Agrégateur de flux

Pétition intersyndicale – agir pour la reprise le 26 avril

Actualités 2nd degré - ven, 16/04/2021 - 04:20

Une large intersyndicale associée à la FCPE lance une pétition pour exiger que la reprise des cours en présentiel, dans le 1er degré, comme dans le 2d degré, se fassent de manière sécurisée. Le déni ministériel sur la réalité sanitaire a conduit l’Education nationale dans le mur. Jauges réduites, capteurs de CO2, vaccination, tests etc....Aujourd’hui, portons ensemble nos exigences pour une reprise qui garantisse la sécurité et la santé de toutes et tous !

Signez la pétition : pour la reprise le 26 avril,
il faut agir rapidement

Voir aussi notre article détaillé « Préparer la reprise, le temps presse ! »

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Création d’un ordre des psychologues : Une proposition antidémocratique et inadaptée !

Actualités 2nd degré - jeu, 15/04/2021 - 09:09

L’ensemble des organisations de psychologues a découvert le 7 avril une proposition de loi portant création d’un ordre. Surfant sur l’impact psychologique de la crise sanitaire et le besoin de psychologues dans tous les domaines de la vie sociale, un groupe de parlementaire « Les Républicains, a déposé cette proposition à l’assemblée.

La création d’un ordre ne répond aucunement aux demandes des psychologues mais vise à encadrer leurs pratiques et la régulation de leur exercice professionnel.

  • Cette proposition de loi ferait entrer tous les psychologues, quel que soit leur champ d’exercice dans le code de la santé publique et les affilierait aux professions de santé, assujetties aux directives des ARS.
  • L’autorisation d’exercer ne dépendrait plus seulement de la possession des diplômes requis comme le fixe la loi du 25 juillet 1985 mais d’une autorisation donnée par l’ordre en échange d’une cotisation obligatoire.
  • L’ordre possèderait des pouvoirs de sanction disciplinaire et d’interdiction d’exercice, en cas de non-respect de principes de « moralité », de « devoirs professionnels » et d’une charte de « bonne conduite » élaborés par le conseil national de l’ordre. Non seulement ces sanctions viendraient s’ajouter aux éventuelles sanctions pénales, mais font le lit d’interprétations très subjectives et normatives.
  • La formation, initiale et continue, serait soumise à l’avis du conseil de l’ordre alors que dans le même temps le projet de loi prévoit d’autoriser l’exercice de ressortissants étrangers, venant de pays ne protégeant pas l’usage du titre et n’ayant pas de formation équivalente à celle pratiquée en France.
  • Les psychologues exerçant dans la fonction publique seraient concernés et devraient se conformer aux obligations fixées par l’ordre dans un délai maximum de 7 ans

Quelle protection pour le public ? Quel bénéfice pour les psychologues ?

La gestion de la liste ADELI est déjà assurée par les ARS et les psychologues n’ont pas besoin d’une « police des pratiques » qui définisse de manière unilatérale celles qui seraient autorisées ou non !

La FSU, première organisation syndicale représentant les psychologues de l’Éducation nationale s’est depuis longtemps opposée à la création d’un ordre. C’est pourquoi elle a rejoint le CERéDéPsy avec 21 autres organisations et travaille aujourd’hui à l’actualisation d’un code de déontologie des psychologues faisant autorité par le large consensus attaché à son élaboration, en vue de le rendre opposable.

Les auteurs de cette proposition de loi paraissent bien plus intéressés par les moyens de réguler de manière autoritaire la profession de psychologue que par la déontologie !

La FSU demande instamment le retrait de ce projet de loi inapproprié et dangereux et appelle les personnels à s’exprimer dans ce sens auprès des parlementaires.

Pour télécharger le communiqué commun des PsyEN de la FSU, SNUipp-FSU et SNES-FSU :

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Du 17 mai au 3 juin 2021, Votez pour élire la direction de votre syndicat

Actualités 2nd degré - mer, 14/04/2021 - 14:33

Du 17 mai au 3 juin, tou·te·s les adhérent·e·s du SNES-FSU sont appelé·e·s à voter pour élire la nouvelle Commission administrative nationale (CAN) et choisir l’orientation qu’ils et elles souhaitent donner à leur syndicat pour les trois années à venir.
Dans bon nombre d’académies, les CA académiques et/ou les bureaux départementaux seront aussi renouvelés selon le même calendrier.
Organisées dans chaque section syndicale d’établissement (S1), les élections à la CAN constituent un moment essentiel de la vie démocratique du SNES.

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Préparer la reprise : le temps presse !

Actualités 2nd degré - lun, 12/04/2021 - 14:05
26 avril : école à distance, ne pas revivre le chaos

Le 26 avril, les collèges et les lycées vont connaître une nouvelle semaine d’école à distance. Après le fiasco de la saison 1 au printemps 2020 et de la saison 2 la semaine du 5 avril 2021 (voir notre article), le ministère et les collectivités territoriales doivent tout mettre en œuvre pour que la saison 3 ne soit pas synonyme de nouvel échec général. Il ne serait pas acceptable que les personnels et les élèves payent une nouvelle fois le prix de l’impréparation et du manque d’anticipation des autorités.

Parmi les questions auxquelles des réponses claires doivent être apportées :

– par le Ministère :
* le Ministère a-t-il sécurisé le service « ma classe à la maison » ?
* A-t-il été redimensionné pour accueillir suffisamment de connexions en même temps ?
* D’autres outils respectant les règles du RGPD sont-ils développés ?

– par les collectivités territoriales :
* Les ENT sont-ils capables d’encaisser une charge accrue de connexions en simultané ?
* Une solution de secours est-elle prévue en cas de crash des ENT ? 

Le Snes-FSU demande qu’un échange tripartite organisations syndicales/ministère/collectivités territoriales soit organisé dans les plus brefs délais.

Le temps est compté d’ici le 26 avril ! Il reste :

Jours Heures Minutes Secondes

Un aperçu de cette folle semaine….

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Le basculement en école à distance a signé l’échec de la stratégie du ministre de l’Éducation nationale, enfermé dans l’idée que les collèges et les lycées ne fermeraient jamais et que la stratégie française était la meilleure du monde.

Le Snes-FSU, attaché à la scolarité en présentiel, avait fait de très nombreuses propositions dès la fin du mois d’août et à chaque rebond épidémique pour éviter d’en arriver à la fermeture des établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer a fait le choix de les ignorer. Toute la communauté éducative en paye aujourd’hui le prix.

La réouverture des établissements le 3 mai va être un moment crucial : elle doit être préparée et réalisée dans des conditions de sécurité sanitaire qui permettent de le garder ouverts jusqu’à la fin de l’année scolaire. Parmi les demandes du Snes-FSU :

– une limitation du brassage dans les établissements en instaurant des jauges, en collège comme en lycée, définies à l’échelle de la classe et non d’un établissement

– une politique de tests cohérente et à grande échelle. Jusqu’ici la politique de tests dans le second degré a été un échec : quasiment pas de tests salivaires, très peu de tests naso-pharyngés réalisés. La stratégie « tester-alerter-protéger » ne peut se déployer si son premier pilier n’est pas opérationnel !
Dernière minute : le gouvernement annonce la déploiement des autotests dans les lycées à partir du 26 mai : l’outil est intéressant, d’autres pays l’ont utilisé, mais de nombreuses questions restent sans réponse ! Où se fait l’autotest (au domicile ou dans l’établissement) ? Si c’est au lycée, qui est chargé de le surperviser ? Qui fournit les kits d’autotests : les établissements ? Si oui, quand vont-ils être livrés ? Comment se gère le contact tracing ? Quelle articulation avec les autres tests ? Encore une fois, derrière les annonces médiatiques, rien ne semble prêt.

– la vaccination des personnels volontaires doit être engagée avant le 3 mai : la cacophonie gouvernementale où les annonces des uns et des autres se succèdent, sans aucune cohérence, doit cesser. Tout notre dossier vaccination

– les établissements doivent être équipés en capteurs de CO2.

– avant ou après le 3eme confinement, la cantine reste un point de vigilance. Des solutions pour permettre aux élèves de déjeuner en toute sécurité existent. Le renvoi au local ne peut faire office de politique en la matière. Des discussions doivent être engagées dans les plus brefs délais entre l’Etat, les collectivités territoriales et les organisations syndicales.

– un protocole sanitaire avec des règles claires (fermeture de classe, définition des cas contacts pour les élèves et les adultes) qui permet d’éviter toute chaîne de contagion.

Une rentrée ça se prépare ! Le temps presse… D’ici le 3 mai, il reste :

Jours Heures Minutes Secondes Anticiper sur la fin de l'année - préparer la rentrée 2021

La crise sanitaire a également des implications pédagogiques, quoi qu’en dise le ministre de l’Education nationale, cette année n’a rien de normal !

Parmi les demandes du Snes-FSU :
la neutralisation du Grand oral : voir notre dernier communiqué

collège : des aménagements pour le DNB. Voir nos demandes

des aménagements sur le bac de français : le détail à lire dans notre article

collège/lycées : un travail sur les programmes pour la rentrée 2021 : le Snes-FSU a obtenu des groupes de travail sur ce sujet. Le compte-rendu des réunions est à retrouver ici

revenir sur les suppressions des postes annoncées : 1883 suppressions d’emplois en collège et en lycée à la rentrée 2021, comment croire que l’Education nationale est une priorité ?

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Déclaration SNES-FSU au CSE du 9 avril 2021

Actualités 2nd degré - lun, 12/04/2021 - 13:40

Bonjour à toutes et à tous,

Nous n’aurions pas pensé en mars 2020 que nous aurions l’occasion de célébrer un an de CSE à distance. Séances délibérant par écrit, puis à distance sans délibération, puis à distance avec délibération… L’organisation s’est améliorée et peu à peu stabilisée, même si parfois des soubresauts électroniques mettent leur grain de sel dans les séances. Merci à l’équipe du CSE et en particulier à Julius Coiffait pour l’expertise et l’énergie déployée.

Il n’en est pas de même pour l’école à distance, et il serait tentant d’ironiser sur les difficultés techniques de ces derniers jours. Cette situation nous afflige. Les dénégations, gesticulations et autres manifestations d’autosatisfaction du ministre ne font qu’ajouter au discrédit de notre grande maison commune.

Pendant ce temps, les collègues continuent de faire leur possible parfois à bout de bras pour maintenir les élèves en activités et éviter tout décrochage.

Saluons en particulier les AESH, qui ont payé un lourd tribu à l’épidémie. Ils ont été reçus hier par le ministère suite à leur historique journée de mobilisation pour la reconnaissance de leur métier, sans qu’aucune réponse ferme ne leur soit apportée. Ces personnels clés de voûte de l’école inclusive n’ont ni statut, ni carrière, ni rémunération digne de ce nom. Cela ne fait pas honneur à l’Éducation nationale.

Concernant la fin d’année scolaire

– Le SNES-FSU note avec satisfaction la suspension d’ev@lang et de pix en collège.

– Le passage à distance renforce les inégalités entre élèves : des mesures sont à prendre concernant les épreuves d’examen de fin d’année. Elles doivent être annoncées au plus vite de façon à donner un peu de sérénité aux personnels et aux élèves. Nous avons déjà communiqué nos demandes sur le DNB, l’épreuve anticipée de français et le baccalauréat, notamment la neutralisation du grand oral.

– En CPGE, des rectorats comme celui de Paris, viennent de décider une suspension des interrogations orales alors même que la Dgesco et la Dgesip avaient annoncé aux associations lors du Comité de concertation et de suivi des CPGE du 26 mars dernier qu’aucune instruction n’avait été donnée en ce sens. Or les interrogations orales peuvent se faire à distance et font partie intégrante du suivi des étudiants et de leur formation. Le SNES-FSU demande donc une clarification sur ce point au ministère afin que les interrogations orales puissent se poursuivre sur tout le territoire.

Pour l’année prochaine

Nous l’avons dit, des aménagements du programme des examens sont nécessaires pour le collège, le lycée, mais aussi les CPGE. En effet, malgré tous les efforts réalisés par les personnels pour mettre en place la continuité pédagogique, l’épidémie a gravement perturbé deux ans de scolarité des actuels collégiens et lycéens. L’annonce d’allègements de programme serait un signal fort de prise en compte de ces difficultés par l’institution et serait de nature à rassurer les élèves et les futurs étudiants.

Concernant les textes de ce jour

Nous proposerons avec les organisations SNEP-FSU / FCPE / SE-UNSA / FNEC-FP-FO / CGT / SNALC / SUD-Education un vœu de retrait de l’ordre du jour du texte 1 censé définir la fonction de professeur principal et de professeur référent de groupe d’élèves. Le projet de décret ne définit rien de précis, il faut instruire la question davantage plutôt que de jouer une fois de plus avec le Code de l’éducation pour se rendre compte six mois plus tard que les écritures ne conviennent pas et qu’il faut modifier la modification. Le code de l’éducation n’est pas l’instrument de l’agenda politique, c’est notre outil de travail, le modifier doit avoir du sens.

Par ailleurs, le comité de suivi de la réforme constate une dégradation de la mixité de genre dans les spécialités. Le travail en équipe pédagogique et avec les psy-en avait permis des progrès. Sans suivi d’équipe et avec de moins en moins de Psy-EN disponibles, les stéréotypes de genre regagnent du terrain. C’était une de nos craintes avec la réforme. Pour convaincre nos élèves, filles et garçons, de choisir la filière qui leur convient et non celle vers laquelle les idées reçues de la société les poussent, un travail collectif est nécessaire. Le professeur référent de groupe d’élèves ne rétablit pas ce caractère collectif, mais il en compliquera l’organisation. Il ne constitue pas une solution aux problèmes posés par la réforme. Il faut des Psy-EN et réfléchir les choses autrement.

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Le SNES-FSU attentif aux conditions de déroulement des épreuves de concours

Actualités 2nd degré - ven, 09/04/2021 - 07:51

L’établissement de mesures de lutte renforcées contre la pandémie depuis le 3 avril a un effet important sur la circulation des trains et l’offre d’hébergement. Le SNES-FSU avait saisi la DGRH des difficultés de certain-es candidat-es pour rejoindre les centres d’examen et trouver à se loger. Nous avons pu échanger rapidement ce jeudi 8 avril avec la DGRH à ce propos.

Consciente de ces difficultés, la DGRH estime cependant qu’elles n’empêchent pas les candidat-es de se présenter aux oraux. Le recours à la visioconférence, dans les cas déjà repérés par le Ministère, pose déjà beaucoup de difficultés, et oblige à rallonger certaines sessions d’oraux. Il n’est pas possible, selon la DGRH, d’en étendre le bénéfice au-delà des cas énoncés explicitement (candidat-es des DROM et de l’étranger et candidates enceintes).

Les services en charge des concours se disent mobilisés afin que le calendrier, désormais très tendu, puisse se dérouler comme prévu. Avec le renforcement des mesures sanitaires, « tout change, sauf les concours », et c’est la condition pour que la session 2021 puisse aller à son terme dans le format prévu.

Le SNES-FSU a rappelé qu’il souhaitait effectivement que se tiennent toutes les épreuves qu’avaient préparées les candidat-es, mais qu’il assortissait cette demande de la garantie des conditions sanitaires pour les candidat-es et les membres des jurys, ainsi que du respect du principe d’égalité. Il serait par ailleurs inconcevable qu’une partie des admissibles doive renoncer à passer les oraux faute de pouvoir se déplacer jusqu’au centre d’examen, ou de se loger à proximité. Nous avons demandé qu’un point d’information très régulier soit fait avec les organisations syndicales.

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Bac 2021, faire le point et sortir du brouillard

Actualités 2nd degré - ven, 09/04/2021 - 01:14
Le contrôle continu écrase tout

Un courrier le 21 janvier, le ministre de l’Education nationale avait informé les personnels des nouvelles modalités du baccalauréat pour la session 2021 et depuis, toute une série de textes réglementaires est venu formaliser les annonces ministérielles (voir le document ci-dessous).

-les évaluations communes sont remplacées par le contrôle continu
-les épreuves de spécialité sont annulées et remplacées par le contrôle continu
-le grand oral est maintenu
-l’épreuve de philosophie est maintenue mais aménagée (3 sujets au lieu de 2)
-l’oral de français est aménagé avec la diminution du nombre de textes en voie générale et technologique mais rien n’est prévu pour l’épreuve écrite. 

Visualiser en plein écran Le ministère perd la boussole 

Que ce soit sur les évaluations communes annoncées comme supprimées fin octobre dernier, ou les épreuves de spécialité, ces textes témoignent de l’impossibilité de substituer le contrôle continu à des épreuves ponctuelles prévues et préparées comme telles pour un examen national. Les moyennes annuelles de terminale pour chaque enseignement de spécialité  concerné feront donc office de note de bac. Faute de pouvoir réfléchir à des modalités pédagogiques d’harmonisation rendues impossibles, il est prévu de remplacer le travail des commissions par les décisions de jurys et sous-jurys.  Comme pour la session 2020, il est prévu de fournir des éléments statistiques de comparaison issues des sessions 2018 et 2019 afin de procéder à ce qui s’apparente davantage à une péréquation des résultats.

Peu importe que les épreuves comme les programmes soient nouveaux et que certains enseignements n’existaient pas, le ministère fait le choix de comparer l’incomparable et de renouveler une procédure qui a fait la preuve de son échec l’année passée. On atteint un degré rarement égalé dans l’absurde concernant les évaluations communes passées au contrôle continu car elles seront jaugées,  entre autres, à l’aune de la première session des épreuves communes de contrôle continu (E3C).  Comment accepter de prendre ainsi comme référence des épreuves particulièrement injustes, dénuées de cadrage national, et passées sous la menace du zéro et des forces de l’ordre ? Pour le ministère, en matière d’évaluation l’arbitraire fait loi ? 

Et veut mettre au pas les enseignants

Le desserrement du calendrier des épreuves écrites s’accompagne d’un resserrement du contrôle sur les pratiques d’évaluation au quotidien dans la classe, au prix d’une pression sans précédent sur les enseignants comme sur les élèves.  Dans le genre, le « guide de l’évaluation » est une caricature accumulant les injonctions d’autant plus impossibles à tenir que bien souvent, les heures de cours avaient été divisées par deux pour de nombreux lycées depuis novembre dernier et que désormais, tous les établissements sont fermés. Le ministère veut donc imposer un nombre minimum d’évaluations et de types d’exercices, le tout articulé à de pseudo-harmonisations locales. Il faut des moyennes « robustes » (sic), ordonne-t-t-il, comme si ça pouvait suffire à l’égalité de traitement devant un examen désormais vidé de sa dimension nationale. Sous prétexte de l’urgence sanitaire, le ministère poursuit ainsi avec obstination son travail de destruction  des libertés pédagogiques et du métier  enseignant. Comment envisager les évaluations et les apprentissages dans une situation où les enseignements sont entravés par la mise à distance des élèves et les aléas de l’école numérique?

Les revendications immédiates

Après l’annulation des évaluations communes est venu le tour des épreuves de spécialité initialement prévues en mars. Il est peu de dire que cette annonce était attendue tant la situation était devenue pédagogiquement ingérable. Le choix ministériel du contrôle continu ne résout cependant rien bien au contraire. Au lieu de penser en amont des modalités alternatives à l’organisation des examens et des enseignements, le ministère a fait le choix de l’incohérence. Obsédé par la mise en œuvre de ses réformes, il a ainsi annoncé des adaptations par morceaux en refusant toute possibilité d’anticipation. Or, depuis juin dernier, le SNES-FSU a constamment alerté sur la nécessité d’un calendrier alternatif des examens et d’allègements de programmes. Il continue de plaider pour la neutralisation du Grand oral, épreuve dont personne ne sait actuellement quoi faire (voir ci-dessous le communiqué intersyndical du 7 avril).

Le grand oral coûte que coûte ?

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Pour rescolariser les élèves décrocheurs : les dispositifs relais

Actualités 2nd degré - jeu, 08/04/2021 - 17:58

Les classes et ateliers relais de collège accueillent des élèves qui sont entrés dans un processus évident de rejet de l’institution scolaire et font parfois l’objet d’une mesure judiciaire d’assistance éducative. Le décret du 30 août 2019 permet à l’autorité académique d’inscrire un élève exclu définitivement de son établissement dans une classe relais, sans le consentement de ses représentants légaux. La nouvelle circulaire prend en compte cette modification mais diffère peu de la précédente.

En revanche, les dotations horaires des classes relais fondent comme neige au soleil dans un contexte de suppressions de poste. Une fois encore, le ministère n’est pas à une contradiction près.

Classes et ateliers relais : Quesaquo ?

A la différence des classes relais, les ateliers sont systématiquement implantés « hors les murs » d’un collège ou lycée dans des locaux apportés par les associations signataires de la convention. Celles-ci doivent également mettre à disposition des moyens humains (en plus des personnels de l’Éducation Nationale). Depuis la rentrée 2013, des internats, désormais appelés « internat tremplin », ont été mis en place, pour adapter la réponse éducative à la diversité des profils des jeunes en voie de déscolarisation. L’accueil en internat tremplin peut résulter d’une décision judiciaire.

Les classes accueillent en moyenne de 8 à 12 élèves dont la durée de fréquentation peut varier de quelques semaines à plusieurs mois, sans toutefois excéder une année scolaire. Dans les ateliers, les élèves ne sont accueillis que pour une période de quatre semaines, renouvelable trois fois dans l’année.

Quelles démarches pour qu’un élève soit admis en classe relais ?

-C’est le DASEN qui les implante et qui définit leur encadrement. L’admission d’un élève est décidée par le DASEN, sur avis du groupe départemental de pilotage, dont le directeur de la PJJ, et sous réserve de l’accord de sa famille et de l’engagement du jeune dans la démarche, sauf pour les élèves poly-exclus affectés directement par le DASEN. La commission départementale s’appuie sur un dossier d’admission, préparé par la commission éducative de l’établissement et transmis par le chef d’établissement, ou dans le cas des élèves polyexclus par le référent violence du département.

-Les enseignants qui interviennent en dispositifs relais (DR) sont recrutés sur la base du volontariat. Les équipes sont en principe mixtes, composées d’enseignants, d’éducateurs, de personnels sociaux et de santé, de Psy-EN, etc. Les DR reposent sur un partenariat actif avec la PJJ, les collectivités locales ou les associations.

L’avis du SNES-FSU

De telles structures doivent permettre d’éviter que des jeunes fortement marginalisés, entrés dans un processus manifeste d’exclusion scolaire ne s’y installent définitivement.

Néanmoins, elles doivent s’inscrire dans une logique transitoire, et non permanente, de réparation. Des moyens supplémentaires permettant une concertation entre collège d’origine et structure relais faciliteraient le retour de l’élève dans sa classe.

L’Éducation nationale ne peut se contenter de « réparer », elle doit tout mettre en œuvre pour favoriser la prévention et lutter contre l’échec scolaire.

Il ne faudrait pas que l’existence en parallèle de deux dispositifs répondant aux mêmes objectifs aboutisse à leur mise en concurrence et à un désengagement total de l’État pour les ateliers relais.

Depuis le début, le SNES-FSU a toujours mis en garde sur les risques de transformations de ces structures en filière de relégation et de tri social.

Des moyens en berne

En 2018-2019, le ministère a recensé   434 dispositifs relais (chiffre en baisse : 490 en 2015-2016). Il est indispensable de conserver pour ces élèves un triple objectif ambitieux (resocialisation, rescolarisation et consolidation des apprentissages). Sans ce triptyque, le retour dans une classe ordinaire ne pourrait s’avérer positif et les missions des dispositifs relais seraient alors dénaturées.

Les personnels qui interviennent dans ces structures doivent pouvoir bénéficier d’une formation spécifique de haut niveau en matière de connaissance des adolescents, de gestion des conflits et de techniques de transmission des connaissances et de retour aux apprentissages pour un public en difficulté.

L’existence des classes et ateliers ne doit pas empêcher la mise en place, avec les moyens nécessaires, de dispositifs alternatifs sur demande des équipes.

Quelle équipe de suivi ? Ce que propose le SNES-FSU

Pour éviter que l’échec scolaire ne devienne trop lourd et pour privilégier une véritable prévention, nous demandons que se mettent en place des équipes pluriprofessionnelles de suivi de la grande difficulté. L’équipe, qui devrait comprendre un ou deux enseignants, un CPE, le COPsy, l’assistante sociale et l’infirmière, suivraient des élèves connaissant des difficultés au niveau des apprentissages, mais aussi d’ordre psychologique ou social.

Il s’agit pour nous d’échafauder un véritable tutorat d’équipe remplissant des missions d’évaluation et de proposition :

• en repérant les élèves vulnérables

• en amorçant le dialogue avec eux, leurs familles et l’ensemble des partenaires extérieurs

• en mobilisant des personnes ressources (orthophoniste, psychologue…) pour traiter les problèmes qui ne peuvent l’être au sein de l’institution

• en assurant un suivi pédagogique et d’orientation

En tirant profit de tout le potentiel d’enseignement (LP, SEGPA/EREA, classes du collège, dispositifs relais…) l’équipe jouerait tout son rôle en formulant des besoins éducatifs spécifiques à chaque élève concerné.

Nous demandons qu’une décharge forfaitaire de service soit accordée à chaque enseignant engagé volontairement dans le dispositif et que les autres personnels soient présents en nombre suffisant dans l’établissement afin de participer régulièrement à la concertation.

Nous invitons les équipes intéressées par l’expérimentation d’un tel dispositif à présenter leur projet au C.A afin que ce dernier demande officiellement à l’I.A les moyens nécessaires pour le réaliser.

Textes de référence :

Décret n° 2019-909 du 30 août 2019, circulaire du 19-02-2021, circulaire n°2019-122 du 3 septembre 2019.

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École inclusive : les demandes du SNES-FSU

Actualités 2nd degré - jeu, 08/04/2021 - 12:44

Reçu en audience au ministère le 31 mars, le SNES-FSU a pu faire le bilan des difficultés rencontrées dans la mise en place d’une inclusion de qualité dans les collèges et les lycées. La volonté des personnels d’accueillir les élèves est forte, mais l’organisation, les moyens et la formation ne suivent pas. Les injonctions génèrent de la souffrance et du travail empêché chez les personnels comme chez les élèves. Il faut passer d’un discours triomphaliste sur les chiffres à une politique qualitative à l’écoute des remontées et des propositions du terrain. Les Pial, en particulier, ne fonctionnent pas. Il faut réfléchir autrement l’organisation du travail des AESH, leur donner un statut, une carrière et un salaire décents.

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Le grand oral coûte que coûte ?

Actualités 2nd degré - jeu, 08/04/2021 - 10:29

A deux mois et demi des épreuves, le Grand Oral ne tient plus qu’à un fil : la volonté du ministre de l’Education nationale de tenir quoi qu’il en coûte l’épreuve phare de sa réforme du baccalauréat. Pourtant cette épreuve pose de nombreux problèmes que le Snes-FSU, le SIA (syndicat des inspecteurs d’académie), le SNPI-FSU, le Snetap-FSU pour l’enseignement agricole,n’ont cessé de pointer, aussi bien sur le fond de sa conception que sur les modalités de sa mise en œuvre.

Une épreuve floue et mal pensée

Le « Grand Oral » est adossé aux enseignements de spécialité et le B.O. précise que, lors de la deuxième partie de l’épreuve, le jury « peut interroger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de spécialité et évaluer ainsi la solidité des connaissances ». La grille d’évaluation indicative jointe au B.O., cependant, met beaucoup plus largement l’accent sur la forme que sur le fond et la conception qui semble s’imposer, notamment au travers des quelques formations qui ont été mises en place dans les académies, est bien celle d’une épreuve essentiellement rhétorique.

Compte-tenu de ces contradictions manifestes, comment savoir quelle préparation mettre en œuvre ?

Par ailleurs, l’abondance de productions issues des collèges académiques d’inspecteurs autant que des différentes inspections générales disciplinaires, loin de répondre à l’ensemble des questions, finit par semer le trouble chez les professeurs.

Nos organisations sont bien convaincues qu’il est important de renforcer le travail autour de l’oral. Mais elles estiment que cela n’a de sens que si la maîtrise de l’oral est au service de l’exposition claire et fluide de connaissances précises et bien assimilées. Or, le « Grand Oral » tel qu’il est actuellement conçu s’inspire ouvertement d’épreuves du supérieur (Science Po ou l’ENA…) et n’en retient qu’une caricature formelle qui ne peut en aucun cas servir à faire avancer le travail sur l’oralité au lycée.

Le développement d’un vrai travail sur l’oral, réellement adossé aux disciplines, suppose que les professeurs soient formés (et pas quelques mois seulement avant la passation de l’épreuve !) et que les moyens leurs soient donnés de travailler réellement l’oral en classe avec leurs élèves. Comment travailler l’oral avec un groupe de 35 élèves sans qu’aucun dédoublement ne soit prévu à cet effet ?

Dans les conditions actuellement prévues, loin de réduire les inégalités sociales, l’épreuve du « Grand Oral » va conduire à avantager les élèves les «mieux dotés» et risque d’être le symbole même du caractère inégalitaire du nouveau baccalauréat !

Des inégalités aggravées par la crise sanitaire et sa mauvaise gestion

Si, dès sa conception, la mise en œuvre de cette épreuve était approximative et précipitée, la crise sanitaire a encore aggravé les conditions de préparation : un troisième trimestre de première chamboulé, le passage à l’hybride dès le mois de novembre dans certains lycées puis le passage à l’école à distance depuis quelques jours.

En novembre, les ministres ont autorisé le passage à l’hybride sans réel cadre national en dépit des alertes de nos organisations syndicales sur les implications de ce manque de cadrage. Résultat, dès le mois de novembre les lycées se sont organisés différemment les uns des autres entraînant une réelle rupture d’égalité devant l’examen. Aujourd’hui, les deux semaines d’école à distance vont renforcer les inégalités.

Enfin, dans des circonstances sanitaires qui ont des effets reconnus sur la psychologie des jeunes, comment envisager que les élèves de terminale soient prêts à aborder la partie 3 de l’épreuve qui leur demande de se projeter dans l’avenir et d’évoquer leur projet d’orientation ?

L’urgence est d’envoyer un message clair à l’ensemble de la communauté éducative : dans le contexte d’incertitude et de bouleversement lié au Covid, il faut ramener de la sérénité.

Nos organisations, Snes-FSU, Snetap-FSU, SIA (syndicat des inspecteurs d’académie) et SNPI-FSU, affirment que la neutralisation du Grand Oral est un impératif absolu pour la session 2021.

Pour les sessions suivantes, dans le cadre d’une redéfinition des épreuves du baccalauréat, les épreuves orales devront être elles-mêmes redéfinies, en concertation avec les personnels.

Nous demandons une réponse rapide : il n’est pas entendable de rejouer la mauvaise série à rallonge de l’an dernier sur l’oral de français où les lycéens et les professeurs ont dû attendre jusqu’au 28 mai la décision du ministre de l’Education nationale. Il faut laisser aux professeurs et aux élèves la possibilité de consacrer le peu de temps qui reste à un travail utile autour de savoirs disciplinaires solides.

L’obstination ministérielle sur de nombreux sujets a mis sous tension le système éducatif. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à s’accrocher au totem d’une réforme contestée mais à faire preuve de responsabilité en prenant la décision qui s’impose : la neutralisation du « Grand Oral».

Communiqué en version PDFTélécharger

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8 avril : les AESH dans l’action !

Actualités 2nd degré - mer, 07/04/2021 - 17:08
Communiqué de la FSU Visualiser en plein écran Témoignage

Lors du meeting en ligne du Snes-FSU en janvier 2021, Laëtitia, AESH dans le 91, avait témoigné de son quotidien : salaire insuffisant, absence de formation, mise en place des PIAL….AESH​, un métier indispensable auprès des élèves en situation de handicap​ : il y urgence à ce qu’il soit reconnu et revalorisé !

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Ecole à distance, saison 2 – épisode 1, encore raté !

Actualités 2nd degré - mar, 06/04/2021 - 16:30

Mardi 6 avril, peu après 8h30, les témoignages de problèmes sur les ENT (environnements numériques de travail) commencent à affluer. Très rapidement, le constat s’impose : le premier jour de l’école à la maison version 2021 est la copie conforme des premiers jours de l’école à la maison version 2020.

Tout y passe : les ENT, qui dépendent des collectivités territoriales, mais aussi Ma classe à la Maison qui dépend du CNED et donc du ministère de l’Education nationale.

#EcoleADistance saison 2, des ENT en rade, ma classe à la maison du Cned perturbée. Confirmation qu'aucune leçon n'a été tirée du crash de l'an dernier. #OnEstPret pic.twitter.com/1Iq3INFoYk

— SNES-FSU (@SNESFSU) April 6, 2021

Jour 1 des cours à distance : l'espace numérique de travail est en panne. Mais pas de souci "on est prêts" dit @jmblanquer ! #BlanquerMent @SNESFSU @VosgesMatin @VosgesFM @magnumlaradio @viaVosges @HuartJean pic.twitter.com/0tDKOnDXf9

— SNES-FSU-VOSGES (@SnesFsuVosges) April 6, 2021

On attendait avec impatience l’explication du ministre de l’Education nationale. Jean-Michel Blanquer prétend depuis le début de l’année que « nous sommes préparés à tout », alors pourquoi ces bugs ?

Rien n’est prêt. Encore une fois.

Cet épisode est la confirmation qu’aucune leçon n’a été tirée de la séquence de l’an dernier. Le Snes-FSU a demandé à de nombreuses reprises depuis le début de l’année que toutes les hypothèses sur le déroulement de l’année, y compris le scénario de fermeture des établissements scolaires. Ce n’était pas l’hypothèse voulue par le Snes-FSU qui a aussi fait de nombreuses propositions pour éviter de fermer les écoles, mais anticiper cette possibilité aurait permis de revenir sur les problèmes rencontrés l’an dernier (problèmes techniques, fracture numérique, outils nationaux et locaux etc…) en lien avec les collectivités territoriales.

Le ministère a toujours refusé d’ouvrir la moindre discussion sur ce sujet. Parce les outils numériques relèvent de la « pensée magique » comme pour les vacances scolaire et qu’il n’y a donc pas lieu de s’en préoccuper ? Ou bien parce que le ministre de l’Education nationale enfermé un déni de réalité sur la réalité de la situation sanitaire s’est coupé des réalités de terrain ?

Anticiper, préparer, autant de mots que le ministre de l’Education nationale a rayé de son vocabulaire préférant vanter la victoire de la France au championnat du monde des écoles ouvertes, sans se préoccuper du reste.

Etait-il si imprévisible que les personnels et les élèves seraient nombreux à se connecter aux différents outils numériques mardi matin ?

Encore une fois, seuls les personnels sont au rendez-vous.

Les explications lunaires du ministre

En milieu de matinée, le ministre de l’Education nationale avançait plusieurs réponses :
– renvoi vers les prestataires des collectivités territoriales qui ont en charge les ENT
– renvoi vers OVH, entreprise qui héberge de nombreux ENT dont les serveurs ont subi un grave incendie il y a quelques semaines.
– attaques extérieures sur les services du CNED

Ces réponses sont lunaires !

Le PDG d’OVH y a d’ailleurs rapidement répondu sur Twitter.

OVHcloud n'est pas responsable des dysfonctionnements de certains services d'éducation à distance.
L’incendie de Strasbourg n’a aucun lien avec ces derniers.
Des regions ENT affectées et des applications indisponibles ne sont pas hébergées chez Ovhcloud !

— Michel Paulin (@michel_paulin) April 6, 2021

Si l’intérêt pour des forces extérieures de hacker le cours de la 6eme5 peuvent laisser interrogatif, il est vrai que ces attaques extérieures existent, les hôpitaux et les collectivités territoriales en ont fait les frais il y a quelques semaines. Mais dans des moments aussi stratégiques, pourquoi rien n’a été fait pour sécuriser les services informatiques de l’Etat ? Et cette éventuelle attaque ne doit pas masque la réalité : une cyberattaque ne peut expliquer la faillite généralisée de TOUS les outils.

Au soir de ce premier jour d’école à distance, le constat est implacable : les personnels, les élèves et les familles payent une nouvelle fois le prix fort de choix politiques : celui de rien anticiper, de rien préparer.

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Internats d’excellence : une politique d’affichage au service d’une vision libérale de l’école

Actualités 2nd degré - lun, 05/04/2021 - 22:19
« Internat d’excellence », un air de déjà vu

Le plan internat présenté le 1er juillet 2020 prend appui sur le rapport Foucault – Gouttebel resté confidentiel. Objectifs affichés, créer 240 « internats à projets » et accueillir 13000 élèves supplémentaires d’ici 2022. Le plan prévoit de relancer les « internats d’excellence », et de développer deux autres types d’internats : des « résidences à thèmes » (sport, culture, sciences…), et des internats pour les campus des métiers.

En tant que recteur de l’académie de Créteil puis Directeur de l’enseignement scolaire (DGESCO), l’actuel ministre avait déjà inauguré à grand tapage médiatique les internats d’excellence destinés à accueillir les élèves « méritants d’origine modeste ». Le recrutement des personnels s’y faisait sur profil, les élèves sur dossier, le mérite scolaire et comportemental était déjà un critère de sélection. Leur coût exorbitant (en moyenne 50 000 € la place et jusqu’à 100 000 € au fameux internat de Sourdun, contre 20 000 € en structure classique) a été dénoncé dès 2011 et cette politique faussement méritocratique abandonnée progressivement car dans les faits, elle s’est limitée à une labellisation de places (8000) dans des internats existants. Elle a ainsi rompu avec le principe d’égalité entre élèves d’un même internat, certains bénéficiant d’une politique spécifique dite « d’excellence » sur les places labellisées pendant que les autres ne bénéficiaient de rien. Elle a eu aussi pour effet de siphonner les élèves à bon potentiel scolaire et d’en priver les établissements de l’éducation prioritaire, accentuant ainsi leur ghettoïsation.

Toujours sourd à toute critique, le ministre en tire au contraire un bilan positif et la remet à l’honneur. Ainsi, le plan prévoit au moins un internat d’excellence par département (soit un total de 100 à répartir entre 70 collèges et 30 lycées). La communication ministérielle du 26 mars vante le succès des internats d’excellence : 54 projets retenus à ce jour par la campagne de labellisation qui court jusqu’au 30 avril 2021. Alors que le dossier de presse souligne que les élèves des quartiers prioritaires de la politique de la ville sont particulièrement concernés, la liste communiquée comprend uniquement deux collèges en éducation prioritaire ! Ces internats sont labellisés pour une durée de 5 années scolaires et feront l’objet d’une évaluation pour un renouvellement éventuel.

Il est question, comme en 2008, de sélectionner les élèves « sur motivation » sous-entendu méritants tant par les résultats que par le comportement. Une nouvelle fois, la réussite de quelques-uns se substitue à l’objectif de réussite pour tous, tout en insufflant l’idée que la seule façon de s’en sortir dans un établissement difficile, c’est de le quitter.

Question financement, l’État, dans le cadre de son plan de relance envisage une aide de 50 M€ complétée par un cofinancement à hauteur de 50 % des collectivités territoriales pour « le bâti scolaire » mais sans faire la part des moyens explicitement affectés aux internats. Le montant global disponible pour la revalorisation annoncée de « la prime à l’internat » attribuée aux élèves boursiers (entre 258 et 297€ pour les collégiens et entre 258 et 423 € pour les lycéens par an) n’est pas chiffré. Il est prévu de faciliter la mobilisation des fonds sociaux mais sans préciser s’ils seront abondés ou resteront à moyens constants.

Amalgame, ripolinage et recyclage

Les « internats à projets » de 3 types présentés en juillet 2020 semblent tous désormais englobés sous le seul vocable blanquerien d’internats d’excellence. De 100 internats d’excellence prévus au départ, la communication ministérielle en évoque maintenant 240. Pour le ministre les internats porteurs d’action culturelle ou sportive sont maintenant « excellence », de même que les campus des métiers. Parmi les 54 établissements retenus (annexe du dossier de presse), le recyclage est manifeste. Plusieurs d’entre-eux accueillant historiquement des sections sportives sont désormais labellisés « excellence »… Seuls, 19 nouveaux internats voient le jour, le reste de la liste permettant d’afficher ici ou là quelques places supplémentaires… à peine 1500 places là où l’affichage médiatique de départ annonçait 13 000 nouvelles places d’ici 2022.

Des métiers réorientés 

Le plan, à l’instar d’autres réformes, entend redéfinir les métiers. Il est question de « métiers de l’internat » et de « s’appuyer sur un corps de professionnel formés et un chef de projet national pour en assurer la mise en place et le suivi ». Un « manager d’internat » ou « chef de projet » sera « responsable de l’animation pédagogique et de la coordination des actions éducatives ».

La volonté actuelle des administrations rectorales de profiler les postes de CPE au prétexte de l’existence d’un internat ne manquera pas d’en ressortir renforcée. Rappelons que la circulaire de missions des CPE de 2015 précise bien que « tous les CPE de l’établissement participent à l’organisation et à l’animation éducative de l’internat. Il en résulte qu’aucun ne peut être spécialisé dans les responsabilités d’internat ».

Le dossier de presse ne mentionne pas les formations annoncées en juillet 2020 pour les personnels, notamment CPE et AED et les personnels médicaux-sociaux sont toujours totalement ignorés.

Un dispositif au service d’une vision idéologique

L’internat version Blanquer marque le retour d’un système à deux vitesses, d’un côté des structures classiques, de l’autre, celles tournées vers « l’excellence », une version libérale de la politique de l’internat scolaire : le droit au choix individuel plutôt que la qualité pour tous. Un tel plan, à terme, ne peut qu’encourager la compétition entre les établissements au lieu de les inciter à travailler en coopération sur leurs complémentarités sur un même territoire. Comment parler d’un plan ambitieux quand seuls 240 internats seront labellisés sur les 1531 existants ?

Ce plan internat trouve toute sa place dans le cadre du néomanagement qu’entend imposer le ministère : postes profilés, recrutement à terme des personnels par les chefs d’établissements, mise en place de hiérarchies intermédiaires… A ce titre le dossier de presse regorge de termes et d’expressions chers aux tenants du néo management : « marqueurs de territoire », « internat-projet » …

Pour le SNES-FSU, une véritable politique éducative ne saurait se limiter à une opération partielle au bénéfice de quelques uns mais au contraire constituer une action publique à l’intention de tous.

Il revendique une rénovation de tous les internats, comprenant un encadrement éducatif et pédagogique de qualité, en concertation avec les collectivités territoriales pour améliorer partout les conditions matérielles d’accueil.

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3eme confinement, école à distance et droits des personnels

Actualités 2nd degré - lun, 05/04/2021 - 13:22
Mise à jour lundi 5 avril – 11h

Le président de la République a annoncé une troisième confinement, avec des mesures pour les éta­blissements scolaires : passage à l’école à distance et dézonage des vacances. Ces décisions signent l’échec de la stratégie de Jean-Michel Blanquer qui, pendant des mois, a nié la réalité de la situation sanitaire dans les établissements scolaires, refusant de mener une réelle politique de prévention et de protection, balayant d’un revers de la main les nombreuses propositions du Snes-FSU. Le ministre de l’Éducation nationale et le gouvernement portent une très lourde responsabili­té dans la situation actuelle.

Aujourd’hui face à la 3eme vague, les collèges et les lycées replongent dans l’enseignement à dis­tance.

Comme lors des précédents confinements, le Snes-FSU reste à vos côtés !

Nos actions et interven­tions du moment :

Et surtout, prenez soin de vous et de vos proches !

La Foire aux Questions du Snes-FSU FAQ intégrale Foire aux questions en version PDFTélécharger Les questions/réponses accessibles une par une


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PsyEN et DCIO, s’adapter… la belle affaire !

Actualités 2nd degré - dim, 04/04/2021 - 19:22

Il faut également tenir compte de l’état des académies au regard de la crise sanitaire et notamment le fait d’avoir à prendre les transports en commun pour se rendre à son travail.

1) Au CIO 

Si l’ouverture des CIO est envisagée en tant que service public, il faut examiner les situations locales en fonction de ces principes :

  • Les conditions sanitaires sont-elles en mesure d’être respectées ?

Locaux permettant un accueil en rendez-vous respectueux des distances, aération, matériel, entretien des locaux, circulation des personnes, présence de deux personnes au CIO (DCIO, PsyEN, personnel administratif) ? Transport en commun, aménagement des horaires, temps réduits pour éviter les périodes de pointe ?

Si ces aménagements sont possibles, l’ouverture du CIO peut être envisagée. Si ce n’est pas le cas, il faut faire remonter l’état de la situation aux inspecteurs et saisir le SNES-FSU pour intervention auprès du Rectorat.

  • De quelle manière est prévue l’organisation du CIO ?

L’organisation du service doit être prévue de manière à ce que chaque personnel ne réalise au CIO que sa permanence d’accueil. Il n’est pas question que les collègues qui viendraient au CIO assurent l’ensemble des plages d’accueil du lundi au vendredi.

Le confinement n’a pas modifié les textes réglementaires !

Il faut que le service des collègues au CIO soit égal à ce qu’il était avant ce 3ème confinement. Une ou deux permanences d’accueil et accueil uniquement sur rendez-vous garantissant la sécurité de toutes et tous (application stricte des gestes barrières).

Les réunions doivent avoir lieu en distanciel (comme toutes celles de la fonction publique).

► Les collègues qui ne peuvent travailler en fonction de leur situation (garde des enfants, personnel vulnérable, etc. sont en ASA). Attention, l’ASA n’équivaut pas au télétravail qui, rappelons-le, doit être la règle pour la grande majorité des collègues. 

► Si le service ne peut être assuré sur l’ensemble du temps d’ouverture des CIO (soit35 heures selon les textes règlementaires) du lundi au vendredi, il faut adapter l’ouverture du service. Il n’est pas question que la charge du travail, durant ces 4 semaines, pendant le temps scolaire à distance et pendant les permanences de vacances, repose sur les épaules de quelques PsyEN, DCIO et personnels administratifs pour pallier l’absence des collègues en congés ou en ASA.

► Les permanences de vacances vont nécessairement être avancées pour les zones B et C. S’il n’est pas possible pour les collègues qui étaient prévus sur ces permanences de vacances d’effectuer leur service, il faut privilégier la prise de rendez-vous à distance ou l’aménagement des jours et horaires d’ouverture du CIO.

2) Dans les établissements scolaires du 5 au 9 avril et du 26 au 31 avril 

Chaque PsyEN continue de définir les modalités de son travail avec les élèves, familles de ses établissements. Il n’est pas question de répondre aux injonctions farfelues : séries de bilans psychologiques, entretiens approfondis, suivis systématiques des dossiers de Parcoursup. Il ne s’agit pas de profiter de ce temps pour rattraper des calendriers intenables.

Il n’y a pas d’obligation à remplacer le temps de permanence dans les établissements par des temps de présence au CIO. Les collègues organisent le suivi à distance des élèves de leurs établissements en accord avec le DCIO, après avoir pris soin de communiquer aux élèves et aux parents la manière de les joindre et de prendre rendez-vous.

Les PsyEN restent maîtres du choix de leurs interventions en fonction de leur circulaire de mission et des conditions sanitaires qui définissent le cadre de son application.

Les PsyEN et les DCIO se sont déjà adaptés depuis le premier confinement et continueront à le faire dans l’intérêt des élèves et de leurs parents.

Mais ils s’opposeront à toutes directives qui, tout en affaiblissant le rôle du service public d’orientation, en ne recrutant pas, en ne remplaçant pas les personnels en congé, exigent qu’un fonctionnement « normal »mais complètement déréalisé, s’impose aux personnels !

N’hésitez pas à faire remonter tous les abus aux sections académiques du SNES et au SNES national et faîtes fonctionner les collectifs de CIO !

Consultez régulièrement la FAQ du SNES sur le site.

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Réunion ministérielle – 3eme confinement

Actualités 2nd degré - dim, 04/04/2021 - 18:36

Un échange entre les organisations syndicales et le cabinet du ministre a été organisé jeudi 1er avril, suite aux annonces du président de la République le 31 mars au soir. Plutôt que d’échange, il convient surtout parler d’écoute des remarques des organisations syndicales, sans y apporter de réponses précises.

Après avoir rappelé le détail des mesures annoncées la veille par Emmanuel Macron, le directeur de cabinet a donné quelques chiffres sur la situation sanitaire, en indiquant par exemple, qu’on était sur « plateau » de 6000 à 7000 cas positifs par jour et qu’on avait atteint le chiffre de près de 8000 classes fermées avant les annonces présidentielles, conséquence des nouvelles règles de fermeture de classes. Les chiffres collectés par le Snes-FSU depuis le début de la semaine dans le cadre de l’opération Snes Tracker confirmaient déjà cette tendance prévisible.

#COVID #SnesTracker @education_gouv refuse de donner des bilans exhaustifs. Le @SNESFSU donne ses chiffres ! Nombre de classes fermées en collège et lycée dans l'académie de #Versailles le 30 mars à 23h pic.twitter.com/4fvg4fDtxB

— SNES-FSU (@SNESFSU) March 31, 2021

Le cabinet du ministre a précisé que l’organisation de l’accueil des enfants de soignants et d’autres professions prioritaires est en cours, les enfants d’enseignants faisant partie des publics accueillis.

Les annonces présidentielles

La FSU est revenue sur les décisions gouvernementales de ces dernières heures. Encore une fois, les organisations syndicales ont découvert le détail des annonces en direct, sans avoir été prévenu auparavant. Depuis des mois, le Snes et la FSU pointent la nécessité d’anticiper toutes les hypothèses possibles pour éviter la précipitation et l’improvisation. Près d’un an après le début de la crise sanitaire, rien n’a changé ! Nouvelle preuve de ce défaut d’anticipation, lors du précédent point sanitaire, le Snes-FSU avait interrogé le ministre sur l’hypothèse de travail relatif aux vacances scolaires, hypothèse balayée d’un revers de la main par Jean-Michel Blanquer, au motif que les vacances relèvent de la « pensée magique » puisqu' »on s’y contamine plus qu’à l’école ». 5 jours plus, le calendrier scolaire et les modalités des vacances ont été modifiés.

#Macron20h Vendredi, en réunion sanitaire d'urgence avec les syndicats, @jmblanquer balayait l'hypothèse #vacances en répondant que cela relevait de "la pensée magique". Et aujourd'hui l'hypothèse est sur la table ? Une preuve de plus de l'impréparation totale du Ministère ! https://t.co/dUJzAYVjtc

— SNES-FSU (@SNESFSU) March 31, 2021

Plus globalement, les décisions présidentielles signent l’échec de la stratégie du ministre, enfermé depuis des mois dans une vision binaire « ouverture/fermeture », refusant de voir les solutions intermédiaires, préférant se poser en grand vainqueur du championnat du monde des écoles ouvertes plutôt que de mener une réelle politique de prévention et de protection, ce qui a conduit l’Education nationale au cœur de la 3eme vague.

Voir le communiqué du Snes-FSU : l’échec d’une stratégie ministérielle Ecole à distance, établissements ouverts, encore des confusions !

Mercredi soir à 20h, le président de la République insistait sur le recours au télétravail et sur le basculement en école à distance. Mercredi soir, à 22h52, dans un mail et une vidéo envoyés aux personnels, le ministre de l’Education nationale déclarait notamment « les équipes pédagogiques peuvent se trouver en établissement la semaine prochaine ». Comme l’an dernier lors du premier confinement, les personnels de l’Education nationale se retrouvent pris dans des injonctions contradictoires : d’un côté l’insistance sur le recours au travail à distance, de l’autre la porte ouverte à du présentiel. Le Snes-FSU a rappelé qu’il n’était pas question que des pressions soient exercées sur les personnels pour venir dans les établissements, alors même que l’aggravation de la situation sanitaire conduit à un 3eme confinement.

La situation des élèves

La question de l’équipement des élèves les plus défavorisés (ordinateurs, connexion) n’est toujours pas résolue. Derrière les déclarations annonçant de temps en temps un nombre peu impressionnant d’ordinateurs à disposition, une réalité s’impose à tous : la fracture numérique est loin d’être comblée. Dans les établissements qui ont commencé à fermer ces derniers jours, des élèves sont restés sans équipement. La fermeture des cantines pourraient aussi pénaliser les familles les plus modestes, des solutions doivent être rapidement trouvées.

Anticiper et préparer le retour en présentiel

Le retour en présentiel après le 3 mai doit être anticipé : il est indispensable que des mesures sanitaires adaptées permettent un retour durable en présentiel dans les collèges et les lycées. Une réflexion doit être rapidement entamée sur une diminution de la jauge d’accueil en collège comme en lycée et une véritable campagne de tests, sur le moyen terme, doit être menée dans le second degré. Les tests sont un outil incontournable pour surveiller les effets du retour en présentiel et casser une éventuelle reprise épidémique dans les établissements scolaires. Depuis plusieurs semaines, le Snes-FSU pointe les faiblesses de la stratégie de dépistage : d’un côté, les discours officiels qui vantent la stratégie « tester, alerter, protéger », les 4 tests à la seconde dont se targue Olivier Véran, de l’autre, la réalité, à savoir 10% du potentiel de tests réalisés dans les collèges et les lycées, l’absence de tests salivaires, une stratégie de déploiement géographique peu efficace. Il y a urgence à ce que l’ensemble de la stratégie de tests en milieu scolaire soit revue, en intégrant les autotests.

La retour dans les établissements scolaires doit être aussi pensé et réfléchi du point de vue de l’aménagement des locaux : va-t-il falloir attendre la 6eme rentrée sous Covid pour voir enfin traité les questions d’aération, de cantine, d’équipements ? Il est indispensable que des échanges tripartites avec le ministère de l’Education nationale et les collectivités territoriales soient engagées.

Des questions pédagogiques incontournables

Les questions pédagogiques doivent aussi être discutées : si les questions de programmes de collège comme de lycée sont actuellement en discussion dans des groupes de travail, d’autres questions, urgentes, doivent être traitées, à commencer par la question des examens (DNB et Bac).

Voir l’article du Snes-FSU : collège, lycée les exigences du Snes-FSU pour prendre la mesure des conséquences pédagogiques de la crise


La rentrée 2021 se fera après une année qui n’aura rien eu de normal. Des moyens doivent être dégagés pour du travail en petits groupes afin de consolider les apprentissages des élèves. Le ministre garde le cap des 1883 suppressions d’emplois dans les collèges et les lycées : incompréhensible ! Le Snes-FSU demande un collectif budgétaire exceptionnel pour revenir sur ces suppressions d’emplois.

#Macron20h Établissements scolaires : "Il va falloir penser à la suite. Comment prépare-t-on le retour à l'école, la rentrée de septembre ? Ce sont des questions qui doivent être posées dès maintenant." @SVenetitay
@SNESFSU dans #telsonne @franceinter

— SNES-FSU (@SNESFSU) March 31, 2021 Vaccination : toujours le grand flou !

le plus grand flou demeure sur la vaccination : les annonces d’Emmanuel Macron sur un début de vaccination à la mi avril n’ont pas été suivies d’actes. Pire, un grand flou semble s’installer sur la réalité de cette campagne vaccinale dans l’Education nationale. Ainsi, le 1/04 au matin, le ministre de la Santé et celui de l’Education nationale se sont contredits à une heure d’intervalle à l’occasion de diverses interventions médiatiques. Jean-Michel Blanquer a déclaré « comme le président de la République l’a dit, à partir du mois d’avril va s’amorcer le 1er mouvement de vaccination des professeurs », puis il a évoqué la « mi-avril ». Une heure plus tard, Olivier Véran n’a pas voulu s’engager sur un calendrier, et a précisé que la vaccination ne commencerait « vraisemblablement pas dans les toutes prochaines semaines ».
Le Snes-FSU a rappelé ses exigences pour la vaccination des personnels de l’Education nationale (qui ne doit pas se limiter pas aux professeurs) volontaires : une vaccination prioritaire et accélérée pour laquelle il est urgent d’obtenir des réponses à des questions concrètes : calendrier, modalités d’organisation pratique etc.

Rappel : les exigences du Snes-FSU sur la vaccination posées depuis des mois École à distance – établissements ouverts : quelques rappels

Le Snes-FSU rappelle aussi que l’école à distance n’est pas un concept monolithique, synonyme de recours à la visio. Le maintien du lien avec les élèves peut prendre différentes formes : les outils sont nombreux et les personnels sont les mieux placés pour déterminer quelle est la meilleure forme pour conserver ce lien pédagogique avec les élèves à distance. Nos conseils restent les mêmes qu’au printemps dernier : la liberté pédagogique ne peut être contrainte par les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

De la même manière, alors que le ministère entretient un flou persistant sur la période qui s’ouvre, insistant sur le fait que les établissements sont ouverts, le Snes-FSU rappelle que la règle est bien celle du travail à distance. Si des pressions sont exercées pour une présence dans l’établissement, notamment vers les personnels, en particulier les AED et les AESH, ne restez pas isolés, rapprochez-vous de votre section académique.

Les réponses du ministère

Le cabinet du ministère a reconnu la nécessité d’anticiper la reprise en présentiel, en définissant un protocole précis. Des réunions pourraient être organisées dans les prochaines semaines.
Aucune autre réponse n’a été apportée.

****

Dans ce contexte de 3eme confinement et alors que la situation sanitaire se dégrade, prenez soin de vous et de vos proches. Et rappelons un enseignement de la dernière période d’école à distance « A l’impossible, nul n’est tenu » les personnels feront au mieux de leurs possibilités matérielles et pédagogiques en prenant le temps de bien faire et en menant la réflexion sur ces gestes professionnels si particuliers.

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Psy-EN : confinement, rien n’a changé !

Actualités 2nd degré - dim, 04/04/2021 - 12:54

Pas plus de transfert d’appels dans les CIO qui n’en avaient pas, pas plus de masques dits chirurgicaux jetables pour les collègues, pas de remplacements pour les personnels en congé.

Au contraire dans certaines académies, on cherche les moyens de diminuer les budgets de CIO déjà exsangues en rognant sur le papier et les photocopieuses. Dans d’autres, les recrutements de contractuel·le·s ont été stoppés.

Rien n’a changé non plus du côté du discours de nos autorités ! Comme en mars 2020, les CIO devraient continuer à fonctionner « normalement », voire travailler davantage notamment pour courir après un calendrier d’orientation intangible !

Comme tous les autres personnels les PsyEN doivent être protégé·e·s et toute situation à risque doit être anticipée et évitée. Que disent la Foire aux questions du MENJS et la note de la DEGESCO aux recteurs·trices?

« Conformément à l’article 28 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, les Centres d’Information et d’Orientation (CIO), en tant que service public, restent ouverts. Il est toutefois fortement recommandé que la réception du public se fasse sur rendez-vous et de manière privilégiée par le biais d’un entretien téléphonique. » 

Dans le cas des entretiens en présentiel, ces derniers se déroulent dans le respect des conditions sanitaires (masque obligatoire, respect des distances physiques et nettoyage des mains à l’entrée…).

De plus, les PsyEN ne faisant pas partie de la liste des personnels dont les enfants peuvent être accueillis dans les établissements, il faudra qu’ils-elle recourent au télétravail ou aux ASA.

Pour la présence dans les établissements scolaires comme dans les CIO, le ministère et les rectorats entretiennent volontairement la confusion sur la présence alors que le télétravail est la règle dès lors qu’il est possible. Le président de la République a été très clair : le recours au télétravail doit être « systématique ». La circulaire ministérielle en vigueur précise  » toute tâche pouvant être effectuée à distance doit l’être selon cette modalité« . Seuls les personnels administratifs dont la présence est indispensable au fonctionnement des établissements peuvent être contraints de s’y rendre.

  • Si les CIO, services publics, restent ouverts, les PsyEN doivent être assuré·e·s qu’ils pourront exercer dans des conditions sanitaires permettant d’être protégé·e·s (strict respect des gestes barrières, aération, accueil sur rendez-vous, téléphonique et à distance).
  • Certaines consignes académiques jouent sur la phrase suivante pour imposer une présence dans les établissements ou une ouverture « normale » des CIO : « Les équipes éducatives veillent particulièrement à l’accompagnement des élèves en matière d’orientation, notamment les élèves de terminale pour la finalisation de leurs dossiers de candidature et la confirmation de leurs vœux dans Parcoursup. Le travail est organisé par les équipes pédagogiques pour tenir compte de ces nécessités. »
  • D’autres mettent en avant la nécessité pour la profession d’être présente, notamment pour assurer le suivi psychologique : « Ce contexte et les mesures qui lui sont associées peuvent générer chez certains enfants et adolescents un niveau élevé d’anxiété. Ce dernier a pu faire apparaître ou aggraver des symptômes de stress ou de détresse psychologique, voire des troubles anxieux ou psychopathologiques chez certains d’entre eux ». « Les personnels de santé, les psychologues de l’Éducation nationale et les assistants sociaux, le cas échéant avec les partenaires locaux assurent leur mission de suivi des élèves, soit à distance, soit en recevant les élèves et leurs familles dans le strict respect des gestes barrières ».

Les PsyEN et les DCIO ont toujours à cœur de remplir leurs missions d’accompagnement des jeunes et de leurs parents et l’ont bien montré lors du premier confinement, notamment grâce à l’existence du CIO comme entité de coordination et de travail en équipe.

Elles·ils vont continuer à le faire, mais pas dans n’importe quelles conditions !

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Troisième confinement : quelles conséquences pour les concours 2021 ?

Actualités 2nd degré - jeu, 01/04/2021 - 12:19

Le SNES-FSU a interrogé la DGRH du Ministère ce jeudi 1er avril : quel impact les annonces du Président de la République de la veille auront-elles sur le déroulement de la session 2021 des concours de recrutement ?

Le ministère veut maintenir l’organisation prévue. Pour mémoire, il ne reste plus que les écrits des CAPES externes de lettres, philosophie, arts plastiques et musique et le CAPET d’arts appliqués. Toutes les épreuves d’admissibilité se sont déroulées sans problème majeur.

Pour les oraux de la période (agrégation interne et CAPES/T internes), ils sont maintenus. Les concours sont une activité dérogatoire, les candidat-es peuvent donc se déplacer avec une attestation.

La modification de la date des vacances scolaires va cependant poser des problèmes, puisque certains établissements, qui sont centres d’examen, ne seront plus fermés.

Le SNES-FSU a demandé d’allonger les sessions d’oraux pour permettre aux candidat-es cas contact, positifs et positives ou malades de se présenter malgré tout.

Le Ministère répond pour l’instant que c’est difficile, car cela dépend de la disponibilité des membres des jurys. Il est possible en revanche de bouleverser l’ordre de passage, dans les limites du calendrier prévu.

A notre demande d’extension de la visioconférence pour les personnes vulnérables ou cas contact, le Ministère rappelle que ce n’est pas possible pour les concours qui ont besoin de bibliothèque ou de manipuler. Les autres demandes sont prises en considération, mais la mise en œuvre pour les personnes qui y ont droit explicitement est déjà très lourde. Le Ministère annonce qu’un courriel pour information sera envoyé à tou-tes les candidat-es pour information.

Pour le SNES-FSU, la situation actuelle n’est pas inédite, et les syndicats de la FSU avaient malheureusement bien raison, en novembre dernier, de dire qu’il fallait anticiper les conséquences de la pandémie et de s’adresser en ce sens au Ministère. Nous l’avons redit en janvier 2021, et le SNES-FSU n’a cessé d’intervenir auprès du Ministère sur ces questions, par exemple sur le cas des femmes enceintes, ou lors de la dernière réunion organisée par la DGRH le 19 mars. S’il est évident qu’il faut que les concours se tiennent, les conditions sanitaires doivent être assurées, en même temps que le principe d’équité entre tou-tes les candidat-es. Le SNES-FSU continuera de les accompagner.

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L’échec d’une stratégie ministérielle

Actualités 2nd degré - mer, 31/03/2021 - 22:28

Le président de la République a annoncé ce soir la fermeture des établissements scolaires et le passage à l’école à distance pour deux semaines encadrant une période de vacances. Cette annonce est un cruel constat d’échec de la stratégie de Jean-Michel Blanquer.

Pendant des mois, le ministre de l’Éducation nationale a nié la réalité de la circulation du virus en milieu scolaire. Pendant des semaines, il a refusé les propositions du Snes-FSU qui visaient à articuler protection immédiate et prévention afin d’éviter la fermeture des établissements scolaires, réduisant le débat à l’opposition fermeture contre ouverture, refusant de voir les solutions intermédiaires. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer balayait d’un revers de la main le sujet vacances scolaires en prétextant que cela relevait de la « pensée magique » car « on se contamine moins à l’école qu’en vacances ». Il y a quelques jours, sur les réseaux sociaux, il vantait, en musique, les mérites de l’enseignement en présentiel sans prendre la mesure de la dégradation rapide de la situation. Quel gâchis, que de temps perdu !

Aujourd’hui face à la 3eme vague, les collèges et les lycées replongent dans les affres de l’enseignement à distance. Le ministre de l’Éducation nationale et le gouvernement portent une très lourde responsabilité dans cette situation.

Si l'école était une priorité pour le gouvernement, il fallait anticiper et se donner les moyens nécessaires pour ne pas en arriver là.https://t.co/QpVButGv0E

— SNES-FSU (@SNESFSU) March 31, 2021 On est prêt ?

Le ministre de l’Education nationale avait affirmé en début d’année que « nous sommes préparés à tout » mettant en avant le plan de continuité pédagogique existant. Mais dans la réalité, bien peu de choses ont été faites pour tirer les leçons du premier épisode d’enseignement à distance : la fracture numérique n’a pas été résorbée, les outils numériques sont toujours aussi faillibles comme le montrent les difficultés des collègues et élèves dont les établissements ont fermé ces derniers jours.

Le déni du ministre a obéré toute possibilité de préparation sérieuse.

Le Snes-FSU rappelle que tout l’enjeu de l’enseignement à distance est d’abord de garder un lien pédagogique avec les élèves. Dans les prochains jours, du temps doit être dégagé pour les équipes afin de s’organiser et d’organiser, comme elles le souhaitent le suivi des élèves. Des mesures d’urgence doivent être prises pour équiper les personnels et les élèves qui en ont besoin. Cette nouvelle période rend encore plus complexe la tenue des examens de fin d’année : le Snes-FSU réitère sa demande de neutralisation du grand oral et d’aménagements pour l’épreuve de français.

Préparer l’après

Il faut aussi préparer l’après confinement : le retour dans les établissements, d’un point de vue sanitaire et pédagogique. Des conditions de reprise très cadrées seront nécessaires : demi-groupes, tests massifs pendant plusieurs semaines pour surveiller la circulation du virus etc… L’école à distance creuse les inégalités, cela suppose des mesures immédiates pour les examens de fin d’année mais aussi pour fournir aux équipes les moyens d’accompagner les élèves ce qui suppose notamment de revenir sur les suppressions de postes programmées pour la rentrée 2021.

L’Éducation nationale est essentielle à la vie du pays : les personnels tiennent le service public d’Éducation, seuls, depuis des mois. Les grands discours ne suffisent pas : il faut enfin des mesures fortes pour renforcer et protéger le service public d’Éducation et ses personnels.

Communiqué à téléchargerTélécharger Le communiqué de la FSU

Allocution d’Emmanuel Macron : constat d’échec https://t.co/YA6dI828UP

— FSU (@FsuNationale) March 31, 2021

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Conséquences pédagogiques de la crise sanitaire, les exigences du Snes-FSU

Actualités 2nd degré - mer, 31/03/2021 - 06:50

Le Snes-FSU a demandé et obtenu des groupes de travail sur les conséquences pédagogiques de la crise : programmes, examens, moyens, il est indispensable de prendre rapidement des mesures pédagogiques mais aussi de revenir sur les 1883 suppressions d’emplois prévues à la rentrée 2021.

Collèges

Suite à la première réunion, le 23 mars, qui a semblé très loin des impératifs du moment, le Snes-FSU s’est adressé au Dgesco.

Visualiser en plein écran Lycées

La seconde réunion le 29 mars consacrée au lycée a été l’occasion pour le SNES-FSU d’exprimer ses inquiétudes sur la situation sanitaire qui se dégrade de jour en jour : les mesures discutées en séance ce 29 mars devront être revues selon les évolutions constatées dans les établissements. Le SNES-FSU a répété une fois encore sa demande de neutraliser au plus vite le grand oral, demande partagée par toutes les organisations présentes à l’exception du SGEN-CFDT. Le SNES-FSU a aussi rappelé les attentes formulées dans le courrier intersyndical (une initiative du SNES-FSU) pour des aménagements pour l’épreuve de français en Première. Le SNES-FSU a alerté sur la charge de correction pour les collègues de philosophie qui pourraient être convoqués -en plus des corrections- au grand oral pour l’enseignement de spécialité HLP voire sur toute autre spécialité. Il a, d’autre part, relevé les difficultés de positionnement, y compris pour les IPR, du projet dans le grand oral pour les séries technologiques. Le ministère s’est une fois de plus borné à répondre que si des arbitrages devaient être rendus sur les examens, ils le seraient à la veille des congés de printemps. Il s’agit certes d’un effort d’anticipation mais on se souvient des atermoiements autour des épreuves du bac 2020 et ils pourraient bien se répéter ! L’entêtement du ministre le conduira sans nul doute à passer en force pour mener à terme sa réforme du bac avec le grand oral. Pour les collègues de philosophie, l’inspection générale reconnaît le risque de surcharge et a appelé les rectorats à être vigilants mais sans plus de garantie.

Un consensus s’est fait pour reconnaître qu’il était trop tard pour aménager les programmes disciplinaires d’ici juin. Le SNES-FSU a défendu en revanche des allégements de programmes de la voie générale et des séries technologiques à faire connaître en fin d’année pour desserrer la pression sur l’année scolaire 21-22. Le ministère a reconnu la nécessité d’y travailler de manière conjoncturelle et n’exclut pas la proposition formulée par le SNES-FSU d’identifier dans les programmes les parties qui ne seraient pas évaluées lors des examens. Cette démarche permettrait de dégager par anticipation et déduction les allégements possibles entre autres sur les niveaux antérieurs. De nouvelles réunions impliquant les Inspecteurs généraux seront donc programmés en avril, le SNES-FSU y participera et en rendra compte aux collègues. Le ministère a par ailleurs entendu les critiques répétées sur la lourdeur des nouveaux programmes et se dit prêt à lancer une réflexion sur le long terme pour y réfléchir. L’inspection générale y voit aussi l’intérêt de travailler l’articulation enseignement de tronc commun – enseignement de spécialité. Mais aucun calendrier n’a été envisagé pour cette relecture structurelle des programmes. Le SNES-FSU sera vigilant pour que l’engagement soit tenu.

Plus globalement, le SNES-FSU a revendiqué avec d’autres organisations, des moyens à la rentrée 2021 pour des petits groupes facilitant l’accompagnement des élèves, les interactions et les remédiations. A rebours d’HSE ponctuelles sur la période de rentrée pour exploiter par exemple les tests de positionnement, des heures à l’année sont impératives, qui améliorent les conditions d’enseignement sans alourdir l’emploi du temps des élèves. Un collectif budgétaire pourrait permettre de revenir sur les 1883 suppressions d’emplois dans le second degré.

Le ministère n’a pas voulu répondre à nos questions sur les examens en BTS, renvoyant la responsabilité à l’enseignement supérieur. Nous les interrogeons et reviendrons vers vous. Enfin, le SNES-FSU a revendiqué pour la rentrée prochaine le report à juin 2022 des épreuves de spécialité de Terminale prévues en mars et l’annulation des EC1 de Première.

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