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Retraites : annonces du gouvernement

Actualités 2nd degré - mer, 11/12/2019 - 16:53

Le discours d'Édouard Philippe soulève dans la profession une vague de colère qui ne peut que renforcer la détermination des personnels contre le projet de réforme des pensions.

Tout en réclamant du programme du CNR, le 1er ministre propose aux salariés de revenir sur près de 75 ans d'histoire sociale et d'abandonner toute référence collective à des annuités et au taux de remplacement. La retraite n'est plus un droit pour tous les salariés mais la rémunération de points acquis pour chaque heure travaillée.

Les annonces sont sans surprise et le gouvernement se payent même le luxe de quelques provocations supplémentaires. Edouard Philippe a ainsi martelé sa volonté de faire travailler plus longtemps les salariés, éludant les questions de financement des retraites, mais aussi des conditions de travail et d'emploi en fin de carrière. Les engagements sur le montant de pensions des enseignants ne sont pas crédibles.

Quant au Ministre de l'Education Nationale, après deux grèves majoritaires dans le second degré, il confirme que la revalorisation des personnels n'est pas son principal objectif : il conçoit la réforme des retraites comme une opportunité pour redéfinir le métier enseignant. Alourdissement des tâches, allongement du temps de travail, C‘est une projet qu'il a déjà évoqué à plusieurs reprises, tout comme le président de la République dans son discours de Rodez... C'est faire bien peu de cas du mal-être qui s'exprime de manière visible et très vive depuis plusieurs mois dans l'Education Nationale. Dans ce contexte, les déclarations sur le bien-être au travail sonnent comme un nouveau signe de mépris.
Comble du cynisme, le Ministre se paye le luxe d'évoquer des « contreparties » que l'on pourrait exiger des professeurs. L'abandon d'une partie des congés est évidemment suggéré dans cette proposition…Ils osent tout.

Le SNES-FSU encourage toutes les actions en cours : reconduction de la grève, rassemblements, grève le 12 décembre, informations auprès de la population, interpellation des élus et candidats aux municipales.
Le SNES-FSU appelle les personnels à être massivement en grève et dans la rue le 17 décembre et à préparer les suites de l'action.

Des annonces qui renforcent la détermination des personnels

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 16:53

Si le Premier ministre entendait rassurer les enseignantes et les enseignants des écoles sur son projet de réforme des retraites, c’est raté. Tout au contraire, il renforce leurs inquiétudes en annonçant un recul à 64 ans de l’âge nécessaire pour pouvoir bénéficier d’une pension à taux plein.
Au sujet de mesures de compensation salariale pour garantir un montant de pension équivalent à l’existant, il se contente d’évoquer des discussions à ouvrir entre le ministre de l’Éducation nationale et les syndicats courant 2020, des discussions qu’il entend mettre à profit pour « repenser le métier et la carrière des enseignants.» Le recours aux primes semble privilégié, accentuant l’individualisation des carrières, en contrepartie de missions supplémentaires et/ou d’objectifs à remplir. En clair, travailler plus pour perdre moins, alors que le temps de travail des personnels enseignants des écoles est déjà supérieur à celui de leurs homologues des autres pays européens tandis que leurs salaires sont plus bas.
Il est clair que le mécontentement dans les salles des maîtres reste entier. Et la colère dépasse le seul sujet des retraites : méthode de gouvernance verticale de l’école, enseignants réduits à des exécutants, dégradations des conditions de travail, exigence de revalorisation salariale…
C’est pourquoi le SNUipp-FSU invite les enseignantes et les enseignants des écoles à poursuivre et amplifier la mobilisation tout au long des prochains jours et à faire du 17 décembre une puissante journée de grève et de manifestations pour exiger l’abandon du projet de réforme des retraites et des réponses aux colères enseignantes.

Les principales annonces

Age du départ en retraite reculé
Si l’âge minimal de départ en retraite serait conservé à 62 ans, le gouvernement envisage toujours l’instauration d’un âge d’équilibre à 64 ans en 2027. Une mesure qui s’accompagnerait d’un système de bonus-malus, c’est à dire une décote si le départ en retraite s’effectue avant cet âge ou une surcote si le départ s’effectue après. Le rapport Delevoye proposait un taux de 5% par an.

Application du système à points aux générations post 1975 et système mixte jusqu’à la génération 2004
Le Premier ministre a annoncé un décalage des générations touchées par la réforme qui ne s’appliquerait qu’à compter de la génération née en 1975. Il a annoncé également un décalage de la mise en place de la réforme, qui s’appliquerait dès 2022 pour les entrants sur le marché du travail (génération 2004).
Mais le bonus-malus s’appliquerait tout de même dès 2027 à toutes les générations et donc incitera fortement à prendre sa retraite après 62 ans pour les personnes nées à partie de 1965.

Comptes à l’équilibre
Le gouvernement n’envisageant pas d’accroitre les ressources pour financer les retraites, par exemple en augmentant les cotisations, la « trajectoire de retour à l’équilibre » financier du régime de retraites annoncée se fera forcément au détriment du montant des pensions, via une hausse du nombre d’annuités requises pour partir avec une pension à taux plein ou encore via une mesure reculant l’âge de départ. Le gouvernement souhaite confier aux partenaires sociaux la mise en place de cette « trajectoire » mais le Parlement aura le dernier mot en l’absence d’accord.
Cela pourrait également pousser à une accélération du calendrier de mise en place de la réforme comme le montre l’exemple italien de 2009.

Fin des six derniers mois dans le public et des 25 meilleures années dans le privé
La base de calcul de la retraite va donc intégrer dorénavant les moins « bonnes » années, celles de chômage, de temps partiel, de disponibilité, de faibles salaires… Cela aurait un effet mécanique en termes de baisse de pension, notamment pour les personnels enseignants qui ont une carrière ascendante et dont la retraite était calculée sur le dernier salaire. La prise en compte des indemnités actuelles - 8% en moyenne - ne permettrait pas de répondre à cette baisse de pension.

La valeur du point
La garantie d’indexer la valeur du point sur les salaires sera insuffisante car le gouvernement envisage toujours de plafonner le financement des retraites à 14% du PIB alors que le nombre de personnes à la retraite va augmenter. Cette garantie est illusoire et masque donc une baisse moyenne des pensions à venir.

Des assurances pour les enseignants ?
Pour les personnels enseignants le Premier ministre renvoie à des discussions sur les carrières et les métiers, ne levant le flou ni sur les compensations, ni sur la revalorisation. Il confirme en outre les propos du ministre de l’Éducation nationale sur les contreparties inacceptables liées aux missions et au temps de travail.
Cela ne répond aucunement au besoin de revaloriser les salaires des enseignantes et des enseignants des écoles.

Retraites : encore plus d'inquiétudes

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 13:52

Le SNUipp-FSU en direct sur France info ici  mercredi 11 décembre lors de l'édition spéciale Retraites :

Harcèlement scolaire : nuit gravement à l’enfant

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 11:20

Depuis la parution en 2011 d’une étude de la DEPP et de l’UNICEF montrant que 12 % des élèves de CE2 et de CM en souffrent, dont 5 % de façon sévère à très sévère, la lutte contre le harcèlement scolaire semble constituer un point de consensus et de continuité des politiques éducatives. Ainsi, la loi de refondation de l’école affichait en 2013 que la lutte contre toutes les formes de harcèlement devait constituer une priorité pour l’école. Une circulaire définissait la prévention comme « un enjeu majeur pour la réussite éducative » et comme « un sujet de préoccupation ». En 2014, le législateur avait qualifié le harcèlement scolaire en tant que délit inscrit au Code pénal. En 2019, la loi dite de la confiance pose à son tour le principe d’une scolarité sans harcèlement, indiquant qu’    « aucun élève ne doit subir les agissements répétés de harcèlement scolaire qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions d’étude susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Un discernement difficile

L’information constitue alors une étape incontournable dans la prévention contre ce phénomène. Mais l’identification d’une situation de harcèlement reste délicate pour les enseignantes et enseignants. D’une part parce que les élèves harceleurs agissent de façon cachée et que les lieux où se déroulent les actes sont aussi ceux où le contrôle et la présence des adultes sont moindres, tels que la cour de récréation, les toilettes, les couloirs ou les vestiaires. Puis, parce que la distinction entre de simples chamailleries et un harcèlement n’est pas aisée. La banalisation possible des phénomènes de microviolences peut aussi compliquer ce repérage. Il importe donc de définir précisément ce harcèlement. Selon Dan Olweus, professeur de psychologie, « un élève est victime de harcèlement lorsqu’il est soumis de façon répétée et à long terme à des comportements agressifs visant à lui porter préjudice, le blesser ou le mettre en difficulté de la part d’un ou plusieurs élèves. » Cette violence peut prendre diverses formes : morale (moqueries, insultes, rumeurs…), physique (coups, menaces…), d’appropriation (racket) ou sexuelle (attouchements, gestes déplacés, voyeurisme…).

Un phénomène de groupe

De plus, il n’existe pas de profil type d’enfant harceleur ou harcelé, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un face à face, mais bien d’un phénomène de groupe dans lequel le rôle des témoins est principal. Éric Debarbieux, auteur du rapport Refuser l’oppression quotidienne : la prévention du harcèlement à l’école  , rappelle que « le mécanisme de harcèlement est surtout une oppression conformiste. Il s’agit d’abord d’un groupe qui isole, exclut… C’est un groupe qui se construit, s’identifie en stigmatisant celui qui n’est pas « nous ». L’autre peut être rejeté en raison de sa couleur de peau, de cheveux, de sa culture, de sa religion, de son handicap, de son physique, de son genre, de sa classe sociale, de son poids, de son caractère timoré, de sa réussite scolaire, de ses habits, de son élocution…

Ce rejet social entraîne, comme toute violence répétée, une perte de l’estime de soi, parfois des lésions physiques ou des troubles psychosomatiques. Il s’accompagne souvent d’un désinvestissement scolaire. Le harcèlement sexiste, qui touche autant les filles que les garçons, reste une des causes majeures des dépressions graves et des tentatives de suicide chez les adolescents et adolescentes. Il est donc légitime que la lutte contre le harcèlement soit considérée comme un enjeu majeur et que les actions de prévention dans les écoles et la formation des PE se multiplient.

Trois questions à Omar Zanna

Docteur en sociologie et psychologie est l’auteur de L’éducation émotionnelle pour prévenir les violences (Dunod, 2019)

Le harcèlement peut-il s’expliquer par un manque d’empathie ?

Ce n’est pas si simple. L’empathie, c’est la disposition à reconnaître l’autre comme une version possible de soi, une disposition à percevoir le monde subjectif d’autrui comme si nous étions cette personne. Or, dans une situation de violence ou de harcèlement, confronté à une charge émotionnelle difficile à juguler, générée, entre autres, par des pairs, l’empathie est momentanément éclipsée. Dans de telles situations, l’autre n’existe plus en tant qu’autre mais en tant qu’objet à éventuellement, dépouiller, violenter.

Pourquoi alors éduquer à l’empathie émotionnelle ?

La compréhension des états mentaux et affectifs d’autrui permet de réduire la méconnaissance de ceux qui sont différents de nous. C’est alors une manière d’éduquer à l’altérité et à pluralité et ainsi se prémunir ainsi de pensées dogmatiques dont on connait les funestes conséquences.
D’autre part cela permet d’accueillir l’élève dans sa globalité, plutôt que de focaliser sur la seule dimension cognitive. Redonner une place au corps et aux émotions pour qu’ils ne soient plus des obstacles mais deviennent des leviers d’apprentissage. 

Quelles pistes pour la classe ?

J’ai repéré quatre « horizons pédagogiques ». Tout d’abord, le fait de pratiquer ensemble permet d’entrer en résonnance avec autrui. Puis, le fait d’observer les autres entraîne un apprentissage par vicariance. On apprend en regardant puis en faisant ce que les autres font. Ensuite, le partage des ressentis émotionnels par l’inversion des rôles facilite les relations. Et enfin la verbalisation des ressentis permet d’apprendre ressentir, reconnaître et progressivement à apprivoiser ses émotions. Mettre en mot une émotion c’est une manière de c’est une manière de se prémunir d’une réaction
de débordement.

Des ressources à étayer

Les campagnes de lutte contre le harcèlement scolaire lancées depuis 2012 visent à sensibiliser et mobiliser à la fois les élèves et la communauté éducative sur ce sujet. Mais il n’est pas certain que le pilotage sensé accompagner ce plan de prévention ait donné une réelle priorité au primaire dans ce domaine. L’obligation d’un protocole de prise en charge dans chaque établissement n’a pas toujours été accompagnée et les dix nouvelles mesures présentées par le ministre de l’Éducation en juin 2019 ont peu d’écho opérationnel dans les écoles. Si 310 référents harcèlement sont mobilisés dans les académies, les enseignants et enseignantes ne bénéficient d’aucune formation directe. Un site spécifique Non au harcèlement propose un protocole de traitement des situations de harcèlement et des séquences pédagogiques pour travailler la prévention en rendant les élèves acteurs et actrices.
Les réflexions sur l’amélioration du climat scolaire sont également un axe intéressant pour réduire le phénomène. Et si la prévention repose sur l’engagement des équipes, ces outils devraient être davantage partagés et accompagnés d’une formation.

Avec toit

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 10:53

20 novembre, début de soirée devant la gare de Beauvais dans l’Oise, il fait 1°C. Comme chaque mercredi, un stand associatif propose de se réchauffer d’une soupe, de partager le pain et un morceau de fromage, et des bonbons pour les enfants… enfants de familles migrantes, enfants SDF.
En ce jour anniversaire des 30 ans de la CIDE, à l’issue d’une grande journée de mobilisation, une soixantaine de militantes et militants sont venus attendre avec ces enfants et leurs familles à l’un des dix points de rencontre du Samu social du département. Comme chaque soir, plus d’une trentaine de personnes sont ici, parents, enfants, bébés, pour la plupart déboutés du droit d’asile. 

Maraudes

Rose-Marie Monteil de l’association Solidarité migrants Oise a recensé quinze enfants aujourd’hui devant la gare, souvent plus d’une trentaine sur le département. « La maraude tourne avec quatre véhicules de 19 h à minuit. On note les demandes d’hébergement que l’on transmet au 115. C’est eux qui répertorient et nous donnent les orientations », explique Alexis Derache, président du Samu social de l’Oise qui se charge ensuite, entre 22 et 23 h, d’assurer le transport vers les lieux de mise à l’abri d’urgence, parfois lointains. Les familles devront les quitter le lendemain à 7 h sans moyen de transport pour rejoindre les écoles. La veille, 39 mamans et enfants ont été mis à l’abri, les hommes sont restés à la rue, ainsi qu’une famille avec trois enfants. Aline, 6 ans et Alexandra, 8 ans et leur maman enceinte, viennent d’Angola. Elles attendent avec des maîtresses de l’école élémentaire Camus où les filles sont scolarisées depuis la rentrée de novembre. Hier soir, elles étaient dans un foyer mais la semaine dernière, sans solution d’hébergement, c’est la solidarité qui leur a permis de dormir à l’hôtel. Claire Michot de l’école Camus fait partie du collectif Pasdanslaruesolidarité  créé par des enseignants de Beauvais. « Nous avons organisé des goûters solidaires et une collecte. Nous assurons un relais aux maraudes pour garantir que les enfants qui ne sont pas pris en charge par le 115 puissent être logés ». La mairie de Beauvais offre le repas de midi et le centre de loisirs aux enfants pendant que la boutique Solidarité d’Emmaüs permet aux parents de se doucher ou de laver le linge.

C’est à 15 h devant la Préfecture que le collectif constitué d’associations et d’organisations syndicales de tout le département avait appelé à manifester. « Ces enfants sont dans nos écoles. Les enseignants sont aussi des citoyens. Nous demandons la réquisition des logements vides », clame Pierre Ripart, secrétaire départemental du SNUipp-FSU de l’Oise, très présent dans toutes les initiatives en soutien aux migrants. Le collectif se relaie lors des maraudes du Samu social, centralise le recensement des enfants à la rue et l’envoie tous les jours, depuis le 10 octobre, par courrier au préfet et à la présidente du Conseil départemental. Pendant qu’une délégation était reçue par le directeur de cabinet du préfet, plus de 100 personnes ont pris le chemin de la gare, faisant halte devant le Conseil départemental, la direction départementale de la cohésion sociale et la mairie de Beauvais, avant de se retrouver à l’assemblée générale de 18 h dans une salle communale pour organiser la suite des mobilisations.

Solidarité sur le plateau Rouher

La famille Kavtaradze arrivée de Géorgie, un pays « sûr » selon les autorités, l’année dernière pour faire soigner sa fille a été déboutée de sa demande d’asile politique juste avant la rentrée scolaire et a dû quitter le logement de France Terre d’Asile qu’elle occupait à Creil. Sans communauté pour les soutenir, ni de famille pour les accueillir et sans hébergement d’urgence, la famille doit alors dans sa voiture. Informée de la situation, l’équipe enseignante de l’école Camus de Creil où sont scolarisés les enfants Lizi et Revazi, les a accueillis à l’école. « Dès le lundi j’ai écrit à l’inspection, à la Préfecture, à la mairie de Creil pour les alerter. Jeudi soir, toujours sans hébergement du 115, nous avons décidé de les héberger à l’école. Les autres parents ont ramené des dons alimentaires, des couvertures et ont constitué une cagnotte. La mairie de Creil nous a assuré de son soutien. La presse aussi était là », raconte Xavier Bulliard le directeur. Dès le lendemain, une solution d’hébergement est trouvée par décision du préfet dans un mobil-home social au camping de Bresle. 

À l’école Nerval, c’est une famille arménienne qui est sous le coup d’une expulsion fin septembre. Pierre-Emmanuel Boudet, directeur de la maternelle qui scolarise Natali, et Ismael Sosa, directeur de l’élémentaire qui accueille Hovhannes en CP, prennent les choses en main avec leurs équipes. Ils alertent, rassemblent et, sans solution d’hébergement acceptable par le 115, sans proposition de la préfecture, avec à nouveau l’accord de la mairie, installent la famille dans la salle délaissée du RASED. « Il a fallu organiser une vie avec les allers-retours quotidiens au Samu social le soir, les tours de garde des équipes enseignantes pendant les 27 jours d’occupation. Il y avait 15 gamins à la rue à Creil ce 10 octobre et c’est pour lutter contre ces situations que le collectif s’est créé », explique Pierre-Emmanuel, familier des luttes creilloises. La mobilisation aura fait avancer le plan hiver de 15 jours et permis ainsi à la famille Babayan d’être logée sur Beauvais, bien que les enfants continuent de fréquenter leur école de Creil. 

Mais que fait l’État ? 

« Ils ne veulent pas reloger les déboutés pour éviter un « appel d’air » et favorisent une aide au retour », a retenu Pierre Ripart de l’audience avec le cabinet du préfet. Un communiqué de la Préfecture, publié le jour de la mobilisation, indiquait : « L’Oise dispose de 1 953 places d’hébergement, 1103 pérennes et 850 quotidiennes à l’hôtel, aujourd’hui toutes occupées. Chaque nuit, entre 120 et 150 personnes vulnérables, pas toutes déboutées du droit d’asile, sont identifiées par le Samu social comme étant sans solution d’hébergement ». Les mairies sollicitées ont mis à disposition des hébergements d’urgence encore plus précaires, telles 20 places du gymnase Morvan à Beauvais depuis le 22 novembre. « La mairie fait tout ce qu’elle peut. Mais elle ne peut pas se substituer à l’État qui n’assure pas ses missions », ajoute pour finir Pierrick White, conseiller auprès du maire de Creil. Et donc ses obligations d’appliquer l’article L345 du Code de l’action sociale et des familles : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

Salaires enseignants : pas brillants

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 10:41

La note de la Depp de novembre, le rapport de l’OCDE en septembre et le dernier bilan social de l'éducation nationale paru en juin : tous ces documents dressent un état des lieux alarmant des salaires enseignants en France. Le pouvoir d’achat des enseignantes et enseignants de l'Hexagone est en baisse, ce qui les fait dégringoler sur l’échelle sociale.
Tous niveaux confondus, elles et ils gagnent 22 % de moins que la moyenne des pays développés en milieu de carrière. 

Les écarts de revenus restent très sensibles entre le 1er et le 2nd degré : les salaires nets mensuels moyens des personnels enseignants titulaires du public en 2016 sont de 2 220 € dans le 1er degré et 2 730 € dans le 2nd degré selon les données du bilan social 2017-2018. La part plus importante des indemnités et surtout des heures supplémentaires expliquent cette différence. Ces chiffres masquent de très forts écarts entre les débuts et les fins de carrière ainsi que des inégalités salariales entre les hommes et les femmes (11 % chez les PE). L’annonce par le ministre d’une augmentation d’au mieux 30 € mensuels, a enflammé la profession et raffermi la volonté des enseignants et enseignantes de défendre leur pouvoir d’achat et leur retraite.

Après le 5 et le 10, à nouveau le 12 puis le 17 décembre

Actualités 1er degré - mer, 11/12/2019 - 06:48

Alors que le premier ministre s'apprête à prendre la parole sur son projet de réforme des retraites, l'intersyndicale lui demande de retirer purement et simplement son projet de retraite par point et d'entamer de nouvelles discussions sur des bases différentes. 

En attendant, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEL, et UNEF appellent l'ensemble des salarié·es et des jeunes à poursuivre les mobilisations sous des formes locales jusqu'au mardi 17 décembre, nouvelle journée massive de grèves et manifestations. 

Le communiqué de l'intersyndicale 

Toujours plus mobilisé·es pour gagner !

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF et UNL constatent que le mouvement contre le projet de réforme des retraites s’est inscrit depuis le 5 décembre dans la durée avec notamment des reconductions importantes de grève et avec l’entrée de nouveaux secteurs professionnels dans les actions de grève, de débrayages et de mobilisation.
La journée du 10 décembre a été un nouveau temps fort de cette mobilisation avec de nouveaux salarié-es du privé et davantage de jeunes.
L’opinion publique ne se laisse ni abuser par les opérations médiatiques du Gouvernement, ni par les tentatives d’opposer les uns aux autres. Les organisations syndicales dénoncent toutes entraves au droit de grève et de manifestation plus particulièrement envers les jeunes.
La synthèse des concertations rendue publique lundi n’a pas apporté d’éléments nouveaux depuis le mois de juillet. Les organisations syndicales pointent la responsabilité du gouvernement sur la situation sociale. C’est pourquoi, elles attendent que lors de sa prise de parole, le premier Ministre tienne compte du rejet massif exprimé par les mobilisations du projet de régime universel à point et retire ce dernier. Elles confirment leur appel à l’ouverture de réelles négociations sans préalable sur la base des propositions des organisations syndicales pour le renforcement et l’amélioration du système actuel par répartition, solidaire et intergénérationnel.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF et UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié-es le décident. Elles appellent à organiser des actions de grève et de manifestations localement le 12 décembre, puis le week-end, et de faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations.
Paris, le 10 décembre 2019

Les mauvaises orientations de la réforme de la formation des enseignant-e-s

Actualités 2nd degré - mar, 10/12/2019 - 16:18

On peut se demander pourquoi la réunion multilatérale du 20 novembre s'est fait aussi longtemps attendre (les réunions de juillet avaient été annulées), alors que les annonces de la DGRH et de la DGESCO, en présence de la DGSIP, sont conformes aux premières déclarations des Ministres le 20 février, et aux rumeurs qui circulaient depuis… Les ministres n'ont pas mis à profit ce long délai pour tenir compte des avis exprimés par les syndicats de la FSU !

Maintien de la réforme pour la session 2022 du CAPES, du CAPET et du CPE

Les nouveaux concours doivent avoir lieu à la session 2022. L'agrégation n'est pas concernée. Les documents présentés le 20 novembre et la discussion n'ont pas porté sur le concours CPE (ni sur ceux des PEPS et PLP), sur lesquels la DGRH va « revenir rapidement ».
Le nouveau concours aura lieu en fin de M2, ce qui signifie que les master MEEF ad hoc doivent ouvrir en M1 à la rentrée 2020. Tous les syndicats de la FSU demandent le report de la mise en œuvre de la réforme. Mais la DGSIP estime qu'il n'y aura pas de difficulté : les conditions d'accréditation des maquettes seront « assouplies », il suffira d'un « dossier léger », et la fiche décrivant le contenu du concours donne « de larges pistes pour préparer les maquettes ». Le DGESCO M. Geffray explique, de son côté, qu'il faut se garder « d'accorder une prééminence au format du concours pour concevoir la maquette de formation », et qu'il a « presque envie de dire : ne les préparez pas au concours ».

Un master en alternance et très professionnalisant

Pourtant, le futur « master MEEF professionnalisant rénové [est la] voie d'excellence pour devenir professeur ». Ce nouveau MEEF « « prédispose à réussir [les nouvelles] épreuves » du concours (M. Geffray), surtout parce qu'il généralise le parcours en alternance. « Le fait d'être en situation, objectivement, prépare ». Sous statut contractuel de droit public, une part importante des étudiant-e-s de M2 MEEF 2021-2022 sera en établissement, pour l'équivalent d'un tiers de service. Les rectorats identifient, nous dit-on, depuis début novembre leurs « souhaits d'accueil ». Toutes les disciplines devraient être concernées. Le Ministère de l'Éducation nationale travaillera à « une égale répartition de la ressource [des berceaux d'accueil] dans le territoire », afin que les étudiants n'aient pas l'obligation de quitter leur académie pour trouver un support. La DGRH et la DGESCO estiment « raisonnable » de tabler sur un total de 10 à 12000 supports (1er et 2nd degrés), mais à quelle échéance : dès 2021-2022, ou plus tard ? Le 20 novembre, ce n'était pas très clair. Ces alternants seront en responsabilité de classe (stage filé ou massé, ce n'est pas fixé). La question de la rémunération n'est pas tranchée, il faudra qu'elle soit « compétitive » (DGRH).

Un concours très professionnalisé, qui laisse trop de place aux savoirs disciplinaires

Le schéma global du concours doit assurer au Ministère « que les compétences professionnelles sont bien détectées au travers des épreuves » :
les deux épreuves écrites ne compteraient plus que pour 30 % de la note finale ;
seule la première de ces épreuves est exclusivement disciplinaire ; une note éliminatoire d'au moins 5/20 serait cependant fixée, dans chaque section du CAPES et du CAPET.
l'autre épreuve écrite, et la première des épreuves orales, sont des épreuves de « mise en situation professionnelle » (E. Geffray) : une épreuve de leçon, à l'écrit (les le/la candidat-e-s seraient muni-e-s « d'une tablette ou d'un ordinateur afin d'accéder à internet pour utiliser toute ressource qu'il juge pertinente ») ; une épreuve orale « de conception et d'animation d'une séance d'enseignement ou l'exploitation d'un support permettant d'apprécier à la fois la maîtrise disciplinaire et la maîtrise de compétences pédagogiques » ;
la seconde épreuve orale est un entretien « sur la motivation du candidat et sa connaissance de l'environnement et des enjeux du service public de l'éducation, sa capacité à incarner [sic] et verbaliser les valeurs de la République et à se positionner en fonctionnaire. L'oral d'entretien doit permettre au candidat de faire valoir son parcours, mais aussi de valoriser ses travaux de recherche ».
La composition des jurys doit être modifiée, pour disposer « d'un regard croisé, avec des personnes nouvelles, RH par leur parcours professionnel antérieur », explique Mme Dubo, qui précise qu'il s'agira malgré tout de fonctionnaires.
Ce schéma doit être décliné dans les disciplines du second degré, l'IGESR est, dit le Ministère, déjà au travail. Il n'est pas question de toucher aux sections des concours (pas de modification des champs disciplinaires, donc), ni de supprimer les programmes de concours dans les sections où ils existent.

Une année de fonctionnaire-stagiaire à temps plein

Pour le SNES-FSU, le Ministère franchit une ligne rouge en prévoyant une mise à temps complet pour les stagiaires lauréat-e-s des concours, lorsqu'ils-elles sont issu-e-s des master MEEF, même s'il a été rapidement question de « travailler la formation » pendant l'année de T1. Celle-ci donnera-t-elle lieu à une petite décharge ? Rien n'est précisé. Répondant à notre opposition à la mise à temps plein des professeurs-e-s stagiaires, et au rappel du désastre qu'elle avait entraîné entre 2010 et 2015, M. Geffray argue que « 30 % en M2, c'est moins que 50 % en M2 aujourd'hui. Il y aura beaucoup d'observation en M1, c'est donc une progressivité favorable ». Les stagiaires qui ne seront pas passé-e-s par les MEEF, seraient affecté-e-s à mi-temps.
Les stagiaires seraient bien affectés temporairement dans une académie pour leur année de stage, avant une affectation définitive après la titularisation.

Mardi 10 décembre 2019

Actualités 2nd degré - mar, 10/12/2019 - 11:43

La grève de ce mardi continue d'être majoritaire : 62 % des personnels d'enseignement, d'éducation, d'orientation et AESH sont en grève aujourd'hui.
Deux grèves majoritaires en moins de huit jours : c'est un fait inédit, révélateur de la détermination et la colère des personnels. Dans bon nombre de collèges, lycées et CIO, le grève s'enracine contrairement à ce que prétend le Ministre qui, une fois encore, annonce des chiffres de grévistes avant le début des cours.
Comment accorder une quelconque considération à ces chiffres : l'école de la confiance est-elle celle où le ministre fabrique des chiffres pour mieux minorer l'ampleur de la mobilisation ?
Est-ce le même ministre qui donne des leçons de fiabilité des chiffres de pertes de pensions ?

Les personnels n'acceptent pas le chantage du gouvernement : ce qu'il qualifie de revalorisation est très loin des attentes des personnels, ne rattrape en rien les pertes de ces dernières années.
Marchander cette pseudo revalorisation contre une réforme des retraites dont les principes sont rejetés par la majorité des personnels de l'Éducation nationale n'est pas conforme au dialogue social que le ministre prétend instaurer.

La revalorisation générale des des personnels d'enseignement, d'éducation, d'orientation et AESH doit être déconnectée de la réforme des retraites.
Des discussions sur l'augmentation de nos salaires doivent commencer immédiatement. La réforme des retraites doit être retirée et des négociations pour une autre réforme des retraites doivent s'ouvrir rapidement.

Le SNES-FSU portera dès ce soir, au sein des réunions intersyndicales, des propositions pour des poursuites d'action immédiates.

Mardi 10 décembre 2019

Actualités 2nd degré - mar, 10/12/2019 - 11:43

La grève de ce mardi continue d'être majoritaire : 62 % des personnels d'enseignement, d'éducation, d'orientation et AESH sont en grève aujourd'hui.
Deux grèves majoritaires en moins de huit jours : c'est un fait inédit, révélateur de la détermination et la colère des personnels. Dans bon nombre de collèges, lycées et CIO, le grève s'enracine contrairement à ce que prétend le Ministre qui, une fois encore, annonce des chiffres de grévistes avant le début des cours.
Comment accorder une quelconque considération à ces chiffres : l'école de la confiance est-elle celle où le ministre fabrique des chiffres pour mieux minorer l'ampleur de la mobilisation ?
Est-ce le même ministre qui donne des leçons de fiabilité des chiffres de pertes de pensions ?

Les personnels n'acceptent pas le chantage du gouvernement : ce qu'il qualifie de revalorisation est très loin des attentes des personnels, ne rattrape en rien les pertes de ces dernières années.
Marchander cette pseudo revalorisation contre une réforme des retraites dont les principes sont rejetés par la majorité des personnels de l'Éducation nationale n'est pas conforme au dialogue social que le ministre prétend instaurer.

La revalorisation générale des des personnels d'enseignement, d'éducation, d'orientation et AESH doit être déconnectée de la réforme des retraites.
Des discussions sur l'augmentation de nos salaires doivent commencer immédiatement. La réforme des retraites doit être retirée et des négociations pour une autre réforme des retraites doivent s'ouvrir rapidement.

Le SNES-FSU portera dès ce soir, au sein des réunions intersyndicales, des propositions pour des poursuites d'action immédiates.

APPEL POUR LE 10 DECEMBRE

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 23:04

Après la mobilisation historique du 5 décembre

Nouvelle journée de manifestations le mardi 10 décembre

OUI ! Les retraités sont concernés !

Comme pour le 5 décembre, les organisations syndicales et les associations de retraités appellent à poursuivre la mobilisation le 10 décembre prochain.

Cette journée du 5 a constitué un moment historique dans la diversité des professions et par la présence massive des retraités.

Les retraités ont bien compris, quoi qu'en dise le gouvernement, largement relayé par les médias, que l'objectif du gouvernement est bien de les appauvrir. Si la part des retraites dans le P.I.B. se situe aujourd'hui à 13,8%, l'objectif recommandé par le Conseil d'Orientation des Retraites n'est pas de l'augmenter, mais de le réduire autour de 12%. Avec un nombre de retraités en progression dans les prochaines décennies, la part allouée à chaque pension se réduira mécaniquement.

Nous avons toutes les raisons de repousser cette réforme des retraites.

ØParce que nous tenons aux principes de réduction des inégalités, de garantie du montant de la pension, de solidarité et de justice.

ØParce que les personnes actuellement en retraite sont directement concernées par la « réforme » des retraites.

ØParce que nous revendiquons l'indexation des pensions sur l'évolution des salaires. Nous refusons la nouvelle perte de pouvoir d'achat des pensions au premier janvier, avec une évolution globalement inférieure à l'inflation que les parlementaires s'apprêtent à voter.

Si la journée d'action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation sociale, nous appelons à poursuivre les mobilisations le 10 décembre dans une dynamique intergénérationnelle, unitaire et convergente.

Appel contre le démantèlement du service public d'information et d'orientation de l'Education nationale.

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 19:23

La réforme de l'orientation engagée par le gouvernement dans la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » vise à confier aux régions la mission d'information des élèves et des étudiants sur les formations et les métiers. Elle s'accompagne du transfert des missions des DRONISEP aux régions et de l'attribution à titre gracieux des équivalents financiers des postes correspondants. L'ONISEP sera ainsi privée de ressources essentielles pour remplir ses missions, affaiblie face à la concurrence du secteur privé. Nombre de personnels risquent de se voir licenciés.
Parallèlement, le Ministère de l'Éducation nationale organise la marginalisation des Psychologues de l'Éducation nationale, du second degré, chargés de l'aide à l'élaboration des projets d'orientation , du suivi et de la contribution à la réussite des élèves.
Comment ?
Bien que muet depuis plusieurs mois sur ses véritables intentions, le MEN continue à organiser la fermeture des CIO, seuls services publics de proximités dédiés au conseil sur la scolarité et l'orientation, il diminue drastiquement le nombre de psychologues chargés d'aider les élèves ( 75 postes prévus au prochain budget alors qu'il en faudrait au moins le double) , nomme des professeurs-référents en orientation et valorise en toutes circonstances des organismes privés qu'il subventionne pour qu'ils puissent entrer directement dans les établissements scolaires.
De nombreux universitaires, des élus, des responsables d'associations de parents, des représentants syndicaux soutiennent cet appel et demandent au Ministère de l'Éducation nationale de stopper ce démantèlement du service public d'orientation et de revenir à des recrutements permettant aux PsyEN EDO de remplir toutes leurs missions. Soutenez cet appel et diffusez le !

pour signer l'appel

lien

Pour le diffuser :

Soutiennent déjà notre appel :

Yves CLOT , Professeur des Université émérite en Psychologie du Travail CRTD CNAM
Jean-Yves ROCHEX, Professeur émérite en sciences de l'éducation ; équipe ESCOL-CIRCEFT Université Paris 8
Yvan MIOSSEC, Maître de conférence en Psychologie du Travail CRTD-CNAM
Dominique LHUILLIER, Professeur émérite en Psychologie du Travail CRTD-CNAM
Gilles MONCEAU, Professeur des Universités en Sciences de l'Education & de la formation Université de Cergy
René CLARISSE, Président de la Société Française de Psychologie
Catherine REMERMIER, Secrétaire générale de la Société Française de Psychologie
Sylvie AMICI, Présidente de l'APSYEN
Bernadette GROISON, Secrétaire générale de la FSU
Xavier MARAND, Secrétaire général adjoint SNES
Valérie SIPAHIMALANI, Secrétaire général adjoint SNES
Frédérique ROLET, Secrétaire général adjoint SNES
Benoit TESTE, Secrétaire général adjoint SNES
Sébastien JUMEL, Député PC de Seine-Maritime
Hubert WULFRANC, Député PC de Seine-Maritime
Christian MANABLE, Sénateur PS de la Somme
Dominique MARECHAL, Ingénieur d'études à l'Université de Picardie
Max BACCICHETTI, Ingénieur d'études à l'Université de Picardie

Grève du 10 décembre

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 16:20

Le mouvement social en cours montre les difficultés du Ministre de l'Éducation Nationale à faire des chiffrages sincères. Après avoir réfuté à tort les estimations de perte de pensions des personnels, après avoir minoré en vain les chiffres de grévistes du 5 décembre, le Ministre se lance dans une opération de communication sur le thème de la revalorisation des personnels. Le vendredi 6 décembre, au lendemain de la grève la plus suivie dans l'Éducation Nationale depuis 15 ans, Jean-Michel Blanquer a annoncé une enveloppe de 400 millions d'euros, se plaçant dans la droite lignée du Ministre des Comptes Publics qui annonçait la veille le déblocage d'une enveloppe de 500 millions d'euros. Le premier Ministre y est aussi allé de sa déclaration visant à rassurer le monde de l'Éducation.

L'avalanche de chiffres ne doit tromper personne. Ces annonces ne répondent en rien aux revendications des personnels : elles correspondent à une augmentation moyenne de 30 à 40 euros par mois, alors que la réforme des retraites va faire perdre entre 300 et 800 euros par mois aux personnels du 2d degré ! Le Ministre lie cette revalorisation à une redéfinition de nos métiers, synonyme d'alourdissement de notre charge de travail : c'est faire bien peu de cas de la réalité de nos conditions de travail actuelles, de la fatigue et du malaise qui s'exprime ouvertement depuis plusieurs mois. Dans ces conditions, comment le Ministre ose-t-il parler de « revalorisation » ?! Une signe supplémentaire de mépris, désormais la marque de fabrique de ce Ministre. Une revalorisation générale de nos professions nécessiterait a minima 10 milliards d'euros, chiffre annoncé par le président de la République lui-même à Rodez en octobre.

La revalorisation générale des personnels d'enseignement, d'éducation, d'orientation et des AESH doit être déconnectée de la réforme des retraites. Des discussions sur l'augmentation de nos salaires doivent commencer immédiatement. La réforme des retraites doit être retirée et des négociations pour une autre réforme des retraites doivent s'ouvrir rapidement.

La mobilisation dans l'Education Nationale est historique, le Ministre ne peut rester sourd à la colère qui s'est exprimée par une grève majoritaire jeudi 5 décembre ? Le SNES-FSU appelle à poursuivre et amplifier les actions en cours, il soutient la reconduction de la grève et appelle les personnels à être une nouvelle fois majoritairement en grève le mardi 10 décembre.

10 décembre : les outils pour l'action

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 15:42

Vous trouverez ci-dessous les communiqués intersyndicaux appelant à la grève le 10 décembre et le tract du SNES-FSU mis à jour.
Communiqué de l'intersyndicale interprofessionnelle : CGT, FSU, FO, Solidaires, UNL, UNEF, MNL
Le communiqué de l'intersyndicale Fonction Publique
Le communiqué de l'intersyndicale Education

Les tracts du SNES-FSU avec la date du 10 décembre tract 10 décembre ou personnalisables tract rendez-vous à compléter

Retraites - les établissements dans l'action !

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 14:28

La grève du 5 décembre a été historique dans les collèges, lycées et CIO : 75% de grévistes, des cortèges de manifestations où les personnels de l'Education Nationale étaient très nombreux.
Communiqué du SNES-FSU 5 décembre, une grève historique

Dès le 5 décembre au soir, le SNES-FSU appelait à poursuivre l'action : soutien aux reconductions, manifestations le samedi, grève du 10 décembre. Ci-dessous, un aperçu des actions qui ont eu lieu dans les académies les vendredi 6 et samedi 7 décembre, ainsi qu'un écho de la préparation de la journée du 10 décembre.
Continuez d'informer les sections académiques des actions en cours dans votre établissements, elles peuvent aussi être relayées sur les réseaux sociaux avec #EducEnGreve #Greve10decembre et #JeanMichelCompteMoi

6 décembre, 7 décembre, préparation du 10 décembre : échos des établissements, photos, témoignages

La reconduction de la grève le 6 décembre, à découvrir sur Photos, échos des établissements

Les manifestations du samedi 7 décembre, en cliquant sur Avec le SNES et la FSU, la mobilisation se poursuit le week-end

La préparation de la grève du 10 décembre, à découvrir sur Dans les académies, dans les établissements, avec le SNES, la grève du 10 décembre se prépare

Les échos des sections académiques

SNES-FSU Créteil : les établissements qui ont reconduit la grève
SNES-FSU Bretagne : la grève au jour le jour
SNES-FSU Rouen :après le 5/12, on continue, les établissements en lutte
SNES-FSU Nantes :la reconduction de la grève le 6/12, les actions à venir
SNES-FSU Bordeaux : la carte des établissements mobilisés
SNES Aix Marseille :après le 5 décembre, on continue !
SNES-FSU Clermont :l'action continue après le 5 décembre
SNES-FSU Toulouse :toutes les actions en cours après la réussite du 5 décembre
SNES-FSU Montpellier :le fil d'info, les établissements en grève le 6/12 et la préparation du 10 décembre
SNES-FSU Grenoble :après la réussite du 5/12, les personnels toujours mobilisés
SNES-FSU Lyon :6 décembre, 10 décembre, l'action se poursuit !
SNES-FSU Besançon : les initiatives locales après le 5 décembre et en attendant le 10 décembre
SNES-FSU Orléans-Tours :les suites après un 5 décembre historique
SNES-FSU Nancy-Metz :les suites de l'action dans l'académie
SNES-FSU Versailles : les établissements dans l'action le 6 décembre

Pour la suppression de la première session des épreuves communes de contrôle continu (E3C)

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 11:39

Contre les E3C , pour annuler la session de janvier et transformer celle de juin en épreuves terminales et nationales, signez et faites signer la pétition !

La mise en place des E3C est chaotique :
retard dans l'ouverture de la banque nationale de sujet, ce qui ne laisse que quelques semaines aux professeurs pour préparer leurs élèves convenablement (la qualité des sujets zéro ne permet pas de le faire) et choisir des sujets en toute connaissance de cause, dans une période très chargée
renvoi au local des modalités d'organisation officialisant une rupture d'égalité entre les élèves : banalisation ou non des cours, surveillances en conditions habituelles de classe ou mode examen, sujets différents entre les établissements, voire entre les classes.
pressions sur les collègues à prendre en charge des missions administratives qui ne sont pas les leurs (convocations, numérisation…) ;
flou sur la répartition des copies : si les copies sont anonymes, rien ne garantit en revanche l'anonymat des correcteurs quand les corrections sont organisées en interne ;
conditions de correction problématiques : grilles d'évaluation complexes et qui ne font pas sens, ni pour les élèves, ni pour les enseignants, problèmes matériels et techniques posés par la correction dématérialisée (connection, débit, taille d'écran, possibilité de téléchargement...), absence de temps spécifique de concertation et de correction ;
indemnité de correction indigne : 50 € par classe (quel que soit le nombre d'élèves) selon les annonces ministérielles

Cette impréparation et le renvoi au local de l'organisation génèrent du stress et une surcharge de travail conséquente pour des personnels déjà épuisés par la mise en place à marche forcée de la réforme du lycée. Nous constatons également que les élèves sont soumis à une pression en continu du fait de ces nouvelles modalités d'examen et ne sont donc pas en situation favorables pour les apprentissages.

Nous exigeons donc la suppression de la première session des E3C et sa transformation en épreuves terminales nationales en fin d'année. Cette solution permettra notamment d'alléger la pression qui pèse aujourd'hui sur les professeurs et les élèves et de ramener un peu de sérénité dans des lycées sous tension

Mode d'emploi : pétition en version papier à faire signer dans son lycée et à renvoyer à la section académique (papier ou scan) - coordonnées ici : https://www.snes.edu/-Sections-academiques-et-Hors-de-France-.html

Pétition E3C version imprimable

Retraites : une action dans la durée à anticiper

Actualités 1er degré - dim, 08/12/2019 - 11:37

Mardi 10 décembre, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF et UNL appellent à « une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles » comme indiqué dans le communiqué commun. Les organisations se revoient dès le 10 décembre au soir « pour les suites rapides à donner au mouvement ».

C'est dès le lendemain, mercredi 11 décembre, que le Premier ministre doit faire des annonces sur le projet de réforme des retraites. L'ensemble des personnels, dont les enseignantes et enseignants des écoles, restent donc en alerte et mobilisés face aux baisses annoncées des pensions que réservent ce projet (lire ici). De nombreuses journées d'action s'annoncent, comme le samedi 14 dans tout le pays mais également en semaine.

Mesure de précaution

Il est donc conseillé aux PE, dans le cadre du préavis de grève déposé par le SNUIpp-FSU jusqu'en février, de transmettre leur intention de faire grève les 12, 13, 16, 17, 19 et 20 décembre 2019. Cette déclaration préalable, obligatoire dans le premier, est contraignante mais n'entraîne pas de retenue sur salaire, c'est sur les signatures de présence ou absence lors de la journée dans un tableau rempli à l'école a posteriori que l'administration se base pour considérer les personnels comme grévistes ou non. La mobilisation s'inscrit dans la durée, il est donc préférable de se préparer à un plan d'action se déroulant sur les semaines à venir.

Les Troisième "prépa-métiers" : champ d'expérimentation

Actualités 2nd degré - dim, 08/12/2019 - 10:53

Le projet de la Troisième prépa-métiers a pour origine un article de la loi « Pour choisir son avenir professionnel » voté le 5 septembre 2018. Pour Sylvie Charrière, députée LREM à l'origine de l'amendement en commission des affaires culturelles et de l'éducation, il s'agissait surtout de remplacer les DIMA. Ces classes devaient s'ajouter aux prépa-pros pour « proposer aux jeunes collégiens confrontés à un décrochage scolaire parfois important une classe spécifique, en collège, leur permettant de retrouver un sens à leur scolarité. » Au final, elles vont remplacer les Troisième prépa pro qui sont implantées surtout en lycée professionnel.

Les Troisième prépa-métiers sont encadrées par trois textes :

Un décret n° 2019-176 du 7 mars 2019
Un arrêté du 10 avril 2019
une note de service n° 2019-113 du 23-7-2019

Les deux premiers ont reçu un avis négatif du conseil supérieur de l'éducation. Le dernier n'a été discuté avec aucune organisation syndicale. La note de service est articulée à un vademecum non règlementaire qui accentue encore les défauts de cette classe en la transformant en champ d'expérimentation de l'individualisation, de la personnalisation et des parcours. La note de service et le vademecum n'ont aucun caractère obligatoire mais sont des outils d'incitation pour engager les équipes à mettre en œuvre une partie de ces dispositions particulièrement problématiques en termes d'organisation, de contenu et de conditions d'enseignement à la fois pour les élèves et les personnels.

Des enseignements mis à mal

Les horaires d'enseignements sont diminués (moins d'histoire-géographie, EMC, d'enseignements scientifiques et technologie et d'enseignements artistiques globalisés) alors que les élèves scolarisés ont généralement des difficultés et donc besoin de temps d'apprentissage plus longs et en petit groupe. Des dédoublements sont uniquement prévus pour le français et les mathématiques alors que cette classe scolarise des élèves de collège qui devraient bénéficier de 3 h de marge horaire au même titre que les autres collégiens.

En avant toute vers l'apprentissage

Pensée à l'origine pour amener les élèves vers la voie de l'apprentissage hors éducation nationale, la Troisième prepa-métiers prévoit des périodes d'immersion dans les CFA. Dans le vadémécum, seul l'apprentissage est mentionné. Alors que la Troisième prépa-pro préparait à l'enseignement professionnel, cette classe participe de la politique de casse des lycées professionnels. Le surtitre du vademecum ne s'en cache d'ailleurs qu'à moitié selon la logique de communication ministérielle : "transformer le lycée professionnel"

On sait pourtant que l'apprentissage pré-bac n'est pas une solution constructive et que les élèves s'y retrouvent confrontés à de fortes discriminations lors de leur recherche d'un contrat.

. Des conséquences lourdes sur les personnels

La note de service fait apparaître la notion d'équipe resserrée. Le vadémécum précise qu'« il convient de constituer au sein des établissements, une équipe resserrée voire réduite, un professeur d'une même discipline assurant l'intégralité de l'enseignement. » . Certes, en LP où sont majoritairement implantées ces classes, les enseignants sont bivalents et cela semble poser moins de problèmes. Par contre dans les collèges, de fortes pressions vont peser sur les collègues notamment de sciences et technologie pour des regroupements de type EIST. On peut même envisager des pressions pour obliger à une bivalence du type lettres/HG comme en LP.

En outre, en plus du professeur principal, il est prévu pour encadrer les élèves des professeurs référents pour leurs parcours et leurs stages. « Les membres de l'équipe pédagogique sont chargés d'accompagner les élèves dans la construction de leur projet professionnel y compris pendant les stages et les périodes d'immersion. Le chef d'établissement désigne, au sein de l'équipe pédagogique, des référents chargés chacun d'effectuer le suivi personnalisé de deux à quatre élèves, comprenant des visites sur les lieux de stages et de périodes d'immersion. ». Mais rien n'est dit sur la manière dont ils seront reconnus et rémunérés pour cette mission et sur le remboursement de leurs frais de déplacement.

Une annualisation rampante

S'il est effectivement question d'annualisation dans l'article 4 de l'arrêté, « L'enseignement de découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles représente un volume annuel de 180 heures. », la grille horaire du même arrêté précise que cet horaire est de 5 heures hebdomadaire.

Mais la note de service met en œuvre l'annualisation et va même plus loin car les périodes d'observation, d'immersion et de stages sont comprises à l'intérieur des « 180 heures annuelles consacrées à la découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles, comportant des séances de découverte des parcours et des formations (en lycée professionnel, lycée polyvalent, lycée agricole, centre de formation d'apprentis, des unités de formation par apprentissage ou sur les plateaux techniques des sections générales professionnelles adaptées). Celles-ci comportent une initiation aux activités professionnelles, et des périodes en milieu professionnel en fonction du projet personnel de l'élève (stages d'initiation en milieu professionnel dont la séquence d'observation). »

Une classe à géométrie variable

A cela s'ajoute la possibilité d'adapter au parcours de chaque élèves les périodes d'observation, immersion et stage selon la note de service « Pour chaque élève, les périodes de stage, les périodes d'immersion et la séquence d'observation (comme pour tous les élèves de classe de Troisième), s'inscrivent dans une durée personnalisable de une à cinq semaines ». Selon le vademecum : « Dans une démarche de personnalisation des parcours, sont définis pour chaque élève, le rythme d'alternance de la formation et de la découverte des métiers et des formations professionnelles, les temps d'immersion, les types d'activités professionnelles, les structures, centre de formation ou entreprises d'accueil… »
La classe est désormais à géométrie variable. Les enseignants risquent de subir les entrées et sorties des élèves en fonction de ces différentes périodes les obligeant à prévoir pratiquement pour tous les élèves des adaptations individuelles des apprentissages. Ceci paraît tout à fait contradictoire avec la volonté d'apporter des éléments généraux qui forment un cadre.

Personnaliser. Individualiser. Différencier.

Un calendrier de stage individualisé ainsi que la découverte des champs de métiers conduisent au développement de l'individualisation, de la différenciation et de la personnalisation. Il faut donc que les enseignants assurent un cours qui apporte des éléments généraux tout en assurant une « différenciation des apprentissages, des contenus, des supports, des activités, des évaluations, (...) ». Les apprentissages doivent être nourris par le projet d'orientation et les champs professionnels choisis par chaque élève. « Il s'agit d'élaborer un plan de formation ou une progression, continuum des apprentissages en classe et hors la classe, hors l'établissement, dans le cadre des séquences d'observation et les périodes d'immersion ou de formation en milieu professionnel. »

De même les heures dédoublées de français et de mathématiques dites de consolidation riment avec personnalisation ainsi « La consolidation prend la forme de modalités et de pratiques pédagogiques variées au cœur de la classe et s'adresse à tous les élèves de la classe en fonction de leurs besoins individuels, mais aussi de leurs projets d'orientation. »

Au final, les enseignants devront construire pour chacun des élèves un parcours individualisé d'apprentissage et d'évaluation. Pour y parvenir, le vademecum conseille de recourir au numérique notamment à l'utilisation de Folios.
L'injonction pédagogique autour du projet.

De plus, les équipes sont fortement incitées à avoir recours à la pédagogie par projet. Trois fiches y sont consacrées dans le vademecum. Le projet doit « viser l'acquisition du socle » et prendre « appui sur les thématiques développées en découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles, et sur l'ensemble des projets mis en œuvre dans le cadre des enseignements disciplinaires. ». Il ne s'agit pas d'un projet mais de différents projets devant s'articuler entre eux en lien avec les apprentissages et le parcours d'orientation des élèves.

Le passage au CA pour encadrer

Pour faire pression sur les équipes et les obliger à mettre en œuvre des organisations pédagogiques basées sur la personnalisation et le projet, il est prévu par la note de service et rappelé par le vadémécum que « les modalités pédagogiques de cette classe de Troisième « prépa-métiers » sont discutées en conseil pédagogique avant présentation au conseil d'administration pour avis. ». Ainsi non seulement la liberté pédagogique des enseignants risque d'être fortement limitée par la création d'obligations supplémentaires mais de plus la discussion du contenu et du fonctionnement vont être soumis à l'avis d'élus qui n'ont pourtant aucune expertise sur la pédagogie

Au final, appauvrissement des contenus, déstructuration de la classe et augmentation de la charge de travail due à la fois aux nouvelles missions d'encadrement et à l'individualisation des parcours pédagogique et d'orientation conduisent à une profonde dénaturation de cette classe l'éloignant du collège et la rapprochant d'un fonctionnement avec mixité des publics.

Retraites : après la réussite du 5 décembre, on continue pour gagner !

Actualités SNASUB - ven, 06/12/2019 - 23:06

Notre grève et nos manifestations du 5 décembre pour défendre les retraites et revendiquer leur amélioration furent une vraie réussite ! Le gouvernement s'entête à vouloir imposer sa contre-réforme qui baisserait les pensions et retarderait l'âge de départ ! Toutes et tous ensemble, nous sommes déterminé-es à le faire reculer et gagner le retrait du projet de contre-réforme des retraites.

Vous trouverez ici des outils pour mobiliser partout autour de vous !

Cette page sera complétée au fur et à mesure du mouvement.

Le tract du SNASUB-FSU pour réussir la journée de grève et de manifestations du 10 décembre :
Tract du SNASUB-FSU pour le 10 décembre
Le communiqué intersyndical des fédérations de fonctionnaires du 6 décembre "Continuons pour gagner !" :
Le communiqué intersyndical des fédérations de fonctionnaires du 6 décembre "Continuons pour gagner !"
Le communiqué intersyndical interprofessionnel du 6 décembre "Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !"
Le communiqué intersyndical interprofessionnel du 6 décembre "Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !"
Le quatre-pages du SNASUB-FSU pour le 5 décembre :
Tract du SNASUB-FSU pour le 5 décembre

Retraites : après la réussite du 5 décembre, on continue pour gagner !

Actualités SNASUB - ven, 06/12/2019 - 23:06

Notre grève et nos manifestations du 5 décembre pour défendre les retraites et revendiquer leur amélioration furent une vraie réussite ! Le gouvernement s'entête à vouloir imposer sa contre-réforme qui baisserait les pensions et retarderait l'âge de départ ! Toutes et tous ensemble, nous sommes déterminé-es à le faire reculer et gagner le retrait du projet de contre-réforme des retraites.

Vous trouverez ici des outils pour mobiliser partout autour de vous !

Cette page sera complétée au fur et à mesure du mouvement.

Le tract du SNASUB-FSU pour réussir la journée de grève et de manifestations du 10 décembre :
Tract du SNASUB-FSU pour le 10 décembre
Le communiqué intersyndical des fédérations de fonctionnaires du 6 décembre "Continuons pour gagner !" :
Le communiqué intersyndical des fédérations de fonctionnaires du 6 décembre "Continuons pour gagner !"
Le communiqué intersyndical interprofessionnel du 6 décembre "Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !"
Le communiqué intersyndical interprofessionnel du 6 décembre "Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !"
Le quatre-pages du SNASUB-FSU pour le 5 décembre :
Tract du SNASUB-FSU pour le 5 décembre