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Mis à jour : il y a 4 semaines 22 heures

200 euros pour l'ISAE ? Ça va pas l'faire

jeu, 15/10/2015 - 15:32

200 euros annuels, ce serait l'augmentation «&nbspfracassante&nbsp» qui pourrait être attribuée à l'ISAE d'après l'étude du projet de budget 2016*.

200 euros annuels, ce serait une ISAE portée à 600 euros toujours très loin du montant de l'ISOE du second degré à 1 200 euros/an

200 euros annuels, alors qu'au 1er janvier 2016 nos cotisations retraites augmenteront encore de 0,4% soit une perte de 100 euros par an pour un salaire de 2000 euros (depuis 2011, la perte s'élève à 500 euros annuels)

200 euros annuels, c'est loin de répondre à la situation de déclassement salarial des enseignants du primaire pourtant pointé par toutes les comparaisons internationales (800 euros de moins par mois qu'un enseignant allemand par exemple) et dont un nombre croissant de responsables politiques semblent s'émouvoir.

Le compte n'y est toujours pas

Aujourd'hui, plus de 47 000 collègues ont participé à l'initiative du SNUipp-FSU «&nbspécrivons à la ministre pour l'ISAE à 1 200 euros maintenant et pour tous&nbsp». C'est ce que portera le syndicat au cours des discussions dont nous exigeons l'ouverture et qui sont renvoyées au plus tôt en novembre-décembre.

Devant la totale insuffisance de l'augmentation prévue par le projet de budget, continuons d'exiger l'ISAE à 1200 euros et exigeons-le dans l'unité ! Si, pour l'heure, nos partenaires syndicaux ont décliné notre invitation à une démarche commune, l'hypothèse de ce “petit 200 euros” exige une réaction unitaire. La dispersion syndicale sur cette question fait le jeu du ministère. C'est ensemble que nous gagnerons une revalorisation significative pour tous les PE.

* Il reste au budget de l'Education nationale un peu plus de 58 millions d'euros non affectés pour des mesures nouvelles. Insuffisant pour tripler l'ISAE et en faire bénéficier tous les enseignants. IL faudrait pour cela près de 300 millions.

Signer :

la pétition en ligne L'ISAE à 1200 € pour tous c'est maintenant !

Université d'automne : c'est parti !

jeu, 15/10/2015 - 07:05

Chaque jour, en direct de l'Université d'automne, nous partageons l'ambiance de cet évènement...

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Téléchargez la présentation de l'ensemble des conférences :

Nouveaux programmes en maternelle : un nouvel élan pour le travail enseignant ?

mer, 14/10/2015 - 12:21

Depuis la rentrée 2015, l'école maternelle bénéficie de nouveaux programmes de qualité qui suggèrent de nouvelles pratiques professionnelles mais cela ne s'improvise pas : formation, temps... Le SNUipp-FSU organise un colloque national sur ces questions.

Sur le papier, les nouveaux programmes suggèrent de nouvelles pratiques professionnelles adaptées à l'âge des enfants, que ce soit pour l'apprentissage du langage, la compréhension des nombres, la place du jeu dans les classes, ou encore leur développement sensoriel et moteur. Mais tout cela ne s'improvise pas, notamment quand les plans de formation continue restent aux abonnés absents et le nombre d'élèves par classe bien trop élevé.

Promouvoir de nouvelles pratiques accompagnées

Il est pourtant nécessaire et possible de transformer l'école maternelle. Ici et là, bénéficiant de conditions particulières, des équipes enseignantes développent de nouvelles formes de travail, positives pour la réussite des élèves et en totale résonance avec l'esprit des nouveaux programmes. Alors, pourquoi ce qui est possible ici ne deviendrait-il pas la norme ? C'est ce que nous voulons promouvoir lors de ce colloque en donnant la parole à nos collègues : celles et ceux que le ministère serait bien inspiré d'entendre.

Au programme :

«&nbspNouveaux programmes de l'école maternelle : qu'en pensent les enseignant-es et les parents ?&nbsp» Résultats d'une enquête menée par Harris-Interactive pour le SNUipp-FSU

«&nbspL'école maternelle ouverte aux parents&nbsp» Atelier-débat avec la participation d'une équipe enseignante de Meurthe-et-Moselle

«&nbspUne école maternelle mobilisée pour le développement du langage dans toutes ses dimensions : un exemple d'une formation enclenchée depuis plusieurs années&nbsp» Atelier-débat avec la participation de Véronique BOIRON, enseignante-chercheure et formatrice à l'ESPE d'Aquitaine, et une équipe enseignante de Bordeaux

«&nbspNouveaux programmes de l'école maternelle : quelles nouvelles pratiques professionnelles pour les enseignant-es ?&nbsp» Intervention de Viviane BOUYSSE, Inspectrice Générale de l'Éducation Nationale

«&nbspUne école maternelle adaptée aux jeunes enfants : un exemple à partir des moins de trois ans&nbsp» Atelier-débat avec la participation d'une équipe enseignante de Gironde

Télécharger le programme complet du colloque

Evaluation CE2 : des améliorations nécessaires

mar, 13/10/2015 - 15:56

Dans un courrier daté du 13 octobre, le SNUipp-FSU alerte la ministre de l'Éducation nationale au sujet des outils d'évaluation de début de CE2 mis à la disposition des enseignants sur le site EDUSCOL.

Des erreurs ont été relevées «&nbspqui vont de l'anecdotique (problèmes de mise en page) au plus fondamental avec des exercices incomplets, des consignes incohérentes (…) ou une non correspondance des consignes entre le fichier élève et le guide du maître.&nbsp»

Le syndicat lui demande aussi d'alléger la charge de travail des enseignants avec une présentation plus ergonomique de cette volumineuse documentation et qu'un budget soit dégagé pour l'impression des fiches ou des livrets qui ne doit pas grever celui des écoles.

Enfin, pour le SNUipp-FSU et afin que ces outils soient concrètement utiles aux élèves et aux enseignants «&nbspil est indispensable qu'ils soient mis à la disposition des équipes avant la rentrée pour qu'elles puissent avoir le temps d'élaborer dans de bonnes conditions le dispositif adapté aux besoins des élèves.&nbsp»

Télécharger la lettre à la ministre
un récapitulatif des erreurs relevées dans les documents actuels

Lire aussi

Évaluations CE2 : ce qu'il faut savoir

Horaires et programmes : ça ne tient pas

jeu, 08/10/2015 - 20:21

Le ministère a proposé une nouvelle grille fixant les horaires d'enseignement. Pour permettre la mise en place de l'EMC, le ministère a diminué les horaires en arts ou en sciences ( moins 9 H en arts au C2, moins 6H en arts et moins 6 h en sciences au C3) mais pas les contenus encore lourds.

Le SNUipp a demandé qu'on réabonde les horaires de ces matières et que l'on allège les contenus. Face à la réponse négative, nous avons voté contre l'arrêté des horaires, craignant un programme intenable contraignant les enseignantes et les enseignants des écoles à faire des choix, chacun dans leur coin, en laissant de côté certains contenus. Ce qui finit par être inégalitaire pour les élèves, comme l'a relevé l'IG à propos des programmes de 2008.

Nouveaux programmes : pourquoi le SNUipp-FSU s'est abstenu

jeu, 08/10/2015 - 18:49

Le SNUipp-FSU s'est pour sa part abstenu, estimant que si les orientations en français et mathématiques vont dans le bon sens, ce qui est attendu en sciences, langues vivantes, arts et EPS reste parfois inadapté et voire irréaliste pour les élèves de l'école primaire.

Par exemple, en sciences, les programmes demandent aux élèves de travailler sur «&nbsple signal, de mouvement et de mesure de la valeur de la vitesse d'un objet&nbsp», et sur «&nbspl'origine de la matière organique des êtres vivants et son devenir&nbsp», ceux d'arts sur la «&nbspmatérialité de la production plastique&nbsp», ou pour les volumes de maîtriser les notions «&nbspd'enveloppe et de structure, de passage et de transition&nbsp». La barque des programmes reste encore bien chargée alors que dans le même temps, le ministère vient de diminuer les horaires de sciences et d'arts au profit de l'enseignement moral et civique (EMC).

La concision demandée par le SNUipp-FSU n'est pas au rendez-vous puisque le programme de cycle 2 comporte 80 pages et celui du cycle 3 plus de 100. C'est 4 fois plus qu'en 2008 et 2 fois plus qu'en 2002 et cela sans compter l'EMC.

On ne peut pas évaluer la qualité des programmes à leur longueur mais on peut, par contre, se demander comment les enseignants se les approprieront. Quand un professeur de collège aura 10 ou 20 pages à lire pour sa discipline, un professeur d'école devra lui en étudier 5 à 10 fois plus. On pense notamment au découragement qui guette ceux qui auront une classe à cheval sur les cycles 2 et 3, ce qui est courant.

On ne peut pas parler de priorité au primaire, quand aucun plan de formation continue n'est programmé à ce jour. Et ce ne sont pas les 3 à 9 heures d'animations pédagogiques un mercredi après-midi qui vont changer la donne.

On ne peut pas parler de priorité au primaire non plus quand les enseignants de maternelle ont été obligés -sans formation continue également- de se débrouiller tout seuls pour télécharger et imprimer des nouveaux programmes et des documents d'accompagnement. Connaissez-vous des métiers où de telles évolutions sont si peu accompagnées ?

Nous demandons donc encore une fois un plan de formation continue de de grande ampleur pour la maternelle et l'élémentaire ainsi que la diffusion papier des programmes et des documents d'accompagnement.

Le ministère vient d'ailleurs de trouver des moyens pour réaliser un sondage auprès des parents sur l'école. Alors soyons optimistes ! Nous sommes persuadés qu'il est donc possible de financer l'envoi des nouveaux programmes, l'outil professionnel des enseignants, en version papier dans les écoles.

Enfin, produire des nouveaux programmes pour les élèves et les enseignants, ce n'est pas lancer une bouteille à la mer. Nous avons demandé et obtenu qu'un dispositif de suivi de la mise en application des nouveaux programmes soit mis en place après la rentrée 2016 pour examiner les réussites et obstacles rencontrés.

Paris, le 08 octobre 2015

Votes exprimés par les représentants de la communauté éducative pour l'ensemble des programmes des cycles 2, 3 et 4 :

18 voix POUR dont SE-UNSA et SGEN-CFDT 12 "ABSTENTION dont SNUipp et FCPE 21 voix CONTRE dont FO, CGT et SNES

Lire aussi :
Nouveaux programmes : une première analyse du SNUipp-FSU

"Ces enfants réfugiés ont l'âge de Titeuf"

sam, 03/10/2015 - 16:29

Urgence, appel à dons pour les réfugiés : Solidarité Laïque, ONG de développement dont le SNUipp-FSU est membre, lance une campagne nationale d'appel à dons afin d'apporter une aide immédiate et concrète aux familles réfugiées.
Dans les dunes de Calais : rêver c'est déjà ça... : Un reportage de Fenêtres sur Cours

Indemnité de sujétions spéciales de direction et clauses de sauvegarde en éducation prioritaire

jeu, 01/10/2015 - 17:44

L'indemnité de sujétions spéciales de direction comporte une part fixe, commune à toutes les écoles et une part variable liée à la taille de l'école :

Nombre classes de l'école Part fixe Part variable Total annuel Total mensuel De 1 à 3 classes 1295,62 € 500,00 € 1795,62 € 149,64 € De 4 à 9 classes 1295,62 € 700,00 € 1995,62 € 166,30 € 10 classes et + 1295,62 € 900,00 € 2195,62 € 182,97 €

(Montants bruts).

L'indemnité est majorée de 20 % pour les écoles en REP :

Nombre classes de l'école Part fixe Part variable Total annuel Total mensuel De 1 à 3 classes 1554,74 € 600,00 € 2154,74 € 179,56 € De 4 à 9 classes 1554,74 € 840,00 € 2394,74 € 199,56 € 10 classes et + 1554,74 € 1080,00 € 2634,74 € 219,56 €

L'indemnité est majorée de 50 % pour les écoles en REP+ :

Nombre classes de l'école Part fixe Part variable Total annuel Total mensuel De 1 à 3 classes 1943,43 € 750,00 € 2693,43 € 224,45 € De 4 à 9 classes 1943,43 € 1050,00 € 2993,43 € 249,45 € 10 classes et + 1943,43 € 1350,00 € 3293,43 € 274,45 €

Clauses de sauvegarde

Les directrices et directeurs d'école et d'établissements spécialisés précédemment classés en ZEP ou ECLAIR et n'intègrant pas les nouveaux dispositifs REP ou REP+ bénéficient d'une clause de sauvegarde de leur ancien dispositif indemnitaire (+ 20 % en ZEP et + 50 % en ECLAIR de l'indemnité de sujétions spéciales de direction) s'ils restent affecté-e-s dans la même école :

Ecoles sortant de l'éducation prioritaire :

la majoration ZEP ou ECLAIR perçue en 2014/2015 est maintenue à la directrice ou au directeur restant affecté-e selon les modalités suivantes :
du 1er septembre 2015 au 31 août 2018 en intégralité ;
du 1er septembre 2018 au 31 août 2019 au 2/3 ;
du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 à 1/3.

Ecoles ECLAIR en 2014/2015 devenues REP au 1er septembre 2015

La majoration de 50 % (plus favorable que la majoration de 20 % en REP) est maintenue dans la limite d'une période de 3 ans.

Intérim de direction

Tout enseignant des écoles régulièrement désigné pour assurer l'intérim d'un directeur perçoit une indemnité d'intérim correspondant au taux de l'indemnité de sujétions spéciales à laquelle pourrait prétendre le titulaire du poste, majorée de 50 %. L'indemnité est attribuée pour les remplacements d'une durée supérieure à un mois. Son montant est fixé au prorata de la durée totale de l'intérim.

Indemnités REP et REP+

jeu, 01/10/2015 - 15:52

Les nouvelles indemnités de sujétions pour les personnels exerçant dans des écoles ou établissements REP ou REP+ sont fixées ainsi :

1734 € bruts par an en REP (soit 144,50€ brut par mois) ;

4646 € bruts par an en REP+ (soit 387,16€ brut par mois).

Conditions d'attribution

Le versement est subordonné à l'exercice effectif des fonctions dans une école ou un établissement y ouvrant droit.

Les enseignants stagiaires ainsi que les enseignants contractuels remplissant les conditions perçoivent ces indemnités.

Les SEGPA rattachées à un établissement REP ou REP+ ouvrent droit aux indemnités correspondantes.

Les AED et les AESH ne perçoivent pas ces indemnités.

Enseignants percevant les indemnités au prorata de l'exercice de leur fonction dans les établissements REP/REP+.

les membres des RASED ;
les titulaires remplaçants ;
les enseignants affectés sur postes fractionnés ;
les enseignants à temps partiels.

Perçoivent les indemnités à taux plein sous réserve d'exercer dans une école ou un établissement y ouvrant droit :

les coordonnateurs de réseaux d'éducation prioritaire ;
les maîtres formateurs ;
les enseignants partiellement déchargés de service d'enseignement en charge des actions de formation des enseignants en éducation prioritaire ;
les enseignants bénéficiant d'une réduction de 18 demi-journées par année scolaire ;
les enseignants exerçant dans le cadre de mission de lutte contre le décrochage scolaire ;
les enseignants faisant l'objet d'une adaptation de leur poste de travail.

Les situations de cumul

REP ou REP+ et zone sensible

Les enseignants exerçant dans une école classée à la fois zone sensible et REP conservent la NBI de 30 points (1667€) plus favorable compte tenu des droits à pension qu'elle confère. Les enseignants exerçant dans une école classée à la fois sensible et REP+ bénéficient de l'indemnité REP+

Cas de service partagé

Entre une école REP ou REP+ et une école classée sensible : L'enseignant bénéficie des deux régimes indemnitaires associés dans les conditions suivantes : indemnités REP ou REP+ au prorata de la durée d'exercice dans l'école REP ou REP+, et NBI versée à taux plein s'il effectue au moins 50% de ses obligations de service dans une école classée sensible, en deçà des 50%, il ne perçoit pas du tout la NBI ;

Entre une école REP ou REP+ et une école ou un établissement relevant de la politique de la ville : les avantages perçus au titre de chaque établissement sont cumulables ;

Entre une école ou un établissement REP+ et une école ou un établissement REP : l'enseignant bénéficie des indemnités de sujétion REP+ et REP au prorata de la durée d'exercice des fonctions dans les écoles ou établissements y ouvrant droit ;

Entre une école REP ou REP+ et une école ne relevant pas de l'EP : il bénéficie des indemnités au prorata de la durée d'exercice des fonctions dans l'école y ouvrant droit.

Les bénéficiaires de la clause de sauvegarde transitoire ISS ZEP ou ISS ECLAIR en service partagé entre une école REP ou REP+ et une école ouvrant droit à la dite clause perçoivent les indemnités REP ou REP+ ainsi que l'ISS ZEP ou ECLAIR au prorata de la durée d'exercice effectué dans chacune des écoles.

Ces indemnités seront versées ou régularisées à partir du mois d'octobre.

Clause de sauvegarde en cas de sortie de l'éducation prioritaire

Les enseignants affectés dans des écoles ou établissements sortant d'éducation prioritaire en septembre 2015, conservent le bénéfice de l'indemnité correspondante à compter de la date de sortie à condition de rester affectés dans la même école ou établissement :

du 1er septembre 2015 au 31 août 2018 : maintien de l'intégralité des indemnités perçues ;
du 1er septembre 2018 au 31 août 2019 : perception des deux tiers des indemnités ;
du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 : perception d'un tiers des indemnités.

Lire aussi :
Indemnité de sujétions spéciales de direction et clauses de sauvegarde en éducation prioritaire

Nouveaux programmes : un projet très inégal et parfois irréaliste

jeu, 01/10/2015 - 15:23

Si les programmes de maternelle étaient de qualité, on ne peut pas en dire autant de l'ensemble des programmes de cycle II et III remis à la ministre en septembre et qui doivent être soumis au Conseil supérieur de l'éducation les 7 et 8 octobre prochain. Des améliorations ont certes été apportées suite à la consultation : présentation harmonisée et la partie 6e différenciée de celle du CM1-CM2 pour prendre en compte les spécificités du cycle III.

Mais sur le fond, le gros problème est que ces projets sont d'une qualité très inégale selon les matières.

D'une bonne tenue en français, en mathématiques et en histoire-géographie.

Les programmes ont été lissés pour être présentés de façon plus homogène et cohérente. En maths, on donne de l'importance à la résolution de problèmes et au raisonnement. Les compétences attendues sont plus claires et bien détaillées dans les exemples de situations d'activités et de ressources. En français, le texte propose un équilibre entre les différentes activités qui permettent de progresser dans la maîtrise de la langue et qui ne se limitent pas à la dictée.

Copie à revoir en éducation artistique, langues vivantes, sciences et EPS.

Ce qui est attendu est souvent trop abondant, parfois irréaliste et inadapté aux élèves de l'école primaire et met en jeu des approches et des concepts qui prennent insuffisamment en compte la singularité du métier des PE qui sont polyvalents et non des spécialistes de chaque discipline.

Difficile prise en main

En général, ces programmes restent trop touffus (près de 100 pages pour chaque cycle) et difficiles d'accès. Les attendus de fin de cycle ne sont pas toujours très clairs et en nombre pas toujours en rapport avec le volume horaire des matières : par exemple, 13 attendus de fin de cycle II pour 10H de français par semaine, 18 pour 2H30 consacrées à « questionner le monde » et 13 pour 3 H en EPS

Sans formation continue programmée à ce jour pour les enseignants du primaire, avec des textes trop abondants et parfois irréalistes, on ne voit pas comment ils pourront s'en saisir dans leur classe. C'est bien dommage car dès lors, le risque est grand de voir les programmes de 2008 continuer de tenir le haut du pavé. Nous souhaitons donc que le projet soit amélioré et revu.

Le détail de ce qui doit être revu
Cliquer sur l'image

Consulter :

les projets de nouveaux programmes

ISAE : les discussions doivent s'ouvrir !

jeu, 01/10/2015 - 11:21

«&nbspA ce jour, plus de 37 000 collègues vous ont écrit pour vous demander le versement de l'ISAE à tous les enseignants des écoles et le triplement de son montant. En effet, toujours bloqué à 400 euros brut annuel, son montant reste très largement insuffisant et demeure encore loin de celui de l'ISOE du second degré dont la part fixe est de 1200 euros.&nbsp» Dans un courrier adressé le 1er octobre à la ministre de l'Éducation nationale, le SNUipp-FSU réitère sa demande d'ouverture de discussions sur la revalorisation de l'ISAE, des discussion qu'elle promet depuis des mois sans rien proposer de tangible.
Pour le syndicat, Il est urgent que ce dossier avance et que la ministre apporte des réponses précises, alors que de l'aveu même de ses propres services, (une étude de la DEPP rendue publique le 2 octobre) «&nbsple salaire net des enseignants a diminué en 2013.&nbsp»

Lire le courrier du SNUipp-FSU

Envoyez votre courriel à la ministre

Outils d'évaluation des élèves : de vives réserves

mer, 30/09/2015 - 11:20

Aujourd'hui, le ministère vient de présenter des nouveaux outils d'évaluation des élèves pour la rentrée 2016 en promettant une évaluation simplifiée et plus lisible pour les familles.

Le SNUipp-FSU, en l'état, en doute fortement. Bien que le projet ait connu des évolutions intéressantes, nous émettons les plus vives réserves sur un dispositif que les enseignants n'ont pas vu fonctionner.

A ce stade, nous faisons même l'hypothèse que les enseignants devront y consacrer beaucoup de temps pour une efficacité pédagogique qui n'est pas garantie. Il est surprenant par ailleurs, que le ministère présente d'ores et déjà des outils destinés à évaluer des programmes qui ne sont pas encore définitivement arrêtés. Le document est à ce titre incomplet puisqu'il n'y aucune visibilité sur la nature et le nombre des compétences qui devront être évaluées dans le menu de l'application nationale qui sera ensuite à imprimer sous forme de bilans périodiques à remettre aux familles.

Par ailleurs, l'école primaire n'est pas un mini collège. Faut-il rappeler à la ministre qu'à ce jour, l'équipement informatique des écoles est loin de permettre aux enseignants d'accéder facilement aux outils d'évaluation que le ministère compte développer. Les enseignants devront donc remplir ces livrets sur leur temps personnel et avec leurs propres outils informatiques. La charge de travail supplémentaire pour l'utilisation de ces nouveaux outils pèsera d'autant plus que, la même année, ils devront s'approprier les nouveaux programmes et ce, sans aucune formation continue programmée à ce jour. Il est totalement inacceptable que le ministère demande toujours plus aux enseignants des écoles alors que la barque est déjà trop chargée.

De même, nous doutons que ces nouveaux outils d'évaluation soient clairement lisibles pour toutes les familles et notamment celles les plus éloignées des codes de l'école.

Nous regrettons que le ministère n'ait pas accepté notre demande de consultation des enseignants sur des outils qui concernent leur métier au même titre que les programmes. Aujourd'hui, nous réitérons notre demande que ces nouveaux outils d'évaluation soient testés par les enseignants afin qu'ils puissent les faire évoluer dans le bon sens plutôt que d'être imposés. En tout état de cause, pour le SNUipp-FSU, pas d'évaluation usine à gaz dans les écoles.

Paris, le 30 septembre 2015

Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire

mer, 30/09/2015 - 09:00

Deux ans après sa conception, le document téléchargeable du SNUipp-FSU « Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire » évolue, avec l’ajout d’une cinquantaine de pages.
Cette actualisation porte sur les modifications institutionnelles intervenues depuis la première publication, mais aussi sur l’enrichissement du travail de réflexion collective grâce aux apports d’enseignants qui mettent en œuvre les propositions de séquences pédagogiques dans leurs classes.

Lire aussi:
Education contre l’homophobie : franchir un nouveau pas.

Télécharger :
Éduquer contre l’homophobie (numéro spécial de Fenêtres sur Cours)

Le 8 octobre contre l'austérité

mar, 29/09/2015 - 17:02

Les syndicats de la Fonction publique – CGT, FSU, Solidaires, FAFP – appellent l'ensemble des agents de la Fonction publique à se mobiliser avec les salariés du secteur privé, pour les salaires, pour l'emploi et pour les conditions de travail, dans le cadre de la journée interprofessionnelle du 8 octobre.

Rattrapage des pertes de pouvoir d'achat par l'ouverture immédiate de négociations salariales, fin des suppressions d'emplois et créations des emplois nécessaires au bon fonctionnement d'un service public de qualité sur l'ensemble du territoire, les revendications des fonctionnaires rejoignent celles des salariés du privé, fortement ébranlés par les attaques contre les 35 heures ou la remise en cause du Code du travail.

Lire :
le communiqué de l'intersyndicale Fonction publique

Lire aussi :
l'appel interprofessionnel au 8 octobre

L'école aussi mérite bien mieux que l'austérité. Des difficultés liées à l'insuffisance de moyens en enseignants et à la réduction des moyens mis à disposition par les communes sont pointées : classes surchargées, enseignants absents non remplacés, suppression de postes d'ATSEM, baisse des crédits aux écoles…

Le SNUipp-FSU appelle les personnels à se mobiliser suivant les déclinaisons locales : grèves, manifestations, rassemblements.
Il met aussi à disposition une lettre aux parents pour expliquer que l'école vaut mieux que les politiques d'austérité.

Télécharger :
la lettre aux parents

Lire aussi :
Votation citoyenne Fonction publique

Dictée : premières clarifications de la ministre

ven, 25/09/2015 - 12:16

Suite à l'annonce tonitruante de la ministre sur la dictée quotidienne, le SNUipp-FSU lui demandait, dans un courrier daté du 21 septembre, «&nbspd'apporter les clarifications indispensables sur les contenus des nouveaux programmes et de mettre fin aux malentendus&nbsp» qui jetaient le trouble sur le travail des enseignants. Il ajoutait que l'école ne devait pas être «&nbspl'instrument d'un coup politique&nbsp» comme l'évoquait la presse à propos de cette annonce. Ce 24 septembre, la ministre répond au syndicat et apporte les premières clarifications nécessaires.

Concernant les nouveaux programmes, elle reconnaît que «&nbsple sens et l'automatisation se construisent simultanément&nbsp» et souligne «&nbspl'importance de la compréhension dans l'apprentissage de la lecture&nbsp».

Au sujet de la dictée, elle précise que le projet de programmes de cycle 2 prévoit «&nbspque les activités de lecture et d'écriture sont quotidiennes et les relations entre elles permanentes&nbsp» avec «&nbspnotamment&nbsp» la possibilité «&nbspde courtes et fréquentes dictées de syllabes ou de mots&nbsp». Rien de bien nouveau au regard de ce qui se pratique déjà dans les classes.

Ce qui est certain, c'est que les enseignants ne seront donc pas soumis au régime obligatoire de la dictée quotidienne. A ce titre, la ministre nous rappelle son «&nbspattachement à la liberté pédagogique des enseignants du premier degré, dont la rigueur et le professionnalisme sont reconnus par tous.&nbsp»

Voilà des précisions fort utiles apportées aux enseignants et aux parents après le «&nbspcoup de communication&nbsp» de la ministre. Le SNUipp-FSU sera maintenant attentif au respect de ces orientations dans les nouveaux programmes, afin d'éviter toute dérive injonctive caricaturale et inefficace.

Paris, le 25 septembre 2015

Télécharger la lettre de la ministre au SNUipp-FSU

Lire aussi :
Dictée et nouveaux programmes : des vérités bonnes à rétablir

Dictée et nouveaux programmes : des vérités bonnes à rétablir

lun, 21/09/2015 - 11:46

Lors de la présentation des projets de programmes pour l'école primaire qui entreront en vigueur à la rentrée 2016, la ministre a annoncé la priorité aux savoirs fondamentaux avec notamment la pratique de la dictée quotidienne. Une fois de plus, l'école primaire se trouve l'instrument d'un «&nbspcoup politique&nbsp» comme le titre le journal Le Monde du 20 septembre, ce qui jette le trouble sur notre travail et celui des enfants à l'école.

«&nbspNous refusons que l'école soit l'instrument d'un coup politique&nbsp». C'est ce qu'affirme le SNUIpp-FSU dans un courrier adressé à la ministre pour lui demander d'apporter publiquement les clarifications nécessaires sur le contenu de ces nouveaux programmes qui sont intéressants mais ne prescrivent absolument pas de dictée tous les jours. Les enseignants du primaire n'ont pas à être infantilisés. La ministre se plait à faire la promotion de l'autonomie pédagogique pour les enseignants du second degré. Qu'on respecte aussi les PE, qui sont des professionnels à part entière. A l'heure où se prépare la réunion de rentrée, c'est d'ailleurs nous qui allons devoir rassurer les parents et leur expliquer ce qu'il en est vraiment.

Quelques vérités toujours bonnes à rétablir

«&nbspLire, écrire compter&nbsp» la mission de l'école primaire depuis toujours.
De tout temps, les programmes ont insisté sur l'importance de la maîtrise de la langue, de la lecture, de l'écriture et du calcul. Au quotidien, nous ne nous trompons pas puisque nous consacrons beaucoup de temps et d'énergie à ces apprentissages avec rigueur et professionnalisme. Notre école évolue comme la société. Apprendre à lire, à écrire et à compter doit se faire en lien avec les nouvelles connaissances culturelles, scientifiques, artistiques ...

Non, la dictée n'a jamais disparu.
C'est une forme d'exercice pratiquée depuis toujours dans les classes et présente dans les programmes actuels et anciens comme une activité possible.

Non, les nouveaux programmes n'évoquent pas de dictée quotidienne.
Ils parlent des "activités diverses" pour "résoudre les problèmes orthographiques" qui peuvent comprendre "des dictées courtes sous une variété de formes (…) et pratiquées de manière rituelle ".En parlant de dictée quotidienne, la ministre se livre ici à une interprétation toute personnelle.

Oui, il peut y avoir de multitude de manière de faire des dictées.
Auto dictée, à deux, préparée, caviardée, dictée sans erreur, à choix multiples, dictée dialoguée ou négociée… Dans tous les cas, ce sont les enseignants qui sont maîtres des choix des modalités pédagogiques.

Non, la dictée n'est pas la recette miracle pour maîtriser l'orthographe.
Aucune étude ne montre que la seule pratique de la dictée fait monter le niveau des élèves en orthographe. Rien ne sert d'appliquer une règle comme un automate. L'important est de bien la comprendre et de la réinvestir en situation. Les nouveaux programmes ne s'y trompent d'ailleurs pas. Ils insistent sur les activités d'observation et de manipulation sur des textes lus en classes : «&nbspL'étude de la langue s'appuie essentiellement sur des tâches de tri et de classement, donc de comparaison, des activités de manipulation d'énoncés (substitution, déplacement, ajout, suppression) à partir de corpus soigneusement constitués, a¬fin d'établir des régularités […] Les connaissances se consolident dans des exercices et des situations de lecture et de production d'écrits&nbsp»

Apprendre, c'est donc s'entrainer et surtout comprendre
Bien évidemment, les élèves ont besoin de s'entraîner au travers par exemple des exercices d'automatisation, un peu comme lorsqu'on fait des gammes au piano. Mais cela ne saurait suffire. Les élèves ont besoin de réfléchir, de découvrir, de manipuler et de comprendre… À ce titre, les nouveaux programmes insistent surtout sur l'importance du raisonnement et de la compréhension dans l'apprentissage de l'orthographe mais aussi du calcul et de la lecture. Nous ne voulons pas former des élèves qui utilisent des recettes sans comprendre. Pour bien apprendre, les élèves ont besoin de bien comprendre.

Les nouveaux programmes ne se limitent pas à la dictée et au calcul.
Les nouveaux programmes mettent aussi l'accent sur le rôle essentiel de l'EPS, des arts, des sciences, de l'histoire et de la géographie... Et c'est tant mieux ! Nous sommes également très attachés au développement global des élèves. Il est indispensable que les programmes soient ambitieux et exigeants.
Réussir, c'est aussi apprendre dans de bonnes conditions. On n'apprend pas de la même manière dans une classe de 30 que dans une classe de 22 élèves. Tout cela paraît être du bon sens. Et pourtant, c'est loin d'être le cas dans toutes les écoles. Les élèves ont également besoin d'évoluer dans un cadre de travail calme et sécurisant, adapté à chacun. Avoir peu d'élèves par classe, pouvoir travailler en petits groupes sont des conditions importantes pour l'apprentissage et la réussite.

Télécharger la lettre du SNUipp-FSU à la ministre
annonce tonitruante : la dictée tous les jours !

Les décharges des petites écoles doivent être effectives !

mer, 16/09/2015 - 08:12

Alors que le régime des décharges pour la direction des écoles de une à trois classes a été amélioré, le SNUipp-FSU s'adresse à la ministre de l'Éducation nationale pour lui demander que ces nouvelles dispositions - précisées par une circulaire ministérielle - soient effectivement mises en œuvre dans tous les départements. «&nbspA compter de cette année scolaire, les directeurs des écoles de une et deux classes se voient attribuer quatre jours fractionnables (deux à trois jours mobilisables de la rentrée aux vacances de Toussaint et une à deux journées mobilisables en mai et juin), ceux de trois classes doivent bénéficier de dix jours fractionnables (une journée par mois)&nbsp» rappelle le syndicat dans son courrier daté du 15 septembre. Or, c'est loin d'être le cas partout, déplore-t-il.

Des garanties nécessaires

Dans plusieurs départements, l'attribution de ces décharges semble s'organiser «&nbspau fil de l'eau&nbsp», très souvent en fonction des moyens de remplacement disponibles, ce qui rend toute planification impossible. Le SNUipp-FSU demande donc à la ministre que «&nbsples nouvelles modalités de décharges de service des directeurs des écoles de moins de quatre classes soient respectées dans tous les départements, que leur mise en œuvre soit programmée selon un calendrier concerté et qui respecte le travail réel de la direction qui s'étale sur toute l'année.&nbsp»

Télécharger :
la lettre du SNUipp-FSU à la ministre

Évaluation maternelle : du nouveau

lun, 14/09/2015 - 14:42

Deux outils distincts font leur apparition. Afin de réaliser des bilans périodiques de la progression des élèves, un carnet de suivi des apprentissages devra être communiqué au moins deux fois par an aux familles. Si sa tenue est obligatoire, son format et son contenu laissés au libre choix des enseignants ne peuvent en aucun cas être imposés. Autre nouveauté en fin de cycle I, l'établissement par le conseil de cycle d'une synthèse des acquis scolaires pour chaque élève. Pour ce faire, le ministère a conçu un document national volontairement simple qui reprend à travers treize items les cinq domaines détaillés par les programmes auxquels s'ajoutent quatre items relevant du vivre ensemble.

Une nouvelle approche

Ces nouvelles dispositions laissent transparaître une tonalité nouvelle avec une évaluation qui doit être moins envahissante, mieux adaptée à l'âge des élèves et qui réhabilite l'observation quotidienne en lieu du papier-crayon et des fiches. Pour faciliter leur appropriation et éviter toute dérive, le SNUipp-FSU a demandé et obtenu du ministère l'édition d'un guide de présentation et d'explication.

Lire aussi :
programmes maternelle : les ressources d'accompagnement en ligne

Questions sur : l'autorité parentale

lun, 14/09/2015 - 12:29

Parents séparés, familles recomposées, monoparentales ou homoparentales... la composition des familles évolue. Et avec elle, la notion d'autorité parentale. Faute de formation, d'information et de temps, les enseignants des écoles ne sont pas toujours armés pour appréhender toutes les nouvelles questions qui peuvent émerger et qui concernent directement la relation quotidienne avec les parents de leurs élèves. Or, certaines problématiques délicates voire cruciales doivent pouvoir se traiter en connaissance de cause et dans la plus grande sérénité. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'objet de ce Questions sur est d'apporter des éclairages juridiques clairs au sujet d'un certain nombre de situations concrètes concernant l'autorité parentale.

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N.B :La brochure était jointe au Fenêtres sur cours n° 415