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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 17 min 30 sec

Le décret GIPA 2017 enfin paru

lun, 20/11/2017 - 18:24

Le décret instaurant la prime annuelle de garantie individuelle de pouvoir d'achat est paru et consultable ici :

Il conduit au versement d'une prime pour les agents de la Fonction publique, titulaires et non titulaires, employés de manière continue du 31 décembre 2012 au 31 décembre 2016, dont le pouvoir d'achat lié au traitement indiciaire a régressé sur cette même période au regard du taux d'inflation retenu, à savoir 1,38%. La revalorisation du point d'indice intervenue au 1 er juillet 2016 (+ 0,6%) ainsi que le faible taux d'inflation sur la période de référence (les 1,38% retenus cette année sont à comparer aux 3,08% l'an dernier et 5,16% il y a deux ans) devraient réduire fortement les montants versés au titre de la GIPA, le Ministère annonce des montants moyens autour de 400 euros. Il n'en reste pas moins qu'elle reste souvent le seul élément de compensation de la stagnation des traitements sur longue période, particulièrement en fin de carrière. A titre d'exemple, un agent payé à l'indice majoré 783 au 31 décembre 2012 et toujours à ce même indice au 31 décembre 2016 devrait toucher 470 euros de GIPA.
Il n'y a pas de démarche particulière à faire pour en bénéficier. La parution des textes particulièrement tardive cette année obéit à un calendrier politique que la FSU a dénoncé : il s'agit, pour le Ministre de l'Action et des Comptes publics, d'afficher une compensation aux mesures salariales de gel de la valeur du point d'indice ou encore de report de mesures PPCR alors que la GIPA était bien le moins qui puisse être fait et qu'elle ne saurait tenir lieu de politique salariale.

20 novembre, journée internationale des droits de l'enfant : Journée de mobilisation des travailleurs sociaux pour rendre effectifs ces droits en France !

ven, 17/11/2017 - 11:01

Le lundi 20 novembre, se déroulera la Journée Internationale des droits de l'enfant. Alors que la Convention Internationale de 1989 proclame le droit à l'éducation et à la protection pour les enfants, jamais ces droits n'ont été autant remis en cause par les politiques libérales des différents gouvernements.

En France, plus de 3 millions d'enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles, beaucoup sont en besoin de lieux d'accueil et de prises en charge spécifiques, éducatives ou thérapeutiques.

Dans de nombreux secteurs, il y a soit un dénigrement du travail d'accompagnement ou de prévention, soit la mise en place de dispositifs présentant la jeunesse comme un problème, rendant les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants. Des dispositifs laissant à penser que par la contention, la mise à l'écart, les sanctions et le contrôle de plus en plus précoce des comportements, la société serait protégée.

La France est ainsi fréquemment visée par les observateurs pour la façon dont elle traite nombre d'enfants en situation de grande vulnérabilité, pour les violences exercées par l'État et les institutions sur les enfants.

Ainsi dans le domaine de la justice de mineur.e.s, c'est un nouveau tour de vis sécuritaire et une accélération de la politique de l'enfermement qui sont mis en place avec le projet de la création de 20 nouveaux Centres « éducatif » fermés au détriment d'une politique d'accompagnement éducative et non répressive.

Par ailleurs, l'alignement du droit des mineur.e.s sur celui des majeur.e.s est de plus en plus manifeste (885 mineur.e.s incarcérées au mois d'août 2017, record jamais atteint depuis 10 ans), contrairement à l'idée défendue par les conventions internationales d'une justice spécifique pour les mineur.e.s et d'une primauté des mesures éducatives sur le répressif.

La situation des Mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s est un véritable scandale. L'État et les nombres de collectivités territoriales se dérobent à leur devoir d'aide et de protection. Ces jeunes doivent être protégé.e.s, quelle que soit l'évaluation a posteriori de leurs âges, et pouvoir bénéficier au plus vite d'un accompagnement éducatif.

Un plan d'urgence augmentant significativement les capacités d'accueil pour ces mineur.e.s est nécessaire. L'ensemble des professionnel.le.s doit se mobiliser pour une politique humaine digne et pour le respect de leurs droits.

Alors qu'une partie de plus en plus importante de la population est confrontée à des phénomènes d'exclusion sociale et de précarité, gouvernement, législateurs et nombre d'élus locaux veulent instrumentaliser et réduire les fonctions des travailleur.e.s sociaux-les à des tâches d'exécutant.e.s de politiques coercitives, comme à en bureaucratiser leur activité. Rompant ainsi avec l'éthique du travail social, fondée sur l'approche globale de la personne, le respect de son rythme, de son autonomie et de sa dignité, ils renforcent la stigmatisation, le contrôle social et le fichage des personnes les plus vulnérables, dont les enfants.

La FSU milite pour le droit à la scolarité pour tous les enfants jusqu'à 18 ans. La FSU revendique des moyens pour permettre à l'école d'accueillir tout enfant et notamment ceux en situation de handicap et /ou d'exclusion.
Il s'agit de renforcer le tissu social et répondre aux besoins sociaux, éducatifs et thérapeutiques, s'attacher à ce que chaque enfant puisse accéder aux droits sociaux fondamentaux qui favorisent son épanouissement.

Le 20 novembre la FSU, et ses syndicats nationaux du travail social et de l'Education, appellent à la mobilisation pour faire entendre les droits pour les jeunes et les familles, pour la défense des services publics de qualité sur tous les territoires (avec les moyens conséquents et une reconnaissance statutaire pour les personnels) et une politique d'aide sociale ambitieuse, respectueuse des droits des personnes.

Un enfant, comme toute personne, on ne le gère pas, on l'accompagne !

Les Lilas le 17 novembre 2017

Après le rendez-vous salarial manqué dans la...

mer, 15/11/2017 - 20:12

Après le rendez-vous salarial manqué dans la Fonction publique, commence la séquence « Action publique 2022 ». Cycle de forums et consultations des agent·es et des usagers organisé par le gouvernement pour tout à la fois parler de la qualité des services publics et du travail des agents mais dans l'idée d'accompagner « rapidement la baisse des dépenses publiques »…

L'intervention de la FSU est indispensable pour ne pas laisser justifier à travers ces débats, une possible réduction des missions et du périmètre de la Fonction publique.
Faisons de ces temps, des moments d'expression des agentes sur les nécessaires évolutions de la Fonction publique pour bien répondre aux besoins de la population et contribuer au développement du pays. Pour dire aussi que cela n'est possible que si les agent-es peuvent jouer tout leur rôle.

Ce débat sur l'avenir de la Fonction publique est un enjeu de société.
Il nécessite de rassembler largement pour peser. Pas facile alors que le monde syndical est déchiré. Pourtant, nous avons prouvé dans la Fonction publique que l'unité est possible. Tout en assumant nos divergences.
Si très vite n'émergent pas des alternatives aux politiques libérales, des débats d'idées à la place des divisions stériles… les reculs vont être lourds de conséquence.

L'avenir est à portée de main, nous y mettons toutes nos forces !

Marc Fouilland, directeur du CIRC à Auch, qui fête ses trente ans cette année.

ven, 10/11/2017 - 10:49

Le cirque est-il le parent pauvre des arts vivants ?
Comment continuer à faire avancer les politiques publiques en faveur du cirque et comment résister à ce qu'on voudrait nous imposer, c'est-à-dire inventer de nouveaux modèles sans argent ? Nous avons été un peu entendus l'an dernier par la ministre Audrey Azoulay, avec un supplément de 650000 euros en direction des compagnies nationales et des pôles cirque. Néanmoins nous sommes très loin du compte.

Les efforts des pouvoirs publics se sont portés vers l'enseignement du cirque ?
Oui. Le secteur a reçu beaucoup d'argent investi dans la formation professionnelle, c'est bien. Le Lido de Toulouse se prépare à délivrer, comme l'académie Fratellini et l'école de Châlons, le diplôme national supérieur professionnel d'artiste de cirque, d'ici un an ou deux. Mais on ne peut pas former des jeunes, leur donner envie, quand beaucoup en restent aux écoles préparatoires en deux ou trois ans sans pouvoir entrer dans les écoles supérieures. Ils ne sont pas préparés. Il n'y a pas de raison que le cirque ne soit pas comme les autres arts et ne se calque pas sur les autres modèles de politique publique du spectacle vivant subventionné.

Malgré cela, y a-t-il un cirque français ?
Une des difcultés du cirque aujourd'hui n'est pas tant sa profusion de projets que l'identication de ses projets. Au théâtre, les auteurs, classiques ou contemporains, sont repérés.
Dans le cirque, c'est plus compliqué. La façon de contourner cela, c'est d'arriver à ce que le public soit curieux et qu'on ne cherche pas toujours à communiquer autour du sensationnel ou d'un nom. Le cirque contemporain a peut-être aujourd'hui trois ou quatre artistes repérés du grand public. Tant pis ! On ne va pas chercher à faire reconnaître tous les noms. Le cirque, c'est un art qui surprend, pour lequel les spectateurs doivent rester curieux, prendre le risque d'être clivés. Le public le sait. Ce serait bien que les salles aillent dans ce sens. Elles ont tendance à choisir un cirque étranger formaté, qui aura la presse avec lui, plutôt qu'un cirque français inconnu. C'est dommage

Bernard Rey, docteur en science de l'éducation et professeur émérite à l'Université libre de Bruxelles

ven, 10/11/2017 - 10:35

Des évaluations standardisées peuvent-elles être conçues au service de la réussite de tous les élèves ?
Les évaluations standardisées sont faites d'épreuves conçues d'une manière centrale avec critères et indicateurs nationaux. Elles sont prévues pour tous les élèves et sur tout un territoire. Elles situent les productions des élèves sur une échelle. Ce peut être une note chiffrée, ou n'importe quel codage permettant de comparer entre elles les productions d'élèves.

Or ce qui est utile à l'apprentissage d'un élève, ce n'est pas de comparer sa production à celle des autres, mais que les résultats donnent des indications sur ce qu'il a réussi ou non, ce qu'il a compris ou non, sur l'origine de ses erreurs, etc.

C'est cela qui sera utile à l'enseignant pour qu'il aide l'élève à progresser et à l'élève lui-même pour qu'il saisisse où il en est de ses apprentissages.

Les évaluations prévues en CP et Sixième n'augurent-elles pas d'une dérive à l'anglo saxonne ?
En situant les élèves les uns par rapport aux autres, de telles évaluations remplissent la fonction « classante » qu'a involontairement l'école : la fonction de répartir les jeunes entre ceux qui accéderont aux positions les plus socialement favorables dans la société et ceux qui n'y accéderont pas.

Mais de telles évaluations ne permettent pas seulement un classement des élèves les uns par rapport aux autres. Elles peuvent servir aussi à classer les classes entre elles, les écoles entre elles, les régions ou les pays entre eux, etc. Par là, elles entrent dans une tendance collective de plus en plus forte à l'échelle internationale, qui est d'évaluer les performances des personnes et des institutions et de les comparer entre elles. En un sens, cela peut se justifier par la volonté de responsabiliser chaque personne et chaque organisme. Mais cela peut correspondre aussi au mouvement du « New public management », qui est en effet d'origine anglo-saxonne.

Il consiste à ce que l'État ne s'implique plus dans la fixation et le contrôle de normes dans les services publics, mais en laisse la responsabilité à des organismes auxquels une autonomie plus ou moins grande est donnée, qui sont mis en concurrence et dont on va pouvoir comparer les performances grâce à l'évaluation.

Il est possible qu'actuellement, en France, la mise en place de telles évaluations ne corresponde pas spécifiquement à une telle intention et qu'elle soit conçue plutôt en vue du pilotage du système éducatif.

Mais si c'est bien ce rôle qu'on leur assigne, alors elles doivent pouvoir fournir aux enseignants des outils pédagogiques pour améliorer les apprentissages des élèves en difficulté.

A ce propos, le SNUipp-FSU a encouragé les enseignants à adapter les évaluations de CP et à n'en faire remonter que les besoins ? Que pensez-vous de cette consigne ?
Chaque fois que l'on parvient à tirer des renseignements diagnostiques à partir d'évaluations, on est gagnant. Dans ce cas, on est dans une optique d'amélioration de chacun.
On ne compare pas l'élève aux autres mais on s'arrête à ce qui lui pose problème. Si « faire remonter les besoins » consiste à diffuser ce que nous apprennent les évaluations sur les difficultés rencontrées par les élèves et sur leurs causes, alors certes cela est intéressant et va dans le sens d'une évaluation formative. Encore faut-il que les épreuves d'évaluations, par leur nature même, le permettent.

Les enseignants doivent-ils être formés à l'évaluation ?
Bien sûr. Mais tout dépend de ce que l'on entend par « évaluation ».
Si l'on s'arrête sur les résultats globaux sans s'interroger sur les raisons des réussites ou des échecs, on a le risque d'établir des hiérarchies, sans se questionner sur les écarts mis en évidence de manière quantitative entre ceux qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas et donc sans se donner les moyens de combler ces écarts.
Initier les enseignants à ce type d'évaluations standardisées ne leur donnera pas un véritable outil d'intervention pédagogique auprès des élèves en difficulté. En revanche une formation à l'évaluation diagnostique et formative va leur permettre de travailler sur les raisons des échecs et d'analyser les erreurs.

Les interpréter, repérer et redresser les « malentendus » à propos des tâches scolaires devrait être la tâche évaluative principale. Se former à l'évaluation au service des apprentissages, c'est surtout se former à la connaissance des processus d'apprentissage et à la nature des difficultés inhérentes aux différents savoirs.

N° 204

ven, 10/11/2017 - 10:11
POUR n°204 novembre 2017

Le gouvernement lance aujourd'hui la concertation sur l'apprentissage.

ven, 10/11/2017 - 09:58

Le ministère du Travail et le ministère de l'Education nationale pilotent ces débats dans le cadre des discussions pour un projet de loi apprentissage, formation professionnelle et assurance chômage qui devrait être examiné par le parlement au printemps. Les réunions plénières et les groupes de travail mis en place réuniront l'ensemble des acteurs de la formation professionnelle notamment les branches professionnelles, les régions, les organisations syndicales et les organisations patronales.

La FSU participera à ces réunions et portera la nécessité d'une formation tout au long de la vie ambitieuse pour l'ensemble des salarié-es. Elle sera particulièrement vigilante sur les questions concernant le retour en formation initiale de jeunes en difficulté, les certifications, la carte des formations, les conditions d'apprentissage des jeunes et l'accompagnement des apprentis, le financement de l'apprentissage, la gouvernance…

Pour la FSU, la volonté du gouvernement de développer l'apprentissage ne doit, en aucun cas, s'opérer contre la voie professionnelle scolaire. Elle rappellera l'importance de la formation initiale publique pour accéder à la culture commune et préparer à la vie professionnelle, et le rôle essentiel que joue l'obtention des diplômes dans l'insertion sociale et professionnelle des jeunes et dans la lutte contre le chômage des jeunes.

Les Lilas le 10 novembre 2017

25 Novembre : La FSU engagée pour en finir avec les violences faites aux femmes

ven, 10/11/2017 - 09:57

Ces derniers mois, le harcèlement sexuel a été largement dénoncé et les violences faites aux femmes ont été fortement médiatisées, notamment dans le domaine du cinéma et de la politique.

Au travers des réseaux sociaux, les témoignages ont révélé l'ampleur de ces violences et a démontré que les femmes se saisissent d'un espace de parole quand il leur est proposé.

Ce nombre impressionnant de témoignages met en exergue la nécessité de libérer la parole des femmes et le manque évident de lieux pour recueillir leur parole, dans lesquels de bonnes conditions d'écoute devraient être réunies. L'institution judiciaire et l'environnement professionnel ne remplissent pas correctement leurs missions de prévention, d'accueil et de protection des femmes comme le prévoient pourtant divers textes législatifs.

La FSU acte positivement le projet de loi visant à augmenter les délais de prescription de 20 à 30 ans pour les crimes sur mineur-es, ainsi que celui sur le principe de non consentement des enfants.

Concernant le projet de loi sur le harcèlement de rue, la FSU rappelle qu'il s'agit de harcèlement sexuel dans l'espace public, que des textes législatifs existent déjà et qu'il s'agirait de les appliquer. Elle avait d'ailleurs pris toute sa place dans l'élaboration de la loi du 7 août 2012 contre le harcèlement sexuel.

La FSU rappelle également l'importance de l'Education à l'égalité fille-garçon inscrite dans les programmes scolaires. C'est un outil efficace de prévention contre les violences faites aux femmes et mérite d'être remise en place à l'instar des ABCD de l'égalité.

La FSU revendique une politique volontariste contre les violences faites aux femmes et dénonce la baisse des aides de l'État aux associations qui prennent en charge les victimes, aux organismes de recherche qui décortiquent les mécanismes produisant les inégalités et les violences, et la baisse du budget du secrétariat d'état en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Pour la FSU, il y a urgence à mettre en œuvre un plan d'ampleur incluant la formation de tous les personnels, une éducation non sexiste des jeunes à tous les niveaux de scolarisation et des moyens à la hauteur des besoins pour que la prise en charge globale des femmes victimes de violences puisse être effective dans tous les domaines professionnels.

Les Lilas le 10 novembre 2017

Mesures salariales pour les fonctionnaires : inacceptable pour la FSU !

jeu, 09/11/2017 - 13:59

Après la forte journée d'action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d'une séance du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d'un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017.

En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d'indice et au rétablissement du jour de carence, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agents représentant 20% de l'emploi en France !

C'est inacceptable pour la FSU !

Le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique, présenté au cours de cette même séance du Conseil Commun, pointe de fortes disparités entre les agent.e.s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d'environ 13%. Il montre aussi qu'en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s'est poursuivi.

Cela montre la nécessité d'une application rapide des mesures PPCR et, au-delà, d'une politique salariale ambitieuse.

Aujourd'hui, les décisions prises par le gouvernement, en particulier le report de PPCR, vont à rebours de cette exigence. Ces mesures sont très inquiétantes dans un contexte austéritaire où les agent.e.s servent encore une fois de variable d'ajustement.

Où est la reconnaissance du travail et des qualifications des personnels ? Comment rendre dans ces conditions la Fonction publique attractive ? Quelle lisibilité est donnée à l'action publique quand sont traités de la sorte celles et ceux qui assurent des missions essentielles d'intérêt général pour le développement et la cohésion du pays ? En œuvrant de la sorte le gouvernement envoie aussi un message négatif aux usagers !

La FSU poursuivra avec détermination ses actions en faveur des agent.e.s​, pour que soient reconnus, comme il se doit, les métiers et les missions des personnels, leur engagement professionnel quotidien qui contribue au développement du pays comme à la cohésion de sa population. Elle défend la nécessité de l'unité durable de l'ensemble des organisations de fonctionnaires et agit en ce sens pour faire avancer les revendications des personnels.

Les Lilas le 9 novembre 2017

Pour un plan de titularisation et des conditions d'emploi stables et pérennes dans la Fonction publique !

lun, 06/11/2017 - 17:00

La FSU appelle à un rassemblement ce mercredi 8 novembre à midi devant Bercy pour exiger une autre politique de l'emploi dans la Fonction publique. A l'occasion de ce rassemblement, de nombreuses et nombreux contractuel.les.s issu.e.s de tous les secteurs de la Fonction publique seront présent.e.s et pourront témoigner de leurs conditions d'emploi et des conséquences de la précarité.

Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d'une progression de la part des non titulaires parmi les agent.e.s public.que.s : un personnel sur cinq est contractuel, soit près d'un million de personnes !

La FSU ne se résout pas à voir se développer toujours plus la précarité.

Alors que le dispositif « Sauvadet » prend fin en mars 2018 et que rien n'est prévu ensuite. La FSU demande qu'un nouveau plan de titularisation soit mis en discussion immédiatement et que des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins soient programmés.

Parallèlement, elle exige que les employeurs publics améliorent les conditions dans lesquelles les contractuel.le.s sont employé.e.s.

La FSU dénonce aussi la baisse des emplois aidés qui constitue un véritable plan social dans la Fonction publique. Des salarié.e.s, le plus souvent des femmes, vont se retrouver brutalement au chômage, faute de perspectives de réemploi et de réinsertion professionnelle et certaines missions qu'elles et ils exercent actuellement vont disparaître, au détriment du service public.

La FSU a demandé à ce qu'une délégation soit reçue par le Ministre de l'Action et des Comptes publics pour évoquer ces sujets.

Les Lilas le 6 novembre 2017

Enfants isolé.e.s étranger.e.s Le droit commun et des moyens !

jeu, 02/11/2017 - 17:07

La création d'un dispositif dérogatoire au droit commun pour les personnes étrangères n'est jamais une bonne nouvelle, a fortiori lorsqu'il vise des enfants.
Déjà, depuis 2013, et encore plus depuis la réforme législative de 2016, le droit commun de la protection de l'enfance est écorné par un dispositif spécifique aux enfants isolés étrangers organisant une évaluation a priori de leur minorité et de leur isolement et reléguant l'intervention de la justice à un second temps.
Si l'intention de départ était louable – assurer la protection de ces enfants dans le contexte de difficulté, voire de réticence de certains départements pour y répondre –, ce dispositif, en se focalisant sur l'évaluation, et non la présomption, de la minorité, et en retardant la prise en charge éducative, était vicié dès l'origine.
Dans la plupart des départements, cette étape d'évaluation de la minorité sert en réalité de variable d'ajustement : sans même parler des pratiques illégales de refus d'y procéder, de nombreux enfants sont aujourd'hui privés de toute prise en charge sur la seule base d'un entretien et d'examens contestables qui ont conclu à leur majorité.
Les annonces du Premier ministre devant l'Assemblée des départements de France le 20 octobre 2017 franchissent un pas de plus en prévoyant que l'État assumera désormais, à la place des départements, « l'évaluation et l'hébergement d'urgence des personnes se déclarant mineurs [...] jusqu'à ce que leur minorité soit confirmée ».
Ainsi, ces enfants, parce qu'étrangers, sont écartés pendant cette phase du dispositif de la protection de l'enfance pour basculer dans le régime du droit des étrangers.
Dès lors qu'ils seront accueillis dans des structures d'hébergement d'urgence le temps de l'examen de leur minorité, lequel peut durer plusieurs mois, tout porte à croire que sera retardé, sinon nié, l'accès aux droits dont relèvent pourtant ces mineur.e.s potentiel.le.s, à commencer par celui d'être scolarisé.e.s, pour ne pas parler des besoins éducatifs, psychologiques, sanitaires, de jeunes qui ont passé des mois sur les routes de l'exil...
À l'issue du processus d'évaluation, les jeunes dont la minorité sera confirmée pourront – enfin – bénéficier de la prise en charge due aux mineur.e.s isolé.e.s. Et les autres, estimés majeur.e.s ?
Comme l'évaluation aura été menée par les services de l'État, c'est certainement sans délai que les préfectures seront informées du verdict, et procéderont à l'interpellation immédiate de ces jeunes, avec mesure d'éloignement et placement en rétention administrative.
L'étroite coordination des services de l'État renforce la précarité de la situation de ces jeunes dont certain.e.s, probablement, hésiteront à demander la protection à laquelle ils.elles peuvent prétendre, de crainte que, dans l'hypothèse où ils.elles seraient finalement déclaré.e.s majeur.e.s, ils.elles soient tout de suite expulsé.e.s sans pouvoir exercer leur droit au recours effectif, notamment en saisissant l'autorité judiciaire, ou être accompagné.e.s dans des démarches pour tenter d'obtenir la régularisation de leur situation administrative. Autant de jeunes livré.e.s à l'errance, aux abus et exploitations...
Le postulat selon lequel la plupart des jeunes réclamant une protection seraient des majeur.e.s, et que ce phénomène serait à l'origine d'une saturation du dispositif français d'aide sociale à l'enfance, est largement exagéré. Depuis longtemps déjà, les dispositifs de protection de l'enfance sont saturés, et les placements exécutés plusieurs mois seulement après leur prononcé dans de nombreux départements.
Que certains départements rencontrent des difficultés pour faire face à l'augmentation actuelle – toute relative cependant – du nombre de jeunes isolés à protéger est un fait.
Que la solution soit de les délester de ce qui relève de leur compétence sur la base de la nationalité de ces enfants est ségrégative.
Le caractère primordial de l'intérêt supérieur de l'enfant est un principe fondamental, inscrit dans la Convention internationale des droits de l'enfant, qui ne peut en aucun cas, comme le rappelle régulièrement le Défenseur des droits, être soumis aux politiques migratoires gouvernementales.
Avoir recours à un énième dispositif dérogatoire ne résoudra rien des difficultés que tous constatent. Ce ne sont pas de nouveaux groupes de travail et de nouvelles missions de réflexion dont les mineur.e.s isolé.e.s ont besoin, c'est du respect de leurs droits, un accès au juge et à une réelle prise en charge éducative. Pour tenir compte des disparités territoriales de la protection de l'enfance, augmenter significativement les capacités d'accueil et mettre en place des accompagnements éducatifs ambitieux pour tous les enfants, la solution n'est pas d'affranchir les
départements d'une part de leur compétence, elle est de faire en sorte qu'ils aient les financements appropriés pour remplir leur mission.
L'accueil des enfants isolés étrangers nécessite des moyens, il ne saurait passer par l'exclusion du droit commun.

Le 2 novembre 2017

  • ADMIE (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Etrangers)
  • AMIE Lyon (Accueil des Mineurs Isolés Etrangers)
  • La CIMADE
  • COLLECTIF 69
  • COLLECTIF URGENCE JEUNES MIGRANTS 44
  • COMITE DENKO SISSOKO Ne Tournons pas la Page
  • CPMJIE (Collectif Parisien pour les Mineurs et Jeunes Isolés Etrangers)
  • CRSP28 (Collectif 28 pour la Régularisation des ‘'Sans Papiers'')
  • DEI-France (Défense des Enfants International)
  • FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s)
  • Fédération SUD Education
  • FCPE Nationale (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves)
  • FCPE 92
  • FERC-CGT (Fédération de l'Education, de la Recherche et de la Culture)
  • FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
  • GISTI (Groupement d'Information et de Soutien des Immigrés)
  • HEBERGEURS SOLIDAIRES Nantes
  • HORS LA RUE
  • LDH (Ligue des Droits de l'Homme)
  • MEDECINS DU MONDE
  • MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
  • PARCOURS D'EXIL
  • PARIS D'EXIL
  • RESF (Réseau d'Education Sans Frontières)
  • SNUTER-FSU (Syndicat National Unitaire de la Territoriale –Fédération Syndicale
  • Unitaire)
  • SNPES-PJJ/FSU (Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social-PJJ/FSU)
  • SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
  • TIMMY
  • UNICEF Picardie

La FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre

lun, 30/10/2017 - 12:04

Soucieuse de défendre les intérêts des salarié.e s du secteur public, comme du privé, confronté.e.s aux mêmes difficultés résultant des orientations libérales portées par le gouvernement et de contribuer à donner un avenir sécurisé à la jeunesse, la FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre prochain.

Elle y portera, avec d'autres organisations syndicales et de jeunesse, des revendications et propositions notamment en termes de pouvoir d'achat, d'emploi, de protection sociale et de formation.

Les Lilas, 30 octobre 2017

Les agents de la fonction publique exigent d'être entendus par le gouvernement !

jeu, 26/10/2017 - 22:38

L'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC,FA FP), réuni le 26 octobre 2017 au siège de l'UNSA, constate que les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes des agents publics exprimées notamment lors de la mobilisation du 10 octobre dernier en matière de pouvoir d'achat, de garantie des engagements pris et d'emploi public.

Elles ont donc acté la poursuite de la mobilisation unitaire sur la base des revendications communes portées le 10 octobre dernier avec le large soutien des agents publics (dégel de la valeur du point d'indice, non rétablissement de la journée de carence ...).

C'est pourquoi, si la position du gouvernement n'évolue pas favorablement à l'égard de ces revendications aucune organisation syndicale ne se rendra à la convocation de l'Assemblée Plénière du Conseil Commun Fonction Publique du 6 novembre présidée par le ministre. Les organisations syndicales appellent d'ores et déjà à un rassemblement militant le lundi 6 novembre devant Bercy à midi.

Le principe d'une prochaine rencontre est déjà acté.

Salaires des fonctionnaires : le Ministre persiste et signe

mer, 25/10/2017 - 19:23

La FSU avait obtenu qu'un groupe de travail sur les mesures de compensation CSG et le report de PPCR se réunisse. Ce groupe s'est tenu hier.
Dans les suites de ce qu'avait déjà annoncé le Ministre de l'Action et des comptes publics le 16 octobre dernier, les projets de décrets ont ainsi été présentés aux organisations syndicales avant le Conseil commun de la Fonction Publique du 6 novembre prochain qui les examinera.

Le gouvernement confirme que l'ensemble des mesures indiciaires et statutaires relevant de PPCR sont effectivement reportées de 12 mois à compter du 1er janvier 2018 (transferts primes/points pour la catégorie A, revalorisations indiciaires, passage en A des personnels sociaux).

La FSU ne s'y résout pas : reporter ces mesures n'est ni plus ni moins qu'un coup de canif dans la parole de l'État et cela amputera le pouvoir d'achat déjà mis à mal de tous les fonctionnaires.
Ce sont de plus surtout les traitements des personnels de catégories C, donc les plus faibles salaires, qui, en 2018 ne seraient pas augmentés, et ce alors même que les rythmes d'avancement ont parfois été allongés. Une nouvelle fois le gouvernement s'attaque en priorité aux plus faibles. C'est inacceptable.
Quant au passage en catégorie A des personnels sociaux, il représentait déjà une reconnaissance trop tardive et insuffisante de ces professions, le reporter est inacceptable.

Si ce report a lieu, l'ensemble des fonctionnaires est touché, et en particulier les femmes et les catégories les plus faibles.

Ce report mettrait ainsi en péril le début de reconnaissance et de revalorisation salariale que constitue PPCR.

La FSU s'est adressée au Premier ministre pour lui demander de renoncer à ce report. Elle réitère cette exigence aujourd'hui. Les mesures envisagées sont complexes et restent incertaines. Elles ne correspondent pas de plus à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter le pouvoir d'achat de tou.te.s les salarié.e.s.

L'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève et aux manifestations le 10 octobre pour défendre les services publics et améliorer le pouvoir d'achat des agent.e.s : s'il y a eu quelques avancées très insuffisantes, le fond du problème demeure et risque de se traduire par une nouvelle baisse du salaire net perçu par les agent.e.s.

Les Lilas le 25 octobre 2017

PPCR : lettre au premier ministre

ven, 20/10/2017 - 13:32

Monsieur Edouard PHILIPPE
Premier Ministre

Les Lilas le 20 octobre 2017

Monsieur le Premier Ministre,
Lors du rendez-vous salarial du 16 octobre dernier, le Ministre de l'Action et des Comptes Publics a annoncé le report d'un an de l'ensemble des mesures 2018 issues du protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations ».

Cette décision est inadmissible pour la FSU.

Si elle devait être mise en oeuvre, elle constituerait une rupture de confiance dans la parole de l'État et augurerait mal d'un dialogue social de qualité. Pour la FSU, cela serait un très mauvais signal envoyé aux personnels dont l'engagement au service de l'Etat, des collectivités territoriales et dans les hôpitaux n'est pas à démontrer et constitue une richesse essentielle pour la France, pour chacune et chacun.

Un tel report contribuerait à dégrader de nouveau le pouvoir d'achat des agent.e.s, déjà mis à mal par l'annonce d'un nouveau gel de la valeur du point d'indice.
Cette décision revient en effet à remettre en cause la nécessité de revaloriser les carrières de la Fonction publique.

Pour la FSU, le protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations » constitue un premier pas dans l'amélioration des carrières et la reconnaissance des qualifications et de l'investissement des personnels. Alors que le pouvoir d'achat des agent.e.s n'a cessé de se dégrader les dernières années, les agent.e.s de la Fonction publique ont besoin d'être conforté-es dans leur rôle et leurs missions. Décider de décaler ce calendrier est une mesure totalement incomprise.

Cette décision, si elle était maintenue, est non seulement injuste mais également inefficace. En effet, qui peut croire que cette mesure nuirait au redressement des finances publiques ?
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Premier Ministre, la FSU vous demande, une nouvelle fois, solennellement, de revenir sur cette décision.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison
Secrétaire Générale

Contractuel-les de la Fonction publique : connaître ses droits, lutter pour les défendre

jeu, 19/10/2017 - 14:30
Stage syndical national FSU les 7 et 8 novembre 2017

• information sur les principaux droits et devoirs des contractuels dans la Fonction Publique,
• bilan des conditions d'emploi des contractuels,
• projets du gouvernement
• principales revendications

Un rassemblement sera organisé et une audience sera demandée au Ministère de l'Action et des Comptes Publics

Il est donc important qu'un grand nombre de contractuels participent à ces journées :

  • pour pouvoir s'informer mais aussi témoigner de la réalité de leurs conditions de travail et d'emploi
  • pour que les demandes immédiates des non titulaires soient portées ensuite devant le gouvernement.
  • pour donner à voir la mobilisation des non titulaires, leur combat pour des conditions de travail plus justes

Aujourd'hui, un agent sur cinq n'est toujours pas titulaire.
Le dispositif de la loi Sauvadet, bien que très insuffisant, n'est même pas assuré d'être prolongé.
Qu'ils soient contractuels de droit public, recrutés en CUI ou même encore fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recrutés sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat, les conditions d'emploi et de rémunération placent souvent ces agents dans une situation insupportable à laquelle la FSU ne se résout pas.

POUR S'INSCRIRE au stage syndical : http://formation.fsu.fr/

La FSU condamne l'attentat en Somalie

jeu, 19/10/2017 - 13:38

Les habitant-es de la capitale somalienne Mogadiscio ont subi, le 14 octobre, le pire attentat de leur histoire, provoquant au moins trois cents morts et des centaines de blessés, le bilan étant provisoire.

Non revendiqué jusqu'à présent, cet attentat au camion piégé, perpétré dans un quartier commerçant très fréquenté, est attribué par les autorités somaliennes au groupe terroriste des Chabab, lié à Al Qaïda.

Le président, Mohamed Abdullahi Mohamed, avait été élu en février dernier, de retour d'exil, suscitant l'espoir d'une amélioration de la situation dans le pays.

L'AMISOM (Mission de l'Union Africaine en Somalie), chargée de contrôler le territoire, est la cible de fréquentes attaques des Chabab qui volent des quantités importantes d'armes et d'explosifs pour réaliser leurs actions terroristes, ce qui explique l'ampleur inédite de l'attaque.

La FSU apporte son soutien à la population somalienne, qui a manifesté son refus du terrorisme et de la violence en descendant dans la rue, et qui fait preuve d'une solidarité exemplaire avec les victimes hospitalisées et les familles en deuil.

Face à l'idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU n'a de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité.

Les Lilas le 19 octobre 2017

Partout, faire reculer la misère !

mar, 17/10/2017 - 12:27

Aujourd'hui, c'est la 30ème journée mondiale du refus de la misère.

En France, selon l'Insee, ce sont 8,8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Plus d'un million de retraité-es et près de 3 millions d'enfants et de jeunes. C'est insupportable et inadmissible dans un pays qui, en 20 ans, a multiplié par deux ses richesses produites.

Il s'agit aujourd'hui de porter des alternatives pour changer le cours des choses : santé, éducation, emploi, formation, fiscalité, logement, culture… Et la FSU tient à saluer le travail des agent-es public.que.s (travailleuses et travailleurs sociaux, enseignant-es, éducateurs et éducatrices, agent-es de la santé, dans les territoires…) qui sont quotidiennement au contact de populations de plus en plus paupérisées. Elle s'inquiète de l'orientation actuelle du budget qui ne prévoie pas les investissements nécessaires pour permettre aux services publics et à la Fonction publique de jouer tout son rôle.

Avec ATD Quart Monde, la FSU s'engage pour faire changer les choses. Elle participe aux diverses initiatives organisées pour faire connaître cette réalité.

Comme ATD Quart Monde, elle se félicite du lancement de cette consultation. Mais il s'agira de se donner les moyens d'agir réellement contre la pauvreté en s'attaquant aux causes et en débloquant les moyens financiers nécessaires à une telle politique sur le long terme.

La FSU rappelle ce que disait Joseph Wresinski, initiateur de cette journée : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. ».

Une nécessité pour toutes et tous, pour faire vivre la solidarité, la justice sociale et la démocratie.

Les Lilas le 17 octobre 2017

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

mar, 17/10/2017 - 11:01

Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes : gel du point d'indice, jour de carence, report d'un an à partir de janvier 2018 de l'application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd'hui, constitue une rupture de la parole de l'Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L'ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d'achat et des carrières des fonctionnaires.

Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l'augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter leur pouvoir d'achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d'achat entre 2012 et 2016 : c'est donc bien le moins !

Pour tout le reste, aucune réponse n'a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d'une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations.

Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d'agents de la Fonction Publique.

Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d'obtenir une réorientation de cette politique.

Les Lilas le 16 octobre 2017

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

mar, 17/10/2017 - 11:00

Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes : gel du point d'indice, jour de carence, report d'un an à partir de janvier 2018 de l'application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd'hui, constitue une rupture de la parole de l'Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L'ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d'achat et des carrières des fonctionnaires.

Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l'augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter leur pouvoir d'achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d'achat entre 2012 et 2016 : c'est donc bien le moins !

Pour tout le reste, aucune réponse n'a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d'une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations.

Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d'agents de la Fonction Publique.

Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d'obtenir une réorientation de cette politique.