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Mis à jour : il y a 1 semaine 1 jour

Concours PE, le compte n’y est pas

jeu, 12/03/2020 - 10:52

Publié le 11 mars dernier, le nombre de places était attendus impatiemment par les candidats et candidates. Pour certains, c’est la douche froide. Comme à Lille, où le nombre de places passent de 722 en 2019 à 480 en 2020. 

La répartition académie par académie Places au concours externe 2020 ACADÉMIES POSTES  INSCRITS  RATIO
INSCRITS/POSTES
AIX MARSEILLE 360 3789 10,5 AMIENS 323 1764 5,5 BESANÇON 130 1161 8,9 BORDEAUX 275 4348 15,8 CAEN 118 2700 17 CLERMONT FERRAND 117 1601 13,7 CORSE 27 455 16,9 CRÉTEIL 1520 4172 2,7 DIJON 255 1636 6,4 GRENOBLE 405 3123 7,7 GUADELOUPE 45 636 14,1 GUYANE 187 753 4 LA RÉUNION 160 1798 11,2 LILLE 480 4169 8,7 LIMOGES 178 1360 17,4 LYON 478 4362 9,1 MARTINIQUE 34 667 19,6 MAYOTTE 160 MONTPELLIER 190 3194 16,8 NANCY-METZ 298 1804 6,1 NANTES 244 3879 15,9 NICE 233 2467 10,6 ORLEANS-TOURS 384 2664 6,9 PARIS 270 2268 8,4 POITIERS  135 2480 18,4 REIMS 157 1333 8,5 RENNES 138 2856 20,7 ROUEN 174 1789 10,3 STRASBOURG 230 1896 8,2 VERSAILLES 1690 4803 2,8 TOTAL 9515 73231 7,7

On sait qu'en moyenne 40% des inscrits et inscrites se présentent effectivement au concours.

Les académies de Créteil et Versailles

Dans ces deux académies, le nombre de postes est stable. Mais comme les années précédentes, elles ne feront pas le plein faite de candidates et candidats. Le journal officiel ne précise pas le nombre de postes offerts aux concours supplémentaires organisés dans ces académies.

Priorité au primaire ? 

Alors que la rue de Grenelle assure que le primaire est sa priorité,  le compte n’y est pourtant pas. Projet de dédoublement de toutes les grandes sections en REP+ pour 2021, limitation des effectifs à 24 élèves dans les classes de cycle 2, difficile d’imaginer comment le ministre va pouvoir tenir les engagements pris pour mettre en oeuvre sa «&nbsppriorité au primaire&nbsp». A n’en pas douter, l’école maternelle et les postes de remplaçants risquent bel et bien d'en souffrir encore. 

Coronavirus : vers le stade 3

ven, 06/03/2020 - 18:59

Actuellement, ce sont environ 150 écoles et établissements, scolarisant plus de 40 000 élèves qui sont fermés dans les 4 clusters identifiés (Oise, Morbihan, Haute-Savoie et Bas-Rhin). Ce nombre devrait doubler la semaine prochaine où le passage au stade 3 est plus que probable.

Pour les écoles

Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne pas enclencher une fermeture généralisée des écoles et des établissements scolaires, se basant sur le rapport de 2012 du Haut conseil de santé publique. La situation sera appréciée au cas par cas et toutes les mesures ciblées de fermeture seront prises par le préfet en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS). 

Le stade 3 ne déboucherait pas sur de grandes différences pour l’éducation nationale avec le stade 2, la politique des clusters à confiner sera poursuivie.

Les recommandations et la foire aux questions sont mis à jour quotidiennement sur le site educ.gouv. Le ministère considère que celles-ci ont valeur de circulaire.

Pour les personnels

Comme demandé par la FSU, les personnels, comme les élèves, qui ont une pathologie les exposant aux formes les plus graves de la maladie déclenchée par le Covid-19 font l’objet d’une attention et d’une protection particulière. Ces pathologies peuvent être multiples : respiratoire, cardiovasculaire, diabète, maladies chroniques fragilisant le système immunitaire… Le gouvernement est en train d’en établir une liste précise dans laquelle figure d’ores et déjà le diabète et les maladies cardiaques. Pour ces personnels, la procédure pour bénéficier d’une mesure d’isolement est de consulter son médecin traitant qui délivre un arrêt de travail.
Dans ce cas, comme dans le cas d’un congé maladie ordinaire suite à une infection par le coronavirus, le jour de carence ne devrait pas être appliqué. Le gouvernement est en recherche d’une solution réglementaire, c’est donc un engagement à prendre avec prudence. L’autorisation spéciale d’absence prise par l’ARS pour les mesures d’éviction, de confinement ou d’isolement, dans un cluster ou en cas de risque de contagion, ne peut, elle, en aucun cas conduire au retrait d’un jour de carence.
Le ministère n’a pas apporté de réponse précise sur les obligations de service en cas de confinement, il met en avant la continuité du service public qui passe par une information et un contact maintenu avec les familles.

Par ailleurs, la FSU a alerté sur le manque de savon et de serviettes jetables dans les écoles et fait part de nombreux cafouillages remontés des départements. 

Permut : ça baisse encore !

ven, 06/03/2020 - 10:20

Une lente érosion se confirme d’année en année puisqu’avec 23,34 %, le taux de satisfaction global aux mutations informatisées baisse encore en 2020. Rappelons qu’il était de 23,47% l’an passé, de 23,69 % en 2018, de 23,93% en 2017. Bref, on est bien loin des discours DRH du ministère disant vouloir faciliter la mobilité des personnels…

Contrairement aux années précédentes, les élus du personnel n’ont pu avoir accès aux données concernant les demandes pour rapprochement de conjoint, pas plus que celles concernant les enseignants et enseignantes en situation de handicap. Sûrement un des effets de l’amélioration du dialogue social et de la volonté de transparence de ce ministère.

Les barèmes publiés

Les barèmes publiés ne traduisent pas la réalité. Les barèmes indiqués ne sont que ceux des collègues affectés sur les possibilités d’entrants déclarées par les départements. Ils ne tiennent pas compte des soldes entrants/sortants qui libèrent parfois de nouvelles places. Lorsqu’un département affiche 15 possibilités d’entrée, ce nombre est augmenté des places libérées par les sortants et les sortantes de ce même département. Ce qui modifie bien sûr la réalité des barèmes.
Les informations fournies sont donc parcellaires et peu utiles. A cette heure, personne ne peut donc savoir quels sont, in fine, les barèmes d’entrée et de sortie pour chacun des départements.

Le SNUipp-FSU recommande à chacun et chacune de déposer une demande de recours afin de pouvoir bénéficier de l’ensemble des informations. Des modèles sont disponibles en s’adressant aux sections départementales du SNUipp-FSU ou en utilisant la plateforme que le syndicat met à la disposition des personnels.

Coronavirus : "ma classe" à la maison

jeu, 05/03/2020 - 17:17

équipes enseignantes et familles sont appelées à se rendre sur la plateforme en ligne du CNED  munies de leur adresse professionnelle pour les premières et personnelle pour les autres afin de découvrir et utiliser des activités permettant d’assurer une continuité scolaire à la maison. 

Ma classe à la maison kesaco ?

Huit cours sont disponibles de la grande section de maternelle au CM2. Chaque cours propose des modules d’activités pour une durée de quatre semaines. Un cahier de bord « organise le travail de l’élève sur la journée et propose des renvois vers un recueil de documents, des entraînements en ligne, et des livres numériques.&nbsp» Celui-ci prend la forme d’un cahier d’exercices et d’activités, coloré, richement illustré, globalement assez attractif qui n’est pas sans rappeler les cahiers de vacances.

Chaque cahier hebdomadaire est décliné en huit ateliers, à réaliser par demi-journée. Sont disponibles, pour chaque niveau, un formulaire de présentation et un fichier avec des annexes. Des consignes destinées aux familles sont également présentes pour accompagner les élèves. A partir du CE2, des activités interactives sont proposées. Les activités proposées sur cette plateforme couvrent l’ensemble des disciplines des programmes.

Le module «&nbspclasse virtuelles&nbsp» destiné à maintenir le lien entre les professeurs et les élèves et entre camarades de classe n’est ouvert que dans les académies ciblées par le ministère. Cette restriction ne permet pas aux personnels de découvrir l’application en amont d’une éventuelle fermeture d’école et implique une appropriation par les personnels en urgence.

Des écueils et des manques

Les outils proposés ne sont pas adaptables, pas de différentiation possible ni d’adaptation aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Les progressions sont «&nbspthéoriques&nbsp»  et ne s’inscrivent évidemment pas dans les progressions et projets en cours de la classe. Quant aux activités d’entraînement, elles peuvent mettre en difficulté les élèves qui se retrouvent confrontés à des notions non encore découvertes en classe ou insuffisamment maîtrisées.

à l’heure de l’instruction obligatoire à trois ans, aucun module n’est proposé pour les petites et moyennes sections de maternelle. Des suggestions de jeux, d’activités motrices sans être consignées dans un cahier auraient pu être proposées. Quant à la grande section, de nombreuses activités visent des acquisitions expertes comme la copie en écriture cursive, des dénombrements au-delà de 10, l’identification des faces et arrêtes des solides, des compétences plutôt maîtrisées en fin d’année.

Une continuité scolaire mais pas pédagogique

Si cette plateforme permet d’assurer une continuité scolaire, la continuité pédagogique peut-elle être assurée hors la classe ? Rien n’est moins sûr tant elle est dépendante des grandes disparités des réalités sociales et culturelles des familles et de leur rapport à la culture scolaire.
Face à une situation exceptionnelle, ne serait-il pas plus profitable pour les enfants et leurs familles, dans un contexte sanitaire qui peut être anxiogène, de mettre entre parenthèses le temps de l’école ?

Ce dispositif «&nbspMa classe à la maison&nbsp» se confronte à la problématique générale de la «&nbspfracture numérique. Il suppose un équipement informatique complet, la possibilité d’imprimer, une connexion haut débit pour les activités interactives et un espace de travail propice à la concentration de l’enfant. Les livrets ne devraient-ils pas être imprimés par l’institution pour être mis à disposition des familles ?
Autre obstacle, ce dispositif suppose une bonne maîtrise du français écrit et d’être en connivence avec les codes de l’école. Aucune consigne n’est disponible sous forme orale ou en dans d’autres langues pour les parents non lecteurs.
Le déroulé des activités suppose la présence d’un tuteur et pose la question à la fois de la disponibilité mais aussi de la maîtrise des consignes qui lui sont données.
Si cette plateforme a le mérite d’exister, elle n’est pas sans poser des questions sur la possible substitution des experts pédagogiques que sont les enseignants et les enseignantes. Substitution qui serait évidemment un leurre car le repérage de ce qui fait obstacle aux apprentissages relève bien de l’expertise des professionnels.

Les questions que le ministre a oublié de poser

jeu, 05/03/2020 - 15:31

Parcours professionnel, missions, formation continue, bien-être au travail, égalité professionnelle : «&nbspTous les professeurs pourront dire ce qu’ils ce qu’ils attendent&nbsp» de l’évolution de leur métier, assurait le ministre de l’Éducation nationale en lançant sa «&nbspgrande consultation inédite et exhaustive&nbsp».
Volonté de renouer un dialogue rompu depuis bien longtemps avec les enseignantes et les enseignants des écoles ou nouvelle opération de communication au service d’un projet déjà tout ficelé ? Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Blanquer dit vouloir faire des résultats de son enquête «&nbspune base de discussion avec les organisations syndicales&nbsp». Fort bien. Sauf qu’il a oublié de poser quelques questions qui ont aussi tout leur intérêt à l’heure où les conditions d’exercice du métier se dégradent, où se discute une réforme des retraites particulièrement pénalisante pour les PE et où les perspectives de revalorisation salariale restent à l’état d’annonces nébuleuses.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU propose son questionnaire additionnel et ne manquera pas d’en faire valoir les résultats au moment où le ministre présentera les siens. 

Remplir le questionnaire

Le 14 mars, on marche pour le climat !

mer, 04/03/2020 - 14:13

«&nbspJamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et écologiques. Les alertes des scientifiques se succèdent pour expliquer que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour y faire face.&nbsp» rappellent dans un communiqué les organisations signataires. Après les grandes marches de 2019, le samedi 14 mars sera la première grande journée de mobilisation pour dire stop au gouvernement qui ne semble toujours pas saisir l’urgence de la situation. «&nbspRepenser la transition écologique est certes un enjeu environnement mais aussi un enjeu d’inégalités sociales&nbsp», rappellent les organisations.

Le communiqué 

Les organisations ATTAC, CGT, Confédération Paysanne, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam, Union Syndicale Solidaires appellent à participer massivement aux marches pour le climat le 14 mars prochain. 

Jamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et écologiques. Les alertes des scientifiques se succèdent pour expliquer que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour y faire face. Le climat et les enjeux sociaux figurent en tête des préoccupations de la population et le soutien aux mobilisations récentes pour les retraites et les services publics a été massif. Mais le gouvernement reste sourd adoptant une même logique : le refus de parler d’une autre répartition des richesses est justifié par une course sans fin à la croissance faisant fi de la situation écologique.

Nous sommes pourtant convaincu·es que la résolution de ces crises réside dans une profonde remise en cause du système politique et économique actuel, que nous devons collectivement exiger du gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les inégalités sociales.

L’Etat, en lien avec les collectivités locales, doit pour cela reprendre ses habits délaissés de planificateur, afin d’organiser au mieux la transition agricole, industrielle et énergétique nécessaire et veiller à accompagner solidement tout·es les salarié·es dans l’évolution des métiers. Les travailleuses et travailleurs et leurs organisations doivent pouvoir participer et décider au sein du processus de reconversion. Le développement de services publics de qualité et de proximité et la création de millions d’emplois sont également nécessaires à la transition écologique et sociale.

Nous devons enfin contraindre les multinationales, banques et institutions financières à cesser d’alimenter le changement climatique, à protéger et respecter les droits des salarié·es, préserver et renforcer les acquis sociaux et non les faire reculer.

Combattre les dérèglements climatiques, c'est aussi refuser l'injustice sociale. Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible et souhaitable. Les alternatives sont connues et nombreuses et pourtant les décideurs politiques et économiques retardent leur mise en œuvre au nom d’intérêts particuliers. Ensemble, exigeons une meilleure répartition des richesses pour garantir une existence digne pour chacun·e. Ensemble, exigeons une réelle transformation de notre système pour répondre à l’urgence climatique.

Le 14 mars, nous marcherons ensemble pour faire entendre nos déterminations communes.

Les retraites au 49-3 !

dim, 01/03/2020 - 09:51

C'est une drôle de manière d’éluder le débat et de mettre un voile sur le rejet exprimé par des millions de citoyens et de citoyennes depuis plus de trois mois, contre la mise en place d’un système de retraites à points. Une décision qui renforce la détermination de la FSU et du mouvement syndical à poursuivre la mobilisation, pour faire du 31 mars une journée d'action interprofessionnelle massive, dans l'unité la plus large. L'intersyndicale appelle à des rassemblements partout en France (devant l'Assemblée nationale, les préfectures, sur les places publiques) le jour de l'examen des motions de censure, mardi 3 mars. 

Le communiqué de la FSU Retraites au 49-3 :  face au coup de force du gouvernement, la FSU toujours plus déterminée

La FSU s’indigne de l‘utilisation de l‘article 49-3 de la Constitution pour faire passer sans débats à l‘Assemblée Nationale la loi retraites combattue depuis près de trois mois et rejetée par une majorité́ de Français·es.
Preuve supplémentaire de l’incapacité́ du gouvernement à convaincre sur son projet, ce coup de force est aussi un nouveau signe de mépris du gouvernement vis à vis de l'Assemblée, de l'opinion et du mouvement social. Cela ne fait que renforcer la détermination de la FSU à continuer son combat contre cette loi injuste.
La FSU appellera avec ses partenaires très vite, dès la semaine prochaine, à de nouvelles initiatives avant la journée interprofessionnelle du 31 mars qui doit plus que jamais rassembler dans l'unité́ la plus large.

Les Lilas, le 1er mars 2020

Permutations 2020 : Les résultats et ensuite ?

sam, 29/02/2020 - 10:45

Ce lundi 2 mars, les enseignantes et les enseignants des écoles ayant participé au mouvement inter-départemental recevront individuellement par SMS et sur leur messagerie professionnelle le résultat qui les concerne. Et ensuite ?
C’est une des conséquences de la loi de transformation de la Fonction publique, le travail de vérification globale de la régularité des opérations par les élus du personnel est rendu plus difficile. Pour autant, les équipes départementales du SNUipp-FSU sont mobilisées pour accompagner chacune et chacun dans les démarches à entreprendre pour la suite.

En ligne

Le syndicat propose un outil en ligne qui permet de répondre à chaque situation.

Le résultat est positif
Un formulaire à renseigner permet de recevoir toutes les informations nécessaires pour participer au mouvement dans le département d’accueil. Il permet également d’entrer en contact avec les élus du personnel de ce département pour toutes les questions pratiques qui peuvent se poser.

Le résultat est négatif
Là aussi, un formulaire permet d’obtenir des explications et de contester ce résultat à partir des nouvelles règles de recours. Un accompagnement dans ces démarches sera assuré par les élus du syndicat.

L’outil en ligne

Coronavirus : ce qu'on sait

sam, 29/02/2020 - 09:59

La responsabilité de l’Éducation nationale dans le cadre de la gestion d’une crise épidémique avec l’accueil collectif de 12 millions d’élèves et plus d’un million de personnels est forcément particulière. Aussi le ministère a-t-il actionné une cellule de «&nbspcrise&nbsp» permettant un suivi quotidien du nombre de cas d’infection parmi les élèves et les personnels comme des cas de confinement. A ce jour, seul un cas d'élève et un de professeur, décédé depuis, ont été recensés. Il reste bien entendu de la responsabilité du ministère de la Santé en lien avec les services du Premier ministre de prendre toutes les décisions globales sur les mesures à tenir pour contenir la propagation du virus, notamment l’établissement des «&nbspzones à risque&nbsp» et des "zones de circulation du virus". 

Le Ministère met à disposition sur son site des informations actualisés pour les écoles et les personnels. 

Placement en «&nbspquatorzaine&nbsp» : c'est terminé ou presque 

Dimanche en fin d'après-midi les autorités sanitaires ont décidé la fin de la mise en quatorzaine de prévention pour les personnes revenant de la plus grande partie des zones à risque. En effet, une note pointe le fait que «&nbsple virus circulant déjà sur notre territoire, il n’y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones exposées à une circulation active du virus. Ces contraintes destinées à éviter l’entrée du virus en France n’ont plus lieu d’être et en particulier, les élèves et les personnels en retour de Lombardie et de Vénétie vont pouvoir retourner à l’école  ». 
Deux situations  justifient encore des mesures restrictives : d’une part les zones figurant en rouge sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE). A ce stade seule la province du Hubei en Chine est désormais concernée; d’autre part les «&nbspclusters&nbsp», soit les communes de Creil, de Crépy-en-Valois, de Vaumoise, de Lamorlaye de Lagny-le-Sec dans l’Oise, Lacroix Saint Ouen, la commune de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie et dans le Morbihan, les 3 communes d’Auray, Carnac et Crac’h. 
Ces listes sont actualisées sur le site gouvernemental.

Par ailleurs, une affiche doit être apposée sur les portes des écoles et donne les principales mesures de précaution et d’usage pour prévenir et lutter contre l’épidémie. 

Pour les personnels ? 

Si elle devait avoir lieu, mais ce n'est a priori plus le cas, la «&nbspquatorzaine&nbsp» n’aurait entraîné aucune incidence salariale, ni jour de carence, quel que soit le statut, fonctionnaire ou contractuel a répondu le ministère aux organisations syndicales. Il aurait suffit d’avertir à distance la hiérarchie et de fournir quelques éléments justifiant les déplacements ou un certificat médical pour un enfant de moins de 16 ans qui serait concerné, par exemple de retour d’un voyage scolaire. La position administrative serait une autorisation exceptionnelle d’absence et non un congé maladie. Le justificatif de quarantaine notifié individuellement arrivant a posteriori.
Le ministère envisageait également de privilégier des solutions de télétravail lorsque c’est possible. Ce qui pour les enseignants de primaire semble, pour le moins, très irréaliste, et sans doute tout autant dans le secondaire…

Suivi pédagogique des élèves

Le CNED a mis en place une solution d’école numérique à la maison, une plateforme qui contient actuellement quatre semaines de cours et de révision de la grande section de maternelle à la terminale. Dans le primaire, le support se limite à un fascicule, plutôt de lecture, d’une durée d’une heure quotidienne… Le ministère entend les remarques formulées notamment par le SNUipp-FSU, sur les difficultés matérielles que pourraient rencontrer les élèves et leurs familles.
Par ailleurs, le ministère met en avant un dispositif de classe virtuelle pilotée par l’enseignant qui peut envoyer un lien vers cette classe à ses élèves, discuter avec eux via un chat, mettre en place une discussion via une visio-conférence, interagir via une sorte de tableau numérique… Cette dernière mesure laissera sûrement rêveurs bon nombre de personnels des écoles…

Qu’en est-il des voyages scolaires ?

Depuis le week-end dernier, tous les voyages scolaires prévus pour l'étranger et, en France, dans les zones "clusters" doivent être interrompus. S’agissant des voyages sur le territoire national, ils peuvent se poursuivre normalement. Il convient néanmoins de s’assurer qu’aucun transit ou escale dans les «&nbspclusters&nbsp» identifiés sur le territoire national n’est prévu au cours du voyage.
Pour autant le gouvernement a décidé que «&nbspl’ensemble des voyages scolaires n’avaient pas vocation à être interrompu  ».
Il convient donc de procéder à l’examen particulier de chaque voyage en cours, en se référant aux consignes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment au regard de la situation épidémiologique de destination ainsi que celle des éventuelles zones de transit. Il convient également de tenir compte des mesures restrictives éventuelles prises par les autorités locales restreignant le cas échéant l’activité sociale et l’accueil des voyages scolaires et/ou des ressortissants français.

Moyens matériels dans les écoles

Au-delà des affichettes à destination des familles, le ministère dit travailler avec les collectivités locales pour la mise à disposition de savon (le gel hydro alcoolique serait moins performant) et de serviettes en papier. Les masques seront destinés uniquement aux personnels de santé ou pour les personnes atteintes par le virus.

Il diffuse également une foire aux questions, accessible sur son site, ainsi que deux circulaires, une sur la continuité pédagogique et une autre, à venir, sur les mesures à prendre en cas de passage à un autre stade de propagation du virus.

Des ressources pour la classe

Enfin, il faudra aussi répondre aux questions légitimes des élèves sur le sujet. Quelques ressources non exhaustives, trouvées sur le net : 

Revalorisation : moteur... Action !

mer, 26/02/2020 - 14:45
Le communiqué

Revalorisation : l’autre scénario

Le ministre de l’Éducation nationale entretient le flou sur ses quatre scénarios de revalorisation des enseignantes et des enseignants des écoles. En effet, la part exacte de l’enveloppe de 500 millions prévue pour 2021 consacrée à ces différentes hypothèses n’est toujours pas précisée et l’exigence de contreparties augmentant la charge de travail des personnels demeure.

Aucune projection n’est faite non plus sur l’utilisation future de l’enveloppe de 10 milliards alors que le ministère doit présenter une loi de programmation pluriannuelle pour l’éducation en juin prochain.

Reçu rue de Grenelle dans le cadre des discussions du «&nbspchantier de réforme des retraites&nbsp», le SNUipp-FSU propose de son côté un cinquième scénario. Un scénario alternatif qui permet de porter les salaires enseignants au niveau de la moyenne de l’Union européenne - 3 600€ bruts après 15 ans d’exercice - sans sortir du cadre de la somme globale annoncée de 10 milliards.

Dans ce scénario, il s’agit de resserrer sur seulement quelques années le calendrier actuellement prévu sur vingt ans et de consacrer l’intégralité de cette somme à une revalorisation des grilles indiciaires de 150 points, soit 700 € par mois en début de carrière et dégressive jusqu’à 100 points, soit 470 € en fin de carrière. La mesure s’ajouterait à un doublement de l’ISAE, indemnité à étendre à tous les PE, et à la création d’une indemnité d’équipement. Voilà qui revaloriserait réellement et rapidement le salaire de toutes et tous.

Ce nouveau scénario ne permettrait certes pas aux PE d’atteindre le salaire de leurs homologues allemands, 6 100 € brut après 15 ans d’exercice comme l’envisage le ministre, mais permettrait dans un premier temps d’atteindre a minima la moyenne européenne. Voilà qui pour le SNUipp-FSU donnerait un peu d’intérêt et d’épaisseur au film…

Paris, le 26 février 2020

Tant qu’il le faudra

sam, 22/02/2020 - 09:52
Le communiqué

Tant qu’il le faudra

Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF soulignent la détermination affichée encore ce 20 février, par les manifestants et manifestantes dans tout le pays, après plus de deux mois et demi de mobilisation continue malgré les entraves au droit de manifester et aux libertés syndicales.

Le projet de système par points représente un recul pour les droits à la retraite de toutes les générations et particulièrement des jeunes. Le refus de ce projet est là et ancré parmi les salarié.es du privé comme du public.

Le gouvernement et sa majorité doivent se rendre à l’évidence. Les formules générales et les slogans, très souvent mensongers, ne trompent personne. Les critiques et les oppositions se multiplient. Si l’exécutif est poussé dans ses retranchements, pour autant, les OS n’accepteront pas un passage en force au parlement.

Le gouvernement s’obstine alors qu’il est incapable de fournir une évaluation sincère sur l’impact financier et de lever les incertitudes sur le montant des pensions et l’âge de départ à la retraite. Ce qu’a souligné sévèrement le Conseil d’État.

Le gouvernement refuse d’aborder la question du partage des richesses pour financer les retraites et se place dans une logique de croissance infinie.

D’autre part, les débats à l’assemblée confirment que l’âge d’équilibre, clé de voute de leur système, conduira à imposer un départ à 65 ans et au-delà.

Les travailleuses et les travailleurs ne baisseront pas les bras aussi longtemps que le gouvernement ne retirera pas son projet.

Parce qu’elles contestent le cadrage gouvernemental imposé pour la conférence de l’équilibre et du financement, les organisations tiendront leur propre conférence sur le système de retraite. Lors de cet événement, des experts et des économistes interviendront pour un vrai débat contradictoire sans lettre de cadrage ! Cette initiative sera déclinée sur tout le territoire.

Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF dénoncent toutes les inégalités subies par les femmes aggravées par le projet de réforme des retraites. Elles appellent à s’inscrire et organiser des actions et manifestations pour l’égalité tout au long de la vie entre les femmes et les hommes lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars et autour de cette date.

Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement. Elles préparent, dans ce cadre, une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour faire échec à ce projet de loi.
Les Organisations décident de se revoir très prochainement.

Paris, le 20 février 2020

8 Mars : les grandes gagnantes

ven, 14/02/2020 - 10:14

C'est par un large appel diffusé depuis près d'un an que le collectif pour les droits des femmes annonce vouloir faire du week-end du 8 mars une grande mobilisation. Des marches sont prévues ce jour-là dans de nombreuses villes.

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Voir la carte de France des manifestations
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C’est habillées en «&nbspRosie la riveteuse&nbsp» que les cheminotes, infirmières, hôtesses, agentes du nettoyage, ouvrières, caissières, enseignantes, cadres, étudiantes, travailleuses indépendantes, artistes, avocates, retraitées... danseront et chanteront d’une même voix pour exiger notamment le retrait de la réforme des retraites et refuser qu’ «&nbspà cause de Macron, grandes perdantes nous soyons&nbsp».

«&nbspPour devenir les grandes gagnantes de ce 8 mars , conclut l’appel, les femmes se lèvent et luttent pour l’égalité et leur émancipation ! »

Lire l'appel 

Aucune annonce pour les AESH

jeu, 13/02/2020 - 08:00

«&nbsp Plus aucun élève en situation de handicap ne devra se trouver sans solution à la rentrée prochaine  » a annoncé le Président de la République à l'occasion de la conférence nationale du handicap. Une belle ambition qui aura bien du mal à se concrétiser sans l'engagement des personnels accompagnants. Et pourtant, dénonce le SNUipp-FSU dans un communiqué, «&nbsples AESH sont les grand oubliés de la conférence nationale du handicap&nbsp». Ils et elles attendent «&nbspdes améliorations de leurs conditions de travail et de la reconnaissance professionnelle&nbsp».

Le communiqué 

AESH, les grands oubliés de la conférence nationale du handicap

Quinze ans, jour pour jour, après la promulgation de la loi de 2005, la cinquième conférence nationale du handicap visait à faire le point sur les orientations politiques et à décliner les engagements à venir pour les personnes en situation de handicap. Si la réussite de l’école inclusive figure parmi les douze engagements, en revanche, les personnels accompagnants, qui occupent pourtant une place centrale dans la poursuite et la réussite de la scolarité des élèves concernés, sont les grands oubliés des mesures annoncées.

Les évolutions tant attendues, en termes de statut, de hausse de salaire, de temps complet, d’amélioration des conditions de travail et de reconnaissance professionnelle sont renvoyées à de nouveaux groupes de travail programmés au premier trimestre 2020. L’année commence donc comme se sont achevées les précédentes : avec des promesses d’amélioration des conditions d’emploi qui ne se concrétisent pas !

Le SNUipp-FSU tire la sonnette d’alarme sur le quotidien de travail des AESH, particulièrement dégradé par la généralisation des PIAL en septembre dernier. Un grand nombre font le choix d’un autre métier en raison de la précarité subie et il devient de plus en plus difficile de recruter ces personnels qui exercent pourtant une mission essentielle du service public d’éducation.

La cinquième Conférence du handicap aurait dû s’engager dans la création d’un véritable métier. Il est plus que temps que ces personnels soient reconnus, valorisés et pleinement intégrés dans la Fonction publique.
Le SNUipp-FSU les appellera à se mobiliser pour gagner cette reconnaissance professionnelle.

Paris, le 12 février 2020

Retraite : mobilisation continue

lun, 10/02/2020 - 14:35
Le communiqué

Le retrait, point

Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié·es.

Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord.

Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination d’obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.

Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l’amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Elle travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite.

De même, au-delà de l’opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d’État, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d’un vrai déni de démocratie.

Lire : des experts de tous bords et des organismes officiels se rejoignent dans une analyse très critique du projet de loi

Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra.

Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d’informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.

Elles appellent à préparer d’ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elles seraient effectivement les plus grandes perdantes, avec ce projet de loi sur les retraites.

C’est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d’emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février.

L’intersyndicale se réunira le 20 février pour définir les suites.

Montreuil, le 6 février 2020

Pour quelques 500 millions …

sam, 08/02/2020 - 12:00

Dans le cadre d’une réforme des retraites qui ferait perdre plus de 600 euros de pension mensuelle moyenne aux générations nées après 1975, les propositions du ministère pour 2021 se situent dans le cadre étriqué d’une somme globale de 500 millions pour plus de 900 000 personnels concernés… Quatre scénarios ont été dévoilés et mettraient en place une «&nbspprime d’attractivité du métier&nbsp» dégressive avec l’ancienneté dans la carrière. Son montant serait variable en fonction du nombre de personnels concernés, la volonté du ministère étant de valoriser en premier lieu les débuts de carrière. Le premier scénario ne toucherait que les neuf premières années de carrière (14 % des enseignants) ; le deuxième les 12 premières années (23 % des enseignants) ; le troisième les 18 premières années (44 % des enseignants) ; le quatrième toute la classe normale (76 % des enseignants). Dans ce dernier scénario par exemple, l’indemnité se monterait à un peu plus de 90 euros net mensuel en début de grille et à moins de 15 euros en fin de grille.

Cette revalorisation se ferait sous une forme indemnitaire pour les concernés et perdurerait au-delà de 2021. Par ailleurs le ministère s’est également engagé sur l’amélioration des conditions d’accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle.
Enfin deux autres mesures seraient financées sur cette même enveloppe de 500 millions : des temps de formation continue rémunérés pendant les vacances ainsi que le développement des heures supplémentaires effectives (HSE) dans le second degré. Autant dire la mise en place d’un «&nbsptravailler plus pour gagner plus&nbsp», alors même que la revalorisation devrait entièrement porter sur la reconnaissance de la réalité du travail visible comme invisible qui n’est plus à démontrer dans la profession.

Une bien maigre revalorisation

Même si cette première concrétisation est à mettre complètement à l’actif des mobilisations enseignantes depuis le 5 décembre dernier, elle reste d’une part complètement corrélée à la question des retraites, ne correspond pas à la hauteur du déclassement salarial que subissent les enseignantes et les enseignants français et ne concerne pas l'ensemble des enseignants et des enseignantes. Ainsi en ne s’engageant que sur une première enveloppe de 500 millions et sur une loi de programmation pluriannuelle sur cinq ans débordant la mandature actuelle et avec, a priori, 500 millions supplémentaires chaque année, le ministère n’affiche même plus l’objectif des 10 milliards qui avait pourtant été annoncé plusieurs fois face caméra. On est loin pour l’instant de la mise en œuvre d’une véritable loi de programmation pluriannuelle ambitieuse permettant de revaloriser très rapidement l’ensemble de la profession et d’améliorer fortement l’attractivité du métier.

Une revalo en forme de leurre pour modifier le métier ?

Ces annonces sur la revalorisation ont été précédées de trois ateliers de travail au ministère revisitant les missions des personnels enseignants avec l’idée d’évoluer vers une «&nbspmeilleure gestion des ressources humaines&nbsp». S’il est vrai qu’en la matière la marge de progrès est conséquente pour ce ministère-employeur, ses objectifs sont en contradiction avec ce qui fait la culture du métier. «&nbspIndividualisation des carrières&nbsp», «&nbspdéveloppement des postes à profil&nbsp», «&nbspintroduction de la direction d’école dans la chaine hiérarchique&nbsp», autant d’objectifs plus ou moins avoués qui viennent donner une couleur managériale bien éloignée des valeurs de l’école et surtout de ses besoins pour améliorer la réussite de tous les élèves. Développer les collectifs de travail ne peut consister à imposer des pratiques et des fonctionnements, comme peut le laisser à penser la recherche d’un «&nbspmeilleur pilotage&nbsp» cher à ce ministre…

Le sujet de la revalorisation du métier enseignant doit être déconnecté du dossier des retraites. Ce métier ne s’exerce pas au mérite. Il mérite tout au contraire une véritable reconnaissance financière pour en améliorer ses conditions d’exercice et d’attractivité et ce sans aucune contrepartie supplémentaire. Il reste encore bien du chemin à faire. Le ministère ne l’entend pas. Le SNUipp-FSU, avec les syndicats de l’éducation de la FSU, va rencontrer les autres organisations syndicales pour envisager avec eux une mobilisation à la mi-mars.

Hors classe et classe exceptionnelle 2020

ven, 07/02/2020 - 12:00
Accès à la hors classe

La note de service 2020

La note de service rappelle que les personnels se trouvant dans certaines positions de disponibilité depuis le 7 septembre 2018 et qui exercent une activité professionnelle conservent leurs droits à avancement. Ils sont donc éligibles à la hors classe, dès lors qu'ils comptent au moins deux ans d'ancienneté dans le 9ème échelon de la classe normale au 31 août 2020.

Le texte supprime toute référence aux anciennes notes pédagogiques arrêtées au 31 août 2016 ou 2017. Pour les personnels qui n'ont pas eu d’avis lors des deux campagnes précédentes ou qui n'ont pas pu bénéficier du 3ème rendez-vous de carrière), l'appréciation de la valeur professionnelle par le DASEN se fondera sur le CV et sur l'avis de l'IEN ou de l'autorité auprès de laquelle ils exercent leurs fonctions.

Important : un arrêté publié au JO du 10 janvier 2020 relève le taux d'accès à la hors classe des professeurs des écoles à 17%. Il était de 15,10% en 2019. Ce taux, conformément aux accords PPCR mis en place sous le précédent quinquennat est désormais identique à celui du 2nd degré. Cela devrait correspondre à environ 2000 promotions supplémentaires.

Accès à la classe exceptionnelle

La note de service 2020

Elle rappelle l'éligibilité des personnels placés dans certaines positions de disponibilité et qui exercent une activité professionnelle (voir plus haut), dès lors qu'ils remplissent les conditions d'inscription au vivier 1 ou au vivier 2 au 31 août 2020.

Pour les personnels qui continuent d'exercer leurs fonctions dans un établissement relevant d'un dispositif de l'éducation prioritaire éligible mais ayant perdu la labellisation «&nbspéducation prioritaire&nbsp», les services effectués sont comptabilisés pour la durée accomplie au-delà de la date du déclassement, dans la limite de cinq ans au lieu de quatre l'an dernier.

Consulter : la liste des écoles et des établissements scolaires ayant relevé d'un dispositif d'éducation prioritaire entre les années scolaires 1982-1983 et 2014-2015

Rappel : il est encore nécessaire, lors de cette campagne 2020, de faire acte de candidature au titre du vivier 1.

L’émotion sanctionnée !

mar, 04/02/2020 - 15:31

Il y a quelque chose de consternant, dans la décision prise par l’administration de prélever une journée de salaire aux quelque 3 000 enseignantes et enseignants des écoles qui, le 3 octobre dernier, ont rendu un dernier hommage à leur collègue Christine Renon, directrice à Pantin qui s’était donnée la mort quelques jours plus tôt.
Une froideur technocratique qui laisse pantois. Car bien sûr, réglementairement, c’était une journée de grève. Et alors ? Comment faire autrement, ce jeudi d'obsèques, pour exprimer son émotion, sa douleur et sa colère ? La FSU avait d’ailleurs demandé officiellement «&nbspque cette journée ne donne pas lieu à retenue sur salaire pour les collègues qui se sont mis en grève pour montrer leur soutien et leur indignation, car personne ne devrait mourir de son travail.&nbsp», s’indigne le SNUipp-FSU dans un courrier adressé le 3 février au ministre de l’Éducation nationale.
Une lettre dans laquelle le syndicat lui demande donc solennellement de renoncer au prélèvement de cette journée de grève au caractère oh combien symbolique. Réparer une décision imbécile de son administration, voilà qui grandirait la rue de Grenelle…

Retraite : les femmes grandes perdantes

jeu, 30/01/2020 - 11:42

«&nbspNous affirmons que contrairement aux annonces du gouvernement, les femmes seront les grandes perdantes de cette réforme. Nous dénonçons cette gouvernance qui tente de nous instrumentaliser en prétendant le contraire pour justifier une réforme injuste et inégalitaire majoritairement rejetée par la population&nbsp».

Le 29 janvier, Médiapart publiait une tribune rédigée par un collectif de femmes syndicalistes de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Elles y expliquent en quoi le projet de réforme porté par le gouvernement ferait d’elles les «&nbspgrandes perdantes plutôt que les grandes gagnantes&nbsp». 

Lire la tribune 

Retraites : ils s’entêtent ? Le 6 on continue !

jeu, 30/01/2020 - 10:07

L’avis du Conseil d’État est cinglant. Il indique notamment qu’une loi de programmation visant à amortir les effets négatifs de la réforme des retraites pour les personnels enseignants serait frappée d’inconstitutionnalité. L’annonce martelée par Matignon et la rue de Grenelle d’une revalorisation substantielle des enseignantes et des enseignants des écoles ne reste donc qu’une promesse. Une promesse qui, selon l’adage, n’engage que celles et ceux qui y croient. Les PE ont donc toutes les raisons de poursuivre leur mobilisation contre ce projet de réforme injuste.
Aussi, le SNUipp, avec la FSU et l’intersyndicale, les appelle à une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations le jeudi 6 février, ainsi qu’à l’ensemble des initiatives qui s’organisent dans cette période pour obtenir le retrait de la réforme.

Le communiqué intersyndical

Mobilisé·es et toujours aussi déterminé·es

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d'un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d'éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certaines catégories.

A la veille de l’ouverture de la «&nbspconférence des financeurs&nbsp», nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié·es.

Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.

Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

Les lilas, le 29 janvier 2020

Poursuivre la mobilisation mercredi 29 janvier

lun, 27/01/2020 - 05:36

Cette détermination dans la lutte par des actions multiples menées depuis le 5 décembre dernier vient de trouver un écho particulier dans l’avis que vient de rendre le conseil d’État sur le projet de loi de retraite par points.

Un avis du conseil d’État

Dans un arrêt, rendu public samedi, les sages du palais royal se sont montrés très critiques vis-à-vis du projet de réforme des retraites en commençant par dénoncer le fait de n'avoir disposé que de trois semaines pour étudier le texte sur la forme. Parmi les nombreuses difficultés juridiques soulevées, la non-constitutionnalité d’un paragraphe spécifique sur la sécurisation des pensions pour les seuls enseignants et enseignantes. 

La plus haute juridiction française a également pointé de nombreuses incertitudes sur la sécurisation financière de la réforme et a prédit que la discussion parlementaire prendrait plus de temps que prévu dans le calendrier. Dans son avis il enjoint le gouvernement à davantage de clarté sur ce qu'il en est du droit et du montant de la pension des futur·es retraitées. «&nbspIl y a dans le système actuel une lisibilité prévisionnelle qu'on ne retrouve pas dans le nouveau système proposé », précise le texte.  Une évidence qui se retrouve bien dans l'incapacité du gouvernement lui-même à fournir des scénarios stabilisés de calcul de pension. 

Autant dire que cet avis vient comme une grosse épine dans les bottes du gouvernement. Pour autant il maintient sa rédaction initiale dans le projet de loi, d’une revalorisation des enseignantes et des enseignants. C'est donc de manière purement symbolique et illusoire qu'il conserve l'écriture de cet engagement, qu’il sait désormais contraire à la constitution. Tout ceci renforce la détermination des personnels à se mobiliser pour obtenir le retrait de ce projet de loi qui dégraderait considérablement le niveau des pensions.

Mobilisation le 29 janvier

Aussi Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de la conférence de financement, une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Elles appellent à poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d’outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population.