La notification de l’appréciation finale interviendra au plus tard le 15 janvier 2021.

Les voies de recours #

Il est possible de demander la révision de son appréciation finale de la valeur professionnelle en présentant un recours gracieux dans un délai de 30 jours suivants la notification de l’appréciation.
En cas de réponse défavorable ou de non-réponse de l’IA-DASEN dans les 30 jours, il ou elle pourra saisir la CAPD dans un délai de 30 jours. Une CAPD sur les demandes de révision se tiendra préalablement à la constitution du tableau d’avancement. Après saisine de celle-ci, l’IA-DASEN notifie l'appréciation finale définitive retenue.

Articulation entre rendez-vous de carrière et campagne d’avancement # Avancement au sein de la classe normale #

Le principe est celui d’une cadence unique sauf pour l’accession aux 7ème et 9ème échelons. Pour ces derniers, 30% des enseignant·es bénéficient d’une accélération de carrière d’un an. L’IA-Dasen établit la liste des personnels concernés par cette accélération.
Le SNUipp-FSU revendique la transparence quant aux critères de départage en cas d’égalité de barème pour bénéficier d’une accélération de carrière.

Accès à la hors classe #

Le barème prend en compte d’une part l’appréciation finale du 3ème rendez-vous de carrière arrêtée par l’IA-DASEN et d’autre part l’ancienneté à compter de 2 ans dans le 9ème échelon.

Appréciation DASEN APPRECIATION Points Excellent 120 points Très satisfaisant 100 points Satisfaisant 80 points A consolider 60 points ANCIENNETÉ Echelon (ANCIENNETÉ au 31 août) ANCIENNETÉ DANS LA PLAGE D'APPEL  POINTS 9ème 2 ans 0 an  0 point 9ème 3 ans 1 an  10 points 10ème 0 an 2 ans  20 points 10ème 1 an 3 ans  30 points 10ème 2 ans 4 ans  40 points 10ème 3 ans 5 ans  50 points 11ème 0 an 6 ans  70 points 11ème 1 an 7 ans  80 points 11ème 2 ans 8 ans  90 points 11ème 3 ans 9 ans  100 points 11ème 4 ans 10 ans  110 points 11ème 5 ans et + 11 ans et +  120 points

En cas d’égalité, l’administration détermine des critères de départage.
Dans des cas très exceptionnels, l’administration peut s’opposer à la promotion à la hors classe d’un personnel. Elle fera l’objet d’un rapport de motivation à destination du personnel concerné.
Vous trouverez les règles de l’année passée dans le e-dossier hors classe de votre département.

Le SNUipp-FSU continue de porter que ce soit l’Ancienneté Générale de Service totale (AGS instituteurs-trices + AGS PE) et que les retraits d’AGS pour absences autorisées ne soient pas décomptés.
Plus globalement, le SNUipp-FSU revendique l’accès de chaque enseignant·e à l’indice 1 000 en fin de carrière, soit plus de 3 800 € net mensuels.

La classe exceptionnelle #

Ce grade est créé depuis le 1er septembre 2017. Il n’y a pas de rendez-vous de carrière, seulement un avis émis par l’IEN et l’IA-DASEN arrête l’appréciation finale. Ils s’appuient sur l’ensemble du déroulement de la carrière et sur le CV I-prof. A partir de 2023, il devrait concerner 10% des effectifs du corps des professeurs des écoles. Aucune démarche n’est nécessaire pour être inscrit au tableau des “promouvables” à ce grade. Néanmoins, la vigilance est de rigueur afin de vérifier son inscription effective dès que l’on remplit les conditions. Pour cette vérification prendre contact avec la section SNUipp-FSU de son département.
L’accès est ouvert à hauteur de 80% des promotions à des personnels ayant accomplis 8 années sur des fonctions particulières* (1er vivier) et à hauteur de 20% au plus des promotions à des personnels au dernier échelon de la hors classe et dont l’administration reconnaît des valeurs professionnelles exceptionnelles (2ème vivier).

*Enseignants exerçant en Éducation prioritaire, directeurs d’école et chargés d’école, directeurs adjoint de SEGPA, conseillers pédagogiques départementaux ou de circonscription, directeurs ou de directeurs adjoint UNSS, maîtres formateurs, tuteurs de personnels enseignants stagiaires et PSY-EN, formateurs académiques, enseignants référents handicap.

RDV de carrière : qui est concerné en 2020-2021 ? # Pour la classe normale : rendez-vous de carrière aux 6e et 8e échelon #

Les IEN inspecteront, en 2020-2021, les enseignant·es qui pourront bénéficier d’un avancement accéléré d’échelon au titre de l’année 2021-2022. 

Seront concernés :  

  • les enseignants promus au 6e échelon entre le 1er septembre 2019 et le 31 août 2020 ;
  • les enseignants promus au 8e échelon entre le 1er mars 2019 et le 1er mars 2020.
Pour l’accès à la hors-classe : un 3e rendez-vous de carrière au 9e échelon #

Les personnels ayant été promu au 9ème échelon entre le 1er septembre 2019 et le 31 août 2020. Le changement de grade sera étudié pour l’année 2021.

L’accompagnement #

Il est l’une des finalités de la réforme de l’évaluation. Il s’agit de déconnecter la visite de l’IEN du déroulement de carrière et de permettre l’évolution des pratiques didactiques et pédagogiques.
Cet accompagnement peut être individuel ou collectif et répondre aux besoins exprimés par les enseignant·es ou repérés lors d’une visite.

L’accompagnement collectif #

Il peut porter sur la conception et la mise en œuvre de projets ou dispositifs pédagogiques, sur l’évolution des pratiques pédagogiques et sur l’explicitation des orientations nationales et académiques en matière d’éducation.
Il peut également consister en une aide à la mise en place des programmes et à l’évaluation des acquis des élèves et permettre d’identifier les besoins de formation. Les équipes arrêtent, le cas échéant, les modalités d’un compte-rendu.

L’accompagnement individuel #

Il se fait à la demande de l’enseignant·e ou de l’IEN à tout moment de la carrière. Il prend la forme d’une visite dans la classe suivie d’un entretien, il est destiné à valoriser les compétences identifiées, les besoins en formation et repérer les expertises spécifiques. Les objectifs seront de :

  • consolider et développer les compétences professionnelles ;
  • remédier aux difficultés rencontrées par certains personnels ;
  • favoriser la mobilité professionnelle.

L’accompagnement individuel fera l’objet « en tant que de besoin » d’une restitution formalisée à l’enseignant·e. Tout au long de la carrière, il est progressif et conçu dans un esprit de formation et de valorisation.

Mise en quatorzaine et garde d'enfant

ven, 11/09/2020 - 10:46

La foire aux questions du ministère de la Fonction publique différencie clairement la situation des personnels placés en quatorzaine de celles et ceux qui sont malades de la Covid. Ainsi lorsqu'un personnel est en quatorzaine pour avoir été identifié comme un cas contact il bénéficie d'une autorisation spéciale d'absence, en attente des résultats du test, lorsque le travail à distance n'est pas possible pour la mission qu'il exerce. Par contre, les personnels atteints par la Covid sont placés en congé maladie ordinaire. Et de fait, depuis le 1er septembre, ils se verront retirer une journée de carence dans cette dernière situation...

En cas de fermeture de crèche, école ou collège de son enfant 

Le gouvernement a annoncé des mesures de chômage partiel pour les parents dans une situation de garde d'enfants qui doivent se traduire par des autorisations spéciales d'absences (ASA) dans la fonction publique. Les textes fixant précisément cette modalité ne sont pas encore parus mais les ASA devraient être délivrées à la condition que les deux parents soient dans l'impossibilité de travail à distance ou de télétravail et sur présentation d'un justificatif de fermeture de l'établissement. Un dispositif qui devrait être rétroactif à compter du 1er septembre.
Cette disposition devrait également s'étendre aux enfants désignés cas contacts, dans l'attente des résultats d'un test. 

Direction d’école, ça n’avance guère

jeu, 10/09/2020 - 17:29

Mercredi 9 septembre s'est tenu le premier groupe de travail, rue de Grenelle pour échanger sur la direction d’école et plus précisément sur la question des décharges et de l’application de la dernière circulaire publiée au BO le 27 août dernier. Les représentants du ministre ont tenu à rappeler qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire et ont commencé par lister les mesures mises en place à cette rentrée : deux journées de formation annuelles, allègement des tâches, possibilité de décharge ponctuelle, confiance sur l’organisation des 108h, recrutement supplémentaire de services civiques et prime de rentrée de 450€.

Sur les décharges

Le ministère propose une réflexion autour d’une grille multicritères pour l’attribution des quotités de décharge. Il souhaite prendre en compte les prises de responsabilités multiples du directeur par des temps de décharge supplémentaires. Au-delà du nombre de classe, des éléments de contexte de l’école, tels que les élèves à besoin éducatif particulier, la présence d’une ULIS ou autres dispositifs, l’implication dans les dispositifs péri ou extrascolaires, la coordination d’un PIAL, ou l’accueil des néo-titulaire, pourraient être pris en considération. Attention toutefois, ont prévenu les représentants du SNUipp-FSU, à maintenir des critères nationaux objectifs et équitables sur tout le territoire. 

L’ensemble des organisations syndicales a également réaffirmé la nécessité de revoir à la hausse les décharges pour toutes les écoles, avec une attention particulière aux écoles de « 3 classes et moins » et celles comptant plus de 14 classes. À la demande de temps, le ministère répond par une proposition d’augmentation indemnitaire pour les écoles de 3 classes et moins.  « Mais si une revalorisation est nécessaire elle ne doit pas être mise en balance avec la demande de temps, plus que légitime  », ont réaffirmé les représentants syndicaux. 

Quelques précisions :
  • Les deux journées de formation ne seront pas planifiées durant les vacances scolaires et le SNUipp-FSU a demandé que celles-ci n’empiètent pas sur les temps de décharge.
  • Les groupes départementaux réunis par les DASEN devront inclure les organisations syndicales.
  • Le décret sur les obligations réglementaire de service n’évoluera pas ce qui pose la problématique de la mise en conformité avec la circulaire parue au BO le 27 août qui spécifie : « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108h dans le respect de la répartition réglementaire ». Une mesure pourtant à concrétiser dans les textes pour que les écoles puissent reprendre la main sur l’organisation du travail en équipe.

 À l’issue de ce groupe de travail, aucun engagement n’a été pris mais le ministère devrait faire des propositions lors de la prochaine rencontre, le 23 septembre. 

Pour le SNUipp-FSU, un budget plus important doit être consacré à la direction d’école, l’augmentation des temps de décharge doit se faire pour toutes les écoles et sans contrepartie. Enfin la prime annoncée de 450€ doit être étendue à tous les personnels en charge de direction durant la fin de l’année scolaire dernière et pas uniquement à celles et ceux en fonction cette année.

17 septembre: la fonction publique mobilisée !

jeu, 10/09/2020 - 15:20
Selon les organisations syndicales signataires « la crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux ». Dans un appel commun, elles développent cinq raisons de se réunir sous forme de grèves, rassemblements ou manifestations.
  •  La nécessité d’une rupture en matière salariale. 
    Après presque une décennie de gel de point d’indice et d’une perte de plus de 17% de pouvoir d’achat en vingt ans, les syndicats demandent des mesures fortes d’augmentation de salaires.
  • Un changement radical en matière d’emploi
    Pour ces organisations, la précarité exacerbée par la crise et favorisée par la loi de Transformation de la Fonction Publique, ne peut être une solution d’avenir. Elles exigent l’abrogation de la loi et la création d’emploi statutaire.
  •  Des politiques cohérentes face à la situation épidémique
    Comme indiqué dans un communiqué, les syndicats demandent le retrait du jour de carence et la fin de processus de suppression des CHSCT . 
  • Le développement des services publics pour répondre à la crise écologique
    « Pour la définition des politiques publiques, le respect des normes environnementales, pour la recherche publique, pour l’éducation aux enjeux environnementaux. »
  • Pour une rupture avec les politiques d’austérité
    La FSU, CGT et SUD dénoncent les coupes dans les budgets publics au profit des grandes entreprises et des actionnaires

Pour toutes ces raisons, et plus globalement pour l’expression des revendications, ces organisations appellent les agents de la Fonction publique à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre.

le communiqué ici

Des masques chirurgicaux !

jeu, 10/09/2020 - 10:26

Ce sont des masques en tissu qui ont été distribués dans les écoles à cette rentrée pour être portés par tous les personnels présents dans les écoles. Des masques qui ne sont efficaces, selon l'aveu même des autorités de santé, que dans le cas où il sont portés par l'ensemble des personnes en contact, ce qui n'est pas le cas dans les écoles, puisque les élèves n'en portent pas. Le SNUipp-FSU s'adresse solennellement au ministre pour réclamer que soient donnés aux personnels des masques chirurgicaux. 

Le communiqué du SNUipp-FSU Des masques chirurgicaux dans les écoles pour protéger élèves et personnels

Après une semaine de rentrée scolaire, alors que la circulation épidémique est en hausse dans tous les départements, les élèves comme les personnels ne sont pas protégés. Le ministère fournit des masques en tissu or selon l’aveu même des autorités de santé, ce masque n’est efficace que lorsqu’il est porté par toutes les personnes en contact. A l’école primaire, le masque est porté uniquement par les personnels, ce qui ne permet pas de les protéger ainsi que les élèves de la propagation du virus.

Ainsi, selon l’ARS de Bretagne, le port des masques en tissu par les enseignants et enseignantes est “une protection insuffisante et les enfants” et les enseignants “seront donc considérés comme «&nbspcontacts à risque&nbsp» si un enfant de leur classe est testé positif au Covid 19. De même l’ensemble des enfants d’une classe sera considéré comme contact à risque si un personnel est testé positif ”. Ce manque de protection entraînera automatiquement la fermeture de la classe, et bien souvent également de l’école car les conditions actuelles ne permettent pas un non-brassage, et contribuera à la propagation de l’épidémie dans la société.

A l’heure, où les cas positifs se multiplient dans les écoles et que, contrairement à ce qu’il avait été affirmé précédemment, les élèves sont contaminés et contaminants, il est urgent de prendre des mesures pour protéger tous les personnels et les élèves dans les écoles.

L’ARS de Bretagne préconise de doter les enseignants de masques chirurgicaux. Le SNUipp-FSU demande au ministre de mettre immédiatement en œuvre cette préconisation dans toutes les écoles.

Paris, le 10 septembre 2020

Évaluer ? Laissez-nous faire !

jeu, 10/09/2020 - 08:40

Bien sûr « évaluer les progrès ou l’absence de progrès d’un élève, ou il en est par rapport à des attendus est quelque chose de très important. » rappelait André Tricot, professeur de psychologie cognitive et spécialiste de l’évaluation, venu aux universités d’automne du SNUipp-FSU. Et il est facile d’imaginer même pour le commun des mortels que les élèves sont observés, écoutés, entendus par les enseignants et les enseignantes qui les accueillent tous les jours. Ces « informations recueillis dans des temps formels et informels donnent une idée assez juste d’où en est l’élève dans ses apprentissages », soulignait-il.
Un an auparavant, dans les colonnes de fenêtres sur cours, Olivier Rey, chargé de recherche et responsable à l’unité Veille & Analyses de l’Institut français de l’éducation, questionné sur l’utilité de ces tests s’interrogeait : « Pense-t-on vraiment que les professeurs des écoles vont disposer d’informations dont ils ne disposaient pas jusque-là ? N’y-a-t-il pas un risque de redondance ou d’abandon des prélèvements par observation ? Cela ne va-t-il pas pousser les enseignants à une forme de passivité sur cette question ? ». Et du côté des PE, le sentiment général qui se dégage est encore plus négatif. Les centaines de témoignages recueillis par le SNUipp-FSU montrent que ces tests CP et CE1 sont jugés inappropriés aux connaissances des élèves, stigmatisantes, compliquées à mettre en œuvre, chronophages pour les élèves comme pour les enseignants, difficilement restituables aux élèves comme aux parents et au final se révèlent comme une énorme … perte de temps.

Lassitude 

Aussi est-il difficile de comprendre l’entêtement de ce ministère à maintenir coute que coute des évaluations qui ne servent pas aux principaux intéressés ou si peu. Cela s’avère une perte de temps et d’argent, alors qu’il y aurait bien d’autres priorités en cette rentrée particulière.
Ces évaluations standardisées sont devenues au bout de trois ans le symbole du manque de confiance de la rue de Grenelle envers les enseignantes et les enseignants des écoles. C’est pourtant bien elles et eux qui font la classe au quotidien et qui ont su tenir la barque et la tiennent encore à bout de bras, souvent livrés à eux-mêmes, dans la crise épidémique toujours en cours.
Et si on laissait faire les enseignants et les enseignantes, monsieur le ministre !

Non à la journée de carence

mar, 08/09/2020 - 16:52

Dans un courrier commun l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la fonction publique se sont adressé à la ministre afin de demander que soit prise en compte la situation sanitaire particulière pour l'ensemble des fonctionnaires. 

  • Abrogation de la journée de carence
  • La reconnaissance de l'imputabilité au service lors de la contraction de la Covid19
  • La fourniture de masques en nombre suffisant et de qualité
  • La tenue régulière des CHSCT avec les représentants et représentantes du personnel pour suivre la situation sanitaire.

Le courrier indique notamment que « l'argument de la "lutte contre l'absentéisme" qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. »

Le courrier à la ministre 

Madame la Ministre,

Nous souhaitons vous alerter sur un certain nombre de demandes immédiates dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire.

Concernant le jour de carence, nous nous étions adressés à plusieurs reprises au précédent gouvernement. Ces interventions avaient conduit à une suspension de ce dispositif de fin mars à début juillet. De manière incompréhensible, ce dispositif a été rétabli le 11 juillet. L'argument de la « lutte contre l'absentéisme » qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. En tant qu'incitation à se rendre au travail malgré des troubles somatiques ou psychiques, elle envoie un message à contre-courant des préconisations sanitaires les plus élémentaires devant inciter les agent.e.s, au moindre symptôme, à consulter et pour la COVID-19 à se faire dépister. Elle contrevient ainsi à la prévention de l'épidémie puisqu'elle est une incitation à minorer tout symptôme, y compris de la COVID-19, afin d'éviter le prélèvement d'une partie du traitement. Nous vous demandons donc l'abrogation définitive du jour de carence et, dans l'immédiat, la prolongation de sa suspension.

Ensuite, l'absence de reconnaissance de l'imputabilité au service du fait d'avoir contracté la COVID-19 est contreproductif pour favoriser l'engagement des agent.e.s pour le service public. Pendant cette période épidémique, les agent.e.s ont priorisé l'exercice de leurs missions de service public au péril de leur santé et même de leur vie. La reconnaissance attendue, c'est au moins de leur faciliter les voies d'accès à leurs droits. Prévoir l'imputabilité au service du COVID-19 est indispensable pour maintenir cet engagement, ce d'autant que selon les dernières données, les nouvelles contaminations s'effectuent en particulier en milieu professionnel.

Afin de prévenir un nouveau développement de l'épidémie, nous vous demandons que, conformément aux termes de la circulaire du Premier Ministre du 1er septembre 2020, les employeurs assurent effectivement la fourniture de masques en quantité suffisante pour tous les agent.e.s de tous les versants.

Enfin, nous attirons votre attention sur la nécessité de convoquer régulièrement les CHSCT dans tous les services et administrations, et vous rappelons notre opposition à leur suppression dénoncée par l'ensemble des organisations syndicales.

Comptant sur une réponse rapide de votre part.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l'expression de nos salutations respectueuses.

Luc Farré
Secrétaire Général de l'UNSA Fonction Publique

Christian Cumin
Président de l'Interfon CFTC

Nathalie Makarski
Présidente de la Fédération des Services Publics CFE-CGC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP

Baptiste Talbot
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Gaëlle Martinez
Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

Christian Grolier
Secrétaire Général de l'UIAFP-FO

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

Comment j'ai inventé ma maison ?

lun, 07/09/2020 - 16:40

La période de confinement, sans lien avec l'extérieur, loin de l'école, des amis, des salles de sport ou des lieux publics a révélé une vie bien incomplète. Ce nouveau concours invite « les classes à se transformer en architectes et bâtisseurs de demain : à elles de concevoir ou de rêver des habitations différentes, plus faciles à vivre, plus ouvertes, mieux adaptées aux évolutions futures. En bref, imaginer un domicile pour l'avenir, tout en s'inspirant du passé. »

Maisons animales, maisons mobiles ou encore maisons insolites, les élèves pourront rivaliser d’inventivité pour construire leur habitation idéale au travers de livre, album, jeu, récit, affiche, film, bande dessinée, création en volume, enregistrement sonore, vidéos…

À la clé, un séjour en classe de découverte à Port Leucate, des tablettes tactiles et de nombreux ouvrages de littérature jeunesse.

Inscriptions à partir du 7 septembre

Les inscriptions sont ouvertes à compter du 7 septembre et jusqu’au 25 octobre inclus.

Les classes inscrites auront jusqu’au 21 mars 2021 minuit pour adresser leur œuvre par voie postale au SNUipp-FSU, jeu concours « Comment j’ai inventé ma maison», 128 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Pour les œuvres numériques et tout contact, s’adresser à concours-snuipp@snuipp.fr

Ressources en ligne

Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet :

Sur le site de la BNF : http://classes.bnf.fr/maisondemain.htm . Ces ressources sont aussi disponibles et téléchargeables sur Eduthèque.

Chez les Éditions partenaires : Rue du monde, L’école des loisirs, Glénat, Grasset, Didier jeunesse, Amaterra, Père Fouettard