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Plus de 30 organisations ensemble pour les libertés publiques et le droit de manifester

sam, 23/03/2019 - 18:51

Un nouveau seuil a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement. Après l'inscription de l'état d'urgence dans le droit commun, l'adoption du projet de loi “anti-manifestant·e·s” qui accroît les mesures liberticides vis-à-vis des manifestant·e·s, et des Gilets Jaunes, nous apprenons que l'exécutif souhaite mobiliser les militaires de l'opération Sentinelle pour intervenir face aux mobilisations sociales. Un État de droit, une démocratie, la République ne sauraient accepter que l'armée se retrouve face au peuple, comme s'il était un ennemi, comme si la guerre civile était déclarée.

L'ONU a déjà mis en garde la France, pays de la déclaration des Droits de l'Homme, pour ses manquements à ses engagements pour les libertés fondamentales. Beaucoup connaissent l'aggravation de cette situation depuis longtemps, que ce soient les migrant·e·s, les quartiers populaires, qui ont été le champ d'expérimentation d'un maintien de l'ordre souvent en dehors des principes de l'État de droit. La situation prend cependant une gravité inédite. La pénalisation du mouvement social, écologiste et syndical, le mépris au regard des contre-pouvoirs, est une façon d'empêcher tout dialogue, toute issue positive aux crises de notre époque.

Face aux destructions de bâtiments ou autres actes de violence, le gouvernement ne doit pas jouer aux pompiers pyromanes mais faire preuve de responsabilité. Il est temps de penser les conditions de la désescalade. Pour cesser de nourrir la tension, l'État a le devoir d'en finir avec les provocations et le recours à un arsenal sécuritaire aussi exponentiel qu'inefficace, comme il le fait depuis des semaines vis-à-vis des gilets jaunes. Il est intolérable que des armes dangereuses, dont nous réclamons l'interdiction, aient tant blessé, estropié de manifestant·e·s. Le bilan est déjà tragique et historique. Le droit fondamental de manifester se trouve maintenant clairement menacé. Nous refusons cette menace, y compris dès le samedi 23 mars.

La baisse des tensions que nous souhaitons suppose également que les pouvoirs publics répondent concrètement aux aspirations qui s'expriment largement dans le pays pour la justice sociale, pour une vie digne pour chacune et chacun, pour la lutte contre le mortifère réchauffement climatique.

Nous appelons toutes les forces vives progressistes du pays, attachées aux libertés publiques, à faire cause commune pour que le gouvernement change de ton et de réponse, pour que la démocratie ne soit pas bafouée mais renforcée, pour le retrait de la loi anti manifestants, et l'annulation des mesures liberticides annoncées ce lundi 18 mars par le premier ministre.

Nous prenons date en ce jour pour une nouvelle réunion plus large encore jeudi 28 mars afin d'y prendre ensemble des initiatives.

Signataires :
ANV-COP 21 ;
ATTAC ;
Comité Justice pour Adama ;
Coopérative Ecologie Sociale ;
Le DAL ;
EELV ;
Ensemble ;
Gauche républicaine et socialiste
Génération.s ;
L'Humanité ;
L'UNEF ;
L'Union Nationale Lycéenne ;
La Chapelle Debout ;
La France insoumise ;
La FSU ;
Là-Bas si j'y suis ;
La Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) ;
Le groupe de la Gauche démocrate et Républicaine ;
Le groupe parlementaire de la France Insoumise ;
Le Mouvement National Lycéen ;
Le Parti Communiste Français ;
Le Nouveau Parti Anticapitaliste ;
Le Parti communiste des ouvriers de France ;
Le Parti de Gauche ;
Le Parti Ouvrier indépendant ;
Le Parti Ouvrier indépendant démocratique ;
Le SNES ;
Le Syndicat de la Magistrature ;
Le Syndicat des avocats de France ;
Les Amis de la Terre ;
Regards ;
Solidaires ;
Sud Postes 92 ;
Union Syndicale Solidaires ;

30 mars : journée nationale d'action - Monsieur le Ministre, pour améliorer l'École vous n'avez pas notre confiance !

jeu, 21/03/2019 - 17:51

Le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa politique éducative rétrograde et libérale sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l'ensemble de la communauté éducative.
L'amélioration de notre système éducatif exige certes, une ambition politique forte mais également une construction qui soit commune et concertée. Or, le ministre enchaîne les attaques : Parcoursup, réformes des lycées et du bac, réforme de la voie professionnelle, évaluations imposées, suppressions de postes … il poursuit avec sa loi « école de la confiance » qui est imposée contre l'unanimité des organisations syndicales. Pour un ministre qui se ne voulait ne pas être celui des réformes … il transforme, à marche forcée, l'ensemble du système éducatif !

Ces réformes sont néfastes pour la qualité du service public d'éducation. Elles organisent et amplifient le tri social et les inégalités pour les élèves et renonçent à l'ambition d'assurer la réussite de toutes et tous et de permettre l'élévation du niveau de qualification. C'est également la perspective de nouvelles dégradations pour les conditions de travail des personnels tout en voulant leur imposer de se taire au travers d'une loi.

Loi Blanquer : L'école en danger !

Alors qu'il devait s'articuler autour de l'obligation d'instruction ramenée à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer "Pour une école de la confiance" est devenu, au fur et à mesure de ses évolutions, un texte qui bouleverserait le fonctionnement du système éducatif.

Nous refusons :

• l'école du tri social,
• la création des établissements publics des savoirs fondamentaux,
• la reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d'exécution,
• la caporalisation des enseignants,
• la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,
• les cadeaux financiers pour l'école privée.

Cette loi devrait se décliner par ordonnances ou textes réglementaires pour apporter des transformations profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d'éducation

Alors que de nombreuses réformes structurelles sont à l'œuvre, Blanquer prend des décisions budgétaires pour la rentrée prochaine qui entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d'enseignement et d'accès à la formation. Plus d'élèves et moins de postes. Cette loi concorde avec le projet de loi dit de « transformation de la Fonction Publique » qui devrait conduire à des milliers de suppressions de postes et à un large recours à la contractualisation. La FSU s'oppose au développement de la précarité. L'École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d'enseigner et d'accompagner chaque élève.

Donner d'autres perspectives

Les nombreux changements relatifs à l'orientation dont la loi ORE continuent de cristalliser une profonde anxiété chez les élèves de terminale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d'être mieux accompagnés dans la construction de leur parcours d'orientation, les missions des psychologues de l'Éducation nationale EDO sont remis en cause et des fermetures de CIO programmées.
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir sereinement, la FSU exige que le rôle du service public d'information et d'orientation soit confortée.
L'accent doit être mis sur les inégalités sociales et territoriales notamment par une relance de l'éducation prioritaire et des mesures en faveur d'une plus grande mixité sociale.

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers

Nos salaires restent inférieurs à la moyenne des pays de l'OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d'indice, du pouvoir d'achat qui se dégrade régulièrement depuis des années, du rétablissement du jour de carence … La FSU exige le dégel et une sérieuse revalorisation de la valeur du point d'indice.
Le vaste plan de communication du Ministre ne cache pas sa volonté d'autoritarisme et ne répond pas à la réalité de nos quotidiens. Ce projet fragilise encore l'École par des transformations profondes élaborées sans les personnels. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer pour favoriser la démocratisation de la réussite scolaire.

C'est pour ces raisons que la FSU appelle les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l'école de la confiance » et l'ensemble des personnels à se mobiliser le 30 mars :

Pour la priorité au service public d'éducation,
Pour des perspectives ambitieuses pour tous les élèves et tous les jeunes,
Pour une véritable reconnaissance de l'ensemble des personnels de l'éducation.

Avec la FSU, engagée au quotidien pour l'Ecole
Toutes et tous mobilisé.es pour faire du 30 mars, avec les organisations UNSA-Education, CGT-Education, SGEN-CFDT, SNALC et les parents d'élèves, une puissante journée de mobilisation !

Où manifester le 30 mars contre la loi Blanquer ?

jeu, 21/03/2019 - 14:43

Manifestations du 30 mars :
(mis à jour dès que les heures et lieux sont arrêtés)

POUR LA FONCTION PUBLIQUE AMPLIFIONS LA MOBILISATION

mer, 20/03/2019 - 12:30

Les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général.

Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique néfaste pour la population, pour les missions publiques et pour les agent.e.s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent.e.s public.que.s, alors même qu'il ne revalorise pas leur rémunération, qu'il supprime des postes et veut affaiblir leurs droits et garanties.

Les personnels, avec leurs organisations, n'acceptent toujours pas le gel de la valeur du point d'indice et les pertes considérables de pouvoir d'achat, le rétablissement du jour de carence et les 120 000 nouvelles suppressions d'emplois envisagées.
A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.

Poursuivant leur passage en force, toujours sans écouter les organisations syndicales, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d'ici au début de l'été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent.e.s et les citoyen.ne.s que pour l'avenir de la Fonction publique.
Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d'une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui va diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité et de la vie au travail. C'est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l'arbitraire.

Avec le recours accru à tous les niveaux au contrat, c'est l'égalité d'accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l'agent public qui sont menacées, tandis que la précarité sera encore aggravée avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment.

Après des communiqués unitaires, après le boycott des Conseils Supérieurs et du Conseil Commun convoqués dans des conditions peu respectueuses des organisations syndicales, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA réaffirment leur volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée pour exiger du gouvernement qu'il retire ce projet de loi et qu'il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases.

Elles confirment leur engagement dans l'organisation de rassemblements devant les préfectures le jour du passage du projet de loi au Conseil des ministres le 27 mars et à Paris, place Chassaigne-Goyon entre 12 et 14h.

Elles se reverront le 8 avril pour poursuivre la mise en œuvre de ce processus.

D'ores et déjà, elles appellent les agent.e.s à faire du jeudi 9 mai une étape forte de ce processus par une journée d'action et de grève.

Les organisations à ce stade non signataires du présent communiqué ont prochainement des réunions d'instance et elles arrêteront dans ce cadre leur position quant à ce processus d'action.

Paris, le 20 mars 2019

Retraites : comprendre la réforme Macron, lutter avec la FSU pour développer les solidarités

lun, 18/03/2019 - 09:00

La loi en préparation sur les retraites ne serait présentée qu'au deuxième semestre 2019, mais c'est dès maintenant que, suite aux premières annonces donnant les grandes lignes du projet, les salariés doivent s'emparer du dossier, intervenir, s'opposer et proposer des alternatives. Le vote pour FSU aux élections professionnelles de décembre 2018 sera une occasion d'exprimer le rejet de tout projet qui mettrait à mal les solidarités.

La FSU publie ici l'ensemble des documents qui détaillent les projets gouvernementaux ainsi que des compte rendus des réunions au haut commissariat à la réforme des retraites :

Une retraite par points, comment ça fonctionne ? Pourquoi les salariés, et pourquoi particulièrement les fonctionnaires, ont-ils beaucoup à y perdre ?

Le gouvernement envisage de mettre en place un système de retraites par points.

Les cotisations sont transformées en points selon la valeur d'achat du point. La pension est déterminée par la valeur de liquidation (ou valeur de service) du point. Ces deux valeurs varient chaque année.

Il y a plusieurs techniques pour les determiner : par exemple, la valeur de service peut varier en fonction de l'âge au moment de la liquidation, ou encore le point peut avoir la meme valeur quel que soit son âge mais le système peut prévoir des minorations de pensions à partir d'un age pivot, etc.

Après la liquidation, rien n'est dit par le gouvernement sur la manière dont les pensions évolueraient. Dans certains systèmes comme la Suède, un coefficient est appliqué chaque année aux pensions versées, elles peuvent donc perdre de la valeur en cours de retraite (entre 2010 et 2013, la pension de chaque suédois a perdu 10% de sa valeur). Ce n'est pas cependant la piste envisagée pour le moment par le gouvernement.

Dans le nouveau système, la cotisation serait dûe sur l'ensemble des salaires et traitements (indemnités comprises) dans la limite de 10 000 euros par mois (3 “plafonds de la Sécurité Sociale”).

La notion de nombre de trimestres disparaîtrait, un âge de départ possible serait maintenu, à 62 ans a priori, avec de possibles systèmes de « minorations » des pensions jusqu'à un âge « pivot », bien au-delà de 62 ans.

La réforme se ferait sur la base du slogan de campagne d'Emmanuel Macron « un euro cotisé donne les mêmes droits ».

Ce slogan en apparence simple et de bon sens pose pourtant de nombreuses questions, et en particulier :

  • les mêmes droits, certes, mais QUELS DROITS ? Aujourd'hui, le système de retraites, même dégradé par les réformes, permet d'acquérir des droits qui s'expriment en pourcentage du meilleur salaire : on sait qu'en partant à tel âge, on aura tel pourcentage du traitement des 6 derniers mois (les 25 meilleures années dans le privé), c'est ce qu'on appelle le taux de remplacement. Avec un nouveau système par points, plus aucun objectif de cet ordre n'existerait : seule compte la valeur du point, qui varie d'une année sur l'autre. Dit autrement, on peut très bien se retrouver avec des pourcentages très faibles de son meilleur salaire dès lors que la valeur du point baisse.
  • Autre question à poser : que se passe-t-il quand l'euro n'est pas cotisé ? Aujourd'hui, quand on interrompt son activité pour congé maternité, parental, chômage, etc, il existe des systèmes de majorations en termes de nombre de trimestres. Qu'en serait-il dans un nouveau système où l'euro cotisé est la mesure de toute chose ? JP Delevoye tente de rassurer en disant que des « points gratuits » seront donnés, mais sur quelle base le seront-ils ? ( par exemple donnerait-on un forfait de points par enfant ou donnerait-on le nombre de points correspondant au meilleur salaire de la collègue ?, etc). Qu'en serait-il des pensions de réversion, c'est à dire les pensions versées au conjoint survivant, aujourd'hui sans plafond de ressources pour les fonctionnaires, ce que le gouvernement voudrait remettre en cause.

Tout euro perçu donnerait lieu à des cotisations et donc à des points, cela a au moins deux conséquences :

  • on prendrait désormais en compte la totalité de la carrière alors que dans le système actuel, que ce soit dans le public ou dans le privé, les mauvaises années sont en partie « lissées ». Par exemple, le fait que les salaires de début de carrière sont très bas pour les fonctionnaires (un enseignant débute à 1,3 SMIC !!!) est en partie compensé par le droit à une carrière et donc par le calcul de la pension sur les meilleurs traitements, ceux de la fin de carrière. Avec la réforme Macron, ce ne sont plus les 6 derniers mois qui comptent mais l'ensemble des salaires, y compris les salaires –scandaleusement- faibles du début.
  • cela signifierait pour les fonctionnaires la prise en compte des primes et indemnités. C'est une très mauvaise nouvelle pour toutes les catégories de personnels qui ont très peu de primes (les enseignants mais pas seulement), et c'est une très mauvaise nouvelle pour le service public quand on sait à quel point la politique de développement des primes est un formidable instrument de gestion différenciée des personnels : revaloriser certains seulement pour justifier le gel du salaire de tous les autres serait ainsi encouragé !
Les éléments de langage du gouvernement à l'épreuve des faits

Se battre pour nos retraites, c'est montrer qu'elles sont parfaitement finançables

L'argument du choc démographique
En 2000 il y avait 4 personnes de 60 ans ou plus pour dix personnes ayant entre 20 et 59 ans, en 2050 il y en aura 7 pour 10.
Ce n'est pas insurmontable si les taux de cotisation augmentent et si d'autres sources de financement sont trouvées.
Il n'est pas illogique, dans une société où les personnes de plus de 60 ans sont plus nombreuses, que la société leur consacre davantage. C'est même un bénéfice pour la société que les retraités aient un revenu qui leur permette d'en être pleinement partie prenante. Passer d'environ 14% du PIB comme c'est le cas actuellement à 18 ou 19% environ permettrait de financer la retraite à 60 ans telle que la FSU la porte, ce ne serait pas un effort insoutenable.
Car à l'inverse, une société où les travailleurs se tuent à la tâche jusqu'à un âge avancé et où les personnes âgées sont maintenues dans la misère est-elle enviable ? Pour ne prendre qu'un exemple, l'augmentation du nombre moyen d'arrêts maladie constatée dernièrement est dûe en grande partie à la hausse des arrêts pour longue maladie, particulièrement entre 60 et 62 ans. Faire travailler les gens plus longtemps a donc aussi un coût financier et humain, c'est plus d'arrêts maladie à financer, ce sont aussi plus de souffrances et moins de possibilités de profiter de la vie en bonne santé.
Par ailleurs, l'argument du choc démographique nie les gains de productivité futurs : un actif de demain produira davantage en valeur qu'un actif d'aujourd'hui, et sauf à considérer que l'ensemble de ces gains de productivité doivent aller aux profits, ces gains de productivité permettent d'envisager un financement des retraites.
L'augmentation de l'espérance de vie n'a rien de définitif, c'est grâce à la protection sociale en général, grâce au système de retraites, que ces gains d'espérance de vie ont été possibles. On sait que l'espérance de vie en bonne santé baisse ou stagne, que l'espérance de vie baisse tout court aux Etats-Unis : est-ce cela que l'on veut ?

La FSU demande d'autres financements pour les retraites

  • pour avoir davantage de cotisants, il faut mener une politique de l'emploi. Aujourd'hui, plus de 5 millions de personnes sont privées d'emplois et condamnées à la précarité ou aux petits boulots, c'est un manque à gagner considérable pour les régimes de retraites. Cette politique de l'emploi pourrait passer par une modulation des taux en fonction de la politique de l'emploi menée par l'entreprise et par une majoration des taux de cotisation pour les employeurs qui réalisent d'importants profits.
  • pour avoir davantage de cotisations, il faut davantage de salaires. Par exemple, les cotisations sur les bas salaires ont été très fortement réduites, ce qui incite à embaucher au SMIC : le cercle vicieux que cela entraîne, c'est moins de salaires et moins de cotisations dans les caisses de retraite, il faut en sortir ! Si les femmes étaient payées à leur juste qualification, le relèvement de leur salaire pour atteindre l'égalité salariale ferait là aussi progresser les cotisations.
    * pour financer les retraites, il faut mettre à contribution les revenus financiers, en prélevant une partie des 250 milliards versés sous forme de dividendes.

L'argument de la simplicité et de la lisibilité

Il n'y a rien de plus illisible qu'un système dans lequel on ne peut pas connaître à l'avance le montant de sa pension !
Il n'y a rien de plus simple, à l'inverse, qu'un système qui assure un pourcentage du dernier traitement brut ou des meilleurs salaires dans le privé.
La complexité a été introduite par les réformes qui, à coup de décotes, de proratisations, de suppressions de droits aux uns d'abord puis aux autres ensuite, ont introduit des éléments d'incompréhension, c'est sur ces réformes qu'il faut revenir !

Pour aller plus loin :
Les publications FSU :

Attentat de Christchurch : condamnation et émotion

sam, 16/03/2019 - 18:05

La FSU exprime sa plus vive émotion après l'attentat qui a touché la ville de Christchurch et ses habitants en Nouvelle-Zélande.

Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.
Un acte terroriste, d'un ressortissant australien issu de la mouvance du suprématisme blanc faisant l'apologie du « nationalisme blanc ».

La FSU s'indigne des agressions croissantes, en Nouvelle-Zélande comme partout ailleurs, contre les musulman-es.

La FSU reste engagée et déterminée à combattre l'islamophobie et toutes les formes de racisme pour que ces barbaries ne se produisent pas une nouvelle fois.

Non, l'Etat n'est pas une entreprise !

jeu, 14/03/2019 - 13:33

Aujourd'hui, la Fonction publique assure la continuité et la permanence de services publics sur tout le territoire.

Les principes d'égalité et de neutralité assurent aux usager-es d'être traité-es de manière impartiale et protègent les fonctionnaires des pressions qu'ils pourraient subir dans l'exercice de leurs missions.

Le recrutement par concours garanti l'égalité d'accès à des emplois publics qualifiés et l'indépendance des fonctionnaires au service de l'intérêt général.

Ainsi, le Statut actuel permet un équilibre entre droits et obligations qui constitue une digue efficace contre les phénomènes de corruption ou de clientélisme.

Une conception moderne dont le monde du travail dans son ensemble pourrait s'inspirer.

Dans un contexte d'inégalités et d'instabilité croissantes, ces principes sont d'une grande importance et donnent sens aux valeurs qui sont celles de la République.

Avec le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, le gouvernement s'apprête à renoncer à tout cela.

A qui cela profitera-t-il ?

De toute évidence ni aux usager-es et aux agent-es.

La FSU combat ce projet de loi et appelle les agent-es à se mobiliser !

30 mars : journée nationale d'action - Monsieur le Ministre, pour améliorer l'École vous n'avez pas notre confiance !

mar, 12/03/2019 - 22:24

Le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa politique éducative rétrograde et libérale sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l'ensemble de la communauté éducative.
L'amélioration de notre système éducatif exige certes, une ambition politique forte mais également une construction qui soit commune et concertée. Or, le ministre entend imposer de nombreuses transformations et continue de le faire à marche forcée.

Pour nos organisations, ces transformations, par leur contenu et la méthode, vont le plus souvent accroître les inégalités, dégrader les conditions de travail des personnels sans répondre à la nécessité d'améliorer le service public d'éducation pour assurer la réussite de tous les élèves et l'élévation du niveau de qualification.

Loi Blanquer : Une réforme qui ne répond pas aux enjeux
Alors qu'il devait s'articuler autour de l'obligation d'instruction ramenée à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer "Pour une école de la confiance" est devenu, au fur et à mesure de ses évolutions, un texte qui bouleverserait le fonctionnement du système éducatif.
Nos organisations refusent :

  • la création des établissements publics des savoirs fondamentaux sans accord des communautés éducatives,
  • une reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d'exécution,
  • la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,
  • les cadeaux financiers pour l'école privée.

Cette loi va se décliner par ordonnances ou textes réglementaires portant des transformations profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d'éducation
Alors que de nombreuses réformes structurelles sont à l'œuvre, les décisions budgétaires pour la rentrée prochaine entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d'enseignement et d'accès à la formation. D'autant que le projet de réforme de la Fonction Publique conduira à des milliers de suppressions de postes et à un large recours à la contractualisation. Nos organisations s'opposent à ce développement de la précarité. L'École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d'enseigner et accompagner chaque élève.

Donner d'autres perspectives
Les nombreux changements relatifs à l'orientation dont la loi ORE continuent de cristalliser une profonde anxiété chez les élèves de terminale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d'être mieux accompagnés dans la construction de leur parcours d'orientation, les missions des psychologues de l'Éducation nationale EDO sont remis en cause et des fermetures de CIO programmées.
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir sereinement, nos organisations demandent à ce que la vision globale du service public d'information et d'orientation soit clarifiée.
L'accent doit être mis sur les inégalités sociales et territoriales notamment par une relance de l'éducation prioritaire et des mesures en faveur d'une plus grande mixité sociale.

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers
Nos salaires restent inférieurs à la moyenne des pays de l'OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d'indice, du pouvoir d'achat qui se dégrade régulièrement depuis des années, du rétablissement du jour de carence …

Le vaste plan de communication du Ministre ne cache pas sa volonté d'autoritarisme et ne répond pas à la réalité de nos quotidiens. Ce projet fragilise encore l'École par des transformations profondes élaborées sans les personnels. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer pour favoriser la démocratisation de la réussite scolaire.

C'est pour ces raisons que nos organisations appellent les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l'école de la confiance ».

Pour la priorité au service public d'éducation,
Pour des perspectives ambitieuses pour tous les élèves et tous les jeunes,
Pour une véritable reconnaissance de l'ensemble des personnels de l'éducation,

Le 30 mars :
Toutes et tous mobilisé.es
Manifestations dans les territoires
à l'appel de : FSU, UNSA-Education, CGT-Education, SGEN-CFDT, SNALC.

Paris, le 12 mars 2019

POUR ELLES infos - mars 2019

mar, 12/03/2019 - 10:44

SOMMAIRE

  • P.1 ÉDITO
  • P.2 L'ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES : TOUJOURS UN COMBAT !
  • P.3 STAGE FEMMES FSU – 24 JANVIER 2019
  • P.5 PROSTITUTION : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONFIRME LA PÉNALISATION DES CLIENTS DEUX PAS FRANCHIS POUR L'ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES RESTONS VIGILANT-ES ET DÉTERMINÉ- ES POUR LES CONCRETISER !
  • P.6 AGENDA « FEMMES »

Transition écologique juste et durable : l'affaire de toutes et tous !

lun, 11/03/2019 - 20:55

Réchauffement climatique, perte considérable de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, pollutions des océans, usage immodéré de produits phytosanitaires, dissémination de perturbateurs endocriniens… Les dégradations sont nombreuses et atteignent souvent des seuils d'irréversibilité à court terme. Les conséquences pour les populations sont de plus en plus dramatiques.
Les gouvernements doivent agir sans délai et à grande échelle pour permettre la construction d'une société plus juste, plus solidaire qui réponde aux questions environnementales, sociales et de santé sans les dissocier.

Dans notre pays, comme un peu partout dans le monde, cette question d'une transition environnementale juste socialement est une préoccupation majeure particulièrement des jeunes. Elle est partagée par de nombreuses associations et organisations syndicales et politiques.

Depuis toujours, la FSU est engagée pour ce combat : initiatives autour des différentes COP, pour un investissement vert, en soutien à la grève mondiale des jeunes pour le climat, dans la Marche du siècle…mais aussi, en tant qu'organisation syndicale en responsabilité dans le secteur de la Fonction publique, elle agit pour que cette préoccupation devienne une démarche intégrée dans toutes les politiques publiques mises en œuvre : Agriculture, Education, Ecologie...

La convergence de l'écologie et du social doit être l'affaire de toutes et tous. Cela aurait pu être la démarche du pacte écologique et social proposé par des organisations. L'heure n'est pas à l'entre soi, l'enjeu nécessite le rassemblement des forces et des intelligences pour construire et soutenir des propositions communes, pour faire des défis qui sont devant nous une chance pour l'avenir. C'est ce à quoi appelle la FSU.

Les Lilas, 11 mars 2019

Grève féministe le 8 mars, actions, rassemblements, manifestations.

ven, 08/03/2019 - 07:00

Nous sommes caissières, enseignantes, agentes d'entretien, secrétaires, infirmières, aides à domiciles, assistantes maternelles, travailleuses sociales, administratives, sage-femmes, hôtesses... Nos métiers sont indispensables à la société. Pourtant, ils sont mal rémunérés et leur pénibilité n'est pas reconnue.

Nous sommes ingénieures, techniciennes, ouvrières, employées ou cadres. Nous faisons le même travail que des hommes mais avec un salaire inférieur.

Nous sommes à temps partiel avec un salaire partiel souvent parce que nous n'avons pas d'autre choix.

Entre les courses, le ménage et les enfants, nous réalisons en moyenne 20 h de tâches ménagères par semaine.

Notre travail est invisibilisé et dévalorisé. Notre salaire est inférieur de 26% à celui des hommes. De ce fait, à partir de 15H40 nous travaillons gratuitement.

Nous sommes retraitées et notre pension est de 40% inférieure à celle des hommes.
Nous combattons de longue date la précarité remise sur le devant de la scène avec force par les gilets jaunes.

Nous sommes des femmes et au travail, dans la rue ou chez nous, nous sommes confrontées à des violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des Brésiliennes, des Espagnoles, des Iraniennes, des Argentines, des Polonaises, des Indiennes, des Etats-Uniennes et nous sommes partout dans le monde solidaires de toutes les femmes qui luttent contre les réactionnaires et conservateurs au pouvoir.

Pour dire que nous exigeons nos droits. Pour exiger que notre travail soit reconnu et rémunéré. Pour imposer la fin des violences et garantir nos libertés de choix. Pour gagner l'égalité. Pour faire entendre nos revendications à nos employeurs et au gouvernement.

Nous appelons à une grève féministe le 8 mars, à des actions des rassemblements, des manifestations. Débrayons à 15h40. Portons toutes et tous un foulard violet !

PREMIÈRES SIGNATAIRES :
Action Aid Peuples Solidaires, Association Nationale des Etudes Féministes, Attac, CGT, CADAC, Chiennes de Garde, Collectif Civg Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, CQFD Lesbiennes féministes, En avant toute(s), Groupe Femmes Gilets Jaunes, Femmes Egalité, Femmes Libres Radio Libertaire, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes migrantes debout, Fondation Copernic,FSU, Groupe F, Le Mouvement, Ligue des Femmes Iraniennes pour la démocratie, Marche Mondiale des Femmes, Maison des Femmes de Paris, Maison des femmes Thérèse Clerc, Mouvement du Nid 75, Mouvement des Femmes Kurdes en France, Osez le féminisme, Planning Familial, Rajfire, Collectif féministe Ruptures, SKB, Solidaires,Touche Pas à Mon Intermittent.e, Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques !, UNEF, UNL.

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Une proposition de loi contre la liberté de manifester

jeu, 07/03/2019 - 14:42

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester constitue une atteinte grave aux libertés publiques et à l'équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu'un exécutif s'arroge des pouvoirs exorbitants et décrète qui peut ou ne peut pas manifester. Participer à une manifestation ne saurait pas plus signifier le risque pour tout individu d'être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, confier aux préfets le pouvoir d'interdire à une personne de manifester, y compris sans qu'elle ait connaissance de l'interdiction prononcée et donc sans recours effectif possible, faire d'un visage en partie couvert un délit, voici l'esprit et la lettre de mesures qui sont autant d'empêchements à l'exercice d'un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d'arbitraire des gouvernements d'aujourd'hui comme de demain. C'est pourquoi nous appelons solennellement le gouvernement et le Parlement à abandonner ces mesures qui violent les principes les plus fondamentaux d'un Etat de droit.

Paris, le 7 mars 2019

Signataires : Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) ; Action non-violente COP21 (ANV-COP21) ; Alternatiba ; Amnesty international France ; Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH) ; Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; CCFD-Terre solidaire ; Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID) ; Collectif d'avocats antirépression ; Comité la Vérité pour Adama ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédération paysanne ; Droit au logement (DAL) ; Droit solidarité ; Emmaüs France ; EuroMed Droits ; Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s (Fasti) ; Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération française des motards en colère (FFMC) ; Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ; Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ; Fédération nationale de la Libre pensée ; Fédération nationale des Francas ; Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Féministes contre le cyber harcèlement ; Fondation Copernic ; France Nature Environnement (FNE) ; Gilets jaunes de Commercy ; Greenpeace ; La Cimade ; La Quadrature du Net (LQDN) ; Le Planning familial ; Les Amis de la Terre France ; Les Effronté-e-s ; Ligue de l'enseignement ; Ligue des droits de l'Homme (LDH) ; Médecins du monde ; Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ; Osez le féminisme ! ; Oxfam France ; Réseau Sortir du nucléaire ; SOS Racisme ; Syndicat de la magistrature (SM) ; Syndicat des avocats de France (SAF) ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des personnels de l'éducation et du social (SNPES PJJ/FSU) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) ; Union nationale lycéenne (UNL) ; Union nationale lycéenne syndicale et démocratique (UNL-SD).

Journée du 30 mars

jeu, 07/03/2019 - 12:03

Le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa politique éducative sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales. Les transformations prévues vont accroitre les inégalités, dégrader les conditions de travail des personnels sans répondre à la nécessité d'améliorer le service public d'éducation pour assurer la réussite de tous les élèves et l'élévation du niveau de qualification.

Dans les perspectives d'une grande mobilisation, la FSU appelle à l'unité syndicale le plus large possible pour faire du 30 mars une journée de manifestations pour demander l'abandon de la loi Blanquer, un engagement budgétaire faisant de l'éducation une véritable priorité et permettant une véritable reconnaissance des personnels.

Pour l'abandon de la loi Blanquer

Pour la priorité au service public d'éducation

Pour d'autres perspectives ambitieuses pour les élèves et les personnels

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers

Manifestations nationales le 30 mars

La marche du siècle pour le climat le samedi 16 mars

mer, 06/03/2019 - 14:36

Notre contestation a éclos à l'automne. En hiver, sa croissance a été historique. Au printemps, elle change d'échelle. Il n'y a plus de saisons.

Nous sommes aujourd'hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières.

Il est temps de changer de système industriel, politique et économique, pour protéger l'environnement, la société et les individus.

Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie et contraindre les décideurs et décideuses à protéger les intérêts de toutes et tous plutôt que ceux de quelques un·es. Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale, afin de garantir une existence digne pour chacun·e. Fin du monde et fin du mois relèvent du même combat.

Nous voulons combattre les dérèglements climatiques, nous voulons combattre la violence sociale et nous refusons toute forme de répression ou de discrimination.
Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible : autant de propositions alternatives que les décideurs politiques et économiques retardent et empêchent au nom d'intérêts particuliers qui nous conduisent dans le mur.

Notre printemps sera climatique et social. Le 15 mars, la jeunesse sera en grève partout en France et dans le monde. Le 16 mars, nous marcherons ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander des changements immédiats.

Voir les lieux des marches dans tout le pays

350.org ; ActionAid France ; Alternatiba ; ANV-COP21 ; ATD Quart Monde ; ATTAC ; Bizi ! ; BLOOM ; Boycott Citoyen ; CARE France ; CCFD-Terre Solidaire ; CRID ; EHESS ; Fondation France Libertés ; Fondation de l'Écologie Politique ; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme ; France Nature Environnement ; GERES ; Greenpeace France ; Les Amis de la Terre France ; Ligue des droits de l'Homme ; le mouvement ; Mouvement Utopia ; Mouvement Colibris ; Notre Affaire à Tous ; One Voice ; Oxfam ; Partager c'est sympa ; REFEDD (Reseau Français des Étudiants pour le Développement Durable) ; Réseau Action Climat - France ; Secours Catholique - Caritas France ; Secours Islamique France ; SNCS-FSU ; SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires ; Solidaires ; ACTES en Cornouaille ; AFDI ; Alofa Tuvalu ; Alternative autogestion ; Amap des Hauts de Belleville ; Antenne Nature Loisir Patrimoine ; Association : CRI-AC ! Collectif Relais d'Informations & Actions Citoyennes Association "l'Abeille Écolo" ; Association des amis des convivialistes ; Association Ecoloc ; Association Mobil'idées ; Atelier CAPACITES ; Atelier solidaire de Saint-Ouen ; Atelier Vélorution Bastille ; AYNI France ; Ayya ; Ca le fait pour la planète ; Collectif des Associations Citoyennes ; Canopée Forêts VivantesCap ou pas cap ; Carre Geo & Environnement France ; Centre de recherches sur la culture japonaise de Rennes ; Charente Nature ; Christianisme social ; CliMates ; CMR (Chrétiens dans le monde rural) ; Collectif 07 Stop Gaz de Schiste ; Collectif Arcois pour la Planète ; Collectif sarthois "Pour une Terre plus Humaine" ; Coordination eau bien commun France ; Coordination eau Île-de-France ; Coquelicots Caen ; Cré-sol Centre Réseau Economie Solidaire ; Cyclofficine d'Angouleme ; Citoyens pour le Climat ; Demain Nos Enfants ; DiEM25 France ; Ecologie au Quotidien ; EEUDF - éclaireuses et éclaireurs unionistes de France ; EGREEN ; Enseignant.e.s pour la Planète ; Extinction Rebellion France ; Fédération de l'entraide protestante ; Fédération nationale de l'ACE ; Federation Syndicale Unitaire (FSU) ; Festival Atmosphères ; FIDL, le syndicat lycéen ; Fondation ELYX ; Fondation Énergies pour le Monde ; Générations futures ; Gevalor ; Gret ; Groupe initiatives ; Groupement CARMA Gonesse Pays de France ; Hardpork ; L'abeille Ecolo ; L'Heureux Cyclage ; La Nature en Ville ; La P'tite Rustine : La Voûte Nubienne ; Le Laboratoire de la Transition ; Le Mouvement de la Paix ; Les Amis de la Forêt de la Corniche des Forts à Romainville ; Les Convivialistes ; Maison des Peuples et de la Paix ; Maison des solidarités locales et internationales ; Mouvement du Christianisme social ; Mouvement Ni Putes Ni Soumises ; Mouvement pour l'Economie Solidaire ; Mouvement pour l'Economie solidaire Occitanie ; MTMSI ; Nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance ; Novetat ; Observatoire international de la Gratuité ; Pacte Finance Climat ; Paris Bike Tour ; Paris zéro fossile ; Pax Christi France ; Réseau Action Climat - France ; Réseau Foi & Justice Afrique Europe France ; Résistance à l'Agression Publicitaire ; ResiWay AISBL ; Ritimo ; Savanturiers-Ecole de la Recherche ; Sciences Citoyennes ; Sgen-CFDT ; Sgen-CFDT Pays de Loire ; SOS Racisme ; Syndicat national de l'environnement Sne-FSU ; Touche pas à mon schiste ; Un p'tit dans la tête ; UNEF ; Union des Associations pour la Défense du Littoral ; Union syndicale Solidaires ;Unis Pour Le Climat ; Unis-Terre ; Vélo-Ecole du 20ème ; Vélorution Paris Île-de-France ; Wasquehal en Transition ; WECF France.

La Fonction publique à la croisée des chemins : les organisations syndicales refusent de siéger au CCFP !

mer, 06/03/2019 - 11:51

Les organisations syndicales de la Fonction publique CFE CGC, CFTC, CGT Fonction publique, FA FP, FO-FP, FSU, Solidaires et UNSA-FP ont décidé de ne pas participer au Conseil commun de la Fonction publique de ce jour.

Ce CCFP examine le projet de loi dit « de transformation de la Fonction publique ».

Les organisations syndicales n'ont eu cesse, depuis près d'un an, de dénoncer un document d'orientation du gouvernement - Refonder le contrat social avec les agents publics - qui tournait le dos aux principes mêmes de la Fonction publique : recours accru au contrat contre le recrutement par concours, individualisation des rémunérations à l'inverse d'une reconnaissance de toutes et tous les agent-es, affaiblissement des instances de représentation des personnels et des droits syndicaux, prévision d'externalisations de missions avec obligation pour les agent-es de suivre leurs services… Ce sont aujourd'hui ces mêmes mesures que contient le projet de loi.

Aucune des mises en garde et propositions faites par les organisations syndicales au cours des multiples réunions de concertation n'ont été retenues par le gouvernement.

Les organisations syndicales condamnent avec force une méthode gouvernementale qui consiste à imposer des mesures contre l'avis d'organisations représentatives des plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique.

Elles alertent sur les dangers que recèle ce projet de loi.
Face aux inégalités sociales et territoriales, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, la Fonction publique a un rôle important à jouer.
Et sans les agent-es, qu'ils soient dans le versant de l'État, celui de la Territoriale ou de l'Hospitalière, les missions indispensables des services publics au service des usagers ne peuvent pas être rendues. C'est pourquoi, à l'inverse d'un recours accru au contrat, d'un affaiblissement des missions de services publics, d'une remise en cause des instances de dialogue social, les organisations syndicales appellent à conforter le modèle social de notre pays.
Elles demandent que le projet de loi soit retiré.

Les organisations syndicales CFE CGC, CFTC, CGT Fonction publique, FA FP, FO-FP, FSU, Solidaires et UNSA-FP appellent les agent-es à se mobiliser y compris à l'occasion du passage du projet de loi en conseil des ministres.

Les Lilas, le 6 mars 2019

Conférence de presse de l'intersyndicale de la Fonction Publique

Il est temps d'agir !

mer, 06/03/2019 - 10:55

Alors que le gouvernement doit prochainement rendre les conclusions de son Grand débat national, comment comprendre que des lois aussi importantes que celles relatives à l'avenir de l'École ou de la Fonction publique soient décidées dans la précipitation ? Si ce n'est la volonté d'imposer des réformes sans dialogue social et pire contre l'avis des organisations syndicales représentatives des personnels.

Ainsi, la loi "Pour une école de la confiance" va, à l'encontre de l'avis de toute la communauté éducative, bouleverser le fonctionnement du système éducatif que les suppressions de postes prévues vont contribuer à dégrader. Une réforme qui va aussi transformer les personnels en exécutants au lieu de s'appuyer sur eux pour favoriser la réussite scolaire.

La FSU refuse la dérive actuelle de cette politique éducative car elle ne répond pas aux exigences de réussite de tous les jeunes et d'élévation du niveau de qualification.

Elle refuse également la réforme de la Fonction publique qui tourne le dos à un modèle social solidaire et en demande le retrait avec l'ensemble des fédérations de fonctionnaires.

Face aux inégalités sociales et territoriales, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, la Fonction publique a un rôle important à jouer. Sans les personnels, ces missions ne peuvent être rendues et les inégalités grandissent.

19 mars, 30 mars… d'ores et déjà, plusieurs mobilisations sont engagées. La FSU, avec d'autres organisations syndicales, appelle à leurs réussites pour défendre les services publics et obtenir une meilleure reconnaissance du travail et une revalorisation des salaires des personnels.

Ensemble, il nous faut agir : restons engagé.es !

L'égalité Femmes/Hommes : toujours un combat !

mer, 06/03/2019 - 10:03

La mobilisation des femmes et l'unité des organisations syndicales nous ont permis de gagner de premières avancées : création de référentes et référents du personnel contre les violences, mise en place d'une obligation de résultat en matière d'égalité salariale, suppression du jour de carence pour les femmes enceintes dans la Fonction publique. Ces dispositifs doivent être améliorés et complétés par des mesures ambitieuses accompagnées des moyens humains et financiers à la hauteur de l'enjeu.
En effet, le compte n'y est pas. Le quotidien des femmes est toujours marqué par les inégalités salariales, la précarité et les violences sexistes et sexuelles.
Pour faire enfin de l'égalité une réalité, c'est toutes les politiques publiques qui doivent être pensées et évaluées à cette aune. Nous alertons avec force : le projet de loi dit « de transformation de la Fonction publique », contredit cet objectif. S'il est adopté, Le recours accru à des emplois contractuels, impactera négativement la situation professionnelle et financière des femmes. Alors que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est une priorité, le projet de loi amoindrit les outils dédiés à la santé au travail. Il aurait pour conséquence un recul des services publics, pourtant déterminants pour l'émancipation des femmes, et de l'emploi public, aujourd'hui majoritairement féminin.
Si nos organisations sont elles-mêmes engagées de longue date dans ce combat pour l'égalité, nous réaffirmons la nécessité d'intensifier la mobilisation de nos militantes et militants, d'amplifier nos actions en faveur de l'égalité professionnelle et de faire progresser la mixité au sein de nos organisations.

Le 8 mars n'est ni la saint Valentin, ni la fête des mères, C'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. A cette occasion, nous interpellons le gouvernement et le patronat autour des exigences suivantes :

1. Assurer l'égalité salariale et professionnelle.
En 2019, les femmes sont toujours rémunérées 26% de moins que les hommes en moyenne. Chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40. C'est sur l'ensemble des facteurs qu'il faut agir, qu'ils soient liés à la carrière, à la part variable de la rémunération, à la dévalorisation des métiers à prédominance féminine, ou au temps de travail. Ceci permettrait de relever le niveau des retraites des femmes alors que celles-ci ont une pension de 40% inférieure à celle des hommes, dans la perspective de retraites de haut niveau.

  • L'index égalité salariale doit permettre de supprimer effectivement les écarts de rémunération. Le « seuil de pertinence », le barème et la pondération masquent une partie des écarts. Un bilan rapide devra être tiré et les modifications nécessaires mises en place pour que toutes les entreprises soient dans l'obligation d'éliminer les écarts. Les obligations de transparence et les moyens du CSE en matière d'information et de dialogue social doivent être renforcés. L'obligation de résultat en matière d'égalité salariale doit être étendue à la fonction publique. Les employeurs doivent débloquer les enveloppes de rattrapage nécessaires.
  • Donner à l'Inspection du travail les moyens humains pour garantir l'application de la loi et affecter le produit des pénalités à un fonds en faveur de l'égalité professionnelle.
  • Lutter contre les inégalités de carrière. Renforcer et rendre obligatoire les indicateurs permettant d'identifier et de supprimer les mécanismes de plafond de verre.
  • Les femmes sont majoritaires parmi les bas salaires, nous revendiquons leur augmentation. Elles représentent 62% des personnels de la Fonction Publique, il est nécessaire de revaloriser le point d'indice

2. Lutter contre la précarité et revaloriser les métiers à prédominance féminine
La crise sociale actuelle démontre encore une fois que la précarité a majoritairement un visage de femme. Les métiers dans lesquels les femmes sont concentrées, ont une forte utilité sociale et sociétale, pourtant, ils sont dévalorisés financièrement et socialement. Il y a urgence à

  • Limiter le recours aux contrats à temps partiels, aux contrats précaires et aux horaires atypiques (dimanche, soir et nuit, horaires morcelés…) en les rendant financièrement dissuasifs pour les employeurs et en améliorant la protection sociale.
  • Assurer la mise en œuvre de la loi qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale par une juste reconnaissance salariale des qualifications et des compétences dans les classifications et dans les grilles de la Fonction publique. Revaloriser les métiers à prédominance féminine (santé, éducation, administratifs, propreté, social, services à la personne…) dans le privé comme dans le public.

3. Promouvoir une parentalité partagée :
Permettre d'être parent sans renoncer à sa carrière est une nécessité pour l'égalité F/H, pour l'éducation des générations futures et pour les professionnelles et professionnels de ce secteur, essentiellement féminin. Avec les mesures suivantes, nous proposons d'en faire un investissement d'avenir :

  • Augmenter l'indemnisation du congé parental au niveau de l'arrêt maladie pour permettre une parentalité partagée. Allonger le congé paternité à au moins un mois et le rendre obligatoire. Rémunérer le congé maternité à 100%, l'étendre à toutes les travailleuses et l'allonger à 18 semaines
  • Investir massivement dans les services publics pour garantir le droit à une place d'accueil pour chaque enfant et répondre aux problèmes liés à la perte d'autonomie des personnes âgées

4. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles :
30% des femmes déclarent être victimes de harcèlement sexuel au travail. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles nécessite des droits supplémentaires et des moyens. Nous revendiquons les mesures suivantes :

  • Garantir l'indépendance et le rôle des référentes et référents du personnel contre les violences en leur attribuant des droits, moyens et prérogatives
  • Faire de la prévention des violences sexistes et sexuelles un sujet obligatoire de négociation et mettre en œuvre des sanctions pour tous les employeurs qui ne disposent pas de plan de prévention et de procédure sécurisée pour les victimes et témoins.
  • Protéger l'emploi et la carrière des victimes, que les violences aient un lien avec le travail ou non, en mettant en place sur présentation d'un certificat médical le droit à des aménagements d'horaires, de poste, des congés, la possibilité d'une mobilité fonctionnelle ou géographique choisie… La prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes doit être effectuée sans frais.
  • Former l'ensemble des RH et manageurs, inspecteurs et inspectrices du travail, magistrates et magistrats, personnels de santé, d'éducation et de sécurité…, et les représentantes et représentants du personnel. Mettre en place une sensibilisation annuelle obligatoire sur le temps et le lieu de travail.
  • Allonger les délais de prescription des licenciements commis suite à des discriminations ou à des violences sexuelles au travail.

Nous défendons l'intégration de ces mesures dans une norme de l'OIT contre les violences sexistes et sexuelles et nous nous mobiliserons en juin à Genève à l'appel de la Confédération Syndicale Internationale pour garantir son adoption.

Compte-rendu du CTM du 30 janvier 2019

mar, 05/03/2019 - 17:51

1/ Déclaration liminaire de la FSU

Dans sa déclaration liminaire (voir la déclaration complète en fin de document), la FSU a réitéré sa vive critique de la politique menée à marche forcée par le ministère sans qu'il ne soit pris en compte les expressions, les critiques, les aspirations ou les revendications des personnels portées par leurs représentants syndicaux : désaccord quant à l'intention politique de restreindre le droit d'expression des personnels que révèle l'article 1 du projet de loi pour une école de la confiance ; dénonciation du renforcement des pressions managériales et de la culture de l'évaluation afin de piloter l'école par les résultats et y adosser des velléités d'instaurer un salaire au "mérite", par exemple par les évaluations de mi-CP.

Dans le premier degré, la dotation ne couvre même pas les 4 000 postes nécessaires pour finir le dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. Malgré une baisse démographique, cela conduit à des suppressions de postes dans plusieurs départements qui se traduiront par de nouvelles dégradations des conditions d'enseignement et d'apprentissage notamment en maternelle, dans le rural et acteront la disparition totale des "plus de maîtres que de classe".

Dans le second degré, la FSU a dénoncé les conséquences prévisibles de la baisse drastique des moyens et de la transformation d'une partie en heures supplémentaires : baisse de l'offre de formation et nouvelles dégradations des conditions de travail et d'études. Dans les lycées, les projets d'implantation des spécialités montrent d'ores et déjà une cartographie profondément inégalitaire de l'offre de formation. Les établissements ruraux, de villes petites et moyennes et de banlieue sont les plus durement touchés.

Dans la voie professionnelle, la mise en concurrence de la voie scolaire et de l'apprentissage, les secondes "familles de métiers", la réforme du bac Gestion Administration sont autant de mesures qui font peser de graves menaces sur les conditions de travail des personnels et sur la capacité de l'éducation nationale à répondre à la demande en matière de formation professionnelle initiale.
L'aggravation des conditions de rentrée 2019 sera aussi marquée par les 400 suppressions de postes administratifs qui vont immanquablement affecter le fonctionnement des services et établissements, leurs gestions et la bonne administration du système éducatif.

La FSU s'inquiète que les travaux en cours dans le cadre du "parcours de coordinations renforcées 0-6 ans" conjugués à l'absence d'ambition du ministère pour la politique de Santé à l'École aboutisse à terme au démantèlement et à l'externalisation de celle-ci. Pour la FSU, les infirmierères de l'Éducation nationale qui exercent dans les établissements, comme tous les autres personnels au sein d'équipes pluri-professionnelles, doivent être reconnues pour leur concours à la réussite des élèves.

La FSU exige de notre ministère qu'il prenne la mesure de la nécessité d'une politique de l'Éducation nationale en matière de prévention et de protection de l'Enfance intégrant la création d'un service social pour le premier degré et s'inquiète de l'annonce de la nomination de référents "protection de l'Enfance" qui semble méconnaître le travail déjà fait par les assistantes et conseilleres techniques de service social de notre ministère.

2/ Projet de décret portant à 2 le nombre d'heure supplémentaires imposables dans le 2nd degré

La DGRH indique qu'il s'agit de donner la possibilité aux chefs d'établissement d'imposer 2 heures supplémentaires annuelles au lieu d'une seule actuellement.
La FSU rappelle le caractère inégalitaire de cette mesure qui va contre les postes, renforce inégalité de genre, de corps, d'affectation, d'âge et fragilise la rentrée dans les établissements (augmentation du nombre de postes partagés). En lycée professionnel, le diagnostic de conditions de travail plus difficiles est partagé par toutes les études.

La FSU demande l'ouverture urgente d'une réflexion sur la pondération des heures en lycée professionnel, comme c'est le cas dans le cycle terminal des séries générale et technologique.

Vote sur le texte
Contre : Unanimité

3/ Prolongation du dispositif transitoire pour les lycées de l'Éducation prioritaire

La DGRH indique qu'il s'agit de prolonger d'un an le bénéfice des indemnités de l'Éducation prioritaire aux personnels affectés dans les lycées qui en relevaient avant 2014.

La FSU rappelle sa demande de labellisation des lycées généraux, technologiques et professionnels et d'une refonte de la carte de l'Éducation prioritaire qui prenne réellement en compte les spécificités des publics scolarisés. Elle rappelle aussi sa demande de voir les AED et les assistantes sociales bénéficier des indemnités relatives à l'Éducation prioritaire.

Vote sur le texte
Pour : Unanimité

4/ Expérimentation de la mise à disposition de personnels auprès des régions

La DGESCO indique qu'il s'agit de tirer les conséquences de l'article 18 de la loi "liberté de choisir son avenir professionnel". L'État conserve la politique d'orientation des élèves et étudiants et continue de prendre les décisions en matière d'orientation. Les Régions ont la responsabilité d'organiser les actions d'information sur les enseignements et les formations, avec concours de l'ONISEP. Elles ont la responsabilité de diffuser l'information aux publics scolaires et aux autres publics cadre du SPRO. Dans le cadre du partage des compétences, l'expérimentation porte sur un transfert de 200 ETP.

La FSU rappelle son opposition au transfert des personnels des DRONISEP. Elle dénonce le développement d'un marché. Être Psy-EN EDO n'est pas seulement donner une brochure. La FSU insiste sur la dimension psychologique qui doit entourer les conseils sur l'orientation. Elle dénonce la piètre écriture du projet de décret présenté.

Face à l'impossibilité de la DGESCO de répondre aux questions posées, la secrétaire générale décide de retirer le texte de l'ordre du jour pour qu'un groupe de travail puisse être organisé.

CTMEN du 30 janvier 2019

Déclaration liminaire de la FSU

Pour ce premier comité technique ministériel, la FSU tient à réitérer sa vive critique de la politique menée à marche forcée par le ministère sans qu'il ne soit pris en compte les expressions, les critiques, les aspirations ou les revendications des personnels portées par leurs représentants syndicaux.
La FSU avait déjà exprimé son profond désaccord quant à l'intention politique de restreindre le droit d'expression des personnels que révèle l'article 1 du projet de loi pour une école de la confiance. La FSU le dénonce dans une campagne de signature de sa pétition intitulée « pour le droit d'expression dans l'éducation ». Nous demandons que nous soit présentée la réécriture de cet article comme s'y est engagé le Ministre dans les plus brefs délais.
La FSU réaffirme que ce n'est pas en renforçant les logiques managériales qui concourent à accroître la pression sur les personnels que notre système éducatif relèvera le défi de la réussite de tous les élèves. Pour exemple, les évaluations de mi CP, dont l'abandon du dispositif est demandé par six organisations syndicales, ne sont ni au service des élèves, ni au service des enseignants mais à celui d'un parti pris idéologique qui tourne le dos à la conférence de consensus sur la lecture de 2016. Elles concourent à une culture de l'évaluation afin de piloter l'école par les résultats et y adosser des velléités d'instaurer un salaire au « mérite ». La FSU soutient les enseignants qui décideront en conseil des maîtres de ne pas les faire passer, et qui utiliseront ce temps au service des apprentissages et de leurs propres évaluations. Nous demandons que l'évaluation du système se fasse sur échantillons, et que l'on consacre l'argent des évaluations à prévenir et remédier à la difficulté scolaire avec notamment davantage de postes spécialisés,
La diffusion des résultats des CP dédoublés sans fiche scientifique avec un vocabulaire peu compréhensible, et une communication qui surestime les chiffres démontre l'usage idéologique fait de l'évaluation construite pour conforter la politique du ministre.
Concernant les opérations de carte scolaire qui s'ouvrent dans le premier degré, la dotation ne couvre même pas les 4 000 postes nécessaires pour finir le dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. La FSU souligne à nouveau qu'elles révéleront l'insuffisance de la dotation budgétaire malgré une baisse démographique. La répartition des postes au niveau des départements montre des retraits dans plusieurs départements qui se traduiront par de nouvelles dégradations des conditions d'enseignement et d'apprentissage notamment en maternelle, dans le rural- et acteront la disparition totale des « plus de maîtres que de classe ». Le ministère choisit donc de supprimer des postes prometteurs sans jamais les avoir évalués, preuve s'il en était de partis-pris idéologiques et non de l'intérêt porté à l'amélioration du système.
Dans le second degré, la baisse drastique des moyens pour la rentrée prochaine va se traduire par des centaines d'heures d'enseignement en moins dans les établissements, des effectifs pléthoriques et 2 650 suppressions d'emplois. A l'heure où la préparation de rentrée commence à être débattue dans les académies, la FSU tient à dé-noncer les conséquences prévisibles : baisse de l'offre de formation et nouvelles dégradations des conditions de travail et d'études. Dans les lycées, les projets d'implantation des spécialités montrent d'ores et déjà une cartographie profondément inégalitaire de l'offre de formation. Des territoires entiers voient l'accès aux enseignements se restreindre. Les établissements ruraux, de villes petites et moyennes et de banlieue sont les plus durement touchés.
Dans la voie professionnelle, la mise en concurrence de la voie scolaire et de l'apprentissage, les secondes "fa-milles de métiers", la réforme du bac Gestion Administration sont autant de mesures qui font peser de graves menaces sur les conditions de travail des personnels et sur la capacité de l'éducation nationale à répondre à la de-mande en matière de formation professionnelle initiale. La FSU n'aura de cesse de rappeler son attachement à l'enseignement professionnel public sous statut scolaire seul à même d'offrir des formations équilibrées, diplômantes, qualifiantes et accessibles sur l'ensemble du territoire.
Pour faire face aux suppressions de postes, nous avons écho de stratégies rectorales, comme dans l'académie d'Aix-Marseille, de tentatives de récupération d'heures sur les forfaits d'animation de l'association sportive. Le décret 2014-940, ainsi que le décret 2014-460 ont confirmé ce forfait de 3 heures d'association sportive indivisibles dans les obligations réglementaires de service de tous les enseignants d'EPS, les heures doivent être abondées en ce sens dans les établissements scolaires.
Les mobilisations contre les suppressions de postes sur le terrain et la mobilisation lycéenne et enseignante du 24 janvier dernier sont des signaux supplémentaires du refus par les personnels et plus largement par les usagers, comme en témoigne les enquêtes d'opinion, de cette politique d'austérité mâtinée de diverses formes d'autoritarisme ou de passages en force.
Concernant la formation des enseignants, la FSU revendique des contenus ambitieux répondant aux exigences des métiers. Elle réaffirme qu'elle s'opposera à ce que les étudiants, comme les stagiaires, soient utilisés comme des moyens d'enseignement. La FSU exige que le ministère annonce clairement ses intentions et son projet sur l'ensemble du sujet pour que le dialogue social soit réel.
L'aggravation des conditions de rentrée 2019 sera aussi marquée par les 400 suppressions de postes administratifs qui vont immanquablement affecter le fonctionnement des services et établissements, leurs gestions et la bonne administration du système éducatif. Pour les personnels, là encore, cette mesure budgétaire est une chronique de nouvelles dégradations des conditions de travail annoncées.
La FSU s'inquiète que les travaux en cours dans le cadre du « parcours de coordinations renforcées 0-6 ans » conjugués à l'absence d'ambition du ministère pour la politique de Santé à l'École aboutisse à terme au démantèle-ment et à l'externalisation de celle-ci. Elle souligne que la création d'un « service de prévention » n'est que le retour de l'ancien service de santé scolaire qui était sous l'égide du ministère de la santé. Or la santé des élèves est un des déterminants de la réussite scolaire. Celle-ci doit donc être partie intégrante des missions de notre ministère. La FSU exige l'application des textes de 2015 et le maintien d'une politique Éducative sociale et de santé ambitieuse sous la responsabilité pleine et entière du Ministre de l'Éducation nationale. Pour la FSU, les infirmier-ères de l'Éducation nationale qui exercent dans les établissements, comme tous les autres personnels au sein d'équipes pluri-professionnelles, doivent être reconnu-es pour leur concours à la réussite des élèves. Ceci nécessiterait d'ailleurs l'intégration de leur formation au sein des Écoles Supérieures du Professorat et de l'Éducation, sanction-né par un diplôme de master.
Suite à la nomination d'un secrétaire d'État à la Protection de l'Enfance, l'annonce a été faite de la nomination de référents « protection de l'Enfance ». Celle-ci semble méconnaître le travail déjà fait par les assistant-es et conseiller-es techniques de service social de notre ministère. La FSU exige de notre ministère qu'il prenne la mesure de la nécessité d'une politique de l'Éducation nationale en matière de prévention et de protection de l'Enfance intégrant la création d'un service social pour le premier degré. Sur ce sujet aussi, il y a urgence à mettre en place un véritable dialogue social.
La FSU souhaite conclure sa déclaration par quelques questions pour lesquelles elle attend des réponses lors de cette séance.
Tout d'abord, nous aimerions savoir quand sera publiée la modification statutaire devant permettre d'attribuer des reliquats de réductions d'ancienneté non attribuées pour les échelons 6 et 8 de différents corps de personnels enseignants. En effet, cette question a été traitée lors du CTM du 10 juillet dernier et il y a maintenant urgence à sa publication car les CAP d'avancement d'échelon vont se tenir dans peu de temps.
Ensuite, les dernières semaines ont été riches d'annonces de mesures touchant à la réforme territoriale envisagée pour les services déconcentrés de notre ministère.
D'une part, le bulletin officiel du 20 décembre dernier nous informait des décisions du 3 décembre 2018 de nom-mer le recteur de région académique de Normandie responsable des BOP 214 et 230 dans le cadre de l'expérience menée sur les académies de Caen et Rouen : quelle est la réflexion qui a sous-tendu cette décision d'organisation ? Celle-ci a-t-elle vocation à être modélisante ? Quelles conséquences cette décision aura-t-elle sur la gestion des moyens et des personnels dans les académies ?
D'autre part, nous avons appris par voie de presse et par informations de nos sections académiques que le ministre a annoncé que les académies de la région académique de Nouvelle Aquitaine et du Grand-Est ne fusionneront pas. Ceci dénote pour nous une évolution de l'approche ministérielle : quelle est-elle désormais au vu des remontées des projets par les recteurs de régions académiques ? Et quelle évolution le ministre entend-il donner au rôle des DASEN dans ce contexte qui apparaît nouveau ?
Les personnels des services académiques sont en effet en attente d'information quant à l'avenir de leurs missions et celles-ci ne sauraient être simplement réduites à des évolutions d'organisation des services dans un contexte marqué par des suppressions massives d'emplois administratives et techniques.
Nous conclurons cette déclaration en vous rappelant la demande des CPE et des Psy-EN de voir reconnu la spécificité de leurs corps par l'inscription de leur corps dans l'article 10 de la loi 84-16 au même titre que les enseignants et non dans un article du code de l'Éducation. Le Conseil d'État a d'ailleurs indiqué qu'une telle écriture serait plus pertinente. Nous remettons ce jour les 2500 pétitions que nous avons récoltées, les organisations syndicales qui ont initié la pétition avec nous ajouterons les leurs aux nôtres.

Grève des jeunes pour le climat : une chance pour la planète !

mar, 05/03/2019 - 13:16

Le 15 mars, une journée d'action internationale intitulée « grève mondiale des jeunes pour le climat » est organisée à destination des jeunes de toutes les écoles, les lycées et les universités, de Suède, du Canada, de France, d'Australie, de Grèce, d'Italie, du Portugal et partout ailleurs dans le monde.

Face à l'inaction des gouvernements à travers le monde, face aux grands discours mobilisateurs et aux accords de façade de la communauté internationale, la jeunesse exprime son angoisse et sa détermination contre les dégradations de la planète qu'elle va recevoir en héritage.

Réchauffement climatique, perte drastique de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, pollutions des océans, usage immodéré de produits phytosanitaires, dissémination de perturbateurs endocriniens… Les dégradations sont nombreuses et atteignent souvent des seuils d'irréversibilité à court terme.

Les gouvernements, à commencer par le nôtre, doivent agir sans délai et à grande échelle pour que la jeunesse puisse se projeter dans l'avenir avec optimisme !

Le 15 Mars prochain, tous les adultes sont appelés à marcher aux cotés des jeunes.

La FSU appelle à soutenir cette démarche de la jeunesse, en particulier en participant aux cortèges organisés.

Le vendredi 15 février, lors de la première mobilisation française des jeunes pour le climat sous les fenêtres du ministère de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, secrétaire d'État, déclamait devant le millier de jeunes manifestants : « Derrière les portes de ce ministère vous n'avez que des alliés, pas des adversaires ».

Mais derrière les portes de Matignon et de Bercy, ce ministère n'est jamais prioritaire ! Il est urgent que cela change !

Les Lilas le 5 mars 2019

L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une exigence sociale !

ven, 01/03/2019 - 15:57

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est l'occasion partout dans le monde d'effectuer un bilan sur l'ensemble des droits acquis ou à conquérir pour les femmes et les filles.
Les organisations syndicales ont mené les luttes indispensables pour obtenir et conserver ces droits. La FSU s'engage à poursuivre ce combat au quotidien car l'égalité professionnelle comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles participent d'une société juste, plus égalitaire et plus démocratique.

En France, les réformes imposées à marche forcée à l'ensemble des salarié-es dégradent les droits de tous mais elles auront des impacts plus négatifs sur les femmes. La loi Fonction Publique, par le recours accru aux contrats, va générer plus d'emplois précaires alors même que ce sont les femmes qui sont le plus impactées par ces emplois subis. L'instauration d'une part au mérite dans les salaires nécessite du temps pour du travail supplémentaire et du temps pour le valoriser. Or, le temps des femmes et celui des hommes reste très différentié du fait de la prise en charge du travail domestique toujours fortement imparti aux femmes. La fusion prévue des CT et des CHSCT vont affaiblir les leviers d'actions pour lutter contre les injustices, les violences et les risques psycho-sociologiques subis par les femmes. Enfin, la volonté d'imposer la mobilité à l'ensemble des fonctionnaires sera plus contraignant-es pour les femmes souvent en charge d es enfants et des ascendant-es.
Pour la FSU, la Fonction Publique doit être renforcée ! Et l'amélioration des services publics passe par une consolidation des droits, des missions et des conditions de travail des agent-es. C'est pourquoi elle exige qu'une autre réforme soit envisagée et que l'ensemble des conditions de vie et de travail des femmes fasse partie d'une démarche intégrée à tout nouveau projet. La FSU sera très vigilante pour que le protocole Egalité dans la Fonction Publique soit décliné dans tous les ministères comme dans les instances départementales et régionales. Elle continuera à exiger que des moyens soient fléchés pour mettre en œuvre les mesures adoptées deviennent effectives.

Alors que le gouvernement a annoncé l'égalité et la lutte contre les violence comme une grande cause nationale, le ministre de l'Education propose une loi sur « l'Ecole de la confiance » ou rien n'est dit sur l'égalité entre les agent-es, entre les filles et les garçons et aucune mesure n'est envisagée contre les violences ! Pour la FSU : Egalité et Liberté ne sont pas des slogans mais des valeurs qui doivent se concrétiser au quotidien. Chaque jeunes doit pouvoir construire et effectuer sa scolarité sur la base réelle de ces valeurs. Pour la FSU, obtenir l'égalité professionnelle impliquent des mesures fortes pour l'Ecole. La lutte contre les stéréotypes de genre et contre les violences faites aux femmes et aux filles doit bénéficier de moyens dédiés pour former l'ensemble des personnels.

Alors que le 8 mars est un jour férié dans plusieurs dizaines de pays africains et asiatiques notamment, la ville de Berlin a décidé cette année d'en faire de même. Inspirées des mobilisations en Espagne et en Pologne, la Belgique appelle elle aussi à une grève féministe. En France l'appel intersyndicale et féministe entend bien montrer que si les femmes s'arrêtent le monde s'arrête. Nous devons rendre visible la valeur du travail des femmes. La FSU appelle les personnels à s'engager dans les actions menées sur l'ensemble du territoire pour les droits des femmes. Car l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont des exigences sociales.

Les Lilas le 28 février 2019