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Les retraites, un choix de société

il y a 1 heure 39 min
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Direction d'école : encore loin du compte

il y a 7 heures 28 min

Il y a urgence à améliorer le quotidien des directeurs et directrices d'école qui de longue date pointent l'augmentation exponentielle de leur charge de travail, le poids des responsabilités, le manque cruel d'aide administrative. Il aura fallu que l'une d'entre elle, Christine Renon à Pantin, mette fin à ses jours en septembre dans son école après avoir mis par écrit tout ce qui la poussait à ce geste pour que la question devienne prioritaire au ministère. Le SNUipp-FSU a listé quinze mesures immédiates pour répondre aux revendications légitimes des personnels et leur permettre d'exercer plus sereinement leur travail, au sein des équipes enseignantes.

Au Comité technique ministériel du 13 novembre, le ministre a annoncé trois mesures immédiates pour la direction d’école jusqu’en décembre :

  • un moratoire sur toutes les enquêtes demandées aux écoles pour la période
  • une journée « banalisée » : jour de décharge exceptionnel avant Noël
  • la mise en place de comités de suivi avec les organisations syndicales.

Ces propositions sont une première réponse aux insistances du SNUipp-FSU afin que le ministre rende concret ses engagements, mais elles sont insatisfaisantes pour répondre aux réalités du quotidien des directrices et directeurs comme de celles du fonctionnement des écoles. 

Quinze mesures immédiates à prendre

Le SNUipp-FSU a proposé quinze mesures qui auraient pu être prises immédiatement. Sur l’allègement des tâches, le travail entamé avec le ministère précédent dans le cadre des chantiers métier devrait pourtant permettre une accélération rapide. De même, s’il est important que les équipes s’emparent du questionnaire ministériel pour mettre en avant les besoins, cela ne doit pas être un prétexte à attendre. 

D’ores et déjà, il s’agit de travailler à la création d’emplois avec formation et qualification pour aider les directrices et les directeurs dans un ensemble de tâches d’accueil, de secrétariat, d’aide technique et ainsi leur permettre de se consacrer à l’animation et à la coordination de l’équipe et des projets. Les questions de temps de décharge, de facilitation du travail collectif doivent aussi se concrétiser. Si une première journée « banalisée » de décharge a été concédée pour toutes les directions d’ici aux vacances de Noël, elle n’est pas à la hauteur des attentes et n’apporte pas une vraie réponse sur la durée. Les représentants du SNUipp-FSU tiendront toute leur place dans les groupes départementaux de consultation et de suivi mis en place avant la fin de l’année civile, ils agiront partout pour que des aménagements locaux viennent répondre aux besoins des écoles. 

Le SNUipp-FSU rappelle combien les directeurs et directrices jouent un rôle essentiel pour le bon fonctionnement de l’école et l’urgence à répondre à la dégradation de leurs conditions de travail. De la même manière, le ministère employeur doit garantir bien-être, santé et sécurité au travail de tous les personnels. Afin que les propositions du CTM ne soient pas vécues comme un pis-aller, le SNUipp-FSU demande solennellement au ministre de prendre rapidement d’autres mesures concrètes.

Les vrais fondamentaux de l'école

ven, 08/11/2019 - 10:12

Les universitaires Claude Lelièvre, Éveline Charmeux, Joël Briand, Anne Clerc-Georgy et Patrice Gourdet expliquent face caméra la complexité de ce que l'école apporte aux élèves pour leur permettre de réfléchir et d'agir de façon citoyenne dans notre monde.

Prévenir l’épuisement professionnel

jeu, 07/11/2019 - 17:54

Rassemblements partout en France, présence inédite du directeur général des ressources humaines, ce CHSCT ministériel était exceptionnel à plusieurs titres. Réuni à la demande des syndicats suite au suicide de Christine Renon le 23 septembre, l’instance a délivré pour la première fois des données chiffrées sur les suicides des agents et agentes de l’Éducation nationale ces derniers mois.

58 suicides en 2018-2019

58 personnes se sont donné la mort en 2018-2019 dans l’Éducation nationale dont 12 personnels contractuels. Cela porte le taux de suicide dans le ministère à 5,85 pour 100 000 personnes, sachant qu’1 million de personnes travaillent à l’EN. Depuis la rentrée 2019, déjà 11 agents et agentes de l’Éducation nationale ont mis fin à leurs jours.
Le lien avec le travail n’est pas toujours établi, ni évident à établir. La FSU a donc procédé à sa propre enquête sur seize académies. Elle comptabilise 19 passages à l’acte de personnels avec un lien avec le travail l'an dernier et dix depuis la rentrée. 

Manque d’informations

Les personnes élues du personnel au CHSCT ont déploré que, malgré les demandes ministérielles et syndicales, les rectorats continuent de ne pas « signaler, dès qu’ils en avaient connaissance, tout suicide ou tentative de suicide commis par des personnels sur leur lieu de travail ou hors de leur lieu de travail », ce qui empêche l’instance d’avoir des informations précises et mises à jour. Il a donc été demandé, dans un avis présenté par la FSU et voté à l'unanimité « un bilan a minima annuel des actes suicidaires » avec recensement sur le terrain et information du CHSCTM, ainsi qu‘un « recensement plus large des décès et de leurs causes de l’ensemble des personnels des établissements et des services de l’Éducation nationale. » Le DGRH s'est engagée sur les deux premiers points.

Leviers d'action

Le ministère a proposé de travailler à partir du protocole existant dans l'académie Aix-Marseille mais la délégation syndicale a voté à l’unanimité sauf FO un avis demandant de réfléchir « plus largement aux causes et origines de ce mal être au travail. Avant l'acte suicidaire, il y a l'épuisement professionnel ».

Le ministère a annoncé
- un bilan annuel au niveau académique et ministériel des actes suicidaires dans l’EN
- un protocole d’alerte pour harmoniser les pratiques
- la formation des encadrants et membres de la prévention
- une campagne de recrutement de médecins de prévention
- un groupe de travail autour de la direction d’école
- un prochain séminaire des directions des ressources humaines avec à l’ordre du jour les actes suicidaires.

Le CHSCT exige que des réponses concrètes soient apportées pour améliorer les conditions de travail des personnels et prévenir les risques d’épuisement professionnel et de suicide dans l’Éducation nationale. Pour cela, il faut travailler sur les causes menant à ces passages à l’acte : surcharge de travail, injonctions, lourdeur administrative, pressions exercées sur les personnels, effectifs de classe, formation, aide à la difficulté scolaire et à la direction d’école…

Le ministère piétine les règles du mouvement

mer, 06/11/2019 - 17:34

Les « Lignes directrices de gestion mobilité » qui fixeront désormais le fonctionnement du mouvement et des permutations étaient présentées par le ministère le 5 novembre dernier aux organisations syndicales à l’occasion d’un Comité technique ministériel (CTM). Cette première déclinaison « Éducation nationale » de la loi de transformation de la Fonction publique a tout pour inquiéter les personnels, dont la mobilité se verra en grande partie gérée sous la houlette exclusive de l’administration.

Opacité et arbitraire

Mise en avant des postes à profil et extension des vœux « larges », harmonisation des règles entre les départements au mépris de leurs spécificités, dessaisissement des commissions paritaires (CAPD) dans la vérification de la procédure utilisée par l’administration : de fait, les personnels vont se retrouver bien seuls face à un mouvement dont la transparence et l’équité des opérations ne seront plus garanties.
Seul recours pour les PE qui contesteraient leur affectation : à l’issue du mouvement, un accompagnement individuel dans le cadre d’un recours administratif.

Les syndicats vent debout

A l’occasion du CTM, les organisations représentatives des personnels ont unanimement refusé ce texte qui bafoue les droits des personnels. La FSU, l’UNSA, la CGT, le SNALC et FO ont soumis au vote un vœu qui résumait leur position.

« Le CTMEN du 5 novembre doit examiner les lignes directrices de gestion prises en application de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, UNSA, SNALC confirment leur attachement au principe d'une Fonction publique de carrière inscrit dans le statut général de la fonction publique d’Etat. Elles s’opposent aux principes législatifs hérités de la loi du 6 août 2019 qui ont conduit à l'écriture des lignes directrices de gestion et rappellent leur attachement à l’égalité de traitement des agentes et agents pour tous les éléments de leur carrière et à la transparence sur les modalités de leur gestion, égalité et transparence qui ne peuvent être garantie que par le maintien et le renforcement des compétences des Commissions Administratives Paritaires. Les organisations syndicales FO, FSU, UNSA, CGT et SNALC souhaitent à l’occasion de ce CTM rappeler leur opposition au contenu et à la philosophie de la loi du 6 août. »

Quoi qu’il en soit, le SNUipp-FSU reste déterminé à accompagner l’ensemble des personnels, à les informer et à défendre leurs droits à chaque moment de leur carrière, dans le respect d'un traitement équitable et transparent pour toutes et tous.

Des questions pour la direction

dim, 03/11/2019 - 09:40

Le ministère a décidé de lancer un questionnaire à destination des 45 000 directrices et directeurs. Ses grandes lignes ont été présentées aux organisations syndicales lors d’une réunion au ministère le 18 octobre dernier.

Le questionnaire

Anonymé, il sera composé de 30 à 50 items, et envoyé aux directrices et directeurs d’école dès ce retour des vacances d’automne. Il devrait porter sur 3 thématiques :

  • Une description de l'école et de son contexte
  • Des questions qualitatives sur le métier : gestion du temps, respect, écoute, considération, interactions avec les partenaires, autonomie d’action et autorité décisionnelle
  • Des commentaires libres autour de trois questions : Comment envisagez-vous votre fonction de direction ? Quels seraient vos besoins pour améliorer le quotidien ? Quelle question a été oubliée ?

Le ministère prévoit un retour de ce questionnaire aux directrices et directeurs, ainsi qu’aux organisations syndicales avant les vacances de Noël. Il s’est aussi engagé à ouvrir des concertations plus larges sur la direction et le fonctionnement d’école dans les semaines à venir.

Pour le SNUipp-FSU, le temps n’est plus à tergiverser. Les préoccupations actuelles des directeurs et directrices sont connues tout comme celles des adjoints et adjointes. C’est la raison pour laquelle ont été remis au ministre 15 mesures urgentes à prendre lors d'une précédente rencontre avec les secrétaires généraux du SNUipp-FSU. D’autres doivent aussi être mises en discussion car indispensables pour que chacune et chacun puisse remplir ses missions essentielles : aide à la direction et au fonctionnement de l’école, augmentation des décharges, rémunérations, formation initiale et continue.

Le SNUipp-FSU sera vigilant sur le contenu réel de ce questionnaire et sur l’utilisation qui en sera faite. Si la souffrance des directrices et directeurs est manifeste et spécifique, celle des autres membres de la communauté éducative est aussi à prendre en compte par des mesures qui concerne l'ensemble du fonctionnement de l'école. 

UDA : trois jours très riches

mar, 22/10/2019 - 15:06

Trois conférences en plénière sont toujours visibles sur la page Facebook du SNUipp-FSU et l'ensemble des conférences ont été tweetées sur le fil Twitter du syndicat.

Vendredi 18 octobre

Marie-Aleth Grard, en plénière inaugurale, a rappelé que 9 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté dont 3 millions d'enfants avec un impact sur leur scolarisation, leur orientation mais qui n'est pas une fatalité : des conditions d'enseignement et d'apprentissage de qualité doivent permettre à l'ensemble des élèves de réussir. Puis Éveline Charmeux a insisté sur la lecture qui n'est pas qu'un acte de décodage mais également de compréhension, s'inscrivant dans des situations concrètes. Grégoire Borst a remis quelques points sur les « i » sur l'apport des neurosciences. Hélène Lompech a présenté l'action de SOS Méditerranée dans le sauvetage en mer et dans les classes. Enfin, en plénière de clôture de cette première après-midi, Benoît Falaize et l'équipe des Territoires vivants de la République ont présenté les nombreux projets développés dans des classes d'éducation populaire, mêlant histoire, musique, français pour mieux vivre ensemble.

Samedi 19 octobre

Pas moins de 13 conférences pour la journée 2 de l'Université d'automne dont la plénière de Philippe Champy  sur le « front d'attaques actuel contre la professionnalité enseignante » et les clés de la riposte : « Les clés de la riposte : opposer des argumentaires précis, défendre la liberté pédagogique, dénoncer toutes les formes d'abus de pouvoir, impliquer chercheurs et formateurs, développer une alliance anti-technocratique au sein de la communauté éducative. » Avant lui, les interventions de Sylvain Connac, Marie-Odile Maire-Sandoz et Catherine Hurtig-Delattre, Anne Clerc-Georgy, Joël Briand, André Tricot, Étienne Butzbach et Arnaud Tiercelin, Anna Stevanato, Florence Savournin, Katell Tison-Deimat, Patrice Gourdet, Frédéric Grimaud. L'atelier chantier  « Faire classe avec tous les élèves » du SNUipp-FSU 89 a permis également des échanges constructifs le samedi et dimanche lors de trois séances.

Dimanche 20 octobre

Une dernière matinée intense pour clôturer cette 19e Université d'automne avec les conférences de Véronique Boiron sur le langage en maternelle, Corinne Loie sur l'importance de préserver sa voix pour enseigner et Ange Ansour sur l'école face au défi écologique. Enfin l'historien et grand témoin de cette édition, Claude Lelièvre a enthousiasmé la salle par son analyse argumentée de la politique éducative du « ministre actuel de l'éducation nationale » et le pouvoir de résistance collective des enseignantes et enseignants pour actionner leur liberté d'enseigner au profit de la réussite de l'ensemble des élèves.

AESH : mobilisation le 20 novembre

lun, 21/10/2019 - 15:16

Cette rentrée devait se placer « sous le signe de la maturité et de la réussite » pour les personnels accompagnant les élèves en situation de handicap (AESH) selon le gouvernement... Autant dire que la réalité est loin du compte puisque cette première période de travail a été marquée par des salaires non versés, nécessitant des « acomptes souvent indécents » et de façon générale des conditions de travail dégradées : « temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés », énumère dans un communiqué unitaire le SNUipp-FSU, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, la CGT-Éduc'action, Sud éducation et le Snalc.

L'intersyndicale dénonce d'une seule voix « l'augmentation du temps de travail sans revalorisation du salaire, l'obligation de formation pendant les vacances et hors-temps scolaire » mais également « la poursuite de la mutualisation forcenée des moyens AESH pour gérer le manque de recrutements ».

Dans ce contexte, les démissions se multiplient : « C’est la conséquence entre autres du travail hors temps scolaire qui pénalise les mères isolées et les AESH ayant un cumul d’emploi » et depuis la rentrée des journées d'actions ont été organisées.

Dans un communiqué unitaire, les organisations syndicales exigent :

  • le réemploi de l'ensemble des AESH ;
  • pour une meilleure gestion des AESH, des personnels administratifs en nombre et formés : pour des contrats et avenants à jour, des salaires versés, des affectations en fonction des situations des AESH ;
  • le maintien des accompagnements individuels dans le respect des notifications MDPH ;
  • l’arrêt de la mutualisation forcée aggravée par les PIAL ;
  • une véritable prise en compte du travail invisible. L’organisation des activités connexes doit être gérée par l’AESH ; 
  • une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail, initiale, continue, spécifique et qualifiante ;
  • la fin du recrutement par les EPLE ;
  • la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
  • une revalorisation immédiate des salaires ;
  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH. 
Actions du 20 novembre

Pour porter ces revendications, une nouvelle journée de mobilisation nationale intersyndicale aura lieu le 20 novembre 2019. Localement, les AESH se réuniront en assemblées générales pour débattre ensemble des suites de la mobilisation et se rassembleront devant les DSDEN, rectorats avec demande d’audience. à Paris, un rassemblement aura lieu devant le ministère de l’Éducation nationale, avec demande d'audience de l’intersyndicale au ministre.

Le communiqué

Lancement de l'Observatoire du métier enseignant

lun, 21/10/2019 - 12:43

La défense de l'expertise enseignante a rythmé la 19e Université d'automne :  le droit à construire son enseignement, dans le respect des programmes mais également de sa liberté pédagogique. Aussi, à l'issue de cette édition 2019 très riche en interventions, le SNUipp-FSU lance l'Observatoire du métier enseignant, une plateforme ouverte à toute la profession pour mettre en mots la réalité vécue au quotidien : les réussites mais aussi les difficultés, les pressions. Cette parole sera portée au ministère. 

Le communiqué

Le SNUipp-FSU lance l’Observatoire du métier enseignant

Un espace dédié en ligne : observatoire.snuipp.fr donne la parole à celles et à ceux qui font l'école au quotidien. Le syndicat majoritaire du premier degré entend mettre sur la place publique la réalité de l'exercice du métier enseignant dans les écoles de France.

Les événements tragiques de ces dernières semaines ont mis en exergue la situation de la direction d'école mais de manière plus générale celle du métier enseignant et des conditions de travail de toute une profession. Effectifs lourds, formation au rabais, inclusion peu ou pas accompagnée, mise en œuvre de politiques qui changent au gré des gouvernements avec des demandes d'adaptations qui sont de plus en plus en conflit avec les valeurs qui animent les professionnels de l'école.
Dans un contexte de prescriptions fortes émanant de l'institution, la réalité du métier est de plus en plus souvent source de tensions et de perte de sens.

Le SNUipp-FSU, aux côtés de celles et ceux qui portent la réussite scolaire au quotidien, donne la parole à la profession. L'Observatoire du métier enseignant permet de mettre en mots notre expertise professionnelle, sa remise en cause, les empêchements, les doutes, les réussites… Des témoignages qui permettront au SNUipp-FSU de nourrir le débat public et ses revendications pour garantir bien-être, sécurité au travail et développement professionnel des enseignantes et enseignants au service de l’ensemble des élèves. Parce qu'améliorer les conditions d’exercice du métier enseignant permet d'améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, il est essentiel de libérer la parole et d'afficher ce qui se vit réellement dans les écoles tous les jours.

Port-Leucate, le 20 octobre 2019.

Plus que jamais, défendre le vivre ensemble !

jeu, 17/10/2019 - 11:30
Le communiqué 

Plus que jamais, défendre le vivre ensemble !

Le 12 octobre dernier, un élu régional du Rassemblement National s'en est pris à une mère d'élève qui accompagnait des élèves au prétexte qu'elle était voilée.

Stigmatiser une mère accompagnatrice d'un groupe d'élèves, l'humilier publiquement, faire pleurer son enfant, lier sa pratique religieuse à la commission d'actes terroristes sont des faits graves et intolérables. La FSU exprime sa solidarité à la mère de famille et à son fils.

Si le ministre de l'Éducation nationale a rappelé la loi, il a cru bon d'ajouter que « le voile n'est pas souhaitable dans la société ». Tout cela nourrit une stigmatisation des musulman·es dans notre pays et participe d'amalgames tout autant inacceptables que dangereux.
La FSU ne peut accepter de tels propos qui ne sont pas fidèles aux valeurs de laïcité qui sont celles de notre société.
Les personnels de l'éducation arrivent tous les jours à faire vivre les principes de laïcité en bannissant tout prosélytisme et à favoriser par le dialogue la participation de toutes les familles à la vie des écoles. Ils doivent être encouragés et soutenus.
La FSU attend du gouvernement qu'il clarifie sa position, tienne des discours responsables et prenne des mesures renforçant l'unité des concitoyen·nes et la cohésion sociale du pays.

Dans un contexte marqué par le terrorisme, la FSU refuse toute instrumentalisation évidente de la laïcité. La nécessaire prévention des attentats doit préserver de toute récupération par des campagnes islamophobes et racistes.
Attachée au vivre ensemble, dans le monde du travail comme dans la société, la FSU s'inquiète de faits qui alimentent la haine raciste et la division de notre société.
Elle alerte le gouvernement sur la manière de traiter actuellement de la question de la neutralité à l'école et s'inquiète à ce titre d'une nouvelle proposition de loi déposée par le groupe Les Républicains au Sénat.
La FSU demande au gouvernement de préserver et garantir un service public ouvert à tous les usager·es.

Les Lilas, 17 octobre 2019.

Un 6 novembre de rassemblements

mer, 16/10/2019 - 16:31

Le 1er octobre dernier, les organisations syndicales représentées au CHSCT du ministère ont tenu à s’adresser par courrier au ministre afin d’en demander une réunion extraordinaire. Au programme les représentantes et représentants du personnel ont exigé du ministère une information précise sur la connaissance des actes suicidaires ainsi qu’un travail sur les mesures de prévention.

A cette occasion, elles s’adresseront également au ministère pour réclamer une réelle amélioration des conditions de travail des directeurs et directrices d’école, des enseignant·es et de tous les personnels qui font vivre les écoles, les établissements et les services. Elles rappelleront que cela passe par une meilleure reconnaissance de leurs professionnalités, des mesures pour garantir la santé, la sécurité, le bien-être au travail et le développement des services de médecine de prévention ainsi que la mise en place d’une organisation moins verticale et moins injonctive, valorisant au contraire le travail collectif.

Elles saisiront également l’occasion, une nouvelle fois, de dénoncer la suppression programmée des CHSCT qui aggravera la prise en charge de celles et ceux qui sont en souffrance.

Enfin elles demanderont à nouveau que les représentants des personnels puissent poursuivre leur rôle de contrôle et d’équité sur toutes les opérations de mouvement et d’avancement de carrière des personnels, alors même qu’il est prévu de le faire disparaitre dès 2020.

Aussi le SNUipp-FSU propose que l’ensemble des personnels, directeurs, directrices, enseignants et enseignantes, psychologues, conseillers et conseillères pédagogiques mais également AESH puissent ce jour-là, par diverses actions, indiquer leur revendications afin d’améliorer les conditions de travail dans les écoles. Rassemblements, conférences de presses, recueil de cahiers de doléances… autant de moyens qui permettront aux personnels des écoles d’exprimer leur colère à l’occasion de cette réunion extraordinaire du CHSCT Ministériel.

Retraites : grève le 5 décembre

mer, 16/10/2019 - 12:15
Le communiqué

Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.

L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.

Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.

Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.

Montreuil, le 16 octobre 2019

L'UDA, c'est aussi de chez moi

mer, 16/10/2019 - 11:26

La 19e Université d'automne ouvre ses portes vendredi après-midi pour trois jours intenses. Plus de vingt conférences traiteront des questions qui traversent l'école : liberté pédagogique, apprentissage de la lecture, des maths, écologie, direction d'école... 

Les places sont parties très vite mais il sera possible de suivre l'édition 2019 via les réseaux sociaux : la page Facebook et le fil Twitter du SNUipp-FSU, ainsi qu'Instagram puis un spécial 100 pages de Fenêtres sur cours sera édité avec toutes les interviews et les reportages autour des sujets abordés.

Trois conférences plénières seront retransmises en live vendredi à 14 h 15, samedi à 16 h 30 et dimanche à 10 h 45. 

Le programme complet ici

Rencontre au ministère

mer, 16/10/2019 - 11:04

Les représentants du syndicat ont porté la voix de la profession qui s’est exprimée fortement le 3 octobre dernier dans les différentes mobilisations suite au décès de Christine Renon. Les co-secrétaires généraux du SNUipp-FSU ont rappelé l’urgence d’agir sur la question de la direction et du fonctionnement de l’école avec l’octroi de temps de décharges, d’une aide au fonctionnement de l’école et la possibilité de prendre de suite 15 mesures d’urgence. La discussion a également porté sur les nécessaires améliorations du métier pour l’ensemble des enseignantes et des enseignants qui sont également soumis à des injonctions et des pressions administratives en tous genre.

Les réponses du ministre 

Si le ministre s’est montré particulièrement désireux d’aplanir les divergences, il a aussi nié, contre l’évidence, toute volonté d’imposer, de prescrire ou de mener une politique verticaliste, sur les méthodes pédagogiques notamment.

Sur la direction, il reconnaît quelque chose de précieux autour du travail en équipe dans le système actuel, mais souhaite donner un « pouvoir de direction » ainsi qu’une meilleure « charpente juridique/administrative » à l’école tout en affirmant n’avoir pas de projet préétabli. Pour autant, il formule des hypothèses d’architecture modulaire avec un regroupement pour les petites écoles et d’autres possibles pour les plus importantes, avec notamment une référence aux travaux parlementaires de Cécile Rilhac.
Sur ce sujet le ministère envisage un travail « intensif » jusqu’en décembre pour aboutir à des propositions mises en œuvre dès la rentrée prochaine. Celui-ci va partir d’un questionnaire à destination des directeurs et directrices qui sera soumis aux organisations syndicales, puis de temps d’échanges dans les départements pour étudier diverses propositions.
D’ores et déjà, il envisage de faire de premières annonces au retour des vacances d’automne en intégrant des mesures que nous avons proposées.

Cette période, avec toute l’émotion et la colère qui se sont manifestées remet sur la place publique la question de la direction et du fonctionnement de l’école. Plus largement les conditions de travail dans les écoles doivent trouver des réponses urgentes mais également sur le long terme. Le SNUipp-FSU propose à la profession de se mobiliser dans chaque département le 6 novembre prochain, jour du CHSCT ministériel spécial suite au suicide de Christine Renon, pour permettre de faire entendre la voix de tous les personnels.

Journée du refus de la misère le 17 octobre

sam, 12/10/2019 - 15:19

Les enfants, personnes à part entière, ont des droits comme ceux de vivre en famille, de bénéficier de soins, de protection contre les violences, d'accéder à l’éducation, à un niveau de vie suffisant, à des loisirs, à la liberté d’expression. Inscrits parmi d'autres dans la CIDE adoptée par les Nations Unies en 1989 et ratifiée par 196 pays, dont la France, ces droits sont loin d'être appliqués. De nombreux enfants en souffrent, notamment en France. Un collectif dont ATD Quart Monde, le SNUipp et la FSU, a mis en ligne un kit pédagogique destiné notamment aux enseignantes et enseignants pour aborder ces questions avec les 7 à 13 ans.

Pour télécharger le kit pédagogique

Les mobilisations du 17 octobre permettront, à Paris comme en province, l’expression d'enfants de tous milieux pour témoigner de la réalité vécue et des engagements à mener, dans une France où la pauvreté touche un enfant sur cinq soit près de 3 millions. Le slogan de l’année, « dit » par un enfant, s’adresse aux grands : « Engagez-vous pour mes droits ! » et s’accompagne du hashtag #lesenfantsrecrutent.

La retraite : à points ? ou saignante ?

ven, 11/10/2019 - 09:40

Les interlocuteurs font un constat partagé que le projet de réforme des retraites dans un système par points serait défavorable aux personnels enseignants et particulièrement aux PE. Mais les premières réponses notamment sur l’amélioration salariale pour tenter de compenser les effets de la réforme relèvent pour l’heure du pansement homéopathique et pour une large part de la provocation. Le ministre de l’éducation nationale a en effet repris les propos tenus à Rodez par le Président de la République pour évoquer une éventuelle revalorisation en contrepartie d’une augmentation du temps de travail ou des missions des enseignantes et des enseignants français.

Lire aussi : La retraite, ça fait mal aux PE !

Une véritable provocation pour l’ensemble des organisations syndicales qui ont rappelé au ministre que le temps de travail des personnels enseignants, notamment des PE était un des plus élevés par rapport aux pays comparables alors que les salaires sont en bas du tableau des comparaisons. Idem pour la question des vacances d’été qui est largement jetée en pâture à l’opinion publique pour tenter de diviser sur la nécessaire revalorisation enseignante.

Lire aussi : le communiqué de la FSU

Un rendez-vous mensuel de rencontres est prévu et la prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 7 novembre prochain. Pour l’heure les organisations syndicales se réunissent pour fixer ensemble les nécessaires mobilisations à venir dans le cadre professionnel le plus large afin de contrer ce projet de réforme des retraites globalement très défavorables aux salarié·es.

#IlsSontOùNos300€ ?

ven, 11/10/2019 - 08:10

Un chèque de 300 €, mais par mois ce serait un premier geste à faire pour tenter de rattraper le décalage salarial de 21% avec les autres enseignantes et enseignants européens au bout de 15 années de carrière. Un geste que le SNUipp propose de faire à l’aide du modèle de chèque à renvoyer à son syndicat départemental, pour que le ministère n’ait plus qu’à signer.

Car après des mois de paroles en l’air, de fausses promesses et de reconnaissance sans lendemain, il est plus que temps de passer aux actes.
Qu’à fait ce gouvernement jusqu’alors à part geler le point d’indice, retarder le calendrier d’application des mesures de carrières de PPCR et se répandre dans les médias pour parler d’une revalorisation qui ne vient pas ? Quant à laisser entendre que pour gagner plus il faut travailler plus, c’est ignorer que les enseignants font 44h semaine en moyenne*, ont 150 heures d’enseignement en plus par rapport à leurs homologues de 23 autres pays européens, ont des vacances qui se situent dans la moyenne des autres pays dont 20 jours sont travaillés*.
La réalité se passe de sous-entendus une fois de plus désobligeants sur les enseignantes et les enseignants. Pour exemple, le salaire mensuel moyen au bout de 15 années d’exercice est de 2 304 € nets pour une ou un professeur des écoles quand il est de 3 513 € nets pour un ou une lieutenant de police. Toutes les deux sont pourtant des professions intermédiaires de catégorie A.
*source DEEP

Aussi réclamer 300 €, ce n’est pas de trop !

Il est nécessaire d'en finir avec le déclassement salarial des enseignants du primaire et pour le SNUipp-FSU, il faut : 

  • Une accélération des débuts de carrière 
  • Un aménagement des fins de carrières avec allègement du temps de service et le rétablissement d’une possibilité de cessation progressive d’activité ;
  • Des carrières revalorisées, parcourues à un rythme unique, le plus favorable aux agents, sans obstacle de grade 
  • Une revalorisation indemnitaire en doublant l’ISAE pour toutes et tous et permettant de régler rapidement les situations d’inégalités de rémunération injustifiées selon les affectations
  • Une véritable prime d’installation à l’entrée dans le métier et une prime d’équipement permettant de compenser les achats personnels liés à l'exercice professionnel.

Tout cela en refusant la logique de la prise en compte d’un prétendu mérite qui ne revaloriserait que certains personnels au détriment de tous les autres. De même, le choix ne saurait être entre l’emploi et les salaires, c’est la conjonction des deux qui doit contribuer à la richesse nationale et à la sauvegarde du service public d’éducation.

Mais pour l’heure avec le SNUipp-FSU, je réclame mes 300€ !

Revaloriser les personnels, une urgence

mar, 08/10/2019 - 17:46
Le communiqué

Alors que le ministre de l’Éducation nationale dit vouloir une « réflexion approfondie sur la rémunération des enseignants », les propos du Président de la République lors du débat de Rodez le 3 octobre dernier, inquiètent fortement la FSU puisqu’il conditionne ces discussions à une « transformation de la carrière », comprendre accepter de travailler plus et réduire les vacances...

La FSU ne confond pas discussion salariale et discussion sur le temps de travail.
De l’aveu même du gouvernement, c’est bien la faiblesse de la rémunération des enseignantes et enseignants qui pose problème pour envisager la réforme des retraites. Un nouveau système de retraite qui provoquerait une baisse du niveau des pensions.

C’est donc bien la politique salariale menée aujourd’hui qui est en cause : faible niveau des salaires, absence de reconnaissance des qualifications, du travail et de l’engagement des personnels enseignants comme de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale alors que trop souvent les conditions de travail sont dégradées et le malaise profond.

Il est inacceptable pour la FSU de détourner la question salariale en cherchant à aggraver un peu plus l’exercice quotidien des métiers des personnels. Et la FSU refusera toute logique de prise en compte d’un prétendu mérite qui ne revaloriserait que certains personnels au détriment de tous les autres.

La FSU veut aujourd’hui des discussions pour améliorer le niveau de salaires des enseignant·es et de tous les personnels. Elle a mis pour cela sur la table différentes propositions (voir note en « aller plus loin »).
Le choix ne saurait être entre l’emploi et les salaires, c’est la conjonction des deux qui doit contribuer à la richesse nationale et à la sauvegarde du service public d’éducation.
Le ministre est loin d’avoir levé les inquiétudes sur le contenu des discussions spécifiques à venir, notamment en évoquant la possibilité de contreparties sur les missions et le temps de travail des personnels. Il a dû revoir son calendrier initial, qui était trop étendu, pour être davantage dans le tempo des discussions générales sur cette réforme.
La FSU demande au ministre de traiter réellement et dès à présent, comme le président de la République s’y est engagé, de la question de la revalorisation de tous les personnels de l’Éducation nationale.

Université d'automne : le programme complet

dim, 06/10/2019 - 09:00

Trois jours intenses se préparent au bord de la Méditerranée avec plus de vingt interventions sur la lecture, la direction d'école, la liberté pédagogique, la laïcité au quotidien...

Jour 1, vendredi 18 octobre Jour 2

Jour 3

Réponse insuffisante

ven, 04/10/2019 - 18:04

Le 3 octobre, un hommage à Christine Renon a été rendu dans tous les départements de France. Un hommage qui témoigne de la tristesse de toute une profession, mais qui dit aussi sa colère. Conditions toujours plus difficiles d’exercice du métier, travail empêché, perte de sens, fatigue, voire épuisement professionnel : le malaise est profond.
Réponse du ministre : une vidéo adressée aux directeurs et directrices d’école dans laquelle il s’engage à mettre en œuvre un « comité de suivi sur la direction. » Il dit souhaiter y dégager un consensus et dans le même temps, un rapport parlementaire encourage la création d’un statut de chef d’établissement.
Or, on sait bien que cette question du statut ne fait pas accord dans la profession, pas plus que la création des établissements des savoirs fondamentaux, massivement rejetée par l’ensemble de la communauté éducative au printemps dernier, l’obligeant à les retirer de sa loi.

Apporter de vraies réponses

Pour le SNUipp-FSU, un statut de chef d’établissement du 1er degré serait une réponse inappropriée et de nature à aggraver les conditions de travail des directeurs et des directrices. Aucun statut ne leur permettra de répondre aux multiples sollicitations qui sont les leurs, ni à l’empilement des tâches et à la complexification de leurs missions. Pire, cela les éloignerait de leurs équipes, alors même que l’isolement aggrave les problèmes.
La direction d’école a besoin de reconnaissance, c’est une évidence. Cela passe par l’augmentation des temps de décharge et de la rémunération, la simplification des tâches administratives et l’accès à des temps réguliers de formation. Les emplois d’aide administrative, entièrement supprimés, doivent être rétablis sous la forme d’emplois pérennes et statutaires d’aide au fonctionnement de l’école.
Voilà qui fait consensus !
Le SNUipp-FSU n’a cessé de réclamer toutes ces dernières années des mesures allant dans ce sens, pour permettre aux directrices et aux directeurs de s’investir dans leurs missions essentielles : la coordination et l’animation des équipes pédagogiques. Il est grand temps que ces sujets soient posés sur la table.

Des mesures d’ensemble

De plus, le ministre ferait une lecture bien étroite de ce qui se passe aujourd’hui s’il ne l’examinait que sous l’angle exclusif de la direction d’école. Il serait bien avisé de prendre la mesure du mal-être de l’ensemble des personnels et de se placer résolument à leurs côtés pour les soutenir et leur donner les moyens nécessaires à un exercice apaisé de leur métier en faveur de tous les élèves de la République.
Ce n’est pas d’une modification structurelle ou statutaire dont les équipes enseignantes ont besoin, mais de mesures améliorant nettement les conditions de leur exercice quotidien du métier.