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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
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Grève du 12 novembre : soutien aux enseignants de 72% de la population

jeu, 15/11/2018 - 20:12

Pour la rentrée prochaine, le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 emplois de fonctionnaires d'État : 40 % de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.

La fin de la priorité budgétaire est conjuguée à une politique éducative fondée sur le pilotage par les résultats, l'injonction et la remise en cause des résultats de l'école. Les personnels vivent cette politique comme une remise en cause de leur professionnalité et une absence de reconnaissance. Ils l'ont montré lors de l'action et de la grève du 12 novembre.

Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif de lutte contre les inégalités et d'augmentation générale du niveau des élèves sans s'en donner les moyens.
Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale. Il renoue avec une logique de suppressions de postes, qui ira en s'amplifiant dans les prochaines années. L'objectif du gouvernement est de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires de l'État d'ici la fin du quinquennat.
Dans le primaire, les 1 800 postes créés ne suffiront pas au dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire puisque le ministère annonce lui-même que 4 000 postes seraient nécessaires. Avec les 2 650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs, c'est partout que les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels se dégraderont dès la rentrée prochaine. L'administration quotidienne, l'accueil des élèves et de leurs familles, la gestion des personnels seront mis en grande difficulté.

D'après l'institut Odoxa, pour 73 % des personnes interrogées, les personnels de l'éducation sont « compétents », et 62 % estiment les enseignants « soucieux de leurs élèves » et 58 % les jugent « dévoués ». Ils ont soutenu à 72 % l'appel à la grève du 12 novembre dernier. Comme les personnels, ces usagers de l'école publique expriment leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération vis-à-vis des politiques menées.

Entre le 29 novembre et le 6 décembre, plus de 6 000 candidat-e-s de la FSU et de ses syndicats nationaux se présentent à vos suffrages, pour porter vos revendications en matière de statut, salaire, emploi, retraite… Soutenez l'engagement au quotidien des militant-e-s et des élu-e-s de la FSU en faveur de la réussite de tous les élèves en portant votre voix sur les listes présentées par la FSU et ses syndicats nationaux.

Demander un nouvel identifiant électeur

jeu, 15/11/2018 - 15:30

Pour pouvoir voter, chaque électeur-trice doit disposer :

  • d'un identifiant qui a été transmis par courrier à l'adresse professionnelle (notice de vote avec case à gratter)
  • d'un mot de passe (celui créer dans l'espace électeur)

En cas de perte de l'identifiant, il est possible de demander un nouvel identifiant :

  • choisir Demander un nouvel identifiant électeur
  • compléter le formulaire

Un nouvel identifiant vous est transmis par SMS sur votre portable

Protocole sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : la FSU a décidé de signer

jeu, 15/11/2018 - 10:26

La FSU a décidé de signer le protocole pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique en particulier pour acter les avancées acquises au regard de l'accord de 2013.
Le combat pour l'égalité professionnelle est un combat de long terme. La FSU défend depuis toujours, les droits des femmes et l'égalité professionnelle. Elle organise des initiatives et mobilise en ce sens.
Le texte comporte des insuffisances, portant notamment sur les plans d'action « égalité professionnelle » qui seront négociés par employeur et le rôle flou du fonds pour l'égalité professionnelle et son abondement mais aussi en termes de contraintes financières fortes. Malgré cela le protocole que l'administration propose est conforme à un certain nombre des mandats de la FSU et constitue un point d'appui intéressant pour faire avancer nos revendications féministes et syndicales, dans une approche globale de la question de l'égalité professionnelle.

Le texte proposé prend en compte un certain nombre de ces revendications portées par la FSU.
La FSU, qui a été très active lors de la négociation, a permis de faire avancer un certain nombre d'idées et d'éléments comme :

  • toutes et tous les agent-es de la Fonction publique (dans les 3 versants) seront bénéficiaires des mesures prises,
  • l'obligation de résultats et la possibilité de sanctions en cas de non mise en œuvre par les employeurs des actions décidées,
  • la mise en œuvre de plans d'actions obligatoires avec des objectifs chiffrés et un rapport annuel de situation comparée,
  • l'intégration de la lutte contre le harcèlement moral et sexuel (axe 5),
  • un changement de calendrier raccourcissant les délais de mise en œuvre,
  • la suppression de la journée de carence pour les femmes en arrêt maladie lors de leur grossesse,
  • le maintien des compétences des instances de concertation concernant les questions d'inégalités professionnelles,
  • un abondement de l'action sociale (place de crèches),
  • l'idée de « neutralisation » de l'impact des congés familiaux sur la rémunération et les parcours professionnels,
  • le nouvel accord reprend et renforce celui de 2013.

Les mesures proposées devraient apporter une amélioration de la situation en posant quelques principes forts : des plans d'actions obligatoires, la suppression des écarts de rémunération et des déroulements de carrière sur la base du principe « d'un salaire égal pour un travail de valeur égale », l'accompagnement de la parentalité, la prévention et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes…
La FSU continuera de porter ses revendications notamment celles qui n'ont pas trouvé leur place dans ce protocole. Ainsi, elle s'indigne de la méconnaissance du contenu de formation initiale des assistantes de service social en matière de prévention et de lutte contre les violences, seule profession à être expressément citée dans le texte.
Par ailleurs, les nouvelles règles de mobilité, le recours possible au télétravail, l'annualisation du temps partiel... comportent des risques forts de dérives auxquelles la FSU sera vigilante. Quant au financement de ces mesures, et notamment des actions de formation et de prévention, il n'est pas prévu, hormis la création d'un fonds alimenté par le versement de pénalités. La FSU juge l'engagement sur les moyens nécessaires insuffisant à ce stade pour mener à bien le programme de ce protocole. Elle militera pour que les financements nécessaires soient alloués pour mener à bien ses actions. La FSU sera exigeante vis à vis du gouvernement quant à la mise en œuvre de ces mesures et particulièrement sur la mise à disposition, chaque année, des moyens financiers adéquats.

Cet engagement de la FSU en faveur du protocole ne vaut que sur ce texte.
La signature de la FSU ne vaut pas satisfecit sur la politique gouvernementale concernant l'égalité femmes/hommes.
La FSU n'est pas dupe : la politique menée par ce gouvernement et les réformes qu'il porte pénalisent les plus précaires, et en particulier les femmes. Le protocole prétend s'attaquer aux inégalités de salaires et de carrières qui pénalisent les femmes ; dans le même temps la réforme de l'action publique envisage une prise en compte du mérite dont on sait qu'elle va accentuer ces mêmes inégalités.
En effet, la FSU continue et continuera de dénoncer avec la plus grande fermeté les autres projets en cours dans la Fonction publique : recours massif au contrat, individualisation de la rémunération, suppressions d'emplois, atteintes au statut de la Fonction publique, réduction du périmètre des missions…
Plus largement, si la FSU se satisfait de la prise en compte des violences sexistes et sexuelles au travail (axe 5), elle ne peut que dénoncer la mise en difficultés des associations d'aide aux femmes victimes, dont certaines sont contraintes de cesser leur accompagnement suite à la réduction drastique des subventions publiques et à la suppression des emplois aidés.
Enfin la réforme des retraites à venir s'annonce comme une dégradation pour les fonctionnaires, et particulièrement pour les femmes, dont les carrières sont en moyenne plus courtes, assorties de salaires plus faibles et de périodes de temps partiels.
La FSU continuera à s'engager dans les mobilisations collectives, et à mettre en évidence les contradictions internes d'un gouvernement dont toute la politique va à l'encontre de l'égalité et des droits des femmes.

POUR Elles Infos novembre 2018

mer, 14/11/2018 - 21:15

Rapport annuel sur l'état de la Fonction publique

mer, 14/11/2018 - 09:38

Le rapport annuel sur l'état de la Fonction publique présenté ce lundi 12 novembre au conseil commun de la Fonction publique et dont la version projet est publiée en ligne par l'administration ici : https://www.fonction-publique.gouv.fr/rapport-annuel-sur-letat-de-la-fonction-publique-edition-2018 met à disposition de l'ensemble des citoyens des données utiles au débat public.

L'édition 2018 comporte les statistiques complètes relatives à l'emploi et aux salaires des agent-es de la Fonction Publique pour l'année 2016.

Ce rapport est un document utile qui montre la réalité du quotidien des fonctionnaires et des agent-es non titulaires. Il déconstruit nombre d'idées fausses.

La Fonction publique ce sont aujourd'hui 5,48 millions de personnes (20% de l'emploi en France) parmi lesquelles 967 000 ne sont pas titulaires qui sont engagé-es au quotidien pour faire fonctionner les services publics.

Le nombre d'agents a augmenté de 0,5% en 2016 mais le taux d'administration stagne. Cela signifie que l'augmentation de la population, et donc de ses besoins, n'est pas prise en compte avec un nombre équivalent d'agents publics.

Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires baisse. Le rapport relève ainsi une augmentation de la part des contractuel-le-s dans l'emploi public (+ 2,8%). Et le gouvernement annonce vouloir aller encore plus loin !

La FSU revendique plus que jamais un plan de titularisation et l'ouverture de discussions sur la question des recrutements d'agent-es titulaires.

Concernant les rémunérations, le rapport annuel fait le portrait d'une Fonction Publique affaiblie par les politiques d'austérité menées successivement. Il montre aussi que l'entrée en application de la première tranche du protocole PPCR contrarie un peu ce mouvement avec des gains évidents pour toutes et tous les agent-es. Pour la FSU, il s'agit de revaloriser davantage toutes et tous les agent-es et de reconnaître mieux leurs missions et qualifications.

La part des primes dans les traitements continue son augmentation. Si le rythme en est moins rapide en 2016 (+0,4 point), cela confirme que l'attribution de primes continue à compenser la perte relative de pouvoir d'achat du traitement indiciaire, et qu'elle se fait seulement au bénéfice de certains. La FSU maintient sa revendication de revalorisation indiciaire de toutes et tous et d'intégration des primes dans les salaires. Cela est d'autant plus important à la veille d'une réforme des retraites qui risque d'être préjudiciable aux fonctionnaires compte tenu de la politique salariale menée.

Le salaire net mensuel des femmes est inférieur de 12,9% à celui des hommes dans l'ensemble de la Fonction publique, rendant urgentes l'application de mesures contraignantes pour atteindre l'égalité.

Les indicateurs sur les structures par âge des personnels marquent un vieillissement de la Fonction Publique. Les départs en retraite sont toujours plus tardifs et l'entrée dans la Fonction Publique toujours plus tardive (le nombre de fonctionnaires de moins de 30 ans est toujours en baisse). A cela s'ajoute une politique de recrutement insuffisante.

Le cliché du « rond de cuir » est battu en brèche. Le rapport note que 36% des fonctionnaires travaillent le dimanche (25% dans le privé), 17% travaillent de nuit (15% dans le privé).

Loin des caricatures faites parfois, les agent-es travaillent dans des conditions parfois difficiles et mal reconnues pour assurer l'efficacité et la continuité du service public. Le nombre de jours d'absence pour maladie est sensiblement le même dans la fonction publique que dans le privé (33% dans le public et 30% dans le privé et pour 52% des agent-es il s'agit d'un arrêt de moins de 8 jours, c'est le cas aussi pour 49% des salarié-e-s du privé). La FSU continue d'exiger la fin de la journée de carence tout aussi injuste qu'inefficace.

La FSU s'appuiera sur ce rapport pour faire reconnaître mieux l'engagement professionnel de toutes et tous les agent-es et obtenir de meilleures conditions de travail.

C'est une question de justice sociale pour les agent-es et c'est indispensable au bon fonctionnement des services sur l'ensemble du territoire.

Les Lilas le 14 novembre 2018

La FSU engagée au quotidien pour que cessent les violences faites aux femmes

mar, 13/11/2018 - 10:53

Il y a un an, les femmes ont libéré leurs paroles sur les réseaux sociaux en dénonçant massivement les violences sexistes et sexuelles dont elles sont victimes.
Ces témoignages venus du monde entier ont révélé l'ampleur de ces violences et ont démontré que les femmes se saisissent d'un espace de parole quand il leur est proposé.
Ils ont aussi mis en exergue le manque évident de lieux et de personnels formés pour recueillir leur parole et les conditions d'écoute actuellement inadaptées. L'institution judiciaire et l'environnement professionnel ne remplissent pas correctement leurs missions de prévention, d'accueil et de protection des femmes comme le prévoient pourtant divers textes législatifs.
La FSU continue de dénoncer la baisse d'aides déjà insuffisantes de l'État aux associations qui prennent en charge les victimes, aux organismes de recherche qui décortiquent les mécanismes produisant les inégalités et les violences.
Pour la FSU, la loi contre les violences sexistes et sexuelles comporte de graves lacunes en matière de protection des mineur-es et ne va pas assez loin pour lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes. Elle demande une véritable loi cadre.
Au travail les violences subies par les femmes sont rarement identifiées et reconnues comme telles. Et la fonction publique n'est pas épargnée. Pourtant, ces violences ont un impact avéré sur leur santé physique et mentale comme sur leur déroulement de carrière.
Pour la FSU, l'institution a le devoir d'accompagner et de protéger les victimes dans leur carrière mais aussi dans leur emploi. La FSU exige notamment le maintien des CHSCT car cette instance représentative des personnels est un outil indispensable pour lutter contre les violences.
La FSU revendique des moyens dédiés et fléchés pour mettre en oeuvre une véritable politique volontariste pour prévenir et faire cesser ces violences. L'Etat a un devoir d'exemplarité en la matière et doit rendre effectif l'ensemble des mesures déclinées dans le futur protocole Egalité Professionnelle.
La FSU rappelle également l'importance de l'Education à l'égalité fille-garçon inscrite dans les programmes scolaires. C'est un outil efficace de prévention. Pour la FSU, il y a urgence à mettre en oeuvre un plan d'ampleur incluant la formation de tous les personnels, une éducation non sexiste des jeunes à tous les niveaux de scolarisation et des moyens à la hauteur des besoins pour que la prise en charge globale des femmes victimes de violences puisse être effective dans tous les domaines professionnels.
Le collectif #NousToutes, dont la FSU est partie prenante, a pour ambition de porter les paroles des femmes qui ont émergées au moment de #MeToo et de transformer ces paroles en revendications.
A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la FSU, engagée au quotidien, appelle les personnels à marcher et à se mobiliser en participant aux initiatives du 24 novembre pour que cesse l'impunité des agresseurs et celle des employeurs.
Lutter contre ces violences est un élément indispensable pour qu'enfin l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes se concrétise et devienne effective dans tous les domaines professionnels.

Enseignant.e.s non-titulaires : Les soutiers de l'enseignement supérieur

mar, 06/11/2018 - 10:06

En 2017, 19 242 enseignants non permanents (hors enseignants vacataires) étaient en fonction dans les établissements publics de l'enseignement supérieur, soit 23% de l'ensemble du personnel enseignant. Ils se répartissent en 7 statuts : les doctorants contractuels, les attachés temporaires d'enseignement et de recherche, les enseignants associés, les enseignants invités, les lecteurs et maîtres de langues, les contractuels sur emplois du 2nd degré et enfin les contractuels LRU. D'après le ministère, les effectifs des enseignants non permanents se sont stabilisés en 2017.

Si les 6 premiers statuts sont cadrés nationalement, les enseignants LRU sont dépendants de la politique de recrutement de leur établissement : en 2017, 1 000 ont un contrat d'enseignement, 243 exercent des fonctions d'enseignement et de recherche et 212 ont exclusivement des contrats de recherche. Généralement, ces contrats sont à durée déterminée d'un an renouvelable ou de 3 ans, renouvelable une fois. Beaucoup d'établissements limitent à cinq ans la durée maximale de contractualisation afin de ne pas être « obligés » de transformer ces contrats en contrats à durée indéterminée.

Les conditions de rémunération diffèrent drastiquement d'un établissement à un autre. Si certains ont prévu d'aligner le salaire de ces enseignants sur les grilles des PRCE, PRAG ou MCF suivant le profil des candidats, d'autres proposent au contraire pour un service d'enseignement de 384 heures une rémunération de 300 euros en dessous des rémunérations des ATER, sans prime de recherche et sans prise en compte de l'ancienneté. Ce sont pourtant des anciens ATER, titulaires d'un doctorat et qualifiés par le CNU aux fonctions de maître de conférence qui sont ainsi traités...

En parallèle, pour faire face à l'augmentation massive d'étudiants, les établissements n'hésitent pas à recruter des enseignants vacataires : sur 79 % d'établissements ayant répondu à l'enquête annuelle sur les personnels enseignants non permanents, le nombre d'enseignants vacataires s'élève à 105 596 en 2017 avec 10 500 d'entre eux qui effectuent au moins 96 heures équivalent TD. Ces chargés d'enseignement ont une situation extrêmement précaire avec une rémunération effective inférieure au SMIC, et ne donnant pas droit au paiement des congés payés et jour fériés, ni même à l'allocation chômage ou aux congés maternité, paternité ou parental. Pire, ils peuvent, suite à un congé maternité ou à un arrêt de travail, ne plus avoir d'affectation d'enseignement, et ne disposent d'aucun retour. Enfin, un chargé d'enseignement vacataire ne peut prétendre ni à un contrat de travail à durée indéterminée ni à une titularisation par le dispositif SAUVADET.

La FSU demande l'ouverture de postes d'enseignants-chercheurs titulaires et le respect de la circulaire MANDON du 25 avril 2017 sur le paiement mensualisé des vacataires.

Chercheurs et chercheuses : Organisation de la recherche et conditions de travail

mar, 06/11/2018 - 10:05

Par Patrick Monfort, secrétaire général du SNCS-FSU

Le New Public Management a fait également son œuvre dans la recherche. D'une organisation collective dans laquelle les chercheurs maitrisaient leurs questions scientifiques et la méthodologie pour les aborder en étant soutenue par suffisamment de crédits, la recherche est passée à un pilotage au moyen d'une gestion technocratique qui impose un rendement sur des objectifs à court terme. Les scientifiques perdent leur liberté académique, les collectifs de travail sont détruits, le gâchis humain est important et les jeunes finissent par abandonner la recherche.

Le financement des laboratoires subit une transformation majeure depuis plus de 15 ans. D'un système où les laboratoires et les équipes étaient financés par un budget majoritairement attribué après évaluation scientifique de leurs activités, le financement des recherches a basculé majoritairement vers le système des appels à projet. La création en 2005 d'une agence de financement, l'Agence nationale de la recherche (ANR), a permis aux gouvernements successifs de disposer d'un outil puissant de pilotage de la recherche, en décidant des secteurs prioritaires à financer et en poursuivant un objectif général de compétitivité économique. Puis, tout en diminuant le financement des organismes de recherche et des universités, les gouvernements ont organisé des appels à projet à grande échelle, dans le cadre d'une politique dite d' « excellence ».

Le système libéral dominant est aujourd'hui convaincu qu'il doit et peut accélérer le transfert et l'innovation pour résoudre la crise économique et affronter la concurrence économique internationale. Pour cela il organise le pilotage de la recherche en appliquant les concepts portés par le New Public Management.

Pour contraindre le système de la recherche publique, les décideurs utilisent trois leviers principaux : la baisse et la mise en compétition des ressources financières et leur contrôle par des intérêts extérieurs, l'augmentation de la précarité des personnels, l'occupation des scientifiques à des tâches chronophages et inutiles.

Cette situation affecte l'ensemble des personnels dans les laboratoires et créée des situations de souffrance au travail :

• équipe ou individu peu ou pas financé à coté de collègues heureux gagnants d'appels à projets et disposant de crédits importants ;
• mise à l'écart des perdants (des appels à projets) au sein des unités de recherche ;
• disparition des collectifs de travail au profit d'individualismes exacerbés ;
• situations conflictuelles pouvant conduire à du harcèlement ;
• épuisement professionnel, dépression, état de sidération face à une charge d'urgence toujours répétée et inutile.

Ces situations conduisent aussi à ne plus comprendre, à oublier, à mettre de côté l'intégrité et l'éthique scientifiques, ce qui peut avoir pour conséquence des malversations, voire des fraudes scientifiques, inexcusables.

Il y a urgence à redonner les moyens financiers, humains mais aussi du temps intellectuel à la recherche. C'est pour cela que les syndicats de la FSU dans l'enseignement supérieur et la recherche agissent. Non pas seulement pour mettre en place des plans de prévention des risques psychosociaux, ce qui est certes nécessaire, mais aussi pour traiter les véritables causes : rendre aux scientifiques les moyens de leur travail.

BIATSS : La politique du chiffre dans les CROUS

mar, 06/11/2018 - 10:04

Depuis quelques années, la politique du chiffre a pris le contrôle de secteurs entiers de la vie universitaire. Les directions ressassent leurs indicateurs et oublient parfois la vraie vie…

Dans les Oeuvres universitaires et scolaires par exemple (CROUS + CNOUS), les unités de gestion (entités locales qui gèrent en général les cités U ou les unités de restauration) se voient attribuer des objectifs chiffrés en terme de taux de remplissage, de nombre de repas servis.
L'objectif réel n'est pas d'améliorer le service public, de mieux accueillir l'étudiant.e, mais bien, entre autres, de remplir au maximum les chambres.
Que des éléments chiffrés apparaissent dans des bilans n'a rien de choquant en soi, si ils sont complétés par des éléments se rapportant à la qualité du service. En revanche, se focaliser sur les « chiffres » sans les replacer en perspective amène nécessairement à favoriser la quantité au détriment de la qualité.

Quoi d'étonnant à ce que tel.le ou tel.le directeur/trice d'unité de gestion soumette ses personnels à une pression du chiffre permanente, si il/elle y est soumis.e par sa direction ? Quoi d'étonnant à ce que la qualité de la relation se dégrade si, pour améliorer les « chiffres », des cités U accueillent des étudiant.e.s sans aucun personnel du CROUS en poste sur place ?

Evidemment, personne ne défend qu'il faille laisser des chambres de cité U vacantes, ni qu'il faille refuser de servir des repas aux étudiant.e.s… mais remplacer la construction de projets de service par une surveillance d'indicateurs basiques (chiffrés) amène logiquement à une déshumanisation des rapports avec les étudiants et entre les personnels… en clair un recul du service public.

Enseignant.e.s de statut second degré dans le supérieur : Tou.te.s ensemble pour une reconnaissance de notre métier

mar, 06/11/2018 - 10:03

Le travail des enseignants de statut second degré à l'université s'est considérablement alourdi au fur et à mesure de la dégradation globale des conditions de travail des personnels de l'enseignement supérieur : réduction des horaires disciplinaires, pour cause d'économies budgétaires à réaliser sur les maquettes d'enseignement, et perte du sens du métier qui en découle ; multiplication des groupes et augmentation des effectifs d'étudiant.e.s ; problème récurrent de manque de salles et d'équipements ; évaluations multiples à concevoir, parfois sous forme dématérialisée, charges administratives multiples et chronophages ; recherche de vacataires, puis « gestion » des bataillons de personnels précaires ; services d'enseignement souvent cantonnés aux L1, ou au mieux aux L2, et principalement en TD là où les groupes sont les plus chargés. Le quotidien des PRAG et des PRCE n'est pas de tout repos, les tensions s'aiguisent entre collègues et cela ne contribue pas à la sérénité des équipes pédagogiques.

Si les espoirs d'obtenir un poste d'enseignant-chercheur s'amenuisent au fur et à mesure des gels d'emplois, de nombreux PRAG et PRCE tentent malgré tout de poursuivre leur recherche, mais cela s'avère de plus en plus difficile, notamment du fait de décharges pour préparation de thèse très insuffisantes.

Ce n'est pas une fatalité, mais sans lutte collective déterminée, les individus atomisés ne pèsent pas lourd dans ce système qui ne profite qu'à une infime minorité. Rejoindre le SNESUP-FSU pour mener ces combats, pour être bien informé et soutenu, et pour améliorer la situation de chacun.e est une nécessité !

Enseignant.e.s-chercheurs.euses : Trois types de causes au développement des risques psychosociaux

mar, 06/11/2018 - 10:02

L'évolution managériale de nos établissements n'est pas sans conséquence sur notre travail, et les mêmes impacts sont systématiquement signalés dans les enquêtes d'opinion publiées par la presse spécialisée, comme dans les résultats de l'étude que nous avons menée en 2017 auprès de 2 612 enseignants-chercheurs et enseignants exerçant dans l'enseignement supérieur : manque de temps, manque de reconnaissance, insuffisance de moyens, absence de mesure de prévention des risques psychosociaux et de la santé au travail, dialogue social insatisfaisant et démocratie universitaire en berne, perte du sens du métier.

Le manque de temps qui contraint à étendre les périodes de travail le soir, le week-end et pendant les congés est dû à la fois à la multiplication de nos missions, au manque de personnel, à la bureaucratisation des procédures, aux processus de regroupement, au morcellement des cours, et à la nécessité de répondre à des appels à projets pour obtenir les moyens de travailler.
Le manque de reconnaissance est également largement évoqué. Il relève à la fois d'une reconnaissance insuffisante de la part de l'institution (salaires bloqués, grille de carrière et promotions limitées, primes à la tâche ou au mérite…) et d'une reconnaissance partielle des pairs (lors des dossiers de promotion) et tardive des étudiants (souvent a posteriori).
Le manque de moyens matériels pour la recherche et la pédagogie se décline à la fois au niveau des locaux et des équipements vétustes (bureaux, matériel informatique ou audiovisuel non entretenu…) ou inadaptés au nombre d'étudiants par groupe (salles trop petites et matériels de TP en nombre insuffisant).
L'absence de suivi médical et de mesures de prévention des risques pour la santé au travail accélère la dégradation de la santé physique et mentale (épuisement professionnel et exposition aux produits toxiques, chimiques ou biologiques...).
Le contournement des instances de dialogue social locales (CT ou CHSCT) et nationales (CTMESR, CHSCT, CNESER) conduit à écouter sans entendre, et à passer outre les avis quand ils ne sont pas contraignants ou tant qu'ils ne sont pas portés à la suite de la construction d'un rapport de force.
Enfin, la bureaucratisation, la soumission aux procédures du « nouveau management public » et le respect des indicateurs quantitatifs de l'excellence conduisent à une perte du sens de l'engagement pour le service public, pour le développement de l'esprit critique et des connaissances scientifiques disciplinaires.

La FSU, en tant qu'organisation syndicale de l'ensemble des personnels de l'université, prône par contre des réponses collectives. Participer aux instances de l'université, et notamment aux CT et CHSCT, constitue un levier essentiel de la défense des personnels et de leur protection contre toutes les formes de violence qui peuvent les affecter.

Impact du nouveau management public (NMP) dans l'enseignement supérieur et la recherche

mar, 06/11/2018 - 10:00

Par Hervé Christofol, secrétaire général du SNESUP-FSU

Nous avons des métiers formidables, qui ont du sens et une réelle utilité, que ce soit pour nos étudiants, comme pour relever les enjeux démocratiques, scientifiques, culturels, sanitaires et environnementaux de notre société. Mais nous sommes trop souvent empêchés de les exercer. Nos conditions de travail peuvent être un obstacle au bon accomplissement de nos missions. Bien entendu, les situations diffèrent très fortement d'un établissement à l'autre et même d'une UFR ou d'un département à l'autre. Cependant les métiers des universitaires n'ont plus rien à voir avec ceux de nos collègues d'il y a à peine 20 ans.

Les lois successives sur l'enseignement supérieur depuis le processus de Bologne s'inscrivent dans un processus de déréglementation du monde universitaire lourd de conséquences pour les conditions de travail des enseignants et enseignants-chercheurs (EC). Notre administration a décidé de substituer les idéologies du nouveau management public (NMP : management autocratique, évaluations quantifiées, mérite ou excellence, recrutement sur contrat, marchandisation, autonomie et concurrence) aux valeurs de l'université défendues par la FSU, garantes des libertés académiques et de la qualité de l'enseignement et de la recherche (collégialité et démocratie universitaire, évaluation par les pairs, qualification par le CNU, statut de fonctionnaire d'état, unité et partage de la connaissance, coopération et égalité de traitement, missions de service public pour toutes et tous sur tout le territoire).

La logique de financement de la recherche sur appel à projet au détriment des crédits récurrents, l'évaluation permanente, la culture du résultat et de la performance sont autant d'éléments qui ont altéré la manière d'exercer nos missions. Bien plus, la « révolution numérique » qui aurait pu être un facilitateur de nos métiers est désormais vécue comme une tyrannie : invasion de nos enseignements par des pseudo-innovations numériques, avalanche de courriels professionnels, y compris en dehors du temps de travail... L'industrialisation des formations pour répondre à un enseignement de masse contribue à la prolétarisation des enseignants et enseignants-chercheurs : contenu des enseignements et modalités de contrôle de connaissance imposés, parcellarisation des enseignements en blocs de compétences.

Alors que nous avons vocation à être des professionnels, acteurs à part entière dans la gestion de nos établissements, pourrions-nous en devenir les ouvriers spécialisés, de simples exécutants ?

Rien n'est définitif cependant, ce qu'une loi a imposé, une autre peut s'y opposer pour développer une fonction publique de l'enseignement supérieur et de la recherche alignée avec nos valeurs, respectueuse des conditions de travail des personnels, adaptée aux enjeux de notre siècle et au défi de la démocratisation de l'enseignement supérieur. Nous avons également des capacités de résistance et de normalisation au sein de chacune de nos missions. Utilisons-les collectivement. La défense des intérêts des personnels et de leurs conditions de travail nécessite un engagement de la communauté dans ses syndicats et auprès de ses élus dans les conseils.

Conditions de travail : la FSU engagée avec vous !

mar, 06/11/2018 - 09:59

Réformes à répétition, qui plus est non concertées, réorganisations de services sans prise en compte de la réalité du travail ni de l'avis des personnels, nouveau management public, suppressions de postes, absence de médecine du travail… autant d'éléments qui augmentent la charge et l'intensité du travail et qui provoquent aussi des glissements de tâches, des déqualifications, une perte de sens du travail…
Il est urgent de gagner de meilleures conditions de travail. C'est essentiel pour toutes et tous les agent.e.s. C'est utile aussi au bon fonctionnement des services.
Et qui mieux que les représentant.e.s des personnels, élu.e.s dans les instances de concertation, pour porter, avec les personnels, toutes les revendications nécessaires et pour défendre au quotidien les personnels ?
Alors, prenons la parole, restons acteurs de nos métiers, faisons respecter et mieux reconnaître notre engagement professionnel.

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation et liste des manifestations

lun, 05/11/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Liste des manifestations (mises à jour régulières) :

  • 002 Aisne - Laon : 10h lycée Paul Claudel, Soissons :14h rond-point rue Alexandre Dumas, Saint-Quentin : 16h place Mulhouse
  • 003 Allier : 14h30 devant l'inspection académique (Yzeure)
  • 004 Alpes de Haute Provence : 10:30 à Digne devant l'Inspection Académique
  • 005 Hautes Alpes : 10 h devant l'inspection académique
  • 006 Alpes Maritimes : 10h place Massena Nice
  • 007 Ardèche : PRIVAS DSDEN 10H30
  • 008 Ardennes - 10h30 rassemblement devant la DSDEN (audience à 11h) puis manifestation en direction de la Préfecture (> 12h30)
  • 009 Ariège : Inspection Académique à Foix, 10h30.
  • 010 Aube - rassemblement à 15h devant la préfecture de Troyes, suivi d'une AG à 16h dans la salle du petit Louvre
  • 011 Aude : 11h : DSDEN 67 rue Antoine Marty Carcassonne
  • 012 Aveyron : Place d'Armes, RODEZ à 14h00
  • 013 Bouches-du-Rhône : Marseille 10h sur le vieux port (près du Carrousel)
  • 014 Calvados : Caen, Place du Théâtre à 10 H 30
  • 015 Cantal : Aurillac 10h3 devant DSDEN place de la paix
  • 016 Charentes : Angoulème 10h30 devant la cité administrative
  • 017 Charente-Maritime - La Rochelle - Place de Verdun - 10h30, Saintes - Palais de Justice - 10h30
  • 018 Cher : Bourges, Place Séraucourt à 10h30
  • 019 Corrèze : Tulle 10h parvis de la cité administrative
  • 022 Cotes d'Armor : 11 heures Saint-Brieuc
  • 025 Doubs : 10h30 à Besançon, place de la Révolution.
  • 026 Drôme : VALENCE CHAMP DE MARS 14h 30
  • 027 Eure : Evreux 14h DSDEN
  • 029 Finistère : 3 manif unitaires à BREST, QUIMPER, MORLAIX, 13h30 à
  • 031 Haute-Garonne : Toulouse 14h00 Arnaud Bernard
  • 032 Gers : Auch 10h30 place de la Libération
  • 033 Gironde : Bordeaux 13h30 place de Stalingrad
  • 034 Hérault : 10h 30 Place du Peyrou Montpellier
  • 035 Ille et Vilaine : Manifestation à Rennes : rassemblement 10h30 devant la Dsden35
  • 036 Indre - 10h30- Place de la République à Châteauroux
  • 037 Indre et Loire : TOURS place de la liberté 10H
  • 039 Jura : Dole 10H00 place Barberousse (Lycée professionnel Prévert) Lons le Saunier 14H30 ESPE"
  • 040 Landes : 10H30 MONT DE MARSAN DEVANT LA DSDEN
  • 041 Loir-et-Cher : Blois 14h préfecture
  • 042 Loire : St-Etienne 10h bourse du travail
  • 045 Loiret : 14h Orléans et Montargis
  • 047 Lot-et-Garonne : Agen 14h place de la préfecture
  • 048 Lozère : 10h30 Place du Foirail à Mende
  • 049 Maine et Loire : Angers 10h30 place du ralliement
  • 050 Manche : Matin :Cherbourg Après-midi : St Lô
  • 053 Mayenne - Rassemblement 10h30 devant DSDEN à Laval
  • 054 Meurthe et Moselle : 10h30 Place Maginot Nancy
  • 055 Meuse : Bar-le-Duc 10h devant la cité administrative
  • 056 Morbihan - 10h30 CIO LORIENT, trajet jusqu'à Sous-Préfecture, 10h30 La Rabine, trajet jusqu'à Inspection académique
  • 057 Moselle : Metz 10h30 devant l'inspection académique
  • 058 Nièvre : Préfecture à 11h
  • 059 Nord : Lille, 14h30, Porte de Paris
  • 060 OIse : Beauvais 10h DSDEN avenue Victor Hugo, Amiens 10h rectorat
  • 061 Orne : Devant le Lycée Alain 10h30
  • 062 Pas de Calais : Lille, 14h30, Porte de Paris. Calais, 9h30
  • 063 Puy de Dôme - 10h Clermont-Ferrand au départ de la place Delille
  • 064 Pyrénées Atlantique : rassemblement 10h30 Pau, place d'Espagne, devant la dsden - Bayonne, place Sainte Ursule
  • 065 Hautes Pyrénées : 10h place de Verdun à Tarbes
  • 066 Pyrénées Orientales : Perpignan 10h30 place de la vistoire
  • 067 Bas-Rhin : Strasbourg 14h place Kléber
  • 068 Haut Rhin : 10h place de la Bourse à Mulhouse
  • 069 Rhône : 10h place Guichard
  • 070 Haute-Saone : Vesoul 10h place des fontaines
  • 071 Saône et Loire : Chalon 14h30 maison des syndicats, Montceau 15h mairie, Macon 14h mairie
  • 072 Sarthe : 10h30 Palais des Congrès Le Mans
  • 073 Savoie : Chambéry 14h place du palais de justice
  • 074 Haute Savoie : Annecy le 12 novembre 14h Préfecture
  • 075 Paris - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 076 Seine Maritime : 10 h30 Rouen, DSDEN, Place des faïenciers
  • 077 Seine et Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 078 Yvelines - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 080 Somme : Amiens devant le rectorat 14h
  • 081 Tarn : 14 h 30 place du Vigan à ALBI
  • 083 Var : 10 h Place de la Liberté, Toulon.
  • 084 Vaucluse : Avignon 10h cours Jean Jaurès
  • 085 Vendée : La Roche sur Yon (Place Napoléon) à 10 heures
  • 086 Vienne : Poitiers 14h rectorat
  • 088 Vosges - Manif à 14h devant la préfecture
  • 089 Yonne - Rassemblement devant l'IA à 14h00 et demande d'audience
  • 091 Essonne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 092 Hauts-de-Seine - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 093 Seine-Saint-Denis - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 094 Val de Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg-* 077 Seine et Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 095 Val d'0ise : 14h Paris Luxembourg vers le ministère
  • 974 Réunion : Rectorat 9h

Le gouvernement choisit une Fonction... de moins en moins publique !

mar, 30/10/2018 - 15:30

Le Premier ministre a annoncé, lors du Citp, sa volonté de pousser vers le privé nombre de fonctionnaires et confirmé sa volonté de recourir au recrutement par contrat. Le Ministre de l'action et des comptes publics en a lui annoncé les conditions à la presse. Ces mesures visent à permettre des réorganisations de services liées aux suppressions des 120 000 emplois « promis » par le Président de la République.
Et le gouvernement a dévoilé aujourd'hui son projet de nouvelle architecture des rémunérations des agent-es de la Fonction publique visant à mettre en place un salaire au mérite ! Un système aléatoire, discriminant et totalement entre les mains des employeurs sans réel dialogue social.

Le gouvernement a visiblement décidé d'en finir avec la Fonction publique !

La FSU dénonce ces mesures. Elles sont à l'extrême inverse du travail engagé avec le protocole PPCR qu'il aurait fallu prolonger pour faire des déroulements de carrière et de la revalorisation indiciaire (intégrant une part des primes), la colonne vertébrale des rémunérations de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique.

Décidément la Fonction publique s'éloigne de plus en plus de ses principes et de son sens définit par l'intérêt général.

Cela est d'autant plus préjudiciable que ces mesures n'amélioreront ni la situation des agent-es ni le bon fonctionnement des services.

La FSU demande au gouvernement d'entendre les désaccords qui s'expriment et d'ouvrir des discussions portant sur le recrutement de fonctionnaires, la revalorisation salariale de toutes et tous les agent-es, le développement de la formation et de l'accompagnement des agent-es.

Elle informe largement les personnels de la situation pour préparer les conditions du refus de ces mesures.

Les Lilas le 30/10/2018

Soutien de la FSU aux personnels confrontés à la violence dans leur métier

ven, 26/10/2018 - 14:09

La FSU apporte son soutien à tous les personnels de l'éducation qui, confrontés à des phénomènes de violence dans l'exercice de leur métier, sont trop souvent laissés seuls, trop peu accompagnés et trop peu soutenus.

La FSU exige que l'administration les soutienne et leur offre la protection fonctionnelle à laquelle ils/elles ont droit ainsi que l'accompagnement nécessaire.

A travers les témoignages exprimés sur les réseaux sociaux comme ceux recueillis régulièrement par les militant-es de la FSU, ce qui ressort fortement est le sentiment d'abandon, le déni de l'institution, les méfaits d'un mode de management fondé sur des indicateurs de performance.

Les annonces faites par le Ministre le 26 octobre semblent bien décalées par rapport à l'exercice quotidien du métier.

En plaçant uniquement les réponses sur le plan sécuritaire, elles ne répondent pas aux problèmes de fond exposés par les personnels.

Pour la FSU, il est indispensable de prendre les sanctions adaptées quand ces violences relèvent d'agressions et de menaces explicites mais il est tout aussi nécessaire de donner les moyens aux équipes éducatives de prévenir ces violences.
Les problèmes de fond ne pourront être traités que par des mesures éducatives confortées et renforcées et par l'implantation dans les établissements d'équipes pluri-professionnelles.

La FSU rappelle qu'Education nationale a la responsabilité de l'éducation de tous les jeunes.

Elle se doit de donner les moyens aux équipes d'enseigner dans de bonnes conditions afin que tous les jeunes accèdent à des savoirs ambitieux.
Il est par conséquent nécessaire de s'appuyer sur l'expertise des personnels, d'entendre leurs demandes, de conforter leurs actions d'enseignement, de donner aussi davantage de moyens en nombre d'emplois, de formation et de temps de travail collectif.

Sur tous ces aspects essentiels, le Ministre reste silencieux. Et les choix faits, alors qu'il s'apprête à supprimer des postes, ne répondent pas à l'objectif impératif d'éducation pour tous les jeunes.

Protocole Egalité des femmes et des hommes dans la fonction publique, version définitive

ven, 26/10/2018 - 12:47

La version définitive (surligné bleu : ajouts qui étaient dans la version 3 ; le souligné : ajouts faits lors de la dernière séance de négociation)

Note de la FSU

Décryptage du texte

Voir la version précédente

Faits de violence à l'École : ne pas oublier l'impératif éducatif !

lun, 22/10/2018 - 17:21

Deux lycéens ont menacé une enseignante avec une arme à feu factice jeudi 18 octobre pendant un cours. Il s'agit là d'un fait grave. Un dépôt de plainte a été effectué.

La FSU avec ses syndicats condamnent toute forme de violence, d'où qu'elle vienne, et apportent tout leur soutien à la collègue menacée et à l'équipe de l'établissement.

Le sujet important de l'accompagnement éducatif et social demande de la réflexion et du recul davantage que de la bousculade médiatique et des réponses à visée sécuritaire. L'École n'est pas un sanctuaire. Les débats et la violence qui traversent la société l'affectent aussi. Mais elle est avant tout un lieu d'enseignement et d'éducation.

Les équipes ont à cœur d'y prévenir la violence par un travail collectif quotidien de l'ensemble des personnels : enseignants, CPE et AED, AESH, personnels médico-sociaux, équipe de direction. Pour y parvenir, elles doivent disposer des moyens nécessaires : humains, formation, concertation, soutien aux projets de prévention de la violence…

Les passages à l'acte des élèves doivent faire l'objet d'une réponse rapide mais non précipitée, proportionnée, et à visée éducative. L'institution se doit de protéger l'ensemble de la communauté éducative, les personnels comme les élèves. De la réponse dans la classe à la saisine du CHSCT et/ou de la justice, l'ensemble des réponses doit pouvoir être mis en œuvre.

La FSU demande au Ministre de prendre la mesure du nécessaire accompagnement des équipes et des outils à mettre en place pour que l'École puisse jouer pleinement son rôle.

Communiqué de presse – Les Lilas le 22 octobre 2018
Eliane Lancette,
chargée des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

ven, 19/10/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :