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Mis à jour : il y a 3 semaines 3 jours

Mise en quatorzaine et garde d'enfant

ven, 11/09/2020 - 10:46

La foire aux questions du ministère de la Fonction publique différencie clairement la situation des personnels placés en quatorzaine de celles et ceux qui sont malades de la Covid. Ainsi lorsqu'un personnel est en quatorzaine pour avoir été identifié comme un cas contact il bénéficie d'une autorisation spéciale d'absence, en attente des résultats du test, lorsque le travail à distance n'est pas possible pour la mission qu'il exerce. Par contre, les personnels atteints par la Covid sont placés en congé maladie ordinaire. Et de fait, depuis le 1er septembre, ils se verront retirer une journée de carence dans cette dernière situation...

En cas de fermeture de crèche, école ou collège de son enfant 

Le gouvernement a annoncé des mesures de chômage partiel pour les parents dans une situation de garde d'enfants qui devraient se traduire par des autorisations spéciales d'absences (ASA) dans la fonction publique. Les textes fixant précisément cette modalité ne sont pas encore parus mais les ASA devraient être délivrées à la condition que les deux parents soient dans l'impossibilité de travail à distance ou de télétravail et sur présentation d'un justificatif de fermeture de l'établissement. Un dispositif qui devrait être rétroactif à compter du 1er septembre.
Cette disposition devrait également s'étendre aux enfants désignés cas contacts, dans l'attente des résultats d'un test ainsi qu'aux enfants malades de la Covid. 

Direction d’école, ça n’avance guère

jeu, 10/09/2020 - 17:29

Mercredi 9 septembre s'est tenu le premier groupe de travail, rue de Grenelle pour échanger sur la direction d’école et plus précisément sur la question des décharges et de l’application de la dernière circulaire publiée au BO le 27 août dernier. Les représentants du ministre ont tenu à rappeler qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire et ont commencé par lister les mesures mises en place à cette rentrée : deux journées de formation annuelles, allègement des tâches, possibilité de décharge ponctuelle, confiance sur l’organisation des 108h, recrutement supplémentaire de services civiques et prime de rentrée de 450€.

Sur les décharges

Le ministère propose une réflexion autour d’une grille multicritères pour l’attribution des quotités de décharge. Il souhaite prendre en compte les prises de responsabilités multiples du directeur par des temps de décharge supplémentaires. Au-delà du nombre de classes, des éléments de contexte de l’école, tels que les élèves à besoins éducatifs particuliers, la présence d’une ULIS ou autres dispositifs, l’implication dans les dispositifs péri ou extrascolaires, la coordination d’un PIAL, ou l’accueil des néo-titulaire, pourraient être pris en considération. Attention toutefois, ont prévenu les représentants du SNUipp-FSU, à maintenir des critères nationaux objectifs et équitables sur tout le territoire. 

L’ensemble des organisations syndicales a également réaffirmé la nécessité de revoir à la hausse les décharges pour toutes les écoles, avec une attention particulière aux écoles de « 3 classes et moins » et celles comptant plus de 14 classes. À la demande de temps, le ministère répond par une proposition d’augmentation indemnitaire pour les écoles de 3 classes et moins.  « Mais si une revalorisation est nécessaire elle ne doit pas être mise en balance avec la demande de temps, plus que légitime  », ont réaffirmé les représentants syndicaux. 

Quelques précisions :
  • Les deux journées de formation ne seront pas planifiées durant les vacances scolaires et le SNUipp-FSU a demandé que celles-ci n’empiètent pas sur les temps de décharge.
  • Les groupes départementaux réunis par les DASEN devront inclure les organisations syndicales.
  • Le décret sur les obligations réglementaires de service n’évoluera pas dans un premier temps ce qui pose la problématique de la mise en conformité avec la circulaire parue au BO le 27 août qui spécifie : « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108h dans le respect de la répartition réglementaire ». Une mesure pourtant à concrétiser dans les textes pour que les écoles puissent reprendre la main sur l’organisation du travail en équipe.

 À l’issue de ce groupe de travail, aucun engagement n’a été pris mais le ministère devrait faire des propositions lors de la prochaine rencontre, le 23 septembre. 

Pour le SNUipp-FSU, un budget plus important doit être consacré à la direction d’école, l’augmentation des temps de décharge doit se faire pour toutes les écoles et sans contrepartie. Enfin la prime annoncée de 450€ doit être étendue à tous les personnels en charge de direction durant la fin de l’année scolaire dernière et pas uniquement à celles et ceux en fonction cette année.

17 septembre : la fonction publique mobilisée !

jeu, 10/09/2020 - 15:20
Le communiqué 

Après avoir été loué·es pour leur sens de l’intérêt général et leur efficacité durant le pic de la crise épidémique, les agent·es de la Fonction publique figurent parmi les grand·es oublié·es du plan de relance gouvernemental.
Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel de la valeur du point d’indice, le gouvernement confirme ainsi sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement.
Or, pour nos organisations, la crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux.
Il faut une rupture profonde en matière salariale. Dans le public comme dans le privé, le travail doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, des services rendus pour l’intérêt général. Avec plus de 17 % de perte de pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice depuis 2000, après une décennie quasi-ininterrompue de gel, la situation n’est plus tolérable. Avec les personnels, nos organisations exigent des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées. Elles exigent aussi l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la reconnaissance des métiers à prédominance féminine.
Il faut un changement radical en matière d’emploi. La crise qui plonge dans le chômage des centaines de milliers de nos concitoyen·nes, et qui frappe d’abord les précaires et en particulier les jeunes, illustre une nouvelle fois combien il est dangereux et rétrograde de favoriser la précarité de l’emploi. C’est pourtant précisément ce à quoi s’emploie le gouvernement qui, avec la loi de Transformation de la Fonction publique dont nous demandons toujours l’abrogation, ouvre grandes les vannes du recrutement contractuel et de la précarité. Notre pays, ses habitant·es, ont besoin de stabilité, de sécurité de l’emploi, de capacité à se projeter vers l’avenir dans la sérénité. La précarité n’est pas une solution d’avenir mais un fléau à combattre ! Nos organisations exigent les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice des missions.

La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des agent·es ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tous les agents concernés. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les agent·es tombé·es malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels.

Face à la crise écologique, les services publics sont une réponse, que ce soit pour la définition de politiques publiques priorisant le respect de l’environnement, pour le contrôle du respect des normes environnementales, pour une recherche publique qui permette de progresser dans la connaissance de l’ensemble de ces phénomènes et de définir des solutions, pour l’éducation aux enjeux environnementaux ou encore pour la formation aux métiers qui permettront d’assurer la transition de notre modèle économique.
Il faut enfin rompre avec les politiques d’austérité qui coupent dans les budgets publics au bénéfice des grandes entreprises et de leurs actionnaires. Un avenir de progrès passe par un renforcement des protections collectives et des services publics.

Pour toutes ces raisons, et plus globalement pour l’expression des revendications, nos organisations appellent les agents de la Fonction publique à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, etc.

Paris, le 8 septembre 2020

Des masques chirurgicaux !

jeu, 10/09/2020 - 10:26

Ce sont des masques en tissu qui ont été distribués dans les écoles à cette rentrée pour être portés par tous les personnels présents dans les écoles. Des masques qui ne sont efficaces, selon l'aveu même des autorités de santé, que dans le cas où ils sont portés par l'ensemble des personnes en contact, ce qui n'est pas le cas dans les écoles, puisque les élèves n'en portent pas. Le SNUipp-FSU s'adresse solennellement au ministre pour réclamer que soient donnés aux personnels des masques chirurgicaux. 

Le communiqué du SNUipp-FSU Des masques chirurgicaux dans les écoles pour protéger élèves et personnels

Après une semaine de rentrée scolaire, alors que la circulation épidémique est en hausse dans tous les départements, les élèves comme les personnels ne sont pas protégés. Le ministère fournit des masques en tissu or selon l’aveu même des autorités de santé, ce masque n’est efficace que lorsqu’il est porté par toutes les personnes en contact. A l’école primaire, le masque est porté uniquement par les personnels, ce qui ne permet pas de les protéger ainsi que les élèves de la propagation du virus.

Ainsi, selon l’ARS de Bretagne, le port des masques en tissu par les enseignants et enseignantes est “une protection insuffisante et les enfants” et les enseignants “seront donc considérés comme « contacts à risque » si un enfant de leur classe est testé positif au Covid 19. De même l’ensemble des enfants d’une classe sera considéré comme contact à risque si un personnel est testé positif ”. Ce manque de protection entraînera automatiquement la fermeture de la classe, et bien souvent également de l’école car les conditions actuelles ne permettent pas un non-brassage, et contribuera à la propagation de l’épidémie dans la société.

A l’heure, où les cas positifs se multiplient dans les écoles et que, contrairement à ce qu’il avait été affirmé précédemment, les élèves sont contaminés et contaminants, il est urgent de prendre des mesures pour protéger tous les personnels et les élèves.

L’ARS de Bretagne préconise de doter les enseignants de masques chirurgicaux. Le SNUipp-FSU demande au ministre de mettre immédiatement en œuvre cette préconisation dans toutes les écoles.

Paris, le 10 septembre 2020

Évaluer ? Laissez-nous faire !

jeu, 10/09/2020 - 08:40

Bien sûr « évaluer les progrès ou l’absence de progrès d’un élève, ou il en est par rapport à des attendus est quelque chose de très important. » rappelait André Tricot, professeur de psychologie cognitive et spécialiste de l’évaluation, venu aux universités d’automne du SNUipp-FSU. Et il est facile d’imaginer même pour le commun des mortels que les élèves sont observés, écoutés, entendus par les enseignants et les enseignantes qui les accueillent tous les jours. Ces « informations recueillies dans des temps formels et informels donnent une idée assez juste d’où en est l’élève dans ses apprentissages », soulignait-il.
Un an auparavant, dans les colonnes de fenêtres sur cours, Olivier Rey, chargé de recherche et responsable à l’unité Veille & Analyses de l’Institut français de l’éducation, questionné sur l’utilité de ces tests s’interrogeait : « Pense-t-on vraiment que les professeurs des écoles vont disposer d’informations dont ils ne disposaient pas jusque-là ? N’y-a-t-il pas un risque de redondance ou d’abandon des prélèvements par observation ? Cela ne va-t-il pas pousser les enseignants à une forme de passivité sur cette question ? ». Et du côté des PE, le sentiment général qui se dégage est encore plus négatif. Les centaines de témoignages recueillis par le SNUipp-FSU montrent que ces tests CP et CE1 sont jugés inappropriés aux connaissances des élèves, stigmatisants, compliqués à mettre en œuvre, chronophages pour les élèves comme pour les enseignants, difficilement restituables aux élèves comme aux parents et au final se révèlent comme une énorme … perte de temps.

Lassitude 

Aussi est-il difficile de comprendre l’entêtement de ce ministère à maintenir coute que coute des évaluations qui ne servent pas aux principaux intéressés ou si peu. Cela s’avère une perte de temps et d’argent, alors qu’il y aurait bien d’autres priorités en cette rentrée particulière.
Ces évaluations standardisées sont devenues au bout de trois ans le symbole du manque de confiance de la rue de Grenelle envers les enseignantes et les enseignants des écoles. C’est pourtant bien elles et eux qui font la classe au quotidien et qui ont su tenir la barque et la tiennent encore à bout de bras, souvent livrés à eux-mêmes, dans la crise épidémique toujours en cours.
Et si on laissait faire les enseignants et les enseignantes, monsieur le ministre !

Non à la journée de carence

mar, 08/09/2020 - 16:52

Dans un courrier commun l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la fonction publique se sont adressé à la ministre afin de demander que soit prise en compte la situation sanitaire particulière pour l'ensemble des fonctionnaires. 

  • Abrogation de la journée de carence
  • La reconnaissance de l'imputabilité au service lors de la contraction de la Covid19
  • La fourniture de masques en nombre suffisant et de qualité
  • La tenue régulière des CHSCT avec les représentants et représentantes du personnel pour suivre la situation sanitaire.

Le courrier indique notamment que « l'argument de la "lutte contre l'absentéisme" qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. »

Le courrier à la ministre 

Madame la Ministre,

Nous souhaitons vous alerter sur un certain nombre de demandes immédiates dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire.

Concernant le jour de carence, nous nous étions adressés à plusieurs reprises au précédent gouvernement. Ces interventions avaient conduit à une suspension de ce dispositif de fin mars à début juillet. De manière incompréhensible, ce dispositif a été rétabli le 11 juillet. L'argument de la « lutte contre l'absentéisme » qui semble être la justification de cette mesure est totalement erroné, plusieurs études et évaluations ont démontré que le jour de carence ne réduit pas le nombre de jours d'absence au global, un report s'effectuant sur des arrêts plus longs. Cette mesure génère un report du recours aux soins, ce qui est délétère pour la santé de l'agent.e, coûteux pour la sécurité sociale et peut favoriser la transmission des pathologies, en particulier en situation épidémique. En tant qu'incitation à se rendre au travail malgré des troubles somatiques ou psychiques, elle envoie un message à contre-courant des préconisations sanitaires les plus élémentaires devant inciter les agent.e.s, au moindre symptôme, à consulter et pour la COVID-19 à se faire dépister. Elle contrevient ainsi à la prévention de l'épidémie puisqu'elle est une incitation à minorer tout symptôme, y compris de la COVID-19, afin d'éviter le prélèvement d'une partie du traitement. Nous vous demandons donc l'abrogation définitive du jour de carence et, dans l'immédiat, la prolongation de sa suspension.

Ensuite, l'absence de reconnaissance de l'imputabilité au service du fait d'avoir contracté la COVID-19 est contreproductif pour favoriser l'engagement des agent.e.s pour le service public. Pendant cette période épidémique, les agent.e.s ont priorisé l'exercice de leurs missions de service public au péril de leur santé et même de leur vie. La reconnaissance attendue, c'est au moins de leur faciliter les voies d'accès à leurs droits. Prévoir l'imputabilité au service du COVID-19 est indispensable pour maintenir cet engagement, ce d'autant que selon les dernières données, les nouvelles contaminations s'effectuent en particulier en milieu professionnel.

Afin de prévenir un nouveau développement de l'épidémie, nous vous demandons que, conformément aux termes de la circulaire du Premier Ministre du 1er septembre 2020, les employeurs assurent effectivement la fourniture de masques en quantité suffisante pour tous les agent.e.s de tous les versants.

Enfin, nous attirons votre attention sur la nécessité de convoquer régulièrement les CHSCT dans tous les services et administrations, et vous rappelons notre opposition à leur suppression dénoncée par l'ensemble des organisations syndicales.

Comptant sur une réponse rapide de votre part.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l'expression de nos salutations respectueuses.

Luc Farré
Secrétaire Général de l'UNSA Fonction Publique

Christian Cumin
Président de l'Interfon CFTC

Nathalie Makarski
Présidente de la Fédération des Services Publics CFE-CGC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP

Baptiste Talbot
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Gaëlle Martinez
Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

Christian Grolier
Secrétaire Général de l'UIAFP-FO

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU

Comment j'ai inventé ma maison ?

lun, 07/09/2020 - 16:40

La période de confinement, sans lien avec l'extérieur, loin de l'école, des amis, des salles de sport ou des lieux publics a révélé une vie bien incomplète. Ce nouveau concours invite « les classes à se transformer en architectes et bâtisseurs de demain : à elles de concevoir ou de rêver des habitations différentes, plus faciles à vivre, plus ouvertes, mieux adaptées aux évolutions futures. En bref, imaginer un domicile pour l'avenir, tout en s'inspirant du passé. »

Maisons animales, maisons mobiles ou encore maisons insolites, les élèves pourront rivaliser d’inventivité pour construire leur habitation idéale au travers de livre, album, jeu, récit, affiche, film, bande dessinée, création en volume, enregistrement sonore, vidéos…

À la clé, un séjour en classe de découverte à Port Leucate, des tablettes tactiles et de nombreux ouvrages de littérature jeunesse.

Inscriptions à partir du 7 septembre

Les inscriptions sont ouvertes à compter du 7 septembre et jusqu’au 25 octobre inclus.

Les classes inscrites auront jusqu’au 21 mars 2021 minuit pour adresser leur œuvre par voie postale au SNUipp-FSU, jeu concours « Comment j’ai inventé ma maison», 128 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Pour les œuvres numériques et tout contact, s’adresser à concours-snuipp@snuipp.fr

Ressources en ligne

Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet :

Sur le site de la BNF : Ces ressources sont aussi disponibles et téléchargeables sur Eduthèque.

Listes d'ouvrages des éditions partenaires

Rue du monde

L'école des loisirs

Glénat

Didier jeunesse

Père Fouettard

Plan de relance : ni social, ni écologique

lun, 07/09/2020 - 12:12

Ces 100 milliards sont répartis en trois tiers, pour la compétitivité des entreprises, la cohésion sociale et la transition écologique. Mais cette répartition constitue davantage  "un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie", selon le communiqué commun de syndicats, associations et mouvements citoyens, dont la FSU, ATTAC , Greenpeace ou OXFAM. 

« Un cinquième du plan est ainsi consacré à une réduction « d’impôt de production » alors que ce type de politique a rarement favorisé les investissements utiles et ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié•e•s de centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir  » , précise le communiqué

Services publics et plus fragiles, les oubliés du plan

De plus, cette baisse de recette risque d'accentuer la pression sur le budget, certainement au détriment des services publics et de l’aide aux plus fragiles.

Une épargne supplémentaire de 100 milliards a été constatée chez les ménages depuis le début de la crise, le gouvernement ne prévoit de ce fait que peu d'aide pour les ménages. Or, l’épargne ne concerne pas tous les ménages et la crise a aggravé les inégalités sociales et précarisé les salarié-es les plus pauvres. 1 milliard d’euros seulement seront destinés aux plus fragiles, soit 1% du plan de relance.

De même, aucune relance des services publics n’est envisagée. Malgré leur utilité prouvée au cours de la crise sanitaire, ils ne bénéficient que de peu d’investissement. L'école par exemple ne bénéficiera que d'une aide, non précisée, pour la rénovation thermique de bâtiments publics, d'une amélioration de la qualité des cantines et de 131 millions d'euros pour la continuité pédagogique. Alors que  pour répondre aux problèmes mis en exergue au cours de cette crise sanitaire, économique et sociale, investir  massivement dans les secteurs de la recherche, de l’éducation et de la santé serait une nécessité. 

Des alternatives crédibles, désirables et réalisables

Quant à l'écologie les mesures restent insuffisantes (un milliard par an sur deux ans seulement pour la rénovation énergétique des logements).  Pour le collectif, ces mesures " assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale  privent un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement."   Elles ne permettent pas une transformation écologique et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires.

Ces syndicats (dont la FSU), associations et mouvements populaires et citoyens, ont des propositions "pour des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire". Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. 

Le communiqué unitaire ici

Sauver les cahiers pédagogiques

sam, 05/09/2020 - 12:34

Référence pour bon nombre d’enseignantes et d'enseignants ou encore de formatrices et formateurs, les cahiers pédagogiques sont dans le paysage éducatif depuis 75 ans avec un premier numéro paru en 1945. La revue est portée par l'association des « CRAP» (cercle de recherche et d’action pédagogique) qui réunit des personnels de l'enseignement, de la formation et de la recherche de la maternelle à l'université. 

Chaque mois, la revue propose des dossiers approfondis sur des questions vives de l'actualité de l’éducation. « Profs : exécutants ou concepteurs ? », « l’autorité éducative » ou encore « droits des enfants, droits des élèves » … pour ne citer que quelques dossiers des plus récents. Les CRAP se trouvent aujourd’hui dans une situation économique très difficile qui menace l’existence même de la revue.

Plus de soixante personnalités, dont Philippe Meirieu, Eric Debarbieux ou encore Viviane Bouysse parmi bien d'autres, appellent à soutenir l’association et sa publication dans une tribune publiée sur Mediapart. « Pour ceux qui sont attachés à la présence et l’action de cette revue dans le paysage pédagogique, qui pensent que la combinaison des réflexions sur les pratiques et les apports des chercheurs est utile, il est important d’aider la revue à passer ce mauvais cap, en s’abonnant ou en faisant abonner son établissement scolaire, en diffusant cet appel largement ».

Pour les soutenir en s'abonnant : 

Quelles priorités pour cette rentrée ?

sam, 05/09/2020 - 10:26

Malgré une période sans précédent d’interruption de l’école, le ministère ne déroge pas à ses lubies et la rue de Grenelle continue de privilégier l’individualisation des apprentissages plutôt que l’apprendre ensemble. Les évaluations standardisées au CP CE1 sont de nouveaux obligatoires et des tests de positionnement sont proposés aux autres classes. Ces outils sont présentés comme l’alpha et l’oméga pour débuter les apprentissages dans de bonnes conditions. Si ces outils peuvent parfois apporter des éléments de compréhension sur le niveau des élèves, sont-ils la priorité ?

D’autres voix s’élèvent

Associations complémentaires de l’école, chercheurs, syndicats et association de parents énoncent d’autres priorités (GFEN, CRAP, Nathalie Mons, pétition ) . Récréer du collectif, favoriser un climat serein, renforcer le sentiment d’appartenance au groupe classe, développer l’esprit d’équipe autant de compétences qu’il est indispensable de développer à l’école. En effet, la classe est le lieu qui permet de développer chez tous les élèves des compétences, de cheminer et de grandir ensemble. Les moments de verbalisation, de discussion sont autant d’atouts pour s’engager socialement et cognitivement dans des activités scolaires. Les élèves ont besoin de coopérer, d’encouragement, d’entraide, d’explications, de questionnements, de co-construction, de déstabilisation, de confrontations…et non d’évaluations qui ne font pas sens en ne s’inscrivant pas dans la progression mise en place par les enseignantes et enseignants des classes.

Comme le disait Célestin Freinet « L’enfant n’aime pas le travail de troupeau auquel l’individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d’équipe au sein d’une communauté coopérative. » Cette rentrée hors norme implique encore plus que d’habitude de redonner confiance en chacun des élèves, de favoriser l’évaluation formative, de permettre à tous de progresser sans être dans la performance et la concurrence.

D’autres choix sont possibles

En Belgique, des choix différents sont à l’œuvre. Le ministère de l’éducation a banni les évaluations sommatives en cette rentrée et laisse toute latitude aux établissements scolaires pour identifier les difficultés et retard d’apprentissage. La priorité est donnée à l’observation des élèves, aux évaluations formatives, à la concertation croisée avec les équipes enseignantes de l’année scolaire précédente.

Personnaliser les apprentissages, ce n’est pas les individualiser mais les inscrire dans un contexte où apprendre est un processus personnel qui se nourrit des interactions avec les autres apprenants. Dans un article sur la pédagogie différenciée, P. Meirieu dit qu’il n’a jamais conçue celle-ci « comme une mécanique technocratique qui soumettrait tout élève à des batteries de tests permanents permettant d’imposer à chacun les connaissances et les méthodes qui correspondraient strictement à son niveau et à ses besoins. Et il ajoute « Cette vision, qui nourrit très largement aujourd’hui le discours dominant sur « l’individualisation, est, tout à la fois, une erreur et une faute. Une erreur parce qu’il n ‘y a pas de réponse qui se réduise à une « remédiation technique ». Une faute, car « en cherchant systématiquement la solution pédagogique dans le passé de l’élève, on risque de l’y enfermer. (…)

De nombreux travaux (Marie Toullec-Théry, Roland Goigoux , conférences de consensus du CNESCO ont montré que l’individualisation à outrance pouvait constituer un facteur de renforcement des inégalités.

La priorité donnée aux évaluations standardisées, aux tests de positionnement et aux protocoles de remédiation individualisée n’est pas une bonne nouvelle pour celles et ceux qui sont attachés à la réussite de tous les élèves.

Elles ne doivent pas avoir lieu

jeu, 03/09/2020 - 08:38

Signer la pétition 

Les évaluations nationales ne doivent pas avoir lieu !

Alors que la rentrée scolaire de septembre s’annonce très particulière à bien des égards et après des mois d’isolement et de déstabilisation, les élèves ont d’abord besoin que soient recréées des dynamiques pédagogiques collectives et de retrouver confiance. Les familles ont besoin d’aborder la rentrée sereinement. Les enseignants également ont d’abord besoin qu’on fasse confiance à leur professionnalité, pour, dans le cadre de leur liberté pédagogique, mettre en œuvre les situations d’apprentissages et construire leurs outils en fonction des besoins de leurs élèves.
Les évaluations nationales que le ministère entend maintenir coûte que coûte, malgré le contexte de cette rentrée très particulière, ne doivent pas avoir lieu.
Elles font craindre la multiplication des dispositifs de remédiation trop individualisés, une vision normée des apprentissages et des formes pédagogiques basées sur les entraînements mécaniques, la répétition et l’automatisation qui ne permettent pas d’accéder à la compréhension. Les outils d’évaluation ne doivent pas être imposés aux équipes.
Les évaluations nationales standardisées et autres tests ne peuvent être l’alpha et l’oméga de la rentrée 2020. Ni l’école ni les élèves ne peuvent trouver un intérêt à la passation de ces évaluations nationales. Encore moins cette année. Elles ne doivent pas avoir lieu.

Formation CAPPEI : revue à la baisse ?

mer, 02/09/2020 - 09:28

Alors que les 100h de stage Min représentent un quart de la formation CAPPEI, le ministère, bien en difficulté pour les organiser, souhaitait les rayer d’un trait de plume. Dès le printemps, le SNUipp-FSU avec la plupart des organisations syndicales avait obtenu le report de l’examen du texte en comité technique ministériel. Un groupe de travail s'est mis en place à la demande des représentant·es du personnel et a tenu sa première rencontre le 27 août dernier. Au cours de cette réunion, le ministère est revenu sur sa décision ainsi que sur sa volonté initiale de conditionner le départ en formation à l'exercice sur un poste spécialisé. 

Pour autant, si la garantie des 100h de stage MIN est maintenue, la réalité de leur mise en œuvre est loin de répondre aux besoins du terrain. Interrogée, la DGESCO assure que le maillage conjoint entre l’INSPE et l’INSHEA devrait permettre une offre plus large, mais admet la difficulté à ouvrir un nombre de stages suffisants pour permettre de répondre aux objectifs des stages MIN qui s’adressent à un large public : formation continue des personnels spécialisés et CPC, formation des autres enseignant·es, CPE, formation des nouveaux et nouvelles titulaires du CAPPEI.

Trois autres rencontres sont prévues avant le Comité technique du 30 septembre qui doit finaliser le texte modifié du CAPPEI.

Les stages MIN ne peuvent constituer un supplément d’âme de la formation spécialisée. Ils sont fortement appréciés lorsqu’ils sont obtenus par les personnels et à l’heure où le ministère ne cesse de proclamer la mise en place d’une école inclusive, il serait fort de café d’en rabattre sur la formation spécialisée. C’est au contraire d’une formation de qualité et de haut niveau dont l’école a besoin.

« Les autres en tête, je roule pour ma planète »

mar, 01/09/2020 - 06:09

Tout comme face à la crise de la COVID-19, les françaises et les français ne sont pas égaux face aux conséquences du changement climatique et de la transition écologique. Les personnes en situation de grande pauvreté ont durement vécu le confinement dans des logements souvent trop petits et parfois insalubres.  Il faut aussi savoir qu’à ce jour, 3 200 000 d’enfants, soit environ un sur cinq, vivent en France sous le seuil de pauvreté . Ces enfants sont aussi des élèves qui ont retrouvé le chemin de l'école, une école qui peut beaucoup pour eux, mais qui ne peut pas tout.

Assurer à tous et toutes un logement décent où chacun ait son espace de vie, donner accès à un emploi digne en ces temps de chômage massif aux parents de ces enfants, garantir des services publics de qualité - dont l’école évidemment - pour que les enseignants puissent mieux lutter contre les effets des inégalités et aider les plus fragiles, devraient logiquement figurer parmi les priorités. Il n’en est rien dans les choix économiques actuels qui ignorent cette hausse des inégalités. dans le récent plan de relance, les sommes allouées aux minimes sociaux et aux personnes les plus démunies sont dérisoires par rapport à ce qui est offert aux entreprises sans aucune contrepartie sociales ou écologiques : 1 milliard d'euros soit 1% du budget du plan de relance.

ATD Quart Monde et ses partenaires agissent à transformer la société en partant de l'expérience et du savoir des plus pauvres, ces "invisibles" qui résistent et qui prendront la parole le 17 octobre au Trocadéro et partout en France.
Un dossier pédagogique pour travailler le thème en classe, recueil d’informations et de propositions d’activités, est à disposition des personnels enseignants .  

Infos pratiques sur le 17 octobre 2020
  • 10h - 20h : Parvis des Droits de l'Homme et des libertés au Trocadéro : accueil de petits groupes / supports d'expression à disposition / musiciens en milieu d'après-midi
  • 10h30 : Table ronde "Agir pour la planète sans oublier les plus pauvres, (im)possible ?", à suivre en direct sur Youtube : https://youtu.be/QUKcF9W4QLk
  • 17h30 : Prises de paroles au Trocadéro et à suivre en direct sur Youtube : https://youtu.be/8-Ku5Em5qZ8

Des cas de Covid : comment faire ?

lun, 31/08/2020 - 11:48

Lors du CHSCT ministériel du 27 août dernier, le ministère a présenté un document réalisé conjointement avec les autorités sanitaires pour décrire la procédure à suivre pour les cas suspects ou avérés de Covid. L’objectif affiché est d’éviter au maximum la fermeture de classes ou d’écoles.

Une fiche technique envoyée dans le rectorats détaille les différents étapes de la gestion de cas suspects dans les écoles. Celle-ci rappelle la nécessité de la mise à jour des coordonnées des élèves et de leurs responsables légaux et la nécessaire information sur la conduite à tenir du côté des parents en cas de suspicion : interdiction de se rendre à l'école et obligation d'en informer l'équipe enseignante. 

En cas de suspicion d'un élève ou d'un membre du personnel :

Si un enfant présente des symptômes, le directeur ou la directrice devra immédiatement contacter la famille et isoler l'enfant. Il ou elle devra les aviser de la nécessité de consulter le médecin traitant et/ou la plateforme Covid-19. Les parents devront tenir informée l'école du résultat du test. A défaut, l'élève ne pourra revenir en classe qu'après un delai de 14 jours.

Si un adulte présente des symptômes, le directeur ou la directeur aura là aussi la responsabilité de l'éviction de l'agent. Tout comme dans le cas d'un élève, l'agent devra informée l'école de l'évolution de la situation. Dans le cas contraire, il ne pourra reprendre son poste avant 14 jours.

En attendant les résultats du test, la directrice ou le directeur devra identifier les "cas contacts à risque", les élèves ou adultes de la même classe ou ayant participé à une activité commune.

La salle de classe, la cantine et les différents lieux de vie devront être nettoyés, aérés et ventilés par la collectivité. Quand cela est possible, le ministère préconise la délocalisation temporaire de la classe avant la désinfection de cette dernière.

Si le cas est avéré, la directrice ou le directeur de l’école doit être prévenu. Elle ou il élabore la liste des personnes, élèves ou personnels, susceptibles d’être contacts à risque et la transmet l'IA-DASEN qui transmettra à l'ARS.

L'éventualité de la suspension provisoire de l'accueil, partielle ou totale, est une décision qui incombe au préfet et à l'IA-DASEN en lien avec l'ARS.

La directrice ou le directeur informe les personnels ainsi que tous les représentants légaux que leur enfant est, ou n'est pas, susceptible d'être personne à risque et des mesures de suspension provisoire de l'accueil des élèves s'il y a lieu. Les noms des élèves ou adultes "cas confirmés" ne doivent en aucun cas être divulgués.

En cas de covid-19 avéré dans l’entourage d’un enfant, les familles s’engagent à ne pas mettre leur enfant à l’école en attendant les préconisations de leur médecin traitant. « L’enfant bénéficie de la continuité pédagogique mise en œuvre par son école », précise le protocole.

Quelle communication de l’école ? 

La directrice ou le directeur de l’école informe les personnels ainsi que les familles de la présence de cas avérés et de la nécessité de s’isoler dans l’attente des recommandations de l'IA-DASEN, notamment pour les personnes à risque.

Situation des personnels vulnérables

La procédure mise en place prévoit trois cas de figure :

  • la mise en place du télétravail pour les personnels dont l’activité est transposable depuis leur domicile (ce qui exclut les enseignant·es) ;
  • la mise en place de mesures renforcées pour les personnels non éligibles au télétravail. Des masques de type chirurgical à usage médical de catégorie 2 (qui ne sont pas des masques FFP2) seront mis à disposition en conformité avec les préconisations des autorités sanitaires. Cinq millions de masques ont été achetés par le ministère et sont en train d’être acheminés vers les rectorats. Il faudra une attestation médicale pour en bénéficier ;
  • la mise en congé de maladie ordinaire (CMO) sur demande du médecin traitant /spécialiste.

Pour le SNUipp-FSU, il reste des zones à éclaircir comme la définition de « contact à risques », de la situation administrative des personnels en mesure d’éviction, de « la continuité pédagogique mise en place par l’école » quand tous les personnels enseignants sont en poste ou encore des situations entraînant la fermeture de classes ou d’écoles.
En l’état, ces mesures ne prennent pas en compte le nombre important d’échanges au cours d’une journée de classe, qui est l’une des caractéristiques scolaires. De même, la distanciation physique et la restriction du brassage n’étant que des recommandations, la circulation du virus risque de s’accélérer à partir de la rentrée. Ce brassage risque également de mettre en difficulté les directrices et directeurs lorsqu'il s'agira d'établir des chaines de contamination à la demande des ARS. 

Direction d’école : une nouvelle circulaire

ven, 28/08/2020 - 15:29

La nouvelle circulaire sur la direction d’école est parue au BO du jeudi 27 août et s’organise autour de trois thèmes : donner du temps, simplifier et donner à voir le travail et enfin accompagner les directeurs et directrices.

Sur la question du temps

La circulaire mentionne « l’octroi de journées de décharges complémentaires en cas de remplaçants disponibles ». Ce n’est pas une modalité nouvelle puisque les IEN pouvaient déjà y recourir. Reste posée la question des moyens effectifs de remplacement qui permettront d’y parvenir alors même qu’il est parfois compliqué de pourvoir aux décharges réglementaires notamment pour les écoles de moins de quatre classes.
La circulaire prévoit également que « tout directeur d’école devra pouvoir bénéficier annuellement d’au minimum deux journées de formation » ainsi que la mise en place à titre expérimental d’une fonction de « référent pour les directions d’écoles ». Il reste à définir ses modalités de recrutement et à préciser ses missions.

Deux groupes de travail sont prévues en vue d’aboutir avant la rentrée 2021. Ils devront travailler sur la question des décharges « qui ne pourront qu’augmenter » précise la circulaire mais qui pourraient être attribuées sur d’autres règles que la seule question de la taille de l’école et du nombre de classes.

Simplification du travail

La circulaire indique que « les directeurs d'école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire ». Une exigence de libre organisation portée depuis longtemps par la profession et le SNUipp-FSU. Il semblerait que les 18h de temps d’animation pédagogique restent cependant bien de la responsabilité de l’IEN et de l’équipe de circonscription et que les 6 h de conseils d’école soient incompressibles. Resterait donc 84 h à la libre organisation des équipes. Le décret sur les obligations de services des personnels devra être actualisé.
Un calendrier de travail annuel sera diffusé avec des plages « sans enquête à renseigner ». Enfin il est prévu « tout au long de l'année, un travail pour améliorer les outils à disposition, notamment l'application Onde… »

Accompagner les directrices et directeurs

Le texte prévoit que « chaque Dasen réunisse, a minima, une fois par trimestre, un groupe départemental de directeurs d'école afin d'évoquer les problèmes communs et de trouver les solutions applicables », et « systématise des temps d’échanges entre pairs sur les heures d’animations pédagogiques ». Le SNUipp-FSU a demandé que les organisations syndicales représentatives participent aux groupes départementaux.

Sur l’aide administrative

Le ministère prévoit d’augmenter « le recrutement de jeunes en services civiques de 10 000 à 12 500 » et engage « une réflexion afin de pérenniser, en lien avec les collectivités, des aides administratives complémentaires ».
Par ailleurs, il prévoit « la montée en puissance de la préprofessionnalisation, avec 900 nouveaux recrutements, venant s'ajouter aux 700 de l'année dernière ». Des étudiantes et des étudiants pré recrutés qui « peuvent désormais prendre en charge des petits groupes d'élèves, notamment dans les classes des directeurs ». Pour le SNUipp-FSU, ces solutions restent complètements précaires et ne permettent pas la mise en place de véritables aides administratives dont les directrices et directeurs d’école ont besoin.

Des groupes de travail programmés

En plus de ceux concernant la question des décharges de direction, trois autres dossiers seront traités. Celui sur la question des rémunérations, celui sur les questions de sécurité (réclamé et obtenu par le SNUipp-FSU) et enfin celui sur la fameuse notion de « délégation de compétence » qui était apparue dans la proposition de loi Rilhac. Une « délégation de compétence » qui ne doit en aucun cas aboutir à un quelconque statut hiérarchique comme n’ont cessé de le dire, dans différentes enquêtes, les directeurs et directrices d’école.

Il était temps que les équipes puissent reprendre la main sur une bonne partie des 108h et que les directrices et directeurs obtiennent enfin la possibilité d’avoir des temps d’échange entre pairs. Le chemin est long et il en reste encore à parcourir. C’est maintenant bien la question budgétaire qui sera déterminante pour améliorer les décharges, les rémunérations ou encore permettre la mise en place de véritables emploi dédiés à l’aide administrative et au fonctionnement des écoles.

Rentrée, ce qui attend l'école et les personnels

ven, 28/08/2020 - 09:31
  1. Du côté de l'école
  2. Du côté des personnels
Du côté de l'école #

Protocole sanitaire

Le nouveau protocole sanitaire, paru le 26 août, met fin à la distanciation physique obligatoire dans les espaces clos. L'obligation de lavage des mains se limite dorénavant à l'arrivée à l'école, au passage aux toilettes et au départ de l'école.

2 scénarii pour une continuité

Deux hypothèses sont envisagées par le ministère « dans le cadre d’une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire » et ont donné lieu à un plan de continuité pédagogique publié cet été. L’hypothèse 1 prévoit la limitation de la capacité d’accueil et précise que tous les élèves doivent pouvoir bénéficier d’enseignements en présentiel avec l’obligation de s’y présenter. Les élèves de CP et CE1 en éducation prioritaire et les élèves en situation de handicap seront prioritairement accueillis. L’hypothèse 2 prévoit la fermeture de l’école ou de l’établissement et la mise en place d’un enseignement à distance. Dans ce cas l’accent devra être mis sur « le maintien du lien avec les élèves, le partage de contenus pédagogiques de qualité » (sic) et « l’aide aux parents pour le suivi du travail des élèves ». Ce sont les autorités sanitaires (ARS et Préfecture) qui donneront des consignes de restriction amenant à utiliser l’hypothèse 1 ou 2. Ce document reste toutefois assez peu opérationnel.

Évaluations de rentrée, encore et encore

Les évaluations nationales standardisées de début CP et CE1 s’imposent à nouveau, sans tenir compte de l’exceptionnalité de cette rentrée. Elles sont complétées par des outils de positionnement facultatifs pour les autres niveaux. Le SNUipp-FSU continue à demander leur abandon.

Formations constellaires

Des formations de cinq jours, ciblées en maths et français, devraient venir compléter les animations pédagogiques. Organisées par groupes d’enseignant·es (ou constellations), elles devraient permettre un complément de formation tous les 6 ans. Mais elles s’appuient une fois encore sur une vision étriquée des fondamentaux en prenant pour seule référence les guides ministériels. Les modalités de mise en œuvre et les capacités réelles des conseillers et conseillères pédagogiques à tout assurer freinent également un véritable élan de formation professionnelle.

Averse de guides

La production de guides d’accompagnement se poursuit. La parution pour cette rentrée d’un guide sur l’enseignement des mathématiques au CP vient s’ajouter aux nombreux guides déjà publiés. Ces documents ne peuvent pourtant remplacer une solide formation continue réflexive.

Des PE au collège ?

Selon la circulaire de rentrée, dans le cadre des « parcours de soutien aux élèves qui éprouvent des difficultés à lire » en sixième, les PE peuvent être appelé·es en renfort sur un temps consacré à d’autres enseignements. Comme si l’école primaire n’avait pas de besoins en cette rentrée !

Formation des directeurs et directrices 

Tous les directeurs et directrices devraient bénéficier de deux jours de formation sur le temps de classe ou sur les animations pédagogiques. Une petite réponse pour faire face à des missions qui se sont accrues et complexifiées, mais ne suffira pas à résoudre la tension professionnelle qu’elles engendrent.

108 heures

Sur les 108 heures, 90 seront laissées à la libre organisation des équipes enseignantes. Les 18 heures d'animations pédagogiques perdurent.

24 par classe en GS, CP et CE1

Partout où c'est possible, le ministère recommande de limiter les classes de cycles 2, GS, CP et CE1, à 24 élèves. Mais le nombre insuffisant de création de postes rend l’équation parfois impossible pour les cartes scolaires dans certains départements. Un objectif qui parait pour l’heure particulièrement difficile à atteindre en maternelle où les effectifs restent encore très importants. Cet objectif louable ne doit en aucun cas conduire à la surcharge des classes de petite et moyenne section.

APC

Les APC devront être destinées en priorité aux élèves qui maîtrisent le moins les compétences de l’année précédente. Il sera possible de proposer un nombre d’heures d’APC supplémentaires. Mais rappelons que l’ensemble des 90h devrait être laissé à la libre organisation des équipes. 

Formation

Les plans français et mathématiques viennent compléter la formation continue des PE. Tous les six ans, chaque enseignante et enseignant bénéficiera d'une semaine approfondie en mathématiques et d'une autre en français tout en continuant de bénéficier des 18h annuelles d'animation pédagogique.

Du côté des personnels #

Un mouvement transparent ? 

« Est-ce que celles et ceux qui ont été nommés dans mon école l’ont été dans le respect du barème ? » Pour la première fois, il n’est plus possible de le savoir. En effet, l’administration ne transmet plus aux représentantes et représentants des personnels élus, les barèmes des nominations. Depuis 1968, les commissions administratives paritaires étaient chargées de vérifier le respect de l’équité dans ces opérations fort complexe. Un travail qui permettait la correction de nombreuses erreurs. Mais dans l’école de la confiance, la transparence n’est plus de mise et le fait du prince gratte à la porte. Un droit à reconquérir pour rétablir la sérénité au sein des équipes.

Prime REP+ : 3ème volet 

Le troisième volet de la prime REP+, initialement prévue au mérite, devait être donné dès septembre. Pour l'heure, aucune nouvelle de la rue de Grenelle sur le sujet.

Le masque l'emporte

Le protocole allégé établi en juillet prévoyait que les personnels enseignants n’étaient plus dans l’obligation de porter le masque. La situation du Covid évoluant, il est redevenu obligatoire dans un premier temps en élémentaire puis finalement aussi en maternelle. Et au fait, en tissu, c’est possible ? Ces jours-ci de nouvelles voix se sont élevées notamment celle du SNUipp-FSU pour réclamer des consignes claires à la hauteur de l’évolution de l’épidémie. Les PE savent-ils enfin à quel protocole se vouer ?

Prime Covid

Elle a beaucoup fait parler d’elle et devait être versée au mois de juillet. 330 € pour 4 à 9,5 journées d’accueil d’enfants de personnels prioritaires, 660 € pour 10 à 15,5 journées, 1 000 € au-delà. Certains personnels viennent de la recevoir sur la paye du mois d’août. S’ajoute à cela la prime promise aux directeurs et directrices d’école, fixée à 450 € et dont le versement est annoncé avant la fin de l’année civile.

AESH

4000 AESH supplémentaires viendront renforcer les 100 000 déjà en poste dans les écoles élémentaires et maternelles. De quoi légitimer encore davantage la création d’un véritable statut pour ces personnels accompagnants afin qu’ils et elles puissent avoir accès à une véritable formation et à une rémunération digne de ce nom.

Stagiaires 

Les lauréats du CRPE 2020, qui n’ont pas pu passer les oraux du concours, seraient susceptibles de passer un oral de titularisation à l’issue de leur année de stagiaire. À ce jour, aucune information sur les modalités ou les contenus n’a été divulguée.

Direction d'école, la check-list de rentrée

mer, 26/08/2020 - 11:05
  1. Du côté des partenaires institutionnels
    1. Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
    2. Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
  2. Du côté des familles
  3. Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école
    1. Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses
    2. Sans oublier
    3. Sécurité des locaux et des personnes
    4. Et
  4. La check-list à télécharger

à quelques jours de la pré-rentrée, revue de détail des multiples choses à faire pour préparer ce moment important. Une forme de « check-list » qui, si elle ne prétend pas à l'exhaustivité, pourra sans doute être utile aux directrices et directeurs d'école.

Du côté des partenaires institutionnels # Prendre contact avec l’inspection de l'Éducation nationale (IEN et équipe de circonscription)
#
  • vérifier la date de la réunion de rentrée des directeurs et directrices de la circonscription
  • effectifs carte scolaire (croiser les données école/mairie/IEN)
  • point sur l'équipe enseignante (transmission des PV d'installation si de nouveaux collègues sont nommés)
  • point sur les postes éventuellement non pourvus
  • congés longs prévus
  • Si un ou une PE stagiaire arrive dans l’école, demander les informations concernant sa formation, ses périodes de stage, l’annonce de ses visites.
  • Contacter la personne chargée de la coordination des  AESH et/ou du PIAL de votre secteur dans le cas où certaines situations d’accompagnement d’élèves en situation de handicap n’auraient pas été réglées pour la rentrée. 
  • Programmer avec l'ERH, les équipes de suivi de scolarisation (ESS) dans la première période pour actualiser les PPS.
  • Préparer les demandes d’agrément si des interventions sont programmées dès le début d’année scolaire. À noter : les interventions extérieures sont autorisées par le directeur ou la directrice « sur la proposition de l'enseignant responsable des enseignements ou activités concernés ou après avoir recueilli son avis ». 
  • Pour les décharges fractionnables et mensuelles, proposer un calendrier à l’IEN et essayer d'obtenir que ce soit la même personne qui effectue ces journées. 
  • En cas de décharge réduite, solliciter une aide à la rentrée auprès de l'IEN, conformément aux engagements ministériels
  • Mettre à jour ONDE : structure, admissions, radiations, répartition dans les classes... 

Pour les nouvelles directrices et nouveaux directeurs, n'oubliez pas de vous adresser à votre IEN afin d'obtenir votre clé OTP, sésame pour la gestion de vos élèves.

Prendre contact avec la mairie ou la communauté de communes pour
#
  • La mise en place du nouveau protocole sanitaire
  • les effectifs et les dernières inscriptions
  • les services périscolaires
  • Pour les rares écoles à 4 jours et demi actualiser l’organisation des temps d’activités TAP/NAP. Préciser les modalités d’organisation de ces temps notamment si des changements sont prévus : inscription des élèves, personnels, gestion des élèves après le temps scolaire, quelle organisation en cas d'absence d'un personnel d'animation, utilisation partagée des locaux, ... En maternelle en particulier, rencontrer les personnels municipaux responsables de ces accueils pour définir les modalités de transition entre les temps scolaires et périscolaires.
  • les budgets et les commandes
  • Les demandes de travaux de dernière minute, mises en sécurité...

Il est indispensable, si les opérations de carte scolaire ne sont pas stabilisées, de transmettre les derniers chiffres des effectifs à la section départementale du SNUipp-FSU. Contacter également le SNUipp-FSU pour toute question concernant les affectations (postes vacants par exemple).

Du côté des familles #
  • Préparer une note de rentrée pour les familles pour rappeler : les horaires de l’école,  le protocole sanitaire, les règles de vie essentielles, le calendrier des vacances, les assurances, les autorisations diverses (sorties, droit à l'image...)
  • Prévoir les fiches de renseignements à remplir par les parents, les assurances scolaires, les inscriptions aux études surveillées... ,
  • Faire le point sur les différents dispositifs destinés aux élèves à besoins spécifiques : PAI, PAP, PPS...
  • Pour les PAI ou PAP, adresser un mot à chaque famille de l’école, celles concernées pourront ainsi se faire connaître.
  • Arrêter la date de la réunion de rentrée des parents d’élèves (réunion à programmer dans les quinze jours, si possible). Prévoir les modalités d'organisation en lien avec le contexte sanitaire (date, heure, salle...)
  • Rencontrer les parents élus et profiter de cette rencontre pour définir le bureau électoral et arrêter le calendrier des élections des représentants des parents d’élèves
  • Éventuellement arrêter le calendrier annuel des conseils d'école. à  noter : petit changement concernant l'organisation des élections,  un arrêté en modifie certaines modalités. Il introduit notamment la possibilité "sur décision du directeur d'école, après consultation du conseil d'école", d'introduire un vote "exclusivement par correspondance" en lieu et place d'un vote "à  l'urne et par correspondance". 
  • Mise à jour du panneau d’affichage : coordonnées de l’école, jour(s) de décharge du directeur ou de la directrice, liste des enseignants et enseignantes et niveaux de classe, compte-rendu du dernier conseil d’école, affiche Vigipirate, information sur les modalités d’organisation de la rentrée, informations et équipements au protocole sanitaire.
  • Afficher les listes d’élèves par classe avant la rentrée. 
Du côté de l'équipe pédagogique et du fonctionnement de l'école #

L’organisation matérielle de l'école, les calendriers, l’information, les projets, se doivent d’être mutualisés, portés à la connaissance de l’ensemble de l’équipe enseignante et discutés collectivement quand c’est nécessaire. La transparence au sein de l’équipe est déterminante dans une école.

Réunir un premier conseil des maîtres et maîtresses #

Il sera l'occasion :

  • d'expliquer, de mettre en place collectivement le protocole sanitaire et de distribuer les équipements adéquats (gel hydroalcoolique, masques)
  • d'arrêter définitivement la structure de l’école en fonction des effectifs
  • Arrêter l’organisation de la rentrée : jours et/ou horaires échelonnés en maternelle ou pour les CP ? Accueil des parents dans les locaux ? Filtrage à l’entrée ?
  • d'organiser les échanges de services (pour l'enseignement des langues vivantes notamment)
  • d'organiser les services de surveillance de récréation, et des accueils au portail pour l'entrée et la sortie des élèves, la répartition des services et des emplois du temps des ATSEM, des services civiques et des services périscolaires le cas échéant...
  • de mettre en place une organisation en cas d’absence de PE : qui prévient l'inspection si le directeur ou la directrice n'est pas joignable ? Qui gère la répartition des élèves en fonction des effectifs de chaque classe ? Prévoir en début d'année des tables supplémentaires.
  • de régler l'utilisation des locaux et du matériel collectif (photocopieur, salles communes, téléphone, ordinateurs, matériel audio-visuel, BCD...) et des structures sportives.
  • d’organiser le fonctionnement de la coopérative scolaire
  • d'organiser l'emploi du temps des personnels intervenants extérieurs
  • de planifier les diverses réunions de rentrée, lancer les projets pédagogiques, les éventuels projets de classes de découvertes
  • d'arrêter le calendrier (conseil des maîtres, de cycles, les concertations...) pour le trimestre
  • de remettre un exemplaire du projet d’école aux PE arrivant dans l'école. 
  • Relever et partager, si accord, les coordonnées téléphoniques de l'équipe
  • d'organiser ou préciser la circulation de l’information sous toutes ses formes au sein de l’école, surtout dans les grosses structures. Inviter les personnels à utiliser leur  mail professionnel pour distinguer vie professionnelle et vie privée et pour des raisons de protection des données numériques. 
  • de relire ensemble tous les documents remis aux parents pour validation de l'équipe et corrections éventuelles
  • de prendre connaissance, en équipe des PPRE, PAP, PAI et PPS de l'année précédente afin de les poursuivre au plus tôt, en les réajustant éventuellement, quitte à les abandonner s'ils ne s'avèrent plus nécessaires.
Sans oublier #
  • de rencontrer les membres du RASED, là où il en reste...et de les convier au conseil des maîtres
  • de prendre contact avec le médecin scolaire et/ou le médecin de PMI
  • de prendre contact, rencontrer les AESH, les intervenant·es extérieur·es et d’organiser les emplois du temps avec les collègues concerné·es
  • de mettre à jour le registre ''élèves'' de l’école, en procédant aux dernières admissions et radiations
  • de faire le point sur les fournitures, le mobilier, le matériel en général.
  • de penser à faire les éventuelles commandes collectives (cahiers d’appel, cahiers de liaison avec les familles pour chaque élève, papier...)
Sécurité des locaux et des personnes #
  • faire le tour des installations, si possible avec un responsable de la mairie, pour demander le cas échéant des travaux d'urgence
  • revoir les PPMS (alerte-intrusion et risques majeurs), revoir les consignes de sécurité et prévoir le premier exercice incendie avec l'équipe.

Les mesures de sécurité́ restent renforcées; des rencontres avec l’IEN et/ou les responsables sécurité́ locaux sont à prévoir.

Et #
  • Un affichage syndical dans la salle des maîtres permet de donner des informations aux PE de l'école, de créer un espace collectif de discussion.
  • Penser à consulter … le Kisaitou ! C’est l'outil indispensable à la direction d'école. Il traite de l'ensemble des problématiques de l'école. Mémento administratif et réglementaire, une question se pose : on y trouve (presque toujours) la réponse !

Cette première “mise en jambes” donne un avant-goût de la charge de travail attachée tout au long de l’année à la direction d’école. Une charge de travail qui n’a cessé de s'accroître, de se diversifier. Le chantier métier sur la direction d’école mené par le précédent ministère a produit quelques petites avancées sur le temps de décharge, le déroulement de carrière, le régime indemnitaire et sur l’allègement des tâches. Mais on est loin des modifications substantielles nécessaires pour revaloriser la fonction qu’exige le SNUipp-FSU et qu’expriment sans détour les personnels dans les réunions syndicales.

La check-list à télécharger #
#

Une rentrée pas comme les autres

mar, 25/08/2020 - 12:32
Le communiqué de presse du SNUipp-FSU  Une rentrée pas comme les autres

Rarement une rentrée scolaire ne se sera préparée avec autant d’incertitudes pour les enseignantes et les enseignants, les parents, les élèves et les collectivités territoriales. Le ministre ayant beau affirmer sur les plateaux télé que tout est prêt, la réalité est bien différente.
A l’heure où le SNUipp-FSU tient sa traditionnelle conférence de presse, la préparation de la rentrée se fait avec un protocole sanitaire datant du mois de juillet à un moment où l’épidémie ne connaissait pas la forte hausse de contaminations de ces derniers jours.

Pourtant des bilans à tirer de cette période traversée au printemps dernier auraient dû guider la préparation de cette rentrée avec bien plus de rigueur et d’ambition.

Cette rentrée est d’autant plus importante, que l’année scolaire dernière a été particulièrement difficile pour les enseignantes et les enseignants, les élèves et les familles. Si les personnels ont apprécié de retrouver et finir l’année avec leurs élèves, cela n’a pas été sans poser de nombreuses difficultés aux familles et aux équipes. Après ce qu'a pu vivre l'école l'année dernière, il convient donc, de démarrer sur des bases solides, de tirer les leçons du confinement pour « prendre soin » de l’école, des élèves et de tous ses acteurs.

Les personnels des écoles ont su se mobiliser et montrer leur capacité d’adaptation dans une situation inédite alors qu’ils n’étaient que trop peu accompagnés notamment matériellement par leur institution. L’enquête que le SNUipp-FSU a conduite avec l’institut Harris Interactive, confirmée par celle de la DEPP parue en juillet, démontre que de nombreuses PE ont eu du mal à exercer leur métier, avec des consignes peu claires du ministère, arrivées tardivement, souvent contradictoires et les amenant à porter seuls l’école à bout de bras. Rien ne semble avoir changé de ce point de vue, puisqu’à moins d’une semaine de la rentrée, les consignes restent encore bien floues.

Dans le même temps, les inégalités sociales et scolaires de notre pays ont été mises en lumière dans cette période qui a pu les aggraver que ce soit par les conditions de logements des familles, leurs équipements matériels ou encore par leur possibilité d’accompagner la scolarité des enfants.

Aussi la priorité de cette rentrée est d’accueillir tous les élèves dans les meilleures conditions possibles qui permettent la sécurité sanitaire des enfants, de leurs parents, des enseignantes et enseignants, des ATSEM, des AESH et des personnels municipaux. Toutes et tous doivent pouvoir assurer leurs missions dans la confiance et la sérénité.
Il s’agit bien de retrouver l’école pour tous et toutes, durant toute l’année scolaire. Les personnels comme les familles ne souhaitent pas d’une scolarité en pointillé.

L’école de notre pays souffre d’un sous-investissement chronique en regard des pays comparables de l’OCDE. Encore plus qu'avant, aujourd’hui, elle a besoin de plus de personnels spécialisés comme les RASED, de plus de maîtres, de travailler en petits groupes d’élèves, de réduire les effectifs dans toutes les classes, d’une véritable formation continue ou encore d’un équipement informatique fonctionnel pour les personnels. Pour l’heure, le ministre répond en maintenant des évaluations standardisées largement remises en cause et montrant la défiance envers les équipes pour choisir les outils d’évaluation adaptés à leurs élèves. De même avec la publication de guides souhaitant encadrer la pédagogie menée dans les classes. L’urgence est de retrouver le goût d’apprendre et de recréer des liens pédagogiques dans un cadre collectif. La question de la rémunération reste également toujours à l’état de promesse sans mesures concrètes.

Pour réduire les inégalités, il est aussi urgent de prendre le temps des bilans, de consulter et de construire ensemble avec tous les acteurs et actrices de l'école, de dégager les moyens nécessaires… Sans cela c’est la perte de sens du métier mais aussi le renoncement pour une partie des élèves qui seront laissés sur le bord du chemin.

C’est sans conteste une rentrée peu ordinaire qui nous attend et le ministre n’en prend pas la mesure. Pourtant l’école a souffert et il est urgent d’en prendre soin.
L’école de demain ne peut être celle d’hier.


Paris, le 25 août 2020

Eval CP et CE1 : encore plus hors sol

ven, 21/08/2020 - 16:04

« Les items proposés seront, à quelques nuances près, les mêmes que ceux des années précédentes. Ils ne tiendront donc pas compte des conditions particulières d’apprentissage liées à la pandémie », analyse le SNUipp-FSU dans un document à destination des équipes pédagogiques. Comment ne pas y voir, poursuit le syndicat, « le reflet de l’obstination ministérielle à poursuivre le recentrage de l’école sur les fondamentaux et sur une conception automatisée et étapiste des apprentissages ». « En incitant à donner la priorité aux seules compétences évaluées, le risque est d’appauvrir des contenus enseignés », complète le premier syndicat des écoles.

Une analyse partagée 

« Qu’est-ce que les évaluations administrées l’an dernier ont changé aux pratiques des enseignants au premier trimestre ? Rien, tout le monde en convient », analyse sur son blog, Roland Goigoux, chercheur en sciences de l'éducation et spécialiste des questions de lecture et d’écriture. « Qu’ont-elles appris aux maîtres qu’ils ignoraient à propos de leurs élèves ? Pas beaucoup plus. Quelles remédiations originales ont-elles permises ? Aucune, même l’inspection générale de l’Éducation nationale le reconnaît », ajoute-t-il. Bref, conclut-il à raison, « ces évaluations ont surtout servi la communication politique du ministre ».

L’école de la confiance se trouve … en Belgique

 Contrairement à la France, indique le document du SNUipp-FSU, « la Belgique francophone a décidé de bannir les évaluations sommatives à cette rentrée 2020. La stratégie de différenciation pédagogique définie par les autorités de Wallonie-Bruxelles laisse toute latitude aux établissements scolaires pour identifier difficultés et retards d’apprentissage par les moyens qu’ils jugent adéquats  ». Rien à voir donc avec une « école de la confiance » qui n'a de cesse de chercher à imposer des pratiques et méthodes pédagogiques. 

C’est pour toutes ces raisons que le SNUipp-FSU a été à l’initiative d’un appel intersyndical dès le mois de juin pour demander au ministre de l’Education nationale que les outils d’évaluation soient mis à disposition des équipes sans être imposés et que les besoins statistiques de connaissance du système éducatif soient réalisés sur échantillons. Il s'est adressé au ministre pour demander l'annulation des évaluations nationales afin que les équipes puissent reprendre la main sur les outils d’enseignements et d’évaluations qu’elles jugent les plus appropriées pour démarrer les apprentissages en ce début d’année si particulière.

Une rentrée hors norme

ven, 21/08/2020 - 11:33

«&nbspÀ une dizaine de jours d'une rentrée scolaire qui sera nécessairement hors normes, c’est suite aux interventions pressantes d'associations de parents et d’organisations syndicales dont la FSU que Jean Michel Blanquer est intervenu sur France 2&nbsp» annonce la première fédération syndicale de l'Education. 

Si la FSU partage «&nbspl’objectif, énoncé d’accueillir l’ensemble des élèves à cette rentrée », elle continue de dénoncer «&nbsples insuffisances, carences et flou persistant du protocole sanitaire et l'absence de véritable mesure pédagogique&nbsp».

Le communiqué de la FSU Le ministre de l’Education Nationale ne prend pas la mesure de cette rentrée hors norme

À une dizaine de jours d'une rentrée scolaire qui sera nécessairement hors normes, c’est suite aux interventions pressantes d'associations de parents et d’organisations syndicales dont la FSU que Jean Michel Blanquer est intervenu sur France 2 hier soir, anticipant sa conférence de presse prévue le 26 août.
C’est bien parce que nous partageons l’objectif qu’il a énoncé d’accueillir l’ensemble des élèves à cette rentrée que nous continuons à dénoncer les insuffisances, carences et flou persistant du protocole sanitaire et l'absence de véritable mesure pédagogique.
Dans son intervention, Jean-Michel Blanquer a annoncé l'obligation de port du masque pour l'ensemble des adultes et des élèves de plus de 11 ans, alors que le protocole initial prévoyait que le masque n'était pas indispensable si la distance d'un mètre était sauf pour les enseignant·es en maternelle pour qui il reste recommandé. Par ailleurs, les masques ne seront pas gratuits pour les
élèves, ce que la FSU dénonce.
Au-delà de cette seule annonce sur les masques, rien n'a évolué sur le reste du protocole, confirmant ainsi la volonté de faire de cette rentrée une rentrée ordinaire, comme si de rien n’était. Pourquoi, en particulier, ne pas prévoir le non-brassage des groupes d’élèves dont on sait pourtant qu’il peut permettre d’éviter d’avoir à fermer toute une école ou un établissement grâce à l’isolement du groupe dès suspicion de contagion ? Port du masque, désinfection fréquente, aération des locaux, etc. : tout cela doit faire l’objet de consignes nationales très claires qui ne sont toujours pas là.

Surtout, les élèves qui seront accueillis sont celles et ceux dont le lien avec l’école s’est distendu depuis près de 6 mois. Ils nécessitent une attention particulière et du temps d'enseignement renforcé. Le ministre ne renvoie qu’à la seule organisation de tests de positionnement et aux heures supplémentaires. Il maintient les évaluations nationales ignorant le caractère spécifique d’une rentrée particulière après une période traumatisante pour les élèves et les personnels. Avec cette mesure «&nbsphors sol&nbsp», il rajoute de l’inquiétude là où la sérénité s’impose. Aucune amélioration de l’encadrement ne sera mise en œuvre alors que le protocole sanitaire nécessitera une attention de tous les instants et que les organisations pédagogiques nécessiteraient de pouvoir prendre les élèves en petits groupes.

Les personnels sont très inquiets : qu'en sera-t-il de celles et ceux qui sont considéré·es «&nbspà risques&nbsp» ? Le travail à distance sera-t-il de nouveau proposé pour alléger les groupes d'élèves, et dans ce cas, comment sera-t-il cadré ? Quelles garanties sur le respect des conditions de travail des enseignant-es et le respect de leurs missions ? Il n'est pas pensable de laisser ces questions
sans réponses, et de renvoyer au local la responsabilité de l'organisation de cette rentrée.

Convaincue de l’impérieuse nécessité d’anticiper la rentrée scolaire pour permettre une reprise de l’ensemble des élèves, la FSU continue d'exiger une discussion approfondie sur de meilleures conditions, tant sanitaires que pédagogiques, pour cette rentrée. Les conditions doivent être cadrées nationalement afin de garantir une égalité pour tous, personnels comme élèves, sur l'ensemble du territoire. Alors que des centaines de milliards d’euros sont consacrés au soutien de l’économie et des entreprises, le gouvernement ne prend pas la mesure du rôle de l’école dans la lutte contre les inégalités que cette crise a largement mises en lumière et de ses conséquences sur le chômage des jeunes. Un plan d’urgence pour la jeunesse et l'école s’impose.

Les Lilas, le 21 août 2020