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SNUipp-FSU Blog Posts
Mis à jour : il y a 4 semaines 23 heures

Accueil des tout-petits : « Loin des 275 000 places annoncées »

lun, 14/09/2015 - 12:28
Que pensez-vous du bilan 2014 du Haut Conseil à la Famille concernant l'accueil des enfants de moins de trois ans ?

 

Il est très décevant et on est assez loin des objectifs annoncés par le gouvernement des 275.000 places sur cinq ans, quand les besoins réels se situent autour des 350 000 à 400 000 places. Sur les 19 600 places annoncées en crèche pour 2014, solution la plus demandée et la moins onéreuse pour les familles, seulement 11 300 places ont été créées. Chez les assistantes maternelles, on a perdu 7 000 places d'accueil, alors que l'objectif était de 20 000 places supplémentaires par an. Le bilan est décevant aussi car les collectivités territoriales ne jouent pas le jeu pour la création d'Etablissements pour l'Accueil des Jeunes Enfants.

Qu'en est-il de la scolarisation des enfants de deux ans ?

L'école maternelle constitue une solution d'évidence pour les familles. Mais 60 000 places ont été perdues dans la décennie précédente et le rattrapage n'est pas à la hauteur des attentes. Seulement 730 places ont été créées sur les 15 000 programmées. Le problème semble clairement du côté de l'Éducation nationale et du recrutement des enseignants.

Comment répondre à cette situation ?

Plus il y a de difficultés économiques et sociales, plus la société doit prendre en charge les enfants et favoriser leur inclusion sociale et éviter ainsi qu'on en arrive à des systèmes non encadrés. Le prix de la création d'une place a presque doublé (30 000 euros) et le financement des caisses d'allocations familiales est insuffisant. Il faut revoir les critères pour en bénéficier et donner des moyens supplémentaires aux collectivités pour les inciter à agir. Les normes d'accueil sont à retravailler. De même il faut augmenter les aides au fonctionnement qui sont en recul et simplifier les contrats avec les collectivités sur le territoire. *Union nationale des associations familiales

Face aux extrémismes, une école moins inégalitaire

lun, 14/09/2015 - 12:28

Les attentats de Paris en janvier et ceux de Copenhague en février ont secoué l'Europe. Les commissaires européens en ont saisi la mesure dans le rapport présenté le 1er septembre qui décline les «&nbspnouvelles priorités pour une coopération européenne en éducation et formation&nbsp» à l'horizon 2020. Pour Tibor Navracsics, le commissaire chargé de l'éducation, «&nbsple risque de radicalisation témoigne de l'urgence qu'il y a à améliorer les perspectives en matière d'éducation dans les communautés qui composent nos sociétés&nbsp». La commission développe ainsi six objectifs et, si certains sont classiquement tournés vers «&nbspl'amélioration de la qualification des personnes et de leurs perspectives d'emploi&nbsp», d'autres sont davantage centrés sur des «&nbspvaleurs fondamentales d'égalité, de non-discrimination et de citoyenneté active&nbsp».

Du soutien aux enseignants

Déplorant les taux d'inégalité qui «&nbspsont à leur niveau le plus élevé de ces trente dernières années dans la plupart des pays de l'UE&nbsp», le rapport appelle à garantir une éducation et une formation à tous les apprenants, en particulier aux personnes provenant de milieux défavorisés ou ayant des besoins particuliers, aux migrants ou aux personnes issues de l'immigration et aux Roms. Regrettant que dans de nombreux pays, «&nbsples pénuries de personnel font de plus en plus obstacle à un enseignement de qualité, tandis que l'intérêt pour la carrière d'enseignant s'amenuise&nbsp». Le texte demande un large soutien aux enseignants. Le document devrait être adopté par le Conseil européen d'ici la fin de l'année.

Consulter :
le rapport

15ème Université d'automne du SNUipp-FSU

jeu, 10/09/2015 - 15:38

Nathalie BRISAC, auteure de livres à l'École des loisirs : Comment les histoires sont-elles entrées dans l'univers scolaire ? Peuvent-elles aider enseignants et enfants à travailler et à être bien à l'école ?
Viviane BOUYSSE, inspectrice générale et spécialiste de la maternelle s'intéressera à ce que l'on fait du temps à l'école pour les apprentissages et ce que le temps fait aux apprentissages.
Joël BRIAND, maître de conférences en mathématiques se penchera sur deux des préoccupations des enseignants du cycle 2 que sont les contenus mathématiques et la façon de les enseigner.
Bruno ROBBES, maître de conférences en Sciences de l'éducation : l'idée d'autorité éducative.
Hélène ROMANO, psychothérapeute et spécialiste des traumatismes : l'école face aux traumatismes, savoir conjuguer le temps pour les dépasser.
Dominique BUCHETON, professeure honoraire à l'université de Montpellier : Des gestes professionnels plus ajustés et renouvelés, un défi pour la formation.
André TRICOT, professeur de psychologie et chercheur au CNRS : Apprendre avec le numérique, mythes et réalités.
Stéphane BONNERY, membre de l'équipe ESCOL présentera comment les manuels scolaires et les albums de jeunesse participent à la construction des inégalités scolaires et culturelles.
Jacques MEARD, professeur à la Haute Ecole Pédagogique de Lausanne : Enseigner l'EPS à l'école, entre confort et inconfort …
Benoît FALAIZE, historien de l'école élémentaire et chargé d'études «&nbsplaïcité et valeurs de la République&nbsp» à la DGESCO : Enseigner l'histoire à l'école élémentaire : valeurs et finalités civiques et morales.
Serge THOMAZET et Sylvie CÈBE, maîtres de conférences en sciences de l'éducation : gagner le pari de l'école inclusive, une affaire de métier(s).
Véronique BOIRON, enseignante chercheure en sciences du langage et en didactique du français : Enseigner le langage oral à l'école maternelle, la question des enjeux, de la progression et des activités.

Plus d'une dizaine d'autres conférences complèteront le programme de cette 15ème édition.

Téléchargez le programme complet :

Les inscriptions à l'université d'automne 2015 sont closes. Rendez-vous à l'édition 2016 !

Evaluations CE2 : ce qu'il faut savoir

jeu, 10/09/2015 - 12:10

Le site Eduscol propose aux enseignants de CE2 une banque d'outils pour faciliter l'évaluation diagnostique - en maths et en français - de leurs élèves en début d'année. L'objectif est de «&nbsppermettre aux équipes d'identifier les difficultés potentielles de chaque élève et de mettre en place une réponse adaptée dès le début de l'année scolaire.&nbsp» Un corpus de 400 fiches dans lequel on peut librement piocher pour construire ses propres documents d'évaluation et trois propositions de livrets «&nbspclé en main&nbsp» qui balaient l'essentiel des compétences attendues.

Utiles précisions

Ces évaluations sont-elles obligatoires ?
La circulaire de rentrée 2015 les rend obligatoires : «&nbspUne évaluation du niveau des élèves en français et en mathématiques, à des fins diagnostiques, est mise en place au début de la classe de CE2.&nbsp» La nature et le nombre d'évaluations relèvent en revanche de la liberté pédagogique des équipes. Ces dernières ont pour cela à leur disposition les fiches ressources ou/et les trois livrets.

Un protocole obligatoire ?
Aucun protocole ne peut être imposé aux écoles. La circulaire de rentrée précise que «&nbsppour les y aider, une banque d'outils d'aide à l'évaluation diagnostique en ligne sera mise à leur disposition durant le premier trimestre de l'année scolaire 2015-2016. Elle comportera un large choix d'items en français et en mathématiques, testés et se référant explicitement aux domaines du socle.&nbsp» On peut lire aussi sur le site du ministère que «&nbspl'usage de ces livrets n'a aucun caractère obligatoire ; ils sont proposés afin d'aider les enseignants s'ils ne souhaitent pas constituer eux-mêmes leurs combinaisons d'items&nbsp».

Une date de passation précisément définie ?
Là encore, ce sont les enseignants qui déterminent le moment qu'ils jugent approprié dans la première période de l'année. Là aussi, la circulaire de rentrée indique qu' «&nbspelle (la banque d'outil) permettra aux enseignants d'évaluer les élèves au moment choisi par eux au cours des premières semaines de l'année et en fonction des objectifs poursuivis au sein de la classe.&nbsp»

Faut-il faire remonter les résultats ?
Rien ne l'indique. Pour le SNUipp-FSU, ces évaluations doivent rester au niveau de l'école. Elles sont un outil pédagogique au service de l'enseignant et des élèves. Elles peuvent être une aide dans la conduite de la classe et notamment dans l'accompagnement des élèves qui rencontrent des difficultés, et ne doivent en aucun cas constituer un outil d'évaluation des écoles et du système scolaire. Elles peuvent concerner toute la classe ou seulement un groupe d'élèves en fonction de la pédagogie de l'enseignant.

Ce qu'en pense le SNUipp-FSU

Si la mise à disposition d'outils d'évaluation est utile aux enseignants, la mise en oeuvre pose au moins deux difficultés :

en dépit d'une conception très fouillée, cette Banqu'outils est d'une prise en main fastidieuse et demande beaucoup de temps pour son exploration.
les livrets proposés, d'une trentaine de pages, doivent être imprimés en autant d'exemplaires qu'il y a d'élèves dans la classe. Mais sur quel budget ? Des coûts d'impression qui pour le SNUipp-FSU, ne doivent pas grever le budget des écoles.

Sur ces deux questions, le SNUipp-FSU s'est adressé à la ministre pour que des améliorations soient apportées.

Consulter :
la «&nbspBanqu'outils&nbsp»

Lire aussi :
Évaluations CE2 : des améliorations nécessaires

Urgence : appel à dons pour les réfugiés

mar, 08/09/2015 - 19:29

Il s'agit notamment d'apporter dans l'urgence, et au plus grand nombre, une aide concrète à la scolarisation des enfants et des jeunes, de fournir équipements et fournitures scolaires, de proposer cours d'alphabétisation et activités culturelles et sportives. Pour contribuer à apporter des conditions d'accueil dignes à celles et ceux qui ont tout perdu et espèrent tant de l'avenir, le SNUipp s'engage.

Participer :
En ligne
Avec le formulaire papier

Fenêtres sur cours est allé à la rencontre des bénévoles qui ont bâti une classe pour les réfugiés dans la «&nbspjungle&nbsp» de Calais. Témoignage

 

 «&nbspRestaurer un peu d'humanité, créer du lien social, permettre la communication&nbsp», c'est le but de Virginie Tiberghien, orthophoniste dans la région de Calais et de Zimako Johns, arrivé du Nigéria au printemps, lui aussi demandeur d'asile. Ils ont ouvert en juillet l'École laïque du chemin des dunes, fragile structure de planches et de bâches synthétiques en lisière du camp. «&nbspLaïque parce qu'on y accueille tout le monde quelle que soit sa confession&nbsp» explique Virginie. À l'intérieur, une vingtaine de grands écoliers, qui ont depuis longtemps passé l'âge des pupitres en bois, apprend les rudiments du français. Plus de trente enseignants des écoles, de collège et de lycée s'y relaient bénévolement chaque jour, jonglant depuis la rentrée avec leurs emplois du temps «&nbspordinaires&nbsp».

Une carte scolaire difficile...

Zimako, qui a bâti l'école aidé d'amis Soudanais, assure l'intendance et envisage maintenant l'ouverture d'une deuxième classe. «&nbspOn a déjà 150 élèves et il faudrait pouvoir accueillir les enfants, les femmes aussi, qui ne demandent qu'à venir mais qu'il faut accueillir séparément des hommes ; faire des groupes de niveau, certains ont des diplômes universitaires et d'autres partent de zéro.&nbsp» Il a tout prévu, stocké toiles et palettes, mais aimerait bien qu'on l'autorise à tirer du courant depuis le poteau électrique dressé juste à côté. «&nbspLes jours raccourcissent, ce serait bien d'avoir de la lumière et du chauffage&nbsp» explique-t-il. Il a fait la demande. Il attend.

Lire aussi :
Dans les dunes de Calais : rêver c'est déjà ça...
"Ces enfants réfugiés ont l'âge de Titeuf", interview de ZEP, auteur de Titeuf

Aide au développement : la France peut mieux faire

mar, 08/09/2015 - 12:44

«&nbsp L'alphabétisation est un droit humain fondamental, et la base de l'apprentissage tout au long de la vie.&nbsp», peut-on lire sur le site de l'UNESCO. Fort de cette conviction, le réseau français de la Campagne mondiale pour l'éducation, dont le SNUipp-FSU est membre, entend promouvoir les enjeux de l'éducation de qualité pour tous ainsi que le renforcement des politiques de coopération pour l'éducation. Alors qu'en septembre doit être entériné un nouvel «&nbspagenda global pour le développement durable&nbsp», le réseau a analysé les différents aspects de l'aide au développement de la France en matière d'éducation. L'Observatoire propose ainsi une analyse précise et actualisée de l'aide au développement de la France consacrée à l'éducation. Il dresse un état des lieux de l'orientation des crédits, qui se révèle de plus en plus éloignée des besoins des pays et des populations qui en ont le plus besoin. Il présente également des propositions concrètes pour renforcer la politique française de coopération pour l'éducation.

Une aide mal orientée

La France est partie prenante de la mobilisation globale en faveur de l'éducation pour tous et elle a fait de l'action pour la jeunesse une priorité en matière de solidarité internationale et un enjeu stratégique pour sa politique extérieure. Pourtant, les engagements concrets ne sont pas à la hauteur. Le soutien à l'éducation diminue et au-delà des volumes de l'aide, son affectation est contestable : l'orientation des crédits est de plus en plus éloignée des pays et des populations qui en ont le plus besoin. Ainsi, l'aide à l'éducation de base* diminue alors que les écolages – dépenses pour l'accueil et la formation d'étudiants étrangers en France– représentent plus de la moitié de l'aide totale à l'éducation.

Le gouvernement interpellé

Le réseau s'appuie également sur la tribune rédigée par 19 députés français, en Juin 2015, «&nbspPour une aide au développement française ambitieuse en 2016&nbsp». Constatant que «&nbsple fossé se creuse entre les discours de solidarité internationale et les moyens alloués à l'aide au développement&nbsp», les signataires plaident pour son augmentation dans le projet de loi de finance pour 2016, mais aussi pour qu'au moins 50% des crédits soient consacrés aux pays les moins avancés. Le réseau français de la CME souhaite que le travail d'analyse et les propositions présentés dans cet Observatoire alimentent la mobilisation des responsables politiques.

*En 2013, la France consacre seulement 1,7% de son APD totale à l'éducation de base, se plaçant très en retard par rapport à la recommandation de l'UNESCO et de la CME d'allouer 10 % de l'APD à l'éducation de base.

Télécharger :
La publication de l'observatoire

Les professionnels, c'est nous !

jeu, 03/09/2015 - 14:47

Produire un travail de qualité pour faire réussir tous les élèves : c'est l'ambition de tous les enseignants. Mais avec des effectifs trop chargés, sans formation continue ni Rased, le manque de temps, les multiples injonctions parfois contradictoires... Le sentiment d'être de plus en plus «&nbspempêché de faire du bon travail&nbsp» devient envahissant. Avec le 4 pages en téléchargement ci-dessous, nous vous proposons une démarche originale : définir avec vous ce qu'est un travail de qualité au service de nos élèves au quotidien dans nos écoles. Le ministère multiplie les prescriptions. Mais sont-elles toujours utiles aux élèves ? Sont-elles une aide ou un obstacle à la qualité de notre travail ? Ces questions méritent d'être posées. Nous, enseignants, avons le pouvoir d'y répondre ! Avec ce numéro spécial, le SNUipp-FSU vous propose de premières pistes. Mais au-delà, c'est bien une campagne pour l'amélioration nos salaires et pour notre métier que nous menons auprès du ministère. Ensemble, ouvrons la voie d'un métier où il fait bon travailler à la réussite de nos élèves.

Télécharger le document

Les retraités disent ça suffit !

mer, 02/09/2015 - 09:02

Cette nouvelle année commence mal pour les retraités : pas d'actualisation des pensions au premier octobre 2015 alors que l'inflation (+0,3 % sur un an) est repartie à la hausse. S'ajoutant aux mesures fiscales spécifiques, le refus gouvernemental d'augmenter toutes les pensions est un coup supplémentaire porté au niveau de vie des retraités dont toutes les études et tous les organismes reconnaissent la baisse. La loi vieillissement traîne en longueur, la représentation des retraités dans plusieurs organismes est remise en cause…

Une carte postale unitaire à François Hollande

Les organisations syndicales de retraités SFRN FSU, CGT, CFE-CFC, FO, CFTC, SOLIDAIRES, FG-FP, LSR et ENSEMBLE & SOLIDAIRES proposent de signer une carte postale à l'adresse du président de la République pour revendiquer :

l'arrêt du gel des pensions et l'abrogation des mesures fiscales régressives, l'amélioration du pouvoir d'achat et aucune pension inférieure au SMIC,
le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier qui prenne en compte l'évolution des salaires,
la mise en œuvre dès 2015 d'une loi sur l'adaptation de la société au vieillissement avec la prise en charge de la perte d'autonomie par la Sécurité sociale
Le développement et le renforcement des services publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.

Elle sera déposée à l'Élysée le 1er octobre.

Télécharger la carte pétition

La signer et la transmettre à votre section départementale du SNUipp-FSU

Un effort exceptionnel ? Non... A couper le souffle !

lun, 31/08/2015 - 22:25
Communiqué

En déplacement à Dijon, la ministre vient d'annoncer un effort exceptionnel en faveur de la formation continue. Mis en appétit par cette bonne nouvelle, nous sommes allés immédiatement consulter les nouveaux plans départementaux de formation continue exceptionnelle proposés aux enseignants du primaire pour cette année 2015-2016. Et à y regarder de près, que l'école primaire se réjouisse : c'est une offre de formation à couper le souffle !

Pour les programmes de maternelle, cela concerne 12 enseignants sur 816 pendant 2 jours dans le Doubs, 22 enseignants sur 2 204 pendant une semaine dans les Yvelines, 10 enseignants sur 417 pendant 3 jours dans l'Aude, 48 enseignants sur 198 pendant 6 jours en Ardèche…
Pour les nouveaux programmes d'enseignement moral et civique, cela va toucher 24 enseignants sur 2 932 pendant 4 jours dans le Doubs, 50 enseignants sur 7 857 dans les Yvelines, aucun en Ardèche, dans le Tarn et Garonne ou dans l'Eure…

Mais, que les enseignants se rassurent, il y en aura pour tout le monde. Sur ces deux sujets, le ministère affiche que de trois à six heures d'animation pédagogique seront offertes à tous les enseignants... Soit, pour la plupart, un mercredi après-midi dans des salles pouvant regrouper jusqu'à 200 personnes.

Comment croire, dans ces conditions, qu'il sera possible d'être formé aux nouvelles pratiques professionnelles concernant le langage, la compréhension du nombre, la découverte de l'écrit, le développement du jeune enfant en maternelle… ou encore la laïcité, la mise en œuvre des débats sur les dilemmes moraux dès le CP ?

Pourtant, comme le rappelle l'OCDE, la formation professionnelle continue a autant d'importance, si ce n'est plus, que la formation initiale dans le succès d'un système d'éducation. A titre indicatif, à Singapour, tous les enseignants bénéficient de 100 heures de formation par an.

Changer l'école ne se fait pas d'un claquement de doigt, fusse-t-il exceptionnel. Il est urgent de proposer un plan de formation continue consistant et de qualité aux enseignants du premier degré. C'est aussi cela la priorité promise au primaire.

Paris, le 31 Aout.

L'abécédaire du Vivre ensemble

lun, 31/08/2015 - 20:57

Les inscriptions sont closes. Rendez-vous l'année prochaine !

Consulter :
le règlement complet

Accord « Carrières et rémunérations » : donnez votre avis

ven, 28/08/2015 - 16:25
Pour participer à la consultation : cliquer sur l'image

Le contenu de l'accord

L'accord, qui sera ensuite décliné dans chaque ministère, vise à «&nbspgarantir des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire et à renforcer l'attractivité de la Fonction publique&nbsp». Il s'articule en deux axes :

l'axe 1 porte sur les recrutements, l'architecture statutaire et l'attractivité des emplois, avec l'objectif affiché de «&nbsprenforcer l'unité de la Fonction publique&nbsp» par l'adoption de règles communes aux trois versants de la fonction publique (d'État, territoriale et hospitalière) ;

l'axe 2 porte sur la revalorisation salariale, le déroulement des carrières et la refonte des grilles indiciairres, dans le but d'«&nbspaméliorer la politique de rémunération de la Fonction publique&nbsp».

Il précise aussi la méthode et les conditions de sa mise en œuvre. Il fixe un premier rendez-vous salarial en février 2016. Il crée un comité de suivi composé des seules organisations signataires (ce que dénonce la FSU) où se poursuivront des discussions si l'accord est validé.
Des décrets plus spécifiques à l'Education nationale permettront sa mise en application pour les enseignants.

Accords de Bercy sur le dialogue social

Signés en 2008 par la FSU et la plupart des autres organisations syndicales, il est prévu que suite à des négociations, un accord entre le gouvernement et les organisations syndicales n'est valide que s'il est signé par des organisations syndicales qui représentent plus de 50% des personnels. Faute d'accord majoritaire, l'ensemble des propositions ne peut pas être appliqué.

Lire :
le texte intégral du protocole

Les propositions

Même si l'axe 1 est important, c'est surtout l'axe 2 portant sur les rémunérations qui focalise l'attention : en effet, le point d'indice est gelé depuis 5 ans et devait le rester jusqu'en 2017, se traduisant par une perte importante de pouvoir d'achat.

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Lire aussi :
Qu'en serait-il des rémunérations et du déroulement de la carrière des enseignants des écoles ?

L'analyse du SNUipp et de la FSU

La FSU s'est engagée avec beaucoup de détermination dans les discussions pour porter les attentes de la profession en matière de restructuration des grilles indiciaires et de revalorisation des salaires. Le préalable portant sur la valeur du point d'indice n'a pas été un des axes de discussion retenu. Il sera à l'ordre du jour du premier rendez-vous salarial de février 2016, «&nbspau vu des indicateurs économiques&nbsp».

Beaucoup de points restent en attente et feront l'objet de discussions ultérieures. Le calendrier proposé, même s'il a évolué, n'est toujours pas assez resserré, repoussant la mise en œuvre de certaines mesures après la fin du quinquennat.

La ministre de la Fonction publique lie la poursuite des négociations – et plus particulièrement le rendez-vous salarial de début 2016 – à la signature de la majorité des fédérations de fonctionnaires. A défaut, les propositions contenues dans cet accord seraient caduques.

Au final, si les mesures proposées devraient se traduire par un gain sur les salaires d'environ 2%, elles ne rattraperont pas la perte de pouvoir d'achat des enseignants du premier degré. Pour la FSU, comme pour le SNUipp, et quelle que soit l'appréciation donnée à ces propositions, il sera nécessaire de construire des mobilisations avec les personnels pour obtenir de nouveaux acquis et aller au-delà de mesures partielles.

Les revendications du SNUipp-FSU

la revalorisation du point d'indice, son indexation sur les prix et des mesures de rattrapage des pertes
la reconstruction de la grille avec en première mesure, une augmentation de 50 points d'indice
l'accès de tous les enseignants à l'indice 783, indice terminal du corps avec la transformation de la hors classe en échelons accessibles à tous
une carrière linéaire déconnectée de l'évaluation et d'un pseudo mérite
un rythme d'avancement qui soit le même pour tous aligné sur le rythme le plus rapide
Le SNUipp n'est pas favorable à la création d'un troisième grade où l'avis de l'IEN est prépondérant et où seule une minorité d'enseignants serait concernée.
Le SNUipp demande que les indemnités soient intégrées au salaire pour une meilleure prise en compte dans le calcul des pensions.

Cliquer pour agrandir

Lire aussi :
le recto/verso du SNUipp
le 4 pages de la FSU

Votre avis compte !

Quatre syndicats enseignants de la FSU – le SNUipp, le SNES, le SNEP et le SNUEP – ont décidé de consulter les personnels, en ligne, jusqu'au 11 septembre.

Le résultat de cette vaste consultation permettra à la FSU de cerner les attentes des personnels et de connaître leur appréciation sur le contenu de l'accord. Il participera aussi à la prise de position finale de la FSU.

Pour participer à la consultation : cliquer sur l'image

Les premières ressources d'accompagnement enfin en ligne

ven, 28/08/2015 - 14:38

Nous les guettions et avions encore interpellé la ministre en début de semaine sur le sujet... Ce 28 aout, les ressources d'accompagnement des enseignants à la mise en œuvre des nouveaux programme sont enfin sur le site Eduscol. C'est une bonne nouvelle même si c'est tard et encore incomplet : quelques "ressources à venir" notamment pour les derniers modules.

Au programme :

Lire aussi :

Les nouveaux programmes
Les ressources d'accompagnement

Le « plancher de verre » des enfants de milieux aisés

ven, 28/08/2015 - 11:39

C'est le résultat d'une enquête au long cours menée auprès de 17 000 enfants nés en Grande-Bretagne en 1970. On a mesuré leurs aptitudes cognitives à l'âge de 5 ans et on a suivi leur évolution sur le marché du travail jusqu'à l'âge de 42 ans. Conclusion : «&nbsples enfants de milieux aisés dotés de faibles capacités scolaires à l'âge de 5 ans ont 35% plus de chances de percevoir un salaire élevé à l'âge de 42 ans que ceux de milieux défavorisés montrant au même âge des signes précoces de haut potentiel&nbsp». Le rapport explique que les parents de milieux aisés jouent un rôle déterminant dans l'avenir de leurs enfants en leur fournissant un «&nbspplancher de verre&nbsp» qui les empêche de descendre dans l'échelle sociale même s'ils sont dotés de faibles capacités scolaires. Ayant un niveau d'éducation souvent élevé, ces parents peuvent aider scolairement leurs enfants mais aussi leur transmettre des compétences sociales et émotionnelles en cultivant des comportements scolaires adaptés ou une meilleure estime de soi. Ils peuvent également les guider dans le choix des écoles et de leur orientation. Des atouts et une manière de «&nbspthésauriser les meilleures opportunités dans le système d'éducation et sur le marché du travail&nbsp» qui échappent aux parents de milieux défavorisés. Ici donc, comme ailleurs, c'est plutôt à un plafond de verre que se cognent les familles les moins en connivence avec l'école.

Lire
Une synthèse de l'étude (En anglais)

Enfants migrants : il y a urgence !

ven, 28/08/2015 - 11:39

 

«&nbspSur environ 170 000 migrants arrivant par bateau en Italie en provenance de Libye l'année dernière, plus de 13 000 étaient des enfants non accompagnés&nbsp» L'Unicef a tiré la sonnette d'alarme en mai dernier en révélant un phénomène qui semble s'amplifier. Les populations de migrants et de demandeurs d'asile comprennent de plus en plus d'enfants, certains accompagnés de leurs parents mais souvent aussi des mineurs isolés. Depuis le début de l'année, ce sont 6 400 mineurs dont 4 300 accompagnés qui ont accosté en Italie et les associations présentes à Calais notent la même évolution. Ils viennent d'Érythrée, de Syrie, d'Afghanistan, du Niger ou de Somalie, et leur voyage jusqu'aux côtes européennes est une expérience traumatisante. L'ONG Save the children a recueilli les récits de ces enfants qui parlent des exactions des passeurs qui se servent d'eux pour augmenter leurs prix et des violences dont ils sont les victimes ou les témoins. «&nbspIls nous disent aussi qu'ils ont eu des angoisses terribles en mer, qu'ils avaient peur des vagues énormes et croyaient qu'ils allaient se noyer&nbsp», un risque bien réel et malheureusement avéré ces derniers mois. À leur arrivée, rapporte encore l'association, certains sont désemparés et ne savent pas dans quel pays ils se trouvent, «&nbspIls espèrent avoir atteint l'Europe et qu'on leur accordera l'asile&nbsp».

Des réponses urgentes et spécifiques

L'Unicef a pointé les risques encourus par les enfants qui allaient s'aggraver «&nbspnon seulement lors de cette périlleuse traversée, mais aussi à l'arrivée sur les côtes européennes où ils ne peuvent pas recevoir les soins et l'attention particulière dont ils ont besoin de toute urgence&nbsp». Elle a invité l'Union européenne à «&nbspdéfendre les droits des enfants et des familles de migrants et être un exemple pour le monde entier&nbsp». L'ONU a elle haussé le ton au début du mois en rappelant la France à ses devoirs face aux 3 000 migrants qui cherchent depuis Calais à se rendre en Angleterre. Selon elle, la présence d'enfants fait de la situation une «&nbspurgence civile&nbsp» qui devrait être traitée avec «&nbsples moyens mobilisés lors des catastrophes naturelles&nbsp».

L'ISAE à 1 200 euros : c'est maintenant !

mer, 26/08/2015 - 14:35
Communiqué

Lors de sa conférence de presse, hier, la ministre a maintenu le flou quant à l'engagement du gouvernement de revaloriser les enseignants du primaire. Si elle a indiqué que l'indemnité des enseignants du primaire (ISAE) pourrait être augmentée «&nbspdans le courant du quinquennat&nbsp» elle a, dans le même temps, indiqué que «&nbsple quinquennat suivant devrait être consacré à la revalorisation des enseignants du primaire&nbsp».

La ministre continue de promettre mais ne propose toujours rien de tangible. Mettre fin au déclassement salarial des enseignants du primaire est pourtant plus que jamais une urgence. Faut-il rappeler que le montant actuel de l'ISAE est de 400 euros annuel soit 33 euros brut par mois ? Il est grand temps de le porter à 1 200 euros, qui est le montant de l'ISOE perçu par les enseignants du second degré.

Les enseignants du primaire, recrutés au niveau de qualification Master, se singularisent par le temps de travail parmi les plus lourds et les salaires parmi les plus bas des pays de l'OCDE tout en exerçant eux aussi des missions de suivi des élèves et de rencontre avec les familles comme leurs collègues du second degré.

Il est temps de mettre fin à ces inégalités de traitement. Le SNUipp-FSU exige de la ministre qu'elle tienne ses engagements en triplant le montant de l'ISAE. L'ISAE à 1 200 euros, à égalité de l'ISOE du second degré, c'est maintenant.

Paris, le 26 août 2015

Lire aussi :

Dès l'année dernière, le SNUipp-FSU, demandait l'alignement de l'ISAE sur l'ISOE du second degré.
novembre 2014 : le clip du SNUipp-FSU sur les salaires
janvier 2015 : Des salaires revalorisés pour un métier reconnu
janvier 2015 : Rattrapage salarial pour les recteurs : et pour les PE ?

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)

lun, 24/08/2015 - 15:23

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sont un guichet unique abritant les services destinés aux personnes en situation de handicap.

Placées sous la tutelle des départements, ce sont des groupements d'intérêts publics (GIP) administrés par une commission exécutive rassemblant des représentants des collectivités locales, des associations de personnes handicapées et des services de l'État.

Elles accueillent la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH, souvent nommée CDA), qui se substitue désormais aux CDES, COTOREP et Services de la Vie Autonome.

Au sein de la MDPH, la CDAPH prend toutes les décisions concernant les aides et les prestations, après estimation des besoins de compensation et après élaboration du plan personnalisé de compensation du handicap par l'équipe d'évaluation.

La CDAPH est notamment compétente pour :

  • se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale (AVS par exemple) ;
  • désigner les établissements ou les services correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent ou concourant à la rééducation, à l'éducation, au reclassement et à l'accueil de l'adulte handicapé et en mesure de l'accueillir ;
  • attribuer, pour l'enfant ou l'adolescent, l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et, éventuellement, de son complément ;
  • attribuer la carte d'invalidité ;
  • attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et le complément de ressources ;
  • attribuer la prestation de compensation (PCH) ;
  • reconnaître la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

V

Le SNUIpp-FSU fait sa rentrée

lun, 24/08/2015 - 13:05

Salaire, formation continue, création de postes : le compte n'y est toujours pas et à cette rentrée, la priorité au primaire patine sérieusement. C'est ce que, face à la presse écrite et audiovisuelle, le SNUipp-FSU a développé montrant, chiffres à l'appui, qu'il est grand temps de passer à la vitesse supérieure.


Télécharger le dossier distribué aux journalistes :

 

Carrière, rémunération : ce qu'il faut savoir

lun, 24/08/2015 - 12:44

Le SNUipp-FSU publie une brochure synthétique pour faire le point sur les principaux aspects de la carrière. Un document qui présente aussi les propositions du syndicat pour qu'enfin notre profession soit reconnue, respectée et revalorisée à la hauteur de son engagement pour les élèves et l'école.


Disponible auprès de votre section départementale du SNUipp-FSU

ou :

En téléchargement

Rentrée : ce qui attend l'école et les enseignants

dim, 23/08/2015 - 13:58

Nouveaux programmes, éducation prioritaire, direction d'école, calendrier scolaire, accès à la hors classe… Si on est encore loin de la refondation annoncée, cette rentrée va voir un certain nombre de mesures en direction des écoles et des enseignants. Tour d'horizon

Télécharger le document

« Un cahier, un crayon » pour les enfants du Mali

sam, 22/08/2015 - 23:14

 

Équiper plusieurs centaines de classes maliennes en matériel scolaire, c'est le défi de la quinzième rentrée solidaire organisée par l'ONG Solidarité Laïque , dont le SNUipp est membre. A partir de cette rentrée, et jusqu'en décembre, il s'agira pour les classes engagées dans l'opération de collecter des fournitures scolaires neuves. Elles seront ensuite acheminées au Mali et distribuées à la rentrée prochaine, dans les écoles, par les partenaires locaux de Solidarité Laïque.

Éduquer à la citoyenneté

Parrainée cette année par le pédagogue Philippe Meirieu, la rentrée solidaire est l'occasion pour les enseignants des écoles de conduire avec leurs élèves des activités d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité. Elle s'appuie pour ce faire sur toute une gamme de ressources (poster et dossier pédagogique, fiches d'activités, DVD...) pour parler d'éducation, des droits fondamentaux, de la situation d'autres enfants dans le monde, pour découvrir un autre continent, d'autres cultures.

Une aide concrète et utile

Il est vrai que ce pays, parmi les plus pauvres du Monde, est classé 110ème sur 113 selon l'indicateur de développement de l'éducation pour tous, qui évalue les systèmes éducatifs en fonction de critères tels que le taux de scolarisation, d'analphabétisme, ou encore la parité. Pourtant, l'éducation fait aujourd'hui partie des priorités nationales du Mali, d'autant plus que le conflit de 2012 a jeté plus de 700 000 enfants hors de l'école, et que des centaines de bâtiments scolaires ont été pillés ou détruits dans le nord du pays. En visant les plus démunis, principalement dans les écoles publiques, cette collecte de fournitures apportera de son côté une aide matérielle aux élèves et aux enseignants pour qu'ils puissent étudier dans de meilleures conditions.

La rentrée solidaire 2014 a permis de réunir dix tonnes de fournitures scolaires qui sont distribuées à cette rentrée dans les écoles de Mayotte.

Participer :
A la rentrée solidaire 2015

Télécharger :
Le formulaire d'inscription

Consulter :
le dossier pédagogique

Voir :
L'interview de Philippe Meirieu

Visiter :
Le site de Solidarité laïque