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SNUipp-FSU Blog Posts
Mis à jour : il y a 1 semaine 1 jour

#11Mai : une reprise précipitée

lun, 27/04/2020 - 09:14

« À quoi sert de s’entourer d’un comité scientifique si son avis n’est pas pris en compte et que c’est une décision politique qui prévaut ? », interroge dans un communiqué la FSU au lendemain de la parution d'un avis du conseil scientifique constitué pourtant à l’initiative du gouvernement.
Dans cet avis « le conseil scientifique donne des préconisations sanitaires, insiste sur la nécessité de formation sanitaire, sur le fait que l’ensemble de la communauté doit être associé au processus de réouverture et sur l’indispensable progressivité et adaptation », constate la FSU. Un ensemble de recommandations que le SNUipp et la FSU ne cessent de réclamer depuis le 13 avril et l’annonce du Président de la République d’une réouverture progressive des écoles le 11 mai. 

Pour le 11 mai, c'est pas gagné

En effet, demande la fédération syndicale, « si le gouvernement prend la responsabilité d’une ouverture, elle doit s’appuyer sur un cadre national où la santé et la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute autre considération ». Ainsi, la FSU attend « un protocole précis qui devra être soumis au CHS-CT, et aux autorités médicales pour avis ».
A ce jour, conclut la FSU, « la date du 11 mai est donc largement prématurée au regard de la capacité de maîtrise actuelle du risque sanitaire affichée par le ministère  ».

Le 1er mai, on ne va pas se défiler !

sam, 25/04/2020 - 11:01
Participer

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Lire aussi le communiqué intersyndical « Plus que jamais le 1er mai »
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Plus jamais ça !

Syndicats, ONG et associations : 25 organisations appellent ensemble à participer aux mobilisations multiformes qui donneront au 1er mai 2020, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, un écho tout particulier dans ce contexte de crise sanitaire. Elles dessinent leurs revendications pour le monde « d’après », un changement de cap, pour un futur écologique, social, féministe et démocratique.


Retour à l'école le 11 mai : la FSU s'inquiète

ven, 24/04/2020 - 13:00
La lettre

Monsieur le Premier Ministre
Édouard Philippe

Hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75700 Paris
Paris, le 24 avril 2020

Pj. : préconisations de la FSU

Monsieur le Premier ministre,

L'ouverture des lieux scolaires et la reprise de la classe ne sont pas des décisions sans risques et ce pour toute la société. Elles ne peuvent se concevoir qu’aux conditions de garanties optimales de sécurité sanitaire en situation de travail qui sont loin d’être maîtrisées aujourd’hui. Assurer la sécurité au travail, de surcroît dans un espace accueillant du public, nécessite une évaluation précise, spécifique et professionnelle des risques et doit déboucher sur des moyens renforcés en complément des instructions sanitaires générales.

Alors qu’avait été convenu de prendre le temps de la concertation, notamment dans le cadre du CHSCT, le ministre annonce déjà, devant la représentation nationale, une organisation dont les personnels et leurs organisations syndicales sont convaincus qu’elle est précipitée. Ils savent qu’elle n’est pas opérationnelle et qu’elle fait prendre des risques inutiles et inconsidérés aux agent-es, aux élèves et à leurs parents. Ils ne partagent pas davantage les choix faits dans le cadre de la progressivité annoncée, ni celui des différents « temps » scolaires et de leur articulation. Ils s’inquiètent des conséquences psychosociales sur les personnels de la communauté scolaire qui pourraient résulter de demandes impossibles ou dangereuses à mettre en œuvre.

La situation est complexe et nécessite une élaboration concertée, prenant en compte les recommandations scientifiques de l’autorité médicale mais aussi l’expertise des personnels et de spécialistes de l’analyse des risques professionnels.

La FSU exprime avec gravité son inquiétude de voir perdurer des initiatives du ministre qui sont sources de confusion et d’inquiétude. Initiatives qui ne sont pas fondées sur les expertises nécessaires et fiables pour garantir la sécurité des personnels, des élèves et de leurs familles. Au-delà de l’école, il en va bien d’une question de santé publique qui concerne l’ensemble de la population.

Nous vous joignons en pièce jointe les préconisations que nous avons adressées à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

Pas de réouverture des écoles sans garanties

jeu, 23/04/2020 - 08:54
Le communiqué

Pas de réouverture des écoles sans garanties sanitaires et pédagogiques

La santé devant guider le processus de déconfinement, la réouverture des écoles ne pourra donc se faire qu’en respectant une série de conditions clairement identifiées pour ne mettre en danger ni les élèves, ni les enseignants, comme l’ensemble de la société. Les premières propositions faites par le ministre devant la commission éducation de l’Assemblée nationale en tracent une première ébauche, très loin d’être aboutie et de répondre à l’ensemble des enjeux posés. Seule une concertation étroite et continue avec représentants de la communauté éducative le permettra.

Le «&nbspprotocole sanitaire&nbsp» évoqué par le ministre doit en effet être détaillé et effectivement opposable. Toutes les écoles doivent bénéficier du matériel de protection indispensable (masques, savon, gel hydro-alcoolique, serviettes, mouchoirs jetables…) en quantité suffisante. Il s’agit également de proposer avant la reprise à tous les personnels et les élèves d’être dépistés pour déterminer qui a été contaminé et qui est susceptible de l’être.

Les quinze élèves maximum annoncés ne répondent pas au nécessaire respect des mesures de distanciation sociale dans les classes. Il faut mettre en place une diminution bien plus drastique des effectifs en fonction de l'âge, dix élèves maximum en élémentaire et cinq en maternelle, ainsi qu’en fonction de la superficie réelle des salles de classe.

Le temps pour élaborer dans chaque école, en lien avec les collectivités locales, la déclinaison concrète de cette réouverture ne peut être limité à une journée ou deux. Car en fonction des réalités locales multiples, comment organiser la cantine, les récréations, le transport scolaire, l’accueil des parents, la garderie, l’accueil et la sortie des élèves en si peu de temps ? Il faudra a minima une semaine pour proposer des modalités précises d’organisation des écoles pour tous les moments de la journée.

Il est par ailleurs impossible que les enseignants accueillent des groupes d'élèves en présentiel tout en poursuivant le maintien d’un lien à distance, notamment avec l’activité scolaire, pour l’ensemble des élèves. La réouverture des écoles ne réglera pas le problème des inégalités qui ont été mises en lumière durant le confinement. Seule une réflexion et une réorientation de la politique menée pour bâtir une autre école, accompagnée des moyens nécessaires, permettront de résorber ces inégalités.

Par ailleurs, le ministre reste prudent dans ses premières propositions sur le caractère exceptionnel de l’école durant cette période où il ne peut s’agir de «&nbspfaire le programme&nbsp». En effet, si l’école à la maison n’était pas l’école, l’école sous pandémie ne sera pas davantage l’école.

C’est bien uniquement lorsque les conditions sanitaires et pédagogiques sont respectées, avec l’aval de la communauté scientifique et médicale, que les écoles pourraient être réouvertes.
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Paris, le 22 avril 2020

La place des psy dans la crise sanitaire

mer, 22/04/2020 - 18:59

Cette crise sans précédent a été le révélateur de l'isolement dans lequel se trouvent les psychologues. Dans certains RASED où le psychologue est seul en l’absence d’enseignants spécialisés, le travail collectif nécessaire dans cette situation exceptionnelle a été empêché. Les pôles ressources, qui sont parfois un lieu d'élaboration en commun, auraient pu jouer ce rôle. Dans les faits, on constate qu’ils sont rarement opérationnels et que quand ils existent, sont trop souvent instrumentalisés par les IEN pour pallier les manques de postes.
De plus, le peu, voire l'inexistence de moyens de communication en termes d’équipement informatique et de téléphonie a souvent généré un moment de flottement dans les réponses apportées par les psychologues.
Si le lien a pu être maintenu avec et entre les enseignants, les familles, les élèves et les partenaires, c’est grâce à la réactivité des personnels. Une fois passé le moment de sidération, les RASED, abondés ou non, ont su mener des réflexions communes dans le respect des missions de chacun. Le travail d’équipe au sein des RASED a trouvé tout son sens et des modalités d’interventions à distance ont été proposées aux équipes enseignantes. Les psyEN-EDA seuls ont pris appui sur leurs pairs pour construire du collectif.

L’après

Pour la sortie du confinement, des modèles sont à inventer mais il s’agira d’utiliser l’expertise des personnels sur les modalités d’accompagnement humain, afin de ne pas se laisser imposer des protocoles ou autres Vademecum comme certaines académies le préconisent.
Le travail collectif doit permettre de répondre aux besoins des familles et des équipes enseignantes, sans se laisser dicter de supposées «&nbspbonnes pratiques&nbsp».
Sortir de cette situation potentiellement traumatique est l’objectif que chaque RASED se donnera. Les modalités de mise en place seront bien évidemment adaptées au terrain. Ces initiatives permettront de faire obstacles à des injonctions hiérarchiques qui pourraient parasiter le travail collectif.
Face à cet évènement, la résilience ne peut se construire que dans le collectif. Il y faudra des temps institutionnels de mises en perspective, d’analyse et de réflexion. La nécessité d’une formation continue de qualité se fait également cruellement sentir. Le ministère doit tirer des leçons du déroulé de cette crise et répondre à ces demandes récurrentes, tout comme celle d’un retour généralisé à des réseaux complets et constitués des trois spécificités.

COVID-19 : les retraités mobilisés

mar, 21/04/2020 - 10:53

«&nbspLa qualité d’une politique publique se mesure à l’aune du sort réservé aux plus fragiles. Quelles sont vos actions pour assurer la vie et la santé des personnes les plus âgées, des personnes les plus exposées aux risques épidémiques ?&nbsp»
Dans un courrier adressé aux préfets, aux directeurs des Agences régionales de santé (ARS) et aux présidents des CDCA partout en France, huit organisations représentatives des personnes retraitées, dont la FSU, s’émeuvent de la situation dans les EHPAD, les établissements de soins et les sociétés de services à la personne. Car de fait, les conditions de vie des personnes accueillies, tout comme le manque de personnel et de matériel de protection pourraient bien conduire à «&nbspune véritable catastrophe&nbsp», préviennent ensemble les organisations. C’est pourquoi elles revendiquent que soit déployé partout le Plan d’alerte et d’urgence afin que soient garanties partout les mesures de protections indispensables à toutes et tous, ainsi que la satisfaction des besoins des personnes les plus fragiles en termes de vie quotidienne.
Le courrier rappelle par ailleurs que «&nbspcette pandémie a révélé au grand jour les conséquences des politiques de santé menées depuis des années au nom de la réduction des déficits publics et des économies budgétaires.&nbsp» Des politiques à courte vue que les organisations signataires de cette adresse n’ont eu de cesse de dénoncer aux côtés des personnels de santé. «&nbspAucune réponse n’a été apportée, nous en payons aujourd’hui le prix, il faudra en tirer les leçons.&nbsp», concluent les signataires.

Citoyenneté active

Et le jour d’après, on recommence comme avant ? Pour quinze organisations associatives et syndicales, dont la FSU, il n’en est pas question. Elles ont lancé une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques. Elles appellent les citoyennes et les citoyens, qui partagent le constat dressé d’urgence sociale et écologique et en ont assez des discours creux, à se mobiliser pour que le «&nbspjour d’après&nbsp» soit construit ensemble, en rupture avec les politiques menées jusque-là. «&nbspLes solutions existent, agissons !&nbsp» proclament les signataires.

Signer la pétition en ligne

Pas de réouverture sans garanties sanitaires

ven, 17/04/2020 - 14:04

Seule la santé de toutes et tous doit guider le processus de déconfinement. Il doit, dans la logique du confinement lui-même, d'abord répondre aux enjeux sanitaires de la propagation du Covid19 et viser la protection des populations. Aussi, dans la mesure où aucune autorité sanitaire ne conforte le choix du 11 mai, cette date de déconfinement semble prématurée au vu de l’évolution de l’épidémie, et ce, quelles que soient les conditions.
Il ne faut donc pas précipiter le déconfinement sous prétexte de vouloir relancer l’économie au plus vite.

La réouverture des écoles ne pourra donc se faire qu’en respectant une série de conditions clairement identifiées pour ne pas mettre pas en danger l’ensemble de la société.
Ce processus de reprise de l'école devra être approuvé par la communauté scientifique et médicale.

Il s’agit d’imposer un niveau de protection optimum des personnels et des élèves pour ne pas créer de potentiels «&nbspclusters&nbsp» scolaires qui relanceraient l’épidémie. Il faut s'appuyer et tirer des leçons de l'exemple des écoles ouvertes pour l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise qui montre que la contamination en leur sein est loin d'être exclue. Le passage à une plus grande échelle de l'accueil des enfants n'est pas sans risque.

La réouverture des écoles ne réglera pas le problème des inégalités qui ont été mises en lumière durant le confinement. Le retour à l’école devra monopoliser les personnels spécialisé, médicaux, sociaux pour prendre en compte toutes les difficultés et engager une réflexion pour bâtir une école qui permette durablement de lutter contre les inégalités.
Par ailleurs, alors qu'il semble inenvisageable d'accueillir tous les élèves en même temps pour des raisons sanitaires, tous les élèves devront néanmoins être accueillis dans les écoles.

La période de retour à l’école ne peut en outre aucunement s’accompagner de pressions sur le programme. Rappelons que, si l’école à la maison n’était pas l’école, l’école sous pandémie ne sera pas davantage l’école.

C’est uniquement si ces conditions sanitaires et pédagogiques sont respectées, avec l’aval la communauté scientifique et médicale, que les écoles pourraient être ré-ouvertes.
Nier les conséquences prévisibles d'une réouverture des écoles sans les précautions nécessaires constituerait une faute grave.

Des préalables
  • Proposer à tous les personnels (enseignant-es, AESH, AED, ATSEM, ...) comme aux élèves la possibilité d'un test de dépistage sérologique pour déterminer qui a été contaminé et qui est susceptible de l’être.
  • Déterminer un protocole national en cas de contamination d’élèves et/ou de personnels pouvant conduire à la fermeture de l'école
  • Mettre à disposition des masques en quantité suffisante, du savon, et du gel hydro-alcoolique, des serviettes et des mouchoirs jetables
  • Désinfecter avant chaque changement de groupe les locaux et le matériel scolaire collectif
  • Réaménager les classes et les espaces pour respecter les distances barrières.
  • Élaborer avec les collectivités locales et l’aide des acteurs de prévention, dont les CHSCT, des modalités précises d’organisation des écoles adaptées à de jeunes enfants pour tous les moments de la journée en fonction des locaux (sortes de PPMS locaux). Comment organiser la cantine, les récréations, le transport scolaire, l’accueil des parents, la garderie, l’échelonnement de l’accueil et de la sortie des élèves… ?
  • Les collectivités locales devront être aidées par l’État pour faire face des besoins importants de personnel supplémentaire.
  • Les équipes devront disposer d'un temps, suffisamment long et institutionnalisé, pour travailler à cette organisation en lien avec les autres personnels de l’école (ATSEM, AESH…).
Du côté des élèves
  • Retour progressif en commençant par les plus âgés, ceux de CM2 en élémentaire et ceux de GS en maternelle. Cela permettra d’analyser les obstacles à une école sous pandémie.
  • Limiter drastiquement le nombre d’élèves accueilli-es en même temps dans l’école afin que les règles de distanciation sociales puissent être respectées dans la classe et dans tous les lieux de vie de l’école. (préaux, cantine, garderie, transports en commun...). Cette limitation devra être adaptée en fonction de la configuration des locaux et notamment du nombre de sanitaires disponibles.
  • En élémentaire un maximum de 10 élèves par classe doit être appliqué. 
  • En maternelle, la question du retour à l’école des enfants se pose. Comment les accueillir, même en petits groupes, tout en respectant ces mêmes règles ? Les personnels des écoles devront décider en fonction des locaux et du nombre d'adultes présents. Un seul adulte en permanence ne pouvant permettre l'accueil de plus de 5 enfants de 5 ans, de 4 de 4 ans, de 3 de 3 ans.
  • Une attention particulière devra être portée aux conditions d'accueil des élèves en situation de handicap. 
Du côté des personnels
  • Les personnels dit « fragiles » et/ou à risque, pour eux-mêmes ou pour leur entourage familial, ne pourront être présents au sein des écoles, qu’ils soient enseignants ou non, comme les AESH. 
  • Certains devront régulièrement garder leurs enfants quand ces derniers ne seront pas accueillis à l’école. 
  • Le nombre de personnels présent dans les écoles fluctuera donc et devra être anticipé pour organiser l’accueil des élèves. 
  • Les psychologues scolaires avec les RASED doivent pouvoir être disponibles auprès des équipes et des élèves ainsi que la médecine scolaire, notamment pour mettre en place des espaces de parole liés à cette période particulière qui a pu être source d’une grande souffrance.

Le 11 mai, vraiment ?

mar, 14/04/2020 - 19:45
Le communiqué 

Lors de son allocution, le Président de la République a rappelé la force et le sens des responsabilités des salarié-es et des fonctionnaires. C’est dès maintenant que la FSU exige une traduction en actes de ce discours.
Dans les services publics, ce ne sera pas seulement un retard qu’il faudra rattraper à la sortie du confinement, c’est également un traumatisme de la population auquel le pays devra faire face. Les services publics et la société doivent être prêts et donc y être préparés. La FSU exige dans l’immédiat une mise en œuvre concrète et rapide du « plan santé » annoncé, mais aussi une loi, trop souvent repoussée à plus tard, « grand âge et perte d’autonomie » ambitieuse, avec des moyens renforcés pour les EHPAD, la revalorisation des métiers de l’ensemble de la filière de l’aide et du soin à la personne, et une réflexion d’ensemble sur le renforcement des services publics. Au- delà des primes exceptionnelles annoncées, des engagements en matière de revalorisation de carrière et de rémunération de plus long terme, la reconnaissance des qualifications et l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique sont des mesures immédiates à prendre. La réunion rapide du Conseil commun de la Fonction publique et du Conseil National des services publics doit permettre d’aborder ces questions.
Le Président de la République a annoncé la prolongation du confinement et la réouverture progressive des crèches, des écoles et des établissements scolaires à partir du 11 mai. Il a par ailleurs annoncé que les manifestations culturelles étaient suspendues jusque mi-juillet, que les restaurants restaient fermés afin de respecter la distanciation sociale. Ces décisions contradictoires sont inquiétantes. Pour la FSU, la priorité doit rester la santé de l’ensemble de la population : toutes les conditions sanitaires doivent donc être réunies avant tout retour en classe et dans les services. Or, comment garantir la protection sanitaire dans des lieux scolaires, en regroupant une population qui permet, plus qu'une autre, la transmission du virus ? Pour la FSU, la garantie de la protection sanitaire est la condition sine qua non du retour en classe : tests, mise à disposition de matériel de protection, conditions permettant le strict respect des gestes barrières et la distance physique de protection nécessaire. Cette réouverture des écoles et des crèches ne doit pas mettre en danger la société toute
entière. Par ailleurs, la FSU exigera que les objectifs de l’enseignement dans la période soient clarifiés : il s’agira d’une période très particulière, sans la présence de l’ensemble des élèves et avec des petits groupes, il ne s’agira pas de mettre la pression sur les personnels comme sur les élèves. Un vaste plan doit être concerté et réfléchi dès maintenant pour la reprise en septembre, tant pour le travail scolaire et universitaire que pour l’accompagnement social et psychologique des élèves et des personnels.
Emmanuel Macron a évoqué l’application en cours de développement permettant de recueillir des données sur les relations de chaque utilisateur de celle-ci. Si l’usage de celle-ci était basé sur le volontariat, les pressions au consentement peuvent être nombreuses. Pour la FSU, tout ce qui est de nature à accroître les restrictions et atteintes aux libertés publiques et à la vie privée doit être repoussé.

Le 14 avril 2020

#11Mai : Le SNUipp-FSU dans tous les médias

mar, 14/04/2020 - 19:15
Sur les ondes radios

Francette Popineau, cosecrétaire générale et porte parole du SNUipp-FSU était l’invitée du RTL midi mardi 14 avril. Elle y résume la position du syndicat : «&nbspL'idée de reprendre la classe, les enseignants y sont très favorables, et les élèves je le pense aussi &nbsp», estime Francette Popineau. «&nbspEn revanche, il faut le faire dans des conditions sanitaires suffisamment optimales pour ne faire prendre de risque à personne. Les écoles sont des lieux de transmission forts et les enfants sont des vecteurs de la maladie », souligne-t-elle.
Pour Francette Popineau, il faudrait que les effectifs soient drastiquement réduits, mais aussi que les écoles disposent de matériel (gel, masques), et surtout que les plus petits supportent de porter des masques toute la journée. «&nbspComment on peut penser que les restaurants seront fermés et que les cantines seraient ouvertes ? Il faut faire attention !&nbsp», prévient-elle. «&nbspAujourd'hui, reprendre l'école le 11 mai nous semble imprudent, et ça nous semble imprudent d'annoncer une date dans un mois sans qu'on ait la certitude que l'Inserm ou l'OMS approuvent cette décision », estime la secrétaire générale du SNUipp-FSU. 

Même ton au micro d’Europe 1, où le SNUipp-FSU par la voix de sa porte-parole se dit «&nbspsurpris par cette annonce imprudente ».

RCF radio dans son dossier du jour le 15 avril  a interrogé Francette Popineau suite au propos du ministre qui indiquait prévoir des masques pour les enfants. "On voit mal un enfant supporter un masque toute une journée sans mettre ses doigts, ça paraît très difficile pour un enfant en bas âge". "Se laver les mains à la maison c'est bien, quand on a une dizaine d'élèves qu'on doit surveiller ça prend beaucoup de temps !" Autant de cas très concrets "qui font douter de la possibilité de faire rentrer des classes maternelles " a-t-elle réagi. 

Sur les écrans 

Le sujet fait la une du journal de TF1 de 13h du mardi 14 avril. Francette Popineau y interroge le fait «&nbspqu’on laisse les cinémas fermés mais qu’on ouvre les écoles, ou encore qu'on laisse les chaises sur les tables dans les restaurants alors qu’on va rouvrir les cantines ». 

Sur France TV info encore, la porte-parole souligne l'imprudence : «&nbspReprendre dans un mois, comme si de rien n'était, ce n'est pas possible, car il n'y aura pas plus de gens immunisés, les enfants vont être ensemble à l'école, sans gestes barrières possibles, et ensuite aller dans les familles, chez les grands-parents, cela ne paraît pas du tout raisonnable ». 

Sur BFM TV, mardi 14 avril au soir, Francette Popineau prévient : «&nbspRevenir à l'école dans de mauvaises conditions c'est peut-être se préparer à une 2e vague épidémique&nbsp». 

Dans la presse écrite et web

Le journal Libération s’interrogeait sur le fait que l’école ne pourrait rouvrir qu’en septembre, un article dans lequel la porte-parole du syndicat rappelle quelques évidences : «&nbspIl est impossible chez de jeunes enfants de leur expliquer qu’il faut qu’ils se mettent à un mètre cinquante de leurs copains pour jouer, de ne pas se toucher quand on est enfants, ne pas se disputer la balle. C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles alors que l’on sait que c’est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste. ». Le lendemain dans un autre article de Libération, «&nbspDéconfinement, l'école s'y colle&nbsp» Francette Popineau pose notamment la question du choix de la date. «De quel chapeau sort-elle ? Qu’en pense le conseil scientifique dont est entouré Macron ?» demande-t-elle. 

Sur 20 minutes, Francette Popineau exprimait le fait «&nbspqu’il allait y avoir une forte incompréhension de la part des enseignants, on a l’impression d’être sacrifié sur l’autel de l’économie. »

«&nbspEmmanuel Macron nous laisse entendre que les conditions sanitaires seront réunies dans un mois pour rouvrir les écoles mais pas les restaurants ou les cinémas. Alors même que nos établissements peuvent constituer des hauts lieux de propagation ! » , interroge encore le SNUipp-FSU dans l'édition de La Croix du 14 avril

Dans le journal Le Monde «&nbspNous étions pour la réouverture des écoles, si la situation sanitaire le permet, rappelle Francette Popineau, du SNUipp-FSU, majoritaire dans le premier degré. Mais les conditions ne sont pas réunies, puisque les cinémas restent fermés ! On rouvre les écoles pour relancer l’activité économique, en sacrifiant un peu vite les enseignants.&nbsp»

Le journal Marianne du 15 avril, cite également le SNUipp-FSU : «&nbspC'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination&nbsp» . Dans cet article le docteur Jean Paul Hamon fait le même pronostic. 

Dans un article de l'Obs daté du 15 avril, l'hebdomadaire notait que «&nbsppour beaucoup de professeurs, il s'agit également de "mettre les enfants quelque part afin de permettre aux parents d'aller travailler  ». Dès lundi soir, Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, expliquait à l'AFP avoir «&nbspl'impression que les enseignants étaient sacrifiés sur l'autel de l'économie&nbsp» .

Carte scolaire : du mieux, loin de tout régler

ven, 10/04/2020 - 08:41

Malgré cette dotation abondée, plusieurs départements conservent un solde négatif ou une attribution très insuffisante. Notamment sur les académies de Créteil, Lille et Versailles qui ont des populations plus fragiles et un nombre important d’écoles en éducation prioritaire alors même que « la crise sanitaire a mis en exergue les inégalités tant sociales que scolaires. » Le SNUipp-FSU pour sa part continue de réclamer l’annulation de la dette scolaire partout.

La vérité des postes

Comme chaque année, le syndicat communiquera un bilan réel des opérations de cartes scolaires. Sur le terrain, la répartition des moyens semble d’ores et déjà s’accompagner d’un renoncement à une priorisation des REP et REP+, ou se fait au détriment de l’accompagnement pédagogique ou spécialisé des élèves en difficulté. Les premiers retours des comités techniques qui ont eu lieu dans les départements montrent que la baisse des effectifs ciblée sur les écoles rurales se fait en particulier aux dépens des dispositifs dédiés comme les Plus de maîtres (PMQC) ou les RASED. Ainsi dans nombre de départements les PMQC disparaissent complètement (En Isère, en Haute Savoie, dans le Doubs, l’Oise ou le Maine et Loire pour ne citer qu’eux) ou sont réduits à peau de chagrin (en Côtes d’or ou dans l’Yonne par exemple…). Les RASED subissent des suppressions importantes, comme dans le 42, le 24, le 11, le 34, le 05 ou encore le 64. 50 suppressions à l'échelle nationale sont déjà comptabilisées au moment où cet article est publié. Dans le 95, ce sont les seuils des classes dédoublés qui sont relevés.

Ces 1248 postes supplémentaires permettront d’annuler des fermetures initialement prévues sur des petites communes en maintenant une scolarisation avec des effectifs convenables dans des classes très souvent à multi-niveaux, et c’est une bonne chose. Pour autant le nombre d’élèves par classe restera globalement plus élevés que dans la plupart des pays comparables ce qui montre que le chemin est encore long. Enfin l’amélioration des taux d’encadrements ne suffit pas à lui seul à lutter contre les inégalités  scolaires qui seront sans nul doute accentuées par la crise sanitaire actuelle. Ainsi, il reste incompréhensible que les postes de maitres supplémentaires ou de RASED fassent l’objet de fermetures alors même qu’ils participent grandement de l’amélioration de la qualité de l’offre scolaire pour tous les élèves. Enfin, dans la plupart des départements des postes de remplaçants et remplaçantes ne sont pas créés, comme si la continuité pédagogique n’avait plus d’importance hors confinement.

Cette dotation supplémentaire indique que d’autres choix budgétaires sont donc possibles. Il faudra veiller à ce qu’elle ne reste pas du domaine de l’exception mais au contraire l’amplifier et l’inscrire dans les années à venir pour une démarche d’amélioration durable du service public d’éducation.

Le RASED, un pilier indispensable

jeu, 09/04/2020 - 11:46

Dans un "quatre pages" spécial, le collectif national RASED qui regroupe associations professionnelles, syndicats enseignants et organisation de parents rappelle que le dispositif d’aide aux élèves en difficultés doit retrouver ses moyens d’agir.
Comme « les réseaux d’aide ont perdu un tiers de leurs effectifs entre 2008 et 2012 », souligne le collectif, les aides spécialisées ont bien du mal à couvrir tout le territoire national. Une série de cartes montre par exemple que la quasi-totalité des départements français ne dispose plus que d’une seule aide à dominante relationnelle (ancienne option G) pour plus de 1250 élèves et que certains n'en disposent plus du tout. Autant dire que les enseignants et les enseignantes des écoles, les familles et les élèves ont perdu la possibilité réelle de faire appel à ce dispositif d’aide dans le quotidien de la classe et des écoles pour prendre en charge la difficulté scolaire.

Enfin, le collectif pointe que « le contexte de la prise en charge de la difficulté scolaire repose aujourd’hui de plus en plus sur des réponses standardisées dictées par les évaluations nationales, à l’aune des neurosciences et de ses protocoles ». Une façon de faire bien éloignée des aides spécialisées des réseaux d’aide qui relèvent au contraire d’une approche cousu-mains « co-construite avec les équipes et les familles pour mettre en place des remédiations appropriées », indique le collectif.

Le collectif rappelle enfin que la circulaire de 2014 fixant le cadre de travail des réseaux d’aide est toujours en vigueur et revendique que des postes soient à nouveau ouverts. Les organisations représentatives demandent que les deux dominantes du parcours « travailler en RASED » restent clairement identifiées et surtout proposées sur tout le territoire pour la formation CAPPEI des enseignantes et enseignants spécialisés. 

Un courrier au ministre

Le 6 avril, le collectif RASED national s'est également adressé au ministre pour lui rappeler qu'avec l'épisode épidémique que le pays traverse et la fermeture des écoles, nombre d'élèves suivis par les personnels spécialisés des RASED se retrouvent bien souvent parmi ceux qui ont le plus de mal à garder un lien avec leur scolarité. Le retour en classe sera donc particulièrement difficile pour eux et l'école aura encore plus besoin de personnels spécifiques pour les accompagner et soutenir les équipes. Alors que les projets de carte scolaire dans les départements font encore apparaître des suppressions de postes de personnels RASED, le collectif sollicite une audience auprès du ministre afin d'invoquer cette incohérence et plaider pour la spécificité et l'importance des réseaux d'aide dans l'aide aux élèves les plus fragiles. 

Carte scolaire : une dotation réajustée, une répartition à ajuster

mer, 08/04/2020 - 06:08

En pleine crise sanitaire, et surement que celle-ci n’y est pas pour rien, «&nbsple gouvernement réalise un premier coup de pouce budgétaire&nbsp» et «&nbspdémontre ainsi que l’ouverture des vannes est possible », indique le SNUipp-FSU dans un communiqué.
Un investissement que le syndicat ne cesse de réclamer et de marteler depuis des années en mettant en avant le sous-investissement chronique de notre école par rapport à des pays aux économies comparables. Il s’était d’ailleurs encore une fois adressé en ce sens la semaine dernière au ministère pour réclamer l’annulation de la dette scolaire. Il s’agit maintenant conclut le communiqué «&nbspd’amplifier cet élan et de l’inscrire dans une démarche d’amélioration durable pour le service public d’éducation &nbsp».

Encore un effort 

Pour autant «&nbspcertains départements comme les Alpes-de-Haute Provence, les Hautes-Alpes, les Landes, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Mayenne, les Côtes d’Armor ou encore le Finistère conserve une dotation négative, ce qui est inacceptable », relève le SNUipp-FSU. Il rappelle aussi que «&nbspl’école a besoin de moyens indispensables, d’autant plus à l’issue du confinement, comme les RASED, les remplaçants, les postes spécialisés, les plus de maîtres que de classes ». Enfin, le syndicat note que «&nbsples départements qui ont des populations plus fragiles et des écoles en éducation prioritaire, semblent être les grandes oubliées de cette dotation ».

Le communiqué  Un réajustement qui va faire du bien aux écoles

En créant 1 248 postes supplémentaires en plus des 440 initialement prévus, le ministère de l’Éducation nationale prend acte de l’insuffisance des moyens initialement donnés au premier degré pour préparer la rentrée 2020. Le SNUipp- FSU y a largement contribué en demandant l’annulation de la dette scolaire et en s’adressant aux élus et aux représentants des maires en particulier.
Avec 1 688 créations de postes au total, les écoles vont pouvoir trouver un nouveau souffle, notamment dans les académies à dominante rurale qui avaient été lourdement ponctionnées dans un premier temps. Le SNUipp-FSU se satisfait de ce nouveau calcul qui va éviter des fermetures de classes et maintenir un service public d’éducation de proximité.

Cette dotation va permettre également de financer des priorités ministérielles, comme la limitation des effectifs à 24 élèves en grande section de maternelle, sans pour autant les compenser par des fermetures.
Pour autant, des inquiétudes persistent quant à la répartition de cette dotation. Des départements comme les Alpes-de-Haute Provence, les Hautes-Alpes, les Landes, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Mayenne, les Côtes d’Armor ou encore le Finistère conservent une dotation négative, ce qui est inacceptable. Le SNUipp-FSU demande l’annulation de la dette scolaire partout.
D’autre part, la crise sanitaire a mis en exergue les inégalités tant sociales que scolaires, or les départements qui ont des populations plus fragiles et des écoles en éducation prioritaire, semblent être les grandes oubliées de cette dotation. Et plus globalement, l’école a besoin aussi de moyens indispensables, d’autant plus à l’issue du confinement, comme les RASED, les remplaçants, les postes spécialisés, les plus de maîtres que de classes, qui doivent être aussi renforcés.
Une autre inquiétude pèse sur le recrutement. Tout le monde a bien conscience qu’enseigner est un métier qui s’apprend. Aussi le ministère doit également anticiper en augmentant le nombre de places au concours, afin d’avoir des enseignants formés et ne pas recourir à des contractuels à la rentrée.

En pleine crise sanitaire, ce coup de pouce budgétaire va faciliter la préparation de la prochaine rentrée scolaire, sans toutefois résoudre toutes les inégalités. Il démontre qu’une ouverture des vannes budgétaires est donc bien possible. Cet élan doit s’amplifier et s’inscrire dans une démarche d’amélioration durable pour le service public d’éducation.

Paris, le 7 avril 2020

Le jour d'après : la pétition

mar, 07/04/2020 - 08:58

La pétition lancée par Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org, appelle les citoyennes et les citoyens, qui partagent le constat dressé d’urgence sociale et écologique et en ont assez des discours creux, à se mobiliser pour que le «&nbspJour d’Après&nbsp» soit construit ensemble, en rupture avec les politiques menées jusque-là. "Les solutions existent, agissons !" proclament les signataires.

Signer la pétition 

Les organisations proposent quatre mesures urgentes ...
  • Stopper les activités non indispensables. 
  • Réquisitionner établissements médicaux privés et entreprises pour répondre à la crise
  • Suspendre les versements de dividendes, rachats d’action et bonus aux PDG. 
  • Orienter les milliards d’euros injectés dans l’économie française et européenne vers les besoins sociaux et écologiques des populations&nbsp».
... et trois mesures de long terme 
  • Un plan de développement de tous les services publics
  • Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
  • Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l'agriculture, de l'industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations, de répondre à la crise écologique.

Signer la pétition 

En avril, la paye ne se découvre pas d’un fil

lun, 06/04/2020 - 19:02

Pas de mauvaise surprise financière en avril. Une note de la Direction des affaires financières du 1er avril vient de préciser le maintien des versements des salaires. Les personnels des écoles recevront une paye similaire à celle du mois de mars, indemnités dites permanentes incluses (NBI, ISAE, indemnités REP, direction…).

Jour de carence en confinement

Dans le même temps d’urgence sanitaire, le jour de carence n’est pas appliqué, les retenues pour faits de grève sont également suspendues. De quoi renflouer les comptes après la ponction parfois sévère des journées de grève au mois de mars dans certaines académies. Les changements d’échelon devant intervenir ce mois-ci ou encore l’ISSR sont également reportés. Des régularisations auront lieu ultérieurement.

Pour toutes les nombreuses questions administratives qui se posent pendant cette période de confinement, le SNUipp-FSU met à disposition des personnels une plateforme dédiée de foire aux questions régulièrement mise à jour. 

Des masques, enfin !

jeu, 02/04/2020 - 20:16

Après trois semaines de confinement, une école fermée à Panne (45) pour contagion générale, des cas de contagions d'enseignants et d'enseignantes volontaires et plusieurs interventions syndicales, le ministre de l’éducation prend en compte la protection de ses personnels. Des masques à destination des écoles assurant l’accueil des enfants des équipes soignantes sont en cours d’acheminement, assure la rue de Grenelle. Seront-ils en nombre suffisant ? 
Dès le 15 mars, le SNUipp-FSU avait interpelé le ministre pour lui demander de protéger les personnels et de leur donner les moyens sanitaires d’assurer cet accueil. Le 23 mars, un nouveau courrier intersyndical réclamait lui aussi toutes les mesures de précautions nécessaires. Quelques jours plus tard, et suite aux annonces gouvernementales de commandes de masques, le SNUipp-FSU s’adresse à nouveau au ministre pour demander l’inscription des enseignantes et enseignants sur la liste des personnels prioritaires à protéger, afin qu’ils puissent bénéficier des fameux masques.
A la veille du mois d’avril, le ministère prend finalement en compte toutes ces demandes et les risques que cette absence de mesure sanitaire pouvait engendrer.

Livraison en cours

Les masques arrivent progressivement dans les départements et devraient être distribués dans les écoles dans les prochains jours. Une urgence à la fois de protection des enseignantes et des enseignants, des enfants et de leurs proches, et de rupture d’une chaîne de transmission qui aura pris du temps, beaucoup trop de temps. 
De quoi rassurer enfin les familles concernées et les personnels volontaires engagés pour le service public d’éducation.

Le SNUipp-FSU, avec les personnels, sera extrêmement vigilant à ce que toutes les écoles accueillant des enfants des équipes soignantes bénéficient dorénavant de ces indispensables masques. 

Le ministre doit annuler la dette scolaire

jeu, 02/04/2020 - 17:09
Le communiqué

Le ministère de l’Éducation nationale annonce une dotation complémentaire en postes pour la rentrée prochaine afin qu’aucune fermeture de classe n’ait lieu en milieu rural sans l’accord du maire et de diminuer les fermetures en milieu urbain.

Cela répond en partie aux demandes formulées par le SNUipp-FSU, mais pour celui-ci, l’urgence passe en premier lieu par l’annulation de toutes les dotations négatives aux départements. Comme cela a déjà été fait pour les départements de la Martinique et de la Guadeloupe, les suppressions de postes doivent être annulées.

Cette opération représenterait un solde de 710 postes qui font actuellement défaut pour la préparation de la prochaine rentrée scolaire.

Rappelons qu’était initialement prévue la création de 440 postes supplémentaires, une dotation bien insuffisante pour répondre aux besoins de l’école primaire et qui ne permet même pas de financer les priorités ministérielles comme la limitation des effectifs à 24 élèves dans les classes de grande section.

A la suite de cette première mesure d’urgence pour préparer la rentrée, le SNUipp-FSU chiffrera les moyens indispensables dont l’école aura besoin le « jour d’après », à l’issue du confinement. Parce qu’il ne s’agit pas de constater les inégalités mises en lumière par cette crise sanitaire mais bien de les combattre durablement.

Paris, le 02 avril 2020

Témoigner pendant le confinement

jeu, 02/04/2020 - 12:41

L'école vit une situation exceptionnelle à tout point de vue. Enseignements à distance et maintien d'un lien scolaire mis en place dans l'urgence, relation aux élèves et aux familles modifiée, technologies d'information et de communication utilisées et investies plus ou moins facilement. Dans le même temps, il a fallu s'organiser pour accueillir les enfants des personnels soignants. La période montre les capacités de création, d'innovation, d'adaptation et d'expérimentation de la profession. Mais elle montre aussi les limites fortes d'un enseignement à distance notamment pour des enfants qui n'ont pas à disposition les conditions matérielles nécessaires ou encore l'accompagnement voire la disponibilité de l'environnement familial. 

C'est un moment important de l'histoire de notre école et le SNUipp-FSU propose de faire part de son expérience sur son « observatoire du métier enseignant ». Prendre le temps du témoignage, du recul et de l'analyse et participer ainsi à enrichir la réflexion collective sur l'évolution du métier. 

Aller dans l'observatoire

Tous les élèves ont besoin de vacances

jeu, 02/04/2020 - 07:33

Alors que «&nbspla période de confinement révèle et exacerbe encore davantage les inégalités sociales et scolaires&nbsp», le ministre propose de «&nbspdiviser les élèves en deux catégories, celles et ceux qui auraient besoin de se reposer et celles et ceux qui auraient besoin de remédiation&nbsp», écrivent ensemble les organisations syndicales représentatives du ministère de l’Éducation nationale et la fédération des parents d’élève, FCPE.

Les organisations réunies pour l’occasion rappellent  que «&nbspl’heure est à prendre soin de sa santé sans ajouter de la culpabilité&nbsp», et appellent  le ministre «&nbspà cesser sur le temps présent de multiplier les messages&nbsp».
Enfin, le courrier indique que «&nbspsi le lien éducatif a été maintenu avec les élèves dans la période de confinement, le fonctionnement normal de l'école s'est arrêté le 13 mars et à la reprise, tous les éléments de programme seront repris en tenant compte de ce temps suspendu : c’est cela qui constituera la continuité des apprentissages due à tous les élèves  »

Une vidéo du SNUipp-FSU  Le courrier Intersyndical

Monsieur le Ministre,
Alors que les vacances de printemps démarreront ce samedi dans la zone C, vous avez annoncé la mise en place, pendant cette période, d'un programme de soutien scolaire divisant ainsi les élèves en deux catégories, celles et ceux qui auraient besoin de se reposer et celles et ceux qui auraient besoin de remédiation.
Tous les élèves, parents d’élèves et personnels ont droit aux vacances et en ont besoin. Les parents d’élèves demandent à ce que s’arrête la pression qui s’exerce sur eux et leurs enfants.

Continuer à marteler qu’il faut faire de la remise à niveau à distance pour certains élèves, c’est entretenir l’idée que l’objectif reste d’avancer vers l’acquisition de nouvelles notions sans qu’il n’y ait de freins importants voire insurmontables par certains. Des élèves ont des difficultés qui ne peuvent être dépassées que par un accompagnement spécifique et en présentiel sur du long terme, d’autres n’ont pas les conditions matérielles et enfin des familles sont plongées dans les plus grandes difficultés pour soutenir leurs enfants. Certaines ne le peuvent pas par manque de connaissances, de matériel, d’espace ou de disponibilité. Ce faisant, vous demandez aux parents d’endosser un rôle qui n’est pas le leur. Face à l’ampleur de la tâche, se développent culpabilité parentale, stress, situations conflictuelles provoquant au mieux renoncement au pire des violences verbales ou physiques.


L’heure est à prendre soin de sa santé sans ajouter de la culpabilité, c’est pourquoi les exigences ministérielles doivent être réorientées. Il faut cesser de tenir médiatiquement et dans les instructions transmises un discours de continuité pédagogique qui induit l’idée de progressions, d’assimilation de notions nouvelles.

Les inégalités existent, le confinement, hélas, n’efface pas ces réalités mais les révèle plus cruellement encore et les exacerbe. Il convient de ne pas les creuser davantage. Il s’agit avant tout de maintenir le lien avec les élèves et les familles pour les rassurer et les accompagner, dans le respect du droit à la déconnexion de tous et des statuts des personnels. Il convient aussi de faciliter pour tous la reprise quel que soit le moment où elle aura lieu.

Vouloir à tout prix enseigner de nouvelles notions durant la période de confinement va inévitablement aggraver les inégalités scolaires, entre les élèves qui auront été dans des conditions matérielles propices aux apprentissages et les autres. Dans ce sens, il ne doit pas y avoir de prise en compte d’évaluations qui auraient eu lieu pendant la période de confinement, ni au retour de celle-ci sur ce qui aurait été étudié dans cette période.

S’il est nécessaire de se poser ensemble la question de l’après, il faut cesser sur le temps présent de multiplier les messages. Il faut au contraire avoir une parole claire et rassurante : si le lien éducatif a été maintenu avec les élèves dans la période de confinement, le fonctionnement normal de l'école s'est arrêté le 13 mars et à la reprise, tous les éléments de programme seront repris en tenant compte de ce temps suspendu : c’est cela qui constituera la continuité des apprentissages due à tous les élèves.
Il est donc nécessaire que vous affirmiez clairement aux enseignant-es comme aux familles, que les vacances scolaires doivent être un temps de repos et de coupure. Faisons confiance aux équipes pour maintenir le lien éducatif avec leurs élèves et les familles.
C’est ce message que nos organisations portent ensemble aujourd’hui.C’est ce message que nous vous demandons d’adresser rapidement à l’ensemble de la communauté éducative.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

De nouvelles évaluations pour le primaire ?

mer, 01/04/2020 - 06:22

Désir d’innovation ou retour en grâce d’une certaine forme de bienveillance dans la maison Éducation nationale ? C’est une petite révolution qui pourrait bien s’engager en matière d’évaluation des élèves. A l’occasion d’une visio-conférence organisée par des experts de la DEPP, a été dévoilée une expérimentation portant sur un tout nouveau système d’évaluation de la petite section de maternelle au CM2.
Pour tenter de mieux coller aux grandes orientations de la loi pour « l’école de la confiance », le dispositif est censé évaluer une batterie d’items directement inspirés de l’indice du « Bonheur national brut » mis en place par le Bhoutan, petit État situé aux confins de l’Inde et du Népal. « L’architecture du projet nous a été suggérée au cours d’une mission d’étude sur le système éducatif du pays. », précise Syrène Haveneau, chargée de la prospective au ministère et déléguée à la réussite scolaire. « dans les écoles bhoutanaises, sont évaluées plusieurs dimensions telles que bien-être psychologique, santé, usage du temps, diversité culturelle, gouvernance, vitalité de la vie démocratique, et respect de l'environnement. Nous avons choisi d’adapter ce corpus de compétences au vécu des écoliers français. »
Il s’agira bien dès lors, de mesurer le plaisir que les enfants pourront prendre à fréquenter l’école dès la rentrée prochaine. Une petite révolution, déjà discrètement expérimentée cet automne dans plusieurs circonscriptions du Finistère et de Seine-Maritime.

Un dispositif controversé

Exit donc, notes, bulletins scolaires et bons points pour les enfants des écoles de Douarnenez et du Tréport. Les livrets d’auto-évaluation, conçus par l’équipe d’André Amphibi - dont les travaux de recherche sur la « constante funèbre » font autorité - déclinent les capacités à « surmonter sa contrariété », « contredire les idées reçues », « amuser ses camarades » ou encore « cultiver le potager Bio de l’école ».
Pas sûr néanmoins que l’expérimentation soit généralisée, des voix s’élevant déjà pour dénoncer de possibles dérives pédagogistes. C’est ainsi que le collectif Sauvons les notes s’est associé à la Fondation Édouard Bled pour organiser devant la rue de Grenelle, sur le mode de la Manif pour tous, un grand rassemblement baptisé « zéro pointé pour le ministre ! », dès que les mesures de confinement seront levées.
Le SNUipp-FSU a décidé quant à lui d’interpeler Jean-Michel Blanquer, pour que s’ouvrent au plus vite des discussions sur une évaluation du même type pour les enseignantes et les enseignants des écoles.

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Des masques, Monsieur le Ministre !

lun, 30/03/2020 - 14:36
Lire le courrier 

Monsieur le Ministre,
Vous avez la responsabilité de veiller à la sécurité et à la protection des personnels. Or ceux et celles qui accueillent les enfants de soignants, y compris dans les zones où le virus est particulièrement «&nbspactif&nbsp», ne possèdent bien souvent aucune protection et les gestes barrières pour les enfants du primaire sont difficilement applicables.
Cette absence de protection met en danger la santé des enseignants et de leurs proches, mais aussi celles des élèves accueillis et de leurs familles. Elle pourrait effectivement engendrer une chaîne de transmissions supplémentaires dans les écoles. Cela pourrait nuire au volontariat et à l’engagement actuel des personnels dans cette solidarité indispensable au bon fonctionnement du service public de santé.
Nous demandons donc avec insistance, à ce que les personnels volontaires pour l’accueil dans les écoles soient inscrits sur la liste des «&nbspbénéficiaires prioritaires des personnels protégés&nbsp», afin de bénéficier de masques de protection.
Nous vous remercions au vu de ces éléments de donner bonne suite à notre demande. Veiller sur la santé des personnels est un devoir de l’Etat.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre profond attachement au service public d’éducation.

Paris le 30 mars 2020