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SNUipp-FSU Blog Posts
Mis à jour : il y a 4 semaines 22 heures

« Incarner le plaisir d'apprendre »

lun, 12/01/2015 - 18:11
Comment a évolué selon vous la place de la pédagogie et des pédagogues à l'école ces dernières années ?

Nous avons subi, depuis les années 80, une attaque en règle contre la pédagogie : elle a été accusée de tous les maux par ceux-là mêmes qui n'en avaient jamais lu une ligne et en ignoraient toute l'histoire. Derrière ces attaques, il y a, sans aucun doute, ce que Jacques Rancière a identifié comme «&nbspla haine de la démocratie&nbsp» ; il y a aussi une vision religieuse, voire magique, de l'apprentissage qu'il suffirait de décréter pour qu'il se produise ; il y a, enfin, le refus de penser simultanément transmission et émancipation. Résultat : la culture pédagogique s'est trouvée en quelque sorte délégitimée. Des pans entiers en ont été oubliés, au point que certains redécouvrent aujourd'hui, parfois naïvement, des lieux communs de l'éducation nouvelle énoncés dès les années 1900 ! Ce déficit pédagogique est, à mes yeux, une des causes de la crise identitaire des enseignants : sans réflexion sur les finalités et les méthodes pédagogiques, le métier perd son sens.

La refondation actuelle (re)donne-t-elle une place à la pédagogie ?

Oui, dans l'énoncé des principes. Un peu moins dans les faits. La formation initiale reste souvent une juxtaposition d'enseignements et de stages, sans problématisation proprement pédagogique sur les enjeux des pratiques. La formation continue est sinistrée. Les travaux de pédagogie, dans l'université, et même au sein des sciences de l'éducation, se font de plus en plus rares. Les revues et les collections d'ouvrages sur la pédagogie peinent à survivre. Dans les médias, on a parfois l'impression qu'il n'y a plus que les «&nbspécoles alternatives&nbsp» qui s'intéressent à la pédagogie. C'est faux, évidemment. Beaucoup d'enseignants travaillent sur des questions pédagogiques, beaucoup sont engagés dans des innovations prometteuses. Mais ils se sentent bien isolés dans une«&nbspmachine-école&nbsp» trop souvent vécue comme une entreprise technocratique.

Pédagogues, didacticiens, concepteurs, que doivent être les enseignants d'aujourd'hui et de demain ?

Les enseignants d'aujourd'hui et de demain doivent, de la maternelle à l'université, être de véritables «&nbspenseignants-chercheurs&nbsp». Ils doivent pouvoir réfléchir, se cultiver dans leur discipline et en pédagogie, chercher, inventer, évaluer… bref se réapproprier leur métier et non pas être des exécutants, même «&nbspperformants&nbsp», d'une «&nbspsociété anonyme&nbsp». Face à des élèves qui requièrent, de plus en plus, qu'on «&nbsprefasse l'École&nbsp» pour pouvoir «&nbspfaire la classe&nbsp», ils doivent construire des situations d'apprentissage exigeantes. Quand toute la société susurre à l'oreille des enfants et des adolescents que, pour faire marcher le commerce, il vaut mieux «&nbspprendre son pied&nbsp» que de «&nbspse prendre la tête&nbsp», ils doivent incarner le plaisir d'apprendre et la joie de comprendre.

Quelles priorités pour cela ?

Il faut que notre École suscite et facilite l'investissement de ses enseignants dans leur métier, qu'elle encourage le travail en équipe et la mutualisation systématique des expériences et des acquis. Il faut redonner sa place au travail pédagogique et relancer d'urgence une formation continue de qualité.

Philippe Meirieu retraité parlera-t-il encore de l'école ?

Oui, sans aucun doute ! L'École est ma passion et la question de la transmission restera au cœur de mes préoccupations. Surtout, je voudrais pouvoir continuer à parler avec les enseignants de tous niveaux qui partagent mon amour de l'École et mon intérêt pour la pédagogie. Parler avec eux, pour apprendre d'eux, comme je le fais depuis bien des années. Parler avec eux pour témoigner des travaux que je continuerai à conduire. Parler avec eux pour retrouver ensemble la force de continuer le combat… En tant qu'universitaire, je suis évidemment attaché à la nécessité de communiquer sur des travaux scientifiques. Mais en tant que militant pédagogique, je crois aussi à l'importance des mobilisations collectives. En éducation comme ailleurs, «&nbspfaire le vrai&nbsp» est une tâche profondément nécessaire ; mais donner du courage aux enseignants n'est pas, pour autant, une entreprise méprisable.

Voir aussi en vidéo :
plusieurs personnalités du monde de l'éducation rendent hommage à Philippe Meirieu

Ecrire sous la twictée

lun, 12/01/2015 - 10:44

«&nbsp#twoutil Il faut écrire CES devant ÉLÈVES car c'est un déterminant démonstratif. #homophone&nbsp».140 caractères, c'est le maximum dont disposent les élèves de CM2 de l'école Chapelle à Freyming-Merlebach (57) pour aider leurs correspondants à corriger leurs dictées. Car dans la classe de Régis Forgione, les dictées sont des «&nbsptwictées&nbsp» et ce sont les courts messages envoyés sur le réseau social Twitter qui rythment le travail d'orthographe. Tous les 8 à 15 jours, Régis propose à ses élèves un texte qu'il a élaboré à distance avec ses collègues «&nbsptwictonautes&nbsp». Les phrases sont dictées individuellement aux élèves puis négociées en groupes de trois ou quatre. «&nbsp Les élèves se mettent d'accord et produisent un texte de groupe qui va être envoyé par twitter à une classe miroir&nbsp» précise Régis. «&nbspChaque groupe reçoit à son tour une twictée qu'il va devoir analyser &nbsp».

Repérer les erreurs et les expliciter

C'est là le cœur du dispositif et un vrai travail de métacognition selon le maître : les élèves reçoivent mais surtout rédigent des «&nbsptwoutils&nbsp», c'est-à-dire des mini leçons qui explicitent une erreur et permettent de l'éviter. Ils utilisent pour cela les balises twitter, les fameux «&nbsphashtags&nbsp» comme «&nbsp#accordSV&nbsp» ou «&nbsp#accordGN&nbsp» qui renvoient aux notions étudiées en classe et à une typologie des erreurs commune aux classes participantes. «&nbspLe format de 140 signes est rassurant, explique régis, les interactions multiples donnent du sens au travail, montrent le côté universel des erreurs et les dédramatisent : elles existent partout mais on peut et on doit les corriger.&nbsp» Les élèves sont motivés et, évalués à travers un barème graduel basé sur des pourcentages de réussite, ils progressent. Élaborées avec Fabien Hobart, CPC en Seine-et-Marne, et basées sur de solides références théoriques et didactiques, les twictées essaiment. Cinquante classes de différents niveaux et de différents pays de la francophonie participent actuellement à ce travail collaboratif et font évoluer le dispositif. Et si la classe de Régis est maintenant équipée de tablettes numériques et d'un tableau interactif, il précise qu'un ordinateur ou même un téléphone peuvent suffire pour démarrer.

Visiter :
le blog de Fabien Hobart

Pour twicter :
@TwicterOfficiel

Allergies : envisager une réaction

lun, 12/01/2015 - 10:02

En novembre dernier, un enfant de 9 ans décédait à la cantine suite à une crise d'allergie. Ce dramatique accident, bien que rarissime – le premier dans une école depuis 2007 – vient rappeler qu'une simple allergie peut avoir des conséquences tragiques. En cause, le choc anaphylactique, une conjonction de deux réactions allergiques (démangeaisons, urticaire, œdème, asthme, nausées, douleurs abdominales...), qui peut être mortel s'il n'est pas traité rapidement. Chez l'enfant, le choc anaphylactique est déclenché par une allergie alimentaire dans 90% des cas et les études épidémiologiques estiment que 5% des enfants sont touchés par une allergie alimentaire (INSERM). À l'école, c'est donc au restaurant scolaire que ces problèmes risquent d'apparaître, d'autant que les allergènes alimentaires sont nombreux : lait, œufs, arachides, poissons et fruits de mer, fruits à coque, céleri, kiwi…

Des stylos injecteurs d'adrénaline

 

En 2003, les premiers projets d'accueil individualisé (paI), élaborés avec les médecins scolaires, détaillaient les traitements ou gestes de premiers secours à délivrer à l'enfant en cas de crise. Désormais, tous les enfants allergiques qui ont un PAI doivent disposer d'une trousse d'urgence dans l'école (bronchodilatateur, adrénaline...) et depuis janvier 2015 les restaurants scolaires ont pour obligation d'afficher les allergènes les plus courants présents au menu. Mais dans les pays anglo-saxons, les enfants souffrant d'allergie portent sur eux des stylos injecteurs d'adrénaline qu'ils peuvent s'auto-administrer en urgence.
Une solution sans risque selon Pascale Couratier, présidente de l'Association française pour la prévention des allergies, qui précise qu'une «&nbsp injection inutile ne provoque pas de réaction secondaire grave &nbsp». Pourtant, «&nbsp de gros efforts sont encore à faire &nbsp» en terme de formation du personnel affirme-t-elle. Un problème accentué par le déficit de médecins scolaires, alors que les statistiques européennes estiment que 50% de la population pourraient être victime d'une allergie d'ici 2030.

Charlie Hebdo : des ressources pour en parler

ven, 09/01/2015 - 11:32

Voici des ressources permettant d'aborder l'actualité dans un premier temps puis des notions d'éducation civique : valeurs républicaines et démocratiques, liberté de penser et d'expression, liberté de la presse, pluralité des opinions, laïcité...

Sur le site Eduscol
Sur le site du CLEMI
Le numéro du 9 janvier du Petit Quotidien, mis gratuitement à disposition par sa rédaction (6 - 10 ans)
L'édition spéciale de Mon quotidien, mise également gratuitement à disposition (10 - 14 ans)

Du bon usage de la circulaire RASED

jeu, 08/01/2015 - 11:31

Suite aux chantiers métiers qui ont conduit à la rédaction de quatre fiches métiers pour les RASED et à la parution d'une nouvelle circulaire en août 2014, le SNUipp-FSU a souhaité faire le point et mettre à la disposition des équipes de RASED et d'écoles un document de réflexion sur sa mise en œuvre. Quel pilotage pour les réseaux ? Quel «&nbsppôle ressource&nbsp» pour la circonscription ? Quelles missions pour les personnels ? Un quatre pages pour y voir plus clair.

Télécharger le document

Programmes maternelle : "Construire les apprentissages avec souplesse"

jeu, 08/01/2015 - 11:27
Programmes maternelle : «&nbspconstruire les apprentissages avec souplesse&nbsp»

Quel regard portez-vous sur le premier projet de nouveaux programmes pour la maternelle ?

Nous passons d'un programme maternelle structuré autour de domaines d'activités à un projet qui met en avant les apprentissages et la compréhension des élèves. La particularité de l'élève de maternelle, un élève en devenir, y est affirmée, ainsi que la place fondamentale de l'école maternelle. C'est plutôt bon signe. C'est donc un bon projet mais en l'état, ce n'est pas un programme utilisable parce qu'il appelle plus de précisions. Ce texte pourrait être davantage perçu comme une déclaration d'intention que comme un ensemble d'objectifs à mettre en œuvre. Le domaine d'apprentissages «&nbspexplorer le monde&nbsp» est très représentatif de ce manque, que faut-il enseigner pour apprendre aux élèves à «&nbspcommencer à identifier ce qui est vivant&nbsp» ?

Précisément, les enseignants attendent des repères progressifs. Ils craignent aussi une primarisation. Vous partagez cette analyse ?

La demande de repères est légitime mais il faut faire attention. Ils doivent permettre de construire des apprentissages avec assez de souplesse pour permettre à tous les élèves d'apprendre et se développer à leur rythme. On ne peut pas avoir les mêmes exigences en petite section, pour deux enfants ayant par exemple un écart d'âge de six mois. Cet écart ne peut être gommé par une progression normée par section. Quant à la primarisation, c'est un vrai danger. Nous avons vu apparaître ces dernières années, en grande section particulièrement, mais pas uniquement, des modes de faire importés de l'élémentaire : beaucoup de fiches, d'activités papier/crayon... La spécificité de démarches propres à la maternelle doit être réaffirmée au service de tous les élèves. Fixer les attendus de fin d'école maternelle donne le cap, mais n'impose rien sur la façon de l'atteindre et le franchir.

Changer les programmes suffira-t-il à restaurer l'école maternelle ?

Ça ne suffira évidemment pas. Le projet évoque la liaison école élémentaire/école maternelle. C'est l'une des pistes de travail fortes pour permettre à l'école maternelle de reprendre la place qu'elle a perdue ces dernières années. J'évoquerais même la liaison premier et second degré : de la maternelle au lycée, enseigner, c'est le même métier ! Restaurer l'école maternelle suppose aussi de modifier les pratiques, d'essayer de nouvelles choses, d'imaginer de travailler sans atelier, d'envisager des activités spécifiques uniquement pour quelques élèves, de partir de ce dont les élèves ont besoin de mobiliser pour entrer dans une activité... Autant de pistes de travail qui supposent de la formation.

Un référentiel métier et du nouveau pour la formation

jeu, 18/12/2014 - 11:09
Un référentiel métier pour les directrices et directeurs d'école

Trois axes définissent les compétences, les capacités et les connaissances spécifiques nécessaires à l'exercice de cette fonction en matière de :

responsabilités pédagogiques
responsabilités face au fonctionnement de l'école
relations avec les parents et les partenaires de l'école

Arrêté et circulaire formation des directeurs d'école

Durée de la formation : aux trois semaines préalables à la prise de fonction et deux semaines au début la première année viennent s'ajouter trois jours de stage à la fin de cette même année. A partir du référentiel métier, les éléments du contenu de la formation ont été redéfinis. Autres nouveautés : un module de préparation à l'entretien pour l'inscription sur la liste d'aptitude est prévu. Par ailleurs, les personnels nouvellement nommés sur une direction d'école seront accompagnés d'un tutorat assuré par un directeur expérimenté et rémunéré 300€ pour cette mission. Ces tuteurs bénéficieront d'une formation à l'observation et à l'analyse des pratiques professionnelles.

Lire :
le B.O spécial n° 7 du 11 décembre 2014

Des ressources pour découvrir le monde arabe

mar, 16/12/2014 - 16:34

Un parcours d'exploration sensoriel et ludique suivi de l'écoute d'un conte oriental, la découverte des empreintes d'argile et des premières écritures en Mésopotamie, une participation à l'aventure des chiffres arabes : ce sont quelques-unes des propositions pédagogiques de l'Institut du monde arabe à destination des classes du primaire. L'Institut propose également sur trois jours une classe conte «&nbsp il était une fois à l'Ima &nbsp». Il met à disposition des enseignants des ressources en ligne et notamment une riche collection de «&nbsp livrets jeunes &nbsp» très illustrés.

Consulter :
les ressources de l'IMA

Numérique : « créer un écosystème favorable »

lun, 15/12/2014 - 15:34

Comment avez-vous réagi aux annonces présidentielles de création d'un grand plan numérique pour l'école ?

Une certaine lassitude devant la naïveté d'un propos recyclant tous les lieux communs sur les technologies éducatives. D'autant que ces « plans » reposent essentiellement sur des équipements et ignorent le temps dont les enseignants ont besoin pour se les approprier. Ils sombrent dans l'oubli, ce qui permet de stigmatiser les enseignants pour leur immobilisme. Les tablettes peuvent contribuer à lutter contre la fracture numérique mais les expériences montrent que les enseignants sous-utilisent des outils qui ne correspondent pas à leurs besoins pédagogiques. Quant à l'apprentissage du code, rien ne permet de dire qu'il faut le généraliser.

Les usages du numérique sont-ils bien intégrés dans l'école primaire française ?

Clairement non. Du moins par rapport au déterminisme technologique qui consiste à considérer que l'existence seule d'une nouvelle technologie va révolutionner les pratiques. Ces discours de prophètes, guidés par l'appétit des lobbys pour de nouveaux marchés, génèrent de fortes attentes qui se confrontent à une réalité qui s'avère très décevante. Toutes les études sur les usages du numérique placent la France en queue de peloton. Ce qui n'est pas si vrai. Elles font surtout apparaître des inégalités d'équipement. Mais même si on est dans une approche assez traditionnelle, l'usage généralisé du numérique pour la préparation et la présentation des cours élargit la panoplie des outils et ouvre des possibilités pédagogiques.

À quelle condition un plan numérique peut-il être une réussite ?

Si on veut inverser la courbe du numérique, il faut créer un écosystème favorable qui suppose d'abord de mobiliser tous les acteurs locaux et de soutenir et valoriser les projets des enseignants qui innovent. Il y a aussi la question de la maintenance. Les outils doivent être entretenus régulièrement. Enfin il faut garantir la sécurité des traces numériques pour éviter qu'ils servent à évaluer les enseignants ou à profiler les élèves. Plus qu'un plan, il faut s'intéresser à tous ces petits éléments qui vont permettre à l'enseignant de s'approprier des outils tout en prenant en compte la réalité de la classe, pour éventuellement faire évoluer ses pratiques. Mais à son rythme et sur la base du volontariat.

Conférence nationale sur l'évaluation : contribution au débat

lun, 15/12/2014 - 10:16

Depuis plusieurs années, l'image de l'évaluation s'est brouillée. Enseignants et parents ont été désorientés par des dispositifs dont les objectifs étaient loin d'être explicites et l'intérêt loin d'être partagé. Des évaluations CE1 et CM2 focalisées sur les pourcentages et non sur la nature des réussites ou des erreurs, à la multiplication d'évaluations parfois stigmatisantes en maternelle ou encore, pour les enfants de CM2, l'expérience calamiteuse du livret personnel de compétences (LPC), véritable «&nbspusine à cases&nbsp» : une chose est certaine, personne et surtout pas les élèves, n'a tiré profit de ces dispositifs.

Au service des apprentissages

Alors que s'est tenue les 11 et 12 décembre derniers la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, le SNUipp-FSU prend part au débat avec la ferme conviction qu'il est important de poser un cadre stable et opérant sur les finalités et les usages de l'évaluation. Élèves, enseignants et parents doivent enfin y voir clair et le débat ne peut se limiter à la seule question de la notation. Il faut être ambitieux et valoriser toutes les formes d'évaluation au service de l'amélioration des apprentissages des élèves en conjuguant bienveillance et exigence.

Des outils variés

Évaluer, c'est donner de la valeur aux réussites des élèves. Observations des enseignants à partir de critères, auto-évaluations, cahiers de contrats, outils standardisés à disposition des équipes, évaluations en fin de cycle…les équipes enseignantes, soucieuses de faire réussir leurs élèves, ont élaboré des formes d'évaluation qui mériteraient d'être connues et diffusées. Dans le même temps, il faut reconnaître que nul n'est besoin de pratiquer l'évaluation permanente. Dès la maternelle, il faut aussi laisser aux élèves le temps de découvrir et d'apprendre.

Traiter tous les sujets

Mais tout cela ne s'improvise pas. Mettre en place des formations de qualité est indispensable. Il s'agit aussi de créer les conditions favorables à une évaluation au service de la réussite des élèves. Encourager, porter une attention à tous et à chacun pose de manière évidente la question du nombre d'élèves par classe, toujours trop élevé dans les écoles primaires, et qu'il faut absolument réduire dès maintenant. Mieux évaluer pour mieux faire réussir impose de traiter concrètement l'ensemble de ces questions.

Lire la contribution du SNUipp-FSU

Mobilisations pour l'éducation prioritaire

mar, 02/12/2014 - 11:57

Enseignantes et enseignants des écoles, des collèges et parents d'élèves sont mobilisés avec le SNUipp-FSU pour conserver ou obtenir les moyens alloués par le classement en REP. Pour les familles, qui vivent dans des conditions difficiles, le non-classement en éducation prioritaire serait vécu comme un abandon, alors que notre école est marquée par une forte corrélation entre échec scolaire et origine sociale défavorisée. Pour les enseignants, il s'agit bien d'obtenir ou de conserver les moyens nécessaires dans la lutte contre les difficultés de leurs élèves. Il s'agit de justice sociale : donner plus à ceux qui ont moins et aider notre école à réduire ses insupportables inégalités. Le ministère doit l'entendre.

Une concertation nationale, sous la forme d'un Comité technique ministériel, consacrée à l'éducation prioritaire a été obtenue par le SNUipp-FSU. Elle se tiendra mi-décembre et devra traiter de toutes les situations difficiles qui n'ont pas été prises en compte. Pour cela, une dotation supplémentaire s'impose pour ne laisser aucune école en situation difficile sur le bord du chemin.

Bouches-du-Rhône : 33 écoles sortent, 63 entrent dans le périmètre Education prioritaire
Alpes de Haute Provence : l'éducation mobilisée à Digne

Dans le Var

Éducation prioritaire dans le Var : quel avenir ?
Parents et profs unis pour les ZEP devant l'inspection académique
Touche pas à ma ZEP
ZEP : qu'aucune école ne soit oubliée !
Toulon : mobilisés pour protéger les ZEP
Pour ne pas déconnecter les REP

Dans le Gard

La rectrice assure que les moyens seront maintenus à La Grand-Combe (Le Midi Libre 13/12/14)
La rectrice d'académie fait de l'effet d'annonce (Le Midi Libre 13/12/14)
Mobilisation en pays gardois (19/20 France 3 13/12/14)

En Eure-et-Loire

Le rectorat repêche des candidats REP

Paris-Créteil-Versailles

Paris : 3 000 manifestants contre la nouvelle carte de l'éducation prioritaire

En Seine-et-Marne

Éducation prioritaire : plus de 500 enseignants, parents et élus manifestent à Melun

En Loire-Atlantique

Éducation prioritaire. Un rassemblement pour défendre l'égalité des chances

En Côte D'or

Grésilles en REP : «&nbsp bonne nouvelle... mais méthode déplorable &nbsp» pour le SNUipp-FSU 21
La mobilisation continue pour maintenir l'éducation prioritaire aux Grésilles
Les enseignants des Grésilles manifestent jeudi à Dijon
Éducation prioritaire : la mobilisation ne faiblit pas en Côte-d'Or

MIDI-PYRENNEES

Éducation prioritaire : plusieurs écoles en grève en Midi-Pyrénées(France 3 Région 16/12/14)

En Haute-Garonne

Ecoles : «&nbspTouche pas à mon REP&nbsp»
Toulouse : Mobilisation dans les quartiers pour rester en zone d'éducation prioritaire (20 minutes 16/12/14)

Dans le Gers

Éducation prioritaire : «&nbspÇa change la donne&nbsp» dans les écoles du Garros
Auch : les parents d'élèves dénoncent une situation ubuesque

AQUITAINE

 

La nouvelle carte de l'éducation prioritaire en Aquitaine

En Dordogne

Le collège de Piégut-Pluviers privé du label "réussite scolaire" ?

En Gironde

Profs et parents battent de nouveau le pavé
Réussite scolaire : toujours mobilisés
Libourne : environ 300 manifestants pour davantage de moyens dans l'éducation
La mobilisation continue dans les campagnes
Education prioritaire : Bordeaux et Lormont au coeur de la nouvelle carte des zones difficiles
Éducation prioritaire : la lutte continue
Collège de Cadillac (33) : parents et professeurs dans la rue pour défendre la zone d'éducation prioritaire
Bordeaux : une cinquantaine de personnes ont manifesté contre la carte de l'éducation prioritaire (Sud Ouest 17/12/14)

Dans les Landes

Landes : mobilisés pour défendre leur école (Sud Ouest 17/12/14)
Villeneuve-de-Marsan (40) : blocus du collège pour protester contre la sortie du dispositif d'éducation prioritaire

Dans le Lot-et-Garonne

Port-Sainte-Marie : les enseignants en grève pour rester dans le réseau de réussite scolaire
La colère monte dans le fumélois
Les enseignants en grève pour rester dans le réseau de réussite scolaire
En Lot-et-Garonne, la mobilisation pour les réseaux d'éducation prioritaire continue

En Isère

Grenoble : 300 manifestants devant le rectorat pour l'école prioritaire

En Meurthe-et-Moselle

Longuyon veut rester dans le réseau réussite scolaire
Le quartier de la Croix-de-Metz, à Toul, se mobilise contre le projet de réforme de l'éducation prioritaire

Dans le Nord

- Comines : forte mobilisation contre la sortie du réseau d'éducation prioritaire

Dans les Pyrénées-Orientales

Six des huit collèges de Perpignan classés établissements prioritaires (L'indépendant 18/12/14)

En Saône-et-Loire

Réseau Saint-Exupéry : Une journée de mobilisation

NORMANDIE

La mobilisation se poursuit autour des réseaux d'éducation prioritaire en Haute-Normandie (Paris Normandie 9/12/14)
La nouvelle carte de l'éducation prioritaire continue de faire des mécontents en Normandie (Paris-Normandie 17/12/14)
Seine-Maritime et Eure : la nouvelle carte de l'Éducation prioritaire (Paris Normandie 17/12/14)

En Seine-Maritime

Près du Havre, la réforme des zones d'éducation prioritaire, contestée
À Louviers, la mobilisation contre la sortie du réseau d'éducation prioritaire ne faiblit pas
Dieppe : Encore mobilisés pour les ZEP (Paris-Normandie 14/12/14)
Opération «&nbspécole morte&nbsp» à Petit-Couronne et au Petit-Quevilly (Paris-Normandie 17/12/14)

En Vendée


Ces écoles qui tiennent à l'éducation prioritaire
Éducation prioritaire. 10 écoles yonnaises dans l'action
Éducation prioritaire : 10 écoles mobilisées
Éducation prioritaire : ils veulent encore y croire (Ouest France 4/12/14)
Education prioritaire : menace de grève dans l'air (Ouest France 7/12/14)
Éducation prioritaire : grève jeudi(Ouest France 9/12/14)
St Michel en l'Herm : Manifestation et occupation de l'école primaire publique (Ouest France 11/12/14)
Education prioritaire : neuf écoles fermées (Ouest France 11/12/14)
Education prioritaire : la convention c'est du vide (Ouest France 12/12/14)
L'école publique de St Michel en l'Herm occupée (Ouest France 12/12/14)
La Roche-sur-Yon Ils bousculent l'émission de Wendy Bouchard(Le Journal du pays Yonnais 19/12/14)

 

La Roche-sur-Yon : nouvelles actions de blocages(Le Journal du pays Yonnais 27/01/15

La Roche-sur-Yon : Matinée mouvementée à l'école des Pyramides(Le Journal du pays Yonnais 28/01/15

Les écoles primaires de la Roche sur Yon poursuivent leur combat(TV Vendée 28/01/15

Dans les Alpes-Maritimes

De l'éducation prioritaire (Nice Matin 04/12/14)
ZEP : pleins feux sur l'école Pierre-Cauvin (Nice Matin 10/12/14)
Veillée aux chandelles à l'école Nice-Flore (Nice Matin 10/12/14)

Lire aussi :
éducation prioritaire : la ministre répond à notre demande d'organiser un CTM. A suivre …

Télécharger le tract : 

Des clips et des claps

mar, 25/11/2014 - 10:01

Des salaires insuffisants, un temps de travail excessif et peu reconnu, une formation continue en déshérence… autant d'aspects d'un quotidien qui doit changer, pour des enseignantes et des enseignants des écoles en quête de reconnaissance. Sur chacun de ces sujets et en 1mn 15 chrono, un clip animé pour pointer les termes du problème et présenter les revendications du SNUipp-FSU.

Cliquer sur l'image

 

 

 

Appel pour un développement de la recherche en maternelle

jeu, 20/11/2014 - 16:11

«&nbspIl faut donner les moyens à toutes les Espé d'être de véritables lieux de formation professionnelle à l'école maternelle, alimentés par les recherches actuelles&nbsp» pour une diffusion «&nbsp en formation initiale et continue &nbsp» des enseignants. C'est à l'issue du colloque qu'il organisait le 20 novembre à Rennes, «&nbsp La maternelle  : une grande école pour les petits &nbsp» que le SNUipp-FSU a rendu public un appel, déjà signé par 56 chercheurs et personnalités du monde de l'éducation. L'enjeu est de taille. Alors que la loi de refondation de l'école s'attache à redéfinir les missions et les programmes de l'école maternelle, les formations initiale et continue ne suivent pas.

Tant d'objets de recherche !

«&nbspNotre pays souffre d'un réel déficit de développement et de diffusion de recherche sur l'école et notamment la maternelle &nbsp», les enseignants se retrouvent «&nbsp délaissés et isolés face à un métier de plus en plus difficile &nbsp», quand ils ne sont pas «&nbsp bousculés par nombre d'injonctions contradictoires  &nbsp», déplore le texte. Alors il est temps d'inverser la tendance. Il faut lancer et financer «&nbsp de nouvelles recherches en y associant les équipes enseignantes volontaires. &nbsp» Les sujets abondent  : le développement de l'enfant et ses apprentissages dans les domaines moteur, sensoriel, artistique, culturel, scientifique et langagier, mais aussi les interactions entre les familles et les professionnels, le travail enseignant... Des travaux indispensables pour aider les enseignants à «&nbsp faire classe &nbsp» et permettre la réussite de tous les élèves. Il n'y a pas de temps à perdre.
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Ils ont signé l'appel : Jacques Bernardin, Serge Boimare, Mireille Brigaudiot, Rémi Brissiaud, Sylvie Cèbe, Fransois Dubet, Marie Duru-Bellat, Michel Fayol, Agnès Florin, Roland Goigoux, Claire Leconte, Philippe Meirieu, Isabelle Racoffier de l'AGEEM, ...

Lire

L'appel Pour un grand plan de développement de la recherche sur l'école maternelle


Publication

Un quatre pages avec les interview d'Olivier Burger, de Mireille Brigaudiot et de Françoise Carraud présente l'essentiel des questions abordées lors du colloque. À télécharger ci-dessous.

Enquête rythmes : de premiers enseignements à confirmer

mar, 18/11/2014 - 10:09

Près de 70 % des enseignants font état de conditions de travail dégradées, 80 % évoquent des conséquences négatives sur leur vie personnelle. Ils sont 65 % à constater un impact du périscolaire sur la qualité du temps scolaire, son organisation, la fatigue des enfants, un pourcentage qui passe à près de 85 % en éducation prioritaire et à 90 % pour la maternelle. Ce sont les premiers enseignements de l'enquête en ligne lancée par le SNUipp-FSU auprès des enseignants des écoles sur la généralisation à la rentrée de la réforme des rythmes scolaires. Quand diversité rime avec inégalités, c'est que cela ne va pas. Le SNUipp ne peut pas accepter une réforme qui ne traite pas de façon équitable l'ensemble des élèves et qui dégrade les conditions de travail et de vie personnelle des enseignants.

Le sujet n'est pas derrière nous

Pour le SNUipp-FSU, il faut répondre au mécontentement des personnels en remettant à plat les 108 heures et en reconnaissant financièrement leur surcharge de travail. Il faut revoir totalement les organisations défaillantes qui ne profitent pas aux enfants. Le cadre réglementaire des décrets doit être remis à plat. Parallèlement, une pérennisation des financements est indispensable afin de garantir du périscolaire de qualité pour tous les enfants, les problèmes du périscolaires rejaillissant trop souvent sur le temps scolaire.

Il est aussi essentiel de s'appuyer sur des études scientifiques et sur un bilan objectif plutôt que de déclarer hâtivement comme la ministre «&nbspqu'on est en avance de trois semaines d'apprentissage.&nbsp» Un peu de sérieux. Faisons entendre la voix des professionnels de l'école. Le SNUipp invite celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait à renseigner son enquête en ligne. Les résultats complets seront rendus publics en janvier et doivent peser pour obtenir les évolutions nécessaires.

Renseigner :
l'enquête Quelques clics pour se faire entendre

Lire aussi :
nouveaux rythmes, le SNUipp-FSU brise la glace

Permutations : l'E-dossier est en ligne

mar, 18/11/2014 - 10:06
Cliquez sur l'image



Lire aussi :
les permutations informatisées 2014-2015

Simplification administrative : tout reste à faire

ven, 07/11/2014 - 10:44

Depuis l'ouverture des discussions sur la direction d'école, le SNUipp-FSU demande, entre autre, un réel «&nbspchoc de simplification administrative&nbsp». Lors des réunions sur ce thème, il a fait des propositions concrètes dont certaines sont reprises dans la circulaire mais restent à mettre en oeuvre dans les écoles. D'autres propositions restent plus que jamais d'actualité.

Lire :
les propositions du SNUipp-FSU

Pour l'heure, la circulaire du 6 novembre ne va pas révolutionner l'activité des directeurs et directrices caractérisée par des tâches envahissantes, aujourd'hui complexifiées ici et là par la mise en place difficile des activités périscolaires liées à la réforme des rythmes.

Au niveau national
Cette «&nbspsimplification&nbsp» se limite à la création d'un guide juridique, quelques aménagements à venir de BE1d, d'affelnet et l'expérimentation d'un réseau social professionnel «&nbspvia éduc&nbsp».

Au niveau départemental
Des protocoles de simplification doivent voir le jour au cours de l'année dans le cadre de discussions départementales auxquelles participeront les organisations syndicales représentatives. La circulaire en définit quelques principes comme la limitation d'enquêtes, simplification des sollicitations, révision des modalités de communications envers les directeurs, ...

Tout reste à faire
D'ores et déjà, les élus départementaux du SNUIpp-FSU vont maintenant solliciter les IA-DASEN pour que se mettent en place ces groupes de travail. Le SNUIpp va exiger des simplifications concrètes en partant de l'activité professionnelle réelle vécue par les directrices et les directeurs dans leurs écoles.

Télécharger :

la circulaire parue au BO

Maternelle : un outil pour la consultation

mer, 01/10/2014 - 07:00

L'enjeu des nouveaux programmes de l'école maternelle est connu et a été clairement exprimé en 2011 dans le rapport de l'Inspection générale. L'école maternelle s'est trop focalisée sur les résultats attendus à la fin de la grande section, en important parfois jusqu'aux petites classes le modèle de l'école élémentaire. Il faut dire que nombre d'injonctions ont conduit à cette dérive. C'est dire si les programmes à venir doivent mettre un terme à cette logique de «&nbsp primarisation &nbsp»qui profite toujours aux plus avancés et jamais aux plus fragiles. Ils se doivent également de donner les clés d'une école maternelle bienveillante mais exigeante, soucieuse de développer l'envie d'apprendre, de valoriser, de réussir. Or, les deux versions proposées des nouveaux programmes, l'une courte de 23 pages soumise à la consultation, l'autre longue de 70 pages ne sont pas, en l'état, des outils pertinents et adaptés aux enseignants.

Pour des programmes opérationnels et stables

Ce projet, élaboré par le CSP, est intéressant à bien des égards. Il offre une vision positive de l'école maternelle et de ses enseignants. C'est un bon point. Mais au-delà, il ne met pas suffisamment en lumière les éléments de progressivité indispensables à la prise en compte de jeunes enfants entre 2 et 5 ans. Comment ces programmes peuvent-ils construire une école maternelle adaptée à ce public spécifique, apprenant au long de ce cycle à devenir de jeunes élèves ? Si tout ne peut être dit dans les programmes, il faut néanmoins qu'ils balisent suffisamment les 3 à 4 années de l'école maternelle pour constituer un parcours favorisant le développement et les apprentissages d'enfants aux besoins variés. Il faut qu'ils constituent une référence professionnelle explicite et utilisable pour le travail des enseignants et qu'ils soient accompagnés de documents pédagogiques de mise en œuvre et de formation continue.

Télécharger le quatre pages



Lire aussi

socle : un outil pour la consultation

Voir :
Consultation : le SNUipp-FSU demande de bonnes conditions d'organisation

Consulter :
le projet de texte sur les programmes de maternelle
le projet de programme et recommandations pour la maternelle

Pour que l'inclusion fasse école

jeu, 25/09/2014 - 09:15

Comment aider les enseignants dans leur travail quotidien auprès de ces enfants différents, ou «&nbspautrement capables&nbsp», comme le disent les associations de parents ? Quelles conditions d'enseignement adaptées à ces publics ? Comment améliorer la professionnalisation des accompagnants ? Quelles coopérations avec le secteur médico-social ? Qu'en est-il des temps et des espaces dédiés à la concertation ? Ce numéro spécial de Fenêtres sur cours donne la parole aux enseignants des écoles au travers de reportages et de témoignages. Il invite la recherche (avec Serge Thomazet et Christine Philip), la formation (avec Valérie Barry) les représentants des associations de parents à partager leurs points de vue. Il porte aussi un regard curieux sur ce qui se fait à l'étranger. De quoi avancer pour que, véritablement, «&nbspl'inclusion fasse école.&nbsp»

Pour que l'inclusion fasse école

Handicap : du nouveau sur le PPS

jeu, 18/09/2014 - 11:45

Un nouveau décret précise de nouvelles dispositions concernant le Projet personnalisé de scolarisation (PPS). Jusqu'à présent en effet, rien ne précisait la forme et le contenu de ce document.

Les principales modifications apportées au texte

Maintien en maternelle
La nouvelle loi d'orientation rend normalement impossible un maintien en maternelle. Toutefois, cette possibilité demeurera pour certains élèves en situation de handicap, sur avis du Recteur. Cette disposition peut notamment faciliter la saisine de la MDPH par les familles : en cas de difficultés avérées de leur enfant, elles ne pourront obtenir le maintien que si un PPS est établi.

Dispenses d'enseignement
Certains élèves ne peuvent manifestement pas suivre toutes les disciplines. La nouvelle disposition permet de donner une base légale aux dispenses d'enseignements via la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et le recteur.

NB : les dispenses d'enseignements n'entraînent pas la dispense d'épreuve dans le cadre de l'examen. S'il y a dispense, certains examens seront «&nbspfermés&nbsp» pour les élèves concernés. (cas des dispenses de langues). Seules les dispenses réglementaires (pour la surdité notamment) sont valables pour certains examens.

Retour dans l'établissement de référence
Le précédent texte indiquait que «&nbspCe projet définit le cas échéant les conditions de retour dans son établissement scolaire de référence&nbsp» Cette mention est supprimée dans le nouveau texte car elle apparaît inutile, l'élève pouvant par nature être inscrit de droit dans l'établissement de référence et y revenir sans condition.

Document-type Le PPS sera rédigé sur un document défini par un arrêté conjoint des ministres de l'éducation, de l'agriculture et des personnes handicapées :

  • mention du ou des établissements où l'élève est effectivement scolarisé 
  • objectifs pédagogiques définis en référence au socle commun de connaissances, de compétences et de culture 
  • décisions ou avis de la CDAPH
  • préconisations utiles à la mise en œuvre du projet Le PPS est révisé à chaque changement de cycle ou d'orientation.

Des précisions sont aussi apportées sur la transmission du PPS, qui doit se faire à toutes les personnes concernées : famille, enseignant référent, directeur d'école ou chef d'établissement, équipe éducative, AESH....

Le rôle de la CDAPH est précisé
Elle décide de l'orientation (milieu ordinaire, milieu spécialisé, temps partagés...) en fonction des besoins (et non des moyens disponibles). Elle se prononce sur l'attribution d'une aide humaine. Elle s'assure aussi que la scolarité est complétée, selon les besoins, par des actions pédagogiques, éducatives, thérapeutiques. Enfin, elle formule un avis sur : dispense d'enseignement, niveau d'enseignement, maintien, aménagements et adaptations pédagogiques.

GEVA-Sco
Le projet de décret introduit et rend donc obligatoire le GEVA-Sco, même s'il ne cite pas son nom. Il précise que lors de la réunion de l'équipe de suivi de la scolarisation, l'évaluation du projet doit être rédigée «&nbspsous la forme d'un document défini par arrêté conjoint…&nbsp» Les parents en seront destinataires. Le nouveau GEVA-Sco est en cours de rénovation, plusieurs remarques ayant été faites lors de la phase de test, notamment sur sa lourdeur.

L'avis du SNUipp-FSU

Les modifications introduites sur le décret «&nbspPPS&nbsp» visent à réduire la grande disparité constatée sur le territoire : documents «&nbspmaison&nbsp», absence de vrai projet et parfois une simple notification, qui ne donne aucun éclairage à l'équipe pédagogique chargée pourtant de sa mise en œuvre.

Le document-type devrait donc permettre un progrès dans l'égalité de traitement des situations : 

  • le texte clarifie ce qui est de l'ordre de la décision et des préconisations 
  • il apporte des précisions sur les aménagements pédagogiques. C'est une avancée qui permet de sortir du «&nbsptout AVS&nbsp», sans empiéter sur le domaine de compétence des enseignants et des équipes éducatives, qui restent responsables des choix et de la mise en œuvre de ces aménagements. 
  • il introduit le GEVA-Sco qui, là encore, va dans le sens d'une amélioration de l'égalité de traitement. Il importera cependant de veiller à ce que l'on donne aux équipes (formation, temps...) les moyens de s'emparer correctement de cet outil.

Il reste qu'entre PPS, PAI, PAP, PPA... il y a de quoi perdre son latin. L'administration se propose de rédiger un document «&nbsppédagogique&nbsp» en direction de tous les acteurs (parents, enseignants, personnels de santé et administratifs...). Bien entendu, nos revendications pour une amélioration des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap sont toujours d'actualité : formation des personnels, baisse des effectifs, accompagnements, personnels ressource etc...

Les deux autres textes

Le premier, de pure forme, introduit le terme d'Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) dans le décret sur l'aide mutualisée. Le deuxième indique la présence obligatoire d'un enseignant dans l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation (EPE) de la MDPH lorsqu'elle se prononce sur la scolarisation des élèves en situation de handicap. Cette introduction d'un enseignant dans l'équipe pluridisciplinaire est une évolution plutôt positive, qui renforce la place des professionnels de l'éducation dans cette instance. Il y aura toutefois nécessité, là où ce n'est pas encore fait, de prévoir les moyens humains nécessaires pour rendre effective cette participation. Lire aussi :

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