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SNUipp-FSU Blog Posts
Mis à jour : il y a 16 min 49 sec

Retraités : Dans l'action le 14 juin

lun, 23/04/2018 - 10:00

Après les manifestations du 15 mars qui avaient vu d'importants cortèges de retraités dénonçant la hausse de la CSG et la baisse leur pouvoir d'achat, le Premier ministre Edouard Philippe a  reconnu qu'il fallait "corriger le dispositif" pour les "100.000 foyers de couples retraités" dont les revenus sont "juste au-dessus" du seuil retenu. Un premier recul trop limité pour les neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) d'autant plus que son application n'est  annoncée que  pour la prochaine loi de finances et donc pas avant 2019.

Des manifestations partout en France le 14 juin

"Les neuf organisations ont donc décidé d'accentuer la pression sur le gouvernement et sur les parlementaires", indiquent-elles dans un communiqué.  Elles appellent à une troisième journée de mobilisation, programmée le 14 juin, avec des mobilisations décentralisées dans tous les départements, au plus près des retraités. Pour les neuf, " le fait que d'autres mobilisations sociales et syndicales se développent dans le pays est considéré comme un élément supplémentaire nécessitant le maintien d'une pression spécifique de tous et toutes les retraité-e-s ".

Une pétition unitaire

Par ailleurs, les mêmes organisations ont lancé une pétition réclamant "une loi de finances rectificative qui annule la hausse de la CSG pour tous, mette fin au gel des pensions (et) décide de leur revalorisation". Les pétitions collectées par les organisations syndicales seront remises au gouvernement et aux parlementaires.

Pour télécharger la pétition c'est ici

Un code de déontologie pour la psychologie

ven, 20/04/2018 - 11:09

« Aboutir à une réglementation de la déontologie des psychologues protégeant les usagers et les psychologues quel que soit leur champ d’exercice », c’est l’objectif que se sont données dix-neuf organisations représentant les psychologues, qu’ils exercent en libéral, dans la fonction publique - et donc l’Éducation nationale – ou auprès des associations.
Dans un communiqué commun daté du 15 avril 2018, elles précisent qu’il s’agit de faire face aux  «risques actuels pesant sur la profession et le titre unique », ainsi qu’aux « difficultés rencontrées dans le respect de la déontologie et dans les conditions d’exercices [qui] invitent l’ensemble de la profession à s’engager » pour défendre cette déontologie.
Le communiqué détaille enfin les différents axes de travail mis en chantier.

PsyEN : le site

jeu, 19/04/2018 - 09:17
Visiter le site

Avec la JPA, aider au départ en vacances

jeu, 19/04/2018 - 07:58

Alors que plus de trois millions d’enfants sont « assignés à résidence », la Jeunesse au Plein air ne renonce pas et organise une campagne de solidarité afin d’aider au départ en vacances collectives.
Parce qu’il est essentiel de rappeler que les colonies de vacances et centre de loisirs sont l’un des derniers espaces de mixité, où des enfants issus de milieux sociaux et culturels différents se rencontrent, se découvrent et apprennent à vivre ensemble.

Organiser la campagne 

De janvier à juin, du matériel de collecte constitué de vignettes et marque-pages est mis à disposition par la JPA et permet de récupérer des dons. Les montants collectés sont centralisés au niveau de l’école et sont à envoyer au siège de la Jeunesse au Plein Air. 

Tout le matériel sur le site de la campagne. 

Éduquer à la solidarité 

Au-delà de la collecte de fonds, il s’agit bien d’une campagne de solidarité et de citoyenneté qui a toute sa place dans un projet de classe ou d’école. La JPA met à la disposition des enseignants et des enseignantes toute une série d’outils pédagogiques qui permettent de travailler ces notions de solidarité et de citoyenneté dès le plus jeune âge avec les élèves. 

Tous les outils par cycle sur le site de la campagne

Vous aviez dit « École de la confiance »…

lun, 16/04/2018 - 15:34

« L’école de la confiance ça signifie beaucoup de choses ça signifie tout d’abord la confiance du ministre dans les acteurs du système et évidemment particulièrement aux professeurs de France ». Quelques mois plus tard les faits viennent, c’est le moins qu’on puisse dire, quelque peu nuancer la déclaration du ministre de l’Éducation nationale lors de sa conférence de presse de rentrée. Florilège

Mise en œuvre des APC 

Alors que le contenu des activités pédagogiques complémentaires est discuté, notamment à travers la réappropriation de ce temps au profit de toute l’école, leur cadre laissait jusqu’alors la main aux équipes pédagogiques sur leur contenu et leur conduite. Un courrier du directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) adressé aux recteurs et IEN demande dorénavant que « ces heures soient entièrement consacrées à soutenir les apprentissages fondamentaux des élèves, notamment les plus fragiles ». Des heures de soutien donc qui laissent de côté les multiples actions en lien avec les projets d’école mises en place et qui concernaient parfois l’ensemble des élèves. Une heure qui devra dorénavant être « dédiée à la mise en œuvre d’activités relatives à la maîtrise du langage et à la lecture » et dont le ministère va même jusqu’à décider de l’organisation pédagogique puisqu’il s’agira de les conduire « sous forme d’ateliers ou de club lecture ». Nul doute qu’il y a là des pistes intéressantes. Mais qui peut penser que les enseignants ont attendu la lettre de la Dgesco pour « développer chez les élèves le goût de lire et encourager leurs capacités de lecture à voix haute » ? Un signe manifeste de la confiance faite aux enseignants par le ministère…

Animations pédagogiques

Elles seraient donc l’alpha et l’oméga de la formation continue des enseignants ? L’exigence du métier ne peut se satisfaire de 18 heures d’animations pédagogiques ; là aussi la rue de Grenelle fait dans la « confiance ». Exit la possibilité de construction de ses contenus et du choix des équipes et des enseignants car l’année prochaine ce sera français et mathématiques ou mathématiques et français, l’ordre n’ayant pas encore été décidé par le Ministre.

Lire :     Animations pédagogiques : mise au pas de la rue de Grenelle.

Déchiffrer, apprendre des leçons, numéroter…

Enfin quatre projets de notes de service, rendues publiques par le café pédagogique, sont venues finaliser le tableau d’une bien curieuse « école de la confiance ». Alors que les enseignants des écoles primaires travaillent depuis deux ans pour l’élémentaire, trois ans pour la maternelle, à la mise en œuvre des nouveaux programmes, ces notes viennent donner des directives parfois en contradiction avec ces textes de référence. Elles font surtout appel à des recettes magiques destinées à encenser auprès de l’opinion publique une école d’antan aux effets miraculeux.

Lire : La circulaire qui fera pshitt !

Le concept « d’école de la confiance » développé par le ministre est longtemps resté impénétrable. Aujourd’hui, on réalise qu’il fallait comprendre « faites ce qu’on vous dit », mais toujours avec les moyens du bord. En lieu et place d’injonctions inefficaces, le ministère serait bien inspiré de s’appuyer sur l’expertise des enseignants et leur donner les moyens de la renforcer.
Gageons que les enseignants sauront, eux, mettre en place auprès des élèves et de leurs familles une autre définition de l’école de la confiance.

Classes rurales : redistribuer les cent postes mis en réserve

lun, 16/04/2018 - 15:26
La lettre ouverte

Soutien aux cheminots en grève

jeu, 12/04/2018 - 16:41

Dans un communiqué daté du 3 avril, la FSU dénonce « la contre-réforme que compte mener le gouvernement pour l’avenir de la SNCF [qui] ne répond à aucun impératif réglementaire ou financier ni à aucune nécessité de service public. »
Elle déplore qu’ « alors que notre pays a besoin de voir se développer et se moderniser son service public ferroviaire, le gouvernement organise son démantèlement. »
Par ailleurs, pour la fédération, « le statut des cheminots et celui de la SNCF (entreprise publique) permettent de ne pas soumettre la sécurité des voyageurs aux seules injonctions du profit économique. »
Elle tient enfin « à témoigner de sa solidarité pour les agents de la SNCF en lutte », et « considère que l’avenir des transports ferroviaires devrait faire l’objet d’un grand débat public. »

Caisses de soutien

Plusieurs caisses de soutien sont ouvertes, qui permettent à toutes et tous de manifester leur solidarité aux grévistes en espèces « sonnantes et trébuchantes ».

Celle d’un collectif de personnalités de la société civile

Celle de la CGT

Celle de SUD-Rail

Celle de l’Unsa-Ferroviaire

La circulaire qui fera pshitt ?!

jeu, 12/04/2018 - 14:47

Avec l’ambition de « construire le parcours d’un lecteur autonome », d’assurer « l’émancipation des élèves » par « la maitrise de la langue française » ou encore de faire « du calcul un enjeu majeur de la maitrise des principaux éléments de mathématiques à l’école primaire », ces trois notes paraphées par le Ministre de l’Éducation nationale et qui doivent être publiées au BO prochainement, interrogent d’abord sur leur statut. S’agit-il de recommandations ? Donnent-elles les grandes lignes d’une pédagogie officielle ? Quelle place occupent-elles, deux ans après la parution des nouveaux programmes ?

Une circulaire pour quoi faire ?

Le statut peu clair de ces trois notes a dans un premier temps amené le SNUipp-FSU à interroger la rue de Grenelle. Dans l’attente de ces précisions, il apparaît tout de même que peu de place est faite à l’expertise professionnelle des enseignants pour concevoir et mener les séances d’apprentissages en fonction de la connaissance et des besoins de leur classe. Une note qui va tout de même jusqu’à conseiller aux enseignants de « circuler dans les rangs des élèves lors des activités… »

Déchiffrer, apprendre des leçons, numéroter

Il pourrait être tentant sans être trop caricatural de rassembler ces trois notes de service dans une seule formule « Lire, écrire, compter ». Mais une fois encore chacun de ces domaines relève dans ces « recommandations » d’une approche quelque peu désuète ne prenant que trop peu en compte les travaux de la recherche.
Ainsi la rue de Grenelle propose-t-elle le retour d’une grammaire à la « grand-papa » avec un catalogue de notions et de listes de mots à apprendre par cœur en oubliant l’importance du réinvestissement de ces notions dans des textes lus et dans les activités d'écriture et de création. Si la « leçon de grammaire » est utile pour faire le point et expliciter un fait de langue, elle ne saurait suffire à l'apprentissage. Enfin, il faut déplorer le silence sur le rôle de la production d’écrits, alors que le CNESCO, vient dans son rapport du 11 avril de rappeler la nécessité de faire davantage écrire les élèves.

Sur la lecture alors que le préambule de la note affirme l’ambition de former des « bons lecteurs actifs ayant le goût de la lecture » en leur donnant les outils « d’accéder au sens des textes et au plaisir que la lecture procure », les propositions renvoient, elles, à la fin du CP les premières activités de compréhension. A l’inverse des programmes de 2016 qui rappelaient à juste titre qu’au « cycle 2, le sens et l’automatisation se construisent simultanément. »

Concernant les mathématiques, l’accent est mis sur le comptage-numérotage en maternelle, un apprentissage mécanique de la suite numérique qui ne permet pas à lui seul de construire le nombre et qui pour le coup vient en contradiction avec les programmes de 2015 de l’école maternelle.

École de la confiance ?

À la lecture de ce projet de note on semble bien loin de la formule de « l’école de la confiance » qu’affectionne pourtant le ministre. Reconnaitre les enseignants, les soutenir, les valoriser et miser sur une vraie formation initiale et continue de qualité, seraient de meilleures réponses aux enjeux bien réels posés au système éducatif français.

Fonctionnaires : nouvelle grève le 22 mai

mer, 11/04/2018 - 13:49

Près d'un demi-million de personnes dans les rues le 22 mars pour défendre le service public, ses missions, les salaires, des emplois pérennes. Mais aucun bougé du côté gouvernemental. Aussi sept fédérations de fonctionnaires : la FSU, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FA-FP, FO et Solidaires, rejointes le 12 avril par la CFDT, appellent à une troisième journée d'action le 22 mai. Elles réaffirment ne partager "ni l'orientation, ni la méthode, ni le calendrier proposés par le gouvernement " visant à "réduire le périmètre de l'action publique avec la perspective d'abandons voire de privatisation de missions ". En cause notamment, les quatre chantiers qu'entend ouvrir le gouvernement autour d'un "nouveau contrat social avec les agents publics".

Visite de chantiers
  • Un dialogue social plus fluide et recentré sur les enjeux les plus importants

En déclarant « vouloir simplifier et déconcentrer les instances représentatives », le gouvernement fait peser une menace claire sur les instances paritaires et leur rôle essentiel dans la défense des conditions de travail et la transparence dans le déroulement de carrière des agents. Dans l'Éducation nationale, on connaît l'importance des commissions administratives paritaires et des comités techniques et l'action prépondérante qu'y jouent les représentants du personnel. Les Comités d'hygiène, sécurité et santé au travail (CHSCT) qui viennent à peine de faire leur apparition dans la Fonction publique sont-ils déjà condamnés ?

  • Une rémunération plus individualisée

Le gouvernement ne fait pas mystère de sa volonté d'individualiser les progressions de carrière et de salaire en les corrélant à un "mérite" érigé en valeur repère. C'est faire peu de cas de nombreuses études qui ont démontré que c'était loin d'être un critère déterminant dans l'engagement des agents et l'efficacité du travail produit. C'est de surcroît oublier la dimension collective des métiers de la Fonction publique et le cadre de missions d'intérêt général.

  • L’accompagnement individualisé et les mobilités

Pour la FSU, les transitions professionnelles et les mobilités, à l’intérieur de la Fonction publique comme vers le privé peuvent être améliorées. Mais le contexte des suppressions de postes d’ores et déjà annoncées (120 000 au total sur le quinquennat) obère toute discussion sereine sur la question. Les possibilités de mobilité vers le privé seraient proposées uniquement dans les administrations qui se restructurent ou ferment des postes.

  • Un élargissement du recours au contrat pour donner davantage de souplesse au recrutement

Il s'agit là, ni plus ni moins, que la remise en cause de l'accès à la Fonction publique par concours et le recours accru aux contractuels et aux précaires qui sont déjà massivement utilisés dans la Fonction publique. On constate depuis quelques années, y compris dans l’Éducation nationale, les difficultés liées au développement des contrats précaires fragilisant à la fois les personnes employées et les missions indispensables qu'elle assurent.

La FSU opposée au dynamitage du statut des fonctionnaires

Avant même le lancement de la concertation, la FSU avait demandé que la discussion porte sur d’autres sujets : plan de recrutements pré recrutements, conditions de titularisation des agents précaires, mesures ambitieuses de formation initiale et continue, leviers pour favoriser une mobilité choisie, reconnaissance du travail et de l’engagement des agents. Devant l'absence de réponses à ces demandes, les neuf organisations syndicales de fonctionnaires ont claqué la porte de la première rencontre avec Olivier Dussopt, le Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Action et des comptes publics.

Mobilisation unitaire

Pour la FSU, "Cette nouvelle mobilisation est nécessaire car nous sommes à un tournant dans la Fonction publique ". Il s'agit de préserver le statut général des fonctionnaires, ainsi que les statuts particuliers et les régimes de retraite. Les organisations syndicales revendiquent aussi "la création d'emplois statutaires"  pour cesser le recours aux emplois précaires que ce soit dans l'éducation nationale, la santé ou encore les collectivités locales. Elles défendent enfin le pouvoir d'achat des personnels, l'abrogation de la journée de carence et l'amélioration des déroulements de carrière.

J.L Bianco: "Laïcité, ne pas durcir la loi."

mer, 11/04/2018 - 12:59
Vous venez d'être reconduit à la présidence de l'Observatoire de la laïcité, quels sont les grands chantiers en cours? 

Nous poursuivons nos missions d’observation, d’information et de formation auprès des élus, des agents publics, des associations, des médias ou des particuliers pour rappeler le droit, inlassablement et prévenir autant faire que se peut les contentieux. Dans l’Éducation nationale, il faut reprendre la formation continue des enseignants et renforcer la formation initiale. Nous avons ainsi demandé au ministère de mettre au point un module commun à toutes les Espé et une évaluation sur les dispositifs mis en place notamment pour l’enseignement moral et civique (EMC).

Quelle laïcité aujourd'hui dans un climat tendu sur le plan religieux ?

Il n’y a pas à durcir la loi mais à la connaître et à l’appliquer, avec sérénité et fermeté. Tout le monde doit respecter la laïcité, croyants ou non. Nous avons un outil formidable, produit de notre histoire qui repose sur des principes très clairs : la liberté de croire de ne pas croire, de changer de religion ou de ne plus en avoir, la neutralité du service public. Dans tous les cas, les conflits sur le terrain trouvent des solutions offertes par la loi et le bon sens. Par exemple dans les cantines scolaires, si les collectivités peuvent servir le type de repas qu’elles veulent, la solution qui rassemble le plus est celle de l’offre de choix entre repas avec viande et sans viande.

Comment conjuguer laïcité et dialogue avec les familles religieuses à l’école?

Parfois les enseignants se heurtent à des contestations, certaines de bonne foi et d’autres plus offensives qui dénotent d’une politisation de l’école par la religion, ce qui est inacceptable. L’école publique est là pour enseigner l’état actuel des connaissances scientifiques et fournir les outils pour que chacun forme son propre jugement. La croyance, elle, reste une affaire personnelle. C’est simple sur le principe, plus difficile dans la pratique. Il est donc important de se réunir en équipe, de connaître les textes, d’avoir discuté à l’avance pour avoir les idées nettes en cas de difficulté. Par exemple il est hors de question que des parents refusent la visite d’une exposition ou la mixité dans les gymnases et piscines, c’est bien évidemment contraire au principe d’égalité.

#EnVacances !

mer, 11/04/2018 - 07:46

« Si pour chacun, les vacances sont une nécessité, cette réalité n'est pas possible pour tout le monde », a rappelé Anne-Marie Harster, présidente de Solidarité Laïque. Car de ce point de vue les faits sont têtus, 22 millions de Français ne partent pas en vacances chaque année dont plus de 7 millions d'entre eux depuis 5 ans. Des chiffres rappelés par trois associations nationales, la JPA, l'Unat et Solidarité Laïque qui ont souhaité réunir leurs énergies dans une grande campagne d'interpellation des pouvoirs publics, des élus et de l'opinion publique sur l'importance du départ en vacances. 

Les exclus des vacances 

Car ne pas partir en vacances c'est être exclu à plusieurs titres. D'abord d'un droit au départ en vacances rappelé dans la Convention internationale des droits humains et des droits de l'enfant, mais aussi être exclu du droit de rencontre de l'autre, du droit d'apprendre et de découvrir. « Exclu de se projeter dans des ailleurs possibles », comme l'a rappelé Yann Renault, secrétaire général de la Jeunesse au Plein Air, qui n'a pas hésité à évoquer « 3 millions d'enfants qui chaque année sont assignés à résidence ». 

"Les vacances sont un droit auquel chacun doit accéder dès son plus jeune âge, quel que soit son niveau de vie ". 

Une campagne de mobilisation 

« La question des vacances ne peut-être réduite à sa fonction économique et touristique », a rappelé Michèle Demessine, présidente de l'Unat. « Elles sont un droit vital qui permet de prendre en compte chez les femmes et les hommes leur droit au repos. Et de ce point de vue la question des vacances des enfants est essentielle pour inscrire dès le plus jeune âge des habitus de départ. »

Aussi c'est une grande campagne de mobilisation avec pétition, engagement d'élus et outils de communication qu'ont lancé ensemble les trois grands acteurs historiques du droit aux vacances avec un site dédié, une pétition en ligne, et une adresse d'engagement aux élus. 

Le site en ligne et la pétition

"Tous capables", rencontres du GFEN en mai

mar, 10/04/2018 - 09:46

Serge Boimare psychologue clinicien et la sociologue Anne Barrère sont les invités des 11e Rencontres nationales du Groupement français d'éducation nouvelle (GFEN) samedi 26 mai à Ivry-sur-Seine (94). Le thème de ce nouveau rendez-vous de l'association et de ses partenaires (dont l'OZP ou le Café pédagogique) sonne comme un mot d'ordre, un défi qui ne cesse de se poser à l'école française: "Dans et hors l'école, réussir ils en sont tous capables" ou comment prendre en compte les différences, voire les handicaps, sans pour autant creuser les inégalités?

Tout au long de la journée ce thème sera décliné sous forme de conférences et d'ateliers. 

Le matin, Serge Boimare questionnera: "Comment en arriver à un e école de la réussite pour tous?" et Anne Barrère abordera la question "Des épreuves scolaires à l'éducation buissonnière : la double vie des adolescents" puis à partir de 11 h cinq ateliers s'organiseront autour des relations avec les parents, de la sociolinguistique ou encore du journal des apprentissages. 

L'après-midi sera également un temps d'ateliers: "Qu'est-ce que veut dire égalité?", "Rencontrer l'autre, ses écrits, ses doutes, ses richesses", initiation au théâtre d'Augusto Boal...

Renseignements et inscription sur le site du GFEN.:

Améliorer les permutations

mar, 10/04/2018 - 08:13

Dire que les résultats des permutations sont cette année encore décevants relève de l’euphémisme. Avec 23,71% de taux global de satisfaction et 48,13% au titre du rapprochement de conjoint, un grand nombre de postulants, plus de 13 000 dont 2 500 en rapprochement de conjoint n’obtiennent pas leur mutation. Ce sont autant de personnels qui vont donc se voir à nouveau contraints à des choix difficiles entre leurs aspirations professionnelles et leur situation familiale.

« Nous sommes encore très loin d’une mobilité géographique effective pour toutes les enseignantes et tous les enseignants », relevaient le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Snudi-FO dans une déclaration commune à l’occasion d’une rencontre au ministère pour tirer le bilan de la campagne 2018. Un groupe de travail qui a permis de revenir sur un bug informatique entrainant des erreurs d’affectation, suivie d’une une communication ministérielle mal organisée qui a suscité de l’émoi chez les personnels.
C’est pourquoi les organisations syndicales demandent « afin que cette situation ne puisse pas se reproduire dans les années futures, la mise en place d’une CAP préalable de vérification et de validation de tous les barèmes. »

Augmenter le volume d’ineat-exeat

Elles demandent aussi qu’il soit donné consigne aux IA-Dasen « d’accorder les ineat-exeat pour tous les collègues à qui le ministère a annoncé dans un premier temps l’obtention de leur permutation, pour quelques jours plus tard leur annoncer le contraire. » Une mesure qui implique d’abonder les possibilités d’ineat-exeat dans l’ensemble des départements pour améliorer un taux de satisfaction beaucoup trop faible et pour permettre aux enseignants affectés par l’erreur de pouvoir permuter sans porter préjudice aux autres participants.
Enfin, les syndicats réclament la tenue d’un nouveau groupe de travail « d’ajustement des mutations inter départementales, pour examiner au plus vite les situations les plus difficiles qui n’ont pas obtenu satisfaction. »

Hors classe : pour les retraitables aussi !

lun, 09/04/2018 - 15:38

« La carrière des agents a désormais vocation à se dérouler sur au moins deux grades, à un rythme plus ou moins rapide. » La circulaire parue au BO n°8 du 22 février 2018 est claire, à ceci près qu’une partie des enseignantes et des enseignants aujourd’hui retraitables risque bien de ne pas accéder à la hors classe si une attention particulière n’est pas portée à leur situation. En cause, l'architecture du nouveau barème qui ne prend pas assez en compte l'ancienneté de service. Par ailleurs, un certain nombre de PE ont vu leur promotion du 9e au 10e échelon ou celle du 10e au 11e retardée d'une année à la suite de la mise en place de la nouvelle grille indiciaire.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre pour lui demander qu’une solution soit trouvée à la situation de ces personnels retraitables aux 1er septembre 2019 ou 2020 et qui doivent tous pouvoir accéder à la hors classe lors de la campagne d’avancement 2018. Il demande que « des instructions soient données aux IA-Dasen », les invitant à émettre pour ces enseignants « un avis s’appuyant sur la durée de la carrière, sur l’expérience et l’investissement professionnel qui garantisse effectivement leur accès à la hors classe. »

S'adresser aux Dasen

Le syndicat propose également aux personnels concernés d’écrire (avec copie au SNUipp de leur département) à leur IA-Dasen pour lui demander « que la reconnaissance de [leur] engagement professionnel au service de la réussite des élèves se traduise aujourd’hui par un avancement à la hors classe comme le ministère s’y est engagé. »
Le SNUipp réclame enfin que des groupes de travail préalables aux CAPD de promotion se réunissent afin d’examiner ce dossier.

Classe ex : du nouveau pour la campagne 2018

ven, 06/04/2018 - 15:56

Cette année de mise en place de la classe exceptionnelle est particulière,  certains enseignants concernés par l’accession à ce grade sont appelés à candidater deux fois au cours de la même année scolaire. Après la campagne 2017 dont les résultats sont tombés dans la plupart des départements , place déjà à la campagne 2018 !

Cette campagne concerne les personnels non éligibles au titre de l’année 2017 qui le deviennent pour 2018 (8 ans d’exercice direction, REP,…) et les recalés au titre de l’année 2017 qui peuvent de nouveau candidater .

Un bug et des précisions

Initialement prévue du 3 au 16 avril , l'inscription sur i-prof pour avoir exercé pendant 8 ans en éducation prioritaire ou sur des fonctions particulières n'est pour l'instant toujours pas possible suite à un bug informatique. Le SNUipp-FSU est intervenu auprès du ministère pour obtenir le report de la clôture des inscriptions et lui a fait préciser les deux dispositions suivantes

  •  Les services accomplis en éducation prioritaire sont pris en compte comme des services à temps plein s'ils correspondent à au moins 50% des obligations règlementaires de l'agent.
  • Les années d'affectation ou d'exercice dans une école ou dans un établissement, classés Réseau ambition réussite (RAR) ou Réseau de réussite scolaire (RRS) seront prises en compte.

Vivons le paysage, le palmarès

ven, 06/04/2018 - 08:00

"Vivons le paysage", paysage qui nous entoure ou que l'on aimerait découvrir... décor qui se module au fil du temps, des saisons ou des projets de ville, le thème du concours invitait encore plus qu'à l'accoutumée cette année au voyage. Les dizaines de classes participantes, de la maternelle au cycle 3 en ont exploré les chemins, dans un travail au long cours mêlant les arts, la littérature, la géographie. "C'est un véritable levier dont se saisissent les enseignants et les classes pour mener un projet qui mobilise et valorise le travail ", remarque Fatima Akkacha, de la  Ligue de l'enseignement, co-organisatrice avec la Bibliothèque de France (BnF), le SNUipp-FSU, le  Café pédagogique , la ville de Paris, les éditions  Rue du monde , l' École des loisirsActes sud juniorThierry Magnier et et  Le Rouergue jeunesse.

Aussi le jury a-t-il eu fort à faire pour départager les productions finales qui lui sont parvenues.

L'engagement des élèves comme critère numéro 1

"J'ai été très sensible aux projets qui ont permis à des classes de découvrir l'environnement dans lequel elles vivent et auquel elles ne prêtaient pas forcément attention, le premier cercle ", témoigne Fatima Akkacha, "J'ai cherché les prises de position des classes car parfois à trop vouloir en dire on se perd ", complète Caroline Doridot. L'implication réelle des élèves a également guidé nombre de choix. "C'est important qu'ils se soient emparés du projet et qu'on retrouve leur expression ", insiste Coline Ribue de l'École des loisirs. La durée du travail sur l'année, l'interdisciplinarité, la participation des partenaires de l'école, parents, personnel municipal ont également pesé. Tout comme "la recherche de matières pour représenter le paysage et les approches multisensorielles avec des odeurs, des sons ". 

à noter cette année : le nombre d’œuvres numériques, 17 au total avec des balades sonores, des ombres chinoises, des marionnettes.

Vidéo d’œuvres reçues

Reportage dans le prochain "Fenêtres sur cours"

Le prochain numéro de Fenêtres sur cours, à paraître en mai, consacrera un reportage détaillé au travail de la classe lauréate : les élèves de PS-MS-GS de Coutençon (77) qui ont travaillé sur le château d'eau près de leur école et l'ont transporté dans leur univers pictural.

Animations pédagogiques : mise au pas de la rue de Grenelle.

mer, 04/04/2018 - 19:18

Le week-end du 1er avril, le courrier de la DGESCO circulait sur les réseaux sociaux et certains ont d'abord cru à un poisson. La ficelle paraissait grosse et pourtant... Le ministère donne bien consigne au recteur d'organiser les 18 heures de temps d'animations pédagogiques à la rentrée 2018 sur deux seuls objets répartis équitablement : « enseignement et apprentissage de la lecture et de l'écriture » et « enseignement et apprentissage des mathématiques ». Un plan de formation permettant d'assurer selon ce courrier « l'acquisition des savoirs fondamentaux par les élèves », centré sur « le lire, écrire, compter et respecter autrui ».
La rue de Grenelle affiche donc ses ambitions pour l’école primaire, une ambition au petit pied qui consiste une fois de plus à sortir de vieilles recettes censées répondre aux difficultés bien actuelle de l’école.

Retour en 2008 ?

Les actions au cycle 2 en français seront essentiellement centrées sur la lecture avec une distinction faite entre le CP « qui doit former des lecteurs autonomes dès la fin de cette première année », et les deux autres années du cycle. Un guide de référence spécifique au CP « fournira un état de la recherche et formulera des recommandations pour une pratique quotidienne ». Bref un guide des bonnes pratiques et une formation qui prévoit de renvoyer le travail sur la « compréhension explicite et implicite de textes » aux CE1 et CE2. Des temps de formation qui devront également prévoir pour ces deux dernières années, « un enseignement explicite de la grammaire et du vocabulaire ». Pour un peu on pourrait y voir le retour des programmes de … 2008.

Animations communes

Du côté de la maternelle, le programme est plus flou. Il devra quoi qu’il en soit s’appuyer sur la réflexion entamée lors des assises des 27 et 28 mars dernier qui avait pour ambition de « tracer les perspectives de l’école maternelle de demain pour en faire une véritable école de l’épanouissement et de l’acquisition du langage » et ce, « au plus près des besoins des jeunes enfants ». Une prise en compte dont on peut douter quand, dans le même courrier, le ministère juge utile de « convier les enseignants de maternelle aux temps de formation destinés aux enseignants de CP ».

Faut-il rappeler la distinction entre formation continue et animations pédagogiques ? Ces dernières sont une occasion pour les équipes d’école et de circonscription de définir des contenus de formation en fonction des besoins identifiés. Il ne sera plus possible pour les formateurs les plus en lien avec le terrain d’y répondre.
« Une école de la confiance », avait dit le ministre, où « on libère les énergies ». Or, par-delà les discours, les actes penchent plutôt aujourd’hui pour le retour d’une école de l’injonction.

Fonction publique : un nouveau contrat social ?

mer, 04/04/2018 - 12:24

oo" Vers un nouveau contrat social avec les agents publics " : le projet de transformation de l'action publique lancé par le gouvernement fait en tout cas bien peu de place à leurs aspirations et à leurs revendications. Unilatéralement, le ministère a prévu quatre chantiers de concertation avec les organisations syndicales sur les thèmes suivants :Un dialogue social plus fluide et recentré sur les enjeux les plus important.

  •  Un dialogue social plus fluide et recentré sur les enjeux les plus importants

En déclarant "vouloir simplifier et déconcentrer les instances représentatives ", le gouvernement fait peser une menace claire sur les instances paritaires et leur rôle essentiel dans la défense des conditions de travail et le respect de la transparence dans le déroulement de carrière des agents. Dans l'Éducation nationale, on connaît l'importance des commissions administratives paritaires et des comités techniques et l'action prépondérante qu'y jouent les représentants du personnel. Les Comités d'hygiène, sécurité et santé au travail (CHSCT) qui viennent à peine de faire leur apparition dans la Fonction publique sont-ils déjà condamnés ?

  • Une rémunération plus individualisée

Le gouvernement fait peu de mystère à sa volonté d'individualiser les progressions de carrière et de salaire en les corrélant à "un mérite" érigé en valeur repère. C'est faire peu de cas de nombreuses études qui ont démontré que c'était loin d'être un critère déterminant dans l'engagement des agents et l'efficacité du travail produit. C'est de surcroît oublier la dimension collective des métiers de la Fonction publique et le cadre de missions d'intérêt général.

  • Un accompagnement renforcé en matière d'évolution de carrière

Derrière cet engagement peu explicite, se cache le souhait du gouvernement de favoriser des "départs volontaires " pour alléger les effectifs et par conséquent le budget de la fonction publique. Pour la FSU, le statut permet déjà la mobilité, y compris vers le privé, pour peu que le gouvernement y mette les moyens nécessaires (congés formation, support de postes, formation adéquate...)

  •  Un élargissement du recours au contrat pour donner davantage de souplesse au recrutement

Ni plus ni moins que la remise en cause de l'accès à la Fonction publique par concours et le recours accru aux contractuels et aux précaires qui sont déjà massivement utilisés dans la Fonction Publique. On constat depuis quelques années, même dans l'éducation nationale , les difficultés liées au développement des contrats précaires fragilisant à la fois les personnes employées et les missions indispensables qu'ils assurent.

La FSU opposée au dynamitage du statut des fonctionnaires

Avant même le lancement de la concertation, la FSU a demandé que la discussion porte sur d’autres sujets :plan de recrutements pré recrutements, conditions de titularisation des agents précaires, mesures ambitieuses de formation initiale et continue, leviers pour favoriser une mobilité choisie, reconnaissance du travail et de l’engagement des agents… Elle s’opposera au discours démagogique et dangereux visant au dynamitage du statut des fonctionanires

Exclus de la revalorisation : gagner l'égalité !

mar, 03/04/2018 - 17:14
Toujours des exclus de la revalorisation

Secrétaires de CDOEA,  enseignants mis à la disposition des MDPH, exerçant en milieu pénitentiaire, en classe relais ou en centre éducatif fermé, enseignants affectés au CNED, en ERDP, au CRDP ou dans le réseau Canopé, en PACD et PALD, coordonnateurs REP, conseillers pédagogiques, directeurs adjoints de SEGPA,  autant de personnels qui ne perçoivent pas l’ISAE ou seulement une partie (les PEMF) alors qu'ils exercent leurs missions, comme l'ensemble des enseignants, au service des élèves.

Par ailleurs, de nombreux enseignants en SEGPA, EREA et ULIS ont été touchés par la suppression des heures de coordination-synthèse, mal compensée par une indemnité insuffisante et certains PE éducateurs en EREA ne perçoivent toujours pas l'ISAE.

Le SNUipp-FSU aux côtés des personnels pour l'égalité

Le SNUipp-FSU continue à demander que l'ensemble des  enseignants du premier degré puisse bénéficier des mesures de revalorisation, à fortiori dans un contexte de dégradation salariale (gel du point d'indice, retour du jour de carence...) Il est intervenu récemment sur ce dossier auprès du cabinet du ministre et proposera rapidement des modalités d'action aux personnels concernés (recours juridiques, courriers...)  

AESH : gagner un métier

mar, 03/04/2018 - 15:02

Passer de l’exercice d’une simple fonction à celui d’un véritable métier d’accompagnant, c’est l’objectif de la campagne lancée partout en France par le SNUipp-FSU. Au travers de rencontres locales avec les AESH, de l’élaboration avec eux de « livrets revendicatifs », d’audiences auprès de l’administration et des ministères concernés, le syndicat entend obtenir une véritable formation, un vrai statut et la reconnaissance pour des personnels qui sont aujourd’hui partie prenante des équipes d’écoles.
Le syndicat a produit un 4 pages qui présente les différents aspects du dossier.

Télécharger le 4 pages